Perry Mason – S01E08

Chapter 8 – 15/20
Bon, ma foi, c’est une conclusion, mais c’est à l’image de la saison… Pas exactement ce que j’en attendais, avec des détours et avec des longueurs. Je pense que je viendrais quand même regarder la saison 2 parce que la conclusion propose de bonnes choses pour la suite. Pour autant, je peux déjà vous dire que la série ne va pas me manquer, du tout.

> Saison 1


Spoilers

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No one ever confesses on the stand.

Il est temps pour moi d’avoir le fin mot de cette histoire, enfin j’espère. La série étant renouvelée pour une saison 2, ils sont capables de s’arrêter sur un gros cliffhanger, non ? Vous l’aurez compris, j’ai écrit cette ligne avant le visionnage de l’épisode, hein. Mettons-nous donc à la critique !

On reprend l’épisode par la mère d’Alice s’inquiétant que sa fille ne soit plus là et que personne ne la retrouve malgré ses blessures. Elle-même est soignée par de nombreuses personnes qui l’entourent, parce qu’elle est quelqu’un d’important pour l’Eglise. Quant au bébé, il est toujours avec elle.

Après la désastreuse cérémonie de Pâques, Emily est chez Della, avec un coquard pourri et le problème qu’elle n’a pas de chambre pour elle. Pas de problème, Della trouve une solution facile : elle lui laisse sa chambre et elle dormira avec Hazel. Ben voyons. Emily déprime en tout cas de ne pas savoir où est son bébé, et il est pire pour elle de savoir que le cercueil est vide. Pour une mère super comme elle pense l’être, c’est violent de savoir qu’elle n’a même pas réussi à veiller sur son fils après sa mort. Décidément.

En tout cas, le procès peut reprendre, avec l’interrogatoire d’Ennis par Perry. La scène est vraiment bien faite, puisqu’elle révèle rapidement qu’Ennis est hostile au témoin, sans surprise, et est ponctuée de flashbacks pour nous révéler ses mensonges. Les flashbacks en profitent pour nous révéler enfin tout ce qu’il s’est passé et l’implication d’Ennis à toutes les étapes du processus de la mort de Charlie et de l’ensemble des gens impliqués – George, la prostituée, etc.

Au procès, Perry se fait plaisir, parce qu’il sait qu’Ennis est coupable et parce qu’il a de bons arguments, solidifiés par les preuves récoltées depuis quelques épisodes. Tout ça est excellent à voir, mais il va de soi que quoiqu’en dise Perry, il n’avouera pas ce qu’il a fait. Forcément.

J’ai ensuite eu du mal à capter tout ce qu’il se passait… pour moi, un énième flashback nous ramenait à la soirée de la veille où Perry a tout préparé, avec Della, Pete et Drake. Il est enragé dans cet épisode, c’est quelque chose de le voir si énervé notre petit Perry. Concrètement, toute l’équipe est divisée sur la marche à suivre. Della a bien l’idée de proposer à Emily d’être témoin, mais Perry s’y refuse, préférant voir Ennis à la barre pour tenter de le faire avouer ses crimes. Si c’est bien ce qu’il fait, c’est contre l’avis de Pete qui proposait plutôt de laisser tomber et conclure le procès comme ça.

C’est aussi contre les propositions de Della, qui insiste lourdement auprès de Perry, sorti s’isoler, pour lui dire que la meilleure solution est clairement de faire appel à Emily pour le procès. Perry est alors un bon connard avec Della, allant jusqu’à lui balancer sa liaison avec Hazel à la face. C’est la réplique de trop, qui la blesse énormément. Elle décide donc de se barrer, en lui préparant toutefois les questions du procès pour le lendemain, au cas où.

Drake reste bien silencieux pendant tout ça, regardant ce qu’il se passe. La série nous propose aussi une scène entre Drake et sa femme au téléphone, mais c’était tellement redondant par rapport aux épisodes précédents… On va dire que ça construit le personnage, mais c’est bien creux tout ça. En fait, c’est mon gros problème avec la série : les personnages sont construits autour de gros stéréotypes et clichés qui ne les approfondissent pas vraiment.

Le lendemain matin, Perry ne s’excuse pas auprès de Pete, mais lui donne un dernier job sur cette affaire, qu’on ne nous explique pas immédiatement. Le flashback s’éternisant, j’ai fini par me dire que nous n’étions plus dans un flashback. Après avoir revu la scène, je ne sais toujours pas : concrètement, ça semble être la soirée après l’interrogatoire d’Ennis, mais je ne comprends pas trop pourquoi il est question de mettre Ennis à la barre dans ce cas. La chronologie reste un mystère pour moi, donc, mais est-ce vraiment grave au fond ? Je sais ce qu’il s’est passé.

En tout cas, on a au moins un flashback allant jusqu’au 26 décembre, quand on est en avril dans la chronologie de la série. C’est l’occasion pour nous de découvrir qu’Emily est vraiment une bonne maman, même si son couple bat vraiment beaucoup de l’aile. Elle s’occupe ainsi de Charlie après une dispute avec Matthew. Ce flashback-là nous révèle finalement qu’il s’agit du témoignage d’Emily, appelée à la barre par Perry, sur les conseils de Della.

George est bien plus un amant aimant pour elle que son mari, Matthew. Son témoignage fait vraiment du bien à son cas : elle est touchante dans ses propos et son témoignage, qui aboutit à l’idée qu’elle est innocente, évidemment. Son seul amour dans la vie était donc son fils, et c’est pour cela qu’elle ne l’a pas kidnappée. Si la scène est belle et forte, cela n’empêche pas que le risque de la mettre à la barre est énorme. Elle n’a pas à parler qu’à Perry, en effet.

L’avocat de l’attaque se fait bien évidemment plaisir dès qu’il en a l’occasion. Tout ce que Perry a montré, c’est qu’à cause de sa liaison avec George, Charlie avait pu être enlevé : il a bossé avec les kidnappeurs pour s’assurer de distraire Emily assez longtemps pour que le bébé puisse être pris sans qu’elle ne s’en rende compte.

