Il y a dix ans sur le blog… Septembre 2016 #2

Salut les sériphiles,

Vous avez bien lu, ce n’est pas une erreur : le blog existait déjà il y a dix ans… Et je me suis dit que ce serait intéressant d’aller faire un tour du côté des articles que j’avais écrit à l’époque afin de comparer avec aujourd’hui.

En septembre 2016, j’étais fou amoureux d’Aya Cash alors que je bingewatchais la saison 3 de You’re the worst. Rien que ça, ça me rend dingue : j’étais sûr que la série était plus récente que ça, mais non, je l’ai commencée avant de tenir le blog régulièrement apparemment ? Je me demande pourquoi elle n’a pas été plus suivie que ça cette série, parce que vraiment elle était hilarante au départ. Bon, cela dit, la saison 3, c’est celle qui a commencé à déconné… Je peux en dire autant d’Agents of SHIELD qui entamait son début de quatrième saison avec difficulté en septembre. Heureusement, elle s’est vite reprise par la suite.

Septembre 2016, c’est aussi, et ce n’est pas négligeable, le mois où The Good Place a commencé à débarquer en France sur Netflix. Le retour de Kristen Bell, je l’attendais impatiemment et j’étais loin de me douter que la série serait si chouette quand je l’ai lancée dans un métro parisien histoire de m’occuper pendant une panne de service. Si, si. Je crois qu’il n’y a que le premier épisode que j’ai vu comme ça car j’ai vite compris qu’il fallait la savourer à fond. Si ça me choque moins de me dire que ça fait dix ans déjà, ça reste étonnant tout de même. Certes, je n’ai pas revu d’épisode depuis des années, mais qu’est-ce que c’était bien et qu’est-ce que ça me laisse une impression de « C’est moderne, c’est récent ». Bon, ça ne l’est plus, en fait.

Malgré tout le bien que j’en pense aujourd’hui, la série n’a pas attiré assez de monde sur le blog pour être dans le top 5 des articles les plus lus en septembre 2016 ! Autant vous dire que la saison 3 de The last man on earth non plus…

Mais alors, qui donc étaient les séries à la mode il y a dix ans ?

Exactement comme dans le premier « Il y a dix ans… », l’article qui fut le plus consulté en septembre 2016 est le bilan du mois qui précède. Je me dis qu’il faudrait peut-être que je reprenne ce type d’articles, mais en même temps, c’est déjà ce qu’on fait avec les podcasts « Keskonavu » des 42 minutes (en début de mois, plus ou moins). Comme c’était l’été, j’avais clairement du temps libre et j’ai vu énormément de séries à l’époque (bien plus qu’en 2026 où ce mois d’août a tout de même était synonyme de pas mal de visionnages). C’était déjà mon mois de rattrapages, aussi, notamment avec la saison 5 d’AHS que je bingewatchais. On ne change pas une équipe qui… Est-ce que je gagne vraiment à tout enchaîner comme ça ? Pas sûr.

Attendez stop, comment ça, cette série a déjà dix ans ?! J’ai l’impression que le drama était plus récent que ça, parce que j’en retiens surtout les épisodes covid autour desquels je me suis arrêté, mais en fait, justement : c’était en fin de série, ça. Bref. Le premier épisode avait été un tire-larmes incroyables et je ne crois pas avoir croisé de séries aussi efficace dès son pilot depuis. La révélation prenait par surprise et lançait un gros drama familial que j’ai adoré du début à la presque fin. C’est bien beau de faire comme si la série n’était pas terminée en n’allant pas jusqu’à son terme, mais j’ai quand même envie de savoir le fin mot de la famille Pearson. Aurai-je le courage d’un jour terminer et dire adieu à ces personnages ? C’est ridicule, parce que c’est déjà un peu le cas : je n’ai pas vu d’épisodes depuis plusieurs années, quoi…

