Maximum Pleasure Guaranteed – S01E07 – Fighting – 17/20

Jamais de la vie personne ne réagira comme l’héroïne de cette série face à tout ce qui lui arrive, mais si je mets ça de côté, je dois bien avouer que c’est une série parfaitement kiffante. J’adore les personnages, les twists bien placés et surtout tout l’humour qui s’en dégage de manière inattendue à plein de moments différents. Quel plaisir, tout simplement… et avec une BO, en plus, ça aide bien aussi (même si je reste enfermé dans ma boucle Olivia Rodrigo).

Spoilers 

Paula se remet vite de l’état de choc du cliffhanger précédent.

He’s dead. He’s dead. I killed him.

C’est une excellente série pour un bingewatch caniculaire, je trouve. J’adore la sonnerie de Dennis et la manière dont cet épisode commence : le téléphone du cadavre frais n’arrête pas de sonner, en boucle. Paula fait par contre vraiment de la merde. Choquée par ce qu’elle vient de faire, elle sort du coffre et se barre, abandonnant le cadavre derrière elle.

Elle se rend ensuite dans un magasin où elle se rend compte être couverte du sang de son kidnappeur. Elle a alors la drôle d’idée de… s’essuyer, puis de rentrer chez elle. Cette fois, la série commence à me perdre un peu : je dis depuis le départ que c’est quasi impossible de tout enchaîner et faire face comme elle le fait, mais là, c’est trop.

Paula est en état de choc, on va dire. Elle semble en sortir quand ses collègues l’appellent – ils étaient si fiers d’avoir volé le téléphone d’Ash, j’adore. Geri a la bonne idée : elle demande simplement ce que la police a bien pu dire. Il est hilarant de voir les réactions des collègues (il s’appelle Rudy !) qui ne comprennent pas sa réaction puisqu’elle était en état de légitime défense alors que Paula, elle, ne souhaite que gérer le départ de sa fille pour sa soirée pyjama après l’aprèm pizza. Eh beh !

Une fois qu’Hezel n’est plus là, elle retourne donc voir le corps de Dennis et appeler les secours, mais… Le corps n’est plus là. Oups. Cela n’aide pas son état de choc. Geri et Rudy font ce qu’ils peuvent pour l’aider, mais Dennis a un portable bloqué, lui. Si Paula finit par se demander si tout ça s’est vraiment produit, Geri lui rappelle que le portable leur permet d’être sûr. J’adore ensuite la solution trouvée par les scénaristes pour avancer dans l’enquête sur Dennis !

Comme les notifications ne sont pas protégées sur le portable de ce tueur, Paula propose simplement d’utiliser son compte Amazon pour trouver son adresse. La double authentification est facile à passer : Amazon envoie le code sur le portable. J’adore, parce que c’est malin et tellement logique, en même temps. Je me plains tout le temps de la double authentification (je veux dire, en cas de perte de portable, on est quand même en galère pour retrouver nos accès), mais c’est hilarant ici.

Bon, le compte Amazon appartient à « John Smith », le tueur reste malin lui aussi. Paula décide d’aller voir sur place ce qu’il en est, mais l’opinion inquiète de Rudy est plutôt que c’est une mauvaise idée. De son côté, Geri contacte Drew, un autre de leur collègue. On ne le voyait plus depuis un moment et apparemment ils couchent ensemble suffisamment souvent pour que Geri se sente complètement à l’aise chez lui. Allez. Elle l’embarque dans cette histoire parce qu’elle a besoin de lui pour craquer le téléphone de Dennis.

Elle fait bien, parce que dès le lendemain, il lui apporte les infos dont elle a besoin. C’est impressionnant cette efficacité ! On ne peut pas en dire pour Rudy. Lui, il se met à douter de tout ce que raconte Paula : il ne comprend pas pourquoi ils la croient et la suivent dans cette histoire complètement dingue. Bien sûr, Geri le rassure : elle a besoin de suivre cette folie jusqu’au bout si elle veut son article.

