Un dernier Top Persos TVtime pour la route (#21)

Salut les sériephiles, 

Fut un temps plus lointain que je ne l’aurais cru où j’écrivais régulièrement un Top Persos TVtime parmi mes articles quotidiens. Aujourd’hui, nous sommes le 15 juillet 2026 et l’application que j’utilisais quotidiennement depuis plus de dix ans a décidé de fermer ses portes. Il est donc temps pour moi de proposer un dernier classement – et même deux pour le prix d’un, parce que pourquoi pas ? Voyons ça comme un dernier hommage à une application qui valait vraiment le détour !

LE TOP DES QUATRE DERNIERS MOIS

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Euphoria – S03E08 – In God We Trust – 08/20

Quel sursaut dans la réalisation ne suffisent pas à rendre à la série sa gloire d’antan. Quel gâchis que cette saison 3 qui vient ternir la quasi-perfection de la saison 1 et la très bonne fin proposée par la saison 2. Je suis passé complètement à côté de cette saison : son ambiance western dégueulasse, ses choix pour les intrigues des personnages, sa conclusion peu réaliste et certainement pas espérée, je crois que rien ne me plaît. À part le casting. Tout ça pour ça ? Immense gâchis, ça ne valait pas le coup de revenir quatre ans plus tard pour… ça.

Spoilers 

Rue se réfugie chez Ali pour se remettre de ses émotions (et de ses blessures).

I dedicated my life to pussy.

Oui, je choisis cette citation pour le dernier épisode, et ça en dit long sur ce que je pense de cette fin. Cette saison 3 est un tel échec !

Cassie et Maddy se retrouvent dans un diner à être dévastées par la mort de Nate et ne plus savoir quoi faire de leur vie. Pardon, mais Maddy semble tellement plus triste que ce qu’elle devrait être vu ses relations avec Nate depuis quelques années. Mais bon, admettons. Que feront-elles de leur vie ? Elles improviseront, évidemment.

Voilà donc le dernier épisode de la série et ça commence par une très bonne scène de tension : Faye hurle pour réveiller Wayne. Rue est heureusement plus réactive que je ne l’aurais cru : elle parvient à défoncer le genou de Wayne et mettre Faye KO d’un bon coup de poing. Grâce à ça, elle peut s’enfuir de la ferme de Laurie. Il y a pas mal de pièges en route et j’ai adoré l’ambiance qui s’impose dans cette course-poursuite : Rue est d’abord bloquée par un cheval, puis finalement poursuivie par un cavalier. Le coup de lasso est excellent.

Quand tout semble perdu pour elle, l’homme de main d’Alamo se révèle être un bon sniper. Rue est ainsi sauvée et exfiltrée de la ferme de Laurie pour être ramenée auprès d’un Alamo très heureux de sa recrue. Il reste un problème tout de même : Alamo sait qu’elle bosse pour la DEA. Rue ne le sait pas. J’ai stressé pendant toute la scène où Alamo se montre pourtant hyper sympa avec elle. Oh, il la drogue, évidemment et je suppose que c’est sa manière tordue de se venger. J’ai même cru qu’il allait l’empoisonner plus directement que ça. Attendre que Rue se tue à petit feu ? Pourquoi pas.

L’essentiel, c’est que pour l’instant, elle survive. La DEA ne pointe pas le bout de son nez, mais elle, elle peut se reposer enfin. Elle va dormir chez Ali pour cela.

Tout pourrait bien se passer et se terminer pour elle. Malheureusement, ce n’est pas ce que souhaitent les scénaristes : ils préfèrent la faire se rendre à toute vitesse à la rescousse de Fez. Pardon ? Fez s’échappe de prison en faisant un peu de parkour, tout simplement. L’acteur est mort, donc on ne le reverra pas autrement qu’en flashback, mais je suppose que c’est le but : proposer des flashbacks pour conclure la série.

Rue ne brille pas par son intelligence une fois de plus : elle se précipite pour retrouver Fez, mais passe un barrage de flics sans en avoir le droit. Je ne comprends pas comment les flics ne parviennent pas à la rattraper plus vite que ça : elle a le temps d’entrer par effraction chez elle, dans la maison où elle espère retrouver Fez. Cela lui permet finalement de faire un câlin à sa mère qu’elle retrouve, et c’est le moment que la série choisit pour révéler que non, Rue n’est pas de retour chez elle.

