Mes derniers coups de… #53

Salut les sériephiles,

Nous sommes début septembre et c’est la rentrée scolaire, yeaah. On la sent ma motivation ? En vrai, je me dis que ce n’était peut-être pas ma meilleure idée de relancer les derniers coups le mois dernier parce que ça prend du temps à écrire et que j’ai forcément autre chose à faire en ce moment pour trouver mes marques avec mon nouvel emploi du temps. Je dis ça, mais si je suis honnête, je crois que le retour m’a encore plus plu qu’à vous parce que c’est quand même un article qui permet d’échanger, alors bien sûr que je prends du temps pour ce #53 !

Coup de cœur : J’ai recommencé un visionnage d’Agents of S.H.I.E.L.D. (critiques d’un épisode de la saison 1 chaque mercredi, donc) et c’est du recyclage que d’en faire mon coup de cœur, mais vraiment, qu’est-ce que je suis fou amoureux de Skye. Son introduction n’est pas dingue dans le premier épisode, mais dans les épisodes 2 et 3, elle est juste absolument parfaite. Elle enchaîne les répliques cultes, elle a un look fou, comment ne pas craquer ?

Coup de mou : Alors là, ça va à mon visionnage de The Shards, sans hésiter. Disney+ me l’a tellement mise sous le nez que j’ai fini par tester en me disant que ça pouvait être ma bonne découverte du mois d’août. Résultat : 08/20 au pilote et une énorme déception. C’est peut-être ça le pire avec toutes ces nouveautés moyennes : chaque fois que j’en lance une, j’ai envie de croire que ce sera enfin celle qui va me réconcilier avec les séries récentes… et ben non. Cela m’a cassé dans ma soif de nouveautés d’avoir une voix off qui me fait de l’audio-description et je n’ai pas eu le courage de continuer.

Coup de poing : Pas trop d’hésitation non plus tellement une scène m’a fait rire ce mois-ci. Fisk dans le dernier épisode de Daredevil: Born Again donne de sacrés coups de poing ! Je n’aime pas le perso, mais il faut reconnaître que sa brutalité physique est parfaitement rendue : chaque coup a l’air de peser une tonne et il envoie valser tout le monde sans la moindre difficulté. La scène valait le détour !

Coup de blues : On me demandait dans les commentaires du #52 ce qu’il en était de la lecture. Ben… rien. Et ce n’est même pas parce que je n’avais pas envie ! C’est déjà la fin de l’été et c’est normal d’avoir le blues de rentrée, mais cette année, il est particulièrement violent parce que je n’ai pas profité de ma saison préférée comme d’habitude. J’aime passer du temps allongé au bord de la piscine à lire… Or par 40°C, ça n’aurait pas été bien raisonnable d’aller s’exposer au soleil et pas agréable d’être dehors ; les horaires de ma piscine étaient moins intéressants qu’avant et je n’ai donc pas lu de l’été. En plus, quand il a arrêté de faire trop chaud, on a eu de la pluie (un livre sous la pluie, ça ne fonctionne pas), puis une fermeture technique et bim, septembre. Le pire dans tout ça ? Ils annoncent de nouveau des jours estivaux normaux pour ce mois de septembre. Mais en septembre, on bosse. Aaaah.

Coup de barre : Et en vrai, flemme de ce mois de septembre qui oscille entre orages dingues et températures estivales. Bien sûr, normalement, la fatigue et le temps maussade de la rentrée sont compensés par le retour tout proche des séries, mais cette année encore (comme l’an dernier), Grey’s Anatomy, 9-1-1 et 9-1-1: Nashville ne reviennent que le 15 octobre ! Un mois et demi à attendre ma vraie rentrée (je vais pas mentir, ce sont elles que j’attende pour avoir l’impression que la période commence, mais là, ce sera la fin de la période scolaire déjà), c’est quoi cette arnaque ?

Coup de vieux : Rachel Bilson dans Scrubs. La revoir après tant d’années, ça me faisait déjà bizarre par principe. Et puis j’ai découvert en préparant cet article qu’elle venait de fêter ses 45 ans le 25 août. SUMMER ROBERTS A 45 ANS. Voilà. Merci, au revoir, je vais m’allonger.

Coup de bol : En parlant de Scrubs, j’ai réussi à terminer tous mes visionnages prévus pendant l’été. Enfin, en quelque sorte. Je voulais terminer les saisons commencées sur la période 2025-26 et c’est désormais chose faite. Je peux donc attaquer la nouvelle saison avec une liste propre. Enfin, « propre », on s’entend. Il me reste à terminer la saison 8 de The Rookie, déjà.

Coup de gueule : Ce recul des personnages féminins dans les séries (celles que je regarde en tout cas) en 2026, on en parle ? Lanterns cartonne, mais c’est encore un exemple flagrant de boys club, ça me tue. Autant dans Heated Rivalry, ça peut se comprendre d’avoir surtout des persos masculins parce que bon, c’est le sujet de la série quoi ; autant voir encore des séries incapables de passer le Bechdel Test en 2026 et de nous présenter des femmes badass, intéressantes et efficaces… C’est agaçant. En plus, je sais bien que le Bechdel Test ne dit pas si une série est bonne ou féministe, mais la barre est tellement basse que ne même pas réussir à la franchir, ça commence à me rendre dingue.

