Suits – S08E11

Épisode 11 – Rocky 8 – 16/20
C’est fou cette série : cela fait un an que je n’ai plus vu d’épisode mais je ne suis absolument pas perdu devant cette reprise. C’est même pire que ça, je suis tellement comme un poisson dans l’eau face à cet épisode que j’ai passé quelques minutes à être persuadé d’avoir déjà vu l’épisode. Et pourtant non. C’est prévisible comme tout, on sait à quoi s’attendre avec Suits… mais c’est peut-être ça qui en fait sa force et son succès après tout.

> Saison 8


Spoilers

811 Suits

In other words, we’re being managed by a crazy person.

Résumons : le type est en panne de séries depuis un mois, il n’a pas internet et paf, il a soudainement envie de voir des tas de séries sans rien avoir à se mettre sous la dent ? On a connu plus malin que ce bloggeur du dimanche, franchement. Bon, après, on va faire avec : il s’est remis à Suits, difficile de lui en vouloir !

Voir aussi : Pourquoi suis-je si lent à finir Suits ?
(notons que finalement, je n’ai vu qu’un seul épisode)

Bon, par contre, il faut que je m’y remette. J’ai déjà le générique en tête avant même de m’y remettre (ce générique est parfait), mais l’histoire est super loin, avec un vague souvenir de Louis dont c’était l’heure de gloire. Et après, on s’étonne que je n’ai pas continué plus vite. L’avantage avec cette série, c’est qu’on se replonge vite dans l’ambiance des trahisons permanentes – au point que je me suis même demandé si je n’avais pas déjà vu l’épisode. C’est un sentiment qui a perduré un bon moment, mais après vérification, non, non, j’étais bien mi-saison 8. Une petite discussion entre Donna et Harvey me remet tout de suite dedans : Louis vient d’être promu et hop, pas besoin d’en savoir beaucoup plus pour savoir qu’il va être infernal. Et ça ne manque évidemment pas. Il se ramène au boulot de très bonne humeur, n’hésitant pas à danser dans les couloirs de son entreprise.

Gretchen le remet vite fait à sa place, mais c’est plus pour la déconne qu’autre chose, surtout qu’il lui assure que rien ne changera pour autant… Malheureusement, c’est plus facile à dire qu’à faire et il fait un peu de la merde dès le départ. Donna le reprend aussitôt quand elle se rend compte qu’il continue de faire son travail d’avocat au lieu de faire son travail d’associé-gérant.

Elle lui reproche surtout de mal faire son nouveau travail, et le pire, c’est qu’elle a raison. L’avantage, c’est que ça force Louis à s’en remettre bien vite à Alex. Il n’est toutefois pas ravi de la décision que celui-ci prend sur le dossier d’un de ses plus vieux clients. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’il reprenne son cas lui-même, même si ce n’est plus exactement son job.

Donna, elle, s’occupe aussi de Thomas Kessler, en décidant d’être Donna, tout simplement. Elle lui trouve des candidats pour un poste vacant, avec toujours autant de brio et un peu de flirt, mais ça finit par la déranger quand Thomas se met à lui parler de Louis. Elle comprend en effet que Louis a repris l’affaire aux mains d’Alex, et ça ne lui plaît tellement pas qu’elle finit par le confronter, oubliant au passage qu’elle parle à son boss.

J’adore Donna, mais sur ce coup-là, elle mériterait un peu d’être virée quand même. Ah lala, cette série me manquait. Ils passent tout leur temps à s’engueuler et elle fait un peu mal à la tête à force de les entendre crier, mais j’adore, tout simplement.

De son côté, Harvey en est toujours à se battre contre Malik. Il se rend donc dans un ring de boxe pour se vendre comme meilleur avocat capable de défendre son client. Je me souviens que j’avais totalement décroché de cette intrigue la dernière fois que j’avais regardé la série, et ça n’a toujours pas changé à vrai dire. Je n’en ai rien à faire, quoi.

