Agents of S.H.I.E.L.D. – S01E03 – The Asset – 13/20

C’est un épisode assez moyen dans l’ensemble, avec une intrigue qui met longtemps à réellement démarrer et une introduction spectaculaire pour pas grand-chose. Pourtant, c’est assez fou : je me souvenais mille fois plus de cet épisode que du précédent. Tout est encore quelque part dans ma tête treize ans plus tard. Il faut croire qu’il avait réussi à marquer des points malgré tout.

Spoilers 

Un scientifique protégé par le S.H.I.E.L.D. est kidnappé grâce à une technologie capable de modifier la gravité.

Nope.

J’ai vraiment eu l’impression que l’épisode commençait par le générique de C’est pas sorcier. Gros plan sur un camion qui roule tranquillement sur une route, chauffeur qui papote au volant… Il ne manquait plus que Jamy pour nous expliquer comment fonctionne un moteur. Bon, le chauffeur est en réalité un Agent Mack, qui n’a absolument rien à voir avec le Mack que l’on connaîtra plus tard, et le convoi transporte quelque chose d’assez précieux pour nécessiter plusieurs véhicules du S.H.I.E.L.D.

Une force invisible commence alors à retourner les voitures avant de soulever carrément le camion à la verticale. L’introduction est longue pour finalement simplement nous révéler que la cargaison est simplement un type (qui aura de l’importance : Dr Franklin Hall), mais elle a dû coûter une fortune. Tout ça pour kidnapper un scientifique donc ?!

On retrouve ensuite Skye en plein entraînement avec Ward et AAAAAH, cette scène. Je m’en souvenais beaucoup trop bien. Ward essaie de lui apprendre à boxer pendant qu’elle prend tout ça avec le sérieux qu’on lui connaît, et leur dynamique fonctionne déjà énormément sur moi. Avec le recul et en connaissant la suite, je continue quand même à les shipper et je suis tellement content de revoir ces moments où ils sont bébés comme ça. Désolé. C’est la base.

C’est aussi à ce moment-là que je commence à remarquer quelque chose que j’avais complètement oublié visuellement alors que c’est hyper marqué : la série cherche beaucoup à être esthétique dans la manière de placer ses acteurs. Les plans sont très équilibrés, parfois presque trop, comme si chacun devait avoir sa petite place parfaitement définie dans l’image. Même chose pour les looks : FitzSimmons ont déjà chacun leur identité visuelle (purée, une fois sur deux Simmons porte des chemises qui pourraient être un pyjama), Skye est la fille cool… Tout est très déterminé. Pas forcément toujours de la manière qui les met le mieux en valeur, d’ailleurs.

L’équipe apprend finalement que Hall était la « cargaison » du convoi et se rend sur place. Les ravisseurs connaissaient son itinéraire, ce qui fait immédiatement soupçonner une fuite au sein du S.H.I.E.L.D., tandis que FitzSimmons découvrent un petit appareil capable de modifier la gravité. L’enquête remonte assez rapidement jusqu’à Ian Quinn.

Ian, DÉJÀ ! J’avais complètement oublié qu’il arrivait aussi tôt dans la série. Il a enlevé Hall et l’a emmené dans son immense complexe à Malte. Quinn et Hall se connaissent depuis leurs études et ont travaillé ensemble sur une théorie autour d’un élément capable de modifier la gravité, nommé… gravitonium. DÉJÀ AUSSI ! Autant Ian dès le début, j’aurais pu le situer à peu près, autant le gravitonium, c’était dans ma tête bien plus tard !

C’est vraiment ça qui est amusant dans un rewatch de toute manière : confronter ces souvenirs et les bonnes surprises comme ça. Quinn en a trouvé suffisamment pour construire une machine gigantesque et veut que Hall l’aide à la stabiliser. Comme toujours avec Ian Quinn, l’idée est évidemment de transformer une découverte potentiellement catastrophique en quelque chose de très rentable.

Comme le S.H.I.E.L.D. ne peut pas intervenir ouvertement à Malte, Skye propose de s’infiltrer à une réception organisée par Quinn. Elle n’est techniquement pas agent et parvient en plus à décrocher une invitation grâce à ses contacts du Rising Tide. Ward est évidemment ravi de voir son élève partir sur le terrain alors qu’elle sait à peine se défendre et moi je me dis qu’ils sortent les rames pour trouver une explication au pourquoi c’est Skye qui part jouer les infiltrées comme ça. Et en même temps, ça le fait.

