NCIS S18E11 (express)

Épisode 11 – Gut Punch – 15/20
Difficile de revenir à la normale après l’épisode précédent et, pour le coup, la solution choisie fonctionne plutôt bien ici pour nous réconcilier peu à peu aux personnages et entamer un nouveau fil rouge assez bien senti en 2021. Je suis rassuré par la direction prise dans cet épisode, donc. 

Spoilers

Si Gibbs est suspendu, il n’empêche pas que ses agents aussi doivent faire face aux conséquences des mensonges qu’ils ont proférés.

Je pardonne davantage l’épisode précédent maintenant que j’ai vu celui-ci, mais il aura fallu l’attendre tout de même pour y revenir. Concrètement, ça fonctionne mieux avec les conséquences des choix de l’épisode précédent, parce qu’on nous montre ici comment les agents prennent conscience des problèmes posés par leur choix face à une punition qui permet de surprendre le téléspectateur dans les habitudes de la série. De ce point de vue-là, l’épisode est réussi : nos agents sont punis et doivent voir une autre équipe prendre le relais. 

Bon, il reste des problèmes, notamment le fait que la A-team soit composée de quatre agents, mais les remplaçants de seulement deux. Ils auraient pu faire un effort, même s’il est difficile de ne pas détester cet agent arrogant et se croyant supérieur aux autres, alors qu’on sait d’avance qu’il va foirer. Quelque part, il m’a rappelé le Tony des débuts, et ce n’est vraiment pas une bonne chose.

L’épisode se dirigeant toutefois vers l’idée d’une agence fédérale formant une grande équipe, ça passe mieux, et il était bon d’avoir ce duo s’attirer la gloire de ce qu’il s’est passé, même si c’est quand même simple pour nos agents d’être rétablis auprès des collègues (dont on ne me fera pas croire que le soutien aux collègues ne passe pas avant le reste, d’ailleurs). 

Dans ce que j’ai aimé également avec cet épisode, il y a la manière dont la crise covid est gérée par la série. Je trouve ça intéressant d’avoir l’équipe être assignée à la tâche de faire respecter les protocoles, même si le mépris des vraies personnes faisant ce job est réel tout au long de l’épisode, sans vraie raison. Au moins, ça permet de bonnes interactions avec certains personnages, et notamment les deux scènes de Jimmy qui sont particulièrement poignantes dans ce contexte compliqué. Le moment où sa femme n’est pas évoquée mais est bien présente est lourd de sens, je trouve. C’est toujours un plus quand les scénaristes arrivent nous accrocher aux personnages par des scènes comme celle-ci.

L’épisode n’en reste pas moins prévisible, mais au moins, le fait d’avoir l’équipe qui ne soit pas directement en train d’enquêter sur le meurtre en tant qu’équipe ayant tout à sa disposition est plutôt chouette et change nos habitudes. L’attentat qu’ils déjouent fonctionne plutôt bien, même si on le voit venir de loin le coupable de cet épisode avec son petit flirt avec Bishop.

Reste la partie plus faiblarde de l’épisode à mon sens, le côté politique et toute l’intrigue Gibbs. Je n’aime pas tellement ce personnage et ses nouvelles tendances à l’auto-sabotage ne sont pas tellement pour me plaire et me permettre de le voir d’un meilleur œil de toute manière. Les passages avec la journaliste étaient toutefois sympathiques, mais elle ne vaut pas Jacqueline en tant que ship.

Bref, du bon et du moins bon, un épisode classique de la série alors même qu’il y avait un twist dans la formule classique. J’ai hâte de voir McGee à la tête d’une prochaine enquête maintenant que Gibbs semble mis de côté pour le reste de la saison. Le concernant, je sens déjà la mission secrète qui permettra de le rétablir d’ici une dizaine d’épisodes. Je n’oublie pas non plus qu’il y a ce mystérieux SMS reçu par Bishop en fin de saison précédente qui a été complètement zappé…


This is us – S05E11

Épisode 11 – One Small Step – 13/20
Décidément, je n’accroche pas tellement ces dernières semaines, et il faudra encore attendre deux semaines avant le suivant. Cet épisode est sympathique, mais je me suis quand même ennuyé par moment, parce qu’il est assez prévisible et se concentre sur un personnage qui n’est pas mon préféré, loin s’en faut. C’est comme ça.