Il est question de boxe, d’un combat possiblement truqué et d’un pari qui est juste en-dessous la limite légale des paris américains. C’est un peu ridicule, comme c’est en-dessous, et en plus, ça mène malgré tout à une défaire d’Harvey face à son ennemi. Robert et lui sont donc forcés de prévenir Louis de ce qu’il se passe, et Harvey n’est pas ravi de devoir le faire. Par chance, Louis se contente avec lui de quelques sous-entendus graveleux qu’il ne capte même pas au lieu de s’inquiéter vraiment de ce qu’il se passe.

Gretchen le lui reproche le lendemain matin quand elle lui fait remarquer que la rivalité entre Harvey et Malik n’est pas bonne pour leurs affaires, puisqu’elle se retrouve dans les journaux. Oups. Bon, tout ça, c’est ce qui finit par mener à Donna parlant à Louis comme de la merde. Et ça fait son petit effet : alors que Robert et Harvey en sont à se disputer le cas de Malik, voilà Louis qui débarque dans le bureau d’Harvey pour expliquer qu’il reprend le cas.

Moui. C’est trop rapide et ça ne correspond pas tout à fait à Harvey : ils sont ainsi partis pour une nuit à réfléchir au problème, et c’est très efficace. Ainsi, Louis réussit à trouver la solution qu’il leur manquait. Il est tellement heureux de lui-même qu’il prend même le temps d’un petit-déjeuner avec Alex, et là encore, il fait bien de le faire : Alex a trouvé la faille du dossier de Thomas, et ça les aide bien.

Pendant ce temps, Samantha est un peu frustrée de voir qu’elle n’est pas le seul nom supplémentaire dans le nom de la boîte, mais bon, ça change tellement tout le temps de toute manière, pas de quoi s’inquiéter, elle remontera vite dans l’estime des gens. Ou pas : elle a fait perdre beaucoup d’argent à une de ses clientes qui lui reproche d’avoir donné une preuve contre elle à Alex. Oups.

Elle ne met pas longtemps à comprendre que la coupable de ce vol est en fait Katrina. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’elle la menace, d’ailleurs. Ah lala, les grandes conversations de Suits, ça me manquait. Katrina se sent immédiatement forcée de faire ce que Samantha lui demande, n’en déplaise à Donna. Celle-ci n’est pas ravie de voir sa pouline préférée se mettre en danger pour faire le petit boulot demandé par Samantha. Elle la remet donc à sa place en lui conseillant de se battre davantage, comme les gens qu’elle admire.

C’est finalement ce qu’elle fait, et c’est plutôt efficace : elle trouve un début de solution pour Samantha et elle s’assure qu’elle comprenne bien qu’elles ne sont pas ennemies. Une fois que c’est fait, elle retourne aussi se confronter avec Alex, parce qu’il a mal fait son job en laissant Samantha comprendre qu’elle était responsable d’une faute.

C’est top de voir Katrina monter en grade et c’est cool aussi parce que ça permet ensuite d’avoir une géniale scène où Samantha, Donna, Katrina et possiblement Gretchen décident d’aller boire un verre ensemble après le boulot. Bon, je ne sais pas où est passée la journée, mais c’est chouette de les imaginer ensemble.

Autrement, on notera que Malik menace une fois de plus Harvey une fois mis face à la défaite (quelle idée de s’attaquer à Jessica à travers Harvey en même temps) et que Donna se fait draguer par Thomas. Sans surprise. Moi aussi je la draguerais à sa place. Oh, et Robert et Harvey deviennent encore plus potes qu’avant, aussi, forts de leur victoire commune.

Pourquoi suis-je si lent à finir Suits ?

