Gossip Girl (2021) – S01E01

Épisode 1 – Just Another Girl on the MTA – 16/20
Il y a plaisir à retrouver la voix de Kristen Bell et Gossip Girl, c’est indéniable. L’angle d’attaque choisi sur son identité est intéressant, ce premier épisode dense et plutôt prenant, mais cela n’empêche pas le reboot de souvent manquer d’envergure ou crédibilité. La série se cherche encore, tout simplement, et c’est particulièrement visible à travers les jeux d’une grande partie des acteurs, qui ne savent pas encore ce qu’ils font là. Après, c’est toujours aussi voyeuriste et ridiculement amusant comme concept : le potentiel est là.

Spoilers

Gossip Girl n’a plus posté sur son blog depuis neuf ans. Pourtant, la jeunesse dorée de New-York aurait bien besoin d’une leçon et d’un peu de discipline imposée par la peur de la plus célèbre des blogueuses…

It’s a blog. Haven’t seen one of this in years.

Désolé, HBO Max, mais je continue de penser à une célèbre marque de préservatif chaque fois que je vois ton logo. Quoi ? Ce n’est pas par-là que vous pensiez que j’allais commencer cette critique ? Moi non plus, mais c’est la première chose que j’ai pensé devant cet épisode qui nous recycle ensuite le plan iconique de Serena. C’est impossible autrement.

Très vite, nous voilà donc dans un train pour New-York où une femme blonde regarde une story instagram. Soit. Pourquoi n’a-t-elle pas d’écouteurs ? Mystère. L’influenceuse est en tout cas une ado qui raconte toute sa vie, et on apprend vite les noms qu’il va falloir retenir : Luna, Monet, puis Julien qui envoie une broche à ses meilleures amies pour avoir leur avis dessus.

Oula, ça sent le questionnement sur les pronoms de certains personnages vitesse grand V (finalement non, par la suite). En tout cas, l’échange de SMS m’a fait rire, avec une broche à détruire car elle a déjà été utilisée dans un gala. Bordel, ça va être insupportable, je vais détester tous les personnages, je le sens, je le sais, ils se foutent de moi.

C’est la rentrée, et Julien est impatiente (car oui, c’est une fille malgré ce prénom) de se rendre en classe pour ne pas rester enfermée un an de plus. Elle a un papa, et une maman qui n’est pas là, probablement morte (pour le moment ?). Ce Dan 2.0 (enfin, sur le moment, je pensais) a aussi une petite sœur bien plus jolie que ne l’était Jenny, sorry not sorry. Elle est sur le point de commencer une nouvelle année à Constance, une école privée de renom, où elle rencontrera Julien pour la première fois. Elles sont en effet demi-sœurs.

Cette Jenny 2.0 a aussi de nouvelles chaussures venant soi-disant de Bella, une de ses anciennes amies, mais cela sent bon le mensonge. Dans ce montage de début d’épisode, on retrouve aussi des personnages en train de faire l’amour, sinon ce ne serait pas une série américaine diffusée sur HBO, mais j’imagine qu’on en saura plus plus tard. Notons juste que la série se situe post-covid, même si personne n’a de masque.

En cinq minutes, la série nous montre ainsi une galerie de personnages tous très clichés et pas franchement tous prenants. A Constance, le spot de luxe est toujours les marches devant l’école, le shopping se fait désormais en ligne, les postes insta sur les marches et les profs… sont maltraités.

Ah ben super, ça, je vais kiffer, mais je vais clairement être du mauvais côté pour une série ado si je me mets à kiffer les profs. M’enfin, la Miss Keller – la dame du train, donc – qui fait tout pour plaire à ses élèves et se fait renverser du café sur elle en dix secondes, c’était beaucoup trop drôle. Quant au tour en salle des profs ? Improbable et surprenant.

Par contre, jamais de la vie les profs tentent de s’aligner aux élèves niveau fringues (la série fait très justement remarquer que ce n’est pas possible de toute manière, avec les pires salaires de débutant dans les écoles les plus huppées, magique le système américain). Bref, Miss Keller me fait beaucoup rire à se plaindre, mais elle est la première à nous faire un petit name dropping de Nate Archibald. Nous sommes toujours dans le même univers, donc, et je trouve que c’est une excellente idée de proposer un futur plutôt qu’une nouvelle version ignorant toutde l’ancienne.

Voilà donc Rebecca qui fait son retour dans la franchise : cette ancienne élève du lycée raconte donc aux autres profs actuels le fait que tous les élèves étaient terrorisés par Gossip Girl, ce qui permettait de les tenir comme il fallait en classe. Et elle spoile aussi le dernier épisode de la série d’origine, comme ça, c’est fait. Toujours plaisant de savoir que Dan est devenu auteur à succès. Les profs sont en tout cas drôlement intéressés par cet ancien blog.

