Daredevil Born Again – S02E04 – Gloves Off – 09/20

J’aurais aimé dire que je regrette de ne pas avoir suivi la série au moment de la diffusion, mais la vérité, c’est que cet épisode me conforte plutôt dans ma décision d’avoir pris mon temps à m’y remettre. Je suis perdu face aux fils qui sont tirés dans cette intrigue, on me sort des scènes qui ne m’intéressent pas et je regrette le cliffhanger de la saison 1 et toutes les promesses qui étaient faites. Je m’attendais à une saison 2 plus explosive, là, je vois une série qui ne semble plus trop faite pour moi. C’est décevant.

Spoilers 

Poindexter est de retour et il marque un grand coup en tant que Bullseye.

I’m one of the good guys.

Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, j’ai complètement lâché en cours de route le visionnage de cette saison 2. Il faut bien reconnaître que le début n’était pas incroyable et ne donnait pas forcément envie de s’infliger ça à la semaine, mais tout de même, c’est du Marvel et j’ai envie de rester à peu près à jour. J’ai du retard dans plein de critiques des films déjà, je ne peux pas en faire autant avec les séries, si ?

Un signe du manque de qualité de cette saison, par contre, c’est tout de même que je ne me suis pas fait spoiler du tout sur la suite alors que ça fait des mois et des mois que les épisodes sont dispos. Apparemment, personne n’a regardé au point de faire des hit-tweets ? Je ne sais pas encore ce qu’il se passe dans cette saison 2, mais je dois bien dire que j’ai compris en lançant cet épisode pourquoi personne n’en disait rien, parce que c’était… lent. BREF, pas grave : je reprends mon visionnage histoire que la série puisse rejoindre le rang des saisons rattrapées pendant l’été, eh.

Ce début d’épisode me donne l’impression d’être devant le générique de Dexter, mais en moins bien. Il s’agit en fait de suivre la routine matinale de Poindexter. Il fait son sport, prépare son petit-déjeuner, nourrit même le chat de sa voisine et semble avoir une matinée parfaitement calme avant de se rendre dans un diner pour commander un milkshake à la banane. Là, il s’amuse à dénoncer le Punisher pour un crime fictif. Il annonce avoir vu Frank Castle avec un flingue dans le restaurant où il se trouve lui-même.

Une équipe de l’AVTF débarque bien rapidement. Il a juste le temps de boire son milkshake, puis utilise tout ce qu’il trouve autour de lui, notamment une paille, des couverts ou un cure-dent, pour tuer les membres du commando. Le tout sur New York State of Mind, évidemment. Que fait-il ? Pourquoi cette scène ? Je sais bien que le personnage est majoritairement un méchant, mais jusqu’ici, il y avait une logique à son personnage, il me semble. Tuer des gens à la fourchette, c’est rigolo, vous me direz, mais bon… Bullseye frappe un grand coup et laisse clairement sa signature sur place.

Il y a tout de même un début d’explication derrière ce carnage : Poindexter semble réellement persuadé d’être désormais l’un des « good guys ». Sa notion du bien est quelque peu personnelle, puisqu’elle consiste ici à massacrer les hommes de Fisk, mais on comprend progressivement qu’il cherche surtout une sorte de rédemption après le meurtre de Foggy. Cela donne un peu plus de sens à cette scène, même si je trouve toujours le démarrage assez chaotique et le manque d’explication flagrant. Je sais, il n’y a pas forcément besoin de tout donner en théorie… C’est peut-être aussi parce que je redébarque devant la série après une pause de quatre mois que je suis si paumé ?

Heureusement, le générique est toujours aussi cool et me donne envie de rester malgré cette introduction. Après celui-ci, on a droit à une nouvelle vidéo parodique pour dénoncer ce que fait Fisk.

On retrouve ensuite, bien sûr, Daredevil et tous ses alliés. Tout le monde se planque, Karen filme comme une vraie journaliste pour récolter quelques témoignages et on dit de Matt qu’il est un héros. J’aime bien l’ambiance de tous ces personnages retranchés et la petite musique, mais je n’arrive pas à accrocher pour autant. Ils reçoivent aussi la visite de Jack Duquesne, alias Swordsman, qui met carrément son compte bancaire à la disposition de la résistance. Ça peut toujours servir.

Pendant ce temps, Christopher Savva, le second du Northern Star, apporte des informations autrement plus compromettantes. Armes illégales, faux documents et paperasse signée par le Caïd ? Il y a de quoi faire tomber Fisk.

