9-1-1 Lone Star – S03E16

Épisode 16 – Shift-Less – 13/20
L’épisode a un problème de rythme, parce que j’ai réussi à le trouver à la fois trop lent et trop rapide dans le développement de son intrigue. Il y en a deux dans l’épisode, des intrigues, et elles sont intéressantes, mais je crois qu’elle manque un tout petit peu d’adrénaline pour que ça me plaise vraiment : j’attends autre chose de la franchise.

Spoilers

Owen retrouve son père, Judd retrouve son fils.

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You a juvenile delinquent ?

En théorie, j’avais largement le temps de me mettre à jour avant le début de la saison 4, au point d’avoir le temps de me désespérer en cas de cliffhanger. En pratique, je me rends compte que la saison 4 commence dans quelques jours et que je suis loin d’être à jour. Mais genre, vraiment super loin. Tant pis, la série restera disponible quoiqu’il arrive, non ?

Espérons. L’épisode auquel j’en suis nous raconte, toujours avec son énorme filtre qui me paraît de nouveau abusé comme à chaque fois que je reprends la série, la journée de deux frères à la plage, sans autorisation des parents, alors que l’aîné veut faire du surf. Son idée n’est pas forcément mauvaise, jusqu’à ce que le petit frère veuille s’amuser à faire de même et se fasse dégommer par une énorme vague.

Le grand retrouve donc Tyler, le petit frère, complètement noyé… mais une secouriste est dans le coin heureusement. L’aîné se précipite vers un téléphone pour appeler le 9-1-1 et, surprise, le filtre immonde s’explique parce que nous étions dans le passé. Le grand-frère relou qui voulait faire du surf ? Il s’agissait d’Owen, évidemment.

C’est donc lui qui appelle les secours et permet à l’ambulance de récupérer son frère. Une fois l’hôpital, Owen a la chance de retrouver ses parents… Il va de soi que les parents sont plus qu’énervés de la situation, mais le père insiste pour dire qu’Owen a eu les meilleures réactions possibles. On en revient alors au traumatisme du clown : lorsque les parents ont appris la mort de Tyler, Owen a tourné la tête vers un clown sur le mur de l’hôpital. La scène est horrible, car bien trop dramatique.

Le flashback suivant l’est aussi : Owen et sa mère quitte Los Angeles pour se rendre à New-York, laissant le père d’Owen derrière eux. Comme souvent au deuil d’un enfant, le couple de parents ne parvient plus à s’entendre et se sépare. Owen en veut à son père et on comprend qu’il ne lui a plus parlé depuis ce temps. Pas étonnant qu’il soit coulrophobe après. Je n’ai pas une backstory si cool.

Dans le présent, nous retrouvons donc Owen qui s’apprête à se rendre chez son père, et avec l’éclairage des flashbacks, on comprend mieux le problème qui existe entre Owen et ses parents. Arrivé à Los Angeles, Owen commence par passer par la fameuse plage du début d’épisode. Cela permet de nous relancer un flashback et surtout de nous montrer la difficulté pour Owen d’être là.

L’épisode insiste beaucoup là-dessus : on le voit ensuite arriver à la maison de retraite où son père est clairement en train de mourir. Ce n’était pourtant pas le cas dans l’épisode précédent : c’est Owen qui le recontacte, non ? Toujours est-il qu’à l’accueil, on annonce à Owen que les Strand ont de la chance d’être si présents les uns pour les autres, parce que toute la famille est là pour le père.

Le problème ? Il est très clair qu’Owen ne parle plus à personne dans sa famille. C’est surprenant comme intrigue : c’est rare dans les séries d’avoir un personnage si en froid avec sa famille. On en est au point où ce héros de série toujours présenté comme un père aimant n’est pas reconnu par l’entourage le plus proche de son père.

Il y a tout de même un autre fils – ou en tout cas un homme considérant le père d’Owen comme son père – qui vient le voir dans la salle d’attente, lui parle et lui conseille de dire tout ce qu’il a dire tant qu’il le peut. Bon. D’accord, c’est noté. Le conseil est plutôt classique, l’intrigue aussi… et ça manque clairement d’intervention d’urgences à ce stade.

On a une intrigue secondaire pour ça, mais même elle a trainé en longueur, ce qui fait que l’épisode a paru plus long que nécessaire. On a ainsi un détour par Owen téléphonant à son fils pour lui dire qu’il est fier de lui (et TK ose demander à Carlos ensuite s’il l’a trouvé un peu bizarre ? Un peu ??), avant d’en arriver à Owen qui se confronte à son père… et à sa belle-mère. Celle-ci n’est pas ravie de le voir revenir dans la vie de son père alors qu’il est sur le point de mourir, mais bon, elle se laisse convaincre par son fils qu’Owen a besoin de parler à son père. Ce fut trop rapide, hein.

