Charmed (2018) – S03E13

Épisode 13 – Chaos Theory – 16/20
De cet épisode, j’ai surtout aimé l’idée d’origine et le développement de certains personnages secondaires. L’exécution n’est pas dingue et le scénario a des trous béants dans sa logique, mais ce n’est pas bien grave : j’aime en apprendre plus sur les personnages que je préfère et j’aime voir qu’on sort enfin des moments de transition où on faisant semblant de ne pas savoir vers quel Big Bad on se dirigeait pour la fin de saison.

Spoilers

Maggie et ses sœurs font tout ce qui est en leur pouvoir pour libérer Jordan de sa prison magique, quitte à venir en aide au passage à Abby.


How do you defend someone who’s indefensible?

C’est intéressant la CW qui fait une pause dans la diffusion de ses séries pile quand je suis en panne de séries ! Cela m’arrange bien, parce que je n’ai du coup qu’un épisode de retard. Et pour me donner l’impression d’être parfaitement à jour, voilà donc ma critique de l’épisode de la semaine dernière. Ni vu ni connu, ce retard, finalement.

Bon, donc, l’épisode est étonnant, parce qu’il commence par Harry annonçant que Céleste l’attend pour qu’il puisse devenir mortel. Je ne m’y attendais pas du tout, j’avais l’impression que cette intrigue était de côté. En même temps, c’est mon visionnage que j’ai laissé de côté depuis quelques semaines… Bref, Harry s’en va, et c’est problématique, parce que comme chaque fois dans cette série, son départ se fait au moment où les filles sont sur le point d’avoir besoin de lui. Et de ses pouvoirs. C’est un truc déjà bien établi dans la série d’origine, de toute manière.

On reprend vite sur l’intrigue qui m’intéresse le plus heureusement, celle d’Abby et de Jordan. Maggie a vite la confirmation qu’elle avait raison sur ce qui leur est arrivé lorsqu’elle confronte les Perfecti sur la disparition de ses deux amis. Elle découvre ainsi dans le miroir qu’ils lui tendent un flashback où Jordan est en train d’aider Abby… ce qui suffit aux Perfecti pour affirmer que Jordan est un être démoniaque.

Je ? Lol. J’ai bien ri de la scène où les trois sœurs tentent de confronter les Perfecti en vain, parce que ceux-ci refusent d’envisager la moindre erreur. Ben putain, si arrêter tous les gens qui sont à proximité des criminels, indépendamment de leur culpabilité, n’est pas une erreur, je ne sais pas ce que c’est. Les Perfecti ne sont pas si parfaits, et en plus, ils proposent simplement aux sœurs de prouver l’innocence d’Abby si elles veulent vraiment libérer Jordan.

Maggie ne comprend pas trop leur logique, et je dois dire que ça n’a absolument aucun sens. Oui, OK, mettons que si Abby est innocente, Jordan l’est aussi… mais si elle est coupable, il ne l’est pas forcément ? Genre, Abby est une démone, ça va être compliqué, quand même. Certes, c’était mignon d’avoir Mel qui défend Abby comme Maggie semble prête à défendre Jordan, mais ça n’avait aucun sens, vraiment. J’aime toutefois l’idée de l’épisode, puisqu’il me rappelle un épisode de la série d’origine que j’adorais – en saison 6, celui où les sœurs se retrouvent au tribunal magique.

Anyways. Macy ne voit pas trop comment défendre l’idée qu’Abby est innocente alors qu’on sait qu’elle ne l’est pas, mais Mel insiste vraiment sur le fait qu’elle n’est pas si mauvaise… Lol. Elle est prête à tout pour la démone, même à boire une potion qui sent les pieds pour se protéger des effets de la prison dans laquelle elle est prête à se rendre pour l’interroger. C’est sa cliente après tout. Par contre, elle prend bien la situation, Abby.

Elle a bien envie de rester en prison, parce qu’elle sait qu’elle est diabolique et que ça lui plaît de se transformer en Desperate Housewife, apparemment. C’est super drôle à voir, mais Mel trouve malgré tout la faille qu’il faut dans cette assurance illusoire : Jordan est emprisonné lui aussi, à cause d’Abby. Peut-elle vraiment être en paix avec sa décision ?

Mel rentre auprès de Macy pour tout lui raconter, et ça énerve Macy qui décide d’être hostile avec elle… alors que pour moi, elles ont déjà leur solution : il suffit de faire avouer à Abby qu’elle est coupable, non ? Je veux dire, si elle est coupable, prête à rester en prison, mais qu’elle veut sauver Jordan, ça prouve qu’elle est en pleine rédemption ? Et le sacrifice, qu’elle n’est pas si maléfique.

Enfin bon. Macy se rend donc voir Abby avec le miroir des Perfecti pour lui montrer le bien qu’elle a parfois fait pour aider les sœurs, ce qui est loin d’être suffisant pour convaincre la démone qui préfère s’amuser avec le miroir et les sentiments de Macy pour Harry. J’avoue, j’ai ri. Macy se transforme alors en la mère d’Abby, et l’on comprend rapidement que la prison se retourne contre les sœurs elle aussi : la mère fait en sorte qu’Abby retourne dans sa cage et refuse d’aider Macy.

Le sort s’acharne contre les Vera. Dans la prison, Maggie retrouve également Jordan… mais celui-ci a perdu la boule et la prend sérieusement pour Trish, après un câlin tout en sueur. Je ne sais pas si ça lui donne vraiment envie de le sauver, ça. Elle fait quand même ce qu’il faut pour qu’il retrouve la mémoire, et ça lui donne finalement une piste : celle de contacter la sœur d’Abby.

Pas de bol, la sœur n’est pas d’une grande aide non plus, laissant forcément Mel, Macy et Maggie en galère pour lui trouver une défense. Elles n’ont plus d’autres choix que d’être les témoins prouvant les bonnes intentions d’Abby. Ce n’est malheureusement pas si évident à faire…

Le procès – la parodie de procès à ce stade – peut alors commencer, avec les Perfecti rappelant les crimes d’Abby. C’était cool, je me suis rendu compte que j’avais oublié déjà pas mal de choses de la série, l’air de rien. C’était aussi ridicule d’avoir une statue comme juge – Lady Justitia. On est vraiment sur un épisode qui fait des économies de fou : les flashbacks, le casting limité, les décors limités (le manoir, l’appartement d’Abby, Safe Space et le QG… tout est en studio)…

Cela dit, ça fonctionne bien, dans l’ensemble. Abby refuse de reconnaître le bien qu’elle fait, évidemment, mais un petit détour dans son appartement où Maggie lui met du sérum de vérité dans son vin rouge – pardon, son Pinot noir – et hop, le tour est joué. La scène est excellente : Abby est forcée de reconnaître qu’elle est plutôt cool en fait, qu’elle ne peut vivre dans un monde où un homme aussi bon qu’Harry ne serait pas et qu’elle est amoureuse de Mel. Bon, d’accord, elle ne le dit pas comme ça, mais elle dit clairement qu’elle veut la validation de Mel et être à la hauteur de ce que Mel espère d’elle.

