Dix pour Cent, le film : Retrouvailles hilarantes sur Netflix… mais tellement prévisibles

Salut les sériephiles,

Cinq ans après la fermeture de l’agence ASK, Dix pour cent revient enfin avec un film disponible sur Netflix depuis le 10 septembre, 9h. Eh, j’étais au boulot, mais pas grave, je l’ai lancé après une réunion interminable et me voilà déjà sur le blog pour en parler, parce que j’ai plein de choses à en dire.

Côté scénario et sans trop en dire, Andréa s’apprête désormais à réaliser son premier long-métrage mais, à quelques jours du tournage, elle va progressivement faire appel à tous ceux avec qui elle travaillait autrefois. Près de deux heures de Dix pour cent, ça fait long, surtout quand je décide de lancer ça à pas d’heure, mais franchement, j’avais bien besoin de retrouver tout ce petit monde après cette journée très longue et cette soirée pas dingue. Et rien que la musique du générique m’a fait un bien fou : quel bonheur de la retrouver !

Je vais pourtant beaucoup râler dans cet article, parce que le film est très loin d’être parfait. Les répliques sont toujours aussi efficaces et cinglantes, le casting retrouve immédiatement l’énergie de la série et j’ai parfois ri aux larmes comme à l’époque, mais le scénario est au mieux prévisible, au pire franchement poussif. Beaucoup de développements se voient venir très longtemps à l’avance et j’ai régulièrement eu la sensation que certaines situations sonnaient un peu faux, ce qui m’a surpris parce que je n’avais pas ce souvenir de la série – quoique, peut-être un peu plus sur la fin. En revanche, le simple plaisir de retrouver Andréa, Noémie, Gabriel, Mathias, Camille, Hervé et Arlette fonctionne complètement.

Il y a donc plein de défauts, je vais passer énormément de temps à les pointer du doigt, mais Dix pour cent : Le film a quand même réussi à me sauver la soirée (et empiéter sur ma nuit, hum). Merci pour ça.

Spoilers

Comme d’hab, c’est écrit au fil du visionnage, puis remis en forme comme j’ai pu malgré la fatigue.

Cinq ans plus tard, des retrouvailles parfois forcées

Pas ouf de retrouver Hervé comme ça, dès le début, pour relancer les choses. J’aime plutôt bien l’idée d’une introduction qui nous raconte rapidement ce que tout le monde est devenu depuis la fermeture d’ASK, parce qu’il faut forcément combler cinq ans et remettre les personnages en place, mais ça n’a pas tellement pris pour moi de l’avoir qui nous parle face caméra. Le procédé est un peu mécanique et je ne sais pas si le surjeu de Nicolas Maury aide vraiment dans cette scène, même s’il me fera énormément rire plus tard. Ce résumé pose au moins efficacement la nouvelle situation : ASK n’existe plus, tout le monde a continué sa vie séparément et Andréa essaie désormais de passer derrière la caméra.

Elle réalise seulement son premier film après cinq ans quand Noémie a déjà sa propre série ? J’ai un peu tiqué, je l’avoue. Bon, Noémie à la tête d’une série avec plein de produits dérivés improbables, ça me tue déjà suffisamment pour que je pardonne à peu près tout, cela dit.

Au contraire d’Hervé, retrouver Andréa totalement débordée est en revanche exactement ce qu’il fallait faire. Elle n’est plus agente, mais elle reste incapable de faire quoi que ce soit à moitié, veut contrôler chaque détail et semble toujours persuadée qu’elle pourra résoudre toutes les catastrophes en étant tyrannique. Camille Cottin retrouve immédiatement le personnage et les balles perdues sont déjà très bonnes, très cinglantes.

Cependant, cela sonne un peu faux côté histoire et c’est d’autant plus étrange que je pensais en fin de saison 4 que réunir tous les anciens d’ASK serait justement la chose la plus simple à écrire. Andréa prépare un film, ça part mal, elle a besoin de ses anciens collègues : voilà, sur un post-it, ça fonctionne très bien. Pourtant, le scénario donne régulièrement l’impression de devoir trouver une raison à chacun d’être là, et certains retours semblent plus forcés que je ne l’aurais imaginé. Le film repose énormément sur le plaisir que l’on éprouve déjà à revoir les personnages plutôt que sur la manière dont il organise réellement ces retrouvailles.

