Perry Mason – S01E08

Chapter 8 – 15/20
Bon, ma foi, c’est une conclusion, mais c’est à l’image de la saison… Pas exactement ce que j’en attendais, avec des détours et avec des longueurs. Je pense que je viendrais quand même regarder la saison 2 parce que la conclusion propose de bonnes choses pour la suite. Pour autant, je peux déjà vous dire que la série ne va pas me manquer, du tout.

> Saison 1


Spoilers

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No one ever confesses on the stand.

Il est temps pour moi d’avoir le fin mot de cette histoire, enfin j’espère. La série étant renouvelée pour une saison 2, ils sont capables de s’arrêter sur un gros cliffhanger, non ? Vous l’aurez compris, j’ai écrit cette ligne avant le visionnage de l’épisode, hein. Mettons-nous donc à la critique !

On reprend l’épisode par la mère d’Alice s’inquiétant que sa fille ne soit plus là et que personne ne la retrouve malgré ses blessures. Elle-même est soignée par de nombreuses personnes qui l’entourent, parce qu’elle est quelqu’un d’important pour l’Eglise. Quant au bébé, il est toujours avec elle.

Après la désastreuse cérémonie de Pâques, Emily est chez Della, avec un coquard pourri et le problème qu’elle n’a pas de chambre pour elle. Pas de problème, Della trouve une solution facile : elle lui laisse sa chambre et elle dormira avec Hazel. Ben voyons. Emily déprime en tout cas de ne pas savoir où est son bébé, et il est pire pour elle de savoir que le cercueil est vide. Pour une mère super comme elle pense l’être, c’est violent de savoir qu’elle n’a même pas réussi à veiller sur son fils après sa mort. Décidément.

En tout cas, le procès peut reprendre, avec l’interrogatoire d’Ennis par Perry. La scène est vraiment bien faite, puisqu’elle révèle rapidement qu’Ennis est hostile au témoin, sans surprise, et est ponctuée de flashbacks pour nous révéler ses mensonges. Les flashbacks en profitent pour nous révéler enfin tout ce qu’il s’est passé et l’implication d’Ennis à toutes les étapes du processus de la mort de Charlie et de l’ensemble des gens impliqués – George, la prostituée, etc.

Au procès, Perry se fait plaisir, parce qu’il sait qu’Ennis est coupable et parce qu’il a de bons arguments, solidifiés par les preuves récoltées depuis quelques épisodes. Tout ça est excellent à voir, mais il va de soi que quoiqu’en dise Perry, il n’avouera pas ce qu’il a fait. Forcément.

J’ai ensuite eu du mal à capter tout ce qu’il se passait… pour moi, un énième flashback nous ramenait à la soirée de la veille où Perry a tout préparé, avec Della, Pete et Drake. Il est enragé dans cet épisode, c’est quelque chose de le voir si énervé notre petit Perry. Concrètement, toute l’équipe est divisée sur la marche à suivre. Della a bien l’idée de proposer à Emily d’être témoin, mais Perry s’y refuse, préférant voir Ennis à la barre pour tenter de le faire avouer ses crimes. Si c’est bien ce qu’il fait, c’est contre l’avis de Pete qui proposait plutôt de laisser tomber et conclure le procès comme ça.

C’est aussi contre les propositions de Della, qui insiste lourdement auprès de Perry, sorti s’isoler, pour lui dire que la meilleure solution est clairement de faire appel à Emily pour le procès. Perry est alors un bon connard avec Della, allant jusqu’à lui balancer sa liaison avec Hazel à la face. C’est la réplique de trop, qui la blesse énormément. Elle décide donc de se barrer, en lui préparant toutefois les questions du procès pour le lendemain, au cas où.

Drake reste bien silencieux pendant tout ça, regardant ce qu’il se passe. La série nous propose aussi une scène entre Drake et sa femme au téléphone, mais c’était tellement redondant par rapport aux épisodes précédents… On va dire que ça construit le personnage, mais c’est bien creux tout ça. En fait, c’est mon gros problème avec la série : les personnages sont construits autour de gros stéréotypes et clichés qui ne les approfondissent pas vraiment.

Le lendemain matin, Perry ne s’excuse pas auprès de Pete, mais lui donne un dernier job sur cette affaire, qu’on ne nous explique pas immédiatement. Le flashback s’éternisant, j’ai fini par me dire que nous n’étions plus dans un flashback. Après avoir revu la scène, je ne sais toujours pas : concrètement, ça semble être la soirée après l’interrogatoire d’Ennis, mais je ne comprends pas trop pourquoi il est question de mettre Ennis à la barre dans ce cas. La chronologie reste un mystère pour moi, donc, mais est-ce vraiment grave au fond ? Je sais ce qu’il s’est passé.