Coup de tête : J’ai commencé The Good Wife sur Prime Video il y a une dizaine de jours et oups, saison 1 terminée. En vrai, ça s’est lancé en lecture automatique après un film et je me suis dit que j’allais tenter. L’algorithme a bien fait les choses, ça doit être une des premières fois. La série vient du couple King (je leur dois Braindead) et ça fait au moins quinze ans (peut-être pas exactement) que je me dis qu’il faut que je la regarde. Elle passe si bien en bingewatching ! En plus, je me plaignais justement dans le coup précédent de l’absence de personnages féminins forts alors… Autant retourner voir du côté de 2009, non ? Logique, je vous dis. Gros plaisir de dévorer cette saison 1 en tout cas !

Coup tordu : Après des années à entendre régulièrement des réfs de La Flamme un peu partout et à voir des extraits sur les réseaux sociaux, je me suis dit qu’il était temps de m’y mettre. J’ai donc vu toute la saison en à peine 24 h sur France TV. Malheureusement, le site ne propose pas la suite, Le Flambeau. Il faudra que je trouve tout de même un moyen de la voir, ne serait-ce que pour LA réf que j’ai attendue pendant toute la saison 1 : tout le monde est lesbienne. Les acteurs, et surtout les actrices, sont incroyables dans cette série, j’ai passé un bon moment et je sais que je n’en parlerais pas ailleurs sur le blog, alors voilà, j’en parle ici. C’est un coup tordu de voir une saison pour une ref et apprendre qu’en fait, c’était d’ailleurs qu’elle venait !

Coup de pub : Non contente d’avoir sorti son album en juin, Olivia Rodrigo a sorti la semaine dernière une nouvelle chanson, « Serena Joy », un peu par surprise. Elle l’avait enregistrée pendant les sessions de l’album mais ne l’avait finalement pas gardée dessus et, franchement, ça s’entend : le morceau est bien plus punk, plus politique aussi, puisqu’il est inspiré du personnage de Serena Joy dans The Handmaid’s Tale. Une partie des bénéfices est reversée au Daisy Chain Fields Fund, lié à son festival à la programmation entièrement féminine, donc ça fait encore une excellente raison de l’écouter. J’ai adoré, justement parce que c’est très différent de l’album. Bref. J’adore, alors je partage.

Coup de grâce : Disneyland Paris a déjà sorti ses collections de Noël à Emporium alors qu’Halloween n’a même pas commencé. Je sais que c’est le cas chaque année, mais ça me bute de savoir qu’on prépare déjà la fin d’année et que les films de Noël vont déjà débarquer alors qu’il reste encore quatre mois – et c’est presque ma saison préférée, en plus.

Bref, impossible de conclure autrement qu’en oubliant la rentrée et en disant : vive l’automne, vive Halloween et vivement octobre pour les séries !

Cette semaine sur le blog #1 : en attendant la rentrée…

Salut les sériephiles,

Dernier dimanche d’août et, comme chaque année, j’ai passé une partie de mes vacances à me dire que j’allais relancer le blog avant de reprendre le travail. Pour une fois, je crois que j’ai tenu ma résolution et que je l’ai même prise un peu trop au sérieux cette semaine : j’ai beeeeaaaaucoup écrit. Profitez-en car dans quelques jours je serai probablement en train de corriger des copies en me demandant où est passé mon temps libre. En attendant, et avant que je mange ma petite pizza de réconfort, voilà donc ce qu’il s’est passé sur le blog :

Côté visionnage

C’était plutôt une excellente semaine comme je n’en fais plus depuis longtemps : je suis venu à bout de mes rattrapages, enfin !, des saisons entamées pour la… euh beh saison : les critiques de Scrubs (épisodes 6 à 9) et Daredevil Born Again (épisodes 4 à 8) sont donc dispos sur le blog. Grosso modo, je suis prêt pour la rentrée des séries, même si j’ai constaté après que celle-ci n’existait plus tellement. Ensuite, j’ai commencé la saison 8 de The Rookie (épisodes 1 et 2 dispos sur le blog, mais j’ai vu un peu plus), poursuivi tranquillement mon visionnage hebdo de Lanterns et surtout, je me suis empiffré toute la saison 1 de The Good Wife. Bon, allez, il est temps que les vacances se terminent !