Spoilers

Nick débarque chez son neveu sans prévenir… et c’est encore plus dingue pour lui qu’il n’y paraît.

Did you see the man on the moon last night?

Bon, un épisode centré sur Nick ? Autant vous dire que quand j’ai vu ça hier, j’ai fini par me faire une raison et je suis retourné bosser, en me disant qu’il pouvait bien attendre le soir, sauf que le soir ben, bon, je me suis endormi. Anyway. Nick est super gênant quand il débarque sans prévenir chez Kevin et Madison pour rencontrer ses petits neveux, parce qu’il a reçu une invitation à les rencontrer… sur Zoom.

Ce n’est pas comme s’il connaissait Zoom, en même temps. Il est mignon, hein, à vouloir les voir et à promettre qu’il est vacciné et tout, mais bon, je ne sais pas, ça m’a angoissé. Un flashback de quelques semaines nous montre qu’avant ses deux doses de vaccin, Nick s’est amusé à découvrir Amazon grâce à Cassie. On sent bien que la naissance des bébés à tout révolutionné à sa vie : il a tout préparé pour son voyage en Californie pendant un bon moment, et il ne s’est fait vacciner que pour ça, en fait. Soit.

C’est sympathique de retrouver Cassie dans la série, mais je ne sais pas trop à quoi elle sert franchement. Elle était un love interest qui n’a pas marché du tout pour Kevin, alors je ne m’attendais pas à ce qu’on la retrouve. C’est une bonne chose, je crois. Après, la voir débarquer pour aider Nick à faire ses paquets cadeaux et l’emmener à l’aéroport, je ne suis pas sûr que ce soit vraiment passionnant pour l’actrice.

Pour l’acteur, c’est intéressant en revanche, parce que son personnage sort enfin de sa zone de confort. Cela est plutôt plaisant de le voir être tout stressé à l’aéroport… jusqu’à ce que ça vire à la catastrophe. Il avait tout planifié bien comme il faut, à une exception près : les réglementations des aéroports et des vols.

Ainsi, il a construit de jolies boules à neige pour ses petits neveux, il a fait en sorte que tout soit bien emballé… mais la réglementation lui interdit de transporter tant de liquides. C’est un peu con, il aurait suffi de mettre ça en soute s’il y avait réfléchi avant. À la place, il stresse et enchaîne les mauvaises décisions, au point d’exploser les deux boules à neige devant la pauvre gardienne de l’aéroport débordée par ce vieillard.

Il laisse tout à la poubelle, alors qu’il y avait moyen d’en garder une partie et de refaire une partie du travail… Je suis si frustré, j’ai du mal avec ce personnage, même avec le contexte apporté par cet épisode. Malgré tout, Nick monte dans l’avion et est abordé par une femme qui veut papoter un peu et n’est pas prête pour ce qui l’attend : Nick n’a pas pris l’avion depuis 1971. Outch.

Bien sûr, l’épisode nous renvoie également plus loin dans le passé, chez les parents de Jack quand Nick était encore à vivre chez eux. Le père était super odieux avec lui, assurant que Nick était la petite sœur de Jack, et on sent bien que ça affecte Nick plus que prévu quand toute la famille se réunit devant la télévision pour suivre un direct depuis l’espace.

Cela finit par inquiéter Jack qui lui demande s’il prévoit de rester vivre chez ses parents pour toute la vie ou s’il espère prendre son indépendance. Il lui souhaite au moins une petite amie, mais les choses ne sont pas si simples dans la vie ? OK, il y a un type qui marche dans l’espace… et alors ? Ca ne fait pas tout. Jack m’a énervé, comme il m’énerve souvent. Il est loin d’être aussi parfait que ce que tout le monde dit !