Salut les sériephiles,

Vous ne vous passerez pas de moi comme ça, même sans Internet à disposition, j’ai un orgueil trop grand pour ne pas trouver du temps pour au moins écrire un article, déjà, et ensuite pour le publier. On peut bien se passer de quelques gifs, et hop, je réussis mon défi personnel de mettre en ligne un article de 500 mots minimum par jour. Haut la main, même. Après, sans Internet, reste à trouver le sujet.

J’étais parti sur une performance de la semaine, qui aurait été à Sarah Rafferty sans trop d’hésitation. Le truc, c’est que je suis à peu près sûr d’avoir déjà eu l’idée d’écrire un article sur elle d’une part et d’autre part que sans internet, c’est un peu galère de souligner où je l’ai déjà vue ailleurs et de trouver une info en plus. En tout cas, je l’ai vue dans Grey’s Anatomy, c’est sûr.

Quoiqu’il en soi, vous aurez vu au titre que ce n’est pas le sujet de l’article, même si on s’en approche progressivement. C’est que je sais faire mes introductions, que croyez-vous. Donc, qu’est-ce qui fait que j’aime tant Suits alors… mais que je mets si longtemps à voir la série ?

Tout d’abord, c’est une addiction. Cette série est vraiment cool, mais elle me pose un souci : j’ai énormément de mal à ne voir qu’un épisode. Si en diffusion hebdomadaire, ça allait à peu près, il faut bien reconnaître que c’est là que j’ai senti une certaine lenteur à l’échelle de la saison : j’avais toujours envie d’enchaîner sur l’épisode suivant à la fin de l’un, mais rarement l’envie de m’y remettre tant ça n’avançait pas.

Et c’est là que ça blesse pour cette série : j’ai pris l’habitude d’enchaîner les épisodes, à voir cinq saisons en à peine plus d’un mois. Depuis, c’est plus compliqué, surtout que la formule ne change jamais d’un épisode à l’autre et que, franchement, c’est super prévisible. Soyons honnêtes : ma reprise à la mi-saison 8 s’est faite sans le moindre mal avant-hier… mais avec tout de même un gros doute.

En effet, pendant tout l’épisode 11, j’ai eu l’impression, sur certaines scènes (notamment l’intrigue Donna/Thomas) d’avoir déjà vu l’ensemble de cette saison 8. Pourtant, après vérification (difficile sans internet !), ce sont bien les épisodes du début de saison que j’ai pu voir à l’été 2020. C’est juste répétitif apparemment. Toujours deux à trois intrigues avec des faux rebondissements que les héros n’ont aucun mal à régler à coup de grandes discussions.

Ce sont justement ces grandes discussions qui font tout l’intérêt de la série. Les grandes répliques cinglantes, les conversations parfaitement maîtrisées, les arguments à la mords-moi-le-nœud en utilisant d’obscures lois et des petites pirouettes artistiques, le tout saupoudré d’une bonne dose de goddamn juron ? C’est ce qui fait tout le sel de la série !

Et si ça me manque à chaque fois entre deux épisodes, il faut bien reconnaître aussi que c’est ce qui me donne tant de mal à m’y remettre : je sais pertinemment que j’ai envie d’enchaîner les épisodes, et donc qu’il me faut un sacré temps devant moi pour m’y remettre. Là, je profite de ces quatre jours sans internet pour tenter de me finir la mi-saison 8.

Il me restera la saison 9, à alterner avec Pearson… Ce qui fait que ça me posera à nouveau problème, probablement. L’overdose arrive vite quand tout est prévisible et que ça n’avance pas tellement ; la simple dose n’est plus suffisante. Pour moi, la série survit très bien au départ de Rachel et Mike, la qualité est toujours là… c’est juste qu’il n’y a pas tant de renouvellement que ça dans la formule et que c’est peut-être trop long.

Et en même temps, j’ai l’angoisse de terminer définitivement la série : je sais qu’elle me manquera. C’est réconfortant de savoir que j’ai encore des épisodes inédits à voir un jour ou l’autre… même si j’ai aussi peur d’être un jour spoilé sur la fin (je crois que je le suis déjà sur un point d’ailleurs, m’enfin, le plus prévisible).