Côté blog

Là aussi, on voit que j’ai plein de temps à perdre sur ma dernière semaine de vacances (celle où je n’ai pas beaucoup bossé par rapport aux autres, en fait). J’ai eu envie de reprendre le blog en main et d’écrire plein de choses, l’actualité aidant bien avec Arrivals qui débarque par surprise avant-hier ! Bref, ça vous fait quatre nouveaux articles à découvrir si vous êtes passés à côté :

La semaine prochaine sur le blog…

Vous pensiez que la rentrée allait m’arrêter ? Vous aviez raison MAIS j’ai anticipé un peu et il y aura des articles quand même ! Incroyable, non ? Au programme : je continuerai de poster les critiques de la saison 8 de The Rookie, on parlera un peu de 9-1-1 à l’occasion de sa diffusion française et je posterai même une chronique sur un tout nouveau rewatch (ceux qui ont Twitter doivent déjà savoir de quoi je parle, a priori).

Oui, oui, c’est tout un planning millimétré et ce sera comme ça pendant encore au moins trois semaines – dans l’idée, j’aimerais que cette petite avance me permette de continuer jusqu’en octobre au moins, en parallèle de mes visionnages à la semaine. Je suis un peu fou, je sais, mais regardez, ça tient déjà pour cette semaine, c’est bien, non ? Clairement, je ne suis pas peu fier de moi sur ce coup-là. D’ailleurs, en parlant de coups… RDV jeudi matin si tout va bien 😉

Bonne semaine à tous – et bonne rentrée si vous êtes concernés, malheureux que vous êtes…

Daredevil Born Again – S02E08 – The Southern Cross – 14/20

J’aime assez le terrain choisi pour la bataille finale de cette saison, parce que c’est cohérent avec le personnage de Matt Murdock. Il y a des parallèles assez évidents cette saison avec ce qu’il se passe et s’est passé aux USA et c’est intéressant de ce point de vue-là, mais je trouve quand même que l’épisode reste schématique et un brin prévisible. Les pistes ouvertes à la fin promettent toutefois une saison 3. Je me demande à quoi bon quand je vois ce qu’ils font de leur potentiel !

Spoilers 

Le procès de Karen prend une tournure inattendue pour la ville.

She didn’t need a mask, she hid behind Daredevil’s.

C’est enfin la fin de saison et bon dieu, il était temps ! Cela me déçoit d’avoir dit tant de mal d’une série que j’ai envie d’aimer. J’aime les super-héros, j’aime Marvel, j’ai envie que ce soit bien et je me retrouve malgré moi dans un hatewatch. Il y a trop de petits défauts pour que je supporte sans rien dire.

L’épisode commence pourtant plutôt bien avec une petite scène de rêve dans laquelle Matt et Karen sont tranquillement au restaurant, comme si tout était terminé et qu’ils pouvaient enfin vivre une vie normale. Évidemment que non : Matt est en réalité toujours blessé et Jessica est en train de le rafistoler. Au moins, cela explique son retour après son départ de New York dans l’épisode précédent : elle a décidé de revenir parce que la situation avec Fisk est beaucoup trop grave pour laisser Matt se débrouiller tout seul.

Celui-ci arrive donc en retard au procès de Karen, qui le pensait mort et est forcément soulagée de le voir. S’il est en retard, il est là pile à temps pour défoncer l’évaluation psychologique d’Heather. Celle-ci se ridiculise un peu, mais bon, que peut-elle faire d’autre à ce stade ? Elle assure notamment ne jamais avoir frappé Karen, ce qui est assez drôle après l’épisode précédent, et Matt s’appuie sur ses propres théories sur les justiciers pour la pousser à admettre que Karen n’avait pas besoin de masque puisqu’elle se cachait derrière Daredevil. Il lui suffit ensuite de retourner l’accusation contre Heather et de lui faire remarquer qu’elle se cache derrière l’administration Fisk. Voilà pour son expertise.

Autrement, Buck débarque dans le bureau de Fisk après son énième meurtre. Il lui confirme simplement que Daniel n’a pas livré BB et Fisk comprend très bien ce que cela signifie. Il n’a toutefois pas vraiment le temps de pleurer son employé, puisqu’il apprend que Matt a survécu. Sa priorité reste donc de régler ce problème-là et il e fait bien comprendre à son subalterne.

L’essentiel de l’épisode se déroule toutefois au tribunal, où Fisk est carrément convoqué comme témoin par Matt. Fisk est persuadé que cette décision est une forme de suicide professionnel et accepte avec grand plaisir de venir faire son petit discours sur l’ordre, la sécurité et tout ce qu’il apporte de merveilleux à New York. En parallèle, il a tout de même prévu un plan B : l’AVTF est présente en masse et un faux Bullseye est installé avec un fusil de précision pour abattre Matt. Comme ça, si le procès tourne mal, autant faire accuser Poindexter. Pas de bol, le vrai Bullseye n’a aucun mal à éliminer cet imposteur et ses collègues avant de prendre sa place. J’aime bien, même si ça aurait mérité de nous dire d’où il sort encore Poindexter et comment il a su…

Fisk doit donc faire face aux questions de Matt et j’ai beaucoup aimé leur échange, qui serait un peu pénible à résumer entièrement ici. Je ne m’attendais pas à ce que la fin de saison se déroule autant au tribunal. Il n’y a pas de grosse confrontation physique entre les deux pendant toute cette première partie, juste de la justice, des questions gênantes, des réponses interminables de Fisk et plein d’« objection » pas toujours retenues. Pour une série sur Daredevil, c’est finalement assez logique de revenir au métier d’avocat de Matt pour le grand affrontement.

