Bingewatcher The Good Wife (S03) : la première baisse de régime ?

Salut les sériephiles,

Après deux saisons avalées à une vitesse assez indécente et une saison 2 qui avait d’ailleurs encore fait monter ma note à 18/20, j’étais forcément très enthousiaste au moment de lancer la troisième. Pour la première fois depuis que j’ai commencé The Good Wife, j’ai eu un peu plus de mal à retrouver immédiatement cette addiction. Il faut pourtant reconnaître que le final avait laissé pas mal de choses en suspens et de très bonnes pistes : Alicia venait enfin de céder avec Will (ah, Mika !), sa relation avec Kalinda était complètement détruite et Cary était resté l’un des personnages dont j’avais le plus envie de suivre l’évolution… Alors que s’est-il passé ?

Si j’ai eu du mal, ce n’était pas au point d’avoir envie d’arrêter, évidemment. Les épisodes continuent de s’enchaîner facilement, le casting reste excellent et la série est toujours capable de sortir une affaire ou un cliffhanger qui donne immédiatement envie de poursuivre. Seulement, après une saison 2 qui avait réussi à faire avancer énormément de choses en même temps, cette troisième année m’a parfois donné l’impression de tourner en rond.

… Un peu comme les photos promos du casting, parce qu’apparemment, ils n’en faisaient pas chaque année ?

Pas la peine d’objecter !

Spoilers sur l’ensemble de la saison 3 à partir d’ici.

The Good Divorcée

Nouvelle coupe, nouveau bureau et nouvelle vie sexuelle : il faut environ vingt secondes à la saison pour nous montrer qu’Alicia a bien changé, à une vitesse où on peut dire qu’elle explose le plafond de verre bien rapidement.

Le 3×01 reprend évidemment là où nous l’avions laissée avec Will et, très vite, la série semble vouloir rattraper deux saisons de tension sexuelle en quelques épisodes. Beaucoup de rendez-vous cachés, beaucoup de sexe et beaucoup de situations où les deux personnages doivent faire semblant de ne rien ressentir devant les autres.

Je devrais être ravi puisque j’étais curieux de voir ce que donnerait enfin leur relation. Le problème, c’est que je n’aime toujours pas tellement Will et Alicia ensemble – c’est le cas depuis le début de la série. Les acteurs semblent beaucoup s’amuser et certaines scènes fonctionnent très bien, mais j’ai parfois eu l’impression de basculer devant Grey’s Anatomy ou, surtout, Scandal. Leur façon de s’éviter, de ne plus se parler, de s’engueuler puis de se retrouver en secret finit surtout par donner à deux adultes l’air d’avoir quinze ans. Et les scènes de cul, vraiment, j’ai cru que c’était l’influence de Scandal avant de découvrir que cette saison était sortie avant la série d’ABC. Oups.

C’est d’autant plus dommage qu’Alicia évolue vraiment bien partout ailleurs et que c’est un goût amer qui me reste alors que le reste de la saison reprend son sérieux.

Elle prend du galon, gagne énormément en assurance et découvre peu à peu qu’il est compliqué de rester parfaitement intègre dans un cabinet rempli de requins. La révélation du 3×05, lorsqu’elle apprend que Will a utilisé le vote de David Lee pour la faire entrer au cabinet, arrive d’ailleurs exactement au bon moment : elle voudrait croire qu’elle mérite tout ce qu’elle obtient uniquement grâce à son travail, mais la série continue de lui rappeler que ce monde ne fonctionne pas comme ça. Et si vous voulez vraiment avis, c’est beaucoup plus intéressant que de savoir dans quelle chambre d’hôtel Will et elle vont réussir à se retrouver.

Même sa négociation salariale en fin de saison, pourtant assez grossièrement amenée uniquement pour qu’elle puisse racheter sa maison, permet un truc que j’ai bien aimé : elle pense immédiatement à profiter de sa nouvelle position pour réclamer aussi le retour de Cary au cabinet. La classe !

Alicia et Kalinda : on peut réparer ça ou pas ?

C’était surtout LA relation que j’attendais cette saison.

Étonnamment, Alicia et Kalinda se reparlent très rapidement après le final précédent. Entre le 2×23 et le 3×01, il ne s’est passé qu’une nuit et j’avais pourtant presque l’impression que plusieurs mois s’étaient écoulés vu le changement radical en début de saison.

Elles sont capables de travailler ensemble et de se parler normalement, mais tout ce qui faisait leur amitié a disparu. Et ensuite… il faut être patient.

J’adore toujours voir Kalinda faire son travail et elle reste probablement mon personnage préféré, mais après deux saisons à nous promettre des révélations sur son passé, j’aurais aimé que la série accélère franchement. Son vrai prénom, son mariage, tout ce qu’elle a fui : on sait désormais qu’il y a énormément de choses derrière le personnage, mais on continue surtout de nous les faire miroiter jusqu’au tout dernier épisode, sans que ça n’avance vraiment, même quand Alicia est chargée de la défendre face aux impôts (une intrigue franchement forcée pour les rapprocher, je trouve).

Heureusement, ça permet à la relation avec Alicia de bouger davantage dans la dernière partie de saison. Il était temps. Leur amitié me manque beaucoup plus que je ne l’aurais imaginé et les quelques signes d’un rapprochement fonctionnent immédiatement sur moi. Le 3×21 où Alicia tourne la chaise du bar vers Kalinda ? MAIS ENFIN, ALLELUIA BORDEL ! Quant au cliffhanger du 3×22, avec Kalinda qui se prépare à accueillir son mari, c’est évidemment exactement le genre de promesse qui m’a fait lancer la saison 4 bien vite. Même si, après deux saisons à attendre des réponses, j’ai désormais compris qu’il valait mieux être patient avec elle et qu’on ne saurait probablement pas tous les secrets du perso avant le dernier épisode de la série (je lâche l’affaire, quoi).

Cary, probablement ma meilleure évolution depuis le début

Au risque de me répéter par rapport à ce que je disais en saison 2 : je l’avais trouvé agaçant pendant une bonne partie de la première saison, j’avais adoré le voir passer chez l’adversaire dans la deuxième et cette saison confirme définitivement que le personnage fonctionne beaucoup mieux dès qu’il se retrouve au milieu de plusieurs loyautés.

