Lanterns – S01E01 – Pilot – 14/20

Je ne sais pas si c’est moi, mais j’ai l’impression que la moitié des acteurs de cette série a eu pour consigne de ne pas articuler. Elle manque très clairement de personnages féminins forts (au pluriel, hein) et semble sortir parfois des années 90 dans son style, mais elle fait quelques promesses dans cet épisode qui me donne envie d’y croire. Il va falloir qu’elle abandonne son côté boys club et ses épisodes d’une heure pour me plaire vraiment, mais je ne pense pas qu’elle veuille faire ça, malheureusement. Décidément, les nouveautés en ce moment, ça ne me plaît pas. Heureusement que le dernier quart d’heure m’a davantage convaincu que j’avais bien fait de rester…

Spoilers 

John est formé depuis deux mois par l’actuel Green Lantern pour devenir à son tour un Green Lantern.

It’s only one question : are you afraid?

Oh merde, 1996, c’était il y a trente ans ? Cela me fait si bizarre que les séries commencent par des flashbacks qui me permette de prendre conscience que… euh beh, j’étais né il y a trente ans. Je sais que je connais mon âge, mais c’est pas pareil. Cherchez pas, enchaînons, parlons de l’épisode :

En 1996, cela faisait déjà dix ans que Green Lantern existait aux yeux du public et que les médias l’érigeait en héros. La série nous fait ainsi une introduction intéressante avec deux gamins qui regardent la TV pour une interview de ce Green Lantern blanc. Ma foi, pourquoi pas. Ils sont trois à regarder la télé en ayant peur que leur père les chope, et c’est ironique qu’en parallèle Green Lantern soit en train de dire que la plus grande peur d’un enfant est de perdre un parent.

Le père est un militaire qui dirige ses gamins d’une main de fer. Il est inquiétant comme tout : il rentre chez lui et propose à son gamin de se mettre une pomme sur la tête avant de lui tirer dessus pour éclater la pomme. Avant tout, il demande à son fils s’il a peur – et la réponse est non. C’est une introduction plutôt efficace.

Loin de ce flashback, nous nous retrouvons ensuite en 2016 : le jeune garçon pas effrayé est devenu un homme qui s’entraîne à la salle de sport. On découvre assez vite qu’il y a une bonne raison à cela : il a été désigné comme le futur Green Lantern. Partant de là, il est donc le bleu de l’ancien, celui qu’il admirait quand il était enfant. J’aime bien l’idée, surtout qu’on sent que notre héros, John, n’apprécie pas tellement son héros d’enfance. Chaque « sir » sonne bel et bien comme un « fuck you » et c’est hilarant.

Bon, il n’empêche que tout ça est un peu plan-plan pour une série de super-héros. Le rythme est rapidement trouvé alors qu’ils se rendent à un entraînement pour apprendre à John de voler. En effet, l’ancien Green Lantern, Hal, décide alors de sortir de la voiture alors qu’elle est en marche, tout en donnant RDV à John quelques mètres plus loin. C’est… Audacieux. Notre jeune héros se jette sur la bague juste à temps pour la mettre, mais la voiture s’écrase quelques mètres plus bas.

Par chance, il s’en tire donc. Il appelle ensuite son père pour se plaindre du fait qu’on vienne de tenter de le tuer, mais ce dernier n’est absolument pas inquiet. Bien au contraire. Maintenant qu’il porte la bague, John peut accéder à un hologramme qui est contenu dans la bague : il s’agit de l’ancien Lantern, mais un peu plus jeune que celui qu’il doit rejoindre.

Il lui apprend que les Lantern doivent mettre à jour cette sauvegarde toutes les semaines, mais il ne l’a pas fait depuis dix ans, de toute évidence. Il est ainsi surpris d’avoir un bleu à entraîner et clairement dépité de voir qu’il n’a pas encore fait un excellent travail. J’ai bien aimé la scène avec cette « back-up consciousness », mais je me demande comment sans sa bague Hal a bien pu faire les quelques kilomètres en question.

Comme cela fait quarante ans que son identité est connue de tous, il est un vrai super-héros. On le retrouve alors qu’il est acclamé dans un diner au bord de la route. John finit par le rejoindre, lui parle de son back-up et hop, Hal s’envole vite loin de tout ça pour rejoindre une scène de crime où on a besoin de lui.

Quand John le retrouve enfin, six heures plus tard, c’est pour mieux entendre qu’il s’agit d’un nouvel entraînement d’Hal. Cela a bon dos de dire que tout ce qu’il fait est un entraînement, mais bon. Hal attend en fait la shérif de la ville, Kerry, qui lui rappelle qu’ils n’ont pas de juridiction pour cette affaire : ils sont supposés s’occuper uniquement des affaires extraterrestres. Seulement voilà, cette fois, ils ont affaire à une tuerie de masse assez banale et humaine.

