Le cinéma à la maison dans le monde d’après

Salut les sériephiles,

J’espère que vous vous remettez du réveillon et du jour de Noël hier, on y mange tellement – et tellement bien. Enfin, encore aujourd’hui je mange bien, j’ai des restes pour tout le week-end ! Je vous rassure toutefois : le contenu de mon assiette n’est pas le sujet de l’article du jour, évidemment. À la place, j’ai envie de faire le point sur un détail du fameux « nouveau monde » que l’on n’avait pas forcément vu arriver : le concept de cinéma à la maison, si décrié, a pris un gros coup d’accélération avec le confinement.

Voillans, village du Doubs, site officiel: Stella Cinéma

Ainsi, hier pour Noël, deux films prévus pour une sortie au mois de juin 2020 dans les salles de cinéma ont été diffusés directement en streaming : Soul sur Disney + et Wonder Woman 1984 aux États-Unis sur HBO Max. Comme c’était à prévoir, ce dernier film est déjà disponible un peu partout en streaming désormais, hein, et avec sous-titres dans toutes les langues. Je ne vais pas revenir aujourd’hui sur ce que j’ai pensé de ces films – je ne pense pas que j’aurais consacré un article au premier et pour le deuxième, je me tâte encore à attendre la sortie dans les salles françaises pour publier l’article – mais simplement vous parler de mon ressenti sur le cinéma à la maison… Si tant est que ce soit vraiment un nouveau concept alors que j’ai passé mon année et mon premier confinement à regarder des films en streaming (j’en suis à 263 en tout en 2020 là, hein).

Voir aussi : Films

Soul, le prochain film des studios Pixar, ne sortira pas au cinéma mais sur  Disney+ | MOMES.netDéjà, il faut bien souligner que les planètes s’alignent bien en ce qui me concerne : j’ai un écran relativement large depuis quelques années, parce que je voulais pouvoir regarder mes séries dessus en bonne qualité ; j’ai un abonnement à Disney + donc je n’ai pas eu à chercher bien longtemps pour avoir accès à Soul en bonne qualité, et j’ai un salon que je considère plutôt cool avec une guirlande LED derrière mon écran. Autrement dit, niveau ambiance, j’étais à fond pour ce dessin animé avec une lumière bleutée derrière l’écran, les volets fermés pendant la nuit, tout ça, tout ça.

Mieux encore, quelqu’un a eu l’excellente idée de m’offrir une enceinte Bluetooth pour Noël. Aussitôt ouverte, aussitôt testée et approuvée : ce n’est pas un home-cinema, certes, mais avoir le son qui vient de juste derrière moi (et qui peut être monté bien plus fort que ma télévision, d’ailleurs), ça change pas mal de choses et ça met un peu plus dans l’ambiance cinéma… le chocolat chaud à portée de main en plus sans avoir à déverser un quart de salaire à la boutique du cinéma pour du pop-corn (jamais dans l’excès… mais je n’ai aucune idée des prix ; c’est cher, donc je n’achète pas). Du coup, mon ressenti fut plutôt positif sur ce concept de cinéma à la maison : voir le film dans son salon, allongé pépère sur le canapé déplié et en pouvant manger ou, au pire du pire, faire pause pour aller aux toilettes, désolé, mais c’est un luxe agréable aussi. Et ça m’embête un peu de l’écrire comme ça, mais je le pense.

Ben oui, l’opinion populaire à en avoir est apparemment que l’on ne doit pas aimer ça, parce que le cinéma est une expérience unique avec son écran géant et son son incomparable. Je ne vais pas remettre ces arguments en question, et même je vais les approuver… avec nuances toutefois : le coup du son, je le cherche encore avec Tenet, l’un des seuls films vus en salle en 2020 (super investissement ma carte UGC !) auquel je n’ai rien pu entendre des dialogues.

Tenet : "J'ai cru que j'avais compris mais non" se marre John David  Washington

Voir aussi : Tenet – avis sans spoiler, explications à chaud (Films vus #35)

Ce qui me manque le plus est définitivement l’écran, la qualité de l’image. Ce ne sont pas les bandes-annonces, puisque je n’aime plus celles-ci depuis qu’elles ont tendance à montrer des images de l’ensemble du film, ce ne sont certainement pas les gens bavardant dans la salle – ou pire, les gens sur les téléphones là – et ce ne sont pas non plus les sièges de cinéma, parfois inconfortable.