De son côté, Kirsten se fait harceler par la milice de Fisk : il y a une fouille du cabinet, des menaces assez claires et du bullshit financier pour l’impacter. Tout ça sans avoir de nouvelles de Matt ? C’est un peu difficile pour elle. Pourtant, elle accepte d’aider Karen et son immonde perruque (rousse, en plus, quel intérêt ?) et nous la retrouvons donc ensuite en train d’interroger Savva afin d’avoir des infos capables de faire tomber Fisk. Là-dessus, au moins, l’intrigue avance vraiment.

Daredevil, lui, veut retrouver Bullseye. Il se fait pour cela passer pour un membre de l’unité de Fisk. L’avantage d’avoir cette milice à la ICE dans la série, c’est que personne n’ose s’opposer à l’AVTF, alors Matt peut étudier tranquillement la scène du crime de Bullseye.

Cela lui permet de trouver un jeton qui le mène jusqu’à Clinton Church. Il est toujours avec son costume de l’AVTF quand il entre dans l’église, ce que je trouve assez étrange. Pourtant, cela fonctionne : il retrouve le séminariste qui a croisé Poindexter la semaine précédente et lui demande de l’aider à le retrouver. Le type hésite un peu à livrer un homme qui semble chercher la grâce de Dieu, mais Matt n’a pas spécialement envie de discuter théologie avec lui. Grâce aux indications fournies par l’homme de foi, il remonte en tout cas jusqu’à l’appartement de Bullseye.

Je trouve quand même le raccourci un peu abusé (pardon, mais depuis quand les prêtes ont les adresses des psychopathes et les donnent quand on leur dit que ça peut sauver des vies sans vraie preuve ?) mais bon, ça permet d’avoir une confrontation Daredevil/Bullseye et je ne boude pas le plaisir de la scène d’action. Surtout que Poindexter explique enfin clairement ce qu’il a en tête : il veut accomplir une bonne action pour expier le meurtre de Foggy et cette bonne action serait de tuer Fisk. Matt refuse évidemment de le laisser faire, notamment parce qu’il ne veut pas transformer le Caïd en martyr. Je ne sais pas, sur le papier, tout ça est intéressant, mais il me manque toujours un truc pour être vraiment pris par ce qu’on me raconte.

Évidemment, ce serait trop simple si cela s’arrêtait là. Savva est ensuite retrouvé par Buck, qui l’abat. La résistance conserve son témoignage, mais voilà encore une piste qui se complique aussitôt qu’elle semblait avancer. C’est probablement aussi l’un de mes problèmes avec cette saison : il se passe plein de choses, mais j’ai constamment l’impression qu’on ajoute des obstacles à des intrigues que je n’ai déjà pas spécialement envie de suivre – et donc on nous les rallonge quand j’attends juste l’arrivée des autres héros de feu les séries Netflix.

On voit aussi BB recevoir des infos de la part des alliés de Daredevil, histoire qu’elle puisse continuer de gratter Fisk comme il le faut. D’ailleurs, en parallèle, Fisk et Vanessa continuent leur petite vie de riches escrocs. Si j’accroche plus à ces méchants que lors des premières saisons où on suivait Fisk, je trouve quand même que c’est un peu lourd. Notre Caïd préféré s’énerve en plus de voir qu’il a plein d’ennemis qui parviennent à faire vaciller ses plans : après Daredevil et la résistance, il doit désormais gérer le massacre de Bullseye…

Il y a également toujours Mr Charles qui vient réclamer ce que Fisk lui a promis, ajoutant encore un fil à une intrigue qui en a déjà beaucoup. Fisk préfère évidemment répondre par une nouvelle démonstration de force avec Buck. Je reconnais que toute cette partie politique et criminelle autour de ses accords commence sérieusement à me perdre et que j’attends sagement que la scène se finisse pour passer à autre chose.

D’ailleurs, ça mène en fin d’épisode où Fisk semble vouloir redynamiser son image politique, à sa manière. Nous assistons donc à un match sur le ring entre Fisk et Mike Melendez. Le choix du lieu du combat n’est évidemment pas innocent puisque c’est la salle où combattait le père de Matt. Fisk transforme tout ça en immense opération de communication à sa gloire, avec diffusion télévisée et produits dérivés à son effigie.

Pff. Je n’aime pas le Caïd, il me saoule. L’acteur est bon, mais ça va, quoi, il serait temps de passer à autre chose ! Le coup du match de boxe, c’est too much cette fois. Je n’accroche pas du tout (et ça doit se sentir dans la critique que je décroche, non ?) et c’est même pire quand Vanessa, que Fisk avait précisément éloignée de l’événement parce qu’il craignait qu’il lui arrive quelque chose, finit par débarquer dans le public.