C’est bien trop drôle de les voir commenter Blair et Chuck avec ce qu’ils savent de la cancel culture aujourd’hui – au moins, c’est clair, la série d’origine a vieilli, mais tout le monde s’en fout. J’ai trouvé sympa aussi de découvrir comment Miss Keller reste une grande optimiste vis-à-vis de ses élèves. Elle veut encore réussir à faire d’eux de grandes personnalités, malgré la corruption de leur âme par le pouvoir et l’argent. Soit. Seulement quand une de ses collègues se voit virer le jour de la rentrée pour avoir refusé de changer une note l’année précédente, elle comprend bien que c’est mal barré. C’est de là que vient alors l’idée d’un compte Twitter sur les élèves les plus populaires, pour instaurer la terreur et rétablir l’équilibre du pouvoir.

Bim, voilà une Gossip Girl 2.0 qui parle aussitôt de la guillotine de cette prof de français. La pauvre. Cela dit, le compte Twitter des profs ne fonctionne pas du tout, bien sûr. On ne s’improvise pas influenceur quand on est prof, apparemment, et Twitter est déjà largement démodé. Ce n’est pas faux du tout, mais la prof aurait pu se faire un TikTok du coup. Voilà en tout cas Miss Keller qui propose une réunion chez elle le soir-même (sacrée barraque tout de même pour une prof pauvre ?) pour étudier un peu plus le style de Gossip Girl et la manière de mettre en place leur blog – qui sera donc un Instagram. J’adore. Franchement, c’est une bonne idée d’avoir cette implication des profs, ça va beaucoup plus me faire rire qu’une identité anonyme.

Et puis, c’est l’occasion de convaincre davantage les fans adultes, même si la série est encore trop loin de ce qu’était Gossip Girl à l’époque. Reprendre exactement le même mystère aurait été embêtant. Là, j’ai hâte qu’un prof finisse en taule pour avoir fait ça et que le compte soit hacké et repris par un anonyme malgré tout. Sans hacking du compte des profs, par contre, ce sera moins intéressant. Il faudra peut-être attendre la fin de cette courte saison pour ça, mais j’espère que ça arrivera !

Les profs ne sont pas si mauvais, cela dit, parce qu’ils arrivent assez rapidement à trouver ce qu’il leur faut : Julien doit avoir une ennemie à présent, et elle a une sœur qui sera parfaite pour ça. Bam, titre et voix-off plutôt cool de Kristen Bell pour nous introduire un secret qui sera bientôt révélé. OMG. Quel plaisir de réentendre Gossip Girl, même sur un truc aussi débile que ça.

Les élèves sont loin de se douter de ce qui va leur arriver, cela dit, avec Julien qui continue d’être le centre d’intérêt d’absolument tout le monde. Elle a deux meilleures amies qui s’occupent de gérer tout son Insta, de la maquiller et de faire les photos de sa story, un meilleur ami, Maxi, et un copain suant, Obie. Ils sont aussi rejoints par Audrey et son mec, Ak, les deux qui faisaient l’amour plus tôt.

On voit à peu près tout le casting fonctionner ensemble comme ça, et ça ne fait pas rêver du tout. Ca ne fait pas rêver, car ce sont des ados un peu débiles joués par des adultes plus vieux que les acteurs jouant les profs pour certains. En fait, définitivement et plus encore qu’avec la série d’origine, je trouve que tout ça ne colle pas du tout au collège/lycée. Faites-nous une série sur l’université avec exactement les mêmes intrigues, sérieux.

Rapidement, il est question de la demi-sœur de Julien qui intrigue absolument tout le monde à l’exception de Julien elle-même, bien sûr. Elle essaie de désamorcer la bombe, mais bien sûr, lorsqu’elle aperçoit Zoya, elle est elle-même en bug dessus.

Si elle n’a jamais accepté sa demande sur les réseaux sociaux, elle semble très positive vis-à-vis de sa petite demi-sœur. La série nous réserve en effet une surprise pas si surprenante puisque les indices étaient là : elles se connaissent déjà et ont souvent chatté ensemble. En fait, elles ont manigancé pour que Zoya rejoigne New-York grâce à une bourse d’étude et Julien fait déjà tout ce qu’il faut pour que sa sœur s’intègre rapidement à son groupe d’amis.