La ligne de questions de Matt est assez vite évidente et déjà sous-entendue dans l’épisode précédent : pour faire tomber Fisk, Matt décide de se faire tomber lui-même. Avant ça, il diffuse toutefois le témoignage enregistré de Savva, qui confirme le trafic d’armes du Northern Star et implique Fisk. Comme Fisk continue de tout nier et que le tribunal réclame une preuve permettant de donner du poids au témoignage, Matt est capable de fournir le témoin parfait : lui-même. Il révèle ainsi publiquement être Daredevil. Puisque les mots ne suffisent évidemment pas, il fait une petite démonstration avec sa canne pour prouver qu’il est bien capable des prouesses du justicier. C’est un sacrifice énorme, mais c’est aussi la meilleure carte qu’il pouvait jouer : Daredevil était présent sur le Northern Star et peut confirmer ce qu’il s’y passait.

Le procès de Karen n’a alors plus vraiment de raison de continuer et les charges contre elle sont abandonnées. Tout est bien qui se termine bien pour Karen, un peu moins pour Matt, qui vient quand même de reconnaître publiquement des années d’activités illégales.

Jessica et la gouverneure débarquent aussi au tribunal sans crier gare pour lui apporter un soutien supplémentaire, alors que l’AVTF semblait avoir bouclé les lieux. Bon. Contrairement à ce que je pensais d’abord, elles ne sont pas là comme témoins : McCaffrey profite surtout de la situation pour annoncer à Fisk qu’elle lui retire le statut particulier du Freeport qui lui permettait de faire à peu près ce qu’il voulait sur son île. En prime, l’homme envoyé pour la tuer a survécu et peut témoigner contre lui. Disons que la journée de Fisk commence à sérieusement se gâter.

Au moment de quitter la salle d’audience, nos héros sont confrontés à l’équipe de méchants de Fisk. Matt entend Powell donner l’ordre au sniper de tirer sur lui, mais comprend aussi que le sniper n’est plus celui que Powell croit. Bullseye tire bien, seulement, ce n’est finalement pas Fisk qui prend la balle : Buck s’interpose et se fait tirer dessus. Il ne me manquera pas s’il devait mourir.

Cela mène à un petit huis clos dans le tribunal puisque Fisk ordonne aussitôt de boucler entièrement le bâtiment. Heather veut soigner Buck et réclame la veste du procureur pour le réchauffer. Celui-ci refuse parce que, vous comprenez, c’est du Canali. C’est plutôt rigolo de la voir gérer ce connard comme il le mérite, mais je n’arrive toujours pas à accrocher au revirement d’Heather en tant que méchante. D’ailleurs, quand Hochberg commence à comprendre que Fisk est foutu et propose de se barrer avec elle, Heather l’envoie chier assez violemment. Elle a vraiment choisi son camp.

Bien sûr, Fisk fait ensuite un petit discours télévisé. Une énième fois, il met New York en état d’urgence et attise la haine en ville. Il dresse un portrait négatif des justiciers et se présente encore comme le seul homme capable de sauver la ville. Au même moment, BB décide d’entrer en jeu aussi : elle révèle publiquement qu’elle est derrière City Without Fear et encourage les New-Yorkais à reprendre leur ville. Bon. On tourne en rond, je ne compte plus le nombre de scènes où toute la ville de New York semble se réunir et provoquer des émeutes anti-Fisk dans cette saison uniquement et tout le monde tombe un peu trop le masque dans cet épisode.

Cette fois, cependant, c’est efficace. Tous les persos secondaires du côté de Matt (Cherry, Mahoney et Angie Kim) se retrouvent face à l’AVTF devant le tribunal et Powell donne à un collègue, Cole North d’après le résumé officiel, l’ordre de tirer sur eux. Angela et Soledad débarquent alors pour lui rappeler ce qu’il s’est réellement passé avec Hector Ayala. Depuis tout ce temps, Cole croyait qu’Hector avait volontairement tué un policier parce que Powell le lui avait affirmé. Face aux contradictions de Powell et surtout quand celui-ci lui demande carrément d’abattre des collègues policiers (Cherry), Cole commence enfin à comprendre qu’il a été manipulé. Il refuse d’exécuter l’ordre. Powell veut donc s’en charger lui-même et Cole finit par le mettre KO avant d’ordonner à l’AVTF de laisser passer tout le monde. Plus c’est gros, plus ça passe ? Il avait déjà des doutes dans l’épisode d’avant, allez, ça passe.

La foule peut donc entrer dans le tribunal et chercher à s’en prendre à Fisk. Au même moment, le procureur général lui propose une sortie : démissionner, renoncer à sa citoyenneté, quitter New York et partir en exil en échange de l’abandon des poursuites. Sheila lui conseille évidemment d’accepter. Fisk refuse parce qu’il est Fisk et que l’idée même de ne plus être le roi de New York lui est insupportable.