Elle est évidemment en plein bad trip à cause de la drogue fournie par Alamo. Il y avait un indice dès le départ et le fait que les flics ne la rattrapent pas était une confirmation. Le lendemain matin, Ali retrouve donc Rue allongée sur son canapé. Morte. Sans revoir Jules ? Je m’en doutais un peu après la mort de Nate que ça allait mal se terminer pour elle aussi, mais ça ne fonctionne pas, je trouve. Je n’arrive pas à pleurer pour Rue parce qu’ils n’ont pas réussi à me convaincre cette saison. Quelle hécatombe, en tout cas.

Bien sûr, on s’en tape mal, mais il y a aussi un fil rouge Alamo/Laurie dans cette saison. L’intrigue de l’ambulance commencée dans l’épisode précédent continue : on y suit de faux ambulanciers se débrouillaient pour faire passer du Fentanyl à la frontière avec le Mexique. Du côté de Laurie, ça pue le seum. Ils se sont fait doubler par Rue, tout de même. Heureusement tout le monde est en vie. Malheureusement, ils sont complètement piégés. Wayne comprend à temps, grâce à des laxatifs, qu’ils sont piégés. Il s’enfuie ainsi en compagnie de Faye avant le retour de l’ambulance à la ferme.

Tous les animaux de la ferme semblent apparemment comprendre la grosse opération en cours côté DEA, et j’ai trouvé ça étonnant. Après, il est vrai que les fédéraux débarquent de manière peu discrète : plein d’hélicoptères et 150 milles voitures, ce n’est pas rien. En vrai, j’ai eu l’impression que c’était une intervention disproportionnée par rapport au nombre de gens présents dans la ferme. Qu’importe : ça fonctionne bien.

Laurie comprend qu’elle risque d’aller en prison et veut absolument s’éviter ça : elle se pend donc en sautant du haut de la ferme là où tous ses hommes se rendent. Le pire ? C’est que c’est un coup de filet qui ne sert pas à grand-chose ! En effet, l’ambulance n’est pas pleine de drogue comme prévu : Alamo s’est arrangé pour la détourner et la récupérer, évidemment.

Quelques mois après tout ça, nous retrouvons Ali à une réunion des AA. Il reste alors 40 minutes à l’épisode pour apporter une conclusion satisfaisante et je ne vois pas bien comment ce sera possible. Lui, il est dévasté par la mort de Rue et a même envisagé de boire à nouveau. La série se veut apporter un message avec un peu plus d’espoir, cependant.

Nous retrouvons Jules dans son appartement où elle peint une toile sur Rue. On sent qu’elle est triste et en plein deuil, mais bon, elle est aussi toujours avec son mec. Pas une fin ouf.

Pendant ce temps, Cassie et Maddy ont monté un nouveau business où elles emploient des filles – elles ont toutefois besoin de Lexi pour scénariser ce qu’elles vendent. Nous découvrons au passage que personne ne sait ce qui est arrivé à Nate : Lexi pense qu’il a juste disparu du jour au lendemain et interroge sa sœur sur ce qu’elle ressent vis-à-vis de cette situation.

On découvre aussi que Lexi s’est mise à lire la Bible abandonnée par Rue. Je trouve ça un peu abusé de ramener encore à la religion tout ça, mais bon, c’est une série étatsunienne, alors pourquoi est-ce que ça me surprend encore ? Je suis frustré, en plus, parce qu’on voit que Lexi est dévastée par la mort de Rue elle aussi, mais… On n’a pas eu l’occasion de suivre l’enterrement ? Quelle drôle d’idée ! On ne nous laisse pas vraiment le temps de pleurer ou d’être aussi détruit que ne le sont les personnages. Le plan de Cassie seule dans sa chambre à pleurer Nate après le départ de Lexi est assez terrible, certes, mais dans le fond, est-ce que ces personnages ne méritent pas un peu les souffrances ? En vrai, que Cassie finisse en vie, c’est déjà une belle récompense.

Maddy ? Elle bosse désormais avec Alamo de manière régulière. Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ? Si vous voulez mon avis, elle s’est entichée de l’homme de main d’Alamo et ce n’est pas une bonne idée, parce qu’Alamo tient beaucoup à elle aussi. Elle lui rapporte de l’argent, ils ont un bon business ensemble et Maddy lui vend juste ce qu’il faut d’excitation sexuelle pour le maintenir intéressée. Quelle relation tordue et perverse.