Sa promotion dans le 3×06 est assez prévisible, mais je ne m’attendais pas à le voir monter aussi haut aussi vite. Comme pour Alicia, on sent que la série suit le chemin de la facilité par moment, mais bon, ça passe parce que c’est une bonne série. J’aime beaucoup sa relation professionnelle avec Peter, sa manière de négocier sa place et surtout le fait qu’il ne soit jamais complètement débarrassé de son attachement à son ancien cabinet. J’aime aussi qu’il commence enfin à réussir à prendre Kalinda à son propre jeu : elle le manipule encore beaucoup, évidemment, mais elle se fait parfois avoir avec une facilité assez réjouissante.

Sa rétrogradation fonctionne par la suite très bien, précisément parce que j’ai kiffé son ascension. Le voir rétrogradé pour son honnêteté, c’est une belle évolution du personnage. Son éviction par Peter, beaucoup moins : j’ai surtout eu l’impression qu’il fallait trouver une raison pour le faire revenir chez Lockhart & Gardner et à nouveau que les scénaristes choisissaient la facilité pour préparer le terrain de la saison 4. Seulement, comme j’avais précisément envie qu’il revienne, je vais difficilement me plaindre.

Et forcément, son retour rapproche à nouveau Cary de Kalinda. Leur dynamique continue d’être l’une de mes préférées. Elle réussit encore parfois à le manipuler avec une facilité impressionnante, lui n’a visiblement toujours pas abandonné l’idée de la séduire et je suis beaucoup trop client de ce duo.

Eli Gold mérite vraiment plus de place

Je parle finalement assez peu d’Eli dans mes bilans alors que j’aime énormément le personnage et qu’il a souvent les meilleures répliques et les moments les plus drôles de la série. Seulement, il bien avouer qu’il vit souvent légèrement en périphérie de la série : il porte les intrigues politiques et les fils rouges mais intervient moins dans les affaires judiciaires de la semaine ; et cette saison, les intrigues politiques sont un peu noyées. L’installer directement au cabinet cette saison est donc une excellente idée sur le papier, mais ça s’essouffle souvent – au point qu’on lui file des intrigues soporifiques avec son ex-femme (et franchement nazes quand il couche avec ses ennemies).

Avant ça et en début de saison, le voir gérer des crises avec Alicia sous ses ordres fonctionne beaucoup mieux que je ne l’aurais pensé et ses confrontations avec Diane sont particulièrement efficaces. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé Diane dans ce rôle-là, notamment dans le 3×10 où elle devient presque une mentor pour Eli. Elle reste toujours aussi perspicace cette saison (dès le 3×02, elle comprend tout avant tout le monde) même si la série aime parfois un peu trop la faire passer pour celle qui casse l’ambiance parce qu’elle a raison.

Pour en revenir à Eli, le 3×03 pousse parfois un peu trop son côté excité et colérique, mais j’aime justement que ses méthodes puissent se retourner contre lui. C’est aussi chouette que la saison trouve aussi des associations auxquelles je n’avais jamais pensé, notamment Eli et Kalinda. Je ne m’étais même pas rendu compte qu’ils ne s’étaient pratiquement jamais croisés auparavant, alors que leur duo paraît immédiatement évident. Malheureusement, c’est vite éclipsé ensuite et il reprend sa place en périphérie de la série. Dommage, surtout, et je me répète je sais, lorsqu’on lui colle une ennemie avec laquelle il finit évidemment par coucher. Là encore, la saison semble parfois persuadée que tous ses personnages doivent absolument finir dans le lit de quelqu’un. Flemme cette saison 3, vraiment !

Par contre, son ex-femme qui finit par coucher avec le gentil Ben Laden, pardon mais ça m’a beaucoup trop fait rire. Fallait l’oser cette intrigue !

Les six mois de Will…

L’autre gros fil rouge de la saison concerne l’enquête sur Will. Et autant ça commence bien, autant la suite m’a laissé perplexe. Le retour de Wendy Scott-Carr en procureure spéciale est une excellente surprise et j’ai aimé toute la construction autour du grand jury. La série sait très bien installer progressivement une menace et utiliser des personnages déjà connus plutôt que d’en inventer systématiquement de nouveaux.

En revanche, toute la partie autour de la suspension de Will m’a laissé assez… oui, ben je n’ai pas d’autres mots, en fait : perplexe. Six mois sans exercer sont présentés comme une véritable peine capitale pour le personnage alors que… euh six mois ? Cela passe à une vitesse déconcertante quand on est adulte. C’est moins qu’une grossesse, y a pas à abuser comme ils le font ! Tout le cabinet semble au bord de l’effondrement, les autres avocats se transforment instantanément en charognards et on commence même à parler changement de nom comme si Will venait de disparaître pour toujours. On en est loin et ce n’est jamais que six mois.

Surtout, je n’ai jamais vraiment compris ce qu’il avait ou non le droit de faire pendant sa suspension. Selon les scènes, j’avais l’impression que les règles changeaient et que les scénaristes oubliaient de se consulter – il peut suivre les affaires sur lesquelles il était, pas donner de conseils juridiques et gérer les affaires du cabinet. Soit. Pourquoi est-ce si compliqué ensuite ? Ça donne certes quelques très bons moments, notamment avec Kalinda, mais l’ensemble m’a paru inutilement dramatique et prise de tête pour rien. Disons que ça permettait de donner une utilité à Eli qui commençait à tourner en rond et à Diane, qui s’en sort tellement mieux quand les scénaristes n’essaient pas de lui coller une intrigue amoureuse inutile dans les pattes.

Diane reste heureusement excellente dans tout ça. J’aime toujours autant la solidité de son amitié avec Will et sa capacité à comprendre immédiatement ce qui se joue autour d’elle (même lorsqu’elle croit naïvement pouvoir demander à Will d’arrêter de coucher avec Alicia comme si ça allait régler le problème…).

De moins en moins de politique

C’est probablement l’autre chose qui m’a manqué cette saison : toute l’intrigue politique est malmenée en arrière-plan et il y a plein de pistes prometteuses vite oubliées. J’ai bien sûr envie de parler à nouveau de Becca, parce qu’elle manque, mais même au-delà de ça, j’adore la cabale de Wendy… sauf que ça termine en eau de boudin.

La campagne de Peter avait occupé une grande partie de la saison 2 et, même si je ne m’attendais pas à autant aimer cette intrigue, elle donnait une vraie colonne vertébrale à l’ensemble. Ici, Peter, pourtant procureur, devient beaucoup plus secondaire et l’idée d’une course au poste de gouverneur met énormément de temps à apparaître avant de disparaître presque complètement pendant plusieurs épisodes. En gros, Peter se résume à sa séparation à Alicia et à la menace que celle-ci soit découverte (par Diane, par la presse, par le grand jury de Will, etc.) jusqu’au tout dernier épisode.