Impatient de mettre un terme à tout ça, il décide donc d’aller à la rencontre de ses fans. Il n’hésite pas à utiliser toute sa force pour s’en prendre à la foule. Mourir suite à un coup de poing, ça ne donne vraiment pas envie. Fisk n’a aucun mal à traverser les premiers rangs et tue même plusieurs personnes en essayant de se frayer un chemin jusqu’à la sortie. Malheureusement pour lui, en parallèle, Daredevil, Jessica et Angela font de même avec les derniers hommes de l’AVTF qu’ils parviennent à maîtriser. Les deux camps finissent donc par se rejoindre dans le hall et une foule de New-Yorkais en rouge se jette sur Fisk. Pour le coup, même le Caïd ne peut plus faire grand-chose : ils sont trop nombreux et commencent à le massacrer au sol.

Ce n’est pas le plan de Daredevil. Une énième fois, il choisit donc de sauver Fisk. Il demande à la foule de s’arrêter parce qu’ils valent mieux que lui, puis parvient avec l’aide de Jessica à sortir Fisk du lynchage. C’est assez cohérent avec tout ce que raconte la série sur Matt depuis le début : il refuse toujours de tuer, même quand absolument tout l’encourage à le faire.

Il ne propose d’ailleurs pas vraiment un nouveau marché à Fisk : il lui demande d’accepter celui du procureur général. Soit Fisk refuse et toute cette guerre recommencera tôt ou tard, soit il accepte de partir pour offrir enfin un peu de paix à la ville qu’ils prétendent tous les deux aimer. Matt parle même de grâce, ce qui rend évidemment Fisk complètement dingue parce qu’il ne supporte pas que Matt puisse être celui qui la lui accorde. Pourtant, il est acculé : le chauve finit par capituler officiellement.

Tant qu’il sera en vie, il trouvera cependant un moyen d’être un serpent et de revenir, alors ça me soule un peu. Pourtant, après tout ça, Karen et Matt semblent vraiment penser pendant leur rencard que tout est terminé et qu’ils s’en sont sortis. Nous retrouvons ainsi une scène du début de l’épisode, fantasmée par Karen, mais pour de vrai cette fois. Ils essaient d’imaginer ce que pourrait être une vie normale à deux et c’est presque mignon.

C’est un rencard express cependant, parce que des voitures de police débarquent rapidement. Matt vient d’avouer publiquement être Daredevil, il fallait bien que ça ait quelques conséquences. Il est arrêté pour agressions, tentatives de meurtre et une longue liste de crimes commis sous le masque. L’arrestation est sympa, même si je me suis dit que le coup de ne pas se faire lire les droits, ça risquait de mener à un vice de procédure quelconque derrière. Matt et Karen ont tout juste le temps de se dire qu’ils s’aiment avant qu’il soit emmené en prison. Il fallait bien garder un cliffhanger pour la saison prochaine.

La fin consiste donc à déplacer une dernière fois toutes les pièces sur l’échiquier. L’AVTF est démantelée et plusieurs de ses membres, dont Powell et Cole, finissent derrière les barreaux. BB hérite presque symboliquement de la place de son oncle en étant accueillie au New York Bulletin. J’aime bien cette conclusion pour elle, surtout après tout le temps passé sur son intrigue cette saison… mais est-ce que ça méritera vraiment une suite ? Pas sûr.

Luke Cage rentre enfin auprès de Jessica et Danielle dans les nouveaux locaux d’Alias Investigations. J’ai envie de voir les saisons qu’il me manque sur ces personnages maintenant. Luke confirme qu’il en a terminé avec le mystérieux boulot que lui faisait faire Charles à l’étranger, parce que celui-ci a trouvé quelqu’un d’autre pour le remplacer. Franchement, il y a plein de pistes ouvertes pendant que Matt va en prison. On note particulièrement Heather qui enfile le masque de son agresseur et semble désormais prête à devenir elle-même Muse. Je ne sais pas si j’avais vraiment besoin de ça, mais enfin, soit. Charles, lui, pense probablement avoir bien géré ses affaires dans son avion… alors que son nouveau collaborateur n’est autre que Poindexter. Je ne sais pas si mettre Bullseye à son service est une idée brillante ou la pire décision de sa vie, mais ça promet.

Fisk ? Il a accepté l’exil et finit tranquillement sur une plage, seul avec le souvenir de Vanessa, pendant que Matt est dans une cellule. Y a pas de justice dans ce monde, ma bonne dame !

En bref

Cette saison 2 avait tout ce qu’il fallait pour me plaire et c’est probablement ce qui me frustre le plus quand je me rends compte que ça ne l’a pas fait du tout. Le premier épisode fonctionnait bien, la guerre contre Fisk pouvait offrir un vrai fil rouge, l’AVTF apportait des parallèles franchement intéressants avec les dérives politiques actuelles aux États-Unis et j’étais content de retrouver Matt, Karen ou les chorégraphies de combat de cet univers. Seulement, Charles, Heather, Daniel, BB, Angela, la gouverneure, le Northern Star, la résistance, les prisonniers, Vanessa, Fisk, Buck, Poindexter, Jessica… EH STOP.