Bon, en tout cas, Nick est amoureux d’une certaine Sally qui bosse avec lui à la clinique vétérinaire, mais elle est clairement inaccessible pour lui. La seule occasion de la voir se déshabiller qu’il a, c’est lorsqu’elle doit doucher un chien, franchement. Pourtant, elle accepte assez bien de flirter avec lui sur le sujet d’un homme sur la lune.

Il fuit complètement la conversation, avant d’être forcé d’accepter quand son alibi – Jack – assure à Sally que Nick sera libre dans la soirée. Autant j’ai beaucoup aimé le personnage de Sally, autant j’ai eu une forte envie d’entarter Jack tout au long de cette scène, depuis le moment où il a écouté derrière la porte à celui où Sally lui a demandé de la fermer.

Malgré tout, tout se passe bien pour Nick lors de sa soirée de rencard avec Sally qui l’invite à observer la lune. On est content pour lui, allez, mais il y va très fort à assurer rapidement à Sally qu’il pense être en train de tomber amoureux d’elle. En fait, les flashbacks s’enchaînent jusqu’au point où Sally est invitée à dîner chez ses beaux-parents.

C’est très cool. Elle prend une photo de Jack et Nick en compagnie du plat de leur mère, photo qu’on a déjà vu dans la série et dans l’épisode, suffisamment pour qu’on comprenne son importance. C’est très chouette en tout cas, parce qu’elle a une bonne idée, même si bizarre, à leur demander de tenir le plat de leur mère pour s’en souvenir.

Malheureusement pour Nick, le rêve est de courte durée : Sally a pour projet de partir à Woodstock, et ensuite de rester vivre en Californie. Elle n’est pas spécialement du genre à avoir les pieds sur Terre apparemment. Cependant, Nick envisage vraiment de partir avec elle, et il en parle même à Jack qui lui offre une valise increvable – qui aura quand même besoin d’un peu de scotch en 2021, mais qui existera encore.

Jack est apparemment vraiment excité par le départ de son frère, qu’il voit comme une excellente chose. Il est mignon, mais dans tout ça, il a fait chier son frère alors que lui-même n’a pas une vie hyper posée ? Bref. Nick a quand même peur de son départ et il a bien besoin de Jack pour le remotiver. Si celui y parvient, il y a un problème dans la scène qui suit : le père se montre gentil avec Nick, et même fier de voir qu’ils peuvent être en famille devant la télévision et tout.

Aaah. J’ai eu de la peine pour Nick, parce qu’on voit le moment où il change d’avis et décide de rester avec ses parents, alors qu’en parallèle, Sally s’apprête à partir sans lui. C’est si triste, surtout quand elle entend quelqu’un frapper à la porte de son van… et que ce n’est qu’un flic.

Quelques années plus tard, Nick est de retour de l’armée, bourré, et il ne parle plus à grand monde, préférant vivre seul dans sa caravane (qui résiste vachement bien au passage des années, du coup). Il reçoit tout de même un coup de fil d’un frère d’arme qui l’invite à une réunion d’anciens de l’armée venu célébrer l’un des leurs, réunion à laquelle Jack sera présent.

C’est malin, ça. Nick hésite un bon moment à s’y rendre, mais va jusqu’à monter dans la voiture quand même. Il reste plein de doutes, regarde une photo prise par Sally et se met en route. À l’arrivée, il reste toutefois à distance, observant depuis le parking son frère entrer dans un bar. Heureusement pour lui, il n’entend pas la conversation que Jack a à l’intérieur.

En effet, le grand-frère en est au point où il envisage de se fiancer avec Rebecca, mais il est bien embêté par le fait qu’il lui ment depuis un moment. Elle ne sait pas le rôle qu’il a joué pendant la guerre, parce qu’il lui a dit avoir été mécano, et elle pense vraiment que Nick est mort. On sait déjà tout ça, et nous montrer que Jack avait des regrets ne suffit pas à me convaincre qu’il a bien fait. C’est important pour un personnage d’avoir des défauts, je ne dis pas, mais ceux de Jack, j’ai vraiment beaucoup de mal parce que tout le monde glorifie alors que vraiment, pas étonnant qu’il finisse alcoolique avec tout ça.