C’est ironique de se plaindre d’un épisode trop lent, mais ensuite de dire que ça va trop vite, non ? Il y a clairement un problème de rythme et je n’ai pas réussi à entrer dans le drama de l’épisode, même quand Owen s’est excusé auprès de son père pour la mort de Tyler. Son père, contre toute attente, entend tout ce qu’il lui dit : il prend le temps de lui dire que la mort de Tyler n’était pas du tout de sa faute.

Avant ça, Owen a quand même précisé qu’il comprenait pourquoi son père n’avait pas voulu garder contact avec lui et être un père pour lui, parce qu’il avait cassé la famille… C’est tout ce qu’il fallait pour le père : il lui explique que c’est le deuil qui a détruit leur famille, pas Owen qui n’était qu’un enfant. Le père l’appelle aussi « capitaine », lui faisant comprendre qu’il a toujours suivi sa vie, même de loin. Bref… Tout est bien qui finit bien : Owen découvre que son père ne l’a pas oublié, loin de là.

Ils peuvent se quitter en bons termes, même si Owen n’est pas sûr de pouvoir tout lui pardonner. Il gagne tout de même un frère dans l’affaire, parce que Robert semble avoir envie d’apprendre à le connaître un peu maintenant qu’ils ont passé du temps ensemble.

Avant de rentrer chez lui, Owen se décide à faire un peu de surf. Comme beaucoup de sports à risques, je trouve que c’est une drôle d’idée. C’est encore pire de le voir faire ça au coucher du soleil, quand il n’y a probablement pas de surveillance. Mais bon, c’est comme ça.

Une autre intrigue ramène dans la série le personnage de Wyatt, et l’intrigue est plutôt inattendue – comme à chaque fois avec lui : Judd reçoit un appel de son fils qui a eu la bonne idée de se faire arrêter le matin même pour vandalisme. Judd obtient donc le droit de jouer le papa énervé, et ça ne lui va pas tellement bien comme rôle. Je le trouve absolument horrible quand il s’énerve, et disons qu’il n’a pas tellement le style d’éducation que j’envisagerais de donner à d’éventuels enfants plus tard dans ma vie (non, jamais, au secours).

Bref, de retour chez lui, Judd confisque le portable de Wyatt et ne finit par appeler Marlene que parce que Grace le lui demande. C’était pourtant la première chose à faire, et ça permet d’apprendre que ça fait deux mois que Wyatt fait de la merde. Allons bon. D’après Marlene, sa mère donc, le problème vient de ses fiançailles avec Stanley, car c’est depuis que ça part en vrille.

Malgré cela, Marlene n’a pas l’air de s’inquiéter outre mesure pour son fils : elle poursuit sa vie comme si de rien n’était à Santa Fe, et demande à Judd de s’occuper de Wyatt pour le reste de la semaine. La série prend alors une tournure que je n’aime pas trop, parce que je me suis senti ensuite dans un épisode de Walker. Clairement, je passe trop de temps au Texas sur ce mois de janvier : Judd emmène Wyatt chez son père afin de lui faire faire du cheval. Evidemment, le père de Judd a un ranch, hein, et évidemment, Wyatt sait monter à cheval.

Voilà donc Wyatt et Judd qui partent faire une balade à cheval. En soi, l’idée est bonne. Mon problème ? Je ne sais pas exactement. Je suis là pour des interventions d’urgence, j’imagine. Et puis, je préfère Grace à Judd, je crois, alors cette intrigue qui se concentre surtout sur lui, c’est moins top. D’autres personnages me manquent aussi, ça fait un moment qu’on n’a pas eu d’intrigue pour Marjan. Ou pour Matteo/Nancy, d’ailleurs.

Bref, là n’est pas la question : le but de l’épisode est d’avoir Wyatt qui parle enfin à son père. Son problème n’est pas avec Stanley, finalement. S’il est si énervé, c’est parce qu’il se rend compte que Judd est quelqu’un de très chouette : ce n’est pas ce qu’il espérait. Ou peut-être que c’est exactement ce qu’il espérait. Allez savoir. La conversation arrive en tout cas à une fin naturelle, mais la scène continue, alors on comprend bien au changement de plan qu’on va en arriver à la partie adrénaline de l’épisode.

Un serpent terrifie les chevaux de Judd et Wyatt, et Romeo, celui de Judd, est particulièrement peureux apparemment. Il s’enfuit en laissant Judd tomber de son dos, et l’image est déjà assez flippante en elle-même. Heureusement le serpent dégage bien vite quand ça arrive, parce que Judd qui tombe de si haut, ça doit faire trembler le sol quand même.