C’est trop. Il y a trop de personnages, trop d’intrigues, trop de choses déconnectées les unes des autres. Avec seulement huit épisodes, ça donne une saison à la fois trop remplie qui expédie totalement ses histoires et… bizarrement lente, parce qu’elle semble constamment garder ses meilleures cartes pour plus tard.

Au moins, le dernier épisode remet enfin Matt Murdock au centre de tout ça et utilise ce qui le différencie d’un paquet d’autres héros Marvel : c’est un avocat. Pour faire tomber Fisk et sauver Karen, il choisit de révéler publiquement qu’il est Daredevil et transforme le procès en démonstration des mensonges du maire. Ce serait presque une victoire parfaite si Matt ne finissait pas en prison pour tous les crimes qu’il vient lui-même de reconnaître.

Je reste donc très mitigé. Il y a eu de très bonnes scènes, des idées que j’aime vraiment et suffisamment de personnages auxquels je tiens pour que je continue évidemment la série, mais je n’ai jamais retrouvé l’excitation que me promettait le cliffhanger de la saison 1. Même les retours de Jessica Jones et Luke Cage (si on peut dire qu’il est de retour, lui…) perdent une partie de leur impact parce qu’ils avaient été annoncés bien avant et qu’on passe la saison à les attendre. C’est dommage parce que lorsque Daredevil: Born Again se pose, elle a une excellente saison potentielle… noyée par un surplus de persos et d’intrigues mal gérés.

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Daredevil Born Again – S02E07 – The Hateful Darkness – 12/20

Ce n’est pas écrit comme un film, mais ce n’est pas écrit comme une série non plus, avec des bouts d’intrigues éclatés dans tous les sens au sein de huit épisodes. Tout semble précipité parce qu’il y a le contenu de treize épisodes au moins, condensé comme ils peuvent pour réduire les coûts. Cela se sent particulièrement dans cet épisode qui doit tout reprendre pour mener vers une conclusion satisfaisante.

Spoilers 

Karen finit en prison, oups.

I believe in order and you are a criminal.

Je soupire fort au début de cet épisode. Nous sommes en effet le lendemain matin, ce qui évacue totalement les cliffhangers. Comment ça, Matt est parti et on ne sait pas comment ? L’émeute est terminée, avec encore des blessés et des morts : trois blessés et deux morts seulement, apparemment. Cela paraissait bien plus chaotique dans l’épisode précédent. Fisk est en vie et promet de restaurer l’ordre, Matt est triste dans les rues de New York et Karen est en prison. Bon, ça au moins, c’est amusant et intéressant comme tournure des événements : ça permet à Karen d’être dans la position qu’elle redoutait.

Fisk vient directement la voir parce que Matt ne l’a pas tué et qu’il peut donc désormais la menacer tranquillement. Il lui reproche d’avoir pris des gens auxquels il tenait et insiste pour expliquer qu’il ne veut que le bien de la ville et l’ordre. Bon, je ne sais pas trop auprès de qui il essaie de se donner en spectacle à ce stade. Karen lui fait remarquer qu’elle ne l’a jamais vu aussi effrayé et que ça lui plaît plutôt bien. Il l’étrangle alors à travers les barreaux, mais la laisse tout de même en vie. Au moins, la confrontation est intéressante.

Je ne peux pas en dire autant de la scène Heather/Fisk dont je cherche encore l’intérêt. Fisk a compris qu’Heather avait volé un bijou de Vanessa et lui offre carrément l’autre boucle d’oreille de la paire. OK. Cool. Je m’en fous. Ils discutent ensuite un peu du deuil et du contrôle de soi, histoire de nous rappeler qu’Heather est désormais bien installée dans le camp Fisk, mais c’est tellement peu logique de mon point de vue…

Jessica est toujours là et suit sa propre intrigue secondaire dans cet épisode. Franchement, l’intrigue de Charles semble trop détachée. Elle débarque chez lui pour le menacer et critiquer la taille de son pénis (c’est gratuit et mal écrit, je trouve), mais finalement, il a encore du pouvoir sur elle : il est le seul capable de la mettre en contact avec Luke. C’était sûr que c’était de Luke qu’elle parlait dans l’épisode précédent ! Charles confirme qu’il est à l’étranger en train de faire « le travail du Seigneur », ce qui confirme surtout qu’il fait bien partie des personnes qu’il a réussi à recruter. On ne sait toujours pas exactement pour quoi, ce qui permet évidemment de garder encore une intrigue pour plus tard.

Jessica obtient surtout une information importante : Charles n’est plus du côté de Fisk et pense que la gouverneure McCaffrey est désormais en danger. Elle est la seule capable de lui retirer le contrôle du Freeport et, si Fisk réussissait à la remplacer par quelqu’un qui lui est fidèle, il aurait New York complètement sous sa coupe. Voilà donc enfin un lien un peu plus direct entre toute cette intrigue Charles et ce qui se passe dans la série principale… mais ça donne plutôt envie d’un spin-off pour Jessica qu’autre chose, non ?