Voilà une autre série depuis terminée ! C’est marrant mon visionnage de celle-ci : j’ai bingewatchée cinq saisons d’un coup en étant totalement obsédé par ce qu’elles proposaient et puis ensuite, j’ai ramé comme jamais à terminer la série (il y a à peine un an ?). N’empêche qu’à l’époque nous en étions à la saison 6 et qu’apparemment, elle attirait du monde sur le blog. Depuis, la série a connu un regain de popularité assez fou sur Netflix, a vu naître un spin-off et… est retombée aux oubliettes avec l’échec improbable de son spin-off. Peut-être que c’était trop tôt, surtout que la série a tendance à lasser à tourner en boucle.

Au rang des séries que j’oublie de plus en plus, il y a évidemment Blindspot ! C’est dingue de me dire que je l’ai vue en entière et que tout ce que j’en retiens aujourd’hui, c’est que j’étais amoureux de Patterson et de Tasha (alors que pourtant, Tasha était souvent bête dans ses décisions… L’amour a ses raisons que la raison ignore). Je ne me sens pas du tout de la revoir un jour, mais c’était quand même un sacré morceau de mon quotidien : je me souviens que je regardais les épisodes dans le train ou parfois même au McDo quand je mangeais tout seul… Y a des souvenirs improbables comme ça qui sont liés à des séries. C’est l’avantage des séries sur les films : elles marquent bien plus sur le long terme. Est-ce que je la conseille aujourd’hui ? Je ne crois pas, mais déjà à l’époque, ce n’était pas exceptionnel. Après, ça se regarde tout seul.

On sent que septembre 2016 était le mois de la rentrée et des retours de séries. C’est fou parce que cette année, la majorité des séries semble vouloir ne revenir qu’en octobre. Les saisons se raccourcissent, leur dates de diffusion se décalent. Après, AHS est toujours revenue plutôt tôt. La saison 6 est une de mes préférées, en tout cas ; au moins pour sa première moitié parfaitement jouissive. Ensuite, Ryan Murphy en a fait n’importe quoi. Le truc, c’est que j’aurais peut-être l’occasion d’en reparler dans les articles ici, parce que je me dis qu’elle a dû attirer du clic aussi les mois suivants. C’est tout le problème des séries : ça marque sur le long terme, oui, mais c’est aussi diffusé sur le long terme alors forcément, je risque d’avoir à me répéter dans les articles « Il y a dix ans ». On verra bien !

En fin de mois, c’est de Connor d’HTGAWM que j’étais fou amoureux, cette photo suffit à me le rappeler, croyez-moi bien !

Voilà, c’est déjà la fin de cet article ! Avant de vous quitter, tout de même, il faut que je précise : si j’ai beaucoup parlé des comédies en début d’article, il y avait aussi pas mal de dramas dans mes visionnages. La fin du mois voyait notamment le retour des séries d’ABC, mais je suis sûr que j’aurais l’occasion d’en parler beaucoup plus dans d’autres articles, car elles finiront inévitablement par être dans le top des articles les plus lus. Sinon, on avait quand même un bon cru : c’était aussi l’année de l’éphémère Notorious que j’aimais beaucoup, mais la majorité des nouveautés vues ce mois-là et évoquées dans l’article sont restées pour quelques saisons tout de même – et encore, je passe sous silence Atlanta à laquelle je n’ai pas adhérée mais qui a été un sacré carton aussi !

D’autres auraient pu s’abstenir de revenir en revanche…

Et vous, vous regardiez quoi à la rentrée 2016 ?