La shérif ne croit pas à l’implication d’extra-terrestre. Hal fait tout ce qu’il peut pour la convaincre, mais elle préfère se rassurer, ce qui est plutôt compréhensible. Pourtant, on a quatre morts habillés avec le même pull que personne ne semble connaître (ils venaient assister au match pour l’équipe adversaire)…

En vrai, c’est la première scène où je suis à fond : la série manquait d’un personnage féminin – et elle en manque encore. On se retrouve ensuite avec une enquête assez basique, mais comme je m’attendais à un cop show, ce n’est pas une vraie surprise – je ne m’attendais pas à ce côté militaire du héros dès le début en revanche.

Le mystère est intéressant, parce qu’Hal n’explique pas tant que ça à John pourquoi il pense qu’il y a des aliens impliqués. Il lui demande de le croire, parce que s’il dit avoir une intuition, c’est que c’est le cas. Mouais. Pourtant, aussi insupportable soit-il, il a apparemment raison sur toute la ligne. Voilà qui va vite me souler si la série nous fait le coup plusieurs fois. De toute manière, à ce stade, je suppose qu’Hal va mourir ou disparaître (disparaître, ce serait mieux) : l’acteur peut rester grâce à la mémoire de secours dans la bague.

Bon, j’écris tout ça et j’en oublie l’essentiel : John fait une première erreur de débutant en menant son enquête, faisant comprendre à un suspect (couvert de sang mais faisant comme si de rien n’était) qu’il l’est en posant une question à Kerry. Cela mène à une rapide course poursuite que John remporte toutefois – un coup de poing, et hop. Pour autant, les autorités ne laissent pas Hal et John approcher le type pour le questionner.

En attendant qu’on leur donne l’accès, Hal entraîne John dans un bar où il utilise la bague pour créer un billet afin d’avoir la musique. C’est intéressant car ça permet de donner un peu de mythologie à la série et à la bague : Hal explique qu’elle a un pouvoir dangereux et important ; et que ce n’est pas si simple de savoir quand en faire usage. Ils peuvent, avec, « manifester » l’existence d’objets. Soit. Mon problème jusque-là, c’est que chaque fois qu’Hal commence à parler, j’ai envie de m’endormir. Ne peut-il pas articuler ?

Si John semble passionné par ce qu’il lui raconte, j’ai complètement décroché en cours de route. Heureusement, le but était juste de combler le temps, y compris pour les personnages. Hal s’amuse à mettre en boucle la même musique sur le jukebox du bar pour entamer une baston dans le bar. Cela fonctionne rapidement et ça lui permettra d’être envoyé en prison.

Pendant qu’Hal se fait battre pour être envoyé en cellule auprès de leur suspect, John se fait draguer par une nana qui pose trop de questions pour être vraiment honnête. Pourquoi lui raconte-t-il tout ? Je comprends bien l’idée de devoir nous informer sur les règles des Green Lantern, sur le fonctionnement de ce « space cop » qui a une autorité et un remplaçant en formation au cas où… mais c’est inquiétant que John raconte tout à la première femme qui lui fait les yeux doux. Et le fait qu’en plus ils couchent ensemble dans le camion de celle-ci puis qu’il utilise la bague pour lui allumer une cigarette ? C’est blasant, tout simplement.

Le lendemain, John vient récupérer Hal au commissariat où il n’a pas été mis en cellule comme il l’espérait. La shérif est assez maligne pour voir ce qu’il souhaitait faire en étant mis en prison. Cependant, elle n’est pas assez maligne pour anticiper ce que fera son mari ensuite : Billy, c’est son nom, débarque à l’audience où Green Lantern est mis en difficulté par une juge qui ne semble pas l’aimer. Partant de là, Hal embauche Billy et se retrouve libre (sous caution de 200 000 dollars, tout de même). John et lui se retrouvent ainsi invités à un barbecue chez le beau-père de Kerry… Ah les petites villes.

Le beau-père, William, les invite parce qu’il est le gros propriétaire du coin et qu’il paie la caution d’Hal, donc il est difficile de dire non. Bien sûr, Kerry essaie de prévenir John de ne pas se mettre en dette de l’homme en question afin de ne pas regretter d’être venu dans leur ville, mais bon ; il n’écoute pas. William ? Encore un acteur connu, comme c’est original. Le personnage affirme qu’il n’est pas si riche que ça, mais qu’il bosse pour quelqu’un qui l’est et dont il ne peut pas parler. Dans ce pilot, on nous répète en boucle qu’Hal est un space cop, mais pour l’instant, c’est une promesse qui n’est pas tenue.

En revanche, la série parvient à me faire éclater de rire quand il est révélé, alors que John sympathise avec le petit-fils du type, qu’il a couché avec… la grand-mère du gamin ? Elle s’appelle Zoe et semble jeune pour être grand-mère, mais bon. Soit. L’homme, en plus, sait que John a couché avec Zoe vu le sous-entendu qu’il fait. Hal est… impressionné. Pas moi. C’est si nul comme comportement de boys club là.