Fisk remporte son prix de champion en mettant KO son adversaire avec des coups qui semblent peu réglo. Cela fait plaisir à tout le public, qui va vite regretter sa présence autour de ce ring. En effet, Bullseye débarque de manière bien prévisible à cet événement public et massacre encore quelques membres de l’AVTF. Fisk craint aussitôt pour Vanessa, à raison : derrière son envie affichée de tuer Fisk, Poindexter n’a évidemment pas oublié que c’est Vanessa qui l’a manipulé et utilisé pour faire assassiner Foggy. Ainsi, quand il a l’occasion de s’en prendre à elle, il n’hésite pas.

C’est là qu’arrive l’excellente scène d’action qui vient conclure l’épisode et qui, pour une fois, m’a vraiment réveillé. Vanessa sort elle-même son arme et tire sur Bullseye. Lui attrape alors l’un des horribles objets en verre vendus à la gloire de Fisk et le projette dans sa direction. Fisk l’arrête avec sa ceinture de champion et on pense qu’il vient de sauver sa femme.

Dans le chaos, Fisk récupère ensuite un flingue et semble prêt à exécuter Bullseye, mais Daredevil intervient et l’en empêche. Matt choisit même de sortir Poindexter de là plutôt que de le laisser se faire tuer, ce qui crée une possible alliance (de circonstance) pour le moins improbable entre les deux hommes.

En fait, la menace semble vite évacuée. Un peu trop vite, évidemment. Vanessa se retrouve finalement avec un énorme morceau de verre planté dans la tête. Son impeccable tenue blanche est ainsi souillée et le cliffhanger de l’épisode la voit a priori en train de mourir dans les bras de Fisk. Outch. Il fallait au moins ça pour redynamiser le visionnage et donner envie de poursuivre la série, honnêtement.

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Un dernier Top Persos TVtime pour la route (#21)

Salut les sériephiles, 

Fut un temps plus lointain que je ne l’aurais cru où j’écrivais régulièrement un Top Persos TVtime parmi mes articles quotidiens. Aujourd’hui, nous sommes le 15 juillet 2026 et l’application que j’utilisais quotidiennement depuis plus de dix ans a décidé de fermer ses portes. Il est donc temps pour moi de proposer un dernier classement – et même deux pour le prix d’un, parce que pourquoi pas ? Voyons ça comme un dernier hommage à une application qui valait vraiment le détour !

LE TOP DES QUATRE DERNIERS MOIS

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21 jours sans article… et sans envie de séries ?

Salut les sériephiles,

21 jours sans article. Je pourrais faire comme si de rien n’était, une fois de plus, et revenir sans en parler, mais tout de même : le trou est là, inutile de faire semblant de ne pas l’avoir vu. Non, il n’y a pas eu de panne d’idées, non, il n’y a pas une pause énorme dans mes séries et non, je n’ai pas exactement d’excuse. C’est juste, comme l’an dernier, l’absence de ce déclic qui fait passer du visionnage à l’envie d’écrire et, pire en fait, l’absence de ce déclic qui me donne envie de regarder une série.

Ce n’est pas que je n’ai pas d’épisodes à voir, parce que ça, ça s’accumule, c’est que j’ai perdu ce qui faisait que je regardais, cette petite adrénaline du drogué qui n’arrivait pas à passer une journée sans regarder un épisode. Vous me direz, je vieillis et c’est bien normal. C’est juste que c’est bizarre et inquiétant de devenir le petit vieux qui passe son temps à dire (en podcast, ici, dans la vie) « c’était mieux avant ». Les séries. La vie, non.

Le plus parlant, finalement, c’est ce que je fais quand je n’écris pas sur le blog : je préfère…

  • travailler : si, si, je vous jure ; j’ai suivi une formation chouette qui me donne envie de refaire plein de cours !,
  • aller à Disneyland : vraiment, l’extension World of Frozen me donne envie de paresser tout mon été,
  • voir des films d’horreur plus ou moins bons au cinéma : allez voir Wedding Nightmare 2, pas que pour Sarah Michelle Gellar promis, ou Le Réveil de la Momie, allez rire un coup avec They will kill you ou profitez d’un moment gore simple et efficace avec Dolly… et pourquoi je n’en fais pas un article, finalement ? Suivez-moi sur Twitter a minima.
  • écouter en boucle Drop Dead d’Olivia Rodrigo : le clip est une tuerie, le son est ma nouvelle perfusion d’énergie quotidienne,
  • faire du coloriage alors que je détestais ça avant mais maintenant je trouve ça fun ??
  • continuer tranquillement mon rewatch de Medium sans forcément l’évoquer ici.