Captures d’écran — Aya Cash dans la saison 3 de You’re the worst / Photo promotionnelle de The Good Place (1×01) / Capture d’écran de la saison 4 d’How to get away with murder / Logo du générique de la saison 2 de Quantico
Image à la une : Capture d’écran This is us (1×02)

Un dernier Top Persos TVtime pour la route (#21)

Salut les sériephiles, 

Fut un temps plus lointain que je ne l’aurais cru où j’écrivais régulièrement un Top Persos TVtime parmi mes articles quotidiens. Aujourd’hui, nous sommes le 15 juillet 2026 et l’application que j’utilisais quotidiennement depuis plus de dix ans a décidé de fermer ses portes. Il est donc temps pour moi de proposer un dernier classement – et même deux pour le prix d’un, parce que pourquoi pas ? Voyons ça comme un dernier hommage à une application qui valait vraiment le détour !

LE TOP DES QUATRE DERNIERS MOIS

Lire la suite de « Un dernier Top Persos TVtime pour la route (#21) » →

Comment Younger s’offre une deuxième jeunesse

Salut les sériephiles,

Je vous préviens tout de suite : je n’ai rien de particulier à vous dire aujourd’hui, mais comme j’ai repris goût ces deux derniers jours à l’écriture d’articles un peu blabla, je me suis dit que j’allais continuer. Trouver un sujet pour écrire 500 mots n’a jamais été aussi simple, en plus.

En effet, un coup d’œil aux articles les plus lus du blog depuis une semaine vous aura permis de constater que ce titre d’article est certes très facile, mais aussi tout à fait véridique ! Younger a débarqué dans le catalogue Netflix mi-décembre et depuis c’est une avalanche de contenu Younger qui perce petit à petit dans mon fil Insta. Quel plaisir que la série s’offre cette seconde jeunesse vraiment bienvenue, mais quelle galère : ça me donne tellement envie de la revoir ! En plus, je n’ai jamais écrit les critiques de la saison 1 parce que j’avais tout bingewatché en un aprèm et que, bon, c’était y a dix ans et c’était le tout, tout, tout début du blog… Pourquoi nous la ramener aujourd’hui ?

Je me rends compte en effet que la série ayant été diffusée à un rythme fou (une saison tous les six mois parfois ?), je ne l’ai jamais vraiment revue… et donc j’ai oublié plein de choses ! Quel bonheur se serait de pouvoir enchaîner tous les épisodes, surtout que les sept saisons ne font que douze épisodes à chaque fois…

Et que m’en reste-t-il de cette aventure folle ? Le traumatisme de la scène de la chèvre (si vous ne l’avez pas encore vue, je n’en dirais rien), un livre qui prend la poussière dans ma bibliothèque (Marriage Vacation) et de bons souvenirs. Je veux dire, Lisa & Kelsey me manquent énormément quand il est question de rire devant ma télévision. Lauren aussi. Même le triangle amoureux chiant avec Josh et Charles (OK, c’est la base de la série) me manque. Et Diana et ses bijoux improbables aussi. Bref, je suis tellement jaloux des gens qui vont la découvrir seulement aujourd’hui !

Cela dit, le simple fait d’être sur Netflix ne justifie pas tout son succès ces derniers jours, je suppose. L’algorithme la met en avant puisque la série est du créateur d’Emily in Paris, et ça doit aider énormément. Seulement, ce qui explique probablement son efficacité aussi aujourd’hui, c’est un autre détail, et pas des moindres : c’est que la série se concentre énormément aussi sur la lecture et les manuscrits (forcément).

Je me rends compte ainsi qu’elle était en avance sur son temps : imaginez si elle commençait en 2026 ? La romance est devenu un véritable phénomène littéraire – et la romantasy aussi. De mémoire, la série avait son propre Game of Thrones avec justement ce petit côté spicy en plus, qu’on retrouve tout à fait dans la romance. C’est qu’à l’époque Game of Thrones était hyper tendance… Aujourd’hui, on est plutôt sur du Heated Rivalry et de la romance bien comme il faut (eh, même La Femme de ménage, en vrai, faudra que j’en fasse un article un jour, tiens).