Bref, j’ai repris Suits, et comme à chaque fois, j’ai trop envie d’en parler sans avoir grand-chose de plus à en dire. Pas étonnant que la série soit dans mon Challenge Séries chaque année, en tout cas. La finirai-je d’ici septembre ? Rien n’est moins sûr.

Suits – S08E10

Épisode 10 – Managing Partner – 19/20
Voilà un excellent épisode de la série qui prouve que malgré ses huit saisons, elle en a encore dans les tripes pour proposer de bons rebondissements inattendus. La demi-saison se termine ainsi sur un combat attendu depuis un moment et sur de nouvelles solutions pour changer l’équilibre interne de la firme… comme à chaque fois, donc, ce qui en fait justement une bonne mi-saison. En fait, la série me manquait, voilà, c’est dit !

Saison 8


Spoilers

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I just wanna to be a father.

Sam et Alex apprennent dès le début d’épisode la confrontation qui les attend. Le combat doit être légal et clean, mais ce sont les seules règles imposées par Louis, Robert et Harvey qui sont autrement prêts à voir se dérouler le combat du siècle. Après cette première scène qui nous met en lumière l’épisode et les attentes que nous devons avoir face à lui, Harvey prend tout de même le temps de passer voir Alex, qui fait ses propres photocopies ?, pour s’excuser et s’assurer qu’il soit bien d’accord avec ce qui est en train de se passer. Si c’est le cas, Alex lui demande de l’aide en retour.

De son côté, Sam demande de l’aide à Robert aussi, voulant un report d’une semaine du procès… mais Robert refuse, lui. Malheureusement, l’épisode prend alors le parti de s’échapper dans un flashback qui n’est vraiment pas utile. Douze ans plus tôt, on découvre que Sam a été approchée par un homme du FBI qui lui a fait du chantage. Décidément.

L’épisode passe beaucoup de temps dans le passé de Sam, à essayer de comprendre comment elle est arrivée dans la position délicate qu’elle s’est construite dans la série. En aidant son employeur à se protéger du FBI est la réponse… mais c’est aussi là qu’elle a commencé à travailler avec Robert. On apprend enfin plus d’éléments sur leur relation : ils ont tous les deux fait tomber leur ancien employeur en étudiant les comptes de la firme afin de comprendre ce qui n’allaient pas dans les comptabilités de celle-ci.

Ce n’était pourtant pas si simple : Sam ne trouve rien dans sa partie du travail… et comprend donc que Robert la manipule. Il y a 100 000$ de blanchis grâce à l’aide de Robert qui a peur de la voir le dénoncer au FBI. Il lui parle alors de Rachel pour l’attendrir. Et une fois de plus, je tiens à souligner que même si j’adorais Rachel et Mike, la série s’en tire vraiment superbement bien avec les départs des deux acteurs. Ils ne me manquent pas tant que ça, l’équilibre retrouvé est plutôt bon.

Pour sortir d’affaire Robert, elle lui offre sur un plateau d’or son nom sur le mur. Ils ont de quoi faire tomber les gros noms de la firme, et ils les remplacent par ceux de Zane, Rand et Kaldor. Grâce à Sam. Elle était trop jeune pour avoir son nom sur le mur, mais elle comptait bien y arriver un jour, d’où la promesse de Zane à son égard.

Dans le présent, Donna s’arrange pour passer voir Harvey et s’assurer de maintenir l’équilibre fragile de la firme qui est loin d’être aussi stable qu’ils ne semblent l’espérer. Donna sait très bien que l’affaire Alex/Sam peut tous les détruire et les traîner dans la boue, et elle veut aussi s’assurer qu’Harvey soit capable de reconnaître la victoire de Sam, si c’est ce à quoi il faut en arriver.