Emily est forcée de reconnaître que son amant est évidemment l’élément qui a provoqué l’enlèvement de son fils. Partant comme ça, elle a sa part de responsabilité selon l’avocat, et elle le dit elle-même qu’il a raison. Bonjour l’horreur pour la psychologie d’Emily qui se retrouve à assumer une nouvelle fois sa culpabilité alors que bon… elle a juste été manipulée la pauvre.

En partant du tribunal, quelqu’un de l’Eglise réussit à lui filer une lettre (avec une empreinte de pied de bébé) alors qu’Ennis vient narguer Perry. Ce dernier est dans l’abus total, n’hésitant pas à lui foutre un coup de poing bien senti dans la face. J’en étais content, ma foi.

Finalement, Perry passe sa soirée à préparer sa dernière prise de parole au tribunal, séchant complètement sur les derniers mots à apporter. S’il n’y arrive pas pendant un bon moment, sa dernière tirade est absolument parfaite une fois au tribunal. La série continue d’être sacrément bien écrite de ce point de vue-là, c’est déjà ça, surtout que c’est important pour une série sur un avocat. Perry insiste notamment pour montrer qu’Emily est innocente, malgré les attaques de l’avocat de l’attaque. C’est un beau moment pour la série, moment qui montre que Perry a bien trouvé sa voie sur ce coup-là. Cela finit même avec quelques larmes de Della, commençant à y croire.

S’il a de jolis derniers mots, il n’empêche que c’est à l’avocat de l’attaque de conclure le procès et de la déclarer coupable. Et une fois que c’est fait, il ne reste plus qu’à attendre longuement la décision du jury. Pour le coup, c’était moins long qu’une bonne partie de la série.

Pendant l’attente, Perry et Della ont le temps de continuer de renforcer leur amitié malgré la dispute précédente. Tout en lui apportant à manger, Della reconnaît qu’il est important d’être capable d’être odieux entre eux et de se pardonner s’ils doivent continuer à bosser ensuite. Autrement dit, la série prépare le terrain pour une saison 2. Soit. Les jurys mettent en tout cinq jours complets à délibérer, ce qui permet à Drake de démissionner et de refuser définitivement le pot-de-vin qu’on voulait lui servir le troisième jour. C’est étonnant sans l’être : après tout, sa hiérarchie est plus que décevante vis-à-vis du rêve qu’il faisait.

Le procès reprend alors, avec un mot du jury, précisant qu’il ne veut aucune interruption pendant qu’il lira à voix haute la décision du jury. Oh, on sent tout de suite que ça craint là, et ça ne manque pas. Pas de décision prise par le jury, trois semaines de procès, cinq jours de délibération et… un non-lieu. Ce n’est pas exactement ce que l’on attendait. Emily n’est pas coupable, mais elle n’est pas innocente non plus, alors tout ça n’est pas terminé. Pour un procès perdu d’avance, Perry s’en sort à merveille.

On en vient alors aux déclarations à la presse. L’avocat de l’attaque continue sa mauvaise foi et s’inquiète plus pour sa carrière politique, alors que Perry présente Della comme son associée. Pas sa secrétaire. Yeah ! Si j’ai beaucoup aimé ses déclarations et la scène qui nous le fait dire que ce n’est tout de même pas une victoire à ses yeux, j’ai détesté découvrir une autre scène nous montrant que Pete était en train de payer un jury. Je trouve ça décevant comme coup de la part de Perry, surtout pour la suite de la série. Il est aussi pourri que ceux qu’il combat. Et en plus, je ne peux même pas relativiser : même si c’est efficace, ça ne servait à rien car il y avait deux autres jurys qui n’étaient pas payés et ralentissaient quand même les débats.

Là-dessus, on enchaîne sur la révélation que toute l’équipe de Perry est au courant, y compris Drake, y compris Della. Du coup, il n’y en a pas un pour racheter les autres du côté de la morale ? Je comprends que Pete les lâche, même s’il ne le fait pas pour les bonnes raisons. En effet, Pete décide d’aller bosser pour le procureur qui s’appelle quand même Burger. Ca ne donne pas envie. Perry est déçu de cette trahison, parce qu’il comptait sur lui pour la suite de ses aventures. Finalement, il aura un ennemi, je pense, ennemi qui aura à faire face à Drake. Ouep ! Drake retrouve sa femme et son bébé, et tout va bien pour lui, du coup, maintenant qu’il a démissionné, il décide aussi de travailler en tant que détective pour Perry.

Bon, autrement, on en revient encore et toujours à la vente de la maison de Perry, mais ça ne m’intéresse toujours pas. Il décide d’aller jusqu’au procès plutôt que d’accepter la proposition de son plan cul, qui ne l’est plus, évidemment. C’est tellement détaché de l’enquête en cours que je ne sais pas bien pourquoi on insiste autant… La fin de saison ? Perry abandonne sa maison et son plan cul en échange d’argent, reconnaissant ses torts. Tout ça pour ça ? Une nouvelle fois, je trouve ça plutôt creux, surtout que ça n’a pas tellement eu d’impact sur ses décisions impulsives par ailleurs concernant le procès.

Bref, ça comble beaucoup de temps mais ça n’apporte pas de choses concrètes à la série… Même Alice avait un impact plus grand, je trouve. D’ailleurs, l’intrigue de l’Eglise a sa conclusion aussi, évidemment. Ainsi, Emily se rend à l’Eglise pour revoir celui qu’on tente de faire passer pour Charlie. Elle demande à le tenir, après avoir pris des nouvelles d’Alice, toujours pas revue et n’ayant jamais passé autant de temps sans sa mère.

Emily n’est pas débile : elle sait que ce n’est pas Charlie, et elle le montre bien à la mère d’Alice… Toutefois, elle accepte d’entrer dans le jeu et commence une nouvelle vie à écouter les sermons de la mère d’Alice, qu’elle suit carrément en tournée dans les États-Unis pour montrer son « fils » ressuscité. Sérieusement.

