Maximum Pleasure Guaranteed – S01E04 – Raisins – 16/20

Que je suis frustré que ça ne dure que trente minutes : autant la semaine dernière, le format m’allait bien, autant sur cet épisode, j’ai vraiment l’impression de rester sur ma faim et que ça aurait pu être plus long. La série ne fait pas du surplace, pourtant, et on apprend pas mal chose dans cet épisode, mais là tout de suite, j’aurais plutôt envie de binge-watcher la saison. Et c’est assez rare pour que ce soit souligné, croyez-moi !

Spoilers 

Paula révèle un de ses secrets à la police, et ça me donne l’impression que tout n’est pas encore dit.

You were supposed to help me and now you’re bad cop-bad coping me ?

Ce n’est pas raisonnable de regarder un épisode avant d’aller bosser, mais ce n’est pas grave, je vais le faire quand même : la série en est là à mes yeux. J’aime beaucoup, ça me donne envie de regarder l’épisode dès que j’ai une demi-heure devant moi. Et finalement, je vais me faire au format trente minutes…

Bon, le début d’épisode est quand même bien chelou : nous suivons Paula en train de faire l’amour avec un inconnu… qui n’est autre que Karl, son mari. Il dit s’appeler Kevin parce qu’ils font du jeu de rôle pour faire l’amour et on comprend évidemment que nous sommes dans un flashback. Le jeu de rôle excite plutôt bien Paula, mais elle doit se faire une raison : Karl n’aime pas ça et n’a pas envie de prolonger l’expérience. On la voit passer d’un état d’extase à l’ennui le plus ferme, et j’ai eu de la peine pour elle.

Nous sommes donc à Portland, deux ans plus tôt. Deux ans seulement ? Je m’attendais à un flashback datant de sa vie d’avant – pas de sa vie avec Karl. Autre choc du début d’épisode : qu’est-ce qu’elle est maigre, Tatiana Maslany ? Je ne m’en étais pas spécialement rendu compte sur les épisodes d’avant, mais un plan large me fait franchement m’inquiéter pour sa santé. Je sais que nous ne sommes pas là pour ça, mais tout de même.

Bon, la vie de famille de Paula ? Elle est basique à souhait, on suit donc une virée au centre commercial du coin où Karl achète un super jouet pour l’enfant de son boss, afin de l’impressionner. L’épisode a tout pour m’ennuyer – surtout que je n’aime pas les flashbacks – mais il fonctionne pour une raison simple : on sait qu’un meurtre va avoir lieu dans la vie de Paula. On souhaite donc savoir ce qu’il va se passer. Ils ont un voisin, Caleb, alcoolique et étrange (est-ce que Paula couche avec ?) et à la soirée du patron de Karl, il y a Mallory (est-ce que Karl couche avec ?). Qui sera donc la victime de meurtre ? Dur à dire, mais je pense bien que Mallory et Karl couchent déjà ensemble.

Les soupçons de Paula sont assez évidents. Elle décide donc de partir au plus vite avec Hazel qui est fatiguée. Ce n’est pas la meilleure de ses idées : son départ ressemble à une grosse scène quand elle l’annonce à Karl, tout le monde la voit bien partir de la fête.

En chemin, elle ne fait que penser à Mallory et Karl, alors même qu’elle est au volant. Cela ne peut que mal tourner. C’est sans surprise que la scène suivante nous montre Karl recevoir un coup de fil de sa femme alors qu’il est toujours à la fête (et avec Mallory) et apprendre que sa femme a eu un accident de voiture. Tout semble aller très bien quand ils la rejoignent – Mallory décidant de conduire Karl chez lui, où Paula l’attend.

Le truc, c’est que tout ne va pas bien : Paula a renversé Caleb, le voisin, et l’a… tué. Comment on peut tuer quelqu’un en rentrant sa voiture dans sa voie de garage ? Eh, qu’importe, la question n’est pas là (encore que). Si on n’a pas vu l’accident, Paula affirme qu’Hazel n’a rien vu et qu’elle ne sait pas quoi faire. J’ai quand même un gros doute : est-ce que Paula n’aurait pas encore quelques secrets à nous confier sur ce meurtre ?