Du coup, pas besoin de voir Peter tout le temps, à nouveau. Son absence ne me dérange d’ailleurs pas particulièrement. Il peut manquer plusieurs épisodes sans que j’aie vraiment l’impression qu’il manque quelque chose, ce qui en dit probablement assez long sur la manière dont son personnage est utilisé – mais ça a toujours été le cas. C’est fou comme il me semble être un perso principal mais comme il rate plein d’épisodes.

C’est d’autant plus déconcertant que la saison avait commencé avec une drôle de rivalité professionnelle entre Peter et Alicia dès le 3×01, qui pouvait laisser penser qu’on allait beaucoup plus jouer sur cette opposition. Finalement, ça disparaît quasiment aussi vite que c’est arrivé, j’ai trouvé ça dommage.

La fin de saison relance heureusement certains aspects de cette dynamique lorsqu’Alicia se retrouve à nouveau à ses côtés sur scène ou lorsqu’il est convoqué comme témoin dans une affaire qui vise à faire tomber le cabinet de sa femme. C’est une très bonne image parce qu’elle remet en jeu quelque chose qui était au cœur même du titre de la série : après avoir passé toute la saison à construire une nouvelle vie, jusqu’où Alicia est-elle encore prête à être « the good wife » ? J’espère vraiment que ça sera abordé en saison 4, vu que la fin la voit hésiter à passer plus de temps avec Peter dans leur ancienne maison (une intrigue bien naze que celle de la maison !).

Et toujours ce casting absolument absurde

Troisième saison et le jeu du « mais je connais cet acteur ! » fonctionne toujours aussi bien. On croise ainsi Anna Camp, Monica Raymund, Sterling K. Brown puis Susan Kelechi Watson quelques épisodes plus tard, et même Jason Biggs dans un épisode consacré au bitcoin. Oui, un épisode sur le bitcoin en 2012. Le regarder aujourd’hui est assez fascinant tant la série traite encore le sujet comme quelque chose d’obscur et presque expérimental.

Et puis Matthew Perry débarque en fin de saison, parce que pourquoi pas ?

Il y a évidemment Lisa Edelstein aussi, qui débarque en Celeste et reste suffisamment longtemps pour qu’on ne puisse même plus vraiment parler de simple guest. Son arrivée sort un peu de nulle part, mais elle apporte quand même une vraie nouvelle dynamique autour de Will… avant de disparaître sans laisser de trace ? C’est agaçant et la série fait ça de plus en plus souvent : des personnages très secondaires disparaissent totalement d’un épisode à l’autre, et ça fait étrange tout de même ces pistes laissées ouvertes.

Je préfère cependant toujours les retours de personnages que je connais déjà. Elsbeth est un bonheur absolu à chaque apparition et me donne encore davantage envie d’arriver un jour à sa propre série. Patti Nyholm se fait attendre toute la saison mais revient en fanfare dans le final et rappelle immédiatement à quel point elle peut être drôle tout en représentant un vrai danger. Même la juge militaire revient, avec une relation avec Will qui continue de fonctionner parfaitement. J’ai beaucoup aimé.

C’est l’un des grands plaisirs de ces saisons longues : la série commence désormais à posséder une galerie suffisamment importante pour faire revenir quelqu’un sans avoir besoin de le réintroduire complètement et les retours sont franchement réguliers.

Les pires ennemis qu’on puisse imaginer avoir dans sa vie.

Un triple cliffhanger pour rattraper une saison plus calme

Le début de saison tourne à 15/20 maximum. C’est inhabituellement bas pour The Good Wife, mais le début m’avait vraiment déçu : trop de Will/Alicia, une intrigue insupportable autour de Grace et de sa tutrice (ça disparaît totalement par la suite, je suppose que ça a été un flop du côté de l’audience ?), peu de fil rouge et Kalinda qui stagnait.

La série remonte lentement mais sûrement la pente ensuite, ce qui fait qu’heureusement, elle ne devient jamais mauvaise. Elle reste drôle, inventive et capable d’enchaîner les intrigues suffisamment vite pour que je ne m’ennuie pas. Pourtant, j’ai aussi eu l’impression qu’elle passait une partie de cette saison en pause, surtout dans ses relations : tout bouge, mais rarement autant que je l’aurais voulu. Et puis, il y a vraiment des choses qui sont laissés en plan et qu’on finit par oublier (Grace et la religion ? L’existence même des enfants d’Alicia parfois ? Jackie ?).

Zach, en plus, fonctionne de mieux en mieux sur une bonne partie de la saison, alors c’est frustrant. Il ne servait franchement à rien au début de la série, mais j’ai aimé le voir apprendre la vérité par Peter puis devenir protecteur avec sa mère. Et Alicia qui finit carrément par lui acheter une voiture pour empêcher Jackie de s’en mêler ? Énorme fou rire. Le pauvre doit ensuite gérer Nisa qui disparaît pendant dix épisodes avant de revenir avec un “je t’aime”, sa mère et sa grand-mère… mais il finit assez bien par tirer son épingle du jeu.

J’étais aussi content de revoir Owen, toujours aussi drôle, cette fois transformé en mère au foyer désespérée ; et la série lui donne même un copain, ce qui reste assez dingue pour une série CBS de cette époque… Malheureusement, il est vraiment sous-exploité cette année.

Le final réussit heureusement à remettre plusieurs enjeux au centre en même temps, comme il se devait de le faire : le cabinet est en danger, même si j’ai évidemment du mal à croire qu’il va réellement disparaître ; Kalinda attend son mari avec une arme et Alicia doit décider si elle veut retourner vers sa famille ou non.

J’aime particulièrement ce dernier choix parce qu’il ramène directement la série à son point de départ – et à son titre. Trois saisons plus tard, la question n’est plus simplement de savoir pourquoi Alicia reste avec son mari, mais de savoir si cette femme que l’on connaît désormais beaucoup mieux a encore envie d’être celle que tout le monde attend qu’elle soit.

Une saison un peu moins forte, mais bon, ça reste un 16/20

C’est moins bon, surtout au début, mais ouf, pas de catastrophe : 16/20 reste une très bonne note et j’ai évidemment envie d’enchaîner. Après l’efficacité impressionnante de la saison 2, celle-ci m’a parfois semblé hésiter sur ce qu’elle voulait raconter. D’ailleurs, c’est peut-être ce qui me manque le plus par rapport à la saison 2 : des épisodes construits autour d’un dispositif qui changeait vraiment le rythme mais savait où il allait, comme l’épisode avec les écoutes du FBI ou ceux avec les courses contre la montre. Ici, il y en a moins et la saison donne davantage l’impression de dérouler ses intrigues habituelles. Les intrigues politiques deviennent plus discrètes, plusieurs personnages disparaissent pendant de longs moments et les romances prennent parfois trop de place sans faire réellement évoluer les relations.