Elle est persuadée que Sam va gagner. Pourtant, ça n’en prend pas le chemin : Sam voulait que Robert décale le procès d’une semaine, Alex s’est arrangé pour qu’Harvey le décale au lendemain. Le but est évidemment de la déstabiliser et de ne pas lui laisser le temps de préparer son attaque, surtout qu’elle sait qu’elle peut gagner, mais avec du temps.

Même sans temps supplémentaire, elle fait bien son travail en trahissant l’accord passé en début d’épisode : tout doit être légal, ils ne doivent pas utiliser les informations confidentielles de la firme… mais elle le fait tout de même, une fois de plus en jouant d’un détail technique, avec le divorce de Gabin, le client d’Alex, faisant tomber dans le domaine public des informations confidentielles. Après, ça fait mal à Alex, mais il sait se défendre aussi.

Tout ça mène Sam à demander à Robert de faire disparaître un carton de preuves pour elle, afin de lui simplifier son travail et de lui dégager le terrain pour aller faire chanter Gavin exactement comme elle faisait chanter des clients pour lui.

Celui-ci riposte en donnant à Alex des affaires où Samantha a manqué d’éthique quand elle bossait pour lui… La seule solution que trouve Alex pour parer ça et de faire en sorte de gagner son procès en utilisant Katrina pour qu’elle récupère un dossier, grosso modo en se faisant passer pour Sam. C’est violent, parce que Katrina a promis à Louis de ne pas se mêler de l’affaire pour éviter que trop de gens soient impliqués.

Donna ne le voit pas comme ça : trop de gens sont déjà impliqués. Elle conseille à Katrina de faire ce qu’Harvey lui demande, ce qui permet à Alex de confronter Sam dès le lendemain matin avec un accord à l’amiable qu’elle n’a plus qu’à signer, si elle tient encore à sa carrière en tout cas. C’est beau, parce que pour le faire, il s’est servi dans le carton que Sam a fait disparaître grâce à Robert.

Sam comprend donc que le carton n’a jamais disparu et accuse Robert d’avoir trahi sa promesse. Elle lui demande en toute logique de trahir plutôt ce qu’il a promis à Harvey : elle veut son nom sur le mur dès le lendemain… Et cette fois, Robert ne peut le refuser, étant donné leur passif. Ah. C’est légèrement problématique pour Alex, ça, mais aussi pour l’équilibre de la firme qui est bon pour repartir sur une bonne petite guerre interne.

De son côté, Louis reçoit un appel de Sheila qui lui explique que la femme du doyen de l’université ayant un cancer du sein, il a décidé de la laisser diriger la fac par interim. Eh bah, sacrée promotion. Par contre, quand il comprend qu’il s’agit d’un poste qui peut devenir permanent, ça lui pose problème, parce que ça revient sur leur arrangement concernant la grossesse à venir de Sheila. En effet, ils avaient déjà partagé le travail et les périodes pendant lesquelles s’occuper du bébé… avant même la conception du bébé, dis donc !

Louis finit par se retrouver à parler de tout ça à Katrina, pour une sombre histoire de bouquet qu’il lui refile, et elle lui prodigue les meilleurs conseils, en lui faisant remarquer que c’est peut-être à lui de prendre un peu de recul avec son travail. Heureusement qu’elle est là pour lui dire ça, parce que c’est effectivement ce qu’il va devoir le faire : Sheila est enceinte, pour de bon, cette fois !

Du coup, quand Donna vient voir Louis pour lui expliquer que c’est la guerre maintenant que Robert va annoncer choisir Sam, il lui annonce aussitôt qu’il compte se retirer pour laisser une place à la fois à Sam et à Alex. Ce n’est pas si simple : Donna préfère au contraire qu’il devienne leader de la firme, lui assurant que son bébé n’arrivera que dans neuf mois. Aaah !