Bref, Skye a besoin d’une deuxième séance d’entraînement, cette fois autour d’une arme. Ward finit par lui raconter pourquoi il a appris à se battre, avec cette histoire de grand frère qui s’en prenait à lui et à son petit frère. Il lui explique surtout que réussir à prendre une arme est une chose, être capable d’appuyer sur la détente en est une autre. Bon, on comprend immédiatement que ça va resservir avant la fin – et l’histoire de Ward… Boring !

Et arrive LA ROBE. Skye se rend à la réception de Quinn pendant que Coulson et Ward attendent qu’elle désactive la sécurité pour pouvoir entrer discrètement dans le complexe. Elle rencontre Ian, qui connaît évidemment le Rising Tide et semble très intéressé par son profil. Il lui propose même de travailler pour lui, avant de la surprendre alors qu’elle essaie d’aider le S.H.I.E.L.D. à entrer. Et là, c’est le bon moment de l’épisode, avec le double-jeu et la « trahison » de Skye.

Elle écrit discrètement que le S.H.I.E.L.D. écoute leur conversation, enlève son oreillette et parvient à manipuler Quinn. La scène est un peu longue et j’avoue j’ai décroché un moment, mais honnêtement, elle gère comme espionne. J’aime que FitzSimmons et May écoutent tout, commentent tout et que ça permette un peu d’humour – le singe de Fitz, les seins de Skye… Bon, finalement, Skye se fait quand même griller avec son accessoire Totally Spies.

Skye parvient finalement à prendre l’arme de Quinn grâce à ce que Ward vient de lui apprendre. Sans surprise, Quinn lui demande si elle est réellement capable de tirer. « NOPE. » Et elle saute du balcon dans la piscine. Pardon, mais c’est juste CULTE. Je m’en souvenais tellement de cette scène, j’adore comment c’est ridicule mais aussi tellement drôle et bien joué.

Pendant ce temps, Coulson retrouve Hall et découvre qu’il n’était pas vraiment la victime de cette histoire. C’est lui qui a volontairement laissé filtrer sa position afin que Quinn le kidnappe et lui permette d’approcher le gravitonium. Son objectif est de détruire l’installation avant que Quinn, ou même le S.H.I.E.L.D., puisse utiliser cette technologie. Le problème est qu’il compte faire s’effondrer tout le complexe avec les gens qui s’y trouvent. C’est pas dingue, mais bon, c’est important pour la suite.

La gravité part complètement en vrille, Ward récupère Skye pendant que Coulson essaie de raisonner Hall et finit par comprendre qu’il faut provoquer une réaction avec le gravitonium lui-même. Il tire alors dans la vitre sous Hall, qui tombe directement dedans et semble disparaître avec lui. Pas franchement la mission de sauvetage prévue au départ.

De retour dans le Bus, May décide finalement qu’elle préfère reprendre les missions de terrain plutôt que de rester derrière à attendre que les autres reviennent, tandis que Skye reprend son entraînement avec Ward et lui explique un peu pourquoi les questions de famille la touchent autant. On avance donc sur des évolutions de personnages, et ce sera important pour la suite.

Post-générique ? Une scène inoubliable apparemment : le gravitonium est enfermé dans un coffre du S.H.I.E.L.D., et là, une main en sort. ÇA, qu’est-ce que je m’en souvenais.

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Photographie promotionnelle de l’épisode — ABC Studios / Marvel Television

Agents of S.H.I.E.L.D. – S01E02 – 0-8-4 – 15/20

Je crois que j’aime encore plus ce deuxième épisode que le premier, même si je reste sur un 15/20 parce que faut pas déconner, c’est loin d’être parfait. C’est encore un peu lourd dans la manière de construire l’équipe et de nous faire comprendre que tout le monde doit apprendre à travailler ensemble, mais j’adore justement la manière dont c’est écrit : les équipes qui apprennent à bosser ensemble, c’est mon dada. Et puis, dès les premières minutes, il y a la musique de la série en fond et purée, je ne savais pas à quel point elle m’avait manqué.