C’est aussi (et surtout) pour ça que je ne trouve pas du tout que Dix pour cent : Le film puisse servir de porte d’entrée à quelqu’un qui n’a jamais regardé la série – et ça se sent très, très vite, dès le début. Je trouve ça un peu dommage : un long-métrage Netflix aurait justement pu permettre à un nouveau public de découvrir l’univers tout en offrant aux fans toutes les références attendues. Ici, il vaut mieux connaître ASK, StarMédia, les anciennes relations entre Andréa et Gabriel ou entre Mathias et Camille, savoir qui est Noémie et avoir déjà suivi les histoires de couple de tout le monde… Sinon on perd beaucoup de l’intérêt du film et des gags.

Bref, je m’égare de la critique : Andréa découvre rapidement que Laurent Lafitte tourne un autre film en même temps que le sien et la situation dégénère immédiatement. Toute la scène où Mathias et Jérôme (j’ai failli mal le prendre que ce personnage porte mon prénom quand on voit les répliques que ça mitraille ensuite) commencent à parler à sa place avant qu’elle ne balance son « boys club » fonctionne très bien et, franchement, merci encore à cette série d’avoir fait exister pour le grand public un personnage comme Andréa Martel. Elle peut être brillante, odieuse, égoïste, touchante, totalement de mauvaise foi et extraordinairement vive dans la même scène sans que l’écriture ait jamais besoin de s’excuser de la rendre aussi compliquée. Camille Cottin a évidemment beaucoup à voir là-dedans et pfiou, que c’est génial.

Mathias qui se fait larguer par une cliente après une manipulation d’Andréa et qui la voit récupérer Camille comme agente ? J’ai aimé, notamment parce qu’Andréa continue à utiliser absolument tout le monde pour régler ses propres problèmes, mais c’est sacrément rapide. Le film a beaucoup de personnages à remettre en mouvement et cela se sent : une intrigue qui aurait probablement occupé une bonne partie d’un épisode est parfois réglée en quelques minutes pour pouvoir passer au suivant.

Ce qu’on veut, pas ce dont on a besoin

Dans le même genre, le cœur de la série était de voir les agents gérer des caprices de stars, ce qui permettait les guests. Centrer le film sur Andrea et son film, ça met ce côté-là à la poubelle. Les guests stars sont incroyables, mais n’ont plus la même raison d’être. Ainsi, la scène avec Eva Longoria, je ne l’avais absolument pas vue venir et ça m’a fait rire, mais ça montre bien la limite de ce film. Pour moi, c’est vraiment là que Dix pour cent retrouve son concept avec le plus de facilité : faire apparaître des célébrités en versions légèrement décalées d’elles-mêmes et jouer avec tout ce que l’on sait déjà de leur image publique. Le film peut se permettre quelques guests complètement absurdes et il en profite bien, mais j’aurais peut-être préféré que le cœur de l’histoire soit là, quitte à passer moins de temps avec les personnages que j’adore. Pour reprendre une expression utilisée à foison aux USA, ce film nous donne ce qu’on veut (beaucoup d’Andrea et Noémie), pas ce dont on a besoin (les histoires des guests et des agents, c’est ça le cœur de la série) ; alors que d’après les scénaristes, une série doit nous donner ce dont on a besoin, pas ce qu’on veut.

Bien sûr, ne vous méprenez pas, j’ai kiffé quand même, hein, surtout parce que… Laure Calamy et Camille Cottin, quoi. Je vous aime tellement (on sait jamais, si elles passent par là). Elles sont parfaites et portent le film. Tout le casting fonctionne et chacun retrouve son personnage en quelques secondes, mais elles volent quasiment tous les moments du film et j’ai l’impression que c’est encore plus visible ici que dans la série. Andréa récupère naturellement une grosse partie des meilleures répliques, tandis que Noémie peut passer de relativement normale à un pétage de câble complet en une demi-seconde : Laure Calamy semble prendre un plaisir fou à la retrouver.

Je suis aussi très content de retrouver Noémie et Mathias toujours ensemble et évidemment en train de traverser une énième crise. Cela me fait vraiment plaisir qu’ils soient encore là, ensemble et dysfonctionnels exactement comme avant, surtout que les pétages de câble permanents de Noémie m’avaient beaucoup manqué (pas faute de voir tous les films de Laure Calamy au ciné à chaque fois). C’est aussi une excellente idée de montrer qu’elle est restée aussi pote avec Hervé. Il me tue toujours avec son surjeu – et, au passage, j’aurais vraiment adoré que Nicolas Maury se trouve davantage de rôles aussi marquants après la série –, mais cette amitié entre eux paraît presque être l’une des choses les plus naturelles du film.