Ceci dit, Rudy peut avoir partiellement raison : on retrouve ensuite Paula à son cours de gym pour mamans, parce que pourquoi pas. Autant la scène est exceptionnelle parce que j’aime Tatiana Maslany et que c’est hyper drôle de la voir comme ça, autant j’ai trouvé que c’était idiot de nous faire croire qu’elle continuait sa vie comme si de rien n’était. Elle parvient même ensuite à parler de sa lettre de recommandation à une maman qui s’inquiète de la voir saigner, puis à se négocier une promotion avec sa boss.

J’ai adoré la scène où Paula parle à sa boss. Bon, je plains un peu cette boss qui ne sait pas à qui elle donne le titre (sans l’argent qui va avec), parce que tout ça va finir par leur péter à la gueule.

En attendant que ça arrive, Paula emmène Rudy et Gerri chez Dennis. Ils découvrent ainsi la maison de banlieue toute calme de ce tueur et Rudy m’a bien fait rire à stresser pour tout. Malheureusement, en sonnant à la porte, ils découvrent que c’est juste la maison d’une vieille dame. Celle-ci les informe que John Smith fait livrer ses colis chez elle, mais qu’elle ne le connaît pas et est énervée de devoir se rendre chez UPS pour les remettre.

L’enquête s’arrête là pour Rudy, par contre : il n’apprécie pas que Paula, qu’il ne connaît pas bien, le traite comme de la merde et décide à présent de suivre une grand-mère. J’adore ce revirement pour le personnage : c’est une bonne chose qu’il se barre, mais c’est malheureusement trop tard. En effet, Paula a raison : la grand-mère leur ment et est une psychopathe en puissance elle aussi. Nous la voyons donc passer un coup de fil et envoyer une vidéo des trois journalistes à un certain Brian. Ce dernier contacte aussitôt Jennifer, qui est a priori une grande méchante aussi, puisqu’elle faisait peur à Dennis.

La série n’en finit plus de fournir de nouvelles pistes et de révéler les strates d’une organisation qui dépasse complètement Paula.

Bien sûr, l’épisode repart aussi sur l’intrigue du divorce de Paula. Mallory et Karl apprennent ainsi que leur détective privé a disparu et ne donne plus de nouvelles. Ils s’inquiètent plus de devoir en embaucher un autre que de cette disparition – il est amusant de voir Mallory insister pour en prendre un autre.

En parallèle, Ashley se barre le plus loin possible. J’avais beaucoup d’espoir pour son personnage quand elle a été introduite dans la série, mais finalement, je doute un peu de l’utilité de son personnage et je commence à en avoir marre d’elle. Sa fuite la mène à une ferme où elle décide déterrer une boîte métallique. Cette dernière appartient à Trevor : elle y trouve un flingue, de la thune et quelques vidéos sur des clés USB.

Dès qu’on voit les clés, on comprend ce qu’il en est : il s’agit des enregistrements des sessions vidéos qu’il faisait avec ses clients sur le site. Il a arnaqué plein d’hommes et de femmes, et c’est plutôt marrant de voir tout ça. Malheureusement, ça mène Ashley à la vidéo qui a suivi la fausse agression de Trevor. Apparemment, elle cherche des infos sur Paula, en fait, et comme elle a un flingue, ce n’est pas bien rassurant.

Et dans tout ça, on en oublie presque la police, mais ce n’est pas le cas de la police. Le collègue de Gonzales est sûr que Paula est coupable du meurtre. La flic n’est pas de cet avis car ça ne colle pas. Pourtant, ça ne ferait pas de mal à Paula d’être arrêtée par la police et mise à l’écart de tout le merdier dans lequel elle s’enterre.

Cela dit, ça l’empêcherait de profiter de sa liberté pleinement. On sait qu’elle l’aime : ça lui permet de continuer de coacher les filles au foot, de les voir gagner un match et de se faire draguer par Steve. Peut-on vraiment lui faire confiance à ce daddy ? J’ai envie de croire que oui, mais je commence à me méfier de tout le monde dans cette série.