Spoilers 

Pour sa première mission avec l’équipe, Skye accompagne Coulson et les autres au Pérou afin de récupérer un mystérieux 0-8-4.

Usually one person doesn’t have the solution. But 100 people with 1% of the solution, that’ll get it done.

Skye vient à peine de monter dans le Bus que Ward fait déjà comprendre à Coulson qu’il n’est pas ravi de sa présence. Il faut dire qu’elle a hacké le S.H.I.E.L.D. quelques jours plus tôt et qu’elle n’a absolument aucune formation, ce qui ne l’empêche pas Coulson de l’engager comme consultante. Après tout, Tony Stark aussi est consultant du S.H.I.E.L.D., alors pourquoi pas Skye ? J’aime assez que l’épisode enchaîne immédiatement avec une première mission, parce qu’il n’y a pas vraiment de temps à perdre pour voir si cette équipe peut fonctionner. Quant au name dropping de Tony Stark, c’est fou comme la série veut absolument jouer dans la cour des grands. On sent que c’est dans le contrat de bien être rattaché à l’univers des films !

Direction le Pérou, où un 0-8-4 a été découvert dans un ancien temple inca. Le terme désigne simplement un objet d’origine inconnue, ce qui laisse beaucoup de possibilités dans cet univers, mais comme le dernier, c’était le marteau de Thor, wahou, c’est excitant. On se moque de nous, vraiment, à tout survendre comme ça !

Sur place, FitzSimmons découvrent qu’en ce qui concerne ce 0-8-4, c’est simplement d’une vieille arme HYDRA alimentée par l’énergie du Tesseract et bourrée de radiations gamma qu’il s’agit. C’était un peu drôle quand ils ont tous reculé d’un pas, d’ailleurs. Je fais ma critique dans le désordre, j’en suis pas là, pardon.

L’armée péruvienne ne tarde pas à débarquer avec à sa tête Camilla Reyes, une ancienne connaissance de Coulson. Une très ancienne connaissance, même, à en juger par leurs retrouvailles. Je me souvenais juste assez de l’épisode pour m’attendre à ce qu’elle finisse par le trahir – ou alors c’est simplement hyper prévisible, parce que dès qu’elle apparaît, on sent quand même bien qu’elle ne va pas monter dans le Bus, boire un verre avec Coulson et repartir gentiment chez elle. Je n’avais pas aimé ce personnage à l’époque, je ne l’aime toujours pas aujourd’hui. C’est lourd.

Avant ça, tout le monde doit néanmoins faire équipe lorsque des rebelles attaquent le site. C’est assez chaotique et c’est précisément le problème : Ward veut donner des ordres à tout le monde, FitzSimmons ne pensent qu’à protéger leur matériel, Skye fait ce qu’elle peut et May finit par prendre les choses en main. Tout le monde survit et parvient à rejoindre le Bus avec le 0-8-4, mais personne ne fonctionne vraiment encore comme une équipe : le reste de l’épisode va bien faire en sorte de les faire devenir une équipe.

C’est lourdement souligné ensuite avec une dispute générale à bord, mais j’aime beaucoup l’idée derrière, parce que c’est hyper whedonien dans l’écriture – et parce que ça colle avec Coulson qui a déjà fait ça pour les Avengers. Chacun est compétent dans son domaine et pourtant, mis ensemble, ils sont incapables de communiquer. Coulson les laisse plus ou moins s’engueuler parce qu’il sait bien qu’ils vont devoir comprendre seuls comment faire fonctionner tout ça.

Camilla, elle, a une solution beaucoup plus simple : prendre le contrôle de l’avion et voler l’arme. L’équipe se retrouve donc enfermée dans la soute pendant que Camilla prévoit de ramener le 0-8-4 au Pérou. Et c’est là que l’épisode me plaît vraiment, parce que la résolution repose exactement sur ce qui ne fonctionnait pas jusque-là. Aucun d’entre eux ne peut sortir seul de cette situation. Fitz a ses petits drones, Simmons comprend la dangerosité de l’arme, Ward connaît la sécurité du Bus, Skye se souvient des canots de sauvetage au bon moment et May peut évidemment se libérer, puis se battre. Chacun apporte un morceau du plan et, en les mettant tous ensemble, ils trouvent une solution : c’est exactement ce que disait Skye plus tôt avec Ward. D’ailleurs, aaaah, Skye/Ward. J’ai envie de shipper quand ils partagent ce verre. Tss.