Du côté d’Andrea, la dispute autour de la garde de Flora entre Andréa et Colette est ainsi triste, mais tellement prévisible ! Dès qu’Andréa se laisse engloutir par son film, on sait parfaitement que sa vie privée va en payer le prix. C’est un peu triste pour elle. Heureusement, Andréa me tue et continue d’enchaîner absolument toutes les meilleures répliques. « Il est pas nazi, il travaille juste pour le IIIe Reich » ; « Son club de lesbiennes qui fait du vélo, c’est pas une secte, peut-être ? »… Mais qui écrit les répliques d’Andréa, putain ? C’est parfois simplissime et évidemment pas révolutionnaire sur le papier, mais l’aplomb du personnage, la vivacité d’esprit qu’on lui offre, le timing et surtout le ton de Camille Cottin en font un combo gagnant à chaque fois. Qu’est-ce que ça me manquait !

Gags et guest-stars à foison : on retrouve bien la série quand même

Bref, les balles perdues (quoique pas toujours) continuent ainsi de pleuvoir. Gérard Depardieu et Tibo InShape ? Le gag est très simple, mais ça marche parfaitement. Dans le même genre, Andrea, à propos de Gabriel, qui nous sort tout naturellement « Plutôt crever que de lui filer 10 % » est un rappel efficace du titre de la série et de sa justification, ma foi, et ça fonctionne. Ce n’est d’ailleurs pas la seule petite référence destinée à ceux qui étaient déjà là : j’aime beaucoup Andréa qui appelle Jean Dujardin simplement pour obtenir un rendez-vous avec George Clooney.

Et oui, George Clooney est dans le film. Là encore, ça m’a rappelé ce que faisait la série… La scène est d’autant meilleure que Noémie débarque évidemment en plein milieu du rendez-vous pour commencer à critiquer son dernier film devant lui avec son accent incroyable ; histoire de détruire toutes les chances qu’il accepte le film d’Andrea – l’exact inverse de ce qu’elle voulait. Laure Calamy est extraordinaire pendant toute la séquence et Camille Cottin en franglais n’est pas beaucoup mieux : rien ne vaut le « it’s horrible » d’Andréa. Toute l’histoire de l’huile d’olive est géniale à regarder même si, une nouvelle fois, le gag va exactement là où on pense qu’il va aller…

C’est vraiment le truc qui revient sans arrêt tout au long du film : beaucoup de choses sont trop prévisibles dans l’écriture du film. Le gag de l’huile d’olive, les crises de couple, les ex qui vont se rapprocher pendant le tournage… J’ai l’impression que ce n’était pas aussi marqué dans la série. Les épisodes avaient probablement aussi plus de facilité à nous emmener ailleurs parce qu’ils pouvaient se concentrer sur quelques intrigues et quelques guests à la fois, quand le film doit réunir tout ASK, raconter un tournage et trouver une petite place (parfois trop petite, d’ailleurs) à chacun en moins de deux heures.

On nous parle d’ailleurs à mon goût un peu trop de StarMédia sans en provoquer la chute et Élise est toujours aussi détestable, mais la manière dont Andréa arrive à obtenir tout ce qu’elle veut de Gabriel sans trop de difficulté fonctionne parfaitement. Cinq ans de silence entre ces deux personnages, c’est tellement triste pour eux ! Leur amitié faisait partie des choses que j’aimais le plus dans la série et je leur en veux presque de les avoir séparés aussi longtemps, même si je suis aussi très content de ne pas avoir eu à subir cette séparation à l’écran.

Quelques scènes suffisent heureusement à remettre leur dynamique en place. Gabriel s’écrase encore et toujours face à Andréa, qui sait parfaitement comment lui parler et comment le manipuler, mais c’est aussi ce qui rend leur amitié assez belle : il peut bien avoir refait sa vie professionnelle loin d’elle, il répond toujours présent quand tout commence à s’écrouler. Andréa qui le rappelle terrifiée par les conneries de son acteur fonctionne d’autant mieux qu’on retrouve immédiatement ces années où elle pouvait débarquer dans son bureau avec une catastrophe et repartir en lui en laissant la moitié. Et puis là encore : Gabriel qui rapplique à cause des folies d’un acteur, c’est le principe de la série, quoi.