Je sais, je sais, quand je dis que Younger est en avance sur son temps, j’abuse un peu : Booktube existait et cartonnait à l’époque… mais ce carton n’a rien à voir avec ce qu’est TikTok aujourd’hui pour la littérature. Vraiment, je me dis que le nombre de romans qui pourraient surfer sur la tendance d’une série comme Younger et faire leur promo dans cette série maintenant que c’est redevenu hype de lire est phénoménal. Et je me dis aussi que c’est ce qui peut expliquer son succès sur Netflix aujourd’hui, indépendamment du fait que ce soit une série hyper drôle, pertinente et vraiment efficace dans tout ce qu’elle raconte.

De là à espérer un jour un revival de la série, comme c’est tant à la mode et comme Suits a pu l’avoir à sa manière ? Si je critique tout le temps les reboots et les revivals (à juste titre pour Suits LA, bien vite annulée), je dois dire que je ne serais pas contre. La série me manque pour sa fraîcheur – Emily in Paris, du même créateur, est un carton aussi, mais n’est pas si fun en comparaison alors je n’ai pas accroché. Et puis, les actrices doivent s’ennuyer, en plus. Enfin, peut-être pas : Hilary Duff est de retour avec un nouveau single bien trop cool et sortira son album le 20 février. Elle m’a déjà préparé mon meilleur cadeau d’anniversaire, c’est trop généreux.  

Bref, pour répondre à la question que je pose dans le titre de l’article, finalement, cette deuxième jeunesse, la série se l’offre en capitalisant sur tout ce qui a fait son succès à l’origine et qui est encore terriblement à la mode aujourd’hui. C’est féministe, c’est décomplexé, c’est fun, c’est réaliste (mais si), c’est cru et c’est terriblement efficace. J’ai tellement envie de la revoir (mais toujours en VO, parce que la VF n’a pas le même charme… le sexe et le cru sonnent mieux en anglais, je pense)… Et c’est dispo sur Netflix, alors n’hésitez pas.

Mes critiques de presque tous les épisodes de la série sont toujours en ligne :

Et la série m’a inspiré tant d’articles, parmi lesquels (c’est dans le désordre et non-exhaustif) :

Aaaah. Cela me donne envie de revoir toute la série ET de reprendre les articles quotidiens. Une catastrophe, cette seconde jeunesse !

Suits LA – S01E02 – Old Man Hanrahan – 16/20

Tous les ingrédients semblent réunis pour que cette série fonctionne. Malgré un petit goût de réchauffé et déjà consommé, la nouvelle sauce qu’ajoute Los Angeles à ce spin-off prend plutôt bien et apporte une touche d’originalité sympathique. Plutôt que d’être coincés avec des deals auxquels on ne comprend pas grand-chose, on a en effet des histoires d’Hollywood ou de meurtres. Et ça, ça me connaît un peu plus. Bref, c’est vraiment accrocheur.

Spoilers 

Ted demande à Erica de sécuriser une de leur nouvelle cliente, importante pour leur image.

Way to suck the fun out of the morning. You’re here to tell me I have a tumor?

Y aura-t-il un générique ? Pas sûr, mais on retrouve la même petite musique d’ambiance pour le résumé de l’épisode précédent que dans la série-mère. Je n’arrive pas à m’y faire : les deux séries sont vraiment sur les mêmes codes. Cela ne peut que fonctionner, pas vrai ? En vrai, oui. Ils ont repris Greenback Boogie en générique, sérieux ! Il faut que je vous avoue que je suis un peu nostalgique de la série d’origine quand j’entends ce générique et un peu déçu, aussi, parce que ce nouveau générique où l’on voit les personnages a un vrai petit feeling début des années 2000… et j’adore, tout simplement !