Ce n’est pas d’une subtilité folle pour un épisode 2 qui doit nous expliquer que « regardez, ils deviennent une équipe », mais ça marche super bien. Ils déclenchent l’arme pour faire exploser une partie du Bus, la dépressurisation permet d’ouvrir les portes et tout le monde peut reprendre le contrôle de l’avion. Skye parvient même à sauver Ward in extremis grâce au canot de sauvetage vu sur le prospectus de sécurité qu’il lui avait montré au début de l’épisode. La boucle est bouclée, ils ont tous servi à quelque chose et l’équipe commence réellement à exister.

Le 0-8-4 peut finalement être envoyé dans l’espace pour terminer sa course dans le soleil, ce qui paraît effectivement un peu plus sûr que de laisser traîner une arme HYDRA au Tesseract quelque part. Quand il en parle avec May, Ward accepte de s’occuper de la formation de Skye. Cette scène entre eux… Spoiler, mais effectivement, il y a déjà des petits trucs qui me font regarder Ward et May différemment. Je n’avais pas relevé ça du tout au premier visionnage.

Skye ? On pourrait presque croire qu’elle est désormais complètement intégrée au groupe. Sauf que…. Elle reçoit un message du Rising Tide et fait ce petit pas en arrière avant de répondre discrètement qu’elle est infiltrée. C’est tellement dramatique pour pas grand-chose, presque ridicule avec le recul, et en même temps… iconique. J’adore. Pourtant,

Post-générique (purée, je n’ai pas le « We’ll return in a moment » sur mes DVDs, c’est trop triste), Samuel L. Jackson en personne vient engueuler Coulson parce qu’il a déjà réussi en six jours à faire un énorme trou dans son avion flambant neuf et lui rappeler que Skye représente un risque. La scène est marrante et, en 2013, c’était forcément un énorme moyen de dire aux spectateurs : regardez, cette série compte vraiment dans le MCU ! Avec le recul, c’est presque énervant.

Ce début de saison s’est tellement appuyé sur les liens avec les films pour attirer le public qu’il a aussi créé une attente impossible à tenir. On nous balance Maria Hill dans le pilot, Fury dès l’épisode 2, des Chitauris, le Tesseract, HYDRA, … forcément que les gens attendaient ensuite que la série reste constamment branchée sur les films. Tout ça pour qu’elle finisse progressivement par s’éloigner du MCU…

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Mes derniers coups de… #53

Salut les sériephiles,

Nous sommes début septembre et c’est la rentrée scolaire, yeaah. On la sent ma motivation ? En vrai, je me dis que ce n’était peut-être pas ma meilleure idée de relancer les derniers coups le mois dernier parce que ça prend du temps à écrire et que j’ai forcément autre chose à faire en ce moment pour trouver mes marques avec mon nouvel emploi du temps. Je dis ça, mais si je suis honnête, je crois que le retour m’a encore plus plu qu’à vous parce que c’est quand même un article qui permet d’échanger, alors bien sûr que je prends du temps pour ce #53 !

Coup de cœur : J’ai recommencé un visionnage d’Agents of S.H.I.E.L.D. (critiques d’un épisode de la saison 1 chaque mercredi, donc) et c’est du recyclage que d’en faire mon coup de cœur, mais vraiment, qu’est-ce que je suis fou amoureux de Skye. Son introduction n’est pas dingue dans le premier épisode, mais dans les épisodes 2 et 3, elle est juste absolument parfaite. Elle enchaîne les répliques cultes, elle a un look fou, comment ne pas craquer ?

Coup de mou : Alors là, ça va à mon visionnage de The Shards, sans hésiter. Disney+ me l’a tellement mise sous le nez que j’ai fini par tester en me disant que ça pouvait être ma bonne découverte du mois d’août. Résultat : 08/20 au pilote et une énorme déception. C’est peut-être ça le pire avec toutes ces nouveautés moyennes : chaque fois que j’en lance une, j’ai envie de croire que ce sera enfin celle qui va me réconcilier avec les séries récentes… et ben non. Cela m’a cassé dans ma soif de nouveautés d’avoir une voix off qui me fait de l’audio-description et je n’ai pas eu le courage de continuer.