Tout est dit, et la tronche de Mel quand elle l’entend est à mourir de rire. Non ? J’ai beaucoup aimé, en tout cas. Si Lady Justitia en arrive à la conclusion qu’Abby est innocente (euuuh, elle a toujours tué tous les gens vus en flashbacks juste avant quand même), Maggie n’abandonne toujours pas. Elle décide de demander l’aide de Jordan comme témoin… Pas de chance, il n’est plus vraiment en état de le faire.

Alors que Maggie doit jouer à la maman avec lui en espérant le récupérer en état de témoigner ensuite, la série enchaîne sur ce qui fut la meilleure partie de l’épisode : les Perfecti font appel à la mère d’Abby comme témoin. Non, celle-ci n’est pas vraiment morte finalement. C’était une bonne surprise, je trouve, et ça fonctionnait super bien. J’ai trouvé intéressant d’avoir enfin ce côté de l’histoire, parce qu’Abby est de loin la plus grande réussite de la série.

Certes, je ne suis pas hyper à fond sur sa relation avec sa sœur Waverly, mais l’air de rien, les Perfecti font une erreur avec ce témoin, parce qu’elle est loin d’être une mère aimante la mère d’Abby. Au contraire, Mel n’a aucun mal à rapidement prouver qu’elle maltraitait sa fille – et ce, dès qu’elle faisait usage de la magie depuis qu’elle était bébé. De la magie, toute sorte de magie, même la magie de sorcière.

C’est con pour les Perfecti que ça énerve de possiblement perdre la bataille. Loin d’être les gentils qu’ils se disent être, nous les voyons donc s’énerver et condamner Abby à retourner en cellule en attendant la fin du procès, parce qu’elle ne respecte pas les règles de ce tribunal ridicule qui ne fait que prouver qu’elle est coupable. Et qui ne veut pas entendre Jordan, en plus.

Après, il faut dire que Maggie nous ramène un Jordan complètement catatonique au procès. L’acteur brille vraiment sur ce coup-là – ce n’est peut-être pas si dur à jouer comme état, mais il paraît vraiment dément et perdu. Le truc, c’est que c’est justement là-dessus que Maggie veut jouer, pour prouver que ce n’est pas Abby qui le met dans cet état, mais ses sœurs et elle.

Ainsi, Maggie n’hésite pas à se présenter comme la personne chaotique qui fait des dégâts sur Jordan. Macy et Mel volent à son secours pour prouver qu’elles aussi sont habituées à faire des erreurs et que tout ça ne devrait pas retomber sur Jordan. La statue semble soudainement d’accord avec les sœurs, surtout quand elles accusent aussi les Perfecti d’être coupables de créer le chaos. Les Perfecti pètent alors un câble et se remettent à chanter pour faire taire les sœurs Vera. Même la Lady Justitia prend mal l’affaire : elle finit par s’effondrer, comme tout leur système soi-disant logique.

L’épisode se termine ainsi su les sœurs faisant tout ce qu’elles peuvent pour sauver Jordan, parce qu’elles refusent de le voir retourner en prison pour un crime qu’il n’a pas commis. C’est quelque chose. Et contre toute attente, la scène ressemble fort à une fin de série d’origine avant de se terminer par la libération de Jordan et Abby. Mouais.

Cela ressemble à une solution de facilité, mais c’est cool qu’on reconnaisse enfin les Perfecti pour les méchants qu’ils sont. On peut ainsi en arriver à la conclusion de l’épisode, avec les Perfecti qui disparaissent et deviennent une menace à affronter plus tard, mais aussi Mel et Abby qui peuvent partager un petit-déjeuner alcoolique. Oui, le vrai ship de la série est possiblement là… même si j’aime bien aussi Abby et Jordan, qui ont plus d’alchimie que ne le souhaiteraient les scénaristes, je pense.

Autrement, Abby annonce aussi à Macy qu’elle envisage de rendre à Macy ses pouvoirs. Euh ? Plus tôt dans l’épisode, Macy a découvert qu’Abby lui avait volé ses pouvoirs et elle l’a étrangement mal pris, quand bien même ses pouvoirs n’étaient pas quelque chose qu’elle voulait conserver. Du coup, je ne comprends pas bien le sourire reconnaissant de Macy en apprenant qu’Abby cherche un moyen de lui rendre.

Elle avait une bonne raison de s’en débarrasser, il faudrait voir à ne pas l’oublier trop vite, je pense ?

Maggie retourne aussi voir Jordan, forcément, parce qu’elle a bien envie de lui dire qu’elle l’aime. Malheureusement, elle ne peut avoir le temps de le dire sans que Jordan lui-même ne prenne la parole. Et après un tel épisode, on sait déjà vers quoi ça se dirige : Jordan annonce qu’il quitte Seattle, parce qu’il vient de vivre une année compliquée, tout de même. Chaotique, même. Le voilà donc qui se rend dans le Colorado, sans savoir s’il reviendra ou non.

Il laisse une porte ouverte, mais rien n’est sûr ; et je trouve ça bien dommage. Jordan aussi est l’une des meilleures choses de la série, après tout, alors ce serait cool si les scénaristes ne le faisaient pas quitter la série, hein. Je ne pense pas que ce sera le cas, de toute manière : la fin est trop ouverte pour ça. D’ailleurs, en parlant de fin ouverte, le cliffhanger nous annonce que les Perfecti sont toujours là et ont pour intention de détruire les sœurs Vera avec la tablette, comme ils l’ont fait par le passé. Ah ?

The Rookie – S03E14

Épisode 14 – Threshold – 17/20
On sent bien que les scénaristes n’étaient pas trop prêts pour une fin de saison, car certaines choses paraissent rushes dans cet épisode, mais ça ne l’empêche pas d’être très bon et chouette à suivre, franchement. Je suis curieux de savoir ce qu’ils feront de leur saison 4 à présent, tout en étant assez attaché aux personnages pour savoir que j’ai déjà envie d’y revenir. Allez, à dans quelques mois, Los Angeles !