Il n’empêche que la situation est bien gênante : ils se retrouvent avec un seul cheval et la cheville de Judd est clairement très mal en point. Il a en effet un os qui en sort, ce qui n’est pas exactement la situation normale. Voilà donc l’adrénaline de l’épisode. Bien sûr, Judd n’a plus de batterie sur son portable et Wyatt n’a pas son téléphone : son père lui a confisqué.

Il faut donc faire avec les moyens du bord en attendant que le père de Judd fasse le nécessaire pour appeler les secours. Les moyens du bord s’appellent Wyatt : c’est à lui de remettre en place la cheville de son père pour éviter qu’il ne soit amputé plus tard. Il y parvient bien, mais ça nous laisse Judd inconscient ensuite.

Pour s’occuper, Wyatt lui fait donc un brancard avec les moyens du bord, expliquant ensuite qu’il a appris à le faire en regardant The Walking Dead. Alors je veux bien, mais j’ai vu l’intégrale de la série et je suis bien incapable de faire un brancard si efficace si rapidement, hein. Bon qu’importe. Le brancard est une bonne idée qui permet à Judd d’être fier de ce qu’il a fait, même s’il est inutile. Par chance, le grand-père finit par retrouver Judd et Wyatt, alors tout va bien.

Tout va tellement bien qu’on retrouve ensuite Judd plâtré et en famille avec son père, Grace et ses deux enfants. Et oui, c’est bien son enfant désormais : Wyatt signe le plâtre de Judd en écrivant « Guéris vite, papa ». Il l’appelle papa, si ce n’est pas chou pour un homme qui ne s’est jamais occupé de lui et ne connaissait pas son existence deux ans plus tôt.

Vus cette semaine #03

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Ce sera finalement un petit mois de janvier côté séries…

4 épisodes vus

9-1-1 Lone StarNCIS Hawai’i – Pokemon – Walker

Un rattrapage de saison qui ne va même pas me mettre à jour à temps et des échecs dans la liste de ce que je voulais voir, ce n’était pas une semaine glorieuse. C’était prévisible, je vais mal vivre les semaines de taf une semaine sur deux, parce que ça fait trop d’heures de cours d’un coup (et que ça tombe sur les semaines de podcast, sinon, ce n’est pas drôle). Cependant, sur la semaine, ça faisait une critique publiée de plus que la semaine précédente, yeah !

9-1-1 Lone Star

9-1-1 Lone Star – S03E13 – Riddle of the Sphinx – 16/20
L’épisode marque des points en se concentrant beaucoup sur les personnages et guest stars que je préfère, mais je me rends tout de même compte que je ne suis plus du tout objectif. Ce n’est pas bien grave, je n’ai jamais prétendu que mes critiques l’étaient de toute manière. C’est un bon épisode, même s’il ne propose que peu d’interventions des urgentistes. Finalement, je suis là pour les personnages plus que pour les situations dingues, contrairement à la série-mère.
9-1-1 Lone Star – S03E14 – Impulse Control – 15/20
Bien que tout à fait prévisible à plusieurs reprises, cet épisode m’a beaucoup plu. Son thème est plutôt logique à ce moment de la saison, avec un écho évident à un personnage qui avait besoin de prendre conscience de son problème pour peut-être espérer le traiter efficacement. En parallèle, d’autres personnages sont développés à nouveau, en suivant une voie qui me plaît bien. Bref, les personnages sont bien écrits, et c’est exactement ce que j’espérais pour redynamiser cette saison.
9-1-1 Lone Star – S03E15 – Down to Clown – 15/20
C’est une deuxième partie de saison plutôt solide avec le développement d’un fil rouge plutôt cohérent et des sous-intrigues autour de chaque intervention qui sont plutôt efficace. La série semble vouloir capitaliser sur l’humour, mais ce n’est pas pour me déplaire. Il est dommage que ce soit un peu prévisible et que ça sente parfois le réchauffé d’autres séries tout de même… mais est-ce vraiment surprenant pour une série qui fonctionne selon la formule procédurale ?

Manifest

Manifest – S04E06 – Relative Bearing – 13/20
C’est de nouveau trop long pour cet épisode qui propose quelques scènes un brin ridicules tout de même. C’est frustrant : parfois, je me rends compte que je suis à fond pendant dix à vingt minutes d’un épisode tellement le mystère peut prendre ou l’enquête être fluide. Et puis parfois, c’est tellement mal écrit et/ou tellement mal joué que je décroche totalement et que ça donne l’impression de ne jamais en finir. Et puis, ils ont beaucoup trop d’intrigues en parallèle pour que ça fonctionne, surtout quand elles ne se croisent pas, comme dans cet épisode.
Manifest – S04E07 – Romeo – 15/20
À croire que ça va être un épisode sur deux tout au long de cette mi-saison. Bien que très prévisible par certains aspects, cet épisode réunit à recroiser certaines intrigues tout en complexifiant encore un peu plus le mystère en revenant sur de biens anciens mystères oubliés depuis au moins une saison, si ce n’est deux. C’est un bon moyen de montrer que tout est connecté – et que j’ai oublié une grande partie de la série, aussi. Normal, non ?