Coup de poing : Pas trop d’hésitation non plus tellement une scène m’a fait rire ce mois-ci. Fisk dans le dernier épisode de Daredevil: Born Again donne de sacrés coups de poing ! Je n’aime pas le perso, mais il faut reconnaître que sa brutalité physique est parfaitement rendue : chaque coup a l’air de peser une tonne et il envoie valser tout le monde sans la moindre difficulté. La scène valait le détour !

Coup de blues : On me demandait dans les commentaires du #52 ce qu’il en était de la lecture. Ben… rien. Et ce n’est même pas parce que je n’avais pas envie ! C’est déjà la fin de l’été et c’est normal d’avoir le blues de rentrée, mais cette année, il est particulièrement violent parce que je n’ai pas profité de ma saison préférée comme d’habitude. J’aime passer du temps allongé au bord de la piscine à lire… Or par 40°C, ça n’aurait pas été bien raisonnable d’aller s’exposer au soleil et pas agréable d’être dehors ; les horaires de ma piscine étaient moins intéressants qu’avant et je n’ai donc pas lu de l’été. En plus, quand il a arrêté de faire trop chaud, on a eu de la pluie (un livre sous la pluie, ça ne fonctionne pas), puis une fermeture technique et bim, septembre. Le pire dans tout ça ? Ils annoncent de nouveau des jours estivaux normaux pour ce mois de septembre. Mais en septembre, on bosse. Aaaah.

Coup de barre : Et en vrai, flemme de ce mois de septembre qui oscille entre orages dingues et températures estivales. Bien sûr, normalement, la fatigue et le temps maussade de la rentrée sont compensés par le retour tout proche des séries, mais cette année encore (comme l’an dernier), Grey’s Anatomy, 9-1-1 et 9-1-1: Nashville ne reviennent que le 15 octobre ! Un mois et demi à attendre ma vraie rentrée (je vais pas mentir, ce sont elles que j’attende pour avoir l’impression que la période commence, mais là, ce sera la fin de la période scolaire déjà), c’est quoi cette arnaque ?

Coup de vieux : Rachel Bilson dans Scrubs. La revoir après tant d’années, ça me faisait déjà bizarre par principe. Et puis j’ai découvert en préparant cet article qu’elle venait de fêter ses 45 ans le 25 août. SUMMER ROBERTS A 45 ANS. Voilà. Merci, au revoir, je vais m’allonger.

Coup de bol : En parlant de Scrubs, j’ai réussi à terminer tous mes visionnages prévus pendant l’été. Enfin, en quelque sorte. Je voulais terminer les saisons commencées sur la période 2025-26 et c’est désormais chose faite. Je peux donc attaquer la nouvelle saison avec une liste propre. Enfin, « propre », on s’entend. Il me reste à terminer la saison 8 de The Rookie, déjà.

Coup de gueule : Ce recul des personnages féminins dans les séries (celles que je regarde en tout cas) en 2026, on en parle ? Lanterns cartonne, mais c’est encore un exemple flagrant de boys club, ça me tue. Autant dans Heated Rivalry, ça peut se comprendre d’avoir surtout des persos masculins parce que bon, c’est le sujet de la série quoi ; autant voir encore des séries incapables de passer le Bechdel Test en 2026 et de nous présenter des femmes badass, intéressantes et efficaces… C’est agaçant. En plus, je sais bien que le Bechdel Test ne dit pas si une série est bonne ou féministe, mais la barre est tellement basse que ne même pas réussir à la franchir, ça commence à me rendre dingue.

Coup de tête : J’ai commencé The Good Wife sur Prime Video il y a une dizaine de jours et oups, saison 1 terminée. En vrai, ça s’est lancé en lecture automatique après un film et je me suis dit que j’allais tenter. L’algorithme a bien fait les choses, ça doit être une des premières fois. La série vient du couple King (je leur dois Braindead) et ça fait au moins quinze ans (peut-être pas exactement) que je me dis qu’il faut que je la regarde. Elle passe si bien en bingewatching ! En plus, je me plaignais justement dans le coup précédent de l’absence de personnages féminins forts alors… Autant retourner voir du côté de 2009, non ? Logique, je vous dis. Gros plaisir de dévorer cette saison 1 en tout cas !