Ils sont toutefois interrompus par l’arrivée d’Ali dans le club de strip tease. Habillé avec son costume de l’armée, Ali débarque pour venger Rue, évidemment. Il a mené son enquête : il sait qu’elle a fait une overdose à cause du Fentanyl donné par Alamo. Je peux comprendre son sentiment de vengeance, mais ça n’a tellement aucun sens de débarquer comme ça, tout seul avec juste un flingue dans un repaire de malfrats tous armés jusqu’aux dents.

Pourtant, il parvient tout de même à shooter un des hommes de main d’Alamo puis à foutre un bordel innommable dans le club de strip tease. La conclusion de la saison se fait alors dans un duel de cow-boy entre Alamo et Ali. Qu’importe si Ali aurait dû se faire tuer au moins cinq fois avant d’être confronté à Alamo, qu’importe si ça fait mauvais western : c’est le choix d’ambiance donné à cette saison de toute manière. Le duel ? Il est finalement remporté par Ali qui a au moins la sympathie de tirer plusieurs fois sur Alamo histoire de bien satisfaire notre catharsis. Alamo meure en se sachant trahi par son bras droit, dans plein de souffrance et en ayant conscience que c’est de la main de quelqu’un qui venge Rue.

L’homme de main d’Alamo révèle ensuite qu’il avait bien retiré les balles du flingue de ce dernier. Dans quel but ? Se taper Maddy évidemment ! Il lui propose ainsi de la ramener à la maison, ce qui en dit assez long sur ses intentions et sa volonté de reprendre le business. Non mais sérieux, c’est tellement abusé !

Le pire, c’est qu’Ali parvient en plus à s’échapper et ne pas se faire choper par les flics. Il descend un des plus gros barons de la drogue et personne ne vient le buter ? Mouais. Ali décide de changer d’identité : il se fait appeler Martin et se rend dans la ferme à la frontière du premier épisode de cette saison. Il s’y fait passer pour le père de Rue (Ruby) et vit désormais dans la foi. Nous ramener Rue pour dire Amen, vraiment ? Sérieusement ? C’est ça la fin de la série ? Le drapeau américain et « May God bless us all » ? Pardon, mais j’ai éclaté de rire.

En bref

Cette saison 3 est une telle déception de bout en bout ! Certes, j’étais content de retrouver les personnages, mais alors vraiment la conclusion apportée est on ne peut plus naze. Jules n’a pas vraiment de fin, Nate est tué mais ce n’est pas franchement une conclusion non plus, Rue a la fin qui l’attendait depuis toujours, certes, mais Lexie, Cassie et Maddy ont des fins ouvertes qui ne sont pas si satisfaisantes. Et puis, Kat n’est plus là non plus. Non, vraiment, déçu de bout en bout.

Il s’agit de la saison finale, bien sûr, et je suis passé à côté. A-t-elle ne serait-ce qu’essayé de faire passer un message ? Je ne suis vraiment pas sûr. La réalisation léchée n’était plus là, le casting était sous-exploité à fond, la nouvelle ambiance n’était pas spécialement convaincante. Eh, j’ai l’impression d’avoir perdu du temps et je ne vais pas m’éterniser plus dans cette conclusion. La frustration est totale, la déception aussi.

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Euphoria – S03E07 – Rain or Shine – 10/20

Les intrigues se croisent enfin dans cet épisode qui mène très clairement à la fin de la série. Difficile de ne pas spoiler dans ces lignes, mais dans l’ensemble, j’ai surtout un sentiment de grand gâchis et de déception quand je contemple la saison entière. Je comprends ce qu’ils ont voulu faire, je trouve que certaines scènes sont marquantes, mais je n’accroche pas du tout aux décisions prises pour autant. Dommage.

Spoilers 

Nate est retenu en otage par l’arménien, Rue doit regagner la confiance de Laurie.

There must be an end.

Oui, il doit y avoir une fin, Rue a raison. Il est temps pour moi de terminer la série histoire de conclure mon mois de juin et d’entamer juillet débarrassé de quelques épisodes en retard, au moins. Franchement, cette saison est tellement partie loin de tout ce que j’aimais dans la saison 1 que je ne sais pas trop quoi attendre de cette conclusion. De là à ce que Natasha Lyonne soit là pour me convaincre que tout le casting est un sans faute, c’était inattendu.