C’est aussi le cas de Paula qui s’étonne de voir un père qu’elle ne connaît pas au match – le type la fixe, ça pourrait tout à fait être un tueur – mais accepte quand même un rencard avec Steve. Alors qu’elle se prépare, elle reçoit un appel de Geri. Ce n’est pas bien grave : elle la dégage vite fait et attend Steve en dansant un peu. Steve, lui, se prépare au date en allant acheter des fleurs dans la boutique où Paula s’est rendue la veille (j’adore qu’on nous dise qu’il n’y a plus de caméra dans ce magasin).

Malheureusement, le rencard est interrompu avant même de commencer : la police débarque chez Paula pour l’arrêter. Cela se fait au moment où on ne s’y attend plus dans la série, franchement, et ça gâche totalement la liberté et le bonheur que Paula ressentait juste avant. L’arrestation ? Elle est soupçonnée du meurtre de Trevor et Skylar, tout simplement.

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Maximum Pleasure Guaranteed – S01E06 – Rosebuds – 18/20

Cet épisode fonctionne déjà bien mieux que le précédent : cette fois, pas de scène paraissant superflue (ou presque) ou être là juste pour faire traîner la saison. Les petits détails ont leur importance, le rythme est bon, on avance vraiment dans le fil rouge et… qu’est-ce que ça fonctionne bien, je veux davantage de séries comme celle-ci ! Le casting est parfait, l’intrigue efficace.

Spoilers 

Dennis réussira-t-il enfin à tuer Paula ? Rien n’est moins sûr !

Great. Don’t hurry the fuck up.

Au milieu de tout ce merdier et malgré son achat de gun, Paula est toujours une super maman. Nous la voyons donc s’occuper de sa to-do list du jour : acheter un gâteau pour sa fille, apprendre à tirer au flingue. Tout va bien. Pendant qu’elle fait ses courses, ses collègues sont également au téléphone avec elle.

Si la préoccupation principale de Paula, c’est d’organiser une super fête pour que toutes les mamans de l’école d’Hazel lui écrivent une belle lettre, les collègues (eh, elle s’appelle Geri ! Bientôt, j’aurais le nom du mec, j’y crois) partent sur autre chose. Ils sont investis dans l’affaire criminelle de Paula bien plus qu’elle ne semble l’être : ils insistent donc pour traquer l’écouteur de Geri dans la voiture d’Ashley.

Ainsi, Paula organise sa soirée pizza pour les parents du foot et les deux collègues suivent à la trace Ashley. Inattendu. Il faut dire que Geri veut récupérer son écouteur aussi avant que la batterie ne lâche. Pourtant, l’opération tourne court : ils ne récupèrent pas l’écouteur, mais le portable d’Ashley dans la voiture. Au passage, le collègue se fait aussi mordre par le chien d’Ashley. Ce qui est cool avec cette intrigue ? À défaut d’être parfaite et crédible de bout en bout, elle permet aux collègues de trouver le numéro du tueur en remontant l’historique des appels du portable. D’accord, mais où est Ash ?

Et surtout, j’adore le fait que Geri oublie son écouteur dans la voiture : ça lui reviendra dans la gueule et je crois qu’elle le mérite un peu, parce qu’autrement, elle était trop parfaite. Cela dit, même ce défaut contribue à faire que je l’aime beaucoup, parce qu’elle m’a fait rire avec ses deux demi-tours en quinze secondes, à ne pas savoir où aller et quoi faire.

En parallèle, la police mène son enquête sur le bâtiment abandonné de l’épisode précédent. C’est plutôt amusant de les voir débarquer si tard… mais c’est aussi terriblement réaliste car c’est le taf de la police. Ils ne mettent pas bien longtemps à finalement trouver le corps de Skylar. Et tout ça va les mener sur les traces de Paula, encore : elle a laissé ses empreintes, vendus les affaires du mort avec qui elle avait rendez-vous… Elle est foutue. Autant dans la partie sans spoil, j’ai dit qu’il n’y avait pas de scènes superflues, autant celle-ci en était peut-être une.