Zoya part ainsi avec une longueur d’avance, puisqu’elle connaît la vie de sa sœur, mais aussi de ses amis. Rapidement, elles se retrouvent donc sur les marches iconiques de la série et la manipulation grossière qu’elles mettent en scène suffisent à convaincre les amis de Julien d’accepter la nouvelle à une soirée. C’est un peu ridicule, tout de même, car méga-visible, mais admettons. Zoya a une confiance aveugle en sa demi-sœur qui lui fait aussi livrer une tenue, alors que le père de Zoya n’a toujours aucune idée du lien établi entre les filles et accepte l’idée d’une soirée uniquement parce qu’il ne veut pas détruire les chances de sociabilisation de sa fille. C’est meugnon.

C’est donc juste avant la soirée que Gossip Girl envoie son premier post sur Instagram, mais il reste peu crédible que les étudiants voient le tag si vite. Je veux dire, s’ils sont vraiment des influenceurs, ils en ont des centaines comme ça. La réaction de l’étudiant qui bloque Gossip Girl est bien plus convaincante.

La soirée peut alors commencer, avec Julien qui apprend l’existence de Gossip Girl sans trop s’en soucier avant de voir Zoya arriver à la soirée avec Obie. Son mec, donc. Parfait, un triangle amoureux avec deux demi-sœurs, c’est assez stupide pour que ce soit prenant par la suite.

Zoya a en tout cas plus de mal à s’intégrer avec le reste du groupe qu’avec lui. La série gère plutôt bien la première soirée, avec Julien qui fait un cours sur le fonctionnement de l’école et des réseaux sociaux. Je me suis bien marré de la critique d’Uber, ça me rappelle l’obsession des personnages de la CW pour Bing plutôt que Google.

En parlant des obsessions de la série, il ne faut pas bien longtemps pour qu’on en arrive au premier plan à trois. Bon, c’est encore mignonnet avec juste un baiser de deux garçons alors que l’un d’eux (Maxie) est caressé par une fille. Normal. Normal aussi de voir les flots d’alcool chez les mineurs alors qu’Audrey est excitée comme tout de voir Maxie dans cette position. Elle demande aussitôt à Aki, son copain qui est lui-même très tactile avec Maxie dans leur première scène à l’école, de s’occuper d’elle. Hop, premier cuni de la série. On est bien sur HBO, pas de doute. Par contre, franchement, c’est censé passer bientôt sur la CW, ça ?

J’ai un doute. En tout cas, pendant qu’Audrey prend du plaisir en regardant le bad boy du plan à trois plutôt que son copain, tout le monde reçoit un nouveau post de Gossip Girl qui révèle la vérité sur Zoya et Julien : elles se connaissent déjà et c’est Julien qui a fait venir sa demi-sœur à Constance en lui attribuant la bourse. Cela tombe plutôt mal, parce que justement, Julien en faisait trop pour intégrer Zoya alors que celle-ci ne marquait des points qu’auprès d’Obie en défendant Miss Keller (et en prenant le bus). Et bim, Zoya apprend donc que JC (Julien) a fait en sorte de lui attribuer la bourse avec l’argent de son père, ce qu’elle ne savait pas, bien sûr, puisque c’est illégal et que Zoya, c’est une gentille.

C’est un bon drama pour un début de série, surtout que sa réaction est trop authentique pour les amis de Julien ne comprennent pas aussitôt la manipulation dont elle a fait preuve toute la journée pour intégrer de force Zoya à son groupe d’amis. Le mensonge passe plutôt mal auprès de tout le monde et le règne de JC prend donc un coup. C’est marrant, ça passe bien, surtout quand Obie le prend très mal aussi.

Par contre, la story de Julien et Obie faite en une seule photo ? Pardon, mais faut arrêter, ça prend plus d’une photo. Ils ont du mal avec la crédibilité des réseaux sociaux, et c’est dommage, je les attendais au tournant là-dessus. Ils n’ont pas pris le virage, avec juste un mini extrait de story insta, pas de Tik Tok, rien. Humph. Il faudra que je me renseigne sur la transmédialité de la série, mais il y a une opportunité manquée, je trouve.

Peut-on aussi parler du fait que Zoya et Obie rentrent sous la pluie, A PIED ? Ils viennent juste de parler de Lyft, non ? C’est tellement drôle et ridicule : OK, Zoya est pauvre et rentre normalement en bus, mais son nouveau pote A UN IMMEUBLE RIEN QUE POUR LUI (coucou Chuck). Assez vite, on en arrive donc au ridicule que j’aimais tant dans la série d’origine, et si c’est clairement forcé, ça me fait rire : Zoya accepte de se sécher un moment chez Obie alors qu’il reste moins d’une heure pour rentrer chez elle.