Pardon, je juge au lieu de critiquer l’épisode, et franchement, je n’ai jamais eu à vivre le quart de ce qu’il vit, alors je suis bien mal placé pour ça. En tout cas, le pote de Jack lui conseille de garder ses secrets vis-à-vis de Rebecca, pour séparer ses souvenirs de la guerre des souvenirs heureux qu’il est en train de créer.

Et il a la chance de pouvoir le faire quand Nick n’ose pas lui parler, observant simplement la bague de fiançailles de Rebecca à la lueur des phares d’une voiture. Nick rentre alors chez lui et enfouit à son tour ses souvenirs, avant de se noyer dans l’alcool.

On en revient alors dans le présent où Nick assure que son voyage n’était trois fois rien, quand tout ce contexte des flahsbacks nous montre bien tous les efforts qu’il a fait. Maddison se montre sacrément compréhensive avec lui, alors Kevin finit par stresser son oncle bien malgré lui en lui demandant comment il veut se faire appeler par les petits. Il a clairement envie de le voir prendre un rôle de grand-père, mais c’est trop pour Nick.

Il finit par appeler Cass, et c’est une bonne idée, parce qu’elle est capable de trouver les mots justes pour le convaincre qu’il doit rester et accepter l’amour que son neveu veut lui apporter. Elle a tellement raison… Mais du coup, Nick est dingue et décide d’aller papoter avec les bébés au beau milieu de la nuit. Il leur fait un sympathique monologue sur le premier homme qui a marché sur la lune et sur l’impossible devenu possible. Je vois en quoi la scène est censée être touchante et tout, mais je n’ai pas réussi à accrocher au point d’avoir les émotions souhaitées par l’épisode.

Il termine bien par contre avec Nick endormi auprès des jumeaux et des cadeaux qu’il a voulu leur faire, en les achetant à l’aéroport. Dans son livre, Kevin découvre que le marque-page de son oncle est la fameuse photo de Jack et Nick. Heureusement qu’on avait une bonne musique pour le générique de fin, parce qu’autrement, l’intensité n’aurait pas été la même, hein.

 

This is us – S05E10

Épisode 10 – I’ve Got This – 14/20
L’épisode arrive davantage à me convaincre cette semaine parce qu’il reprend un schéma plus classique et développe l’ensemble des personnages de la série de manière à peu près équitable. Cela manque parfois de liens entre eux, avec toute une partie de l’intrigue isolée, et tout n’est pas également intéressant, mais l’ensemble est assez solide. Cela fait toujours plaisir de les suivre !

Spoilers

Les repas de famille chez les Pearson sont parfois plein de tension, surtout quand Toby vient de perdre son boulot et que la mère de Beth squatte chez sa fille.

Screw the dress, the entire country is on sweatpants. What did I miss ?

Ils sont une famille, tous, ça y est ! L’épisode commence par ce qu’il me manquait lors du dernier épisode, à savoir des scènes où l’on voit les parents s’occuper des bébés qui viennent juste d’arriver dans leur maison. C’est franchement ce qui me paniquerait le plus en tant que nouveau parent, bien plus que le premier trajet en voiture… mais malheureusement, la série nous montre juste que c’est facile pour les parents de s’ajuster à cette vie épuisante.

On nous case même une bonne blague où Madison est juste une vache laitière, et c’était marrant. Tous les personnages qui baillent et qui sont fatigués, en revanche, c’était un vrai clin d’œil à ma propre fatigue, non ? Comment ça, les scénaristes ne me connaissent pas ?

J’ai adoré cette scène d’introduction sur Kate et Toby avec leur nouveau bébé, Madison et Kevin avec les jumeaux et Rebecca et Jack avec les triplés. Ça fonctionnait bien. C’était un peu tout ce qui fonctionnait sur moi pour les scènes du passé, parce que j’ai eu du mal à accrocher au reste des intrigues de Rebecca et Jack. Ce dernier se retrouve forcé de payer l’ensemble d’un dîner d’affaire à 230$ parce qu’il ne veut pas paraître trop pauvre… mais bon, il a trois enfants, allô, laissez-le en paix. Evidemment qu’il propose de mettre sa carte, mais évidemment que tu insistes et refuses. Ou tu payes discrètement à sa place quand t’es son pote ?