Le lendemain, Hal peut enfin papoter avec le suspect. Tout ça pour ça ? Au moins, la scène est intéressante pour deux aspects : elle permet à Kerry de nous psychanalyser Hal et de voir qu’il n’est pas si arrogant – juste très seul – et à la série d’enfin tenir sa promesse. Une petite question sur Harry Potter puis une autre sur Obama permet de rapidement confirmer que leur suspect est bien un extra-terrestre. Aussitôt, Green Lantern le voit comme une menace. L’homme extra-terrestre se défend plutôt bien en expliquant que théoriquement il est là pour une raison importante qui ne doit pas être connue de ses supérieurs, mais bon, ce n’est pas suffisant pour convaincre Hal.

On a rapidement un problème aussi : l’alien explique avoir une bombe dans sa colonne vertébrale, bombe qu’il fera exploser s’il est coincé et sent qu’il est en danger. Il n’en faut pas plus pour qu’on comprenne vers quoi on se dirige : boum. Hal s’énerve après lui, puis il contient l’explosion comme il peut. Il utilise sa bague (qui doit être rechargée) et enferme quelques secondes le souffle de l’explosion. Celle-ci est beaucoup moins grave que prévu : il y a une simple onde de choc qui parcourt la ville en faisant quelques dégâts. Par contre, on ne sait pas trop pourquoi il était là exactement cet alien. Ce qui est sûr, c’est que tout le monde s’en sort sans trop de problème – sauf ceux que l’alien a tué deux jours plus tôt (mais pour quelles raisons ? qui sont-ils ? et est-ce qu’il les a tués ou est-ce qu’il était simplement avec eux, parce que ce n’est pas dit explicitement qu’il tue si j’ai bien entendu ?).

La série me prend alors par surprise en terminant l’épisode en 2026. Nous y suivons John sur une route enneigée loin du désert des scènes précédentes. Il est pourtant au même endroit, puisqu’il retrouve Kerry, toujours shérif. Celle-ci a fait appel à lui car il s’est passé quelque chose dans le même stade où tout a commencé dix ans plus tôt : elle a retrouvé Hal assis dans les gradins, mort, une balle dans la tête. Et sans sa bague, que John semble chercher.

Ma foi, est-ce qu’ils font l’inverse de toutes les séries en commençant par les flashbacks explicatifs ? Quel étrange cliffhanger, je ne sais pas du tout à quoi m’attendre pour la suite. Est-ce qu’on va continuer en 2016 ou en 2026 ? J’aime bien cette surprise et le dernier quart d’heure me donne déjà beaucoup plus envie de revenir.

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Lanterns (S01)

De quoi ça parle ?

Comme toujours, je me renseigne peu sur la série avant de la commencer, mais je sais tout de même qu’il est question de Green Lantern, un héros que j’ai toujours beaucoup aimé dans l’univers DC. La bande-annonce permettait de comprendre que l’actuel Green Lantern étant vieillissant, il se retrouve à devoir en former un nouveau. Le tout dans ce qui semble fort être un cop show.

Ce que j’en attends

Le problème est que je n’aime pas du tout l’univers DC en général – je suis un fan de Marvel, c’est comme ça. Pourtant, Green Lantern est un personnage qui m’a toujours fasciné et la bague a des pouvoirs trop cools. J’ai l’impression que la série a toutefois l’envie d’être plus terre à terre que toutes les histoires spatiales que je connais à ce héros.

En effet, le trailer de cette série dispo sur HBO Max (diffusion hebdomadaire, à l’ancienne, yeah) m’a surpris en présentant un projet qui est loin de la série super-héros que j’aurais attendue : on est sur un rythme différent, qui ressemble fort à un cop show avec une grosse enquête en huit épisodes.

Le fait d’avoir un jeune et futur Green Lantern me plaît, parce que c’est un côté intéressant de suivre la formation d’un super-héros. Le vétéran qui doit former la nouvelle recrue, ce n’est certainement pas le concept le plus original du monde, mais c’est aussi le genre de dynamique qui peut fonctionner très facilement quand les acteurs ont une bonne alchimie. Le duo me plaît bien sur le papier, en tout cas.

Sur le papier toujours, une série de super-héros qui décide de se transformer en enquête policière sombre, ça m’intrigue forcément. La série a été comparée à True Detective qui n’est pas du tout dans mon genre de prédilection, mais je me dis que l’aspect super-héroïque pourra peut-être, pour une fois, me faire accrocher à ce style d’enquête lente et soporifique (eh, bienvenue sur mon blog, je dis ce que je pense). Comme a priori, il y aura bien des extraterrestres à un moment et comme, surtout, je manque de séries dans ce genre que j’adore, je me laisse convaincre de regarder.

Bon, tout ça, c’était donc sur le papier… Mais à l’écran, ça donne quoi ?