Comme ils sont trempés, il trouve une excuse bidon pour la faire se déshabiller (sa robe va sécher dans le sauna ?? Genre, il n’a pas de sèche-linge avec son fric ? Une robe comme ça dans un sauna, vraiment ?) et bien sûr, ils font ça devant une fenêtre. Il n’en faut pas plus pour qu’un prof du lycée puisse prendre une photo d’eux à moitié à poil, depuis la rue, quelques immeubles plus bas, toujours sous la pluie. La crédibilidad. Quant à Zoya et Obie, ils sympathisent énormément autour du souvenir d’une Julien qu’ils ont connue bien plus sympathique que ça.

Finalement, Zoya rentre chez elle avant 21h, ce qui rassure son père sur le comportement de sa fille. Il est loin de se douter de ce qu’il en est. La pauvre est en plein drama et personne ne semble vouloir lui parler, avec une conversation de groupe qui se vide bien vite quand elle souhaite s’excuser de son comportement. C’est bon, moins d’une heure pour mettre en place une bonne situation de harcèlement, on y est. Ils ont beau parler de la cancel culture et tout, on est en plein dans tout ce qui est problématique avec cet univers – mais dans ce qui le rend si juicy aussi.

D’ailleurs, le lendemain matin, Zoya se réveille pour mieux découvrir que Gossip Girl a posté une photo d’elle à moitié nue chez Obie. Et tout le lycée l’a déjà vu. C’est parti pour un bon procès d’intention pour tout le monde. Alors bien sûr, au départ, JC n’en a rien à faire de ce post insta, persuadée que personne n’y croira. Elle assure tout son soutien à sa sœur… avant de découvrir que le reste du lycée ne voit pas les choses de la même manière. Tout ça me fait de la peine pour elle, Zoya et pour Obie. Zéro prof au monde ne ferait ça, même pour regagner du respect de la part d’élèves ingrats, c’est si stupide.

Stupide, mais marrant. L’angle de la série me fait marrer parce que c’est une prof désespérée, et ça me fait marrer ces personnages-là. Par contre, c’est hyper problématique de nous dire que deux profs n’ont aucun scrupule à prendre des élèves à moitié à poil et les afficher sur les réseaux. Bel enseignement de la part de profs censés lutter contre le harcèlement ? Ca me rappelle 13 reasons why et ses photos de nu prises par la fenêtre pour se venger. Au moins, Clay était un ado, il avait une bonne raison d’être idiot. Là, les profs… Zoya est censée avoir 14 ans ? Vite, foutez-les en prison !

En tout cas, JC fait rapidement ses recherches sur Gossip Girl et comprend qu’elle est au cœur de la ligne éditoriale comme l’était Serena à l’époque, avec Blair. Elle explique donc tout ça à Zoya, avant de lui expliquer qu’elle a mis au point un plan pour que tout redevienne normal. Pour regagner son pouvoir, JC va donc « oublier » d’inviter sa sœur à un after-show, dans lequel JC et Obie seront à se comporter en couple. Victoire, donc.

C’est plutôt drôle comme plan, dans le sens où c’est débile comme tout, mais ce sont des ados après tout. Pour s’assurer de son succès, elle prévient par DM Gossip Girl de ce qui est en train de se passer. Franchement, c’est efficace comme plan sur le papier, mais elle est beaucoup trop naïve JC à croire qu’Obie sera si obéissant, c’est évident.

En plus, une fois de plus, elle en oublie ses amis – et notamment Audrey qui prend tout ça très mal et très à cœur. Après, Audrey, elle est aussi occupée à fantasmer sur Maxie au lieu de son mec, Aki. Tout le monde le sait bien dans ce trio, alors Maxie, que l’on sait bisexuel avec sa soirée de la veille, se met à flirter avec Aki et à se changer dans la même pièce que lui. Ma foi, ce fut intense ce jeu de regard entre eux et avec Audrey qui les mate. Ils en font beaucoup trop, c’est ridicule. Drôle. Efficace ? Je ne sais pas. On a des adultes qui se prennent pour des ados dans des situations que même des adultes ne vivraient pas comme ça. Je veux dire, tout ça aurait dû déraper déjà. Allez, ils vont me plaire, eux, je sens, ça va être du débile comme j’aime.

Dans ce que JC oublie aussi, il y a les deux meilleures amies qui gèrent son Insta et qui voient d’un mauvais œil ce qui est en train de se passer. Elles décident de monter JC aussi vite que possible contre Zoya. Et c’est facile à faire avec encore un peu plus de manipulation : il suffit de faire échouer le plan de JC. Pour ça, il y a un échange de portable pas du tout discret que Zoya ne capte pas du tout, une étrange montée de libido entre Maxie et Luna et un défilé de mode pas si exceptionnel. Le tout est suivi à distance par les profs du lycée, totalement blasés et qui n’ont clairement pas de vie à ce stade pour scruter les faits et gestes des élèves comme ça.