Il n’y a pas que les nouveaux bébés dans la vie, il y a aussi les un peu plus anciens : Kate est donc vue en train de s’occuper de bébé Jack alors que Toby passe ses entretiens en caleçon dans un salon transformé comme il peut en salle de réunion. C’est un véritable échec, mais c’est bien drôle à voir, et surtout le fait que son fond s’effondre ne dérange pas du tout le recruteur qui trouve son profil intéressant.

J’ai aimé cette scène, c’est vrai que la réalité du télétravail, c’est aussi ça. Et trouver un job en pleine pandémie, c’est horrible, évidemment. Toby développe clairement des complexes par rapport à tout ça, surtout qu’il se fait refuser salement par mail alors qu’on lui a dit qu’il était un des candidats les plus appropriés pour le job. C’est d’autant plus dur pour lui qu’il reçoit le mail au moment où il arrive à un dîner chez Kevin et Madison.

Kevin est couvert de cadeau, il est riche et il a un job de rêve – même s’il vient de plaquer un contrat, ouais. Il n’est pas super malin Kevin, à fumer un cigare avec Toby et craindre l’arrivé de son ventre de papa. Il parle à Toby, oh ! Je ne sais pas trop… Kevin a toujours eu un côté égoïste bavardant sans réfléchir, mais quand même, il y a des limites.

Les gouttes d’eau s’accumulent et finissent par faire déborder le vase de manière logique et prévisible. Ainsi, c’est en plein milieu du dîner que Toby pète un câble quand il se rend compte que Kevin lui parle d’avoir une maison où ils pourraient vivre ensemble et lui offre des sushis hors de prix. Il est absolument certain que Kate a tout dit à son frère, même s’il lui avait demandé de ne pas parler de ses problèmes de boulot. Bim, il les révèle du même coup dans une scène qui nous montre bien qu’il est hyper affecté par la perte de son job et son incapacité à en retrouver un. Il se sent inutile, j’imagine, et déprimé par sa vie qui prend un tour sombre en pleine pandémie. Le pauvre.

Le pauvre me fait de la peine, mais pas autant que Madison qui rate tout et revient en pyjama pour mieux découvrir la gêne autour de la table. Alors que Kate envisage de reprendre le boulot pour aider Toby qui vient de lui balancer qu’il n’avait pas été pris à son entretien, Kevin propose aussitôt une merveilleuse idée pour lui, où il envisage de payer une nourrice supplémentaire. Toby pose alors des limites claires et douloureuses à entendre pour Kevin : ils ont chacun leur propre famille. Oui, ils sont de la même famille, mais non, ils ne partagent pas l’argent ou les mêmes murs.

C’est difficile pour Kevin qui voit toujours sa sœur comme la personne la plus proche de lui, je crois, mais ça marche drôlement bien. Toby est absolument atroce sur ce coup-là, dans la manière de dire les choses brutalement à un Kevin et une Madison qui s’en prennent plein la tronche alors qu’ils n’ont rien fait, et Kate m’a fait de la peine aussi à devoir faire face à ça. Kevin sort les rames comme il peut ensuite avec Kate, puis avec Toby qui a quand même la présence d’esprit de s’excuser. C’est déjà ça de pris.

Et ça marche bien, parce qu’il a ouvert les yeux de Kevin et ça se termine bien pour tout le monde. En fait, Kevin est même prêt à envisager sérieusement d’enfin prendre le temps d’être en famille avec Madison et les jumeaux. Sans surprise, c’est le moment que Nick choisit pour revenir dans la vie de son neveu. Quand je dis que c’est sans surprise, c’est uniquement que ça ne pouvait pas être quelqu’un d’autre qui frappe à la porte après une telle réplique de Kevin.