Coup tordu : Après des années à entendre régulièrement des réfs de La Flamme un peu partout et à voir des extraits sur les réseaux sociaux, je me suis dit qu’il était temps de m’y mettre. J’ai donc vu toute la saison en à peine 24 h sur France TV. Malheureusement, le site ne propose pas la suite, Le Flambeau. Il faudra que je trouve tout de même un moyen de la voir, ne serait-ce que pour LA réf que j’ai attendue pendant toute la saison 1 : tout le monde est lesbienne. Les acteurs, et surtout les actrices, sont incroyables dans cette série, j’ai passé un bon moment et je sais que je n’en parlerais pas ailleurs sur le blog, alors voilà, j’en parle ici. C’est un coup tordu de voir une saison pour une ref et apprendre qu’en fait, c’était d’ailleurs qu’elle venait !

Coup de pub : Non contente d’avoir sorti son album en juin, Olivia Rodrigo a sorti la semaine dernière une nouvelle chanson, « Serena Joy », un peu par surprise. Elle l’avait enregistrée pendant les sessions de l’album mais ne l’avait finalement pas gardée dessus et, franchement, ça s’entend : le morceau est bien plus punk, plus politique aussi, puisqu’il est inspiré du personnage de Serena Joy dans The Handmaid’s Tale. Une partie des bénéfices est reversée au Daisy Chain Fields Fund, lié à son festival à la programmation entièrement féminine, donc ça fait encore une excellente raison de l’écouter. J’ai adoré, justement parce que c’est très différent de l’album. Bref. J’adore, alors je partage.

Coup de grâce : Disneyland Paris a déjà sorti ses collections de Noël à Emporium alors qu’Halloween n’a même pas commencé. Je sais que c’est le cas chaque année, mais ça me bute de savoir qu’on prépare déjà la fin d’année et que les films de Noël vont déjà débarquer alors qu’il reste encore quatre mois – et c’est presque ma saison préférée, en plus.

Bref, impossible de conclure autrement qu’en oubliant la rentrée et en disant : vive l’automne, vive Halloween et vivement octobre pour les séries !

Agents of S.H.I.E.L.D. – S01E01 – Pilot – 16/20

Je ne vais pas faire semblant que la nostalgie n’entre pas en ligne de compte pour cette note. En vrai, c’est un très solide 15/20 auquel j’ajoute volontiers un point pour le plaisir de retrouver la série et ses personnages treize ans après. Le pilot a vieilli sur quelques détails, il présente énormément de choses en quarante minutes et certains personnages me paraissent aujourd’hui beaucoup trop jeunes pour être totalement crédibles dans leurs fonctions, mais ça reste une introduction hyper efficace à l’univers. Et surtout, j’avais oublié à quel point Agents of S.H.I.E.L.D. cherchait dès son premier épisode à s’inscrire directement dans le MCU. Ça fait plaisir à revoir.

Spoilers 

Après la bataille de New York, Phil Coulson constitue une petite équipe du S.H.I.E.L.D. pour retrouver Mike Peterson, un homme ordinaire qui vient mystérieusement d’acquérir des super-pouvoirs.

With great power comesa ton of weird crap that you are not prepared to deal with.

L’épisode commence loin du S.H.I.E.L.D., puisqu’on découvre Mike Peterson avec son fils Ace avant qu’une explosion ne secoue un immeuble. Mike se précipite à l’intérieur et en ressort avec une femme dans les bras en utilisant une force clairement surhumaine. Il est filmé par Skye, qui appartient au Rising Tide et semble bien décidée à prouver au monde que les super-héros existent et que le S.H.I.E.L.D. cache tout un tas de choses au public. Après Avengers, ce n’est plus forcément le scoop du siècle de dire que des gens avec des pouvoirs existent, mais l’idée est plutôt de savoir combien d’autres sont encore dissimulés. C’est une scène d’intro dont j’avais oublié le côté voix off, mais à part ça, elle ne vieillit pas si mal !