Alice ? Elle n’est plus blonde, plus dans l’Eglise et bosse désormais comme serveuse. C’est chouette, mais c’est un peu triste d’être venu regarder cette série aussi pour Tatiana Maslany alors qu’elle n’avait finalement pas tellement de choses à jouer. J’ai aimé la scène où Perry la retrouve et sa conclusion sur le fait que si, finalement, elle avait bien réussi à ressusciter Charlie… mais vraiment, l’actrice peut faire tellement mieux ! Au moins, elle devrait être libérée de cette série pour la suite de sa carrière, parce que je ne la vois pas revenir en saison 2. Pour quoi faire ?

Un autre qui ne reviendra pas en saison 2 ? Ennis ! Il se fait assassiner par ses partenaires… Et c’est tant mieux, ma foi. Désolé. Cela ne règle rien du tout en plus de le savoir mort : il y a toujours autant de gens véreux à combattre dans la police et tout… Comme l’a dit Perry dans l’épisode, et comme le disent les tribunaux américains : il faut trouver la vérité avant de rendre la justice. Pour le coup, la saison 2 devait donc toujours être composée de pas mal d’injustices.

L’avantage, c’est au moins que Della et Drake continueront de se battre contre certaines d’entre elles, puisqu’ils bosseront avec Perry désormais. Néanmoins, Della pose ses conditions pour bosser avec Perry ; notamment son ambition de devenir avocate. Et il a intérêt à payer pour ça. C’était peut-être le meilleur épisode de Della finalement, parce que j’ai beaucoup aimé ses scènes et la présence d’Hazel, bien plus acceptée par Perry. On nous confirme même qu’elle est mannequin main, que c’est pour ça qu’elle avait des gants tout le temps et qu’elle remplace enfin Myrna – alors que je pensais dans son premier épisode que c’était elle Myrna. Bref.

Si le trio va bosser ensemble désormais, c’est encore Hazel qui savoure le plus leur victoire en dansant de manière marrante. Et une fois la victoire fêtée, il faut se remettre au boulot avec l’arrivée au cabinet de Perry Mason (classe !) d’une certaine Eva Griffin. Je pense qu’on la reverra en saison 2, sans en être sûr, juste pace que son introduction est lourde, avec Della indiquant qu’elle ment sur son identité. Je reviendrai probablement pour en savoir plus – même si j’ai trouvé risqué de nous présenter une actrice dans ce rôle… Généralement, le casting n’a lieu que pour la saison suivante. On verra bien !

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EN BREF – Ce ne sera jamais ma série préférée et je regrette vraiment l’écriture de cette saison, avec cinq épisodes sur huit servant juste d’introduction. On dirait que tout a été fait pour être diffusé en une fois et être bingewatché – même si les épisodes sont longs, ça serait possiblement mieux passé avec un visionnage d’un coup. Malheureusement, sur HBO, ce n’est pas le cas.

Tout cela a donc donné l’impression d’être face à une série qui oubliait qu’elle était écrite en 2020 pour un public vivant en 2020, s’enfermant dans l’excuse de sa période historique pour accumuler bon nombre de défauts qui auraient pu être évités.

Je reviendrai peut-être en saison 2 malgré tout parce que les derniers épisodes m’ont davantage convaincu. Je suis attaché au personnage de Della, j’aime l’acteur interprétant Perry, qui a ses moments sympas (le voir s’énerver me rappellera toujours Kevin de Brothers & Sisters après tout, même si je ne comprends pas toujours ce qu’il dit quand il s’énerve et oublie d’articuler) et Drake a beaucoup de potentiel.

Puis maintenant que tout ça est introduit, ça ira possiblement mieux. On verra ce qu’il y a à voir en parallèle de la diffusion de cette seconde saison !

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> Saison 1

Perry Mason – S01E07

Chapter 7 – 14/20
Le rythme ralentit à nouveau dans cet épisode, parce que c’est l’avant-dernier et qu’il ne faut apparemment pas tout résoudre tout de suite. Malheureusement, ça se sent un peu trop que l’on procrastine pendant trois quarts d’heure. L’avantage, c’est que le dernier quart d’heure est fort en révélations et rebondissements et que le dernier épisode devrait être beaucoup plus intéressant ! L’inconvénient, c’est que je me suis encore trop ennuyé devant celui-ci et que je baisse volontairement la note, même si j’ai aimé la fin.

> Saison 1


Spoilers

107

It failed because he lacked faith.

Ah, mais dis donc, c’est déjà l’avant-dernier épisode ! J’avais l’impression qu’il en restait trois. Bon, ce n’est pas plus mal cela dit : même si j’ai aimé celui de la semaine dernière, c’est un peu une série que je regarde par défaut puisque je n’ai pas trouvé mieux en diffusion hebdomadaire en ce moment. Je sais, j’ai plein de choses à rattraper et je pourrais m’arranger pour me créer mon propre planning à la semaine, mais c’est comme ça.

Bref, tout ça, ce n’est pas la critique de l’épisode. Il faut dire qu’il commence par une longue scène peu passionnante et très, très lente. On y découvre Alice alors qu’elle n’est encore qu’enfant et commence à entendre des voix dans les champs, en plein désert où elle et sa mère sont en panne.

Elles sont secourues par un homme qui apprécie les trouver en panne sans argent : il peut ainsi négocier des remerciements donnés par Alice en personne. La mère sacrifie sa fille sans remords, parce qu’elle sait qu’elle n’a pas le choix et que Dieu leur a envoyé ce bon samaritain. Ah. Voilà qui est merveilleux comme passé, ça explique un peu mieux la folie à venir d’Alice, la pauvre.

Dans le présent, Alice et sa mère vivent toujours avec Emily, tout en continuant leurs activités. Du moins, en essayant : alors qu’Alice enregistre un récit en direct à la radio, elle est interrompue par un homme qui lui amène Robert, le paraplégique qu’elle a « soigné » il y a un ou deux épisodes. Loin d’être soigné, il est de retour dans son fauteuil roulant… Selon Alice, s’il n’est pas soigné, c’est parce qu’il manquait de foi, tout simplement ! C’est la solution à tout cette excuse, j’aime bien.