En tout cas, on a au moins un flashback allant jusqu’au 26 décembre, quand on est en avril dans la chronologie de la série. C’est l’occasion pour nous de découvrir qu’Emily est vraiment une bonne maman, même si son couple bat vraiment beaucoup de l’aile. Elle s’occupe ainsi de Charlie après une dispute avec Matthew. Ce flashback-là nous révèle finalement qu’il s’agit du témoignage d’Emily, appelée à la barre par Perry, sur les conseils de Della.

George est bien plus un amant aimant pour elle que son mari, Matthew. Son témoignage fait vraiment du bien à son cas : elle est touchante dans ses propos et son témoignage, qui aboutit à l’idée qu’elle est innocente, évidemment. Son seul amour dans la vie était donc son fils, et c’est pour cela qu’elle ne l’a pas kidnappée. Si la scène est belle et forte, cela n’empêche pas que le risque de la mettre à la barre est énorme. Elle n’a pas à parler qu’à Perry, en effet.

L’avocat de l’attaque se fait bien évidemment plaisir dès qu’il en a l’occasion. Tout ce que Perry a montré, c’est qu’à cause de sa liaison avec George, Charlie avait pu être enlevé : il a bossé avec les kidnappeurs pour s’assurer de distraire Emily assez longtemps pour que le bébé puisse être pris sans qu’elle ne s’en rende compte.

Emily est forcée de reconnaître que son amant est évidemment l’élément qui a provoqué l’enlèvement de son fils. Partant comme ça, elle a sa part de responsabilité selon l’avocat, et elle le dit elle-même qu’il a raison. Bonjour l’horreur pour la psychologie d’Emily qui se retrouve à assumer une nouvelle fois sa culpabilité alors que bon… elle a juste été manipulée la pauvre.

En partant du tribunal, quelqu’un de l’Eglise réussit à lui filer une lettre (avec une empreinte de pied de bébé) alors qu’Ennis vient narguer Perry. Ce dernier est dans l’abus total, n’hésitant pas à lui foutre un coup de poing bien senti dans la face. J’en étais content, ma foi.

Finalement, Perry passe sa soirée à préparer sa dernière prise de parole au tribunal, séchant complètement sur les derniers mots à apporter. S’il n’y arrive pas pendant un bon moment, sa dernière tirade est absolument parfaite une fois au tribunal. La série continue d’être sacrément bien écrite de ce point de vue-là, c’est déjà ça, surtout que c’est important pour une série sur un avocat. Perry insiste notamment pour montrer qu’Emily est innocente, malgré les attaques de l’avocat de l’attaque. C’est un beau moment pour la série, moment qui montre que Perry a bien trouvé sa voie sur ce coup-là. Cela finit même avec quelques larmes de Della, commençant à y croire.

S’il a de jolis derniers mots, il n’empêche que c’est à l’avocat de l’attaque de conclure le procès et de la déclarer coupable. Et une fois que c’est fait, il ne reste plus qu’à attendre longuement la décision du jury. Pour le coup, c’était moins long qu’une bonne partie de la série.

Pendant l’attente, Perry et Della ont le temps de continuer de renforcer leur amitié malgré la dispute précédente. Tout en lui apportant à manger, Della reconnaît qu’il est important d’être capable d’être odieux entre eux et de se pardonner s’ils doivent continuer à bosser ensuite. Autrement dit, la série prépare le terrain pour une saison 2. Soit. Les jurys mettent en tout cinq jours complets à délibérer, ce qui permet à Drake de démissionner et de refuser définitivement le pot-de-vin qu’on voulait lui servir le troisième jour. C’est étonnant sans l’être : après tout, sa hiérarchie est plus que décevante vis-à-vis du rêve qu’il faisait.

Le procès reprend alors, avec un mot du jury, précisant qu’il ne veut aucune interruption pendant qu’il lira à voix haute la décision du jury. Oh, on sent tout de suite que ça craint là, et ça ne manque pas. Pas de décision prise par le jury, trois semaines de procès, cinq jours de délibération et… un non-lieu. Ce n’est pas exactement ce que l’on attendait. Emily n’est pas coupable, mais elle n’est pas innocente non plus, alors tout ça n’est pas terminé. Pour un procès perdu d’avance, Perry s’en sort à merveille.