NCIS

NCIS – S20E06 – The Good Fighter – 16/20
L’épisode était plein de bonnes surprises et donnait envie d’en voir plus, parce qu’il y a plein de choses qui se déroulent hors écran qui doivent être bien fun. C’est dommage que l’idée soit un peu de nous dire « eh, ça s’est passé comme ça » plutôt que de nous le montrer sur plusieurs épisodes, mais j’aime vraiment le personnage mis en avant par ces quarante minutes. En plus, c’était tellement bien fait avec humour et clins d’œil bien pensés, il est dur de leur en vouloir de ne pas proposer un épisode parfait.
NCIS Hawai’i – S02E06 – Changing Tides – 14/20
Il faut bien reconnaître que c’est un peu surnoté, mais une scène de l’épisode m’a fait penser que j’étais possiblement passé à côté de quelque chose pendant l’intrigue… Alors qu’en fait non. On en parle plus longuement dans la partie avec spoilers évidemment, seulement, je considère que c’était toujours bien joué de leur part d’avoir réussi à me faire douter. Bref, c’était autrement un bon épisode, plutôt classique pour la série. C’est déjà du spoil de dire ça, je sais.

Walker

Walker – S03E09 – Buffering – 12/20
Qu’est-ce que ça traine encore dans cet épisode ! Cela commence à se voir qu’ils ne savent pas quoi faire des vingt épisodes de cette saison, et c’est franchement dommage. Bien sûr, il y a quelques avancées pour les personnages, mais dans l’ensemble, cet épisode est oublié plus vite qu’il n’a été vu (le ressenti était long !) et je ne pense pas qu’il aura beaucoup de conséquences sur la suite. Bref, on passe le temps jusqu’à un cliffhanger, pardonnez le jeu de mots, énergique.

> Vus en 2023 

 

9-1-1 Lone Star – S03E15

Épisode 15 – Down to Clown – 15/20
C’est une deuxième partie de saison plutôt solide avec le développement d’un fil rouge plutôt cohérent et des sous-intrigues autour de chaque intervention qui sont plutôt efficace. La série semble vouloir capitaliser sur l’humour, mais ce n’est pas pour me déplaire. Il est dommage que ce soit un peu prévisible et que ça sente parfois le réchauffé d’autres séries tout de même… mais est-ce vraiment surprenant pour une série qui fonctionne selon la formule procédurale ?

Spoilers

Owen entame une thérapie pour gérer sa colère, Grace se montre trop généreuse, une fois de plus.

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I don’t have any trauma about clowns.

L’épisode commence comme toujours en nous introduisant un nouveau personnage qui aura bientôt besoin de l’intervention des pompiers. On le sent venir de très loin quand il sort un couteau pour s’attaquer à un lézard… mais de là à ce qu’il plante un couteau dans la jambe, quand même, quel débile. Sa copine a bien fait de le larguer, non ?

Je suis méchant et dans le jugement, cette critique commence mal. L’intervention était sympathique et nous montrait une fois de plus le sang-froid incroyable de Tommy qui semble avoir déjà tout vu dans sa carrière. Je veux dire, un lézard à l’intérieur d’une jambe, ça devrait être plus déstabilisant que ça. Finalement, la chose qui semble le plus la dépasser, c’est la soif de popularité du vlogger qui espère pouvoir un gros plan de sa blessure pour ses followers.

Bizarrement, elle n’est pas dépassée par la fascination de TK pour le lézard, mais c’est probablement parce qu’elle ne s’en rend pas compte immédiatement. TK, lui, en est bien fan : il le ramène chez lui et décide d’en faire son nouvel animal de compagnie, Lou. Carlos va devoir se montrer patient, parce qu’il n’est pas convaincu par l’idée. Il l’est encore moins quand Lou s’échappe dans l’appartement et se retrouve sur son t-shirt sans même que TK ne le lui signale. La scène était marrante, mais ils auraient pu éviter de perdre le lézard si TK avait été un peu plus malin.

Carlos passe alors beaucoup de temps et d’énergie à la recherche de Lou, qu’il finit par retrouver, simplement par amour pour TK. Malgré tout, ils se débarrassent du lézard, c’est évident, en le confiant aux services les plus adéquats.