Même si Perry est avocat, il continue d’être sur le terrain dans cet épisode. On le retrouve de nuit avec Hicks, et très franchement, je n’avais pas compris qui il était la semaine dernière, donc j’ai mis un bon moment à accrocher à cette scène. Hicks finit par déterrer quelque chose devant Perry.

De retour au commissariat, Perry et Della sont aculés par la presse, alors que Della regrette de ne pas avoir eu plus de temps pour préparer les choses. Devant le tribunal, Perry se fait agresser aussi par une folle qui lui balance une substance non identifiée qui ne donne pas envie. C’est bien pour la crédibilité de Mason au tribunal, ça.

Emily est plus intéressée par la Bible que par son procès, et je la comprends un peu, parce que l’interview d’Hicks n’est pas bien intéressante et que j’étais légèrement comme elle à m’ennuyer devant las scène. Je sens bien qu’il a des informations clés, mais son histoire n’a pas réussi à m’accrocher. Il est encore et toujours question de l’argent de l’Eglise et des crimes commis par George.

L’interrogatoire d’Hick par l’avocat attaquant Emily vire à la catastrophe pour lui, histoire de mieux nous expliquer son intérêt dans l’histoire : il était comptable pour Radiant Assembly, qui avait plus de 100 000$ de dettes quand il l’a quittée. Et bien sûr, ce qu’il a déterré, c’est la preuve irréfutable de ce qu’il avance.

Le truc, c’est que cette somme correspond exactement à la rançon demandée pour récupérer le bébé… Nous y voilà, donc. Perry tient vraiment quelque chose et tout le monde s’en rend bien compte cette fois : la vérité est sur le point d’éclater… mais c’est encore trop tôt dans la série pour que ce soit le cas. Ainsi, les scénaristes nous ajoutent des cinglés qui débarquent dans le tribunal avec des fumigènes, histoire de bien marquer leur désaccord avec la folie d’Alice. J’ai beaucoup ri au moins !

Le problème, c’est que ce mini-attentat est révélateur des remous à venir durant le week-end : on approche en effet de la date prévue par Alice pour ressusciter Charlie. Emily est convaincue qu’elle reverra son fils au cours du week-end, alors qu’on sait bien que non hein (je ne dois pas croire assez, désolé Alice). Cela inquiète inévitablement l’avocat et Della de voir Emily s’obstiner dans cette voie et dire qu’elle ne pourra pas pardonner à la ville de l’avoir cru coupable d’un meurtre.

Inquiets, Perry et Della cherchent ainsi une solution. Si Hazel est celle qui a apporté les preuves de Hicks au tribunal, Della se retrouve au restaurant avec Ham qui semble flirter avec elle de manière insistante, profitant du fait qu’elle lui demande son aide pour faire annuler la résurrection (sous motif d’un trouble à l’ordre public).

Pour le coup, la série a réussi à me surprendre, et pas qu’un peu, en révélant ensuite qu’Ham est en fait homosexuel, en couple avec leur serveur. C’était assez inattendu, surtout qu’il connaît ainsi l’existence d’Hazel. Cela m’a bien fait rire. C’est toutefois un échec pour Della, malgré la confiance d’Ham, elle ne parvient pas à obtenir ce qu’elle veut pour cette fois-ci.

Pendant ce temps, Perry perd sa maison, parce que son plan cul la rachète pour le libérer de ses dettes. Euh… OK ? Vraiment, cette sous-intrigue m’aura fait chier tout du long… De son côté, Pete prend en filature un homme, mais il est si peu discret qu’il se fait vite surprendre et perd sa trace tout aussi rapidement. Je n’ai pas bien suivi de qui il s’agissait, ni quel impact ça pouvait avoir sur l’enquête, vu tout ce qu’il se passe par ailleurs pour enfin avoir des réponses.

En effet, on retrouve aussi Drake dans cet épisode, même si les scénaristes n’ont toujours rien à lui faire faire. Il rencontre Miss Nina, l’une des secrétaires du commissariat, qui lui refile le dossier Dodson en « cachette » dans un bar plein à craquer. Il continue ainsi son enquête, allant ensuite dans un hôtel pour savoir si Ennis et son collègue sont passés par là avec un bébé quelques mois plus tôt (ah, le temps passe vite dans la série, effectivement).

La gérante prétend ne pas s’en souvenir et n’avoir pas de registre, mais elle le fait uniquement parce que Drake est noir, c’est à peu près évident. Heureusement pour lui, la femme de ménage, latina, n’a pas le même biais raciste et lui apprend qu’elle se souvient d’eux. On avance. Grâce à ce témoignage, Drake comprend qu’Ennis a fait affaire aussi avec Madame Jin. Il balance tout à Perry, puis part en ville pour mener l’enquête.

Drake et Perry se rendent donc ensemble dans la maison close pour mener l’enquête. Cela ne va pas plaire à Ennis qui, de son côté, s’arrange comme il peut pour continuer à nettoyer les traces de son intervention dans l’affaire Charlie. On le voit ainsi commettre un meurtre de plus, celui d’un complice qui l’a aidé avec le bébé. Quel monstre, cet Ennis.

Il couvre bien ses arrières, en plus. A la maison close, Perry trouve une prostituée prête à lui parler et lui donner des informations, notamment sur celle qui aurait été s’occuper de Charlie à l’hôtel. Selon elle, la femme est morte. Elle n’a pas le temps d’en dire beaucoup plus qu’ils sont interrompus par des hommes venant tabasser Perry. Il n’est pas bien discret dans sa manière de mener l’enquête, malheureusement, ce qui fait qu’il est vite repéré.

Heureusement pour lui, Drake se doutait que ça allait se passer comme ça, et il peut ainsi lui venir en aide au moment où ça allait virer au drame. Armé d’un flingue, il fait assez peur aux hommes de main de Madame Jin, la gérante de la maison close.