Pendant ce temps, Grant Ward est en mission à Paris et… j’avais COMPLÈTEMENT oublié la Tour Eiffel dans ce pilot. Je ne sais pas comment c’est possible alors qu’elle est quand même bien visible, mais voilà l’une des premières surprises de ce rewatch, on est à Paris. Ward récupère un objet d’origine Chitauri et on comprend rapidement que s’il est très bon sur le terrain, beaucoup moins avec les gens. Maria Hill lui apprend ensuite qu’il va devoir intégrer une équipe chargée de gérer les phénomènes étranges qui se multiplient depuis la bataille de New York. Il lui parle alors de Coulson, mort, ce qui permet évidemment à ce dernier de surgir derrière lui.

L’entrée est toujours aussi cool et fonctionne. C’est assez fou de revoir le pilot aujourd’hui et de constater à quel point il s’appuie sur les films. Les Chitauris, la bataille de New York, Maria Hill, la mort de Coulson… Agents of S.H.I.E.L.D. n’essaie pas du tout d’exister dans un coin du MCU sans trop faire de bruit : au contraire, elle veut clairement être la série qui raconte ce qu’il se passe entre les films. Elle était vendue comme ça, il y a PLEIN de réfs discrètes, c’est top.

Quant à Coulson, son retour reste assez simple : il a survécu, il s’est reposé à Tahiti et c’était un endroit magique. Voilà, voilà. Je connais suffisamment la suite pour sourire à chaque fois que le sujet revient, mais le pilot sème déjà très lourdement l’idée qu’il y a un truc qui cloche dans cette histoire, avec la réplique qui revient deux fois. J’étais passé à côté au premier visionnage et je me demande comment maintenant. Ward accepte en tout cas de rejoindre cette nouvelle équipe et Coulson part ensuite récupérer Melinda May, qui travaille derrière un bureau et n’a visiblement aucune envie de retourner sur le terrain. C’est assez amusant de la revoir ainsi quand on sait ce qu’elle va devenir dans la série.

Et puis arrivent Fitz et Simmons. MON DIEU QU’ILS SONT JEUNES. C’est probablement ce qui me choque le plus dans ce rewatch pour le moment. Tout le monde paraît jeune, mais FitzSimmons particulièrement. On nous présente quand même deux scientifiques capables de comprendre à peu près tout ce que les technologies humaines ou extraterrestres peuvent leur balancer à la figure, et ils ont presque l’air de sortir du lycée. Ce n’est pas hyper crédible vu comme ça. Cela dit, leur dynamique fonctionne déjà immédiatement : ils parlent beaucoup trop vite, souvent en même temps, se complètent sans avoir besoin de réfléchir et donnent vraiment l’impression d’être un seul personnage coupé en deux. Quel plaisir de les revoir comme ça au tout début.

Il manque encore Skye à l’équipe, et elle n’a pour le moment aucune envie d’en faire partie. Elle tente plutôt de retrouver Mike Peterson, dont elle a découvert l’identité, pour le convaincre de révéler au monde ce qu’il lui est arrivé. Mike, lui, aimerait surtout que ses pouvoirs changent enfin sa vie. Il a perdu son travail, galère financièrement et veut pouvoir offrir quelque chose de mieux à son fils. On comprend assez vite qu’il ne s’agit pas d’un super-héros caché mais d’un homme qui a accepté de servir de cobaye à un projet mystérieux parce qu’il n’avait plus beaucoup d’autres solutions.

Le S.H.I.E.L.D. finit par récupérer Skye et l’embarque dans le Bus, où elle refuse évidemment de coopérer. Coulson a alors une méthode assez particulière pour gagner sa confiance : plutôt que de lui injecter le sérum de vérité qu’il menace d’utiliser, il l’injecte à Ward et la laisse lui poser les questions qu’elle veut. C’est complètement absurde comme manière de mener un interrogatoire, mais j’adore la scène parce qu’elle dit déjà beaucoup de Coulson. Il comprend que forcer Skye ne servira à rien et préfère lui prouver qu’il peut lui faire confiance. Bon, Ward apprécie un peu moins la technique. Moi, j’avais oublié alors que ça aurait dû me marquer, surtout que c’est le genre de surprise dont Joss Whedon raffole. On sent sa patte dans tout l’épisode, c’est parfois un peu lourd, mais je crois vraiment qu’il y a eu aussi des consignes d’au-dessus parfois.