On en vient alors aux déclarations à la presse. L’avocat de l’attaque continue sa mauvaise foi et s’inquiète plus pour sa carrière politique, alors que Perry présente Della comme son associée. Pas sa secrétaire. Yeah ! Si j’ai beaucoup aimé ses déclarations et la scène qui nous le fait dire que ce n’est tout de même pas une victoire à ses yeux, j’ai détesté découvrir une autre scène nous montrant que Pete était en train de payer un jury. Je trouve ça décevant comme coup de la part de Perry, surtout pour la suite de la série. Il est aussi pourri que ceux qu’il combat. Et en plus, je ne peux même pas relativiser : même si c’est efficace, ça ne servait à rien car il y avait deux autres jurys qui n’étaient pas payés et ralentissaient quand même les débats.

Là-dessus, on enchaîne sur la révélation que toute l’équipe de Perry est au courant, y compris Drake, y compris Della. Du coup, il n’y en a pas un pour racheter les autres du côté de la morale ? Je comprends que Pete les lâche, même s’il ne le fait pas pour les bonnes raisons. En effet, Pete décide d’aller bosser pour le procureur qui s’appelle quand même Burger. Ca ne donne pas envie. Perry est déçu de cette trahison, parce qu’il comptait sur lui pour la suite de ses aventures. Finalement, il aura un ennemi, je pense, ennemi qui aura à faire face à Drake. Ouep ! Drake retrouve sa femme et son bébé, et tout va bien pour lui, du coup, maintenant qu’il a démissionné, il décide aussi de travailler en tant que détective pour Perry.

Bon, autrement, on en revient encore et toujours à la vente de la maison de Perry, mais ça ne m’intéresse toujours pas. Il décide d’aller jusqu’au procès plutôt que d’accepter la proposition de son plan cul, qui ne l’est plus, évidemment. C’est tellement détaché de l’enquête en cours que je ne sais pas bien pourquoi on insiste autant… La fin de saison ? Perry abandonne sa maison et son plan cul en échange d’argent, reconnaissant ses torts. Tout ça pour ça ? Une nouvelle fois, je trouve ça plutôt creux, surtout que ça n’a pas tellement eu d’impact sur ses décisions impulsives par ailleurs concernant le procès.

Bref, ça comble beaucoup de temps mais ça n’apporte pas de choses concrètes à la série… Même Alice avait un impact plus grand, je trouve. D’ailleurs, l’intrigue de l’Eglise a sa conclusion aussi, évidemment. Ainsi, Emily se rend à l’Eglise pour revoir celui qu’on tente de faire passer pour Charlie. Elle demande à le tenir, après avoir pris des nouvelles d’Alice, toujours pas revue et n’ayant jamais passé autant de temps sans sa mère.

Emily n’est pas débile : elle sait que ce n’est pas Charlie, et elle le montre bien à la mère d’Alice… Toutefois, elle accepte d’entrer dans le jeu et commence une nouvelle vie à écouter les sermons de la mère d’Alice, qu’elle suit carrément en tournée dans les États-Unis pour montrer son « fils » ressuscité. Sérieusement.

Alice ? Elle n’est plus blonde, plus dans l’Eglise et bosse désormais comme serveuse. C’est chouette, mais c’est un peu triste d’être venu regarder cette série aussi pour Tatiana Maslany alors qu’elle n’avait finalement pas tellement de choses à jouer. J’ai aimé la scène où Perry la retrouve et sa conclusion sur le fait que si, finalement, elle avait bien réussi à ressusciter Charlie… mais vraiment, l’actrice peut faire tellement mieux ! Au moins, elle devrait être libérée de cette série pour la suite de sa carrière, parce que je ne la vois pas revenir en saison 2. Pour quoi faire ?

Un autre qui ne reviendra pas en saison 2 ? Ennis ! Il se fait assassiner par ses partenaires… Et c’est tant mieux, ma foi. Désolé. Cela ne règle rien du tout en plus de le savoir mort : il y a toujours autant de gens véreux à combattre dans la police et tout… Comme l’a dit Perry dans l’épisode, et comme le disent les tribunaux américains : il faut trouver la vérité avant de rendre la justice. Pour le coup, la saison 2 devait donc toujours être composée de pas mal d’injustices.

L’avantage, c’est au moins que Della et Drake continueront de se battre contre certaines d’entre elles, puisqu’ils bosseront avec Perry désormais. Néanmoins, Della pose ses conditions pour bosser avec Perry ; notamment son ambition de devenir avocate. Et il a intérêt à payer pour ça. C’était peut-être le meilleur épisode de Della finalement, parce que j’ai beaucoup aimé ses scènes et la présence d’Hazel, bien plus acceptée par Perry. On nous confirme même qu’elle est mannequin main, que c’est pour ça qu’elle avait des gants tout le temps et qu’elle remplace enfin Myrna – alors que je pensais dans son premier épisode que c’était elle Myrna. Bref.