Zut, mais alors qu’apportait l’expérience en salle pour que je l’aime tant ? Clairement : l’assurance d’y aller avec des amis pour voir un bon film et en parler. Ca, le cinéma à la maison ne le remplacera jamais : oui, vous pouvez inviter des amis chez vous, mais les conditions ne sont pas les mêmes, ça suppose d’avoir un appartement nickel, d’avoir un canapé assez grand (ça, ça va pour moi) et d’habiter tous à proximité les uns des autres… Si j’allais tant au cinéma à Paris, c’est bien parce que la capitale était à mi-chemin, quoi.

Un autre argument certain réside dans les conditions de visionnage qui sont difficiles à recréer… la salle de cinéma nous plonge dans le noir et dans un silence relatif (si son public est discipliné), alors que bon, j’habite en centre-ville – donc merci le bruit – avec des volets plus ou moins efficaces selon le moment de la journée pour filtrer la lumière. Wonder Woman 1984 : Photos et affiches - AlloCinéUn autre truc que j’aime tout de même avec le cinéma, c’est l’assurance de voir le film d’une traite, sans être perturbé par des éléments extérieurs. Outre le téléphone (j’ai tendance de toute manière à le poser en mode silencieux et face caché quand je regarde un film, je n’ai pas envie d’être dérangé), je pense là aux livreurs, aux voisins et à tout un tas de choses qui nous forcent parfois à faire pause pendant les films qu’on regarde tout au long de l’année. En même temps, ça peut être pratique aussi de faire pause ou de revenir en arrière pour mieux comprendre quelques dialogues desquels on a décroché, non ?

Finalement, là, ce que ça va remettre le plus en question ce « cinéma à la maison », c’est notre mode de vie et de consommation des films. Au cinéma, quoiqu’on en dise, on est forcé de se déconnecter du reste pour plonger dans le film… C’est un peu plus dur à faire de chez soi. Et surtout, ça ne marque plus aucune différence de voir Wonder Woman 1984 et de voir un film sorti il y a dix ans… L’expérience cinéma reste toujours un peu plus en tête que les films que l’on regarde chez soi dans son train train en rentrant du boulot (ou en corrigeant des copies, pour le cliché du blog de prof aha).

Voir aussi : Critique express du premier Wonder Woman

Bref, je ne pense pas que l’un remplacera l’autre, mais ça va vraiment m’embêter si les gros films qui m’intéressent ne sortent pas du tout au cinéma. J’aime la solution proposée de faire une sortie en salle et à la maison, mais on ne va pas se leurrer : économiquement, ça ne va pas être viable longtemps pour les cinémas de rester ouverts dans ces conditions ; et s’ils augmentent encore les prix, bonjour le luxe que ça représentera (déjà que… bon). 

8 Details from the 'Wonder Woman 1984' Official Main Trailer We Can't Get  Over | Fangirlish

En plus, le téléchargement illégal et le streaming hors plateforme officiel vont être des concurrents beaucoup trop sérieux, et je n’imagine pas les pertes financières que ça va représenter, ne serait-ce que pour Wonder Woman 1984… Je m’inquiète un peu pour le streaming, la répression va forcément finir par voir vraiment le jour avec force par rapport à ce qui se fait aujourd’hui !

En attendant, on peut en profiter, j’imagine ? Et puis, il faut bien reconnaître que ça m’a fait plaisir de découvrir des gros films attendus depuis juin pour Noël, après l’année qu’on vient de passer côté divertissement, même si mon écran ne remplace pas l’écran de cinéma pour certaines scènes qui mériteraient vraiment le grand écran. De là à aller en salle revoir ce que j’ai déjà vu ? Humph, on verra si l’occasion se présente.

En tout cas, vous aurez bien compris avec cet article que je suis vraiment partagé, mais que j’ai l’impression que ça va se retourner contre nous avec une augmentation des tarifs pour le cinéma comme pour les plateformes de streaming (+2€ annoncés pour D+ déjà). On verra bien en 2021, tâchons déjà de survivre aux cinq derniers jours de 2020 !

Et vous, vous en pensez quoi ? Bavardons-en dans les commentaires, sur Twitter ou Instagram.

 

Raised by wolves : déception & abandon

Synopsis : Père et Mère sont envoyés sur une nouvelle planète afin de la coloniser en faisant naître des enfants ex-vitro. Ben oui, ce sont des robots.