Spoilers

Lucy endosse à nouveau le rôle de Nova alors que la guerre des gangs semble terminée.


 

No case is worth my life.

Il faut bien recommencer quelque part mes séries, malgré une bonne dizaine d’épisodes de retard… Et que des fins de saison, en plus ! Reprendre par The Rookie, c’est la solution de facilité, car je n’ai qu’un épisode de retard. En plus, je sais que ça va me plaire, car ça va inévitablement se concentrer sur Nova, aka Lucy.

Et ça ne manque pas, avec un début d’épisode qui la voit immédiatement se rendre sous couverture dans un motel moisi. C’est que ça fait rêver, ça dis-donc. Une fois de plus, Nyla est sa mentor pour lui apprendre toutes les règles de la mission sous couverture, ou en tout cas lui rappeler. Cela ne nous fait pas de mal. Contrairement à ce qu’on l’a vu depuis la série, la pauvre Lucy est ainsi obligée d’ignorer des crimes, et on sent bien que ça lui fait mal.

La voir s’installer dans le motel, c’était tout de même intéressant, à base de petits bouts de scotch et d’armes à feu cachées de manière plutôt malignes. Le tout se fait donc avec une voix off de Nyla lui rappelant tout ce qu’elle ne doit pas oublier, avant qu’elle ne rende finalement son badge. Nyla lui rappelle qu’elle ne doit surtout pas baisser la garde, et elle fait bien. C’est finalement en pleine nuit que quelqu’un tente de s’installer dans sa chambre… mais ce n’est qu’un type bourré se trompant de chambre. Beaucoup trop drôle.

Nova finit par entrer en contact avec une équipe qui souhaite l’embaucher pour faire encore un peu de chimie et… Est-ce que ? What ? No way ? Bellamy ? J’ai explosé de rire. Pourquoi parait-il si jeune ? Bob Morley passe donc du rôle principal d’une série à celui d’un quasi-figurant dans cet épisode. Et outre le fait qu’on le connaisse déjà d’ailleurs, j’ai trouvé qu’il attirait vraiment l’attention par un jeu d’acteur excellent – et à cent milles lieues de Bellamy. J’espère donc qu’il retrouvera bientôt un meilleur rôle que ça, il le mérite.

En attendant, il ne faut pas que ça me dévie trop de la critique d’un épisode plutôt cool sans être exceptionnel, avec Nova embauchée pour faire un mauvais coup. Rien de surprenant, donc. Bien sûr, les hommes ont fait quelques recherches sur Nova et savent qu’il faut aussi se méfier d’elle – les hommes ? Ils sont dirigés par le frère de celui que Nova a aidé à faire tomber.

Rien que ça. Elle s’annonce prête à les suivre, mais est bien déçue de voir qu’elle ne peut pas pour autant emporter son flingue, caché de manière maligne dans sa corbeille à linge. Enfin, ça aurait pu être malin, mais on voit bien qu’elle garde la main dessus, quoi. Elle récupère tout de même un flingue dans son placard… avant de se faire confisquer son téléphone. Inévitablement.

C’est un peu mort pour contacter Nyla comme prévu, là. Elle se retrouve alors embarquée par les types dans un trajet en voiture vers on ne sait où, et elle n’a pas vraiment le temps d’avoir plus d’informations avant de se retrouver embarquée dans tout ça. Elle cherche tout de même à en savoir plus, sans succès.

Inventive, Lucy trouve finalement ce qu’il lui faut pour faire passer un message : elle commet une légère infraction devant Tim et West. Perspicace, Tim comprend de loin qu’il s’agit de Lucy. Il a une sacrée vue, tout de même. Dans la voiture, les hommes sont prêts à le tuer par contre.

Nova propose plutôt de flirter avec le flic, assurant n’avoir jamais eu la moindre amende. C’est très gros comme réplique, et ça l’est encore plus quand elle charme Tim en disant qu’elle se rend à une fête d’anniversaire avec son frère. Tim ne lui met qu’un avertissement, officiellement… mais c’est gros. Je ne comprends pas que les dealers ne sentent pas le coup fourré à des kilomètres à la ronde.

Nova a eu l’occasion de donner les informations nécessaires pour qu’en un coup de fil de Tim, Nyla sache précisément ce qu’elle était en train de faire. C’est franchement malin de la part de Lucy, qui commence ainsi une couverture cool – mais pas aussi cool que celle de Nyla, je trouve. En tout cas, Tim, West et Nyla prenne la décision de laisser Lucy et ses nouveaux amis commettre une effraction pour voler les ingrédients dont ils ont besoin.

Ses nouveaux amis ? Ils n’hésitent même pas à l’appeler par son nom devant tout le monde. C’est… abusé ? Je ne sais pas, c’est genre la règle numéro 1 de ne pas dire son nom devant les otages ? J’ai trouvé ça plutôt étrange, mais j’étais de toute manière subjugé par le jeu de Bob Marley à travers son masque, parce qu’il a des yeux de psychopathe. On n’avait jamais eu l’occasion de les voir, ça fait bizarre de découvrir qu’il est flippant.

À distance, Nyla gère comme elle peut les opérations avec le peu d’informations qu’elle a, mais elle est très heureuse d’avoir mis Lucy sur ce coup-là. En effet, Lucy s’est ainsi débrouillée pour ne pas franchir le seuil du bâtiment avec des affaires volées, ce qui lui évite de commettre un crime. Malgré tout ça, Nyla doit encore convaincre Tim qu’elle est faite pour ce job. Il en est presque lourd, Tim, à force de s’inquiéter pour elle comme ça.

Lorsque Lucy ne contacte pas Nyla comme prévu, toutefois, Tim commence à sérieusement s’inquiéter pour elle. Il a un peu raison, parce qu’elle se retrouve à devoir faire de la chimie et ça ne donne pas du tout envie : elle y passe la nuit et se prend un bon coup dans la tronche, ce n’était pas prévu comme ça sa couverture.

Alors que le baron de la drogue est déçu de son travail et qu’elle est forcée de se justifier comme elle peut, Nova est interrompue par quelques coups de feu. La Fiera est évidemment derrière cette intervention, parce qu’il fallait bien qu’elle revienne dans le game, et Lucy se démerde pour prévenir au beau milieu de la fusillade Nyla. J’adore comment tout s’enchaîne et comment elle fait preuve des bons réflexes en permanence pour s’éviter de bosser.