Arlette, elle, apporte tranquillement ses conseils comme si aucune année n’était passée. J’aime énormément que le film ne cherche pas à en faire trop avec elle : quelques interventions de Liliane Rovère suffisent pour retrouver ce personnage tellement atypique qui peut rester en retrait très longtemps avant de sortir exactement la phrase dont quelqu’un avait besoin.

Quand le tournage part complètement en vrille

Puis le tournage commence et, franchement, le film devient beaucoup plus amusant : la comédie est clairement bien plus assumée. Dès le premier jour, le premier baiser entre les deux acteurs tourne mal et se termine avec un nez défoncé. Andréa comprend immédiatement qu’elle va devoir gérer bien plus que le simple tournage de son premier film, appelle Gabriel en panique et Hervé finit par se retrouver en « chasseur 2 », merci Noémie. D’ailleurs, Hervé complètement à contre-emploi avec un flingue qui commence à s’inventer toute la vie de Germain, chasseur 2 ? Cela fait un très bon humour, tout de même. On n’est pas au stade du couteau dans le dos sur le t-shirt (très probablement le plus gros fou rire télévisuel de ma vie), mais j’adhère complètement.

Noémie trompe aussi Mathias avec Malik de l’équipe technique juste avant que Mathias ne débarque – et Malik disparaît ensuite du film ?? C’est tellement français, ce coup de la tromperie dès qu’un couple traverse une crise, que j’ai levé les yeux au ciel. Heureusement, toute cette intrigue permet d’arriver à « Vous êtes l’agent du sanglier ? » et à ce dialogue génial du « Je crois qu’il a une copine. » / « Je sais, c’est pas grave. » / « Got it. »… Ces blagues me font pardonner les situations pas bien crédibles. Et le « Got it », ils veulent clairement l’imposer comme catchphrase, non ?

Le rythme du film devient assez fou ensuite et je n’ai pas vocation à tout résumer ici parce que c’est déjà très long comme article et qu’il est une heure du matin, en vrai. Les acteurs qui s’écharpent, les agents qui tentent de reprendre leurs vieux réflexes, le tournage qui part dans tous les sens : c’est là que Dix pour cent : Le film me semble enfin trouver réellement son énergie – très différente de la série. La course-poursuite de Vincent par Laetitia est brillante et, très franchement, je me demande encore si la chute que l’on voit au milieu était prévue tellement elle paraît naturelle.

Ah oui, le duo Laetitia Casta et Vincent Macaigne : ça fonctionne bien, même si j’ai l’impression qu’on aurait pu leur donner plus. Laetitia Casta lorsqu’elle explique qu’elle est Laetitia Casta et que les flics ne la croient pas, c’est tout simple mais très bien pensé. Même chose quelques instants plus tard avec « Et un taxi ? » « Ben c’est à 800 km ». Je meurs. Ce sont vraiment ces petites situations ou répliques absurdes, parfois complètement évidentes, qui font tenir une bonne partie du film.

Et comme si ce n’était pas encore assez le bordel, la rivière finit par déborder pendant le tournage. Andréa insiste évidemment pour continuer ; les scénaristes s’éclatent : la séquence devient totalement folle et je n’ose même pas imaginer la galère que cela a dû être à tourner. J’ai fini par rire aux larmes face à certains gags alors que, du point de vue d’Andréa, tout ce qui se passe est juste profondément triste.

Le coup de l’assurance moldave derrière est incroyable comme twist et est très bien géré. Le message d’Arlette qui demande tranquillement comment va le film et si Andréa est contente arrive évidemment au pire moment possible et m’a achevé. Pauvre Noémie aussi, en vrai, qui doit gérer toutes les catastrophes les unes après les autres puis finit par s’en vouloir d’avoir ruiné le film d’Andréa. Elle n’avait pas forcément besoin d’aide : Andréa arrive déjà très bien à le ruiner toute seule.

ASK reprend du service

C’est sans doute dans cette énorme accumulation que le film retrouve finalement le mieux ce que j’aimais dans la série. Dix pour cent, c’était aussi des gens plutôt bons dans leur travail qui passent leur temps à essayer de résoudre un problème en créant deux nouvelles catastrophes et qui doivent ensuite courir partout pour empêcher que tout s’effondre. Le décor a changé, mais le tournage d’Andréa permet finalement aux anciens agents de retrouver exactement leurs vieux réflexes – et une fois n’est pas coutume, c’est Camille qui rapporte ça dans la série.