Pendant ce temps, May et FitzSimmons fouillent les restes du laboratoire qui a explosé au début de l’épisode – avec plein de références à Blanche-Neige, tiens, on est sur une scène Disney. Le S.H.I.E.L.D. récupère suffisamment d’éléments pour comprendre qu’il se passe quelque chose de beaucoup plus important autour de Mike. Et là encore, j’avais oublié à quel point le MCU est utilisé dans l’intrigue elle-même : le dispositif Centipede mélange de la technologie Chitauri, des radiations gamma, le sérum du super-soldat et Extremis. En gros, ils ont pris à peu près tout ce que les films Marvel avaient présenté jusque-là et décidé de faire une soupe avec.

Le problème, évidemment, c’est que le mélange est instable. Un précédent cobaye est justement responsable de l’explosion du laboratoire et FitzSimmons comprennent que Mike risque de subir exactement le même sort. En parallèle, Mike commence déjà à perdre le contrôle. Il retourne voir son ancien employeur pour demander à récupérer son boulot, se fait rejeter et l’agresse en utilisant ses nouveaux pouvoirs. On reste dans quelque chose de plutôt schématique sur le mec qui se croit soudain tout permis parce qu’il est devenu plus fort, mais J. August Richards (je l’adore !) parvient à rendre Mike assez attachant pour qu’on ait surtout envie qu’il s’en sorte. Il veut être un héros aux yeux de son fils et se retrouve progressivement à faire exactement l’inverse.

On apprend aussi que la femme qu’il a sauvée lors de l’explosion travaille en réalité pour le projet Centipede. Elle lui fait comprendre que les gens derrière tout ça ne vont certainement pas apprécier qu’il expose ainsi leurs expériences au grand jour. Mike, lui, continue de se persuader que ses pouvoirs sont son « origin story » et qu’il peut enfin devenir quelqu’un. Forcément, ça ne va pas du tout se passer comme prévu.

Skye finit par donner son identité au S.H.I.E.L.D. pour qu’ils puissent l’aider, mais Mike la retrouve avant eux. Il assomme May, embarque Skye avec lui et l’oblige à effacer toutes les informations permettant au gouvernement de les retrouver, lui et son fils. Skye trouve heureusement le moyen de prévenir discrètement Coulson et les autres, ce qui mène tout le monde à Union Station pour le final.

Et là, l’épisode réussit plutôt bien à réunir tout ce qu’il a mis en place jusque-là. Mike devient de plus en plus instable et risque littéralement d’exploser, Skye essaie toujours de le convaincre qu’il peut être aidé, un homme envoyé par Centipede tente de le supprimer pour effacer les traces du projet, May se retrouve déjà obligée de retourner sur le terrain et FitzSimmons cherchent une manière de neutraliser Mike sans le tuer. Ward, lui, attend simplement d’avoir une cible.

Coulson refuse pourtant de considérer Mike comme une cible. Il tente de lui rappeler qu’avoir des pouvoirs ne fait pas de quelqu’un un héros et que ce sont ses choix qui comptent. C’est un discours assez classique, surtout dans une série Marvel, mais il fonctionne bien parce qu’il correspond parfaitement au personnage de Coulson – et puis, il faut bien marquer ce pilot et donner un message à la série.

Ward finit par tirer sur Mike, mais, surprise, ce n’est pas pour le tuer : le tir permet de le neutraliser et de stabiliser son état grâce à une arme mise au point par FitzSimmons. L’assassin envoyé par Centipede est également maîtrisé par May et tout le monde s’en sort. Pour une première mission, l’équipe improvisée fonctionne déjà étonnamment bien alors que la moitié de ses membres ne voulait même pas en faire partie quelques heures plus tôt. Il ne reste plus qu’à récupérer Skye. Coulson lui propose de rejoindre l’équipe et lui laisse quelques secondes pour réfléchir parce qu’une nouvelle mission les attend déjà : un 0-8-4. Et comme s’il fallait encore une dernière petite touche Marvel / espionnage / gadget avant le générique, Lola, la voiture, se met à voler.

J’avais pas oublié ça, quand même.

Photographie promotionnelle de l’épisode — ABC Studios / Marvel Television

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