D’ailleurs, Lucy tente aussitôt de se retrouver à bosser pour La Fiera et, bizarrement, ça finit par fonctionner. La Fiera est prête à l’embaucher, jusqu’à ce qu’elle reconnaisse finalement Lucy, qu’elle a déjà croisé. C’est de toute manière trop tard pour elle : comme quatre cent flics étaient à la recherche de Lucy depuis sa disparition la veille, l’opération coup de filet se met rapidement en place et permet donc à Lucy d’être celle qui arrête officiellement La Fiera.

Pauvre Angela, elle lui vole sa réplique ! Bon, Lucy grille malgré tout sa couverture, mais c’était un bon épisode et une bonne première mission. Angela arrête donc La Fiera et elle est odieuse avec elle, lui indiquant qu’elle est responsable de la mort de son fils parce qu’elle a choisi de l’utiliser comme alibi à l’hôpital ce jour-là. Là, ça me paraît être une sacrée erreur ! Tu ne peux pas comme ça te mettre à dos La Fiera ?

En parallèle, nous retrouvons finalement Nolan chez lui à découvrir une nouvelle voisine, nue sur le pas de sa porte. Enfin, en serviette de bain, tout de même. Il s’agit d’une pompier qui s’est installée dans la maison voisine et s’est retrouvée coincée à l’extérieure de celle-ci au moment de prendre sa douche, à cause d’un chien.

Nolan est toutefois beaucoup trop gentil sur ce coup-là, je trouve, lui donnant aussitôt le double des clés alors que… bon, je ne sais pas, il ne la connaît pas la nana, ça pourrait être n’importe qui tentant de s’introduire sans effraction. La scène était aussi intéressante parce que ça permettait de voir la maison de Nolan, pour une fois. Il a passé du temps à la construire l’an dernier, mais on n’a jamais vraiment fait le tour du propriétaire.

En tout cas, Nolan la drague tellement qu’il finit même par obtenir un rencard le soir même. C’est improbable. Tout ça nous mène finalement au commissariat où tout le monde est content de découvrir que la guerre des gangs est terminée, a priori. Il reste un gros problème : César a disparu, et La Fiera n’a pas eu sa vengeance. Fort d’avoir sauvé le fils de César – et la mère du bébé ! – John se propose aussitôt d’aller mener l’enquête lui-même pour retrouver César.

Ainsi, alors qu’il est forcé de faire équipe avec Smitty, le boulet du commissariat, Nolan en profite pour interroger la copine de César, afin d’en savoir plus. Il parvient même à la convaincre de donner l’emplacement de son copain. Malheureusement, ce n’était pas une excellente idée, puisque La Fiera avait mise sur écoute la copine. Avant de se faire arrêter, La Fiera a donc eu le temps de régler le compte de César.

Oh, Nolan a bien le temps de hurler sniper, mais c’est déjà trop tard : Cesar a surtout eu le temps de se faire tuer. C’était marrant à voir, parce que Smitty prend super mal d’avoir fait équipe avec Nolan une seule journée et de se retrouver dans une telle galère. Malgré tout, la série ne le ridiculise pas entièrement : Smitty parvient à arrêter à un type ayant fait un petit vol à l’étalage avec Nolan. Ce dernier aurait dû être en charge de l’arrestation, mais il a glissé et s’est blessé légèrement à la main.

C’est intéressant, parce que le but est évidemment d’apporter un nouvel éclairage social sur le système judiciaire américain flippant dans sa tendance à tout rendre plus grave que ça ne l’était vraiment. Alors que Gray insiste tout de même pour que Nolan indique la blessure dans un rapport, au cas où, on découvre ainsi que l’assistant du procureur (ou quelque chose comme ça si mon anglais n’est pas trop rouillé par ma pause d’une semaine et demie dans les séries) a décidé d’accuser le type d’avoir blessé Nolan. Involontairement, certes, mais c’est un crime de s’en prendre au flic.

Nolan est très énervé par la situation qu’il trouve injuste, et il finit par contacter Fiona pour parler de ce gros problème systémique qu’il vient de découvrir. J’avais presque oublié l’existence de Fiona, et franchement, c’est juste abusé cette manière de la caser dans tous les épisodes. En plus, cette fois, il n’est pas question pour autant d’en faire un love interest puisque Bailey, la voisine vue en début d’épisode, vient casser leur réunion.

Cela lui permet de s’intégrer assez vite comme un personnage très cool… Malgré une intrigue qui était lourde. Certes, c’était cohérent après le reste de la saison qui en avait fait de même avec se la jouer éléphant dans un magasin de porcelaine qui serait le système judiciaire américain, mais là, c’était en trop dans un épisode qui n’avait pas besoin de tout ça. Et puis, ça ne paraissait pas être une intrigue de fin de saison, quoi.

Gray et Nolan se font donc un ennemi avec quelqu’un bossant pour le procureur, rien que ça, en lui faisant prendre conscience que ce n’est pas un crime et en s’opposant à son verdict, quand bien même c’est son boulot de décider du verdict. Soit. Ils ne pourront pas lui demander de faveur dans la prochaine saison, et je sens qu’ils vont le regretter.

Dans tout ça, Tim et West débarquent aussi chez Angela pour lui annoncer que Ralph Hall, le lieu de son mariage, est saisi par le FBI à cause d’une sombre histoire de drogue. Angela est finalement morte de rire de l’apprendre, alors même que Tim et West se protègent derrière un bouclier de la police. C’était une scène plutôt comique, même si ça finit sur une idée qui ne fonctionne que dans les séries.

Ainsi, Wesley se retrouve à devoir trouver un endroit pour le mariage, en quelques jours seulement. Angela ne veut plus d’un grand mariage : la mairie lui suffira bien. Tout le mariage est annulé, il faut bien l’annoncer aux collègues, mais surtout il faut tout réorganiser en deux jours. Il n’y a que les séries américaines pour faire un truc pareil, mais ça fonctionne à peu près.

Enfin, ça fonctionnait jusqu’à ce que Silas et Tamara soient recrutés par Wesley via West pour aider sa mère à organiser la cérémonie. C’est un bon gros what the fuck, jamais une série n’avait osé nous sortir ce genre de trucs, franchement. Les préparatifs du mariage sont marrants à suivre malgré tout, et j’ai aimé voir Silas et Tamara bosser comme ça. La mère de Wesley était aussi marrante et ça mène assez vite au mariage, parce que l’argent de la famille de Wesley règle bien des problèmes.