Quand tout ASK finit par converger sur le film, forcément, ça fonctionne complètement sur moi. C’est même là que j’ai commencé à pardonner beaucoup plus facilement tout ce qui m’avait gêné jusque-là parce que, merde, c’était juste trop bien de les revoir tous ensemble. Ils n’ont pas réussi à sauver leur agence, mais ils peuvent encore se réunir pour sauver le film d’Andréa.

J’aurais simplement aimé voir davantage Camille parce que ses scènes sont géniales et que c’est finalement elle qui arrive réellement à relever Andréa lorsqu’elle est au fond du trou. « Il faut faire ce qu’on sait faire, négocier avec le réel. » Merci Camille. Cette phrase colle tellement bien à tout ce qu’a toujours été Dix pour cent : on ne contrôle jamais vraiment les acteurs, les tournages, les producteurs, les contrats ou les sentiments des autres, mais on peut tenter de négocier avec ce qu’on a devant soi et trouver une solution suffisamment bonne pour continuer. C’est simple, c’est efficace et ça mène à une conclusion marrante.

Ceci étant dit, même la fin ne sauve pas tout le film. La révélation finale autour d’Arlette est quelque peu téléphonée, par exemple… mais pourquoi pas ? Elle a toujours été un personnage tellement atypique pendant les quatre saisons qu’il y a quelque chose d’assez logique à ce qu’elle continue d’avoir une carte cachée au moment où tout le monde pense connaître la fin de l’histoire.

Tiens, la fin, justement : le strip de Noémie, la grande joie de tout le monde quand ils comprennent que le film peut être sauvé… ça marche bien. Est-ce que c’est subtil ? Pas tellement. Est-ce que ça me dérange encore à ce moment-là ? Plus vraiment. Je voulais voir ASK réuni et le film finit par me donner exactement ça.

Mais quand même, ça manque d’infos sur ce qu’est devenue Camille, même dans sa vie perso… Je suis frustré.

Un film finalement sauvé par la nostalgie ?

Les images du générique de fin sont également très chouettes avec toute l’équipe qui se retrouve à Cannes pour le film d’Andréa. C’est particulièrement malin d’utiliser les images du casting de Dix pour cent ensemble au Festival de Cannes en mai 2026 (pour lancer la promotion du film Netflix). En vrai, utiliser cette réalité pour prolonger la fiction brouille encore davantage la frontière entre les deux, exactement comme la série l’a toujours fait avec ses acteurs invités.

Bon, j’ai quand même beaucoup de mal à croire que le film d’Andréa puisse devenir un tel succès après tout ce qu’on vient de voir et avec une affiche si basique.

C’est finalement assez amusant parce que Dix pour cent : Le film fonctionne, mais uniquement parce qu’il capitalise sur le fait qu’on connaît déjà les personnages et qu’on a envie de les retrouver. Les acteurs sont géniaux, on s’accroche à eux, ils nous ont manqué et on en veut encore, alors évidemment qu’on revient pour le revival. Je ne pense vraiment pas que ma soirée soit si drôle et efficace grâce à la qualité de son intrigue : c’est surtout la nostalgie et l’affection accumulée pendant quatre saisons qui portent le film. Et pourquoi pas, après tout ?

Il y a quand même deux grands absents dans cette réunion, et c’est vraiment dommage : Sofia et Hicham. Le cas de Stéfi Celma est d’autant plus frustrant que son retour avait initialement été prévu : elle avait accepté de reprendre le rôle de Sofia avant de décliner finalement le projet pour des raisons personnelles ; alors même que Fanny Herrero a expliqué que le rôle avait déjà été écrit pour elle. Assaâd Bouab a quant à lui choisi dès le départ de ne pas revenir pour pouvoir se consacrer à d’autres projets – cela dit, il me manque un peu moins.

En vrai, il y a donc plein de défauts et je critique beaucoup, mais le film a un peu sauvé ma soirée qui n’était pas dingue et avait été bien pourrie par le taf. C’était un tel plaisir de revoir ces personnages ensemble – et même simplement de les revoir tout court – que je ne peux pas ressortir vraiment déçu de ces deux heures. Laure Calamy et Camille Cottin sont incroyables, les dialogues ont encore régulièrement cette capacité à me tuer avec trois mots et, même quand je voyais arriver les gags de très loin, j’ai énormément ri.