Note moyenne de la saison : –/20 

Lanterns – S01E01 – Pilot – 14/20

Je ne sais pas si c’est moi, mais j’ai l’impression que la moitié des acteurs de cette série a eu pour consigne de ne pas articuler. Elle manque très clairement de personnages féminins forts (au pluriel, hein) et semble sortir…

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The Last of us – S02E07 – Convergence – 15/20

Que le rythme de la série est étrange ! Cet épisode semble rusher des scènes qui mériterait un peu plus d’explications et d’explorations, tout en proposant d’autres dont je cherche encore la pertinence – notamment concernant le personnage d’Isaac. Je n’accroche que peu aux nouveaux personnages de la saison parce qu’on leur donne peu de temps d’écran et que quand on le fait, c’est pour proposer des scènes lentes où on ne donne pas tellement d’éléments. Bref, il y a des choix qui n’arrivent pas à me convaincre dans cette histoire qui est autrement plutôt prenante… même si bon, les histoires de vengeance et moi, nous ne sommes pas les meilleurs amis du monde !

Spoilers

Ellie rejoint Jesse et Dina, avant de devoir faire un choix : retrouver Tommy ou pourchasser Abby.

This is not our war.

Bon, ben écoutez, j’ai appris que c’était déjà la fin de saison, alors autant regardez au plus vite l’épisode pour ne pas être spoilé – même si je n’ai pas eu le temps de me spoiler aujourd’hui, en vrai. Je m’attendais à un épisode plus long pour la fin de saison, mais non, nous n’avons que 49 minutes d’épisode, générique compris. Cela me paraît court pour donner l’impression d’une conclusion à la série.

L’épisode reprend par la blessure de Dina. C’est plutôt rassurant d’apprendre qu’elle a pu aller se mettre à l’abri avec Jesse, qui prend soin d’elle. Elle refuse de boire une gorgée d’alcool pour se préparer à la douleur et elle m’a fait bien rire : elle n’annonce pas sa grossesse mais pète un câble sur ce pauvre Jesse qui veut juste lui venir en aide. Je ne pense pas qu’une petite gorgée pose problème à son gamin dans ces conditions, mais soit. En même temps, pas sûr que l’alcool aide vraiment à faire face à la douleur non plus.

Bon, allez, la scène est assez rapide finalement : Jesse s’occupe de retirer la flèche de la jambe de Dina. On enchaîne ensuite quelques heures plus tard sur le retour d’Ellie : elle les rejoint comme prévu à la planque. C’est amusant parce que le cliffhanger me donnait l’impression qu’elle se dirigeait vers Abby, pas qu’elle rentrait à la planque.

Sur place, Jesse hésite à la faire rentrer au cas où elle ne soit pas seule, mais finalement tout va bien : elle débarque et va aussitôt s’isoler avec Dina, qu’elle réveille. Tant pis si elle est en convalescence. Dina prend aussitôt soin de sa petite amie (en sont-elles là ?) et lui vient en aide, découvrant aussi au passage la vraie raison derrière le meurtre de Joel par Abby. C’est quand même une explication assez cohérente à la violence de ce à quoi elle n’a pas pu assister.

Au passage, Ellie lui révèle avoir torturé Nora, mais clairement, Dina s’en fout. Elle est plus intéressée par la localisation d’Abby – Nora a simplement dit « baleine » et « roue », deux mots assez proches en anglais, mais ça ne veut rien dire. La révélation que Joel a empêché la création d’un vaccin ne semble pas la choquer plus que ça, même si elle tourne ensuite le dos à Ellie.

Quelques heures plus tard, Dina n’est toujours pas en état de voyager : elle boîte énormément et ne peut donc pas accompagner Ellie et Jesse qui prévoient un autre périple dans Seattle. Ellie en profite pour comprendre comment Jesse a trouvé si vite leur trace et découvrir qu’elle ne donne pas assez de crédit à son intelligence. Il est vraiment malin en vrai, au point de comprendre que sa meuf couche désormais avec Ellie ou de deviner qu’elle est enceinte. Bien joué, gars.

Ellie confirme l’info quand il ne faisait que bluffer pour savoir si son intuition était bonne. Il est heureux de découvrir qu’il va être papa, en tout cas. Il n’a pas l’intention du tout de mourir, du coup, mais ils sont quand même au beau milieu d’une guerre qui ne les concerne pas. Ellie semble vouloir intervenir tout le temps, surtout quand ils tombent sur un gamin mis à poil par ses ennemis qui ont bien l’intention de le tuer, mais Jesse parvient à la stopper avant qu’elle ne les condamne par son impulsivité. Si on la sent énervée, Ellie manque un peu de crédibilité dans ses décisions. D’un côté, elle torture et condamne à mort Nora, de l’autre, elle veut maintenant protéger veuve et orphelin ?

Ce n’est pas hyper crédible. Toujours est-il que Jesse et Ellie laissent Dina se barricader dans son coin (ça me paraît une mauvaise idée) afin de retourner dans la planque de Jesse et Tommy. Le problème, c’est que Tommy n’est pas là quand ils y arrivent. Jesse commence à raconter sa petite vie et ses sentiments pour Dina, avant d’être interrompu (merci mon dieu) par des transmissions radios. Jesse pense que Tommy est en danger et doit essuyer les tirs de leurs nouveaux ennemis qu’il veut éviter autant que possible.