De manière bien flippante, l’épisode créé une sacrée attente : Dennis est chez Paula et attend qu’elle rentre. Nous le voyons s’ennuyer et faire le tour de l’appartement, mais quand Paula revient finalement avec Hazel, il n’est de toute évidence plus là. La seule chose qui terrifie Hazel, c’est un cafard. C’est un problème que Paula sait bien gérer. Dennis ? En regardant par la fenêtre, il a trouvé quelque chose de plus urgent à faire !

C’est fou comme j’aime Tatiana Maslany et comme elle me vend n’importe quel rôle. Paula est un rôle pour elle, puisque ça lui permet de jouer plein de trucs différents. Nous la voyons donc débordée par la fête qu’elle a décidé d’organiser sur un coup de tête.

Elle est heureusement aidée par Steve, le père d’une autre gamine, et gère ainsi très bien les choses. La fête est un franc succès, même si autant de gamins dans un petit appartement, ça ne peut qu’être un désastre.

Le cliffhanger de l’épisode précédent ? Le type qui prenait en photo Paula à la fin de l’épisode précédent est en fait un détective privé engagé par Mallory. Décidément, Mallory est une sacrée manipulatrice. Le truc le plus dingue, c’est que le photographe n’a aucune idée de ce qu’il a entre les mains : il ne sait pas que Paula a acheté un flingue apparemment, mais il a une photo de Dennis seul chez elle. Il le présente comme un nouveau copain de Paula. Si elle savait…

Et elle sait vite : Karl ne peut s’empêcher d’être jaloux. Il se rend chez elle pendant la fête avec un prétexte plutôt bon et lui révèle qu’ils ont engagé un détective privé. Au passage, il lui reproche sa convocation au commissariat, le mensonge qu’il a dû faire à Mallory pour la couvrir et le fait qu’elle ne lui dise pas qu’elle a un nouveau mec qui a les clés de l’appartement.

Paula passe le reste de l’épisode terrifiée. Elle fait en sorte qu’Hazel dorme ailleurs et se méfie d’un peu tout le monde autour d’elle. Pourtant, elle n’a plus rien à craindre du détective privé : Dennis a évidemment remarqué sa présence et a eu la très bonne idée de le tuer. On a eu une petite scène superflue aussi, je sais, quand on voit que Dennis embêter un couple gay dans l’ascenseur de cet immeuble. En vrai, j’ai trouvé que c’était bien joué : ça fait des témoins qu’il laisse en vie, d’une part, mais ça nous fait aussi une fausse piste pendant l’épisode – décidément, ça ne donne pas envie d’être dans le même ascenseur que lui !

C’est con parce que ça aurait pu aider Paula d’être encore surveillée en fin d’épisode : alors qu’elle fait une course pour une amie qui s’impose un peu trop chez elle, Paula se fait kidnapper par Dennis. Elle se défend comme elle peut, le laissant le visage en sang, et hurle à l’aide, mais en vain.

Kidnappée et mise dans le coffre de Dennis, Paula est à ça de se faire tuer… C’est sans compter sur les scénaristes qui sont excellents : quand Dennis ouvre le coffre, il se fait tirer dessus par Paula. Bim. Le regard de surprise de Dennis, le regard perdu de Paula ? J’adore, tout simplement cette scène qui est un bon choc. Je ne pensais pas qu’elle avait l’arme sur elle, mais même si je m’étais dit qu’elle l’avait, elle est tellement réactive que la surprise fonctionne. L’art du cliffhanger est bien maîtrisé par ces scénaristes quoi, ça donne envie d’enchaîner, mais bon…  Je vous l’ai dit, j’ai autre chose à regarder cette nuit.

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Maximum Pleasure Guaranteed – S01E05 – Scamboy – 15/20

C’est quand même fou. Les saisons de 22 épisodes me semblent bien souvent moins trainer en longueur que les mini-saisons. Cet épisode est le parfait exemple de ce qui ne va pas : après un début sur les chapeaux de roue, le rythme ralentit d’un seul coup et on nous propose un tas de scènes calmes qui ne visent qu’à développer les personnages secondaires dans des scènes trop détachées de l’intrigue principale pour vraiment convaincre. J’aime toujours, mais quel dommage ce rythme haché !

Spoilers 

Le tueur est détourné juste à temps de Paula qui, elle, mène une enquête plus efficace que la police.