En revanche, Alicia continue de devenir une héroïne de plus en plus intéressante, Cary confirme qu’il est désormais l’un de mes personnages préférés, Eli mérite largement toute la place qu’on lui donne et je reste désespérément accroché à chaque petit progrès entre Alicia et Kalinda.

Alors, pour ceux qui regardaient déjà la série à l’époque et sans me spoiler : cette saison 3 vous avait-elle aussi paru un peu moins forte que la deuxième ?

Euphoria – S03E08 – In God We Trust – 08/20

Quel sursaut dans la réalisation ne suffisent pas à rendre à la série sa gloire d’antan. Quel gâchis que cette saison 3 qui vient ternir la quasi-perfection de la saison 1 et la très bonne fin proposée par la saison 2. Je suis passé complètement à côté de cette saison : son ambiance western dégueulasse, ses choix pour les intrigues des personnages, sa conclusion peu réaliste et certainement pas espérée, je crois que rien ne me plaît. À part le casting. Tout ça pour ça ? Immense gâchis, ça ne valait pas le coup de revenir quatre ans plus tard pour… ça.

Spoilers 

Rue se réfugie chez Ali pour se remettre de ses émotions (et de ses blessures).

I dedicated my life to pussy.

Oui, je choisis cette citation pour le dernier épisode, et ça en dit long sur ce que je pense de cette fin. Cette saison 3 est un tel échec !

Cassie et Maddy se retrouvent dans un diner à être dévastées par la mort de Nate et ne plus savoir quoi faire de leur vie. Pardon, mais Maddy semble tellement plus triste que ce qu’elle devrait être vu ses relations avec Nate depuis quelques années. Mais bon, admettons. Que feront-elles de leur vie ? Elles improviseront, évidemment.

Voilà donc le dernier épisode de la série et ça commence par une très bonne scène de tension : Faye hurle pour réveiller Wayne. Rue est heureusement plus réactive que je ne l’aurais cru : elle parvient à défoncer le genou de Wayne et mettre Faye KO d’un bon coup de poing. Grâce à ça, elle peut s’enfuir de la ferme de Laurie. Il y a pas mal de pièges en route et j’ai adoré l’ambiance qui s’impose dans cette course-poursuite : Rue est d’abord bloquée par un cheval, puis finalement poursuivie par un cavalier. Le coup de lasso est excellent.

Quand tout semble perdu pour elle, l’homme de main d’Alamo se révèle être un bon sniper. Rue est ainsi sauvée et exfiltrée de la ferme de Laurie pour être ramenée auprès d’un Alamo très heureux de sa recrue. Il reste un problème tout de même : Alamo sait qu’elle bosse pour la DEA. Rue ne le sait pas. J’ai stressé pendant toute la scène où Alamo se montre pourtant hyper sympa avec elle. Oh, il la drogue, évidemment et je suppose que c’est sa manière tordue de se venger. J’ai même cru qu’il allait l’empoisonner plus directement que ça. Attendre que Rue se tue à petit feu ? Pourquoi pas.

L’essentiel, c’est que pour l’instant, elle survive. La DEA ne pointe pas le bout de son nez, mais elle, elle peut se reposer enfin. Elle va dormir chez Ali pour cela.

Tout pourrait bien se passer et se terminer pour elle. Malheureusement, ce n’est pas ce que souhaitent les scénaristes : ils préfèrent la faire se rendre à toute vitesse à la rescousse de Fez. Pardon ? Fez s’échappe de prison en faisant un peu de parkour, tout simplement. L’acteur est mort, donc on ne le reverra pas autrement qu’en flashback, mais je suppose que c’est le but : proposer des flashbacks pour conclure la série.

Rue ne brille pas par son intelligence une fois de plus : elle se précipite pour retrouver Fez, mais passe un barrage de flics sans en avoir le droit. Je ne comprends pas comment les flics ne parviennent pas à la rattraper plus vite que ça : elle a le temps d’entrer par effraction chez elle, dans la maison où elle espère retrouver Fez. Cela lui permet finalement de faire un câlin à sa mère qu’elle retrouve, et c’est le moment que la série choisit pour révéler que non, Rue n’est pas de retour chez elle.

Elle est évidemment en plein bad trip à cause de la drogue fournie par Alamo. Il y avait un indice dès le départ et le fait que les flics ne la rattrapent pas était une confirmation. Le lendemain matin, Ali retrouve donc Rue allongée sur son canapé. Morte. Sans revoir Jules ? Je m’en doutais un peu après la mort de Nate que ça allait mal se terminer pour elle aussi, mais ça ne fonctionne pas, je trouve. Je n’arrive pas à pleurer pour Rue parce qu’ils n’ont pas réussi à me convaincre cette saison. Quelle hécatombe, en tout cas.

Bien sûr, on s’en tape mal, mais il y a aussi un fil rouge Alamo/Laurie dans cette saison. L’intrigue de l’ambulance commencée dans l’épisode précédent continue : on y suit de faux ambulanciers se débrouillaient pour faire passer du Fentanyl à la frontière avec le Mexique. Du côté de Laurie, ça pue le seum. Ils se sont fait doubler par Rue, tout de même. Heureusement tout le monde est en vie. Malheureusement, ils sont complètement piégés. Wayne comprend à temps, grâce à des laxatifs, qu’ils sont piégés. Il s’enfuie ainsi en compagnie de Faye avant le retour de l’ambulance à la ferme.

Tous les animaux de la ferme semblent apparemment comprendre la grosse opération en cours côté DEA, et j’ai trouvé ça étonnant. Après, il est vrai que les fédéraux débarquent de manière peu discrète : plein d’hélicoptères et 150 milles voitures, ce n’est pas rien. En vrai, j’ai eu l’impression que c’était une intervention disproportionnée par rapport au nombre de gens présents dans la ferme. Qu’importe : ça fonctionne bien.

Laurie comprend qu’elle risque d’aller en prison et veut absolument s’éviter ça : elle se pend donc en sautant du haut de la ferme là où tous ses hommes se rendent. Le pire ? C’est que c’est un coup de filet qui ne sert pas à grand-chose ! En effet, l’ambulance n’est pas pleine de drogue comme prévu : Alamo s’est arrangé pour la détourner et la récupérer, évidemment.