Je suis content de la retrouver, mais j’aurais préféré la voir dans un rôle autre que celui de la prostituée couchant avec Ali… J’adore l’acteur, mais franchement, faire encore un détour par un perso secondaire qu’ils n’ont jamais développé avant me pourrit cette saison 3. Quant à Natasha… Quel rôle inutile !

C’est une prostituée qui couche donc avec Ali de manière régulière – quand il n’est pas chez lui avec sa fille et sa femme qu’il tabasse parce que eh, il fallait bien qu’il soit un déchet lui aussi, comme tous les autres personnages de la série. Après plus d’un mois sans voir d’épisode, comment dire ? Ce n’est pas l’épisode que j’espérais.

En vrai, je trouve ça bien de montrer la déchéance d’Ali pour expliquer comment il est devenu ce qu’il est devenu, mais je trouve qu’il aurait fallu le faire bien avant. C’est l’avant-dernier épisode de la série et ça me donne l’impression qu’on revient en arrière sans raison : concrètement, ça ne change pas tellement ma vision du personnage et le peu que ça change n’apporte rien pour la suite. Juste, j’adore de plus en plus l’acteur et ça ne change pas.

Pendant ce temps, Rue continue de nous prêcher sa vision bien à elle de la Religion. Ainsi, elle confie à Lexi qu’elle pense que Dieu s’est révélé à elle et analyse la Bible en comparant les épisodes les plus célèbres à sa propre vie. La patience de Lexi est incroyable. Quand Rue commence à lui raconter sa vie, elle essaie de continuer à bosser, mais ce n’est pas évident. Il faut dire que la vie de Rue est pleine de détours improbables. J’aime bien le fait qu’elle finisse par confier bosser pour la DEA à quelqu’un, mais j’ai peur pour la survie de Lexi. J’ai peur aussi pour celle d’Ali, cela dit. C’est fou de ne pas avoir été spoilé du tout sur la fin de la série : elle est tellement tombée dans les oubliettes avec cette saison 3.

Cet épisode continue autrement de nous vendre une guerre des gangs et c’est terrible comme je m’en fiche. J’ai failli arrêter l’épisode, franchement. En vrai, Rue finit par aller raconter ce qui lui arrive à Ali. Il a un carnet avec tous les addicts qu’il a pu accompagner et voir mourir, mais il se montre quand même présent pour Rue et reste à ses côtés au milieu de ce bordel ? 

Il lui fait heureusement la morale, lui demandant tout de même si elle s’interroge sur les gens que le Fentanyl qu’elle transporte tue. Soit. Pendant qu’ils papotent et qu’il réussit à faire douter Rue sur l’utilité de piéger Laurie pour Alamo (et la DEA), le trafic de drogue continue avec une ambulance détournée de ses fonctions premières.

J’avoue que j’ai bien décroché de cette intrigue, surtout que ça fait un moment que j’ai vu les épisodes précédents. Il faudra en retenir qu’à la demande d’Alamo, Rue décide de retourner auprès de Laurie et de regagner sa confiance, avec ce que ça implique de moments chiants. Rue a suffisamment la confiance de Faye en tout cas. Cela lui permet d’atteindre le fameux coffre-fort que j’avais oublié durant la nuit. Faye l’aide à l’ouvrir, espérant se faire plein d’argent au passage.

Malheureusement, dans le coffre, il y a surtout des cartes d’identités de filles. Rue ne comprend pas trop ce qu’elle vole, mais Faye, elle, comprend que Rue lui ment. Elle espérait de l’argent, elle n’en a pas ? Très bien : elle décide de réveiller Wayne, son mec, qui dort juste à côté pour qu’il empêche Rue de tout voler.

L’intrigue de Nate et Cassie se poursuit également. Cassie n’a plus de news de Nate et s’inquiète pour lui : elle a compris qu’il était enlevé et se retrouve à devoir payer les gens à qui il doit de l’argent à sa place. Cela lui offre plein de scènes dans lesquelles elle peut chouiner comme un bébé. C’est fou comme son personnage est trop souvent réduit à ça.

Elle a de bonnes raisons de pleurer cependant : Nate est enlevé, son compte OnlyFans est supprimé définitivement, l’intrigue écrite par Lexi est un succès fou mais se fera sans elle et Maddy est virée par sa boss. Le dernier point ne devrait pas impacter Cassie tant que ça, n’est-ce pas ? Eh bien si : Maddy lui reproche évidemment ce qui lui arrive depuis qu’elle est revenue dans sa vie et décide de redevenir sa boss.