On découvre ainsi que Nolan se rend au mariage avec sa voisine, ce qui n’a aucun sens… Elle s’appelle Bailey, ça servira peut-être en saison 4 de le savoir, donc je me le note tout de suite. Et Bailey, avec son passé militaire, est plus convaincante que Fiona. Par contre, wtf de découvrir que l’actrice a quarante ans. Je lui en donnais une dizaine de moins, facilement. C’est fou. En tout cas, je trouve ça super bizarre que Nolan vienne au mariage avec elle, surtout qu’il n’est pas particulièrement bien habillé… On dirait presque qu’il s’en fout totalement d’Angela.

A l’inverse, Nyla est magnifique et a tout donné. Lucy débarque pour la remercier, elle, mais aussi Gray, de lui avoir donné sa chance. C’est meugnon. En tout cas, c’est une sacrée première couverture pour Lucy qui a réussi à mettre à terre deux trafiquants de drogue. Je ne sens quand même pas cette fin de saison. C’est un mariage dans une série et tout va trop bien, là. Genre, vraiment. On suit West et Tamara s’investir pour le mariage d’Angela et chercher quelque chose de bleu, d’emprunté, de vieux et de neuf pour elle.

Angela se prépare donc… alors qu’en parallèle, Smitty est chargé de transporter La Fiera en prison. Aïe, ça ne peut que mal finir. Sans trop de surprise, on voit La Fiera réussir à s’enfuir grâce à ses hommes de main, comme elle avait promis de ne pas rester en prison, et on en revient alors au mariage où tout peut partir en vrille. Alors qu’Angela finit de se préparer, elle se retrouve face à un type armé et cagoulé.

Ainsi, lorsque Nolan se rend auprès d’elle pour lui apporter son bouquet parce que Tamara ne trouve pas West (aïe ??) pour qu’il lui apporte, c’est sans surprise qu’elle a disparu. Elle était enceinte, ils ne pouvaient pas la tuer… mais je crains le pire pour le retour de la série en saison 4. Enfin, a priori, ils n’oseront pas aller trop loin avec elle et j’espère que West s’en sortira bien aussi.

Oh, et je serais mauvais critique si je ne soulignais pas la relation bizarre entre Tim et Lucy avant d’achever cet article. Elle est ravie de le revoir après sa mission sous couverture, on comprend bien ce qui lui a manqué au commissariat. Et il demande à ce qu’elle lui réserve une danse. LOUCHE.

EN BREF – La série propose une saison plutôt bien écrite malgré des conditions de tournage difficiles. On se doute bien que le choix de ne faire que quatorze épisodes n’est pas celui des scénaristes, mais plutôt celui du covid. C’est un chiffre bancal et bizarre, mais ils arrivent à peu près à le faire fonctionner. Grâce à ça, la série s’achève mi-mai, comme il se doit, et on rentre à nouveau dans le calendrier habituel des séries.

Grâce à ça, la série procédurale s’épargne un certain nombre d’épisodes qui ne sont parfois là que pour combler les vides scénaristiques entre deux gros moments importants, il faut bien le dire. Je suis curieux de savoir à présent s’ils évoqueront le covid l’an prochain : grosso modo, les saisons 1 à 3 représentaient l’année 2018/2019… on approche donc de début 2020 ? Ou alors, ils continueront de ne pas nous donner de date, allez savoir.

En tout cas, j’ai hâte d’en savoir plus sur l’enlèvement d’Angela (et la possible disparition de West aussi ?), sur l’idiotie de Nolan qui ramasse son bracelet rouge alors qu’il aurait pu être une preuve (elle indique clairement qu’elle soupçonne La Fiera en tout cas) et sur les futures couvertures de Lucy, en espérant que ce ne soit pas la couverture du lit de Tim, parce que je n’ai plus vraiment envie de les voir en couple.

Je n’oublie pas non plus Nyla qui était dans un triangle amoureux il n’y a pas si longtemps, ni Nolan qui l’est désormais avec sa prof, Fiona, et sa pompier Bailey. Il y a de quoi faire. Vivement octobre !  

 

The Rookie – S03E13

Épisode 13 – Triple Duty – 17/20
Franchement, cette saison 3 fonctionne bien depuis quelques semaines et j’aime sa manière de nous proposer des intrigues qui ont clairement pour but d’être développées sur du long terme. Cela tombe bien puisqu’ABC vient de renouveler la série pour une saison 4. Autant vous dire que j’ai déjà prévu d’être au rendez-vous, surtout après cette fin d’épisode !

Spoilers

Comme anticipé par nos héros lors de l’épisode précédent, La Fiera lance rapidement les hostilités dans une guerre de gang qui promet d’être sanglante. Les policiers parviendront-ils à l’arrêter ?


The good news is I can stop the war.

L’avantage de ce genre de séries, c’est que même quand je prends du retard, je peux la voir n’importe quand et je le sais : elle est toujours assez prenante pour la regarder à différents moments. J’arrive à la regarder sans le moindre rituel, c’est toujours cool.

Et c’est toujours prenant, comme le confirme la première scène qui voit Tim et Nolan faire équipe pour une tournée en ville où tout dérape sans le moindre avertissement. Ils entendent une fusillade qui semble venir d’un cimetière. C’est bien le cas : Tim et John manquent de peu de se prendre une balle eux-mêmes, mais ils chassent un homme qui meure avant de pouvoir leur dire quoique ce soit… Le tout avant de trouver le reste de cette fête.

Il y a ainsi tout un tas de cadavres pour un enterrement ; et très rapidement tout ça est relié à La Fiera. Evidemment qu’elle venge la mort de son fils. Alors que la guerre tant attendue commence, Wes découvre que les flics sont horribles entre eux : ils ne répondent pas au faire-part de mariage d’Angela, parce qu’il s’agit de son premier mariage. Voilà qui est fait, c’est top.

Angela se retrouve ainsi avec une double journée à vivre en une : elle doit récupérer les réponses à son faire-part, tout en se rendant auprès de La Fiera. C’est l’occasion pour nous d’apprendre qu’elle a envoyé des fleurs à l’enterrement du fils de celle-ci et pour elle de rencontrer l’homme qui a menacé Wes lors de l’épisode précédent. C’est plutôt intéressant, même si le vrai intérêt de la scène, c’est de découvrir que La Fiera est prête à arrêter la guerre : elle demande à Angela de récupérer l’enregistrement où il était question pour elle de devenir la nouvelle reine de la drogue en ville.