Quelques mois après tout ça, nous retrouvons Ali à une réunion des AA. Il reste alors 40 minutes à l’épisode pour apporter une conclusion satisfaisante et je ne vois pas bien comment ce sera possible. Lui, il est dévasté par la mort de Rue et a même envisagé de boire à nouveau. La série se veut apporter un message avec un peu plus d’espoir, cependant.

Nous retrouvons Jules dans son appartement où elle peint une toile sur Rue. On sent qu’elle est triste et en plein deuil, mais bon, elle est aussi toujours avec son mec. Pas une fin ouf.

Pendant ce temps, Cassie et Maddy ont monté un nouveau business où elles emploient des filles – elles ont toutefois besoin de Lexi pour scénariser ce qu’elles vendent. Nous découvrons au passage que personne ne sait ce qui est arrivé à Nate : Lexi pense qu’il a juste disparu du jour au lendemain et interroge sa sœur sur ce qu’elle ressent vis-à-vis de cette situation.

On découvre aussi que Lexi s’est mise à lire la Bible abandonnée par Rue. Je trouve ça un peu abusé de ramener encore à la religion tout ça, mais bon, c’est une série étatsunienne, alors pourquoi est-ce que ça me surprend encore ? Je suis frustré, en plus, parce qu’on voit que Lexi est dévastée par la mort de Rue elle aussi, mais… On n’a pas eu l’occasion de suivre l’enterrement ? Quelle drôle d’idée ! On ne nous laisse pas vraiment le temps de pleurer ou d’être aussi détruit que ne le sont les personnages. Le plan de Cassie seule dans sa chambre à pleurer Nate après le départ de Lexi est assez terrible, certes, mais dans le fond, est-ce que ces personnages ne méritent pas un peu les souffrances ? En vrai, que Cassie finisse en vie, c’est déjà une belle récompense.

Maddy ? Elle bosse désormais avec Alamo de manière régulière. Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ? Si vous voulez mon avis, elle s’est entichée de l’homme de main d’Alamo et ce n’est pas une bonne idée, parce qu’Alamo tient beaucoup à elle aussi. Elle lui rapporte de l’argent, ils ont un bon business ensemble et Maddy lui vend juste ce qu’il faut d’excitation sexuelle pour le maintenir intéressée. Quelle relation tordue et perverse.

Ils sont toutefois interrompus par l’arrivée d’Ali dans le club de strip tease. Habillé avec son costume de l’armée, Ali débarque pour venger Rue, évidemment. Il a mené son enquête : il sait qu’elle a fait une overdose à cause du Fentanyl donné par Alamo. Je peux comprendre son sentiment de vengeance, mais ça n’a tellement aucun sens de débarquer comme ça, tout seul avec juste un flingue dans un repaire de malfrats tous armés jusqu’aux dents.

Pourtant, il parvient tout de même à shooter un des hommes de main d’Alamo puis à foutre un bordel innommable dans le club de strip tease. La conclusion de la saison se fait alors dans un duel de cow-boy entre Alamo et Ali. Qu’importe si Ali aurait dû se faire tuer au moins cinq fois avant d’être confronté à Alamo, qu’importe si ça fait mauvais western : c’est le choix d’ambiance donné à cette saison de toute manière. Le duel ? Il est finalement remporté par Ali qui a au moins la sympathie de tirer plusieurs fois sur Alamo histoire de bien satisfaire notre catharsis. Alamo meure en se sachant trahi par son bras droit, dans plein de souffrance et en ayant conscience que c’est de la main de quelqu’un qui venge Rue.

L’homme de main d’Alamo révèle ensuite qu’il avait bien retiré les balles du flingue de ce dernier. Dans quel but ? Se taper Maddy évidemment ! Il lui propose ainsi de la ramener à la maison, ce qui en dit assez long sur ses intentions et sa volonté de reprendre le business. Non mais sérieux, c’est tellement abusé !

Le pire, c’est qu’Ali parvient en plus à s’échapper et ne pas se faire choper par les flics. Il descend un des plus gros barons de la drogue et personne ne vient le buter ? Mouais. Ali décide de changer d’identité : il se fait appeler Martin et se rend dans la ferme à la frontière du premier épisode de cette saison. Il s’y fait passer pour le père de Rue (Ruby) et vit désormais dans la foi. Nous ramener Rue pour dire Amen, vraiment ? Sérieusement ? C’est ça la fin de la série ? Le drapeau américain et « May God bless us all » ? Pardon, mais j’ai éclaté de rire.

En bref

Cette saison 3 est une telle déception de bout en bout ! Certes, j’étais content de retrouver les personnages, mais alors vraiment la conclusion apportée est on ne peut plus naze. Jules n’a pas vraiment de fin, Nate est tué mais ce n’est pas franchement une conclusion non plus, Rue a la fin qui l’attendait depuis toujours, certes, mais Lexie, Cassie et Maddy ont des fins ouvertes qui ne sont pas si satisfaisantes. Et puis, Kat n’est plus là non plus. Non, vraiment, déçu de bout en bout.

Il s’agit de la saison finale, bien sûr, et je suis passé à côté. A-t-elle ne serait-ce qu’essayé de faire passer un message ? Je ne suis vraiment pas sûr. La réalisation léchée n’était plus là, le casting était sous-exploité à fond, la nouvelle ambiance n’était pas spécialement convaincante. Eh, j’ai l’impression d’avoir perdu du temps et je ne vais pas m’éterniser plus dans cette conclusion. La frustration est totale, la déception aussi.

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Euphoria – S03E07 – Rain or Shine – 10/20

Les intrigues se croisent enfin dans cet épisode qui mène très clairement à la fin de la série. Difficile de ne pas spoiler dans ces lignes, mais dans l’ensemble, j’ai surtout un sentiment de grand gâchis et de déception quand je contemple la saison entière. Je comprends ce qu’ils ont voulu faire, je trouve que certaines scènes sont marquantes, mais je n’accroche pas du tout aux décisions prises pour autant. Dommage.

Spoilers 

Nate est retenu en otage par l’arménien, Rue doit regagner la confiance de Laurie.

There must be an end.

Oui, il doit y avoir une fin, Rue a raison. Il est temps pour moi de terminer la série histoire de conclure mon mois de juin et d’entamer juillet débarrassé de quelques épisodes en retard, au moins. Franchement, cette saison est tellement partie loin de tout ce que j’aimais dans la saison 1 que je ne sais pas trop quoi attendre de cette conclusion. De là à ce que Natasha Lyonne soit là pour me convaincre que tout le casting est un sans faute, c’était inattendu.

