Cet épisode fonctionne déjà bien mieux que le précédent : cette fois, pas de scène paraissant superflue (ou presque) ou être là juste pour faire traîner la saison. Les petits détails ont leur importance, le rythme est bon, on avance vraiment dans le fil rouge et… qu’est-ce que ça fonctionne bien, je veux davantage de séries comme celle-ci ! Le casting est parfait, l’intrigue efficace.
Spoilers
Dennis réussira-t-il enfin à tuer Paula ? Rien n’est moins sûr !
Great. Don’t hurry the fuck up.
Au milieu de tout ce merdier et malgré son achat de gun, Paula est toujours une super maman. Nous la voyons donc s’occuper de sa to-do list du jour : acheter un gâteau pour sa fille, apprendre à tirer au flingue. Tout va bien. Pendant qu’elle fait ses courses, ses collègues sont également au téléphone avec elle.
Si la préoccupation principale de Paula, c’est d’organiser une super fête pour que toutes les mamans de l’école d’Hazel lui écrivent une belle lettre, les collègues (eh, elle s’appelle Geri ! Bientôt, j’aurais le nom du mec, j’y crois) partent sur autre chose. Ils sont investis dans l’affaire criminelle de Paula bien plus qu’elle ne semble l’être : ils insistent donc pour traquer l’écouteur de Geri dans la voiture d’Ashley.
Ainsi, Paula organise sa soirée pizza pour les parents du foot et les deux collègues suivent à la trace Ashley. Inattendu. Il faut dire que Geri veut récupérer son écouteur aussi avant que la batterie ne lâche. Pourtant, l’opération tourne court : ils ne récupèrent pas l’écouteur, mais le portable d’Ashley dans la voiture. Au passage, le collègue se fait aussi mordre par le chien d’Ashley. Ce qui est cool avec cette intrigue ? À défaut d’être parfaite et crédible de bout en bout, elle permet aux collègues de trouver le numéro du tueur en remontant l’historique des appels du portable. D’accord, mais où est Ash ?
Et surtout, j’adore le fait que Geri oublie son écouteur dans la voiture : ça lui reviendra dans la gueule et je crois qu’elle le mérite un peu, parce qu’autrement, elle était trop parfaite. Cela dit, même ce défaut contribue à faire que je l’aime beaucoup, parce qu’elle m’a fait rire avec ses deux demi-tours en quinze secondes, à ne pas savoir où aller et quoi faire.
En parallèle, la police mène son enquête sur le bâtiment abandonné de l’épisode précédent. C’est plutôt amusant de les voir débarquer si tard… mais c’est aussi terriblement réaliste car c’est le taf de la police. Ils ne mettent pas bien longtemps à finalement trouver le corps de Skylar. Et tout ça va les mener sur les traces de Paula, encore : elle a laissé ses empreintes, vendus les affaires du mort avec qui elle avait rendez-vous… Elle est foutue. Autant dans la partie sans spoil, j’ai dit qu’il n’y avait pas de scènes superflues, autant celle-ci en était peut-être une.
De manière bien flippante, l’épisode créé une sacrée attente : Dennis est chez Paula et attend qu’elle rentre. Nous le voyons s’ennuyer et faire le tour de l’appartement, mais quand Paula revient finalement avec Hazel, il n’est de toute évidence plus là. La seule chose qui terrifie Hazel, c’est un cafard. C’est un problème que Paula sait bien gérer. Dennis ? En regardant par la fenêtre, il a trouvé quelque chose de plus urgent à faire !
C’est fou comme j’aime Tatiana Maslany et comme elle me vend n’importe quel rôle. Paula est un rôle pour elle, puisque ça lui permet de jouer plein de trucs différents. Nous la voyons donc débordée par la fête qu’elle a décidé d’organiser sur un coup de tête.
Elle est heureusement aidée par Steve, le père d’une autre gamine, et gère ainsi très bien les choses. La fête est un franc succès, même si autant de gamins dans un petit appartement, ça ne peut qu’être un désastre.
Le cliffhanger de l’épisode précédent ? Le type qui prenait en photo Paula à la fin de l’épisode précédent est en fait un détective privé engagé par Mallory. Décidément, Mallory est une sacrée manipulatrice. Le truc le plus dingue, c’est que le photographe n’a aucune idée de ce qu’il a entre les mains : il ne sait pas que Paula a acheté un flingue apparemment, mais il a une photo de Dennis seul chez elle. Il le présente comme un nouveau copain de Paula. Si elle savait…
Et elle sait vite : Karl ne peut s’empêcher d’être jaloux. Il se rend chez elle pendant la fête avec un prétexte plutôt bon et lui révèle qu’ils ont engagé un détective privé. Au passage, il lui reproche sa convocation au commissariat, le mensonge qu’il a dû faire à Mallory pour la couvrir et le fait qu’elle ne lui dise pas qu’elle a un nouveau mec qui a les clés de l’appartement.
Paula passe le reste de l’épisode terrifiée. Elle fait en sorte qu’Hazel dorme ailleurs et se méfie d’un peu tout le monde autour d’elle. Pourtant, elle n’a plus rien à craindre du détective privé : Dennis a évidemment remarqué sa présence et a eu la très bonne idée de le tuer. On a eu une petite scène superflue aussi, je sais, quand on voit que Dennis embêter un couple gay dans l’ascenseur de cet immeuble. En vrai, j’ai trouvé que c’était bien joué : ça fait des témoins qu’il laisse en vie, d’une part, mais ça nous fait aussi une fausse piste pendant l’épisode – décidément, ça ne donne pas envie d’être dans le même ascenseur que lui !
C’est con parce que ça aurait pu aider Paula d’être encore surveillée en fin d’épisode : alors qu’elle fait une course pour une amie qui s’impose un peu trop chez elle, Paula se fait kidnapper par Dennis. Elle se défend comme elle peut, le laissant le visage en sang, et hurle à l’aide, mais en vain.
Kidnappée et mise dans le coffre de Dennis, Paula est à ça de se faire tuer… C’est sans compter sur les scénaristes qui sont excellents : quand Dennis ouvre le coffre, il se fait tirer dessus par Paula. Bim. Le regard de surprise de Dennis, le regard perdu de Paula ? J’adore, tout simplement cette scène qui est un bon choc. Je ne pensais pas qu’elle avait l’arme sur elle, mais même si je m’étais dit qu’elle l’avait, elle est tellement réactive que la surprise fonctionne. L’art du cliffhanger est bien maîtrisé par ces scénaristes quoi, ça donne envie d’enchaîner, mais bon… Je vous l’ai dit, j’ai autre chose à regarder cette nuit.