Pour commencer, nous sommes en disette de séries, il est donc bien normal de commencer une nouvelle série même si je ne suis pas encore à jour ailleurs. HBO Max a eu la bonne idée de diffuser d’un coup trois épisodes, comme si je n’avais que ça à faire en ce moment… Malgré tout, j’ai eu envie de la tester parce que son synopsis m’intrigue, qu’il y a un gros nom à la production et que c’est de la science-fiction.

Le fait que ce soit de la science-fiction, c’est suffisant, en fait, je ne sais pas pourquoi je prétends qu’il y a plusieurs raisons, tout le monde sait que je mens, moi le premier. Et sinon, cette série ? C’est quelque peu cheap dès la bande-annonce, mais je suis tout de même déçu violemment par le pilot. La critique commence bien avec plein d’espoir… mais plus j’avançais dans l’épisode, plus je comprenais que non. Et finalement, je me suis décidé à considérer ce premier épisode comme un film n’appelant pas de suite. Une vraie perte de temps.

S01E01 – Raised by Wolves – 06/20
C’est rare que ça m’arrive, mais j’ai failli ne même pas finir ce premier épisode. Là, j’ai fini pour le principe, parce qu’il y avait quelques petits aspects pour m’intéresser ou me faire croire que ça pouvait s’améliorer. C’est mal joué, les images ne sont pas si belles, le scénario n’a pas trop de sens et on nous fait miroiter une histoire complexe qui est pourtant simple et déjà vue, revue et usée jusqu’à la moelle. Même les effets spéciaux ne sauvent pas l’ensemble, loin de là. La suite se fera sans moi, tant pis. Une soirée de perdue devant ce qui sera pour moi un simple téléfilm médiocre ! Chronique d’une déception dans la critique…

Spoilers

Don’t let mother catch you praying.

C’est original comme titre d’épisode ça, dis donc. Et la série commence de manière bien surprenante par des plans dans l’espace, puis l’atterrissage d’un vaisseau sur une planète déserte qui avait le mauvais goût de me rappeler The Mandalorian (qui revient en octobre !), en beaucoup plus cheap. C’était donc mal barré dès les premières secondes, mais ça empire avec l’introduction de Père et Mère, tout de latex vêtu. Déjà que je disais que HBO Max, ça faisait nom et logo de marque de préservatifs…

Tout ça est un étonnant point de départ pour la série avec l’atterrissage frôlant le crash de Père et Mère, les Adam et Eve des temps modernes, si je résume. Ils sont rapidement mis en danger, mais un peu trop rapidement pour qu’on s’attache à eux, surtout avec le ton détaché qu’ils prennent pour nous faire comprendre qu’ils sont des robots. Au moins, les lentilles les font être jolis, on va dire, surtout Père.

Ils s’installent rapidement dans un coin de désert où Père peut nous inséminer la Mère, parce qu’ils sont là pour peupler la planète après tout. OK, à ce stade, où on fait un bond dans neuf mois dans le futur mais qu’ils sont toujours des préservatifs géants, j’avoue que l’envie d’arrêter m’a effleuré. J’ai envie d’une nouvelle série, pas trop envie de me lancer dans autre chose ce soir, ils ont de la chance, on va dire.

Neuf mois plus tard, l’accouchement peut donc avoir lieu, mais l’accouchement n’en est pas un, puisque les bébés sont formés ex-vitro dans des cubes de plastique qui ont tout à envier au Tesseract si vous voulez vraiment mon avis. Cinq bébés naissent ainsi, alors qu’un sixième ne respire pas. Mère veut le prendre dans ses bras, Père suivre son programme qui consiste à le tuer et à donner à manger aux autres bébés. Charmant.

C’est intrigant de commencer une série de ce genre par son origine qui est généralement le point de mystère gardé secrètement pendant plusieurs épisodes. Peut-être que l’origine de Père et Mère sera évoquée plus tard, cela dit. En tout cas, cette scène est intéressante – enfin – avec un bébé qui ressuscite contre le sein de sa mère et qui est appelé Campion, comme le créateur de ses parents. Soit.

Le temps continue de passer dans notre désert avec des enfants qui grandissent et Père et Mère qui vieillissent. Campion devient alors la voix off de la série, et je sens qu’il va me souler rapidement.