Je ne suis pas du tout d’accord avec Donna qui nous gâche un très joli développement de plusieurs années pour Louis, mais bon, je lui reconnais une certaine classe dans la manière dont elle prend les devants : elle décide de voter pour que Louis devienne le Senior Partner à la place de Robert. Louis vote ensuite pour lui-même… Ce qui force Robert et Harvey à voter aussi pour Louis, pour afficher un front uni.

Voilà donc où on en est : Louis prend les devants et force Harvey et Robert à faire face à leur merde. Il les oblige à faire en sorte qu’Alex et Sam acceptent d’être promus en même temps, même s’ils ne le voulaient pas. Et c’est effectivement ce qu’ils font, avec même Sam qui accepte de laisser Alex choisir quel nom de famille ira en premier sur le mur.

Cette mi-saison a donc la bonne idée de se terminer sur une belle conclusion qui voit Donna tout en haut de l’échelle, même si ce n’est pas officiel. Harvey le comprend bien, Louis le sait et est au pouvoir et tout est bien qui finit très bien. Vraiment, c’est propre comme fonctionnement cette demi-saison, j’en suis très content.

10-2
Evidemment qu’on termine une fois de plus sur ces deux-là !

Saison 8

Suits – S08E09

Épisode 9 – Motion to Delay – 17/20
On reste sur le schéma de trois intrigues dont une qui ne me plaît que moyennement, mais l’avantage, c’est qu’il y en a deux qui sont particulièrement liées entre elles pour mener à la mi-saison qui s’approche déjà, ce qui fait que l’épisode paraît meilleur quand on en arrive à la fin. Zut, j’arrive à la fin des épisodes dispos sur Netflix, du coup. Vivement que le reste sorte ! En attendant, l’épisode ramène des personnages que je n’avais pas encore revu ce soir et j’en suis très heureux, évidemment !

Saison 8


Spoilers

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My job may be to push you back, but it’s also to have your back.

Le début d’épisode nous offre une nouvelle affaire problématique pour la firme : Alex est contacté par un client, Gavin, qui a besoin de son aide pour faire face à une société, Dexhart, défendue par… Sam. Evidemment. C’est gênant et ça nous mène à une nouvelle confrontation entre les deux. Ben oui, le fil rouge reste leur compétition, même si ce n’est pas si accentué que ça cette saison. Pourtant, il y a bien toujours ça entre eux… D’ailleurs, ils ont chacun perdu un client dans l’épisode précédent.

Dans cet épisode, Sam veut que Alex lâche son client et s’en plaint à Robert, mais il a autre chose à faire lui. Ainsi, Sam et Alex ese retrouvent à être obligés de trouver un moyen de faire en sorte que les deux clients fassent la paix. Et ça, c’est chouette. J’aime l’idée de voir Alex et Sam réussir à mettre leurs différents de côté. Ce n’est pas si facile, franchement.

Les clients se détestent, les avocats se détestent, la tension monte bien vite. Le problème, c’est donc que ces cas entrent en conflit. Il y a une confrontation au sein de l’entreprise au pire des moments, parce qu’une fois de plus, la firme est sous attaque de Thomas Bratton. En effet, Robert lui fait face alors qu’il veut se venger et s’arrange pour avoir de quoi couler la firme. À un épisode de la mi-saison, il ne faut pas prendre l’affaire à la légère, mais c’est pourtant ce qu’il semble faire. Il emmène toute la firme au combat : Louis essaie de contacter un homme, Eli, pour lui proposer de faux documents les couvrant alors que Donna sent que quelque chose cloche.

Elle contacte donc la fille d’un certain Gallo, mort, pour s’arranger qu’elle témoigne en leur faveur. En effet, quelqu’un essaie de faire en sorte que tout le monde pense que la firme la fait chanter. Pour en revenir à Alex et Samantha, le problème s’envenime rapidement, avec Samantha espérant que Louis puisse lui rendre la faveur qu’il lui doit en faisant en sorte qu’Alex lâche son client. Louis accepte de le faire, en s’arrangeant pour que Zane accepte pour qu’Alex soit promu à la place de celle-ci. Tout ça mène à encore plus de conflits internes pour pas grand-chose, alors qu’un procès de Tommy leur tombe sur le nez.