J’aurais aimé un développement un peu différent, peut-être quelque chose de moins mécanique et de moins prévisible, de plus raccord avec ce qu’était la série… En fait, j’aurais aimé une nouvelle saison, tout simplement. Je sais que les acteurs – et les actrices surtout – ont désormais des emplois du temps complètement intenables et improbables. Je suis évidemment très content de retrouver Camille Cottin et Laure Calamy dans plein d’autres films au cinéma, mais cela ne remplace pas Andréa et Noémie ; ni les dynamiques entre les persos (tiens, c’est ça qui manque pour Camille : de vraies interactions avec un seul perso à la fois). Une nouvelle saison n’arrivera probablement jamais, et il a déjà fallu réussir à réunir tout le monde pour ce film, mais il y a forcément moyen de refaire quelque chose un jour. En attendant, merci Netflix pour ces petites retrouvailles.

Et vivement le prochain film de Laure Calamy !
Les photos de cet article sont toutes des affiches et photographies promotionnelles – ©Netflix.

Dix pour Cent : comment se terminait la série avant le film Netflix ?

Salut les sériephiles,

Le film Dix pour Cent arrive sur Netflix jeudi et il y a un petit problème : la série s’est terminée il y a quasiment six ans. Six ans ! Je me souvenais évidemment de l’essentiel, mais en retournant lire mes critiques de l’époque, je me suis bien sûr rendu compte que j’avais oublié pas mal de choses. Et comme je suppose que je ne suis pas le seul, petit point rapide avant de retrouver tout ce petit monde génial.

Pour rappel, Dix pour Cent suivait les agents d’ASK, une agence artistique parisienne chargée de gérer les carrières (et surtout les crises) de leurs (vrais) comédiens. C’était un savant mélange entre guest-stars de prestige et personnages hyper attachants, cette série. Pendant quatre saisons, on avait donc suivi les galères sentimentales, familiales et professionnelles d’Andrea, Mathias, Gabriel, Arlette, Camille et les autres – impossible d’oublier les petites mains qu’étaient Hervé, Noémie et Sofia par exemple. La saison 4 poussait surtout l’agence dans ses derniers retranchements, avec de plus en plus de concurrence, de tensions internes et la menace très concrète de voir ASK disparaître…

Attention, le reste de l’article spoile assez logiquement la fin de la série… mais je ne dirai rien du tout sur le film en revanche car j’ai évité la majorité de la bande-annonce pour me garder la surprise (j’ai si peur d’être déçu !).

Déjà, le point le plus essentiel à retenir du dernier épisode, c’est qu’ASK fermait ses portes pour de bon. Pas de sauvetage de dernière minute dans le final : Andrea (l’inégalable Camille Cottin) finissait par laisser Jean Reno partir chez Star Media, signant au passage la mort de l’agence. Elle annonçait aussi vouloir arrêter son métier d’agent, ce qui était quand même énorme pour elle après quatre saisons à ne vivre quasiment que pour ça. Côté perso, elle avouait enfin à Colette qu’elle l’aimait toujours, mais sans lui promettre de changer pour autant. Bref, leur avenir restait assez flou et j’espère que le film saura nous dire ce qu’il en est !

Camille, de son côté, n’avait clairement pas prévu d’abandonner le métier. Elle voulait monter sa propre agence de jeunes talents et Mathias finissait par la rejoindre avec Arlette : CAM était donc née, ou presque… Je suppose que le film pourra partir de là. Mathias avait aussi décidé de produire un film avec Noémie, devenue sa compagne. Oui, ils s’étaient enfin embrassés dans l’épisode précédent (et personne n’aura oublié cette scène avec le full frontal complètement gratuit en plein Paris là ??).

Par contre, la série nous avait fait une petite frayeur avant de se conclure : Mathias avait fait un infarctus et avait désormais un pacemaker. J’avais totalement oublié ce détail, alors que sur le moment, forcément, ça m’avait bien stressé. Bon, par contre, impossible d’oublier Noémie/Mathias. La série m’a fait découvrir Laure Calamy et je suis totalement amoureux d’elle encore aujourd’hui – je fonce au ciné à chacun de ses films ; je ne le regrette jamais (même quand le film est moins bon, elle est exceptionnelle… du coup, je ne peux pas être déçu par ce revival sur Netflix !). Tant que j’en suis à faire la promo de l’actrice, sachez qu’en plus, elle est super sympa et avait accepté un selfie quand je l’avais croisée. Un amour, vraiment.