Malheureusement, en montant sur le toit pour mieux voir ce qu’il se passe, Ellie voit une grande roue et une baleine : elle comprend qu’Abby est dans l’aquarium de la ville. Si Ellie veut aussitôt y aller, ce n’est pas l’avis de Jesse. Il lui révèle avoir voté contre son projet à la base et lui rappelle l’importance de sa communauté à ses yeux. J’ai bien aimé le débat qui éclate entre les deux amis : pour Ellie, la seule communauté qui avait de l’importance, c’était Joel. Et il s’est fait battre à mort, donc elle veut se venger.

Jesse ? Il n’est pas le super-héros qu’il pense être quand il laisse des enfants se faire torturer et abattre juste parce qu’ils ne sont pas de sa communauté. Allez, prend ça dans les dents. Les deux se séparent ensuite et la tension dramatique est à son comble.

Pourtant, cet épisode prend encore le temps de se concentrer un peu sur l’autre groupe auquel Ellie et ses amis doivent faire face, mais je n’arrive pas du tout à accrocher à ces scènes sur les « méchants ». Les deux groupes qui se battent ne parviennent pas à m’intéresser, en fait, je trouve que ça manque de contexte – on reste à la surface de leur désaccord et de leurs actions, mais en même temps on passe beaucoup de temps avec. C’est étrange.

Tout ça nous mène à une nuit très orageuse et pluvieuse, normal, c’est Seattle. Ellie se rapproche de l’aquarium qu’elle vise et comprend qu’elle va devoir tenter d’y accéder en bateau. Elle observe quelques ennemis prendre aussi un bateau, un peu plus solide que celui qu’il reste quand elle parvient à accéder à l’un d’entre eux.

Qu’à cela ne tienne, elle est obsédée par sa vengeance. Elle monte dans un petit bateau de rien du tout, en plein orage et c’est sans surprise qu’elle tombe alors sur une vague plus grosse que les autres qui la fait chavirer. Cela pue vraiment très fort pour elle. Elle est tout de même ramenée vers le rivage où un enfant la surprend.

Ce n’est pas une bonne nouvelle pour elle : elle tombe sur le fameux groupe de religieux qui se bat à mort contre les Wolfs. Bien sûr, ils sont persuadés d’avoir affaire à l’une d’entre eux : ils décident donc de mettre à mort Ellie sans autre forme de procès que ça. Elle n’est pas ravie de devoir être pendue et éviscérée sur place, bizarrement. Par chance pour elle, ce n’est finalement pas ce qui lui arrive : un signal sonore indique que leur village est en danger, alors le groupe finit par abandonner Ellie. C’est un peu gros et ça semble vraiment rushé : elle était capturée (bien facilement), mise à mort et laissée à l’abandon si vite !

Bon, du coup, alors qu’elle semblait incapable de se lever un peu plus tôt, Ellie parvient à sortir de son nœud coulant (franchement, même si le village est en danger, ils auraient pu la tuer – mais je suppose que le meurtre n’est pas OK dans leur religion si ça ne respecte pas exactement les rites) et retourne sur son bateau. Elle n’a peur de rien Ellie.

Malgré l’échec de son premier voyage en bateau, elle y retourne et cette fois, c’est jackpot : elle parvient à se rendre sur l’île qu’elle visait, celle avec la grande roue. Là, elle rentre dans le bâtiment, espérant ainsi trouver Abby.

Malheureusement pour elle, le bâtiment semble sacrément à l’abandon. Elle tombe finalement sur le couple qui accompagnait Abby – Owen et… Mel, je crois. Les deux sont justement en train de se disputer à propos d’Abby. Ils savent clairement où elle est, mais quand ils aperçoivent Ellie, ils tentent quand même de lui mentir. C’est trop gros pour que ça passe et Ellie essaie aussitôt de savoir exactement où est Abby.

La situation dégénère assez vite quand Owen refuse de la jouer cool avec elle : il essaie de sortir un flingue pour attaquer Ellie qui ne se laisse pas faire et lui tire aussitôt dessus. Bon, qu’Owen se fasse tuer comme ça, ça passe. Qu’elle tire deux coups par surprise, je veux bien aussi. Que la deuxième balle parvienne à transpercer aussi la gorge de la nana, c’était juste… Trop gros.

Bien sûr, la copine d’Owen est enceinte jusqu’au cou – le même cou qui saigne parce qu’elle a eu une balle dans la gorge. La nana demande aussitôt à Ellie de faire en sorte de récupérer le bébé en lui ouvrant le bras. Elle donne à Ellie toutes les instructions qu’il faut pour qu’elle puisse vraiment la faire accoucher. Pourtant, Ellie n’essaie même pas finalement. Je pensais vraiment qu’elle le ferait. Là, c’est juste abusé, honnêtement. Il n’y avait pas beaucoup de chance d’y arriver, certes, mais ne même pas essayer cette boucherie demandée par la maman qui voulait protéger son bébé à tout prix ?