Bien sûr, cet épisode reprend l’intrigue d’Owen qui doit apprendre à gérer ses excès de colère. C’est plutôt intéressant de le voir chez le psy pour ça, même si ça semblait un peu caricatural comme séance chez le psy. On le fait finalement suivre une thérapie de mouvements oculaires pour explorer la raison de sa colère profonde. Au départ, il évoque des traumas qui pourraient bien justifier sa colère, mais finalement… c’est un nez rouge de clown qui intéresse le plus le psy.

Il lui diagnostique bien rapidement une coulrophobie, même si sa peur des clowns ne semble pas irrationnelle ou extrême. Franchement, c’est difficile de ne pas rire : moi aussi j’évite les cirques parce que je n’aime pas les clowns, merde, ils ne sont pas drôles. Quant aux exemples de clowns psychopathes, franchement, à part Ronald McDonald, je n’en connais pas de gentils. Bref, j’ai un fond de coulrophobie, ce n’est pas nouveau du tout. Ca l’est pour Owen en revanche, et je vois mal comment ils vont s’en tirer pour expliquer que ses excès de colère viennent de là. Cela semble plus comique qu’autre chose.

Il faut dire aussi qu’on enchaîne sur Owen faisant un cauchemar avec le psy qui se retrouve déguisé en clown – et bizarrement, j’ai trouvé qu’avec le maquillage, il ressemblait à… François Hollande ? Bizarre. Toujours est-il qu’il y a bien un trauma dans tout ça, puisque le clown l’appelle « Sonny boy » et que ça semble poser problème à Owen lorsqu’il se réveille. Sans trop de surprise, Owen s’énerve donc après son psy quand il y retourne, refusant catégoriquement de parler de clown à présent.

Et comme il est question d’éviter les clowns et de ne plus en parler du tout… devinez ce qu’il y a lors de l’intervention suivante ? Un clown. Le gros plan était-il vraiment nécessaire ? Probablement. Bon, finalement, le clown est impliqué dans un accident pas dingue. Il s’agit d’un anniversaire d’enfant et il passe à travers le plancher de la cabane de jeu dans le jardin. Un classique, quoi. Le moins classique de l’intervention ?

Owen fait clairement une crise de panique quand il voit le clown, se figeant sur place et étant incapable de prendre la moindre décision rationnelle sur le moment. Tommy observe le capitaine et comprend bien vite les symptômes, donc elle prend soin de lui, puis s’occupe de tous les pompiers comme si de rien n’était. Judd prend le commandement pour cette intervention. Le clown est évidemment sauvé, et au passage, Owen sort de son trauma quand le clown reprend une voix normale… et s’avère être le père du gamin dont c’est l’anniversaire. C’était amusant.

La résolution l’était moins concernant Owen, car ce n’est pas super original : ce n’est pas Catherine qui a des Daddy issues, c’est lui. La figure du clown renvoie Owen à son propre père, à qui il ne parle plus. Le cliffhanger de l’épisode le voit donc essayer d’appeler son père.

Sinon, une des interventions de l’épisode est vraiment le genre d’intervention que j’adore, parce qu’il est question de voir un opérateur du 911 se débrouiller pour sauver sa victime comme il peut, sans aide extérieure. L’employé que l’on suit – et que Grace observe (vas-y mais donnez-lui une intrigue la pauvre ?) – est en effet au téléphone avec un homme qui est piégé dans un immeuble désert et en flammes.

C’est absolument horrible : Dave, l’employé du 911 que l’on suit, fait vraiment tout ce qu’il peut, utilisant les ressources à sa disposition, pour aider l’homme à s’en sortir. Pas évident : l’homme ne connaît pas l’adresse du bâtiment, mais Dave parvient à la trouver à partir de quelques questions, avant d’indiquer à l’homme où se rendre pour se mettre le plus en sécurité possible. Le temps est contre lui, toutefois, et Jordan, l’homme, finit par mourir alors que Dave est encore au téléphone avec lui. Oh, Jordan le remercie, mais ça reste difficile pour Dave de perdre quelqu’un au téléphone.

Pire encore, Grace apprend que Dave n’avait jamais perdu quelqu’un en ligne jusque-là, alors qu’il bosse au centre depuis plusieurs années. C’est assez improbable, mais ça arrive, j’imagine. Grace l’invite donc à manger chez elle et Judd quand elle se rend compte que Dave est pour le moment dans le déni de ce qu’il ressent.

Il refuse d’avoir à faire appel aux psys à disposition, il refuse même l’invitation à dîner… au départ. Il finit par se rendre chez eux, et c’est une excellente chose : le dîner lui permet de prendre du recul et de se faire appeler un héros, c’est pas mal. Par contre, ça termine en soirée à boire avec Dave… qui reste donc dormir sur place. Grace est clairement déstabilisée de retrouver son collègue dans sa cuisine, parce qu’elle est partie se coucher la première.