Seulement voilà, alors que JC a promis que tout se passerait à l’after show, ça dérape pendant le défilé de mode : Zoya décide de diffuser à tout le défilé de mode une photo au moment du passage de JC. Bien sûr, ce n’est pas vraiment Zoya qui diffuse la photo en airdrop, ce sont les meilleures amies de JC, Monet et Luna. Et comme Luna vient de passer un bon moment dans les toilettes avec Maxie, on imagine le contenu de la photo. Si les portables sont interdits, tout le monde le consulte à la réception de la notification, parce que c’est évidemment la seule notification qu’ils ont. Il y a quelques détails qui ne passent pas trop.

Bon, en tout cas, la photo de cul envoyée par Zoya choque tout le monde, à commencer par Luna et Monet qui n’hésitent pas à la dénoncer à la sécurité, avant de rééchanger le téléphone. Mouais. On ne sait même pas exactement ce qu’elle a envoyé. Zoya a rapidement l’impression que JC savait tout ce qui allait se passer bien à l’avance, parce qu’elle est à fond sur scène à mettre le feu au décor comme prévu ; lui donnant un moment de triomphe parfait. Miss Keller savoure ce qu’elle voit, sans savoir toute l’étendue des dégâts de la photo balancée pendant la cérémonie. Elle reçoit rapidement des infos sur son portable avec le compte de Gossip Girl – et elle ne reçoit qu’une seule photo bien sûr, qui n’est pas celle de l’airdrop.

C’est largement suffisant pour faire un post qui attire tout le lycée sur le compte de Gossip Girl cette fois, parce que ce drama a un sacré potentiel. Par contre, ça a surtout le potentiel de les envoyer en prison sérieux. Vivement qu’ils se fassent dégager.

En attendant, Zoya confronte JC avant l’after-show. Elle est peut-être exclue du défilé, mais elle a encore besoin de parler à sa sœur pour comprendre pourquoi elle n’a pas arrêté ses amies avant qu’il ne soit trop tard. Il est galère pour elle de se relever de ce coup-bas qui la voit passer pour une nana qu’on vire des défilés de mode. En plus du reste.

JC n’en a que faire dans le fond, et elle révèle ainsi son vrai visage, obsédé par la gloire. On s’amuse plutôt de ce drama entre les deux sœurs. Le truc, c’est qu’une fois de plus, JC surestime son pouvoir quand elle finit par laisser à Zoya le choix d’apprendre à se comporter comme elle veut ou de quitter New-York. Zoya fait le choix de rester, mais de se concentrer sur ce qu’elle souhaite faire elle-même. Sa vie risque toutefois d’être un peu plus compliquée que prévue : son père découvre la vérité sur la fraude commise par JC pour faire entrer Zoya dans son école. La confiance est rompue entre père et fille, au point que le père de Zoya décide d’envoyer un message au père de JC.

Cette dernière se retrouve quant à elle coincée dans une voiture avec Obie, et si elle pense que c’est une bonne chose, ça ne l’est pas, parce que lui, il lui confie ses doutes. Ils sont nombreux et peu agréables à subir. Il décide donc de la larguer et l’abandonner avant l’after-show, tout simplement. Il souhaite aussi continuer d’être ami avec Zoya, et ça, ça fait sacrément mal à JC quand elle les voit se parler le lendemain à l’école.

Tellement, en fait, que ses problèmes ne sont plus du tout Miss Keller. Quand elle tombe sur elle et renverse à nouveau son café, l’attitude est bien différente cette fois : elle s’excuse et la prof en est très heureuse. Reste à savoir quelle histoire elle publiera ensuite… Et l’épisode se terminant à nouveau sur Ak et Audrey faisant l’amour, avec Audrey est toujours coincée dans sa libido et AK lui donnant la permission de penser à Maxie, on se doute de ce qui risque de piquer l’intérêt de Gossip Girl ensuite.

Bon, par contre, je ne sais pas, le changement de comportement de Julien est beaucoup trop rapide dans ce pilot. Et puis, c’est méga problématique de valider le comportement des profs comme ça ?

La série a un casting qui est encore un peu fade, m’enfin, on aperçoit le potentiel qu’il peut y avoir pour une suite. En six épisodes diffusés pendant l’été, ça va très bien passer, je pense. Un guilty pleasure stupide, c’est toujours OK, non ?

XoXo Gossip Girl.

 

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