Ted confie dès le début d’épisode le cas de Dylan à Erica. Je me doutais bien qu’elle serait importante pour la série. Après tout, c’est la première cliente qu’on a pu apercevoir. Le problème, c’est qu’Erica ne connaît pas grand-chose de Dylan et de sa carrière d’actrice. Elle a donc besoin d’aide pour mieux la cerner et fait appel pour cela à Leah (et pas Lia comme je l’entendais apparemment ?). Elle est là pour l’humour, ça se sent, et j’attends de voir ce que ça va donner après quelques épisodes, tout de même. Pour l’instant, j’ai l’impression que c’est un peu forcé (la scène où elle mange le paquet trouvé par terre, la scène où elle fait le feu avec sa main… je ne sais pas trop).

J’aime beaucoup l’actrice choisie pour interpréter Dylan – j’espère l’entendre chanter même – et on se retrouve avec une nouvelle scène où elle appelle Rick pour comprendre cet étrange changement d’avocat : elle a signé avec lui et Ted, elle se retrouve avec Erica et ne comprend pas les dramas. Son problème ? Qu’il est grave ! Elle a signé pour un petit film indépendant, mais ça l’empêche de faire un gros film de la WB. Gênant.

En parallèle, Stuart commence ses premiers jours en tant que partenaire de Samantha. Le couple a du mal à trouver son équilibre, clairement, et ça se fait un peu en dépit de Rick. Il ne peut pas avoir la promotion qu’il espérait : Samantha bloque, parce que c’est aussi sa firme et qu’elle a déjà fait une faveur à Stuart en dégageant Ted de leur fusion.

Bien sûr, Rick est énervé, surtout que la solution que Stuart lui apporte consiste à voler un client à Ted. C’est con : il vient de le quitter en lui reprochant de ne plus se respecter et de ne plus avoir les bonnes méthodes et le voilà qui se retrouve à avoir des méthodes de merde. Il lance donc une vraie compétition avec Erica qui est en plus un peu en mauvaise posture avec Leah qui a fait de la merde avant : Erica cède donc la possibilité de bosser sur le cas de Dylan à Rick, qui a besoin d’un gros client, et accepte son challenge.

Ils sont ainsi en compétition pour garder Dylan. Rick gère plutôt bien le cas de Dylan, j’imagine que les scénaristes savent faire. Le problème, c’est que le producteur du film indépendant aussi sait ce qu’il fait : il bloque donc l’actrice en lui offrant 35 scènes supplémentaires, rien que ça. Ce n’est pas un souci pour Erica qui veut vraiment la garder et s’arrange pour qu’elle fasse de la promotion pour WB en même temps que le shooting du film indépendant, parce que son contrat ne lui interdit pas de le faire. C’est con.

Les choses se présentent bien pour Erica, qui récupère donc Dylan. Cette dernière est toutefois une vraie perle et tient à dire à Nick qu’elle ne travaillera pas avec lui. Il accepte, mais en profite pour lui parler d’une de ses idées vis-à-vis du film indépendant. Superbe. Il récupère donc Dylan, puis passe voir Erica – avec une scène qui permet de comprendre qu’ils ont possiblement eu une relation par le passé.

En attendant, c’est problématique pour Erica : elle a accepté un challenge dont elle n’avait pas besoin et l’a perdu – perdant au passage Dylan, qui est une cliente importante pour l’image de la firme de Ted déjà bien à genou avec tout ce qu’il s’est passé. Ted lui fait la morale, mais le but est surtout de comprendre qu’ils ne doivent pas sous-estimer Rick à nouveau. Au passage, Erica comprend surtout qu’elle aurait mieux fait d’écouter Leah : elle avait eu la même idée que Rick en lisant le script, ce qu’Erica n’a pas fait. Les connaissances de Leah auraient pu permettre de garder Dylan comme cliente.

Par conséquent, les deux femmes font un deal que j’aime bien : Leah, qui est fan de films et séries, apprendra à Erica comment reconnaître les bons et mauvais scripts tandis qu’Erica lui apprendra à être avocate, même si ce n’était pas vraiment son rêve. Leah n’a pas eu le choix de faire ce qu’elle voulait : elle aurait préféré être scénariste, mais ses parents ne lui ont pas laissé la possibilité, parce qu’elle était de la première génération d’immigrés. C’est un peu simple et cliché, mais c’est efficace pour qu’on l’apprécie, malgré ses airs naïfs.