On voit bien que cela la dérange un peu de l’avoir encore chez elle, et ça la dérange encore plus quand elle se rend compte que Dave s’est occupée de sa fille en lui donnant un peu d’antiacide. Elle n’est pas franchement convaincue par la présence de Dave ce matin-là et va vite regretter d’avoir proposé de l’inviter à dîner.

Judd devient super pote avec Dave, et Dave s’installe chez eux pour une bonne semaine à cause d’un problème de plomberie chez lui. Oh, c’était un peu drôle, j’avoue. Par contre, la suite était quelque peu clichée, avec Grace qui ne supporte pas Dave chez elle – puis qui ne le supporte plus du tout. Il prend du temps sous la douche (et de l’eau chaude), il finit le lait sans la prévenir, il l’attend tous les matins, il fait du café au lieu de prendre celui du boulot comme elle…

Grace finit par prendre un Uber pour rentrer chez Tommy plutôt que de prendre la voiture pour aller chez elle. Elle pète un câble et ne trouve pas comment dire à Dave qu’elle ne veut plus de lui chez eux, surtout que Judd n’est pas forcément d’accord avec elle. Quand il vient la récupérer chez Tommy, Grace se rend compte que Charlie, sa fille, est encore chez eux, avec « Oncle Dave ». Cela la stresse et ça la dépite encore plus quand elle se rend compte que sa fille a fait ses premiers pas avec Dave, plutôt qu’avec ses parents.

Pire encore, Dave était tellement content de la voir faire ça qu’il a voulu filmer, mais s’est mis en mode selfie. J’ai ri. L’humour sur cette intrigue était efficace, avec même Judd qui finit par expliquer à Grace que c’est à elle d’envoyer bouler Dave. Cela pose problème à Grace, évidemment : il reste son collègue, elle reste une croyante qui veut faire le bien autour d’elle.

Le plus incroyable est encore que quand elle essaie de parler à Dave pour le virer, c’est lui qui se vire tout seul de la maison : il explique qu’il se sent étouffé chez Grace et Judd. Il sent qu’ils aiment sa présence, ils aiment sa présence parce que ça leur donne un projet et il ne peut donc pas s’extirper de la situation. Selon lui, en tout cas. Allez, l’ensemble était plutôt comique, ça fonctionne bien comme intrigue, même si je suis à peu près sûr que ça a déjà été fait ailleurs. Et plus d’une fois, probablement.

Que voulez-vous ? Tout est bon pour ne pas nous parler de Mateo et Nancy apparemment (vraiment, je suis curieux de la direction que prendra cette intrigue !).

9-1-1 Lone Star – S03E14

Épisode 14 – Impulse Control – 15/20
Bien que tout à fait prévisible à plusieurs reprises, cet épisode m’a beaucoup plu. Son thème est plutôt logique à ce moment de la saison, avec un écho évident à un personnage qui avait besoin de prendre conscience de son problème pour peut-être espérer le traiter efficacement. En parallèle, d’autres personnages sont développés à nouveau, en suivant une voie qui me plaît bien. Bref, les personnages sont bien écrits, et c’est exactement ce que j’espérais pour redynamiser cette saison.

Spoilers

Les excès de colère peuvent ruiner des vies, et ce n’est pas les personnages de cette série qui vous diront le contraire.

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She really doesn’t.

Le mystère des drive de fastfood s’épaissit pour moi quand je regarde ce début d’épisode avec un client de fastfood qui s’énerve contre le serveur qui a mal pris sa commande, est sûr d’avoir raison et finit par vouloir lui sauter dessus quand il insulte sa femme, de manière totalement désinvolte. En vrai, ce vendeur m’a énervé aussi, mais de là à lui sauter dessus comme ça à travers la fenêtre ? Je crois que cet homme mérite un peu ce qui lui arrive. Bloquer le drive, ça aurait été déjà suffisamment drôle comme ça.

Là, le pauvre, ça se retourne contre lui : le client reste bloqué dans la fenêtre du drive et se retrouve à devoir attendre l’arrivée des pompiers pour en être décoincé. Et tant pis si en plus du lubrifiant, il faut de la graisse de fastfood pour s’en sortir. Franchement, j’ai hésité pendant toute la scène : est-ce que ça me faisait rire ? Est-ce que ça m’angoissait ?

C’est franchement déprimant de voir tous les gens qui filment avec les portables. Clairement, ça ferait un carton sur les réseaux sociaux, et en plus, on nous informe que ce père de famille colérique est un habitué de ce genre de problèmes. C’en est presque surprenant que son fils ne le rentabilise pas. Nos héros s’énervent un peu des réactions du public, mais grosso modo, ils ignorent tous les problèmes qui s’ensuivent et enchaînent les phrases comiques.