Le nouveau plan pour Cassie est donc de continuer à s’afficher avec Dylan. Elle le drague de plus en plus et fait tout pour coucher avec. Ce n’est pas compliqué comme il se laisse faire avec beaucoup d’entrain. J’ai trouvé ça si dérangeant de voir comment il tombait dans le piège de Cassie, surtout quand le piège consiste à faire la bébé, encore.

Cassie couche donc avec Dylan. Quand ce dernier va boire un verre d’eau pour s’en remettre, elle poste sur l’insta de Dylan qu’ils ont couché ensemble, puis planque le portable. Et voilà, sa renommée à elle explose à nouveau, avec un buzz pendant plus de sept heures. Dans quel monde Dylan n’entend-il pas son portable vibrer sous le matelas franchement ?

Dylan étant étatsunien, on note aussi qu’il ne se sert pas un verre d’eau, mais un verre de glaçons. Boire si glacé, je ne comprends pas le concept, vraiment. Il ne se rend même pas compte qu’il boit des glaçons qui sont en contact avec le DOIGT de Nate. Putain. Pauvre Nate ne récupèrera pas son doigt puisque ce dernier ne sera trouvé que le lendemain matin par Maddy. Cela permet au moins de réunir quelques intrigues, avec Maddy qui apprend ce qui arrive à Nate.

Nous aussi on a quelques nouvelles de Nate au passage : il est retenu en otage par l’arménien qui lui a coupé le doigt et menace maintenant de le mettre dans un cercueil. Franchement… Je suis plus que mitigé sur cette intrigue. Nate était tellement flippant en saison 1 et maintenant il n’est plus que l’ombre de lui-même, sans vraie raison.

Nate finit enterré vivant dans le désert. Pour le coup, c’est un twist qui fonctionne plutôt bien, je trouve : on lui laisse de quoi respirer et la torture est horrible. Il appelle à l’aide en boucle, ce qui est finalement la pire idée. Son frère qui le cherche (il a un frère ?) ne le trouve pas… mais il attire l’attention d’un serpent. Quel enfer. J’ai bien stressé de voir le serpent rentrer dans le cercueil et finalement mordre Nate. Le pauvre.

En parallèle, Cassie est retenue en otage par les arméniens. Ils lui laissent 72h pour trouver de quoi payer les dettes de Nate : au bout de 72h, il sera mort. J’ai du mal à voir la logique du truc : ils ligotent Cassie et laissent pour mort son mari, je vois mal comment ça peut leur rapporter de l’argent. C’est un truc qui me laisse toujours bien perplexe dans les intrigues de gang et d’argent : franchement, à quoi bon tuer ceux qui te doivent de l’argent ? À quoi bon lui couper le doigt et l’envoyer à l’hôpital ? Ce n’est pas là-bas qu’il pourra trouver l’argent, non ?

Bref, on s’en fout. Ce qui est cool, c’est que Maddy finit par apprendre tout ce qu’il se passe : Cassie l’appelle au secours. Elle décide d’aller demander de l’aide à Alamo. Pff. La scène se déroule dans son jacuzzi et Maddy y fait preuve d’encore plus de débilité que d’habitude : elle révèle ainsi à Alamo que Rue est en contact avec la DEA – parce que Lexi est assez conne aussi pour lui avoir dit. Non, franchement, ils méritent tous de mourir, en fait.

Maddy fait toutefois ce qu’elle peut pour récupérer Cassie : elle demande l’aide d’Alamo qui accepte de procéder à un échange intéressant, à savoir un sac plein d’argent contre Cassie. C’est hilarant : l’échange est organisé juste au-dessus de Nate, qui n’est plus capable de parler et ne sait pas ce qu’il se passe à la surface. Maddy suit le plan d’Alamo à la lettre : elle donne aux arméniens un sac vide, mais elle récupère bien Cassie. En effet, le boss arménien se fait tuer par Alamo et ça suffit à convaincre son homme de main de ne pas faire trop de merde.