J’ai terminé la saison 4 hier soir, juste parce que j’avais envie de retrouver Allison et tout ce que la série met en place. Le plaisir est immédiat, simple, presque évident, et pourtant, ce n’est vraiment pas la meilleure saison… Je vous invite à écouter le prochain podcast 42 minutes « Keskonavu » (avril 2026, donc) pour savoir pourquoi. Ce qui est sûr, c’est que les séries de l’époque ont exactement ce qui manque en ce moment.

Sincèrement, il y a des signaux qui ne trompent pas. Une nouvelle saison de Euphoria est diffusée en ce moment… et je l’ai appris en voyant une affiche en sortant du RER. Il y a quelques années, j’aurais lancé l’épisode le matin même de sa sortie tellement j’adorais la série et tellement j’aurais attendu depuis des mois (allez, des semaines) la sortie. Il n’y a pas si longtemps je m’en serais voulu d’avoir raté cette sortie d’ailleurs et j’aurais lancé l’épisode immédiatement après avoir vu l’affiche, dans la foulée, sans réfléchir. Là, la réaction a été beaucoup plus neutre : “ah, ok”. Je vais m’y remettre, évidemment ! Il y aura des articles, et j’écris celui-ci avant de me lancer dans cette saison 3… Mais sans cette impatience un peu irrationnelle qui faisait que certaines séries passaient avant tout le reste. Vraiment, ça me manque !

Le décalage se situe vraiment là. Pas dans une disparition totale des séries intéressantes (encore que), mais dans la perte de cette envie immédiate. J’ai bien envie de retrouver ça pourtant, et d’être heureux avec ce que je regarde à nouveau. Le modèle actuel n’aide pas beaucoup : trois ans d’attente entre deux saisons, ça me casse totalement l’investissement émotionnel – prenez le revival de Scrubs, c’est chouette mais il y a peu d’épisodes et je n’arrive pas à avoir envie de tous les voir aussi à cause de ça, parce que ça va finir trop vite. Pour en revenir à Zendaya et Jacob Elordi, je ne sais plus vraiment où on en était dans la série et je ne sais même pas si j’ai encore le nom de tous les personnages – j’ai plus celui des acteurs que des persos, ça en dit long, non ?

Puis, je cite Euphoria ici parce que c’est simple, mais c’est pareil pour la saison 2 de One Piece par exemple. Rendez-moi les 22 épisodes par saison chaque année ! Ce n’est pas un hasard si Grey’s Anatomy est l’une des séries dans lesquelles je suis le plus à jour.

Et si les 22 épisodes vous soûlent, rendez-moi au moins ce qu’ABC avait mis en place il y a une dizaine d’années avec ses « pods » sur Agents of S.H.I.E.LD : à défaut de saisons plus courtes, on avait trois arcs narratifs de huit épisodes qui s’enchaînaient la même année. Et c’était si bien ! D’accord, ce n’est pas forcément ce que j’en disais sur le moment, mais aujourd’hui, une saison c’est 6 à 8 épisodes d’une même histoire, avec narration étirée et promesse qui met du temps à se concrétiser, quand elle le fait. Le début de saison 2 de Daredevil Born Again m’a bien vacciné là. On n’apprend plus à connaître les personnages, on les retrouve tous les trois ans… Comment voulez-vous avoir le même investissement ? Beaucoup de séries sont maîtrisées, propres, ambitieuses, mais ne fidélisent plus du tout.

Ce que j’aimais dans des séries comme Fringe, Person of Interest, Orphan Black, The 100 ou plus récemment encore Evil et Resident Alien, c’était ce mélange devenu rare (un OVNI dans le cas de Resident Alien, donc) : une intrigue en fil rouge qui avance à chaque épisode, même si chaque épisode a sa propre histoire ; des personnages qu’on a envie de retrouver car ils évoluent vraiment et des épisodes qui apportent chacun quelque chose, soit à un personnage, soit à une dynamique, soit au fil rouge, soit les trois à la fois. Cet article me donne plus envie de rewatch que de nouvelles séries… Rendez la CW, même, s’il le faut.