Ethiquement, ce n’est pas terrible et ça pose problème à John de découvrir que Tim et Angela sont prêts à le faire ; mais ils le font pour une bonne raison : c’est un bon moyen d’empêcher que la guerre ne se propage et ne dure trop longtemps. La Fiera pourra toujours être arrêtée plus tard, notamment lorsqu’elle tuera César – responsable de la mort de son fils et pour l’instant protégé malgré tout par Nolan et Tim.

Le problème, c’est qu’Angela est aussi surveillée par les fédéraux, qui ne sont pas ravis de voir qu’ils sont en retard sur le sujet par rapport à elle, qui parvient à avoir des entretiens avec la baronne de la drogue, sans le moindre souci. Si Angela ne parvient pas à faire partir La Fiera du territoire et réfléchit à lui donner l’enregistrement qu’elle demande, elle ne peut le faire dans le contexte où un agent fédéral lui apprend qu’il veut une copie de l’enregistrement avant pour vérifier les implications que cela pourrait avoir par la suite.

Si j’ai aimé sa tentative de power move sur l’agent à lui parler en espagnol, c’est sans surprise qu’il lui annonce qu’elle perd ce combat d’avance : il va passer par Gray pour avoir l’enregistrement. Tout simplement. Elle est énervée de l’apprendre et s’en plaint aussitôt à Gray… mais elle sait bien qu’elle n’a pas le choix de s’y faire.

Elle va devoir en plus travailler avec l’agent fédéral, parce que celui-ci veut évidemment qu’elle remette ensuite la clé USB avec l’enregistrement à La Fiera. Seulement voilà, la clé ne contient pas que ça, sinon ça ne serait pas drôle. La Fiera est loin d’être idiote : elle le sait évidemment, mais elle accepte toutes les conditions d’Angela, avant de connecter la clé USB à un nouvel ordinateur. C’est excellent à voir.

Si La Fiera promet de ne pas tuer César, Angela est assez maligne pour finalement comprendre qu’elle a pour but de se venger autrement, en plongeant en plein deuil César, qui a eu un bébé lui aussi. Elle envoie des hommes de main tuer le bébé, et par chance, Tim et Nolan sont sur place. Bien sûr, La Fiera nie aussitôt être impliquée dans cette nouvelle attaque, mais Angela voit clair dans son jeu.

Par chance également, Tim et Nolan parviennent à sauver le bébé, protéger la mère et arrêter certains hommes de main de La Fiera, qui perd ainsi son bras droit. Ils sont forcés d’ouvrir le feu, mais c’est inefficace, puisque l’homme a un gilet pare-balle. Pour protéger le bébé de ce criminel, Tim et Nolan sont donc forcés de risquer tout ce qu’ils ont, et ils le font bien, même lorsque John est confronté au bras droit qui tient son couteau correctement pour faire plein de dégâts.

Nolan parvient toutefois à le mettre K.O et le menotter bien rapidement ; ce qui lui permet d’être félicité par Tim… qui teste encore sa volonté à devenir un tuteur ensuite. Puisqu’il ne pourra pas être détective, Nolan s’est redirigé vers ce choix de carrière, mais c’est désormais quelque chose auquel il tient plus que tout. Et plus que l’organisation du mariage d’Angela, qu’il gère toutefois mieux que Tim.

Angela, elle, doit à nouveau faire face à l’agent fédéral en fin d’épisode. Il lui reproche d’être une novice incapable de gérer La Fiera, quand elle sait très bien que c’est en fait l’inverse qui est en train de se produire : il est incapable de comprendre que La Fiera est plus intelligente que lui. Angela, elle, sait qu’elle est probablement moins intelligente qu’elle, mais c’est justement ce qui lui permettra d’être celle qui l’arrête. Espérons.

En parallèle, West et Lucy font toujours équipe ensemble. Il faut dire qu’ils font un bon duo, même s’ils essaient de se débarrasser sur l’autre de la paperasse. C’est intéressant, mais c’est West qui perd cette bataille : Lucy est convoquée par Gray, ce qui lui permet d’échapper aux procédures chiantes et d’avoir la meilleure des journées.

Nyla a en effet eu une bonne idée pour Lucy : elle espère pouvoir en faire une recrue sous couverture. Il y a en effet besoin d’une chimiste, ce qui pourrait lui permettre de redevenir Nova. Et en période de guerre des gangs, il est facile de placer un nouvel agent sous couverture. Si Lucy est ravie de cette perspective d’évolution dans son job, cela la laisse face au choix d’accepter une couverture qui durerait plusieurs mois. Nyla a pour mission de la former et l’évaluer en une journée, au lieu des multiples mois normalement nécessaires pour arriver à un résultat probant. Ce n’est pas bien crédible, mais une série peut bien se permettre quelques raccourcis.

On retrouve donc Lucy en train d’être entraînée par Nyla, et c’est intéressant car l’on découvre ainsi les règles des flics sous couverture. Si je le dis autrement, Lucy redevient une bleue, même si elle ne l’est pas. Le problème, c’est que lorsque Nyla l’emmène à un barbecue avec quelques mafieux pour la tester, Lucy aperçoit sa protégée.

Forcément. Celle-ci est emmerdée par son copain, mais Lucy parvient à lui faire comprendre d’un geste qu’elle ne doit pas intervenir quand le criminel remarque que Lucy est énervée à cette idée. C’est bien trouvé comme idée de la part des scénaristes, mais aussi de la part de Nyla qui a fait exprès d’embaucher Tamara sur ce coup-là. Cela fonctionne bien, surtout que Nova s’en tire à merveille auprès du criminel.

Celui-ci est, comme je m’y attendais, un flic, nommé Shay. Il est spécialisé dans la biologie dont Lucy aura besoin sous couverture, alors il l’interroge aussitôt qu’il la rencontre en tant que flic sur les différentes recettes à maîtriser, notamment lorsque tout part en vrille. Et un regard à Nyla suffit à comprendre que les deux sont fiers de Lucy.

C’est ainsi que Lucy se retrouve embauchée sous couverture en fin d’épisode, avec l’approbation de Nyla et de Gray. Elle doit ainsi mettre en ordre toute sa vie, parce qu’elle se retrouve à présent en danger. Elle n’a en revanche pas le temps de le faire qu’elle est à nouveau kidnappée, en pleine rue, pour être emmenée auprès de Coco, aka Nyla, ligotée et aspergée d’essence par un type qui affirme qu’il sait qu’elles sont flics.