Bref, c’est pas le sujet, revenons à nos moutons : Gabriel et Sofia finissaient eux aussi ensemble, après qu’Andrea avait révélé à Sofia tout ce que Gabriel avait été prêt à faire pour elle. Gabriel devait malgré tout rejoindre Elise chez Star Media, avec l’idée d’aider CAM de l’intérieur. Là aussi, ça ressemblait franchement à une intrigue de saison suivante qu’on n’aurait jamais… Le film nous servira-t-il quelque chose comme ça ? Après tant de temps, j’en doute.

Autrement, la série essayait de conclure pas mal de choses l’air de rien : Hervé avait finalement compris qu’il voulait devenir acteur plutôt qu’agent (un comble quand on pense au fait que l’excellent Nicolas Maury a disparu de nos écrans depuis – et est passé réalisateur), Hicham éteignait les lumières d’ASK sans que l’on sache vraiment ce qu’il allait faire ensuite et surtout, putain, Arlette perdait son chien Jean Gabin. Purée, ça par contre, je m’en souvenais : entre le chien et l’agence, le final avait décidé de tout tuer d’un coup et ça m’avait rendu si triste. Une page qui se tourne, une époque qui se termine, tout ça, tout ça.

Et c’est donc là-dessus que Dix Pour Cent nous avait laissés : ASK n’existait plus, Andrea changeait complètement de vie et tout le monde partait un peu dans une direction différente. C’était une vraie fin, et j’avais d’ailleurs mis 20/20 à l’épisode en expliquant que je n’avais surtout pas envie de dire adieu à ces personnages. Ma dernière phrase réclamait tout de même « une suite sous une forme ou une autre, un jour ou l’autre ». Nous y sommes, y a plus qu’à ! J’espère que Netflix ne gâchera pas tout…

La critique du film :

Et pour plus de détails, tout est toujours en ligne sur le blog 😉

Missions – S03E05

Épisode 5 – Théogonie – 17/20
Le titre en révèle beaucoup sur l’ambition de la saison 3 et de la série, mais la conclusion me laisse finalement sur ma faim. J’ai l’impression d’être passé à côté de certains éléments, au point de me dire que ça pourrait être une bonne idée de revoir l’intégrale. Si la fin n’est donc pas exactement ce que j’en attendais, on sent bien que la série a réussi à mener son récit jusqu’au bout – ou en tout cas, jusque là où elle le voulait, même si aller plus loin aurait pu me plaire aussi. Rien que pour ça, la série mérite d’être vue.

Spoilers

Jeanne envisage le suicide pour mettre un terme à ses souffrances.

Sauver ton père, sauver le monde… On dirait que c’est simple comme un conte pour enfants, non ?

Jeanne se suicidera-t-elle ? Cela m’étonnerait franchement. Certes, elle braque le flingue sur sa tempe, mais elle se retourne ensuite vers Peter, William et Alice pour mieux se rendre compte qu’ils sont figés. Ils ne bougent plus du tout et l’homme mystérieux apparaît dans le sous-sol, demandant à Jeanne de le suivre.

Ils se retrouvent alors à l’extérieur du sous-sol, à la frontière du temps et de la réalité. L’homme révèle alors qu’il est un des enfants de Jeanne – un de ses héritiers. Il vient du futur, même si le futur n’est pas un concept qu’il connaît exactement. Il est épaulé par la Jeanne de la saison 2 dans ses explications : Jeanne est ainsi une exception, un chaînon manquant, qui permettra à l’espèce humaine de s’améliorer ; parce que pour l’instant, elle est défectueuse.

Le but est de montrer à Jeanne tout ce qu’elle peut changer également, si je comprends bien tout ce qu’il se passe. L’homme explique à Jeanne qu’elle a créé une ligne temporelle en jouant avec l’esprit de William : ce n’est pas une autre Jeanne qu’elle voit, c’est une seule et même personne, qui doit à présent être réunie. L’idée est simple : Jeanne a un choix. Soit elle vit comme une humaine en voyant le monde se détruire peu à peu, soit elle accepte d’être la cause qui créera cet homme, la conséquence, qui se déplace dans le temps et l’espace pour observer.