Je suis content de la retrouver, mais j’aurais préféré la voir dans un rôle autre que celui de la prostituée couchant avec Ali… J’adore l’acteur, mais franchement, faire encore un détour par un perso secondaire qu’ils n’ont jamais développé avant me pourrit cette saison 3. Quant à Natasha… Quel rôle inutile !

C’est une prostituée qui couche donc avec Ali de manière régulière – quand il n’est pas chez lui avec sa fille et sa femme qu’il tabasse parce que eh, il fallait bien qu’il soit un déchet lui aussi, comme tous les autres personnages de la série. Après plus d’un mois sans voir d’épisode, comment dire ? Ce n’est pas l’épisode que j’espérais.

En vrai, je trouve ça bien de montrer la déchéance d’Ali pour expliquer comment il est devenu ce qu’il est devenu, mais je trouve qu’il aurait fallu le faire bien avant. C’est l’avant-dernier épisode de la série et ça me donne l’impression qu’on revient en arrière sans raison : concrètement, ça ne change pas tellement ma vision du personnage et le peu que ça change n’apporte rien pour la suite. Juste, j’adore de plus en plus l’acteur et ça ne change pas.

Pendant ce temps, Rue continue de nous prêcher sa vision bien à elle de la Religion. Ainsi, elle confie à Lexi qu’elle pense que Dieu s’est révélé à elle et analyse la Bible en comparant les épisodes les plus célèbres à sa propre vie. La patience de Lexi est incroyable. Quand Rue commence à lui raconter sa vie, elle essaie de continuer à bosser, mais ce n’est pas évident. Il faut dire que la vie de Rue est pleine de détours improbables. J’aime bien le fait qu’elle finisse par confier bosser pour la DEA à quelqu’un, mais j’ai peur pour la survie de Lexi. J’ai peur aussi pour celle d’Ali, cela dit. C’est fou de ne pas avoir été spoilé du tout sur la fin de la série : elle est tellement tombée dans les oubliettes avec cette saison 3.

Cet épisode continue autrement de nous vendre une guerre des gangs et c’est terrible comme je m’en fiche. J’ai failli arrêter l’épisode, franchement. En vrai, Rue finit par aller raconter ce qui lui arrive à Ali. Il a un carnet avec tous les addicts qu’il a pu accompagner et voir mourir, mais il se montre quand même présent pour Rue et reste à ses côtés au milieu de ce bordel ? 

Il lui fait heureusement la morale, lui demandant tout de même si elle s’interroge sur les gens que le Fentanyl qu’elle transporte tue. Soit. Pendant qu’ils papotent et qu’il réussit à faire douter Rue sur l’utilité de piéger Laurie pour Alamo (et la DEA), le trafic de drogue continue avec une ambulance détournée de ses fonctions premières.

J’avoue que j’ai bien décroché de cette intrigue, surtout que ça fait un moment que j’ai vu les épisodes précédents. Il faudra en retenir qu’à la demande d’Alamo, Rue décide de retourner auprès de Laurie et de regagner sa confiance, avec ce que ça implique de moments chiants. Rue a suffisamment la confiance de Faye en tout cas. Cela lui permet d’atteindre le fameux coffre-fort que j’avais oublié durant la nuit. Faye l’aide à l’ouvrir, espérant se faire plein d’argent au passage.

Malheureusement, dans le coffre, il y a surtout des cartes d’identités de filles. Rue ne comprend pas trop ce qu’elle vole, mais Faye, elle, comprend que Rue lui ment. Elle espérait de l’argent, elle n’en a pas ? Très bien : elle décide de réveiller Wayne, son mec, qui dort juste à côté pour qu’il empêche Rue de tout voler.

L’intrigue de Nate et Cassie se poursuit également. Cassie n’a plus de news de Nate et s’inquiète pour lui : elle a compris qu’il était enlevé et se retrouve à devoir payer les gens à qui il doit de l’argent à sa place. Cela lui offre plein de scènes dans lesquelles elle peut chouiner comme un bébé. C’est fou comme son personnage est trop souvent réduit à ça.

Elle a de bonnes raisons de pleurer cependant : Nate est enlevé, son compte OnlyFans est supprimé définitivement, l’intrigue écrite par Lexi est un succès fou mais se fera sans elle et Maddy est virée par sa boss. Le dernier point ne devrait pas impacter Cassie tant que ça, n’est-ce pas ? Eh bien si : Maddy lui reproche évidemment ce qui lui arrive depuis qu’elle est revenue dans sa vie et décide de redevenir sa boss.

Le nouveau plan pour Cassie est donc de continuer à s’afficher avec Dylan. Elle le drague de plus en plus et fait tout pour coucher avec. Ce n’est pas compliqué comme il se laisse faire avec beaucoup d’entrain. J’ai trouvé ça si dérangeant de voir comment il tombait dans le piège de Cassie, surtout quand le piège consiste à faire la bébé, encore.

Cassie couche donc avec Dylan. Quand ce dernier va boire un verre d’eau pour s’en remettre, elle poste sur l’insta de Dylan qu’ils ont couché ensemble, puis planque le portable. Et voilà, sa renommée à elle explose à nouveau, avec un buzz pendant plus de sept heures. Dans quel monde Dylan n’entend-il pas son portable vibrer sous le matelas franchement ?

Dylan étant étatsunien, on note aussi qu’il ne se sert pas un verre d’eau, mais un verre de glaçons. Boire si glacé, je ne comprends pas le concept, vraiment. Il ne se rend même pas compte qu’il boit des glaçons qui sont en contact avec le DOIGT de Nate. Putain. Pauvre Nate ne récupèrera pas son doigt puisque ce dernier ne sera trouvé que le lendemain matin par Maddy. Cela permet au moins de réunir quelques intrigues, avec Maddy qui apprend ce qui arrive à Nate.

Nous aussi on a quelques nouvelles de Nate au passage : il est retenu en otage par l’arménien qui lui a coupé le doigt et menace maintenant de le mettre dans un cercueil. Franchement… Je suis plus que mitigé sur cette intrigue. Nate était tellement flippant en saison 1 et maintenant il n’est plus que l’ombre de lui-même, sans vraie raison.

Nate finit enterré vivant dans le désert. Pour le coup, c’est un twist qui fonctionne plutôt bien, je trouve : on lui laisse de quoi respirer et la torture est horrible. Il appelle à l’aide en boucle, ce qui est finalement la pire idée. Son frère qui le cherche (il a un frère ?) ne le trouve pas… mais il attire l’attention d’un serpent. Quel enfer. J’ai bien stressé de voir le serpent rentrer dans le cercueil et finalement mordre Nate. Le pauvre.