Quant à Toby, il se fait à l’idée que Kate va reprendre un travail à l’école de musique de Jack, histoire d’avoir un complément financier. Je pense aussi que ça la tente bien, en vrai. Et surtout, elle a eu sa mère au téléphone pour lui donner cette fabuleuse idée. J’ai adoré la scène entre Kate et Rebecca. C’est tellement chouette de les voir enfin s’entendre au point d’avoir ce genre d’appel où Kate remercie sa mère d’avoir été capable de gérer les finances comme ça sans que jamais les triplés ne s’aperçoivent des difficultés financières.

Pourtant, il devait y en avoir un paquet avec des triplés. La solution de Rebecca de mettre 10% du salaire de Jack de côté est une bonne idée, mais je ne sais pas si ça suffit pour mettre à l’abri des innombrables dépenses qu’impliquent des jumeaux.

Enfin, pendant que tous les autres Pearson font ce qu’ils peuvent pour s’habituer aux nouveaux bébés, Beth est en train de tenter de s’habituer à sa mère. Celle-ci s’est installée chez eux pour un temps qui arrive à sa fin… mais va rapidement se prolonger. Et ça fait péter un câble à Beth qui se sent jugée en permanence et n’aime pas l’idée d’avoir sa mère qui fouine et met son nez partout. La pauvre.

Elle est clairement énervée par la présence de sa mère, et il est évident que celle-ci fait beaucoup d’ingérence après juste une scène où on la voit gérer les trois filles de Randall et Beth bien plus que ne le fait Beth. C’est l’avantage de la grand-mère, j’imagine ? En plus, Beth est débordée par la crise d’adolescence de Tess qui continue et Randall par le copain de Déjà qui vient le voir pour quelques conseils.

C’est plutôt chouette comme relation, jusqu’à ce qu’il confie à Randall que la mère de Janelle veut revenir dans la vie de sa fille. Et tant pis si ça déglingue la relation de Déjà, qui est déjà plutôt mal barrée quand on voit comment son copain s’occupe d’elle et passe plus de temps avec son beau-père. Forcément, Déjà découvre au beau milieu d’un repas de famille où Beth a voulu confisquer les portables de tout le monde que Malick envoie des SMS à Jennifer, son ex.

Cela lui fait assez de peine pour qu’elle quitte la table bruyamment. Au moins, tout ça, ça mène à une bonne scène entre Déjà et Randall, avec la fille qui s’inquiète du retour de l’ex de son mec. C’est plutôt chouette à voir, surtout que Déjà lui explique qu’elle est énervée surtout de voir que son père a une relation avec Malick qui lui fait oublier que Déjà est censée être sa priorité. Cela termine par une petite séance de bitchage de Jennifer sur Instagram.

En parallèle, la table du repas se vide peu à peu : Tess balance qu’elle est en couple avec sa meilleure amie Alex, qui est donc un peu plus que sa meilleure amie et qui a pour pronom « they » (je me demande comment ce sera traduit en français, ce pluriel neutre), même si sa mère refuse de se faire à l’idée. Les choses tournent encore plus mal pour Beth quand elle découvre que Tess a parlé de tout ça à sa grand-mère ; et sans surprise, Tess quitte la table, suivie par sa petite sœur qu’on congédie sympathiquement à coup d’ipad.

Beth s’en prend logiquement à sa mère qu’elle ne supporte plus, alors que pour une fois, elle ne disait rien : la mère a beau dire qu’elle ne juge pas, Beth ne la croit pas trop et la fait fuir de la table, parce qu’elle est odieuse. Pourtant, quand elle retourne lui parler alors que la mère fait sa valise, tout change : la mère lui avoue en toute logique qu’elle est juste envieuse de la vie de sa fille. Ben oui, la mère a une grande maison vide et sans bruit, où elle s’ennuie clairement.

Elle adore la vie dans la maison de sa fille, forcément. Beth décide donc d’inviter sa mère à rester vivre chez elle de manière illimitée. Quelle angoisse. Elle est motivée, tout de même ! Après tout, c’est logique : Randall ne peut pas protester après tout ce qui a été fait ces dernières saisons pour sa propre famille.