Eh, Ellie, tu fais de la merde. Ta vengeance pour Joel consiste à tuer tous les potes d’une nana qui vengeait juste son père elle aussi. C’est un peu extrême. Qu’Ellie se retrouve coincée dans sa merde, ça se comprend, mais… c’est un peu extrême. Ma conclusion sera la même que bien souvent : la vengeance, c’est de la merde et ça se retourne contre vous en vous bouffant de l’intérieur.

Tommy et Jesse finissent par la rejoindre. Ils découvrent ainsi les trois cadavres au sol… et ils décident de se barrer. Le trio rejoint alors Dina, qui est heureuse de les retrouver mais comprend vite qu’Ellie n’est plus tout à fait la même… Et pour cause ! Elle vient de tuer une femme enceinte par accident et elle n’était pas prête. Moi non plus à vrai dire. C’est un peu grotesque comme mort. Une balle, trois cadavres ? Cela fait beaucoup.

En plus, finalement, Ellie tue tous les potes d’Abby mais elle n’a plus aucune piste pour la retrouver. C’est con. Tommy la rassure comme il peut, puis Ellie prend le temps d’échanger encore un peu avec Jesse, histoire de le remercier d’être revenu pour elle. S’il l’a fait, c’est parce qu’il sait qu’elle le ferait aussi pour lui. C’est beau.

Ils ont à peine dit ça que BIEN SÛR, tout part en couilles – et pour cause. Une fusillade semble éclater ailleurs dans le théâtre. Jesse et Ellie se précipitent, mais Jesse se prend alors une balle. Sans grande surprise, Abby a réussi à remonter leur piste à eux aussi – comment est-ce possible même ? Ils sont assez cons pour laisser des traces après avoir tué un couple dont la femme était enceinte ? Bien sûr qu’Abby veut les venger.

Si elle pense que Tommy est le responsable de ce triple meurtre, Ellie refuse de voir ses amis se faire tuer les uns après les autres et sort de l’ombre, suivant les instructions d’Abby qui promet de tirer sur lui aussi. Jesse et Tommy étant encore en vie, on peut craindre pour Dina, je suppose. Ellie, qui a jeté son arme, révèle alors que c’est elle qui a tué le couple et à elle seule qu’Abby doit s’en prendre.

Abby est désespérée : elle comprend qu’elle a fait le mauvais choix en laissant Ellie vivre. Elle regrette de l’avoir fait clairement et elle tire alors. Du moins, c’est ce que le montage suggère. J’imagine que Dina peut encore être dans l’équation. EH, franchement, ça donne envie d’aller se spoiler sur la suite si c’est ça la fin de saison.

Enfin, non, ça ne l’est pas. Après ça, on a un petit écran noir, puis on voit Abby se réveiller sur un canapé. On lui dit qu’Isaac veut la voir et c’est un bien étrange enchaînement après ce qu’on vient de voir. Est-elle la nouvelle héroïne de la série ? C’est ce qu’on veut nous laisser croire quand on la voit contempler une ville reconstruite de manière assez impressionnante. On nous promet alors un petit périple sur un « Seattle Day One ». Mouais, ça semble quand même être bien après l’apocalypse tout ça ?

Je ne suis pas convaincu par ce cliffhanger. Tout ce qui m’intéresse dans la série, c’est le sort d’Ellie et Dina à ce stade. Si c’est pour se retaper un épisode (ou pire, plusieurs) centré sur Abby pour apprendre à l’aimer elle aussi alors que de toute manière, elle a tué Joel et sera dure à apprécier… Bof. Les deux héroïnes – Ellie et Abby – sont juste consumées par la vengeance. Pas bien original, je m’attendais à plus révolutionnaire vu le succès du jeu.

En bref

Je suis déçu par cette « saison ». C’est tellement court que l’on n’a pas vraiment eu l’occasion d’en profiter. L’épisode 2 est vraiment cool, pour ses scènes d’action notamment, mais la suite manque un peu de saveur : la saison 1 m’avait marqué pour quelques scènes d’action bien foutues (la scène de la voiture au début notamment) et pour une histoire qui fonctionnait plutôt pas mal. La saison 2 me marque pour son rythme assez lent et sa narration décousue, qui propose des idées et des scènes dans un désordre plutôt chaotique.

Cela reste une bonne série de zombies sans zombie, mais ça devient tellement une histoire de vengeance dont on nous cache plein de tenants et aboutissants que c’est plutôt décevant. Et puis, surtout, diviser en deux la saison comme ça… Je ne suis pas convaincu. Ils ne parviennent pas à rendre attachants la majorité des nouveaux personnages et ce cliffhanger ne me vend pas du rêve.

Pour autant, j’appréciais assez Ellie depuis la saison 1 pour avoir envie de savoir ce qui lui arrive exactement dans ce théâtre. Je serai donc là en saison 3 et je vais tenter de ne pas aller me spoiler – c’est tentant de voir des live actions du jeu pour me faire une idée.

C’était chouette d’avoir une saison 1 qui proposait une histoire complète, finalement.