Right, cause no one gets killed in the daytime.

Il me reste un peu plus d’une heure avant le début de Secret Story (comment je vais publier la critique pendant les pubs !) et je meurs de chaud en pleine canicule. Il est donc temps de regarder un épisode de cette série que je procrastine depuis un peu trop longtemps. Elle ne pourra pas réchauffer l’atmosphère en tout cas.

Bref, l’épisode. Paula est sauvée in extremis par un coup de téléphone. Le tueur reçoit en effet un appel de menace de quelqu’un encore au-dessus de lui. Cela permet de savoir que ce tueur est bien lié au trafic que menait Trevor – il est censé vérifier que personne ne les grille ? Mouais. Il ne fait pas un super taf. C’est précisément pour ça qu’il est détourné de sa première intention : il voulait tuer Paula, mais il doit d’abord aller s’occuper d’une autre mission. On le voit donc corrompre un jury d’admission de grande école super simplement, parce que la femme du jury a eu la bonne idée de commettre un crime de manière pas bien discrète. Je n’ai pas accroché des masses, même si on sent bien que ça permet d’étendre un peu plus le mystère de la série.

Le lendemain, Paula s’occupe de sa fille comme elle peut, en regardant une vidéo sur son site de camboy qui s’appelle donc Maximum Pleasure Guaranteed – elle s’inscrit à un nouveau jeune mec qui paraît vraiment adolescent à ce stade mais qu’elle sait être pote avec Trevor – et en gérant la bataille judiciaire contre son mari. Elle apprend donc qu’elle a besoin de lettres de recommandation de la part de ses proches pour espérer avoir la garde.

Nous la suivons donc en train de faire le nécessaire pour convaincre plein de gens qu’elle est cool et qu’il faut lui écrire la meilleure lettre. C’est un peu long comme scène, mais soit, c’est nécessaire sur cette intrigue plus que secondaire qu’est la garde d’Hazel.

Il est plus intéressant de voir Paula enquêter sur le meurtre de Trevor. Elle parle donc avec Skylar, l’ado qui bossait avec lui aussi, histoire d’en savoir plus : elle arrive assez vite à ses fins. C’est simple : elle n’écoute pas ses collègues et obtient ainsi un RDV avec Skylar. Si on était en droit de s’attendre à la classique scène dans un cybercafé, comme elle, on se retrouve finalement dans un motel abandonné.

Heureusement, Paula est accompagnée de ses collègues qui sont plein de ressources et de shampoing sec. Il n’empêche que Paula rencontre vraiment Skylar. Le lieu de RDV ? C’est le bâtiment que Trevor voulait transformer en résidence pour les étudiants. En attendant, il y a des peep holes pour observer l’entretien entre Paula et Skylar.

La conversation commence plutôt bien avec un Skylar tout sympathique qui sonde Paula pour plus d’informations. En cours de route, toutefois, Paula observe qu’il lui ment encore : c’est lui qui a agressé Trevor dans la vidéo fake qui a lancé son chantage. Elle le reconnaît à de mini détails… qui prouvent à quel point la HD est terrible désormais. J’ai bien aimé ce travail d’enquête de la part de Paula.

C’est dommage que tout – y compris son honnêteté quand elle confronte Skylar – soit ruiné par l’arrivée de la pote de Trevor. Cette dernière débarque en entendant Paula accuser le petit-ami de Trevor – pas en ces termes évidemment – de son meurtre. J’aime le fait que ça fasse avancer d’un coup l’intrigue d’un pas de géant : Paula commence à comprendre dans quelle merde elle est en voyant précisément les visages des jeunes qui l’arnaquent.

Le truc, c’est que la fille montre son visage en sachant pertinemment qu’elle a l’avantage sur Paula : elle la menace avec un flingue. La scène prend donc une tournure bien plus dramatique. Ce qui est intéressant sur du plus long terme et pour avancer dans l’épisode, c’est que Paula découvre ainsi ce couple d’arnaqueurs et qu’elle sait qu’ils connaissent le tueur. La fille peut même appeler le tueur, toujours en trafiquant sa voix.