En attendant, il nous promet des problèmes à venir, problèmes que ses parents ne peuvent deviner même s’ils sont des androids… Et avant que les problèmes n’arrivent, Père et Mère trouvent une tête gigantesque d’animal qui m’a envoyé à la fois des vibes de dinosaure, du Roi Lion et d’Osselait. C’est un concept, un peu comme le fait que les différents enfants de Père et Mère soient tous d’origines ethniques différentes.

Ils ne vont pas faire dans la subtilité, je sens. Du point de vue de l’intrigue, Tally, la petite asiatique, échappe à la surveillance de ses parents et se balade en chantant, se dirigeant droit vers un cratère, parce que pourquoi pas ? Et pour rajouter au ridicule de tout ça, la petite laisse une poupée derrière elle pour que sa Mère puisse se prendre pour une louve et hurler (???), alors que la musique oppressante continue de nous accabler. Ouais, la musique est très désagréable, non ? On se croirait dans Tenet, limite. Et OK, c’était le titre le côté loup, mais… c’est mauvais ? Genre, juste mauvais.

Une fois Tally morte, c’est ensuite à Devon, un caucasien, de tomber malade et de faire comprendre à Campion que le monde s’en fiche de le savoir bien ou non, heureux ou non. Heureux, il ne doit pas l’être beaucoup, avec la mort de tous ses frères ou sœurs. Au bout de quinze minutes, nous en sommes donc à quatre enfants morts, avec seulement la survie de Campion et sa sœur Spiria. Soit. Cette dernière tombe malade à son tour, et elle commence à donner une véritable crise de foi (sans e) à Campion.

En effet, sa mère nous apprend que son origine est une guerre entre croyants et athées. Si les croyants ont gagné la guerre, les athées ont finalement été plus malins qu’eux et ont envoyé des robots s’occuper de créer la vie sur une nouvelle planète, ce que les croyants jugeaient impossibles. Difficile de ne pas se dire que c’est impossible à la mort de Spiria, pour le coup. Campion se retrouve donc le seul survivant, et il est bien déprimé. Quant à l’étrange guerre qui s’est déroulée avec les croyants… on verra plus tard, mais a-t-on vraiment besoin d’en savoir plus ?

Pas sûr. On assiste à l’enterrement de la dernière fille de la portée (oups, pardon) et Mère y fait une petite surcharge d’émotions. Parce que oui, l’intérêt de ces robots, c’est qu’ils ont l’air capable de découvrir des émotions avec le temps. C’est particulièrement visible chez Mère, triste, mais aussi capable de colère quand il est question de s’assurer que son fils ne soit surtout pas croyant pour la civilisation qu’il doit créer sur cette planète.

En même temps, c’est mal barré cette affaire : je ne sais pas comment les robots comptent lui faire faire des enfants – enfin, j’ai bien une théorie sur Mère capable d’enfanter les rejetons de son fils, mais bon – mais c’est mal barré tout seul.

Il est alors révélé que la série nous a caché une mythologie plus complexe : le cratère récurrent dans cet épisode semble pouvoir mener Père vers quelque chose capable de contacter le vaisseau des Mithraic dans l’espace (à moins que ce ne soit son propre vaisseau crashé ?). Les Mithraic ? Les croyants qui ont gagné la guerre mais pas empêché nos préservatifs géants de débarquer sur cette planète des années avant eux.

Campion essaie bien d’empêcher son père de partir, puis de lui montrer qu’il n’a pas trop envie de suivre les enseignements de sa Mère, mais cela n’a aucun effet sur le Père qui s’inquiète juste que Mère apprenne trop tôt ce qu’il s’apprête à faire. Soit, encore. Finalement, la mission de Père échoue car il est trop lourd pour la corde qu’il souhaite utiliser, et parce qu’il ne veut pas envoyer son fils accomplir sa tâce. Et c’est bien logique pour lui : il fait partie d’une espèce en danger. Ah, pauvres humains.

La série s’embarque alors dans une mythologie encore plus complexe, avec Mère capable de changer d’apparence pour ressembler à ses enfants ou pour voler et observer une ville humaine futuriste être détruite. OK ? Le grand problème, pour l’instant, c’est vraiment les looks en latex qui n’ont aucune classe et qui ont du mal à rendre attachants les personnages. En plus, Campion, qui était le seul en qui je pouvais à peu près accrocher, finit par révéler bien trop tôt à sa Mère la vérité sur sa journée.