Aujourd’hui, l’envie d’écrire ne suit plus automatiquement. Tester une série ne suffit pas, accrocher un peu non plus. Sans ce petit truc en plus, la série sonne creux, et je n’ai aucune envie de m’y mettre. Prenez les séries Apple qui sont peut-être celles qui arrivent encore le plus à me convaincre quand je me décide à les tester : j’ai adoré Lessons in Chemistry, mais pour autant, je n’ai pas autant envie d’un rewatch que pour d’autres séries. Pire, quand je regardais un épisode, j’étais à fond, mais dès que j’étais entre deux épisodes, je n’avais pas cette envie de revenir.

Bref, je me répète énormément ces dernières années, mais une fois de plus, ces 21 jours sans article viennent simplement de là. Pas d’un arrêt du blog (ça, jamais… Enfin si, probablement, mais pas encore), juste d’une période où je cherche encore et toujours la série qui va relancer la machine. Je vais reprendre, oui, avec Euphoria d’ailleurs. Et il y a de bonnes chances que, une fois lancé, ça fonctionne mieux que prévu… Mais je sais aussi qu’il y aura de nouveau une pause à un moment ou un autre, parce que le constat reste le même : les séries n’arrivent plus à m’apporter autant qu’avant, pas seulement parce que je fais plein de choses de ma vie (c’était déjà le cas avant !), mais principalement parce que le mode de diffusion et d’écriture a totalement changé. Pour le pire, donc.

Daredevil Born Again – S02E03 – The Scales & The Sword – 13/20

Si ça bouge un peu plus dans cet épisode, je trouve que le schéma global de la saison est inutilement complexe, avec des intrigues qui ne sont traitées qu’un épisode sur deux ou qui resurgissent de nulle part en deus ex machina bien pratique pour dépêtrer nos héros de situations inextricables. Bref, je ne suis pas convaincu, principalement parce qu’il y a un nombre improbable de personnages qui se croisent et de scènes qui ne sont exploitées que bien plus tard. On tourne en rond par moments, on fait d’un coup des avancées de géant et je ne suis pas sûr de voir à quoi tout ça rime, en fait…

Spoilers 

Daredevil en apprend plus sur la milice de Fisk, ce qui est bien pratique pour tenter de le faire tomber.

Shoot the prisoners

Je n’ai pas rêvé : Karen doit vraiment convaincre Matt que c’est une bonne idée d’avoir un otage pour l’interroger. C’est tellement une bonne idée qu’elle se fait un allié improbable en cet homme, Saunders. Grâce au détecteur de mensonge qu’est Matt, ils obtiennent des infos précieuses sur la milice afin de pouvoir continuer d’enquêter sur celle-ci et peut-être mettre fin à ses actions. Le but est à présent de s’infiltrer dans les locaux de la milice.

Ils peuvent donc mettre au point un super tableau de liège, histoire de mener l’enquête. La série nous régale aussi avec un Daredevil torse nu : ça manquait pour les audiences, je suppose. Il est vachement musclé par rapport à avant, non ? Quoi, c’est pas ça l’intérêt de la scène ? Ah oui, il est question de Frank qui continue de se planquer malgré tout ce qu’il se passe. Ben oui, la série ne devait pas avoir le budget pour l’acteur dans chaque épisode – en plus, il aura sa propre série aussi.

Cette série me met vraiment à l’épreuve avec son nombre de personnages impressionnants. Non seulement, je ne connais pas les noms de tout le monde (j’essaie, vraiment), mais en plus, je ne les reconnais même plus parfois… Il y a plus de personnages que d’épisodes dans une saison, qu’est-ce que j’y peux ? Je suis très peu physionomiste et je finis par oublier la moitié des gens qu’on voit à l’écran. Cela se sent dans mes critiques, je le sais, et ça me frustre, parce que quitte à faire des critiques, ça pourrait vous être utile de savoir qui est qui, justement. J’espère que vous n’êtes pas là pour ça, finalement.

Bref, dans cet épisode, on a aussi la gouverneure qui rend visite à Fisk pour parler politique et s’opposer à lui – même si on sait qu’elle a des vues en commun avec. Franchement, j’essaie de m’intéresser à tout le monde et à tout ce qu’on nous propose, mais je n’y arrive pas et je ne sais plus si on l’avait déjà vue en saison 1 ou non.