Si le trio va bosser ensemble désormais, c’est encore Hazel qui savoure le plus leur victoire en dansant de manière marrante. Et une fois la victoire fêtée, il faut se remettre au boulot avec l’arrivée au cabinet de Perry Mason (classe !) d’une certaine Eva Griffin. Je pense qu’on la reverra en saison 2, sans en être sûr, juste pace que son introduction est lourde, avec Della indiquant qu’elle ment sur son identité. Je reviendrai probablement pour en savoir plus – même si j’ai trouvé risqué de nous présenter une actrice dans ce rôle… Généralement, le casting n’a lieu que pour la saison suivante. On verra bien !

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EN BREF – Ce ne sera jamais ma série préférée et je regrette vraiment l’écriture de cette saison, avec cinq épisodes sur huit servant juste d’introduction. On dirait que tout a été fait pour être diffusé en une fois et être bingewatché – même si les épisodes sont longs, ça serait possiblement mieux passé avec un visionnage d’un coup. Malheureusement, sur HBO, ce n’est pas le cas.

Tout cela a donc donné l’impression d’être face à une série qui oubliait qu’elle était écrite en 2020 pour un public vivant en 2020, s’enfermant dans l’excuse de sa période historique pour accumuler bon nombre de défauts qui auraient pu être évités.

Je reviendrai peut-être en saison 2 malgré tout parce que les derniers épisodes m’ont davantage convaincu. Je suis attaché au personnage de Della, j’aime l’acteur interprétant Perry, qui a ses moments sympas (le voir s’énerver me rappellera toujours Kevin de Brothers & Sisters après tout, même si je ne comprends pas toujours ce qu’il dit quand il s’énerve et oublie d’articuler) et Drake a beaucoup de potentiel.

Puis maintenant que tout ça est introduit, ça ira possiblement mieux. On verra ce qu’il y a à voir en parallèle de la diffusion de cette seconde saison !

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> Saison 1

Ma première série d’été (11/16)

Salut les sériephiles,

Comme chaque samedi depuis deux mois (ou presque), je continue aujourd’hui la saga de cet été sur mes premières fois de sériephile. Avec la canicule qui s’est installée sur une bonne partie de la France ces derniers jours et pour les prochains jours, le sujet du jour tombe en plus à pic : je vous propose en effet de revenir sur ma première série d’été.

Les séries d’été, c’est une catégorie qui peut prêter à débat et, d’ailleurs, on a eu l’occasion de débattre sur la définition dans le douzième épisode de 42 minutes. Si ça vous intéresse, le débat est donc en ligne, mais pour moi, ça reste une série diffusée entre fin mai et début septembre, pour la période estivale, donc. Généralement, c’est aussi le genre de séries avec une ambiance chaude ou moite, pour l’été, ainsi que souvent une forte tendance à la présence d’un casting dénudé. Si je tiens tellement à cette définition, c’est bien parce que ma première série d’été m’a fortement fait une impression durable… Et je crois que vous le savez déjà, mais il s’agissait de…

True Blood, une parodie vampirique

True Blood

C’est fâcheux, d’ailleurs, parce que c’est une série dont je n’ai pas souvent l’occasion de parler ici et dont j’ai oublié bien des choses avec le temps, mais vraiment, c’était une série parfaitement calibrée pour l’été. Et oui, team Eric, au moins au début. On se trouvait dans le Sud des États-Unis, avec une chaleur moite qui transparaît et traverse l’écran, des créatures de la nuit à foison et du sexe à toutes les sauces. Y compris parfois à des sauces que je ne voulais pas goûter – il y a une tête à 360° qui me donne encore un arrière-goût de vomi rien qu’à y repenser.

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Un vrai travail sur les répliques, en plus.

True Blood a une saveur bien particulière dans mes souvenirs : je l’ai commencée avec une version non officielle de son pilot – certaines scènes étaient là, mais pas passées en post-production, en streaming, le jour même de sa diffusion sur HBO, et j’ai ensuite suivi toutes les saisons chaque été, en collant autant que possible à cette diffusion.

La série fonctionnait bien avec une écriture qui était toujours aussi réfléchie pour mener au mieux vers les situations drôles – merci les répliques – ou terrifiantes. Ouep, la série cherchait toujours à faire peur, même si elle n’y parvenait pas à chaque fois. Et quand elle ne voulait pas faire peur, son but était d’excitante, quitte à y mettre les gros moyens en multipliant les relations amoureuses possibles de l’héroïne. Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai levé les yeux au ciel ou soupiré devant cette série, tellement ce qu’elle proposait était ridicule ou peu crédible.