Son Père se retrouve à devoir justifier ses actions à la Mère : même si les Mithraics sont les ennemis des robots, il veut les contacter pour que Campion soit retrouvé et soit avec des humains. Il a enfin compris que son fils ne pourrait repeupler la planète à lui tout seul. Malheureusement, Mère ne le voit pas comme ça et refuse que son fils puisse être retrouvé par d’autres humains. Là voilà donc qui se remet à criser (désolé, mais je trouve ça mal joué en plus) et à tuer le Père (dans une scène digne de Marion Cotillard, pardon). C’est con qu’il se fasse avoir comme ça, surtout que j’aimais bien son analyse assez logique qui était que plus son fils souffrait, plus il se tournait vers la foi et les prières.

Le problème de ce meurtre de Mère, c’est qu’il est insuffisant : Campion est triste pour son père, croit les mensonges de sa mère sur une mort naturelle du robot… mais il refuse d’abandonner le plan de son père qui était d’utiliser le vaisseau pour contacter l’espace. Très rapidement, le voilà donc dans le vaisseau de ses parents à appeler à l’aide de parfaits inconnus. Pas une bonne idée, ça. Il échoue misérablement en plus, réactivant le moteur du vaisseau qui part s’exploser plus bas dans le cratère.

Pendant ce temps, Mme Latex refait une surchage avec du liquide blanc coulant sur son visage… Sans commentaire. Campion la retrouve et la musique m’a vraiment fait croire qu’elle était morte, mais non, elle est toujours bien en vie le lendemain pour accueillir un groupe d’hommes.

Oui, finalement, l’appel de Campion a été utile et fait débarquer sur la planète plusieurs hommes et un robot, venu inspecter les lieux pour comprendre d’où venait le message. Ils ne sont pas déçus en trouvant le campement de nos héros et on arrive aux premiers moments vraiment intéressants. Malheureusement, c’est trop tard pour moi, je doute vraiment qu’ils arrivent assez pour me motiver à regarder la série. Je termine l’épisode par principe, quoi.

Bref, Mère rencontre les hommes, s’inquiète que Campion leur dise sa vraie nature, mais prétend être une humaine… tout en refusant de faire croire qu’elle est religieuse. C’est con, quand elle s’adresse à un prêtre. Oui, évidemment, les Mithrac sont clairement là en mission d’évangélisation, rien d’autre. Ils cherchent autrement à s’installer sur la planète, se rapprochant de l’équateur et considérant qu’il n’y a pas vraiment de lois sur la planète pour le moment.

Bizarrement, tout ça fait que Lamia, Mère, me paraît presque convaincante dans son jeu d’actrice alors que tout le début n’était franchement pas fameux. Très rapidement, nos missionnaires décident de s’installer pour la nuit, pour le plus grand plaisir de Campion qui n’attendait que ça et qui les voit déjà en héros. Tout est présenté de manière tellement lourde, en mode « évidemment que c’est comme ça, faites pas chier ». Genre, d’où le gamin est heureux ? On ne sait pas trop.

Bien sûr, les missionnaires comprennent très vite que Lamia est un robot, et ils décident de s’en débarrasser… en utilisant Jinn, leur robot. Des religieux utilisant des robots à l’accent anglais, il ne manquait plus que ça. S’ils veulent tuer Lamia, c’est en épargnant Campion, évidemment, parce que cet humain pourrait être un prophète. Le seul problème, c’est qu’ils en parlent à Campion, qui est toujours incapable de garder un secret.

Ce gamin est tellement mal écrit, c’est fou. Qu’il se laisse convaincre par la suite par le missionnaire qui veut lui présenter des animaux et l’emmener dans son arc, je comprends. Qu’il balance aussi vite le secret de sa mère juste parce que quelqu’un lui demande si elle est un robot, ça n’a pas de sens. La Mère écoute toute la conversation et finit par débarquer, mais c’est déjà trop tard.

Jinn a en effet prévu de l’attaquer par surprise, persuadé de pouvoir la tuer facilement. Malheureusement pour lui, ce n’est pas le cas. La scène d’action est sympa, mais toujours pas exceptionnel, jusqu’à ce que la Mère révèle des pouvoirs insoupçonnés jusque-là pour tuer les humains. Telle Meduse, elle est capable d’utiliser ses yeux pour tuer ses ennemis. D’un regard, oui. Ah. C’était badass, mais toujours pas dingue.