Lucy ne peut toutefois pas trahir sa couverture et a une excellente poker face quand elle affirme que Coco aurait avoué être un éléphant si on lui avait demandé. Lucy est hyper énervée par la situation quand elle découvre finalement que tout ça n’est jamais que le dernier test concocté par Nyla. Je m’en doutais largement, mais Lucy a raison d’être à bout de nerfs après ce faux enlèvement, malgré ce qui lui est arrivé.

Il va sans dire que malgré tout, Lucy a toujours envie d’être sous couverture. Et l’actrice nous livre à nouveau une belle performance dans cet épisode.

Pendant ce temps, West passe une journée en solo puisque sa partenaire est sous couverture. Si cela commence plutôt bien avec un entretien mené par la prof de John voulant sa perspective sur les violences policières et les problèmes systémiques, ça part en vrille quand il se retrouve à bosser sur un cas où il est confronté à… Stanton.

Celui-ci n’est pas aussi viré qu’on l’espérait, mais ça ne m’étonne pas de le revoir en uniforme. West est loin de le prendre bien par contre, parce qu’il comprend que Doug a gagné : il est de nouveau en poste, même s’il ne sera plus jamais tuteur. West s’énerve assez légitimement mais contre la mauvaise personne quand il s’en prend à Gray à cause de ça, puis il retourne auprès de la prof pour qu’elle l’aide à rendre publique son histoire.

Malgré tout, avant de le faire, il souhaite prévenir Gray de ce qu’il s’apprête à faire. C’est évidemment une très mauvaise idée pour sa carrière, et Gray essaie de lui faire comprendre, mais ce n’est pas l’avis de la prof, évidemment. Elle fait ce qu’il faut pour que Gray réagisse, autrement, elle fera en sorte que l’information sorte et soit rendue publique. Cela pousse Gray à faire ce qu’il faut en emmenant West voir Stella, la supérieure hiérarchique de Doug. Celle-ci accepte d’écouter notre ancien bleu, victime de Doug.

Il était plutôt chouette de voir West obtenir une victoire sur Doug dans cet épisode, et une moins douloureuse pour lui cette fois : Stella profite d’une réunion le lendemain matin pour montrer à tous les flics de son commissariat les vidéos de surveillance de l’agression de West il y a quelques épisodes. Et celles qui ont permis de faire tomber Doug également.

 

Charmed (2018) – S03E12

Épisode 12 – Spectral Healing – 14/20
Honnêtement, j’ai l’impression que cet épisode est simplement là pour combler le temps en attendant qu’il se passe à nouveau quelque chose dans les prochains épisodes. Il était intéressant d’assister à certains développements, mais ce n’était vraiment pas leur meilleur épisode de la saison. Les scénaristes jouent la montre, donc.

Spoilers

Les personnages cherchent à se débarrasser d’une immortalité et d’une allergie, mais c’est aussi complexe que ça en a l’air.


She knows what she wants. Who she wants.

Est-ce qu’Abigail pense sincèrement que s’enfuir d’une prison magique est aussi simple que de sauter par une fenêtre ? Défoncer un mur, c’est déjà plus drôle. Balancer du whisky au sol, c’est inutile par contre. En tout cas, elle finit par tomber sur sa mère dans la prison, c’est déjà ça.

Elle lui explique qu’Abigail peut encore faire partie de la famille si elle le souhaite vraiment. Abigail se laisse charmer peu à peu par sa mère, qui finit par lui proposer de l’alcool à nouveau – ce qu’elle ne veut pas. Il est intéressant d’en découvrir plus sur les relations familiales d’Abby, mais j’ai trouvé l’équilibre de cet épisode très bancal à cause de ses scènes cette semaine.

On ne voyait pas bien où les scénaristes voulaient en venir avec tout ça. On découvre en tout cas qu’enfant Abigail était parfois enfermée dans un coffre de bois – et une fois adulte, ça ne change pas. Elle est en prison après tout. Quand elle finit par s’en libérer, elle peut boire son verre d’alcool qu’elle tenait tant à éviter tout au long de l’épisode, et je pense vraiment que ça amorce un arc où elle ne sera pas gentille du tout.

Pendant ce temps, Macy cherche toujours à guérir son allergie, ne faisant de toute évidence pas confiance aux Perfecti qui insistent pour dire que cela n’est pas possible. Par contre, lutter contre l’impossible, ça l’énerve particulièrement. Elle en est au point parfaitement inutile où elle utilise ses pouvoirs pour s’en prendre au mobilier afin d’exprimer sa colère.

Cela lui permet toutefois de trouver un étrange coffre dans le grenier où elle trouve une lettre de sa mère, adressée à ses filles, pour quand ce sera trop douloureux de rester proches. Humph.

L’allergie n’est pas simple à gérer et est douloureuse, justement, alors Macy appelle aussitôt ses sœurs pour parler de cette lettre et des autres, écrites aux filles pour leur futur. Mel se retrouve ainsi à recevoir un SMS au moment où elle annonce à Ruby que son allergie est de retour. Chaud les relations avec distanciation sociale, tout de même, mais Ruby lui dit qu’elle l’aime en partant ? J’ai fait à peu près la même tête que Mel sur ce coup-là, je ne comprends pas pourquoi ils forcent tant avec Ruby alors qu’on n’a jamais vraiment eu d’épisodes pour s’attacher à elle.

De son côté, Maggie se retrouve à Safe Space avec Antonio pour bosser avec lui. En théorie, ils doivent bosser. En pratique, il lui paie un café et lui propose un rencard. La pauvre a alors une vision qui lui rappelle qu’elle est censée être en couple avec lui un jour, mais moi, je n’ai toujours pas envie de voir ça. Jordan, sérieux !

Et puis, Antonio est bizarre. Il dit avoir été en couple avec une sorcière avant, et je suis sûr que ce n’est pas juste une manière de parler, contrairement à Maggie. Flippée par sa vision, elle part si précipitamment qu’elle en oublie son portefeuille.

Elle peut ainsi rejoindre Macy et Mel au manoir où les sœurs découvrent ensemble la lettre de la mère des filles… qui est parfaitement inutile. Elle leur confirme qu’il y aura un moyen de se débarrasser de l’allergie, mais l’encre s’est effacée.

Bon, ces ont des sorcières, cependant, alors elles décident de parler au fantôme de leur mère tout simplement, une idée qui leur vient de Jordan qui continue de ghoster Maggie. Pff. Mais non purée, sois maligne, Maggie, tu dois pouvoir faire mieux que ça !