En parallèle, Cassie est retenue en otage par les arméniens. Ils lui laissent 72h pour trouver de quoi payer les dettes de Nate : au bout de 72h, il sera mort. J’ai du mal à voir la logique du truc : ils ligotent Cassie et laissent pour mort son mari, je vois mal comment ça peut leur rapporter de l’argent. C’est un truc qui me laisse toujours bien perplexe dans les intrigues de gang et d’argent : franchement, à quoi bon tuer ceux qui te doivent de l’argent ? À quoi bon lui couper le doigt et l’envoyer à l’hôpital ? Ce n’est pas là-bas qu’il pourra trouver l’argent, non ?

Bref, on s’en fout. Ce qui est cool, c’est que Maddy finit par apprendre tout ce qu’il se passe : Cassie l’appelle au secours. Elle décide d’aller demander de l’aide à Alamo. Pff. La scène se déroule dans son jacuzzi et Maddy y fait preuve d’encore plus de débilité que d’habitude : elle révèle ainsi à Alamo que Rue est en contact avec la DEA – parce que Lexi est assez conne aussi pour lui avoir dit. Non, franchement, ils méritent tous de mourir, en fait.

Maddy fait toutefois ce qu’elle peut pour récupérer Cassie : elle demande l’aide d’Alamo qui accepte de procéder à un échange intéressant, à savoir un sac plein d’argent contre Cassie. C’est hilarant : l’échange est organisé juste au-dessus de Nate, qui n’est plus capable de parler et ne sait pas ce qu’il se passe à la surface. Maddy suit le plan d’Alamo à la lettre : elle donne aux arméniens un sac vide, mais elle récupère bien Cassie. En effet, le boss arménien se fait tuer par Alamo et ça suffit à convaincre son homme de main de ne pas faire trop de merde.

L’épisode peut ainsi se terminer par une pelleteuse qui déterre le cercueil de Nate. Cassie est inquiète pour lui et espère être là à temps pour le sauver. Maddy, elle, a fait un pacte avec le diable pour sauver Cassie et Nate. Tout ça pour ça : Nate est bel et bien mort dans son cercueil. Putain, j’ai les boules ! Comment ça, Nate est mort ? Il n’a servi à RIEN cette saison. Le tuer de cette manière est si frustrant, en plus. Il a un peu les souffrances qu’il aurait mérité en saison 1, mais c’était il y a si longtemps ? Et puis, c’est une mort quasi-accidentelle et complètement vaine en plus. Dégoûté pour son personnage. Heureusement que la scène du serpent restera en tête, tout ça n’est pas vain comme ça.

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Euphoria – S03E06 – Stand Still and See – 12/20

Si je m’interdisais de descendre si bas jusqu’ici, il faut bien reconnaître que cette saison ne tient pas ses promesses. Après plusieurs années d’attente et sans garantie de retrouver les personnages avant genre 2030, c’est tout de même frustrant de voir la série s’intéresser davantage à un nouveau dont je n’ai rien à faire et ignorer autant ses stars des débuts. Je n’adhère pas, surtout que la série perd vraiment de son prestige et de son brio côté réal. Quel dommage !

Spoilers 

Rue est toujours coincée entre Alamo, Laurie et le DEA.

Never again will a bitch outsmart him.

Que dire en intro de cet article qui ne soit pas déjà dit dans mon article paru ce week-end : Euphoria va-t-elle (vraiment) trop loin ? Je suis déçu par l’absence de message vraiment pertinent de cette saison, mais je continue d’espérer que la fin de saison saura me surprendre. En attendant, je me contente aussi des critiques de Faces of Death sur les réseaux sociaux, la violence et le besoin de célébrité maladif de certains influenceurs. Quel rapport avec Euphoria me direz-vous ? C’est simple, l’actrice principale de ce film (qui n’est jamais qu’un ersatz de Black Mirror, avec les mêmes défauts que le peu que j’ai pu voir de cette « série », d’ailleurs) est Barbie Ferreira.

À défaut de voir Kat cette saison (l’actrice est partie de la série car elle refusait une intrigue sur les troubles alimentaires), j’ai ainsi au moins pu la voir dans ce film sorti ce week-end sur Shudder et inspiré par celui de 1976 qui portait le même titre. C’était loin d’être grandiose, mais le film a ses quelques bons moments, et c’est déjà ça. Je n’ai pas grand-chose de plus à en dire, à part que les âmes sensibles feraient mieux de s’abstenir, parce que c’est un film d’horreur Shudder, quoi. Et il a ses quelques scènes gores et petits traumas insidieux possibles.

Cela dit, cette saison d’Euphoria aussi a ce qu’il faut dans le genre. C’est ma transition toute trouvée pour enfin commencer à vous parler de cet épisode, oui. Je dois bien vous avouer, mais vous vous en doutez déjà, que le début m’a fait lever les yeux au ciel : Rue nous raconte l’enfance d’Alamo.

Je sais bien que la voix-off de Rue est bien plus omnisciente qu’elle le devrait dans beaucoup d’épisodes, mais là, ça m’a fait bizarre qu’elle soit capable de nous donner tant d’informations sur le passé de son boss. Que l’épisode fasse un tel détour ne m’a pas convaincu, en plus. Qu’est-ce que ça peut bien me faire de savoir comment Alamo est passé de petit garçon mignon qui va à l’Eglise à psychopathe trafiquant de drogue ?

J’étais content d’entendre un peu de gospel, c’est vrai, mais à part ça, ce début d’épisode qui nous présente son beau-père Preston ne me passionne pas, quoi. Preston apporte plein d’argent dans la vie d’Alamo et on comprend donc qu’il s’est habitué à la vie de palace puisque sa mère adorait ça. Et ça aussi, on la comprend, je crois… mais il faut se poser des questions sur toute cette thune.

Alors que Preston s’apprête à demander la mère d’Alamo en mariage, celle-ci décide de le quitter : elle rentre de vacances pour mieux découvrir que tout leur appartement a été volé. On les dépossède des meubles et surtout des bijoux ? Elle prend son fils et se casse.

Le problème, c’est qu’elle l’emmène directement chez un autre homme qui est clairement son amant. Eh oui, la mère d’Alamo est en fait une escroc : elle a monté une arnaque énorme pour récupérer l’argent de ce pauvre Preston. Elle le dépossède de tout ce qu’il a en faisant cambrioler le tout et en le livrant chez son amant.