Clairement, le tout est écrit pour nous faire rire aussi – jusqu’à la phrase assassine du vendeur à la fin – et c’est drôle, je vois que c’est drôle… Mais je n’ai pas pu m’empêcher de me rendre compte que c’était super triste : les gens filment vraiment désormais, et personne n’a envie d’être filmé comme ça, dans des situations d’urgence.

Le point d’intérêt pour les scénaristes est toutefois d’avoir l’occasion de faire parler Owen du psy qu’il allait voir pour gérer sa colère. Ses collègues l’entendent et sont ravis qu’il en dise tant de bien, parce qu’il a clairement besoin d’y retourner, ayant frappé trois hommes de plus depuis sa dernière session imposée par sa hiérarchie. Les pompiers envoient donc Marjan au front pour en faire prendre conscience à Owen, même s’il est totalement dans le déni et trouve encore le moyen de justifier ses actions.

La vérité, c’est qu’il s’énerve trop facilement et souvent pour rien. Et c’est bien que Marjan lui fasse enfin remarquer, allant jusqu’à parler de sa vie commune avec Catherine qui a bien dérapé depuis leur engueulade. On voit bien qu’Owen commence à y réfléchir, et l’idée fait son chemin, surtout quand la deuxième intervention voit les pompiers intervenir pour… s’occuper du même père de famille.

Ne maîtrisant toujours pas sa colère, il décide cette fois-ci de s’en prendre à l’adversaire de catch de son fils. Autant dire que ce n’est pas sa plus brillante idée, surtout quand il se retrouve coincé dans les gradins, les fesses à l’air une nouvelle fois. Les pompiers eux-mêmes ne résistent pas à l’idée d’en faire des blagues, même si Marjan essaie aussi de rassurer le pauvre père de famille sur la durée de vie des memes.

Ce qui devait arriver arriva toutefois : son pantalon craque devant tous les portables de tout le monde, et j’ai juste tellement de la peine pour lui – même s’il a l’air horrible à ne pas maîtriser sa rage. La série s’apitoie un peu sur son sort, à raison, je trouve, et ça me fait de la peine. C’est intéressant de réussir à nous attacher à ce personnage, en plus, même si c’est un peu brouillon de le faire grâce à un parallèle avec Owen.

Sa relation avec Catherine ? Pas si calme et épanouie qu’il l’espérait : Catherine a décidé de rompre suite à une dispute clairement provoquée pour des broutilles – ce quiproquo de l’épisode précédent devrait plutôt être une situation risible… Mais je la comprends tout de même : Owen s’est emporté trop rapidement, sans la laisser parler, ça doit être plus que blessant. Catherine accepte toutefois de revoir Owen au moins une fois, pour envisager de reprendre sa relation avec lui. Elle y met toutefois une condition : elle voudrait qu’il entame une thérapie pour mieux gérer ses excès de colère. Celui qu’il a eu contre elle n’était pas si énorme pourtant ; mais c’était suffisant pour lui faire peur pour la suite, apparemment.

Bien sûr, cela provoque un autre excès de colère chez Owen, et donc une rupture bien plus définitive cette fois. Catherine lui laisse l’opportunité de la rappeler toutefois, seulement s’il accepte vraiment son besoin d’une thérapie – pour sa colère autant que son entêtement.

Ce n’est toutefois pas encore la goutte d’eau dont il a besoin pour se bouger vraiment. Non, la vraie goutte d’eau ne vient que lors de la troisième intervention, qui nous présente à nouveau Al, le père de famille ayant la fâcheuse tendance à se coincer dans le derrière. Alors qu’il se rend chez le psy, en compagnie de toute sa famille, il se trouve pris à parti par un chauffard qui essaie de lui rentrer dedans sans trop de raison, le pousse à l’excès de vitesse, le double avec une bière à la main, puis le nargue avec un flingue.

Il finit par provoquer un accident – et pas un petit accident, le genre bon gros carambolage… Et pourtant, c’est lui, ce mec bourré avec un flingue, que les secours décident de soigner et sauver en premier. Al ne le supporte pas, considérant que sa famille, avec des blessures légères, méritait bien plus l’attention des secours. Clairement, ce genre de situation est énervante pour de vrai, bien plus que les autres raisons pour lesquelles on l’a vu s’énerver.

Et même s’il était en chemin pour sa thérapie, même s’il voulait voir le monde d’un œil nouveau et avec positivité… apprendre de la part de Mateo que l’homme allait survivre le fait vriller vraiment. Il utilise donc le flingue de cet homme pour le tuer, devant tous les pompiers. Owen comprend bien sûr ce qu’il en est une demi-seconde avant que ça n’arrive, et dix bonnes secondes après nous, mais c’est trop tard : Al tue l’homme, sans trop hésiter, et devant sa famille dépitée.