Finalement, toute cette guerre entre Robert et Tommy tombe à l’eau lorsque Louis apprend que… Tommy est mort. Petite crise cardiaque à cause du stress. Bien sûr, tout ça est un peu la faute de nos héros, mais ils n’ont pas de quoi culpabiliser puisque tout le monde faisait son travail. Robert accuse tout de même le coup après trente ans de bataille contre Tommy, ce qui ne permet pas de régler dans cet épisode le cas de Sam et Alex.

Oh, Donna essaie bien de faire en sorte que Sam recule puisqu’Alex a reçu la promesse avant l’heure, mais Sam est sûre d’être meilleure qu’Alex et le refuse catégoriquement. Harvey propose alors à Robert de laisser les deux s’affronter en face à face, avec une promotion pour le vainqueur. C’est une belle idée pour la suite de la série, ma foi.

Dans la deuxième scène de l’épisode, Louis amène Katrina dans son nouveau bureau… et je suis si heureux de la retrouver ! J’adore cette actrice et c’est chouette de revoir le bureau qui me manquait. Elle demande aussitôt à Brian de devenir son collaborateur et très franchement, j’avais oublié la relation entre ces deux-là ! Je ne sais pas comment c’est possible ! Je suis très content de retrouver leur duo, car ça fonctionne très bien.

Elle l’attire sur un cas personnel qui n’est pas évident du tout : une amie créatrice se fait voler ses créations par une grosse industrie. Katrina et Brian font du bon boulot, mais ils s’attaquent à gros dès le départ, franchement. Katrina espère bien se faire remarquer grâce à ça, tout en aidant son amie. L’affaire est vite réglée grâce à l’existence d’une jurisprudence dans le domaine de la musique, qui fait que Katrina et Brian peuvent célébrer un début de victoire.

Ah, l’épisode continue de nous les rapprocher avec force et insistance. Je n’ai pas envie de les voir en couple, parce que Brian a déjà sa famille franchement. Je veux juste qu’ils soient amis, arrêtez les flirts ! Elle prend plaisir à flirter Katrina, mais elle reproche à Brian un contrecoup qu’ils accusent le lendemain. Elle comprend qu’elle doit bluffer comme Harvey le fait toujours pour avoir l’espoir de gagner… sauf qu’elle n’est pas sûre d’elle, surtout quand Brian lui confie que c’est une mauvaise idée.

J’ai aimé voir Katrina demander conseil à Harvey pour savoir quoi faire, même si le conseil est malheureusement différent de ce qu’elle aurait voulu entendre : il lui déconseille de bluffer sans être sûre d’elle. Heureusement, Brian travaille de son côté et obtient la preuve dont ils ont besoin.

Katrina a bien envie d’aller fêter une deuxième fois cette victoire, mais Brian lui rappelle soudainement qu’il a un bébé et donc qu’il ne peut pas faire ça, tout en étant persuadé qu’elle aura quelqu’un d’autre avec qui aller faire la fête. Oups. Ce n’est pas le cas… mais heureusement, elle a toujours Louis pour elle. Il lui fait un cadeau et veut l’emmener fêter sa promotion, mais il comprend que son mal-être est ailleurs. Elle a envie d’une relation amoureuse maintenant qu’elle a réussi à atteindre son objectif professionnel.

C’est bien traité et ça rend Louis tellement plus humain de le voir s’occuper de quelqu’un d’autre. J’aime ces cas rien que pour ça et j’ai adoré retrouver Katrina et Brian. Cet épisode est bien réussi pour ces deux-là, même si je continue de regretter qu’ils soient sous-traités dans une bonne partie de la série et toujours relégués au troisième plan…

Saison 8