On ne saura pas, car ce flashback est en fait son témoignage à la police – à Gonzales. Pour en revenir au meurtre du voisin, Mallory est celle qui, bizarrement, prend les choses en main. C’est peut-être parce qu’elle est moins impliquée que le couple, mais elle gère l’état de choc de Paula et appelle les flics.

Nous revenons alors dans le présent où Paula explique que c’était le pire jour de sa vie – et qu’est-ce que j’ai aimé la réflexion du flic qui lui rappelle que c’était le pire jour de la vie de Caleb. Apparemment, le tout est bien reconnu comme un accident aux yeux de la loi, et elle n’a même pas fait un seul jour de prison ? C’est… laxiste ? Bon, en tout cas, désormais, les flics l’interrogent car ils la soupçonnent du meurtre de Trevor, et Paula n’arrive pas à croire que ça lui arrive. Je la comprends, mais en vrai, je sens que les scénaristes nous cachent vraiment des choses, autant sur elle que sur Mallory. Cet épisode jette une lumière nouvelle sur les relations entre Paula et Mallory, aussi.

Autrement, les collègues de Paula continuent de mener l’enquête sur sa vie perso – et j’adore comment ça se fait de manière bien fluide. La collègue la plus curieuse retrouve donc Trev et apprend qu’il est mort. Elle partage aussitôt avec son autre collègue, dans un overshare hilarant, et ils décident (enfin elle décide tout pour lui) d’en parler avec Paula, pour savoir ce qu’il en est.

Si elle les envoie d’abord chier, le harcèlement qu’elle subit de la part de la police fait qu’elle décide finalement de les rejoindre en soirée. Ils sont dans un bar hyper bruyant, mais ça ne les empêche pas d’avoir une conversation hyper sérieuse ou de visionner la vidéo du faux passage à tabac de Trev. Là, la collègue s’avère encore plus maligne que prévu (non, je ne connais toujours pas les prénoms des collègues, désolé, mais la série s’intéresse trop à Tatiana Maslany pour ça) : elle repère la bague de l’agresseur qu’elle a déjà vu sur l’insta de Trev. Cela confirme que la personne qui tabasse Trev est quelqu’un qu’il connaissait bien, et comme Paula ne lui connaît qu’une seule connaissance, ils ont une piste… Mouais. C’est frustrant, car on en sait déjà plus, nous, et j’aurais aimé qu’on développe l’histoire de cette amie. Ce sera pour un autre flashback, je suppose.

En parallèle, le tueur continue de mener son double jeu. D’un côté, il mène son enquête sur Hazel et apprend que sa mère biologique est Paula (oups), de l’autre, il arnaque les flics : il assure qu’il savait que Trev était camboy et qu’il n’en avait rien à faire – et il joue très bien le petit ami éploré. Quel bâtard ! Le pire, c’est qu’il s’attire la sympathie d’un des deux flics, mais pas de Gonzalez, évidemment. Elle ne perd pas ses bons réflexes et cherche à savoir s’il a des bleus. Il est clairement son suspect n°1, même si elle accuse Paula de lui avoir menti et même si son collègue continue de l’appeler.

Le double jeu du tueur ? Il est plutôt malin, se créant des faux alibis en étant sûr d’être filmé à l’entrée d’un bâtiment, avant de sortir par la fenêtre. Cela lui permet de se déplacer tranquillement dans la ville et de se rendre devant chez Paula, alors qu’elle est en train de prendre sa douche. Ce sera le cliffhanger pour cette semaine et c’est tellement frustrant !

Sinon, j’oublie presque d’en parler, mais il y a encore autre chose. J’avais bon espoir pour Mallory en fin d’épisode précédent, j’en ai eu encore plus au début de celui-ci quand on a vu comment elle réagissait face à un meurtre. C’est donc presque sans surprise qu’elle survit. On la retrouve sur un lit d’hôpital à imposer à Karl un déménagement bien rapide. Quand les flics l’appellent, Karl pense donc qu’il s’agit de cette affaire, mais non, c’est évidemment à propos de Paula.

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