L’épisode peut ainsi se terminer par une pelleteuse qui déterre le cercueil de Nate. Cassie est inquiète pour lui et espère être là à temps pour le sauver. Maddy, elle, a fait un pacte avec le diable pour sauver Cassie et Nate. Tout ça pour ça : Nate est bel et bien mort dans son cercueil. Putain, j’ai les boules ! Comment ça, Nate est mort ? Il n’a servi à RIEN cette saison. Le tuer de cette manière est si frustrant, en plus. Il a un peu les souffrances qu’il aurait mérité en saison 1, mais c’était il y a si longtemps ? Et puis, c’est une mort quasi-accidentelle et complètement vaine en plus. Dégoûté pour son personnage. Heureusement que la scène du serpent restera en tête, tout ça n’est pas vain comme ça.

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Pourquoi un premier épisode de série ne peut pas tout faire

Salut les sériephiles,

Ça fait déjà une semaine que je vous ai partagé un projet un rien chronophage qui me tient à cœur depuis des années : Sauveurs de rêves. Au départ, je pensais écrire un roman. Assez vite, j’ai compris que j’étais surtout en train d’écrire une série. Si ça vous tente, l’épisode 1 s’intitule « L’Éveil » et est disponible sur Amazon (en cliquant ici) à moins d’un euro dès le 1er juin.

En tout cas, ce qui est fou, c’est qu’écrire a commencé à me faire réfléchir au contenu d’un pilot, aux séries que je regarde et à tout ce qui est à mettre en place dès le début. C’est colossal et vertigineux. Je ne sais pas si je dois m’en étonner. J’ai grandi avec des saisons de 22 épisodes (minimum !), des pilots qui prenaient le temps d’installer un univers et des personnages qu’on découvrait avant d’apprendre à les connaître semaine après semaine. Ce rapport aux séries, j’en ai déjà beaucoup parlé ici. J’ai souvent écrit sur ce qu’elles m’ont appris, sur ce qu’elles me donnent envie de voir, mais aussi sur ce qui me frustre de plus en plus dans les séries actuelles…

Seulement quand j’écris, mon cerveau ne pense pas seulement en chapitres. Il pense en scènes, en épisodes, en personnages qui auront peut-être trois répliques aujourd’hui, mais une vraie importance plus tard. Et écrire ce premier épisode m’a fait découvrir plein de choses en m’obligeant à me poser une question assez simple :

Comment on donne envie de rester dans un pilot ?

À la télévision, certaines séries ont parfois une réponse très directe. Elles commencent par du sexe, de la nudité, et hop, le tour est joué. D’accord, d’accord, ce n’est pas toujours gratuit. Euphoria, par exemple, utilise les corps et la sexualité pour raconter quelque chose sur ses personnages, sur leur malaise, sur leur manière de se montrer ou de se cacher. Ce qui m’agace, c’est quand cette stratégie devient une facilité, voire un passage obligé dès le début de la série. Récemment, c’était un peu le cas pour Maximum Pleasure Guaranteed, par exemple. Et encore, ça se justifie par l’idée de base de la série, mais les exemples ne manquent pas, et ne me lancez pas sur Heated Rivalry. Il y a dix ans déjà (gloups), je m’étais amusé à comparer les pilots des networks et ça ne manquait pas, à chaque fois, il y avait de la nudité ou du sexe avant les cinq premières minutes (j’ai des vestiges de cette période sur le blog avec la saison 1 de Roadies par exemple).

Cela dit, ce n’était pas le cas dans mes séries préférées, alors je n’avais pas spécialement envie de faire ça dans ce que j’allais écrire. À la place, j’ai plutôt pensé Orphan Black. Oh, il y a des fesses bien visibles dès le premier épisode, je sais, mais franchement, la première scène m’a appris à quel point un début pouvait être efficace. Une scène choc ne suffit pas à retenir un lecteur si elle ne pose aucune question. Il faut qu’elle ouvre quelque chose. C’est exactement ce qu’il se passe quand Sarah voit Beth, qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau, se suicider. Sans aller aussi loin, je voulais quelque chose d’un peu marquant pour ouvrir mon histoire. Dans Sauveurs de rêves, c’est le cauchemar récurrent de Chris qui a pris cette place : un toit parisien, une silhouette au sabre, une chute et cette impression qu’il revit sans cesse la même scène sans pouvoir y échapper.

Vraiment, à jamais la meilleure première scène.