Perry peut ainsi se rendre à la morgue pour retrouver la prostituée morte auprès de Virgil qui l’a effectivement reçue deux jours plus tôt. Le médecin légiste lui annonce alors qu’un bébé nourri au sein d’une prostituée aussi droguée qu’elle finirait par s’étouffer. Les questions de Perry ont beau être vague, le médecin comprend qu’il vient de découvrir la cause de la mort de Charlie. Ma foi. Voilà donc toute l’histoire : une sombre dette de l’Eglise, un policier véreux, une prostituée forcée de donner le sein au bébé, qui meurt d’overdose. Et le coup des yeux, c’était juste pour faire en sorte que Charlie paraisse vivant.

En parallèle, lors d’une cigarette partagée, Alice et Emily s’échangent quelques secrets. Emily était donc folle amoureuse de George, quelle surprise, et Alice semble douter d’elle-même. Elle veut entendre Emily lui dire qu’elle doute d’elle, elle aussi, mais ça ne marche pas spécialement. Tout ce qu’elle fait, c’est forcer Emily à demander si Alice lui ment…

Le lendemain, il est temps d’en venir à la résurrection, au cimetière. Il s’agit assez évidemment de la dernière scène de l’épisode, attendue depuis un moment. Perry essaie désespérément de prévenir Emily de ce qu’il a appris la veille, mais c’est en vain : elle est trop entourée par la foule en délire et par l’Eglise, à commencer par Alice et sa mère. Bien sûr, cette résurrection est un événement qui attire bien du monde, entre ceux qui y croient et ceux qui veulent voir l’échec d’Alice pour prouver qu’elle est folle.

Quoiqu’il en soi, Alice essaie donc de ressusciter le bébé, en entrant en transe et en ouvrant un cercueil dont probablement personne ne veut voir le contenu. Seulement voilà, ils veulent tous savoir si la résurrection a fonctionné, alors ils regardent tous… Problème : le bébé n’est pas dans le cercueil. Le tout vire à l’émeute, de manière prévisible. Alice fait un malaise, Emily veut juste être auprès de son bébé, Della s’enfuit juste à temps pour récupérer une voiture qui permet ensuite d’aller récupérer Emily et Perry. Ils sont attaqués, c’est le chaos tout autour d’eux, avec une baston qui éclate en plus entre croyants opposés au sujet de la folie d’Alice. Malgré tout, Della, Emily et Perry arrivent à s’enfuir, la mère endeuillée en larmes de ne pas être avec son fils, qui a disparu.

En parallèle, la voiture d’Alice et sa mère fait un détour sur ordre de cette dernière ne voulant pas suivre l’escorte prévue pour leur protection. Elles tombent alors dans une rue où est réunie une foule de personnes noires devant un bébé blanc. Aussitôt, la mère proclame la résurrection de Charlie Dodson, et on comprend qu’elle a tout manigancé, du cercueil vide au bébé retrouvé dans cette rue.

Alice s’enfuit logiquement devant la folie de sa mère, en courant, mais c’est trop tard pour la mère qui a déjà déclaré tout haut que Charlie est de nouveau en vie. Allons bon, ça va être dur de tout régler en un épisode… Je sens qu’il va durer 1h30 la semaine prochaine !

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Perry Mason – S01E06

Chapter 6 – 16/20
Donc si je résume, les cinq premiers épisodes servaient simplement à mettre en place ce qu’est censée être cette série depuis le départ ? Pas étonnant que ça paraisse long puisqu’on a eu l’équivalent des vingt minutes d’introduction de plusieurs séries en… cinq heures. L’avantage, c’est que cet épisode propose par conséquent un bien meilleur rythme dans les rebondissements et des répliques intéressantes, avec des personnages plus réactifs et une intrigue bien plus crédible. On avance, ouf !

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Spoilers

106

Find Emily Dodson guilty, because she is guilty.

Bon, j’aime me faire du mal, je continue et la série est renouvelée pour une saison 2, je sens que je vais continuer à souffrir un bon moment. En même temps, l’épisode de la semaine dernière était plutôt cool, alors j’ai bon espoir pour celui-ci, qui commence tout aussi bien. En effet, on reprend avec le début du procès d’Emily. Cela devrait être déjà plus intéressant : Perry Mason est connu pour être un avocat après tout.

Mr Barnes, l’avocat de la défense, est celui qui récite les premières répliques de l’épisode et qui accuse Emily face au jury. Pour le coup, il n’y va pas de main de main morte et affirme bien des mensonges pour enfoncer la cliente de Perry autant que possible avant même qu’il ne prenne la parole, dans une plaidoirie durant… deux heures. Ah, tout de même.

Malheureusement, une fois prêt à faire son propre discours, Perry montre clairement des signes de faiblesse par rapport à Barnes : il est bien moins prêt que lui, mais c’est tout à fait normal, c’est son premier cas. Et quel premier cas ! Sa première plaidoirie se déroule bien mal, puisqu’il s’étouffe… Tousser autant, c’est signe d’un empoissonnement pour Perry, mais personne ne semble s’en émouvoir outre mesure et c’est abandonné par la suite, alors même que l’on voit un gros plan sur sa carafe qui semble indiquer le problème – la carafe est vide, c’est le problème… mais tout de même, je trouve ça super étonnant comme manière de filmer les choses et de jouer ce moment où il s’étouffe.

Pas de poison, donc, mais non plus de percée fulgurante en faveur d’Emily. Après cet échec, on retrouve le héros chez Della, son nouveau bureau clairement. Hazel devient la secrétaire qu’était Della, alors que Perry devient EB. Il est obligé de confier le travail d’investigation et de regretter de ne plus pouvoir le faire. En tout cas, heureusement que Della est là pour faire le point et calmer les hommes qui bossent avec elle… Pour ne pas dire « pour elle ».

Le procès place Emily plutôt dans la merde : tout l’accuse aux yeux du public, mais il n’y a aucun vrai élément contre elle. Tout se joue sur la réputation facile à salir de l’accusée… Heureusement, c’est facile de faire exactement la même chose à son mari, Matthew. Perry n’hésite pas à y aller et le salir à son tour, faisant remarquer qu’il est un enfant illégitime et qu’il a caché son lien de parenté avec Baggerly à sa femme.