Macy et Maggie se lancent en tout cas dans une petite incantation pour faire revenir leur mère d’entre les morts… mais elles découvrent que ce n’est pas si simple que ça de faire revenir les morts. Elles font ainsi débarquer une petite boule de lumière qui prend possession du corps de Maggie.

Celle-ci se réveille avec un nouveau pouvoir qui met KO Macy, mais surtout avec deux personnalités coincées en elle : celle de Daisy, une ado insupportable, et de Roger, son père tout aussi insupportable.

Pourquoi pas, hein ? Macy finit par découvrir que ces deux esprits sont là parce qu’ils sont les premiers propriétaires de l’objet utilisé comme objet rappelant l’être proche. C’est un twist sympathique, mais franchement, elles sont dans la maison de la mère, c’est abusé de ne pas avoir pris autre chose. Et aussi, on notera que le premier propriétaire est plutôt le créateur que le premier acheteur qui en fait cadeau à sa fille, non ?

Macy leur raconte en tout cas tout ce qu’elle fait, et ça me paraît super con de sa part. En effet, les esprits ont probablement envie de rester en vie… Bien sûr, ils mettent plein de mauvaise foi et de mauvais… esprit dans tout ça, empêchant Macy de récupérer Maggie. Elle n’a pourtant pas longtemps pour y arriver : dès que la bougie de leur séance de spiritisme s’éteindra, Maggie sera perdue à jamais.

Pourtant, elle veut peut-être l’être : Roger et Daisy rencontrent en effet Antonio voulant juste rendre le portefeuille de Maggie et se retrouvant avec Daisy acceptant de sortir avec lui et Roger l’assommant. Voilà qui est fait. Macy s’occupe toutefois de lui, avant de s’occuper des esprits dans le corps de sa sœur.

Les scénaristes ont la bonne idée de nous raconter l’histoire dramatique de Daisy, privée de bal de promo par son père et fauchée, avec lui, par un chauffard qui les tue sur le coup. Les esprits parviennent à se pardonner, ce qui fait que Roger peut finalement partir en paix.

Pour Daisy ? Il suffit d’une petit danse de bal de promo, offerte par Macy grâce à Antonio qui est encore là et peut vivre le plus étrange des rêves. J’ai beaucoup ri et Maggie reste quand même sacrément calme quand elle se retrouve en pleine possession de son corps et qu’elle voit le fantôme de Daisy dire au revoir à un Antonio quelque peu… perturbé.

Tu m’étonnes. Maggie peut heureusement le rendormir, avant de monter au grenier pour aider Macy à ranger tout leur attirail. Marisol peut enfin prendre possession du corps de Maggie pour expliquer à Macy que, non, elle n’avait pas eu de prémonition de l’allergie. Elle pensait juste qu’elles se disputeraient. Certes.

Bon, ben, du coup, on a une scène très touchante entre Macy et sa maman, qui en profite pour donner des conseils sentimentaux à Maggie. Ainsi donc, on découvre que Maggie saurait ce qu’elle veut – qui elle veut. Mouais.

Antonio finit par se réveiller dans le salon, et Maggie en reste à l’excuse improbable de Macy qui lui avait affirmé qu’il était tombé et s’était cogné la tête. Pourquoi pas ? Maggie confirme en tout cas qu’elle veut être en couple avec Jordan, et ça me rassure.

Malheureusement, Jordan n’est toujours pas là quand elle se rend à SafeSpace. Heureusement, Swan est toujours aussi curieuse et peut en dire beaucoup à Maggie qui comprend aussitôt qu’il est parti avec Abigail. Grâce à cette information, elle peut enfin se rendre dans l’appartement d’Abby et comprendre que les deux sont envoyés en prison. Reste à savoir par qui – même si j’ai ma théorie.

En parallèle de tout ça, Harry cherche une solution pour redevenir mortel – mais ce n’est pas si simple. Il demande l’aide des Perfecti, à qui il fait beaucoup trop confiance à mon goût. Ceux-ci lui ont donné récemment un goût de mortalité, cela dit. La solution est toutefois existante selon eux : il doit faire avaler une pilule à quelqu’un avant de piquer quelqu’un avec un objet magique et de lire une formule. Et ce sera une mortalité pour toujours. Etrange comme formulation !

Il a en tout cas six jours pour y arriver, et il décide de le faire en faisant avaler une des pilules à son fils, Carter. Le voilà donc qui se rend chez lui en Angleterre pour mieux découvrir que Carter est mort. Cela le lance dans une sous-intrigue en compagnie de Mel, et j’ai moins accroché à celle-ci qu’à celle de Macy et Maggie.

Pour la faire courte, Harry découvre qu’il a un petit-fils, un enfant bâtard qui pense que Carter était son oncle. Il est un enfant insupportable qui se débrouille pour bouffer toutes les pilules d’Harry et perdre son âme. Il devient ainsi un démon digne d’un mauvais film d’horreur, qu’il faut chasser dans toute la veillée pour Carter. Il y a certes de l’humour à voir tout ça, mais les effets spéciaux ne sont pas géniaux – et le scénario non plus.

Je veux dire, je veux bien qu’Harry fasse diversion en cassant un truc, mais de là à ce que personne ne voit Mel faire de la magie à voix haute juste à côté, c’est abusé. De même qu’il n’était pas bien malin pour Harry de se pointer à ce genre d’événement alors qu’il est, logiquement, le portrait craché du père de Carter… puisqu’il est le père de Carter. Les photos, ça existe, quoi.

Bon, tout ça ne mène à rien d’autre qu’à Harry qui prend conscience qu’il veut toute une vie avec Macy, mais donc aussi une vie de famille. Soit. Mel, elle, découvre que Jill, de la famille d’Harry, est mariée depuis trois mois à sa femme et qu’elles sont très heureuses après une relation à distance compliquée. Cela lui fait prendre conscience d’une manière ou d’une autre qu’elle est amoureuse de Ruby.

C’est l’une des rares fois où j’ai eu l’impression qu’on pouvait accrocher un peu plus au personnage de Ruby – il y avait eu cette scène dans le cimetière du futur, aussi. Les voilà donc toutes les deux à s’aimer, sans pouvoir se toucher. L’allergie n’est pas réglée, la mortalité d’Harry non plus.

Tout ça pour ça, donc. Bon, quand même, le gamin récupère son âme en faisant le deuil de son « oncle » Carter, il faut bien que je le précise, sinon, on pensera qu’il est resté démoniaque toute sa vie. Ce n’était pas fameux.