Seulement voilà, c’est Alamo qui se sent le plus victime dans cette affaire, parce qu’il se fait avoir autant que Preston. C’est con. Il jure donc qu’aucune femme ne pourra plus jamais l’avoir comme sa mère l’a fait.

De retour dans le présent, quelle surprise ! Alamo ne tue pas Rue. Il se contente de lui faire peur pour qu’elle crache toutes les informations. Cela prend peu de temps pour que Rue trouve un moyen de s’en sortir, encore et toujours.

Rue se débrouille donc pour appeler Faye en restant complètement enterrée. On va dire qu’ils sont pris son portable avant ? Allez savoir. Ce qui est sûr, c’est qu’elle n’a pas trop de mal à convaincre à Faye de trahir son copain actuel. Ce taré lui a tatoué une croix gammée sans la prévenir, en même temps, et surtout, Rue est assez maligne pour mentionner Fez. Elle parvient donc à obtenir de Faye qu’elle prenne une photo du coffre-fort de Laurie.

La photo arrive à temps dans les mains d’Alamo : il a rendez-vous avec Laurie et ses hommes qui débarquent chez lui pour papoter business. Franchement, ces intrigues de grands dealers de drogues qui se parlent sans cesse à couteaux tirés et flingues en main ? Ce n’est pas la série que j’aimais ça. Autant vous dire que j’ai vite décroché vite fait de la conversation où Laurie se vante d’avoir une nouvelle mule et beaucoup, beaucoup de drogues à faire passer.

Alamo la menace encore quand il est temps de passer un marché avec elle, mais le marché se fait – et le DEA entend tout grâce à Rue. Je me demande à quel point ils s’intéressent aussi à Alamo qui veut voler le contenu du coffre-fort de Laurie à son tour.

Après tout ça, Rue retrouve Jules chez elle. Jules vit dangereusement à ce stade, parce qu’elle ne souhaite pas perdre son sugar daddy a priori. Alors qu’elle peint un super tableau, Rue lui déclare lus ou moins son amour, à sa façon. Elle essaie de la convaincre de passer plus de temps avec elle et lui annonce qu’elle veut vraiment une relation sérieuse… mais c’est pour mieux se prendre le râteau du siècle. À défaut de se prendre un mur, elle se mange le tableau de Jules dans la tronche quoi. Ouais, elle tient vraiment à son sugar daddy apparemment.

Cela nous détruit Rue une fois de plus : on la retrouve ainsi dans une Eglise où elle se recueille vraiment – jusqu’à ce qu’elle décroche son portable. Qui fait ça ? Pourquoi je vois de plus en plus de personnages de séries qui sont au téléphone dans une Eglise ? Ce n’est pas le lieu pour ça, non ? La scène est mignonne malgré tout, parce que Rue avait bien besoin de parler avec sa mère.

Malheureusement pour elle, les scénaristes sont tordus et ça permet surtout de rajouter du drama ensuite quand Rue comprend que les hommes d’Alamo la tiennent à peu près autant que le DEA. Quand on lui parle de sa mère, elle s’inquiète et prend le volant super énervée. Rien de tel pour effectuer une petite sortie de route et terminer l’épisode sur un arbre qui s’enflamme. Oh bordel. La religion, maintenant ? Rue a son propre buisson ardent. Je crains le pire pour la suite, vraiment.

En parallèle, Maddy décide évidemment de continuer à bosser avec Alamo. Il est omniprésent cette saison et je ne comprends pourquoi les scénaristes le saucent autant parce qu’il est loin d’être leur personnage le plus orignal. Même sa backstory est assez classique, finalement, on nous a déjà fait le coup avec Sawyer dans LOST et c’était il y a vingt ans au moins.

Rue essaie bien de prévenir Maddy de faire attention, mais elle apprécie de bosser avec les danseuses d’Alamo – elle essaie même de les récupérer sur un soir où elle bosse, ce qui ne plaît pas du tout à Alamo.

Tant qu’on parle de Maddy, parlons aussi de Cassie. Elle est de retour dans cet épisode – et pas seulement en tant que fantasme ambulant sur Onlyfan pour les bienfaits du portefeuille de Maddy et Nate. Non, on reprend sur l’intrigue où elle tourne dans la série où bosse Lexie. Elle s’y fait sacrément remarquer pour son premier jour : elle a un petit rôle secondaire de rien du tout, en théorie.

En pratique, elle déraille complètement la scène quand elle se met à pleurer à cause d’une réplique sur la lune de miel. Cela lui rappelle son propre mariage désastreux et elle se met à le raconter. L’acteur en face d’elle est d’abord perdu, mais il décide finalement de rentrer dans ce jeu d’improvisation avec elle. Lexi est dépitée, alors que la productrice est trop heureuse car la scène est intéressante selon elle.

Comme nous sommes dans un soap, une prise suffit apparemment. Convaincue qu’il y a quelque chose à faire de Cassie (alors qu’en vrai, non ? Quelle angoisse une actrice qui n’a même pas de rôle qui se met à improviser au milieu de ses quatre répliques, comment lui faire confiance pour la suite ?), elle la voit en entretien et lui propose un marché simple et efficace : elle lui offre un rôle dans la série – rôle dont Cassie a toujours rêvé.

Si Lexi est dépitée, elle obtient une sacrée promotion : on lui propose en effet d’écrire la storyline du personnage de Cassie. C’est plus ou moins ce dont elle rêvait, elle aussi. On lui propose donc de tuer Cassie quand elle ne sait pas quoi faire. Cela me rappelle (un tout petit peu) la saison 2 et j’aimerais bien qu’on se concentre davantage sur Lexi, franchement.

En attendant, on passe beaucoup de temps avec Cassie. La contrepartie de ce nouveau rôle pour elle ? Cassie doit abandonner son Onlyfan et c’est plus dur qu’elle ne le pensait. Elle est trop habituée à se faire de l’argent comme ça. Elle en arrive à prier Dieu avant de se décider, puis appelle Nate (en vain)… et supprime finalement son compte. Grand bien lui fasse.

Et bien sûr, alors que Lexie envisage de se débarrasser de sa sœur, Cassie reçoit par la poste un super colis : le doigt (et la bague !) de Nate. Ben super. Je sais que Nate mérite toute la merde qui peut lui arriver, hein, mais je ne comprends pas le délire des scénaristes qui nous font ensuite une scène d’humour où il détruit une partie du terrain de son projet immobilier… et se fait taper ensuite par le garde. Humour ? Chelou. Et putain, qu’est-ce que ça me soule que Jacob Elordi soit si sous-exploité dans cette saison 3 !

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