De son côté, Daniel parle avec un agent de Fisk et lui révèle qu’il en sait trop sur les opérations secrètes, je pense. L’agent est surtout là pour lui rappeler que Fisk lui a donné une mission claire : il doit retrouver au plus vite l’influenceur qui critique Fisk en portant un masque supposé lui ressembler. C’est con : Daniel se retrouve à devoir arrêter sa copine, qui continue en plus de publier des vidéos pour critiquer Fisk en se faisant passer pour lui.

Après avoir été contacté par Angela, Kirsten retourne voir Heather (Dr Glenn), la psy qui sortait avec Matt en saison 1 pour lui parler de tout autre chose : on en revient à l’intrigue de l’épisode 1 sur le justicier dont la psy a dû changer les réponses pour correspondre à la narration voulue par Fitz. Oula, j’ai l’impression d’être devant The Rookie avec des intrigues développées un épisode sur deux. Soit. Ce qui est sûr, c’est qu’Heather va de plus en plus mal et est obsédée par le justicier qui s’est introduit chez elle pour la tuer. Y a de quoi, on la comprend. Elle refuse de reconnaître qu’elle a menti dans son évaluation psychologique, cela dit.

Kirsten est donc ensuite emmenée par la milice dans un bâtiment hautement sécurisé. On lui bande les yeux pour l’emmener jusqu’à Duquesne, histoire de lui parler à son tour de son procès. Vraiment, un épisode sur 2. J’ai eu du mal à suivre pourquoi on en revenait là. Le procès commence cependant, alors je suppose que c’est logique de voir Kirsten lui parler un peu.

Elle prépare sa défense, qui est mise à mal par les nouvelles expertises du Dr Glenn et par des méthodes peu conventionnelles, avec des documents envoyés à la mauvaise adresse mail et une presse qui semble plus informée qu’elle de ce qui est concrètement reprochée à son client. Elle tente de négocier autant que possible pour avoir plus de temps, en vain. Toute la machination est bien huilée pour se refermer sur le coupable idéal : la juge reconnaît donc Duquesne coupable d’être un justicier secret et meurtrier sans vrai procès, sans vraie conversation, sans vraie défense. La condamnation n’est pas complète, donc il ne connaît pas tout de suite sa peine.

Pour faire face à cette mauvaise journée, Kirsten décide de se bourrer la gueule dans son bar préféré. Pas de bol pour elle, Karen a d’autres plans : elle lui fait passer secrètement un rendez-vous pour qu’elle retourne au bureau. Kirsten hésite, mais elle s’y rend pour mieux tomber sur Daredevil. Elle ne reconnaît pas Matt quand il lui parle et, même si elle dit refuser faire partie de la résistance, elle lui donne toutes les infos dont il a besoin pour retrouver Duquesne. Ce n’est pas compliqué : il est habitué à être aveugle, alors il s’en tire avec les quelques infos qu’elle lui donne.

Je trouve ça un peu schématique, parce que si lui est habitué à être aveugle, qu’est-ce qu’elle lui dit exactement ? Elle ne l’est pas. Tout ça mène à une bonne scène d’action cependant : on voit Matt qui débarque dans la prison secrète de la milice de Fisk et qui parvient à libérer absolument tous les prisonniers en très peu de temps.

C’est une vraie bonne scène avec de l’action, quelques combats et de très bons moves de la part de Daredevil. J’aime bien ça. Au passage, Daredevil découvre que Fisk ne détient pas que des justiciers, mais toute sorte de prisonniers politiques. C’est une sacrée avancée que de tous les libérer et d’empêcher la milice de tous les abattre dans l’opération.

En cours de route, il reçoit l’aide habituelle de Karen, mais aussi celle plus inattendue d’Angela. Cette dernière est là pour récupérer sa tante, et elle a réussi à choper quelques talkies-walkies ou à crever des pneus, ce qui permet à l’évasion orchestrée par Daredevil de réussir. Le problème, c’est que ça précipite aussi la fin du Northern Star : Fisk fait donc exploser le navire où se trouve toute son équipe de nuit pour éviter que Daredevil ne puisse ensuite prouver le trafic d’armes. C’était inévitable que ça arrive, mais Matt semble s’en vouloir quand il se rend compte que le bateau explose et que Fisk a tué tous les gens dessus…

Ce qui me choque le plus, perso, c’est que Fisk a encore des gens pour bosser pour lui après tant de meurtres. Comment ses hommes peuvent-ils lui faire confiance, sérieux ?

Dans tout ça, je ne souligne pas assez à quel point j’aime le générique de la série que j’ai en tête depuis ce matin. C’est vraiment chouette de retrouver cette ambiance et de l’avoir aussi dans les scènes d’action…

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