Les méthodes sont claires : voix trafiquée et chantage pour soutirer de l’argent ; Paula comprend à qui elle parle depuis quatre épisodes. Le plus étonnant, c’est que le chantage fonctionne : Skylar et sa pote reçoivent plein d’argent en échange de la promesse de livrer Paula au tueur.

Comprenant qu’elle est foutue quand ils s’énervent face à elle, Paula joue le tout pour le tout et parvient à s’échapper de manière hautement improbable. Grâce à un pistolet à clous un peu fou, elle obtient l’élément de surprise qui lui permet de s’échapper. Elle cloue au passage la main de Skylar qui n’a rien demandé dans l’affaire. Il semble vraiment être la victime manipulée à tous les niveaux ! En attendant, il n’en est pas moins coupable de tout un tas de crime et il semble prêt vraiment à laisser Paula se faire tuer, alors bien fait pour lui le clou ! Malheureusement, ça le précipite aussi vers sa mort.

Pendant que sa pote, Ashley, retourne à sa voiture pour lui venir en aide vis-à-vis du clou, le tueur arrive en effet sur place. Ashley a eu la bonne idée d’envoyer l’adresse du motel en échange de l’argent. Entre temps Paula s’est enfuie, malheureusement. Dennis, c’est le nom de notre tueur (putain, enfin je l’ai !) n’apprécie pas trop d’être baladé et est vraiment un tueur terrifiant.

Je veux dire, la mort de Sky est absolument horrible : il lui fout un pistolet à colle (je crois ?) dans la bouche et l’étouffe avec en s’assurant que la colle lui ressorte par le nez. C’est terrible et d’autant plus triste que juste avant ça, Skylar pensait avoir tué Dennis en tirant à travers la porte. Comment c’était évident que non ! Tirer à travers une porte ? Quelle idée de merde.

Dennis parvient à le surprendre par derrière et le tuer, le tout pendant qu’Ash est encore au téléphone avec lui. En plus, Dennis entend donc Ashley : il la confronte donc et lui promet de la tuer bien vite. Ash se barre, ignorant au passage que la collègue de Paula a laissé un écouteur dans sa voiture afin de pouvoir la traquer.

Pour le coup, j’ai trouvé l’épisode poussif et long sur certaines scènes, mais là au moins, les choses avancent vite et bien !

Karl est surpris de voir qu’il est convoqué par la police non pas pour parler de Mallory, mais pour parler de Paula. On lui a montré les photos de Trevor dans sa baignoire, mais il continue de défendre Paula sans l’ombre d’un doute. Il la défend d’une manière bien particulière, en descendant Trevor et en ne s’arrêtant pas de parler quitte à avouer quelques crimes passés.

Il n’est pas d’une grande aide pour la police. Heureusement, celle-ci avance dans son enquête sans lui : en remontant la trace de quelques paiements du compte de Trevor, ils trouvent l’adresse du motel où s’est rendue Paula et où Sky est mort.

Autrement, Mallory est déjà sur pied et elle reprend même le travail. Elle est dans l’abus le plus total : elle fait ça pour s’assurer que le dossier de la garde d’Hezel tombe sur le bon juge. Elle s’arrange pour soudoyer le gardien du tribunal avec une carte Magic afin de pouvoir mettre le dossier dans le casier qu’elle souhaite. C’est dingue, mais ça fonctionne. Elle peut se réjouir en compagnie de Karl quand il lui apprend le nom du juge qui s’occupera de leur cas. Et bien sûr, Karl n’a aucune idée des manipulations de Mallory…

Le cliffhanger ? Nous voyons la super collègue commencer son article sur l’affaire (pas de surprise de ce côté, à part que je m’attendais à ce que le titre de son article soit celui de la série) ; mais nous voyons aussi Paula faire de la merde. En effet, elle revend la chaîne qu’elle a arraché dans sa lutte contre Skylar et l’échanger contre un tas de monnaie et un flingue. Comme si cela ne suffisait pas, elle est aussi prise en photo par un mystérieux homme… L’intrigue se poursuit.