L’épisode réintroduit Maggie Grace et elle a vraiment un rôle qui m’intrigue pour le moment – elle s’appelle Amanda. Elle est heureuse d’avoir tout un étage du bâtiment pour elle après la trahison de Stuart, mais elle aime bien venir faire ses cafés à l’échelle où travail Ted. Cela sent bon la drague continuelle dans les différents épisodes. Bizarrement, Ted fait rapidement d’elle sa confidente quand il a des problèmes. Et je ne vois pas trop pourquoi.

Bien sûr, la série semble proposer un fil rouge avec la première grosse intrigue avec le procès que prend Ted en charge. Son client, Lester, est accusé de meurtre parce qu’il était sur les lieux du crime et avait du sang partout sur lui. J’aime beaucoup l’acteur, mais clairement le personnage ne semble pas dire la vérité quand il raconte ce qu’il s’est passé. Pourtant, Ted le croit, ce qui pose problème parce que même ses collègues sur le cas ne le croient pas.

Ted décide quand même de protéger Lester coûte que coûte, même quand il se retrouve face à une rapace pour le descendre, et ça se voit, au point où ça pose problème car il remet en question son instinct et ses convictions – ce dont il parle avec Amanda.

Dans tout ça, Ted se retrouve à devoir proposer dix ans de prison à son client, parce que c’est tout ce qu’il peut réussir à faire, surtout quand il y a des preuves qui s’accumulent du côté du mobile : Lester a volé de l’argent à Simon, celui qu’il est soupçonné d’avoir tué. C’est… gênant, au mieux, surtout qu’il ne l’a jamais dit avant. La scène suivante permet juste de caser le nom d’Harvey, un joueur de baseball ami de Ted, mais pas de Kevin. Soit.

En fin d’épisode, on découvre que de toute façon, tout ça n’était pas le mobile choisi par la rapace, qui se voit doter d’un nom au passage, Elizabeth. Non, Elizabeth a trouvé un mobile bien plus juteux et convaincant : Simon couchait avec la femme de Lester.

Allons bon. On pourrait finir l’épisode là-dessus, mais le cliffhanger voit finalement Amanda et Elizabeth se retrouver nez à nez. Et elles ont un passé un peu lourd – peut-être un couple ? Elles sont ennemies aujourd’hui, en tout cas, et Amanda promet de s’occuper du cas de Lester si jamais Ted le lui demande. Il assiste à l’échange, bien sûr, donc on en saura plus la semaine prochaine, je suppose.

La série nous propose un énième retour en 2010, bien sûr : on y suit Ted se rendre à un rencard avec Samantha, à un one-man show improvisé avec les pieds. Pas dingue du tout. Il était un super enquêteur et tout et tout, mais quelle flemme ces flashbacks. En plus, j’ai du mal à cerner le job qu’il était censé avoir : un avocat n’intervient pas comme il le fait dans les arrestations ; un enquêteur ne se pointe pas en costard comme il le fait en interrogatoire… Étrange. En tout cas, il avait déjà son acolyte qu’il a mis sur le coup de Lester et dont je n’ai toujours pas réussi à choper le nom après un épisode et demi (Kevin, il fallait juste attendre les ¾ de l’épisode).

Apparemment, tout ce que faisait Ted dans le passé, c’est s’arranger pour mettre des gens derrière les barreaux, et ça ne plaisait pas à Samantha de le voir utiliser des gens – surtout quand c’était elle qui était utilisée. Ne vous inquiétez pas, ça ne l’empêche d’avoir des répliques incroyables à la Suits (ce « You can kiss my perfect ass » est si ridicule qu’il en devient drôle !) et de rester en couple avec Ted.

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