The Last of us – S02E06 – The Price – 07/20

Je me suis franchement ennuyé sur les trois quarts de l’épisode qui ne nous apporte (presque) rien de nouveau – et qui le fait finalement en révélant des énormes mensonges par omission qui modifient bien trop la perception qu’on aurait pu avoir des épisodes précédents sans que cela ne soit véritable utile ou justifié. Franchement, à ce stade, je pense que ne pas le voir ne changerait probablement rien à la « saison ». Et oui, la saison se voit octroyer des guillemets parce que j’ai découvert que le prochain épisode était déjà le dernier… Autant faire un film, en fait.

Spoilers

Qu’est-ce qui justifie qu’Ellie ne parlait plus à Joel ? Rien qui ne vaille la peine de se taper une heure d’épisode, en fait.

You swore.

Si j’étais prêt pour un épisode flashback, je ne m’attendais pas à ce que l’on recommence si loin en arrière, avec un Joel adolescent protégeant son petit frère d’un père flic alcoolique à Austin. Désolé, mais je trouve ça d’un soporifique redoutable : j’ai l’impression d’avoir déjà vu quinze fois au moins une scène similaire – tous les films et séries nous la sortent un jour ou l’autre. Le père flic violent et de préférence alcoolique, on connaît quoi.

Du coup, j’ai décroché. Après, il faut bien reconnaître que dès le départ, je ne m’attendais pas à accrocher à cet épisode. Je l’ai procrastiné toute la semaine, parce que j’avais un million de choses à faire – désolé pas désolé, j’ai préféré voir le dernier Mission Impossible ou Lilo & Stitch en vrai – mais aussi et surtout parce que je sentais l’épisode flashback et que je déteste ça en général. C’était super et brillant à l’époque de LOST, mais c’est devenu avec le temps le pire truc du monde : on a compris que vous racontiez les histoires comme ça et que vous trouviez ça génial, mais en vrai, on n’est pas con, on sati repérer les épisodes et les scènes qui ne servent qu’à combler du temps.

J’aime bien le développement psychologique des personnages, je ne dis pas. M’enfin, tout de même, par pitié : à quoi bon revenir sur l’adolescence d’un personnage qui de toute manière est déjà mort. J’ai l’impression qu’on me fait perdre mon temps. Même après le générique, c’était insupportable : on voit Joel bien en vie dans un bar qui papote avec le barman, puis qui rentre réparer sa guitare et… Je m’en fous en fait ? Déjà en début de saison 2, ça aurait été longuet et peu intéressant, mais maintenant qu’il est mort, c’est vraiment un flashback pour le bien d’en faire un.

Je ne dis pas, c’est plaisant de retrouver Joel et d’avoir un épisode qui se centre sur sa relation avec Ellie (pardon, Eli, si on en croit son cadeau d’anniversaire), mais sincèrement, vraiment, c’est ce que j’aurais voulu en premier épisode de saison à la rigueur. Franchement, la mort de Joel est arrivée à un moment où la partie émotions était sacrément réduite comme on ne l’avait pas vu depuis deux ans. Là, découvrir plusieurs semaines après sa mort que, oui, il a eu un temps à Jackson où il était un super papa qui fait des cadeaux et chante à merveille à la guitare, c’est… en trop ?

Je ne sais pas. Je ne suis pas triste même s’il va mourir, car je ne suis pas assez investi dans la série. Je ne suis pas intrigué de savoir ce qu’il va se passer parce que je le sais déjà. Je n’ai pas l’impression que la scène serve : elle ne m’apprend rien de neuf, elle est sympathique, mais elle ralentit le rythme de l’histoire pour peu de choses. C’est ironique : je milite pour le retour des saisons de 22 épisodes et donc pour les épisodes avec ce genre de scènes qui ne servent « à rien » d’autre que de passer du temps avec des personnages qu’on aime et en parallèle je dis ça ? Je pense que je préfère encore les scènes où l’on voit Ellie et Dina parler sans fin, par exemple, parce que c’est le présent, parce qu’on ne sait pas ce qu’il se passera par la suite, parce qu’on apprend à connaître des personnages pour une vraie raison.

Là, juste voir Joel se surpasser pour les anniversaires d’Ellie, c’est… Je ne sais pas. Je n’ai pas envie de dire inutile car ça ne l’est jamais tout à fait, mais en même temps, j’ai vraiment le sentiment de perdre une partie de mon dimanche là. C’est chouette de voir Ellie escalader un dinosaure et s’intéresser à un museum de SVT, je suppose. J’aurais juste aimé être plus investi dans l’histoire en ne sachant pas déjà vers quoi on se dirige – outre la mort de Joel, la dispute quand elle découvrira ce qu’il s’est passé à l’hôpital. Clairement, l’actrice s’éclate avec cet épisode, en tout cas.

Contre toute attente, la dispute entre Joel et Ellie n’a pas pour point de départ la tuerie de l’hôpital : Joel rentre à la maison avec un gâteau d’anniversaire pour mieux surprendre Ellie en train de passer du bon temps avec une nana qui lui tatoue le bras. Cela ne lui plaît pas, les tensions commencent, Ellie envisage d’aller vivre dans le garage et Joel commence à envisager une thérapie avec sa psy.