Malgré tout, Jessica décide de se retirer pour retourner auprès de sa fille Danielle, parce que c’est le plus important à ses yeux. Elle considère avoir fait ce qu’elle était venue faire avec Charles et explique tout ce qu’elle sait à Matt avant de partir. Les au revoir sont brefs mais ont le mérite d’exister après l’épisode précédent qui ne concluait pas l’intrigue Jessica. Deux scènes, par contre, c’est un peu ridicule ? Bon, peu importe.

Daredevil perd une alliée l’air de rien et il n’a plus Karen non plus. Il se tourne donc vers Poindexter. Il lui rappelle qu’il le déteste pour Foggy, pour le père Lantom, pour Nadeem et pour toutes ses victimes, mais qu’une part de lui ressent aussi le besoin de lui pardonner. Surtout, il lui rappelle que Dex voulait accomplir une bonne action pour « équilibrer les comptes ». Matt en a justement une à lui proposer. Il le libère donc et lui confie une mission que l’on ne connaît pas encore.

Daredevil a le bras long et des contacts à la police : Brett Mahoney s’arrange pour sortir Karen quelques instants de sa cellule afin qu’elle puisse retrouver Matt. Il n’est donc pas question de la faire évader, justement parce que Fisk n’attend que ça. Matt comprend qu’il essaie de tout rendre légal : il va traduire Karen devant son tribunal anti-justiciers, l’humilier publiquement et espérer attirer ses alliés dans le piège. Matt et Karen comprennent toutefois la faille du plan : tout sera filmé. Matt lui explique donc par sous-entendus qu’il compte utiliser le procès contre Fisk et qu’il va devoir franchir une ligne, mais pas celle qu’elle imagine. Karen comprend aussitôt ce qu’il veut faire et n’est pas spécialement pour. Il assure pourtant ne pas avoir le choix.

Le lendemain, Karen est emmenée au tribunal. Elle est vue en héroïne par une partie du monde, mais Fisk aime l’ordre et compte bien la faire condamner pour à peu près tout ce qu’il peut trouver : complicité de meurtre, aide matérielle apportée à Daredevil et incitation à l’émeute, notamment. Tout le monde a les yeux tournés vers ce procès, où Kirsten défend bien sûr Karen… avec l’aide de Matt.

L’arrivée de Matt dans la salle est d’ailleurs l’un des grands moments de l’épisode du point de vue des scénaristes et ça se sent. Il n’a pas été vu publiquement depuis des mois, Fisk a passé une partie de la saison à le présenter comme un héros disparu après lui avoir sauvé la vie et voilà qu’il réapparaît tranquillement comme avocat de Karen. Forcément, tout le monde hallucine et on nous en fait des caisses. C’est exactement ce sur quoi comptait Fisk, il me semble : que Karen attire ses alliés à elle. Pourtant, il ne semble pas ravi de voir Matt débarquer. Il faut dire que la stratégie de Kirsten et Matt est de retourner complètement le piège contre lui. Ils savent qu’il n’y a pas de jury à convaincre, mais les caméras diffusent le procès dans toute la ville.

Ils interrogent donc les membres de l’AVTF et exposent publiquement leurs méthodes. Kirsten rappelle notamment que leur prétendu « welfare check » chez Matt s’était fait avec des fusils d’assaut et des véhicules blindés, puis remet sur le tapis la mort d’Hector Ayala. Le tribunal lui reproche de jouer la comédie puisqu’il n’y a pas de jury. Sa réponse est plutôt efficace : si, il y en a un. Toute la ville regarde. Le truc, c’est que si c’est le genre d’effet d’avocat sympa dans les séries habituellement, là j’ai trouvé ça un peu lourd et mal introduit… mais peut-être que je critique tout et que je n’arrive plus à savourer à cause des défauts à côté.

En tout cas, le plan fonctionne au moins partiellement. La gouverneure voit le procès et décide qu’il est temps de lancer officiellement la procédure permettant de suspendre Fisk. Il faut agir vite, mais pour la première fois, son pouvoir semble vraiment menacé institutionnellement. Sans trop de surprise, dès que Matt et Kirsten quittent l’œil des caméras, les hommes de l’AVTF les attendent dans le parking. Les caméras sont éteintes, donc ils peuvent reprendre leurs bonnes vieilles méthodes. Une fusillade éclate, Cherry et d’autres policiers essaient de les protéger et Matt est blessé. Comme d’habitude, il finit par se réfugier dans une église et prie.

En parallèle, la gouverneure est attaquée par un homme masqué. Et là, on a confirmation de la mission que Matt a confiée à Poindexter et dont on se doutait : Bullseye intervient et sauve McCaffrey. Cela fonctionne plutôt bien comme révélation, je trouve, d’autant plus que ça permet à la gouverneure de comprendre concrètement à quel point la situation est devenue dangereuse. Elle voulait faire tomber Fisk et quelqu’un essaie aussitôt de la tuer. Coïncidence ? Bon, si elle n’est pas trop débile, elle va agir encore plus vite maintenant.