Being Human US | Smells like Chick Spirit
Pourtant, je suis resté du début à la fin, précisément parce que c’est un cocktail qui fonctionne très bien pour l’été.

Outre le fait que ce soit ma première série d’été, c’est aussi je crois la toute première que j’ai suivie du début à la fin en direct des USA. À la base, j’étais là principalement parce qu’il y avait Anna Paquin à la tête du casting : j’étais tout simplement tombé amoureux de l’actrice dans son rôle de Malicia (particulièrement dans X-Men 2). Je n’étais pas été déçu du voyage, là, pour le coup. Bon le côté vampires m’intriguait aussi avec Buffy, forcément.

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Toujours est-il que c’est presque religieusement que je revenais chaque été devant mon ordi pour voir l’épisode de la semaine, regrettant parfois de le regarder en pleine journée à cause du soleil empêchant de voir ce qu’il se passait. Du côté du contenu, par contre, la série n’a pas toujours été gage de qualité. Ainsi, la première saison était sympa, la deuxième ça allait, mais ensuite, il y a pas mal de grands trous noirs dans ma mémoire. Je sais que j’ai dévoré la cinquième saison d’une traite à mon retour de vacances et que la fin de la série était super décevante.

true blood @ jason stackhouse jessica hamby Eric Northman sookie ...
Sorry not sorry !

En effet, la dernière saison enchaîne quand même les scènes choquantes pour le buzz et se termine par une pirouette scénaristique malvenue – en tout cas de mon point de vue. J’en garde toutefois le souvenir d’une série que j’aimais retrouver et qui me donnait l’impression d’être enfin en été. J’en cherche une nouvelle pour me donner cette impression depuis, surtout maintenant que je n’ai plus Preacher qui était pas mal dans le genre. Mais bon.

True Blood - Jason Stackhouse/Ryan Kwanten Appreciation #4 ...
Ben si, parfaitement, c’est exactement le résumé de ma relation à cette série. Je désespérais de son évolution à chaque fois, mais elle me manque à fond et j’aurais trop envie d’un reboot ou revival pour les retrouver.

Inspirée d’une saga de romans, la série avait ses bons moments, ses accents de dingue parfaitement incompréhensibles pour certains et ses situations sans cesse plus rocambolesques les unes que les autres. En revanche, je n’ai jamais réussi à aller au bout du premier roman. Autant avoir les pensées de tous les personnages à travers Sookie, c’était plus ou moins supportable, autant avoir le point de vue mièvre de Sookie sur tant de pages, mais au secours.

J’adore l’urban fantasy, je déteste ce genre de littérature avec les relations amoureuses nazes et le sexe pas du tout sexy. Enfin, en tout cas, à mes yeux, mais c’est une question de sensibilité après.

TRUE BLOOD : mort de Nelsan Ellis, l'acteur de LAFAYETTE
L’acteur était brillant dans ce rôle (que je n’aimas pas énormément par contre). Qu’il repose en paix 😦

Dans l’ensemble, je garde un souvenir chaud de la série et je ne regrette pas d’avoir suivi celle-ci jusqu’au bout. Si vous êtes passés à côté, cette canicule est la parfaite occasion de commencer la série, n’hésitez surtout pas !

True Blood! Our Favorite Season 5 Moments To Sink Our Fangs Into ...
Oui, mais non.

Reste le dernier argument incontournable qui explique pourquoi je suis resté si longtemps : il dure une minute trente, mais il justifie absolument tout… C’est le générique. Tellement entêtant, tellement parfait.

 Voilà, je me sens en été maintenant. C’est malin ! Et il faut que je me remette à des séries pour le #WESéries là, en plus, mais non, j’ai juste le pilot de la série en fond sonore pour l’écriture de cet article. C’est pas malin, ça, sérieusement. Je me demande juste si le cliffhanger de l’épisode me fera toujours autant d’effet après si longtemps – parce que oui, il y a des scènes vraiment marquantes dans cette série je trouve et je n’ai jamais fait de rewatch, alors je ne sais pas comment je vivrais tout ça en tant qu’adulte averti, et non en tant qu’ado.

Sam Merlotte Will Die Next on 'True Blood' Because the Odds Are ...
Non, je n’avais pas vraiment l’âge de la regarder au départ, je crois. Mais bon, tout le monde s’en fout, non ?