Elle s’arrange ensuite pour usurper l’identité d’un missionnaire et s’infiltrer dans l’arche de ses ennemis, qui sont techniquement nos alliés. Cela tombe bien qu’elle soit métamorphe, tout de même. Une fois dans l’arche, ça devient assez cool à regarder. Telle une sirène, elle est soudainement capable d’hurler et faire exploser des gens, juste comme ça, en envoyant des ondes. Quand aux balles, elles lui arrachent la peau sur les plans larges, mais jamais sur les gros plans. Evidemment.

Que c’est raté comme série. Elle se débrouille alors pour faire en sorte que l’arche aille s’écraser au sol, mais elle profite d’un dernier quart d’heure pour aller rencontrer les enfants de l’arche. Ces derniers s’amusent dans une salle à… choper des flocons de neige ? Cela n’a aucun sens. Vraiment aucun sens.

Mère réussit en tout cas à détruire le vaisseau, sous les yeux de Campion, médusé, et du missionnaire qu’elle n’a pas tué sur Terre. C’est con. Contre toute attente, Mère décide finalement de sauver quelques enfants du crash, enfants qui se retrouvent à avoir froid sous la neige de la planète alors que ça allait bien dans le vaisseau ???

Ridley Scott, mais t’as chié dans la colle quelque chose de sévère là. La déception est totale. Ma seule joie dans cette affaire, c’est que ce premier épisode se suffit à lui-même. OK, Campion a peur de sa mère désormais et a de nouveaux frères et sœurs croyants, OK il y a toujours un missionnaire sur la planète et OK on a deux autres arches dans l’espace… mais bon. Vu la puissance de feu de la Mère, je ne vois pas trop l’intérêt de nous faire croire qu’elle pourra être battue plus tard.

J’aimais bien Campion à la base, mais c’est un gamin et comme tous les gamins de série, il est insupportable. Sa petite conclusion comme quoi il n’a jamais été en sécurité avec sa Mère et comme quoi elle a toujours été dangereuse… putain, mais c’est écrit avec les pieds ? Je suis vraiment déçu, parce que je m’attendais à une bonne épopée de SF. Là, on a des clichés à la pelle, un jeu d’acteur qui laisse à désirer, de la musique oppressante et omniprésente… J’ai vraiment perdu une heure – et même plus parce que j’ai eu un bug d’ordinateur en cours de route.

Je ne suis que déception. Je veux bien être en disette de séries, mais faudrait voir à pas abuser quand même !

Quand on me fait perdre ma soirée…

Cinq nouvelles séries de la rentrée 2020 qui m’attirent

Salut les sériephiles !

Je dois dire que je suis bien embêté avec ce thème de TFSA. Comme la semaine dernière, Tequi s’appuie en effet pour le proposer sur les habitudes des années précédentes, sauf que nous n’avons pas grand-chose à nous mettre sous la dent du côté des nouveautés cette année. C’est pas grave, j’ai décidé d’essayer de trouver quand même de quoi faire… Par contre, comme la semaine dernière, ne nous leurrons pas, je vais passer à côté de certaines choses, les annonces n’étant pas encore faites. Par exemple, j’ai découvert seulement mercredi que finalement Strike allait revenir pour sa quatrième saison le dernier week-end d’août sur BBC. Bonne surprise (et ça tombe bien, j’ai enfin terminé le roman il y a deux semaines) ! Quant aux nouveautés, ben j’attends…

Soulmates : Affiche

5. Soulmates (6 octobre)

Ca passe ou ça casse ! Cette série a un concept qui me plaît beaucoup parce qu’il me rappelle notamment le film Timer vu en octobre dernier : dans un futur proche, un algorithme permet de connaître son âme sœur. Eh, ça simplifie la recherche, c’est clair… Après, on a vu qu’Osmosis n’avait rien donné de particulièrement fifou avec un concept similaire et cette série-là sera sous le format de l’anthologie. Je la vois donc directement comme une suite de téléfilms plutôt que comme une série, parce qu’à partir du moment où l’histoire n’est pas suivie sur au moins deux épisodes, on perd tout ce qui me plaît dans les séries. Cela dit, sans l’avoir vue, difficile de savoir si l’histoire sera suivie en changeant de couple ou non. Avec l’anthologie, j’ai peur que le sujet soit vite épuisé et que la promo autour de Charlie Heaton (Stranger Things) soit caduque, mais on verra bien. Et puis, l’avantage de l’anthologie, c’est que j’aurais moins de difficulté à ne pas avoir envie de bingewatcher toute la série d’un coup. Toujours pas de trailer en revanche…