  1. Dodson s’énerve et ça ne donne pas une belle image de lui, parlant à plusieurs reprises directement à Emily pour l’enfoncer et dire qu’elle baisait – son mot, pas le mien – avec George pendant des mois… Pire, quand il demande si Charlie était vraiment son fils, je trouve qu’il s’accuse plus qu’autre chose : ça lui ferait un bon motif pour le kidnapping et la mort de son fils, à ce stade. Vraiment, il n’est pas un personnage que j’aime soudainement… Et je ne comprends pas pourquoi Matthew ne s’immisce pas dans cette faille pour gagner du temps.

Il aurait peut-être mieux fait, en plus ! En effet, le témoin suivant est Terrace Smith. Le problème de ce témoin ? Perry n’en a pas entendu parler avant, parce que le dossier a été donné à son prédécesseur, soi-disant. Et Emily non plus ne voit pas de qui il s’agit. Pas de bol, il s’agit finalement du gérant d’un hôtel dans lequel elle s’était rendue avec George pour vivre son adultère.

En soi, ce n’est pas bien grave… Sauf que pendant que ce charmant gérant matait ses clients sans qu’ils ne le sachent, il a entendu un bébé pleurer dans une chambre à proximité. Il s’agissait évidemment de bébé Charlie. Oups.

Emily ayant abandonné son bébé pour les plaisirs de la chair, ce n’est vraiment pas un retournement qui aide Perry. Il s’énerve donc contre sa cliente, en privé, parce qu’elle lui a caché des informations beaucoup trop importantes. Comme elle vit toujours chez Sœur Alice, c’est l’occasion d’une confrontation ensuite Perry et elle, qui a tout entendu. Si j’adore Tatiana Maslany dans ce rôle, ce n’est pas le cas de Perry qui lui demande de ne plus venir au procès car elle fait plus de mal qu’autre chose à l’image de sa cliente. Bim, voilà qui est fait. La conversation sur la foi était pourtant plutôt intéressante.

Lorsqu’il rentre chez Della, Perry est assommé de travail : inévitablement la défense décide de l’ensevelir sous les dossiers, ce qui est d’autant plus facile à faire qu’il a demandé lui-même à ce qu’on lui envoie les documents. On se croirait dans Suits, le rythme en moins. L’avantage, c’est que dans cet océan de dossiers, nos héros trouvent de nouvelles informations qui peuvent les aider.

D’abord, ils soupçonnent que George volait à l’Eglise finalement ; ensuite, ils trouvent des éléments qui pourraient être à charge contre Ennis. Malheureusement, ça signifie devoir enquêter davantage… Pete, le pote de Perry lui conseille cette fois d’utiliser la mâchoire retrouvée il y a quelques épisodes, malgré la promesse de Perry à Drake de ne pas utiliser cet élément. Pour Pete, c’est le seul moyen de venir en aide à Emily à ce stade du procès…

Perry s’en confie à sa copine, si on admet qu’elle est un peu plus qu’un plan cul, ce qui n’a pas toujours été évident, mais celle-ci ne voit pas le dilemme moral de la même manière que Perry, clairement. Le lendemain, Drake est en tout cas appelé à la barre, ce qui laisse Perry face à ce dilemme terrible : défendre Emily ou protéger Perry. Il hésite longuement, et ça se voit, y compris quand Barnes interroge Drake et fait en sorte qu’il aille dans son sens.

Au moins, Perry arrive plutôt bien à détruire l’argumentaire de la Défense. Malheureusement pour lui – et surtout pour Emily, il décide de s’arrêter pour ne pas exposer Drake face à sa hiérarchie et pour garder sa promesse. Il reste alors à explorer la piste du vol de l’argent par George. Della et Perry s’y collent, sans vraiment trop y croire. Cela mène à une scène plutôt amusante où ils fouillent les archives de l’Eglise, sans autorisation. Ils sont vraiment très doués à travailler ensemble, Della saisissant une opportunité fournie par Perry pour voler un document. C’est excellent à voir parce qu’ils parlent de vol et de voleur, alors qu’ils font exactement la même chose.

En parallèle, Drake reçoit une récompense pour ses mensonges par omission, alors que Ennis doit s’entraîner à être interrogé comme témoin. Par contre, Drake commence à culpabiliser vraiment de ne pas venir en aide à Emily. Il retourne ainsi auprès de Perry Mason pour lui venir en aide. La série fait enfin le travail que j’attendais désespérément qu’elle fasse depuis le début, mais ça paraît encore trop grossier désormais. Le discours sur le racisme dans la police, par exemple, aurait eu plus sa place dans certains épisodes précédents que dans celui-ci, où il ne sert à rien : on a déjà cerné le personnage de Drake et ses problèmes avec la hiérarchie ; là, on dirait qu’il tente juste de se justifier, sans qu’on ne lui demande rien… Et les gens qui se justifient sans raison, ils paraissent moins innocents que ce qu’est Drake.

En tout cas, Drake ajoute donc une enveloppe au carton des affaires envoyées par la Défense. Ce n’est pas tout à fait légal, mais qu’importe, ils peuvent tous les deux vivre avec cet acte si ça vient en aide avec Emily. C’est beau la culpabilité de Drake qui vient en aide à Perry. Les choses commencent donc à prendre une meilleure tournure pour l’équipe : Della et Pete continuent chacun l’enquête, dans l’espoir de trouver de nouveaux éléments.

Le problème, c’est qu’avant que Perry puisse prendre la parole au procès le lendemain, Barnes s’arrange pour que les témoins puissent voir les photos du cadavre de Charlie. En effet, c’est le médecin légiste qui est à la barre, alors ça paraît logique… Seulement, le procès paraît clairement à charge contre Emily quand on voit des retournements comme ça. Perry décide donc de faire un bon coup de poker, sortant enfin la mâchoire et la présentant comme un élément reçu dans les cartons de la défense.