Deux ans après l’installation à Jackson, Ellie a toute une liste de questions à poser à Joel. Ils sont toujours en bons termes, mais elle se pose plein de questions sur l’hôpital. Elle les liste réellement sur papier, sans oser les poser pour autant. Joel lui propose ensuite une virée dans la forêt, une fois de plus. C’est bien sûr dangereux, mais le danger tombe sur un autre : il y a donc un homme qui se fait mordre et est prêt à être transformé en zombie. Il survit toutefois assez longtemps pour tomber sur le duo. S’il est contaminé, l’homme espère tout de même pouvoir revoir sa femme avant de mourir : il s’agit d’Eugène, le mari de la psy.

Ellie est sûre qu’ils ont le temps de le ramener auprès de Gaelle grâce aux chevaux. Malheureusement, Joel n’est pas trop de cet avis. Si bien sûr il fait la promesse à Ellie de garder en vie l’homme le temps qu’elle aille chercher les chevaux, il ne prend finalement aucun risque et l’exécute en attendant Ellie. C’est plutôt bien écrit, on comprend le point de vue de Joel autant que celui d’Ellie, mais on voit surtout que Joel est incapable de tenir la promesse qu’il fait à Ellie.

Ils ramènent donc le cadavre à la psy, dépitée de voir son mari mort mais remerciant Joel de lui confirmer qu’il est mort en héros. Ellie intervient alors pour souligner que Joel lui ment et qu’il a tué Eugene alors qu’il aurait pu avoir le temps de la revoir. Le risque aurait été hyper grand et je comprends la décision de Joel, alors Ellie me paraît un peu chiante sur le coup. Ce qu’elle dit est vrai, elle a raison d’en vouloir à Joel, mais je ne la trouve pas si humaine de tout révéler à la psy qui aurait pu autrement garder une meilleure image de son mari – un décès, c’est suffisamment douloureux comme ça. Arf, je suis partagé.

Dans tous les cas, tout ça n’avait absolument rien de surprenant puisqu’on nous l’avait déjà annoncé au détour de répliques dans les épisodes précédents. La haine de la psy apparaît plus justifiée que prévue : bien sûr qu’elle déteste Joel d’avoir tué son mari car il a fait le choix de les empêcher de se dire adieu. Je comprenais déjà qu’elle puisse détester Joel quand il avait simplement tué son mari condamné, mais là… Là, je me demande pourquoi la saison est montée dans ce sens. Quitte à nous montrer tout ça, pourquoi ne pas l’avoir fait dans le putain d’ordre où c’est arrivé ?

Tout ça nous ramène alors à la soirée du Nouvel An. Pff. J’espérais encore naïvement qu’on nous proposerait une scène vraiment dans le présent, mais non. Continuons avec un flashback d’une scène qu’on a DÉJÀ vu. Le foutage de gueule est total. Bon, bref, on découvre que pendant qu’Ellie dansait avec Dina, Joel parlait à sa belle-sœur. Et là, vous pourrez me dire ce que vous voulez, il n’y avait AUCUN intérêt à avoir cette scène car la perspective de Joel n’apporte rien de plus.

On finit par découvrir qu’Ellie a en fait pris le temps de parler de Joel en rentrant de la fête. Là, c’est pire : il y a bien un intérêt, mais on nous prend pour des débiles. Il y a genre un mois on nous a dit qu’elle rentrait car elle lui faisait la gueule, pourquoi changer ça maintenant ? En plus, le fait qu’ils arrivent à se parler, ça change même la perspective de la mort de Joel : ils ont eu d’autres derniers mots que ceux que l’on pensait.

Ellie prend conscience que Joel veut toujours la protéger, quoiqu’il arrive. Elle lui pose donc la question qui fâche sur l’hôpital et découvre toute la vérité. La veille de la mort de Joel, donc. Elle devrait donc comprendre le point de vue d’Abby plutôt que de s’obstiner à la pourchasser comme elle fait. Et, bon, je sais que cette scène est la dernière du jeu. Les scénaristes ont fait le choix de nous la cacher comme dans le jeu, soit. La place si tôt après en revanche ? Je ne comprends pas. Cela casse la surprise ; j’imagine que l’impact est plus fort en dernière scène : elle promet d’essayer de lui pardonner sans savoir si elle réussira. En dernière scène, on sait davantage ce qu’il en est et ça ouvre surtout la question de savoir s’il faut le pardonner et si on le peut nous-mêmes. À l’inverse, en avant-dernière scène de cet épisode, ça manque sacrément d’enjeu : on retire une grosse portée de l’impact de cette scène en enchaînant sur la vengeance d’Ellie. C’est un peu comme si cette scène où elle marche sous la pluie en direction d’Abby nous disait : « eh, elle l’a pardonné, regardez ce qu’elle fait maintenant ». Décevant.