4. Filthy Rich (22 septembre)

Je ne sais pas encore si je vais la regarder immédiatement celle-ci. Tout me crie que c’est une série parfaite pour l’été, de son titre à son casting. Ca pue d’avance le sexe, l’argent, les clichés, le soleil et les dramas dignes de soap opéra. C’est un excellent combo, mais je ne sais pas si c’est une bonne idée de regarder ça quand le soleil va être de plus en plus en berne. C’est en tout cas un plaisir de retrouver Samantha de Sex and the city dans un nouveau rôle et j’espère que ce sera sympathique quand je m’y mettrais. Le synopsis ? Oh, un bon soap opéra autour de la famille Monreaux, qui dirige une chaîne de télévision catholique en cachant tous ses petits secrets loin d’être religieux, eux.

3. Raised by wolves (3 septembre)

La Terre a été détruite par une guerre, laissant la protection des rares survivants à « Mother », probablement une intelligence artificielle, bien que ce ne soit pas clair dans le synopsis. Dans la bande-annonce, il est question de l’histoire des trois petits cochons pour nous faire prendre conscience que le grand méchant loup ne va pas tarder à venir frapper à la porte de Mother… Une série de science-fiction par Ridley Scott, avec une esthétique à la 3% et des comparaisons faisables avec The 100 dès la bande-annonce ? Des créatures cheloues, un voyage dans l’espace, du sang ? Allez, je prends immédiatement, surtout que ça débarque tout bientôt sur HBO Max. J’ai très hâte de voir ce que cette série donnera, même si je crois que je n’avais jamais eu l’occasion d’en parler jusque-là. Il faut dire que c’est la première d’HBO Max qui attire mon attention. J’espère que je n’en serais pas déçu…

2. neXt (7 octobre)

Bon, j’attends la série depuis le mois de mai 2019, alors inévitablement, elle est assez bien classée dans cet article… Pour autant, je ne suis pas convaincu qu’elle sera un coup de cœur, avec une intrigue somme toute assez classique, pour ne pas dire redondante avec certaines autres séries. Il y sera question d’une énième intelligence artificielle envahissant nos vies pour nous transformer et surtout s’en prendre à nous. Un expert se rend alors compte que sa création est en train de partir en vrille et fait équipe avec un agent du cybercrime pour faire face à son intelligence artificielle… A voir si ça peut me passionner, ou non ! En tout cas, elle est sur ma liste de choses à voir début octobre pour la rentrée séries, et elle y est en bonne position !

  1. The Walking Dead : World Beyond (5 octobre)

Et c’est sans surprise je pense que l’on retrouve cette série en première position. C’est un peu triste, mais elle a l’avantage de me réconforter sur plusieurs points : je connais déjà l’univers et l’équipe créative, donc peu de déception en vue, il y a un acteur que j’aime bien et la série est déjà annulée après sa deuxième saison, ce qui fait que je ne m’embarque pas pour dix ans de plus, un avantage certain quand on voit comment les deux premières séries de la franchise ont pris la mauvaise habitude de traîner en longueur ensuite. AMC veut clairement préparer le terrain pour sa trilogie de films avec cette série, mais ça me va bien : j’adore les crossovers qui se dessinent entre chaque série depuis deux saisons. Hâte de voir ce que ça donnera donc, et tant pis si on est encore dans une série centrée sur des ados dans un univers post-apocalyptique. C’est ma came, et puis c’est tout !