C’est finalement cette situation qui pousse Owen à aller consulter en fin d’épisode, et c’est une très bonne chose. L’autre très bonne chose, bien plus surprenante, vient du côté de Nancy et Mateo.  Nancy voit son patient mourir sans rien pouvoir faire lorsqu’il se fait tirer dessus trois fois par Al ; Mateo ne peut que culpabiliser de ne pas avoir compris juste avant ce qu’allait faire Al… et les voilà tous les deux à être ravagés par des remords et une culpabilité alors qu’ils étaient irréprochables.

Il n’en faut pas beaucoup plus pour que ces personnages se rapprochent et aillent prendre un café ensemble. Franchement, je ne m’y attendais pas, mais c’est un couple qui pourrait vraiment fonctionner. Et puis, j’aime beaucoup Nancy, la voir heureuse, ça me ferait plaisir : c’est typiquement le genre de personnage qui a su gagner mon affection avec le temps.

L’épisode propose de s’immiscer à nouveau dans la vie perso de Tommy, histoire de continuer l’intrigue de l’épisode précédent où elle apprenait à vivre sans Charles. C’est l’anniversaire de ses jumelles, organisée par Tommy avec brio – et avec l’aide de Grace et Judd. C’était fun comme tout à voir, et ça fait du bien après l’horreur de son intrigue perso à la mort de Charles.

C’est d’ailleurs le premier anniversaire des filles sans leur père, et ça s’avère plutôt violent quand les scénaristes en profitent pour remuer le couteau dans la plaie une nouvelle fois. La vie de Tommy n’est pas simple du tout, clairement. En effet, elle voit débarquer son beau-frère chez elle sans qu’il ne s’annonce à l’avance. Julius est le petit frère de Charles dont nous n’avons jamais entendu parler avant, mais il y a une raison à cela : Tommy le déteste. Charles arrivait encore à le supporter… Mais l’aurait-il supporté en apprenant qu’il ne viendrait pas à son enterrement ?

Pas sûr. Tommy est sûre d’elle en tout cas : elle ne veut pas de lui dans sa vie et dans celle de ses filles. Elle le vire de chez elle, plutôt poliment à vrai dire, étant donnée la situation. Le lendemain, elle est en plus forcée de se justifier auprès de Judd, ce que j’ai trouvé abusé. Je pense bien qu’elle a ses raisons et probablement ses torts, mais voir un de ses amis lui tomber dessus comme ça, j’ai eu de la peine pour elle.

Dans le fond, Judd a raison et est bien placé en tant que meilleur ami pour lui faire remarquer… mais je me serais plutôt attendu à cette approche de la part de Grace. Je crois que c’est ce qui m’a déstabilisé. En même temps, c’est toujours un plaisir d’avoir une vraie amitié homme/femme dans une série, pour une fois. Et puis, ça fait avancer Tommy, l’air de rien, même si elle paraît ne pas changer d’avis.

Elle finit par le faire, évidemment, quand les filles la supplient également, à travers une lettre qu’elles souhaitent envoyer à leur oncle, en sachant très bien que Tommy la lira. C’était mignon de la part des petites, et ça fait que Tommy est forcée de se confronter à Julius, parce que ses filles ont raison : Julius fait l’effort de se pointer désormais, et elle ne le laisse pas faire en continuant de lui en vouloir de ses absences précédentes.

La scène avec Julius est aussi prévisible que bien écrite, ce qui est paradoxal : concrètement, Tommy invite Julius pour lui reprocher son absence à l’enterrement de son grand-frère et évacuer sa colère. Julius lui explique alors qu’il était là, devant l’Eglise, et qu’il n’a pas osé, pas pu, entrer dans l’Eglise. C’est triste comme tout, les deux personnages rouvrent la blessure du deuil qu’ils ont en commun, s’excusent, se pardonnent et… s’embrassent ?

Trop de whisky, trop de deuil, trop de dérapage. La scène nous dégomme le personne de Tommy en quelques minutes, parce qu’évidemment, elle est toute perturbée par ce baiser. Cela doit faire plus ou moins un an que son mari est mort, elle se retrouve à embrasser le frère de celui-ci, c’est perturbant, tout de même.

Malgré tout, elle demande à Julius de garder les jumelles toute une journée quand elle part travailler, et elle ne le regrette pas. Il est génial avec les petites, raconte des histoires sur Charles qu’elle ne connaît pas et tout se passe tellement bien qu’elle décide de faire comme si ce baiser n’avait jamais existé, avant de proposer à Julius de rester vivre avec elle et les filles le temps qu’il sera à Austin avec son groupe – parce que bien sûr, il est dans un groupe de musique l’oncle cool.