Une fois cette ouverture trouvée, un autre problème est arrivé très vite toutefois :

Introduire tous les persos d’un coup

Quand j’ai assumé que Sauveurs de rêves fonctionnait comme une série, j’ai eu un réflexe assez logique. Un pilot doit présenter les personnages principaux. Il doit donner envie de les suivre. Il doit montrer qu’un groupe existe, même si le héros n’en comprend pas encore toutes les dynamiques… Seulement voilà, moi, je n’avais pas mon groupe, mais juste Chris.

Croyez-le ou non, mais là, j’ai repensé très fort à Shadowhunters. La série est (très) loin d’être parfaite, mais elle réussit quand même un truc assez fou dans son pilot : elle fait découvrir un univers entier à Clary sans donner l’impression que tout s’arrête toutes les deux minutes pour ouvrir Wikipédia. On comprend qu’il y a des règles, des clans, des tensions, des personnages déjà liés les uns aux autres. Et moi, devant mon épisode, je me suis retrouvé à me demander comment faire pareil à l’écrit – mais promis, personne ne chialera autant que Clary. Quoique ?

La réponse, évidemment, c’est que je ne pouvais pas vraiment faire pareil.

Chris découvre un univers dont il était totalement exclu jusque-là. Il ne connaît pas la Fondation. Il ne connaît pas ses règles. Il ne connaît pas les gens qui y travaillent. Et surtout, il est curieux, il doute, il pose des questions. Sa curiosité est un trait de caractère auquel je tenais, parce que combien de fois, je m’énerve face à des personnages qui n’agissent pas de manière cohérente faute de chercher à comprendre le monde dans lequel ils évoluent !

Il fallait lui laisser cette place-là, même si cela ralentissait forcément l’arrivée de certains personnages. J’aurais pu tricher. J’aurais pu faire comme si tout était évident, accélérer les explications, pousser Chris d’un décor à l’autre et cocher les cases du pilot de série une par une. Le résultat aurait peut-être été plus efficace, mais il aurait aussi été moins authentique. Je n’avais pas envie d’écrire un personnage qui accepte l’impossible en trois répliques juste parce que l’épisode doit avancer.

J’ai donc accepté une idée qui me paraît finalement très cohérente avec mon rapport aux séries :

La magie du double épisode.

C’est un format qui se faisait beaucoup à une époque et qui me manque un peu aujourd’hui. Bien sûr, vous me voyez venir avec mes gros sabots, mais le premier épisode de Buffy ne fait pas autre chose (j’en profite pour avoir une pensée pour Anthony Head, mort ce week-end…) : il y a tellement à faire et tellement de personnages que la série s’ouvre non pas avec un, mais deux épisodes.

C’est comme ça, certains univers ont besoin de deux épisodes pour s’installer. Sans dire que ma série sera aussi géniale que Buffy, le premier épisode de Sauveurs de rêves ne pouvait pas tout présenter, tout expliquer, tout développer. Il devait d’abord laisser Chris comprendre qu’il venait de mettre les pieds dans quelque chose qui le dépassait. C’est aussi pour cette raison que tous les personnages n’ont pas encore leur place. Certains sont déjà là, d’autres passent presque au second plan, et quelques-uns prendront davantage d’importance plus tard.

Finalement, pendant des années, j’ai regardé des pilots en me demandant pourquoi ils faisaient tel ou tel choix. Aujourd’hui, je découvre qu’ils essayaient surtout de résoudre vingt problèmes différents en même temps. Et certaines séries m’impressionnent encore plus.

Et en ce qui me concerne ? Si vous avez déjà lu le premier épisode (merci !), vous pourrez donc peut-être le relire autrement quand certains figurants de cet épisode auront pris toute leur importance par la suite. Certaines questions trouveront peut-être un début de réponse avec ce début. C’est aussi ça que j’aime dans les séries : cette impression qu’un épisode ne vit jamais complètement seul, qu’il dialogue déjà avec ceux qui viendront après et qu’en revoyant le début, on comprend mieux certaines choses.

Bon, le deuxième épisode ne sortira que dimanche prochain. Il permettra notamment de développer Élisabeth de manière plus conséquente, mais aussi d’ouvrir davantage la Fondation et de faire apparaître d’autres personnages… Cela dit, tout ça m’a au moins donné l’occasion d’une petite réflexion sur les séries, et sur les pilots. Il fallait bien que je vous en parle : l’opportunité est trop belle pour ne pas le faire !

Mon pilot est déjà dispo. Le double épisode, lui, n’est pas encore terminé… mais vous pouvez déjà le précommander si ça vous tente !