Heather finit aussi par avoir un peu d’intérêt dans cette saison : elle devient une vraie méchante. Fisk lui avait demandé son expertise pour le procès et elle travaille justement comme psychologue pour le bureau du procureur. Elle débarque donc auprès de Karen pour lui faire passer une évaluation psychologique. C’est hilarant et ça termine en scène de confrontation plutôt qu’en analyse. Karen lui fait immédiatement remarquer que le test utilisé est dépassé et qu’elle sait parfaitement comment le manipuler. Heather change donc de méthode et décide de fouiller directement dans ses traumatismes : la mort de son frère, le meurtre de Wesley, son rapport à Frank Castle et évidemment Matt.

Karen sait cependant elle aussi à qui elle a affaire et peut appuyer où ça fait mal elle aussi. Elle évoque Vanessa, puis surtout la relation d’Heather avec Matt et le fait qu’elle s’est réfugiée auprès de Fisk après avoir été blessée. Heather perd complètement son calme et la gifle plusieurs fois. La psy qui est là pour déterminer si Karen est mentalement stable ne l’est pas elle-même, donc. Lol, quelle surprise.

J’ai bien aimé la scène, notamment parce que Deborah Ann Woll et Margarita Levieva ont enfin quelque chose à jouer ensemble, mais elle est frustrante parce qu’elle arrive tellement tard. Elles n’ont qu’une scène, en viennent aux mains et… c’est tout. Il y avait vraiment de quoi faire davantage autour de cette confrontation, mais je suppose qu’il n’y a pas assez d’épisodes pour ça.

En parallèle, BB est plus ou moins kidnappée par Daniel : il la retient surtout parce qu’il essaie encore de comprendre comment les sauver tous les deux. Il est face à un dilemme de merde : soit il livre BB à Buck, soit il assume que Buck s’en prenne à lui et, probablement, à sa famille. Il ne comprend pas les décisions de BB avec son blog, mais il l’aime. Il cherche à la protéger, tout en se protégeant et en essayant de rester fidèle à Fisk.

Il n’a plus trop le choix, parce qu’il s’en veut aussi d’avoir enterré le corps de Savva. Il finit par l’avouer à BB : il est parti avec Buck pour enterré un cadavre. Seulement, il ajoute aussitôt qu’il ne peut pas se permettre que quelqu’un sache ce qu’il a fait. C’est là que BB comprend que la fameuse planque vers laquelle il l’emmène n’en est peut-être pas une. Elle a raison : Daniel l’a conduite chez Buck. Au dernier moment, elle comprend ce qu’il en est et tente de lui faire entendre raison. Daniel finit par craquer et choisit enfin clairement son camp. Il lui donne de quoi partir, lui demande de disparaître dans un endroit où Buck ne pourra pas la trouver et la laisse s’échapper.

Eh, ils me font de la peine, ces deux-là. Je finis par les apprécier, même si j’aurais aimé les voir avoir plus de liens avec les autres personnages. En fait, c’est ça : trop de personnages, c’est une chose, mais trop peu de liens entre eux dans une série de super-héros, ça fait mal. Et ça m’énerve en plus : il y a tellement de potentiel dans cette série !

Je ne comprends pas trop la décision de Daniel ensuite. Plutôt que de se barrer lui aussi, il se rend directement auprès de Buck pour lui annoncer que BB ne viendra pas. Franchement… C’est abusé ! Il sait exactement de quoi Buck est capable. Bien sûr, Buck le défonce et le torture pour savoir où est BB. Daniel refuse pourtant de parler et va jusqu’au bout de son choix. Il demande même à Buck combien de temps il pense pouvoir continuer à obéir à Fisk avant de se retrouver lui aussi allongé au sol avec un flingue pointé sur la tête. Bonne question, en vrai, mais ça ne le sauve pas quoi.

Daniel est incapable de se défendre et Buck hésite à peine un instant. Clairement pas ravi d’en arriver là, il l’exécute d’une balle dans la tête. Il semble avoir un peu de regret, Buck, mais bon, ce qui est fait est fait. Et on a passé beaucoup de temps de la saison pour en arriver là finalement… Frustrant.

Le montage met en parallèle sa mort et Matt, blessé, seul dans son église, qui prie saint Jude, patron des causes désespérées – comme la série ? Matt se sent totalement seul et demande de l’aide. Il faut reconnaître que le pauvre en est à un stade où il n’a plus énormément d’alliés autour de lui. Contre toute attente pour la troisième fois en deux épisodes, on voit alors Jessica débarquer. Elle avait dit qu’elle rentrait auprès de Danielle, mais elle revient finalement auprès de Matt au moment où il en a besoin. Bon, sa sortie aura été de courte durée, mais au moins, ça évite que son retour dans la saison se résume à deux scènes et une explosion d’entrepôt.

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