 

Bon, ben, finalement, j’ai réussi à arriver à cinq séries… et je n’ai même pas encore fait le tour, puisqu’il y a aussi la nouvelle série avec Sarah Paulson, Ratched, qui débarquera le 18 septembre. Seulement, celle-ci, je ne suis pas sûr de la regarder, parce que j’ai beau adorer Paulson, j’ai fait une sacrée overdose avec American Horror Story. On verra bien ! Puis, d’ailleurs, on verra aussi si je regarde vraiment tout ça, parce que j’ai tendance à repérer des séries qui me motive en août, mais une fois en octobre, la flemme l’emporte. D’un autre côté, j’ai tellement de séries qui viennent de se terminer ou sont sur le point de l’être, il va naturellement falloir que je me renouvelle et j’espère en trouver quelques-unes pour s’imposer dans les places laissées vacantes…

Gossip Girl est (presque) de retour

Salut les sériephiles,

Avec l’arrivée du San Diego Comic Con aujourd’hui, les news séries commencent à pleuvoir. Dès hier soir, on a vu une certaine excitation débarquer sur Twitter avec des rumeurs (la disparition à venir de la série The Walking Dead ?) et surtout certaines annonces, notamment du côté d’HBO. Ayant révélé récemment le nom et le logo de son nouveau service (non, ce n’est pas un préservatif), il était temps de commencer à nous dire ce qui allait atterrir chez eux.

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Ils poussent le vice jusqu’à ajouter « SM » à leur logo.

C’est désormais chose faite ! Et ils ont annoncé, de manière super surprenante un reboot que personne n’avait vu venir, même si on se doutait tous qu’il verrait le jour un jour : celui de Gossip Girl. Huit ans après la fin de la série, HBO proposera donc une dizaine d’épisodes d’une heure pour faire suite à la série qui est tout de même culte. Je me demande si ça veut dire que Kristen Bell va encore avoir un rôle à ajouter sur son CV ; parce qu’elle a quand même grandement participé au culte, non ?

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Six années à être la voix de GG, ce n’est pas rien. XOXO.

Même si j’étais loin d’être un fan inconditionnel de la série, je dois vous avouer que je me suis surpris à avoir un smile grand comme ça quand j’ai lu la nouvelle. Il faut dire, vous l’aurez compris à l’article d’hier, que je n’étais pas spécialement de bonne humeur quand je l’ai lu, alors ça tombait bien.

Et puis, même si je n’ai pas vu les six saisons de la série originale, me contentant de l’incroyable saison 1 hyper chouette et de la fin de la série, je trouve que le concept a vraiment de quoi fonctionner, y compris aujourd’hui. Les écoles privées de Manhattan n’ont pas fermé, même si les blogs sont morts. A l’ère de Twitter, Insta, Snap, et tous les réseaux sociaux, j’ai hâte de voir Gossip Girl changer de format (probablement) et/ou mettre au goût du jour un nouveau moyen de communication.

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Beaucoup de fans semblent déçus à l’idée d’un reboot huit ans après qui se ferait sans le casting, mais en même temps, les héros de la série en ont déjà pris tellement plein la gueule en six ans que je vois mal ce qu’on pourrait leur faire de plus. C’est bien de passer le flambeau à une nouvelle génération, même si on est bien d’accord que Serena restera toujours Serena et qu’il sera dur de trouver plus bitchy que Blair ou plus chouette que son three words eight letters say it and I’m yours. Non ?

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Ils sont pourtant loin d’être un modèle de couple !

De toute manière, le casting d’origine est bien occupé aujourd’hui : entre Dan dans You et Blair dans Single Parents, ils sont tous sur d’autres projets… ou presque. J’espère quand même que certains n’hésiteront pas à passer faire un coucou dans cette nouvelle version. L’idée de Gossip en 2019, ça me plaît bien, en tout cas, mais ce serait encore plus fou si on évoluait dans le même New-York, avec les mêmes grandes familles.

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Après ça ne laisse que Nate de libre quasiment (parce que Chuck, il est mis à mal par #metoo et que je ne vois pas un retour de Serena)… Et non merci, j’ai toujours trouvé qu’il ne servait à rien.

Bref, on se retrouve encore avec un reboot d’une série culte, la productivité d’Hollywood est clairement en mal d’imagination… mais en même temps, ce n’est pas plus mal, car je suis très curieux de découvrir ce nouveau projet. En plus, ça va se faire sous l’étiquette HBO qui vient juste de nous sortir Euphoria, nous ne sommes pas tout à fait sur le même délire, ni sur le même public…

Je suis d’ailleurs vraiment surpris que la CW laisse filer son ex poule aux oeufs d’or comme ça, même si l’image s’est fait un lifting avec le débarquement de l’Arrowverse. C’est étrange !

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Quoiqu’il en soit, je suis prêt à faire mon retour tel Serena pour la suite des aventures des écoles privées de New-York !