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Pourquoi un premier épisode de série ne peut pas tout faire

Salut les sériephiles,

Ça fait déjà une semaine que je vous ai partagé un projet un rien chronophage qui me tient à cœur depuis des années : Sauveurs de rêves. Au départ, je pensais écrire un roman. Assez vite, j’ai compris que j’étais surtout en train d’écrire une série. Si ça vous tente, l’épisode 1 s’intitule « L’Éveil » et est disponible sur Amazon (en cliquant ici) à moins d’un euro dès le 1er juin.

En tout cas, ce qui est fou, c’est qu’écrire a commencé à me faire réfléchir au contenu d’un pilot, aux séries que je regarde et à tout ce qui est à mettre en place dès le début. C’est colossal et vertigineux. Je ne sais pas si je dois m’en étonner. J’ai grandi avec des saisons de 22 épisodes (minimum !), des pilots qui prenaient le temps d’installer un univers et des personnages qu’on découvrait avant d’apprendre à les connaître semaine après semaine. Ce rapport aux séries, j’en ai déjà beaucoup parlé ici. J’ai souvent écrit sur ce qu’elles m’ont appris, sur ce qu’elles me donnent envie de voir, mais aussi sur ce qui me frustre de plus en plus dans les séries actuelles…

Seulement quand j’écris, mon cerveau ne pense pas seulement en chapitres. Il pense en scènes, en épisodes, en personnages qui auront peut-être trois répliques aujourd’hui, mais une vraie importance plus tard. Et écrire ce premier épisode m’a fait découvrir plein de choses en m’obligeant à me poser une question assez simple :

Comment on donne envie de rester dans un pilot ?

À la télévision, certaines séries ont parfois une réponse très directe. Elles commencent par du sexe, de la nudité, et hop, le tour est joué. D’accord, d’accord, ce n’est pas toujours gratuit. Euphoria, par exemple, utilise les corps et la sexualité pour raconter quelque chose sur ses personnages, sur leur malaise, sur leur manière de se montrer ou de se cacher. Ce qui m’agace, c’est quand cette stratégie devient une facilité, voire un passage obligé dès le début de la série. Récemment, c’était un peu le cas pour Maximum Pleasure Guaranteed, par exemple. Et encore, ça se justifie par l’idée de base de la série, mais les exemples ne manquent pas, et ne me lancez pas sur Heated Rivalry. Il y a dix ans déjà (gloups), je m’étais amusé à comparer les pilots des networks et ça ne manquait pas, à chaque fois, il y avait de la nudité ou du sexe avant les cinq premières minutes (j’ai des vestiges de cette période sur le blog avec la saison 1 de Roadies par exemple).

Cela dit, ce n’était pas le cas dans mes séries préférées, alors je n’avais pas spécialement envie de faire ça dans ce que j’allais écrire. À la place, j’ai plutôt pensé Orphan Black. Oh, il y a des fesses bien visibles dès le premier épisode, je sais, mais franchement, la première scène m’a appris à quel point un début pouvait être efficace. Une scène choc ne suffit pas à retenir un lecteur si elle ne pose aucune question. Il faut qu’elle ouvre quelque chose. C’est exactement ce qu’il se passe quand Sarah voit Beth, qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau, se suicider. Sans aller aussi loin, je voulais quelque chose d’un peu marquant pour ouvrir mon histoire. Dans Sauveurs de rêves, c’est le cauchemar récurrent de Chris qui a pris cette place : un toit parisien, une silhouette au sabre, une chute et cette impression qu’il revit sans cesse la même scène sans pouvoir y échapper.

Vraiment, à jamais la meilleure première scène.

Une fois cette ouverture trouvée, un autre problème est arrivé très vite toutefois :

Introduire tous les persos d’un coup

Quand j’ai assumé que Sauveurs de rêves fonctionnait comme une série, j’ai eu un réflexe assez logique. Un pilot doit présenter les personnages principaux. Il doit donner envie de les suivre. Il doit montrer qu’un groupe existe, même si le héros n’en comprend pas encore toutes les dynamiques… Seulement voilà, moi, je n’avais pas mon groupe, mais juste Chris.