Non, vraiment, pas exactement légal. Barnes réagit aussitôt et demande une consultation avec le Juge, ce qui laisse l’occasion à Perry de parler beaucoup trop fort à la barre en proximité des témoins. C’est ridicule. Perry fait des remous, là. Le juge n’apprécie pas du tout l’idée, alors il décide de faire en sorte que cette preuve ne soit pas reconnue comme une preuve pouvant être utilisée durant le procès. C’est un coup dur pour Perry, alors que Drake est forcé de mettre à l’abri sa femme. En même temps, Perry aurait pu jouer les choses plus finement : évidemment que ça ne passe pas !

Par chance, Della a eu plus de chance que lui dans son enquête. Elle a désormais des informations sur le vol par George et de quoi faire accuser le père de Matthew. J’avoue ne pas avoir tout bien suivi au milieu des noms qu’elle évoque, mais ça semble bon signe. Dans le même genre, Pete enquête sur Ennis et finit par trouver une information particulièrement croustillante, qu’on verra mieux développée dans le prochain épisode.

En attendant, au procès, ça se passe super mal pour Emily, surtout lorsqu’une gardienne de prison est interrogée. Si la gardienne faisait mal son travail de surveillance, elle témoigne sans hésiter qu’Emily a confessé le meurtre à Sœur Alice lors de sa visite, ce qui n’est pas exactement ce qu’il s’est passé. C’est en tout l’occasion pour nous de constater la violence de la presse et des manifestants… Tout cela ne fait pas perdre espoir à Emily pour autant : elle confie à Della qu’elle ne s’inquiète pas. Pour elle, Sœur Alice sera capable de ressusciter Charlie, et il ne sera plus question de meurtre. AH.

Dans tout ça, Ennis ne s’est pas pointé au tribunal, et ça énerve Gene Holcomb. Il pète littéralement un câble contre son partenaire et le confronte à coup de ferraille sur sa voiture. Ainsi, Ennis finit par avouer avoir été embauché pour faire quelque chose qui a un peu « dérapé ». C’est intéressant comme choix de mots, ça. Quant à Holcomb, il veut juste aider Ennis à continuer à tuer les témoins gênants, au cas où, pour éviter d’être éclaboussé par les dommages collatéraux. Ah tout de même.

Enfin, Sœur Alice, elle, continue d’avoir ses préoccupations : elle veut gérer l’Eglise seule, mais elle n’aime pas trop comment sa mère souhaite faire exactement la même chose et fuir face à la difficulté. Ce n’est pas exactement ce que prévoit la sœur, cependant, alors elle réaffirme son autorité sur sa mère. Mouais. Je sens que ça va mal tourner pour elle, cette affaire de résurrection !

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Perry Mason – S01E05

Chapter 5 – 15/20
Ah ben c’est malin, je prévois de dire plein de mal de la série et l’épisode qu’elle propose cette semaine est l’un de ses meilleurs ! On se sépare enfin d’un paquet de problèmes inhérents à la série pour insister sur le point de vue de certains personnages qui étaient sous-exploités et pour nous faire avancer un peu plus rapidement vers la fin de saison. Bien sûr, ce n’est pas si simple et on a encore pas mal de moments bouche-trous, mais il y a du mieux, vraiment.

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Spoilers

105

One day they’re just gone and you realize you’re never gonna see them again.

C’est reparti pour un petit épisode de Perry Mason, malgré tout le mal que je peux penser de la série et dont je parlerai plus longuement dans un article demain. En attendant d’en arriver là, il est temps de découvrir comment EB est retrouvé par Della… La pauvre n’était pas prête à commencer sa journée comme ça apparemment… Par contre, l’actrice l’était et elle est brillante dans cette scène.

Malheureusement, elle arrive bien trop tard pour venir en aide à EB. Elle retrouve son corps et comprend qu’il a fait une tentative de suicide. Il est inadmissible pour elle ou pour Perry que ce suicide soit connu de la presse. Ainsi, elle appelle le détective pour qu’il l’aide à arranger le corps de leur boss. Ensemble, ils le mettent dans son lit, en pyjama et cela permet à Della de faire comme si de rien n’était lorsqu’elle est interrogée.

Le seul problème dans tout ça, c’est que ça nous rajoute une intrigue qui va prendre une bonne partie de l’épisode, le corps d’EB devant être ramené à sa famille. Pas de bol, sa famille n’en a rien à foutre… Il y a de quoi regretter les gestes de Della pour s’assurer que l’assurance vie fonctionne ! Après, il ne s’occupait pas du tout de ses enfants et petits-enfants apparemment, donc bon, c’est mérité…

Au moins, l’épisode a l’avantage de nous forcer plusieurs scènes entre Della et Perry, et ça, c’est une bonne chose. J’ai trouvé ça plus agréable que le reste de la série ces scènes, surtout que ça permettait de mieux découvrir le caractère de ces deux-là, mais aussi un peu du passé de Della, dont je ne connais toujours pas la vie exactement. Les deux se rapprochent et passent une soirée à se confier leurs vies… mais finalement, au petit matin, Perry se barre sans attendre le départ de Della. Sympathique.

Il a son propre agenda en tête, se rendant chez une certaine Linda, qui vit chez Cheryl. Admettons, ce sont des prénoms qu’on connaît déjà. Perry lui apprend le décès d’EB et lui explique qu’il veut juste passer du temps avec son fils, même s’il est encore probablement un peu bourré. La scène est plutôt mignonne, mais on ne le voit pas vraiment avec son fils finalement.

La série se concentre surtout sur la relation qu’il a avec son ex-femme, sauf que c’est un peu tard dans la série pour nous faire aimer le personnage. C’est toujours nécessaire, par contre… En plus, on sent la rancœur de son ex-femme vis-à-vis de son métier, et on comprend rapidement que c’est la raison de leur rupture. Aussi civile soit-elle avec lui, elle le déteste encore et elle refuse de le voir rester pour le dîner, même si un certain Ed lui propose. Je n’ai pas réussi à savoir exactement qui il était, mais bon : nouveau mari de Linda ? Frère ? Avec cette série, je me méfie maintenant !