 

NCIS S18E10 (express)

Épisode 10 – Watchdog – 12/20
Après les scénaristes, c’est donc au tour de l’ensemble des personnages de m’apparaître détestables. C’est tout de même problématique, et ça commence à faire beaucoup en quatre épisodes… La fin tente de se rattraper, mais c’est un peu tard, on a compris qu’ils restaient vieux jeu sur la question des violences policières. Merci, non merci. 

Spoilers

Un camion militaire est dévié par un chien errant, ce qui suffit à faire intervenir le NCIS quand un missile se retrouve au beau milieu de la route.

Pfiou. Si l’intrigue avait tourné autour du missile, je n’aurais peut-être eu le même discours, mais cet épisode vraiment, quelle plaie ? J’ai eu l’impression de revenir dix ans en arrière avec cette intrigue qui nous montre la fidélité de l’équipe à Gibbs… Même quand il fait de la merde.

Juste après le mouvement Black Lives Matter et après tous les problèmes de violences policières gratuites démontrées aux États-Unis (et ailleurs…), je pense qu’il aurait pu être subtile de la part des scénaristes de proposer autre chose que toute l’équipe qui soutient Gibbs quand il passe à tabac un type qui, potentiellement, n’a rien fait.

Je n’ai pas accroché du tout au passage à tabac gratuit, et même s’il s’agit finalement d’un criminel (ce dont je n’ai jamais douté avec cette série), je n’approuve toujours pas le comportement de Gibbs. Ce dernier est donc plus révolté face à des chiens exploités que face aux petites filles enlevées il y a deux épisodes, hein. Il tentait de calmer Jacqueline, et là, il affirme à McGee qu’il ne regrette rien ? Envoyez-le en prison, franchement.

S’il n’y avait que Gibbs encore… Mais là, chaque membre de l’équipe apparaît sous son plus mauvais jour : Bishop veut mentir (alors qu’elle s’est prise elle-même un coup de Gibbs en plus), McGee affirme qu’il ne faut pas le faire… Pour finalement le faire, et Torres est prêt à détruire des preuves (qui sont finalement la clé de résolution de l’enquête) ? Non, ça ne me fait pas apparaître les personnages comme cool, au contraire. 

Je suis déçu par la tournure des événements donc et l’épisode est plutôt très prévisible une fois que l’on a compris qu’ils sont tous amoureux de chiens et prêts à beaucoup plus pour protéger les chiens que les soldats et humains. C’était étrange.

Je ne parle pas non plus de la victime du passage à tabac (n’en déplaise à Bishop insistant pour dire suspect quand elle n’a absolument rien pour l’affirmer) qui est littéralement sourde à ne pas entendre Bishop hurler à trois reprises sans qu’il ne l’entende, de Gibbs qui évacue sa colère (après Emily ?) comme ça ou de l’absence de conséquences très improbable juste parce que l’enquêteur a finalement des chiens lui aussi.

Sympa de savoir que le NCIS est si facilement manipulable, hein. Je ne dis pas que je n’aime pas les chiens et que j’approuve les combats de chiens, hein, juste qu’en 2021, j’aimerais une meilleure écriture du monde fictif qu’on nous représente avec ces personnages qui sont généralement peu raccord avec la réalité.

À quoi bon nous les présenter comme réels quand il s’agit des défauts, et comme héroïques dans les qualités ? Soit tu fais un effet de réel, soit tu fais du fictif assumé. Là, vraiment, l’épisode m’a fait lever les yeux au ciel. Et ce n’est jamais bon.

La fin rattrape heureusement les choses avec Léon qui est le seul à mettre Gibbs vraiment face à sa merde, parce que McGee n’a pas réussi plus tôt. Voir Léon protéger son agent, pourquoi pas. Le voir suspendre Gibbs, j’étais content. Je sais que ça ne va pas durer et que l’acteur veut rester dans la série, mais ça ne fait pas de mal que ça évolue comme ça et je serais partant pour le voir prendre sa retraite à la Ducky franchement… Lire la suite de « NCIS S18E10 (express) »