Croyez-le ou non, mais là, j’ai repensé très fort à Shadowhunters. La série est (très) loin d’être parfaite, mais elle réussit quand même un truc assez fou dans son pilot : elle fait découvrir un univers entier à Clary sans donner l’impression que tout s’arrête toutes les deux minutes pour ouvrir Wikipédia. On comprend qu’il y a des règles, des clans, des tensions, des personnages déjà liés les uns aux autres. Et moi, devant mon épisode, je me suis retrouvé à me demander comment faire pareil à l’écrit – mais promis, personne ne chialera autant que Clary. Quoique ?

La réponse, évidemment, c’est que je ne pouvais pas vraiment faire pareil.

Chris découvre un univers dont il était totalement exclu jusque-là. Il ne connaît pas la Fondation. Il ne connaît pas ses règles. Il ne connaît pas les gens qui y travaillent. Et surtout, il est curieux, il doute, il pose des questions. Sa curiosité est un trait de caractère auquel je tenais, parce que combien de fois, je m’énerve face à des personnages qui n’agissent pas de manière cohérente faute de chercher à comprendre le monde dans lequel ils évoluent !

Il fallait lui laisser cette place-là, même si cela ralentissait forcément l’arrivée de certains personnages. J’aurais pu tricher. J’aurais pu faire comme si tout était évident, accélérer les explications, pousser Chris d’un décor à l’autre et cocher les cases du pilot de série une par une. Le résultat aurait peut-être été plus efficace, mais il aurait aussi été moins authentique. Je n’avais pas envie d’écrire un personnage qui accepte l’impossible en trois répliques juste parce que l’épisode doit avancer.

J’ai donc accepté une idée qui me paraît finalement très cohérente avec mon rapport aux séries :

La magie du double épisode.

C’est un format qui se faisait beaucoup à une époque et qui me manque un peu aujourd’hui. Bien sûr, vous me voyez venir avec mes gros sabots, mais le premier épisode de Buffy ne fait pas autre chose (j’en profite pour avoir une pensée pour Anthony Head, mort ce week-end…) : il y a tellement à faire et tellement de personnages que la série s’ouvre non pas avec un, mais deux épisodes.

C’est comme ça, certains univers ont besoin de deux épisodes pour s’installer. Sans dire que ma série sera aussi géniale que Buffy, le premier épisode de Sauveurs de rêves ne pouvait pas tout présenter, tout expliquer, tout développer. Il devait d’abord laisser Chris comprendre qu’il venait de mettre les pieds dans quelque chose qui le dépassait. C’est aussi pour cette raison que tous les personnages n’ont pas encore leur place. Certains sont déjà là, d’autres passent presque au second plan, et quelques-uns prendront davantage d’importance plus tard.

Finalement, pendant des années, j’ai regardé des pilots en me demandant pourquoi ils faisaient tel ou tel choix. Aujourd’hui, je découvre qu’ils essayaient surtout de résoudre vingt problèmes différents en même temps. Et certaines séries m’impressionnent encore plus.

Et en ce qui me concerne ? Si vous avez déjà lu le premier épisode (merci !), vous pourrez donc peut-être le relire autrement quand certains figurants de cet épisode auront pris toute leur importance par la suite. Certaines questions trouveront peut-être un début de réponse avec ce début. C’est aussi ça que j’aime dans les séries : cette impression qu’un épisode ne vit jamais complètement seul, qu’il dialogue déjà avec ceux qui viendront après et qu’en revoyant le début, on comprend mieux certaines choses.

Bon, le deuxième épisode ne sortira que dimanche prochain. Il permettra notamment de développer Élisabeth de manière plus conséquente, mais aussi d’ouvrir davantage la Fondation et de faire apparaître d’autres personnages… Cela dit, tout ça m’a au moins donné l’occasion d’une petite réflexion sur les séries, et sur les pilots. Il fallait bien que je vous en parle : l’opportunité est trop belle pour ne pas le faire !

Mon pilot est déjà dispo. Le double épisode, lui, n’est pas encore terminé… mais vous pouvez déjà le précommander si ça vous tente !