De son côté, Alice veut faire libérer Emily de la prison au plus vite pour pouvoir l’avoir avec elle lors de son prochain sermon. Elle sait très bien ce qu’elle veut et ce que Dieu veut soi-disant lui faire faire. Elle insiste ainsi pour avoir de l’argent, mais aussi pour qu’on lui amène des malades à soigner lors d’un sermon. J’ai beaucoup aimé voir Alice s’affirmer petit à petit et rembarrer sa mère au point d’obtenir ce qu’elle veut vraiment. Puis, bon, je ne suis pas objectif quand il s’agit de Tatiana Maslany, que voulez-vous ?

Emily est donc libérée grâce à Alice, ce qui fait que Della débarque pour lui trouver un nouvel avocat. Le problème, c’est que la Cour en a déjà nommé un, mais il a tout de l’incompétent, franchement. Della s’en rend immédiatement compte et fait ce qu’elle peut pour que ça change, mais elle ne peut pas y faire grand-chose : elle va devoir gérer ce Dillon… La pauvre. Enfin, les pauvres, parce qu’il est question d’Emily après tout.

Della est persistante et fait tout le travail qu’il faut comme toujours. Certes, le cabinet d’EB est payé jusqu’à la fin du mois, mais clairement, c’est elle qui le gère. Malheureusement, elle a beau être géniale, elle ne peut faire de miracle : personne ne veut récupérer le cas d’Emily qui ne peut que tuer des carrières.

En parlant de carrière tuée, Alice divise l’opinion publique et ça ne plaît pas tellement à sa mère. D’un côté, il y a des gens qui lui donnent toutes leurs économies pour l’aider et il y a des gens qui veulent toujours la tuer parce qu’ils détestent l’idée qu’elle prétende être un nouveau messie capable de réaliser des résurrections et autres miracles. Autre miracle ? Ouep, on nous présente notamment dans l’épisode un nouveau sermon d’Alice qui parvient à faire remarcher un homme qu’on lui présente pourtant en fauteuil.

L’émulation de la foule, le sermon endiablé d’Alice et surtout ses mots d’encouragements murmurés à l’oreille de manière particulièrement agressive si vous voulez mon avis font leur effet. Finalement, Alice finit par amener Emily sur la tombe de son fils, enfin. La scène est très violente et très belle du côté des émotions, mais pose aussi la question de la résurrection de Charlie et de la manière de procéder…

De son côté, Della continue d’essayer de trouver un remplaçant à Frank Dillon, tout en étant excellente dans son travail d’espionne : elle dissimule des preuves et écoute Dillon passer des coups de fils, histoire de savoir quelles sont ses vraies intentions. Elle est bien sûr aidée par sa copine également, parce que la série tient à cette percée, de toute évidence.

Elle tente autant que possible de faire revenir Perry au plus vite, mais il ignore tous ses appels pendant un moment, avant de finalement débarquer en soirée au bureau d’EB où il retrouve Dillon. Cela le fait rire de le voir là, mais il est un mauvais avocat aux yeux de Perry, ce que personne n’a envie d’être clairement. En effet, il se moque de lui, puis lui balance des livres à la tête pour le faire partir au plus vite car il n’aime pas l’idée de cet imposteur.

Une fois que c’est fait, il rejoint Della pour s’énerver face à l’injustice de cette situation et celle-ci, en le regardant se bourrer au whiskey et partir dans de jolies tirades d’avocat, décide de se servir du talent de son collègue pour leur affaire. Elle écrit aussitôt une lettre qui a pour but de mettre en action son nouveau plan. Della est tellement intelligente, c’est le moteur de cet épisode – et de la série, tout de même.

Perry et Della se rendent donc auprès d’Alice, sa mère et surtout d’Emily pour lui présenter le nouveau plan d’attaque… Son nouvel avocat sera Perry Mason lui-même. Il a deux semaines pour passer l’examen qui lui permettra de devenir avocat. C’est de toute manière le seul qui est prêt à défendre Emily, ou au moins le seul compétent. Alice conseille à Emily d’accepter d’être représentée par Perry, car c’est sa meilleure chance.

Della fait un bon bluff, mais il est révélé que Perry n’a pas vraiment de connaissance de la loi. En fait, il n’a rien étudié pour être avocat, et Della a fait semblant de lui trouver un mentor… Bon, il s’agit de Della, hein, ne vous inquiétez donc pas : elle lui trouve vraiment un mentor en la personne d’Hamilton Burger. C’est juste que Perry a deux semaines pour apprendre tout ce qu’il était censé avoir appris depuis plus d’un an selon elle.

Bizarrement, cela semble fonctionner : en fin d’épisode, on découvre que Perry prête serment pour devenir avocat. En parallèle, un autre cadavre est trouvé par la police, et ça nous permet de découvrir qu’Ennis a un comportement qui paraît aussi suspect à certains de ses collègues n’appréciant pas de l’avoir vu s’accaparer le corps du bébé pour en faire son enquête. Ennis attire les suspicions, et il s’en rend compte lui aussi, principalement lorsqu’il remarque que Pete est en train de le suivre.

Pete, c’est le collègue de Perry, et il gère plutôt bien la confrontation… même s’il finit par se faire acheter avec une gogo danseuse. Merveilleux. Il finit tout de même par donner ces informations à Perry, comme si de rien n’était.

Par ailleurs, on continue de suivre la vie de Drake à l’Eglise. Il y soutient sa femme qui dit pourtant le contraire de ce qu’il pense vraiment, puis l’emmène à la plage et… mais quel est l’intérêt de ces scènes ? J’aime beaucoup ces personnages, mais pour l’instant, soyons honnêtes, dans cet épisode, c’est principalement inutile. Oh, ça nous ramène encore et toujours du racisme quand la plage est soudainement fermée sans vraie raison par des policiers qui s’en contrefichent pas mal de savoir qu’il est policier lui aussi.

Finalement, tout ça sert surtout à nous montrer Drake renforcer ses rancœurs et sa colère interne, au point de faire en sorte que sa femme finisse par changer d’avis et lui proposer de gérer les choses comme il le souhaite désormais. Bon, ça tombe bien : il n’avait pas besoin de son autorisation pour déjà faire n’importe quoi comme il le souhaitait, mais bon. On verra au prochain épisode si ça apporte vraiment quelque chose.

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