Jeanne semble toutefois faire un choix : elle demande à être ramenée dans le présent, au moment où elle envisageait de se suicider, parce qu’elle a trouvé la réponse qu’elle cherchait après quelques détours dans le temps, à la mort de Simon, à un anniversaire de William encore enfant et au beau milieu de montagnes nordiques. Elle sait ce qu’elle doit faire… Mais moi franchement, je n’en ai pas la moindre idée à ce stade.

Elle fait sortir le trio du sous-sol, tandis qu’en parallèle, Adrian découvre une photo de Jeanne et de l’homme prise à l’anniversaire de William… quand il était enfant. Adrian demande à ce qu’on la retrouve bien vite, mais Jeanne, elle, est menacée par les hommes de main de William. Même s’ils baissent les armes sous les ordres de William, Jeanne n’hésite pas à les tuer.

Peter est assez réactif pour assommer Jeanne avant qu’elle n’aille encore plus loin, mais cette intrigue se termine par William qui explique à sa fille et Peter qu’ils pourraient tout à fait mettre un terme à Jeanne et ses agissements avant qu’il ne soit trop tard. C’est mignon comme idée, mais Alice la refuse catégoriquement ; et elle arrive à convaincre Peter bien vite, parce qu’ils sont en couple après tout.

C’est toujours un peu abusé dans les séries et les films, ces couples qui se connaissent depuis deux ou trois jours à peine mais agissent comme s’ils avaient passé un an ensemble. Bon, grâce à Alice, Jeanne peut finalement se réveiller à l’étage de la bâtisse. Elle retombe assez vite sur Alice, Peter et William, à qui elle assure qu’elle n’était plus elle-même, mais qu’elle est sûre qu’elle pourra se contrôler si ça devait lui arriver une nouvelle fois.

Franchement, ça me paraît ambitieux. Cela dit, Jeanne réclame à aller en Europe du Nord, et ça aussi c’est ambitieux quand on est sous surveillance comme ils le sont. Par chance, William peut compter sur Ivan pour trouver un avion. Les deux amis en profitent pour se dire adieu, sachant bien que la mort les attend au tournant.

Dans l’attente de pouvoir partir en voyage, Jeanne et Alice prennent le temps de se parler. Jeanne explique que l’autre elle – donc elle-même en soi – voulait absolument parler à William, pour l’empêcher de créer la deuxième Alice. Elle a fini par réussir à le faire, mais ça a laissé des séquelles à William, elle a ouvert une brèche et transmis le don des souvenirs d’une autre dimension à William.

Il n’est pas fait pour ça, cependant, ce qui explique qu’il aille si mal. Alice demande à Jeanne de le sauver, même si elles ne savent pas exactement si c’est possible. Cela mène Jeanne à considérer une nouvelle fois que sauver le monde, ça pourrait être s’autodétruire. Franchement, c’est complexe tout ça, ils finissent par nous perdre en informations diverses.

Dès lors, Alice en a marre de réfléchir et elle cherche du réconfort dans les bras de Peter qui, ça tombe bien, est justement torse nu dans sa chambre. C’est bien foutu, la vie. La nuit passe plus vite comme ça, en tout cas, que pour Jeanne et William qui attendent, en pleine insomnie, de pouvoir aller en Norvège.

Au petit matin, Adrian reçoit un appel mystérieux (probablement d’Ivan) qui l’informe de la destination choisie par Jeanne. Il se met aussitôt à mettre en œuvre un plan pour se rendre avec ses hommes en Norvège, ayant ainsi la même destination que Jeanne, William (de plus en plus faible), Alice et Peter. William en profite pour confesser ses actions, notamment les moments où il a voulu tuer Peter – l’accident de voiture, notamment. Il est également responsable du meurtre de Samuel. Pff. Franchement, ça c’est naze de sa part.

Le quatuor est malin en tout cas : ils changent de plan de vol en route, ce qui leur permet de conserver une bonne avance sur Adrian et ses hommes. L’ensemble permet aussi d’avoir de jolis plans de la nature en Norvège et des routes sinueuses de montagne. Ah, il faudra que je retourne à la montagne à un moment moi, ça me manque.

Ils ont beau prendre de l’avance sur les hommes d’Adrian, ceux-ci réussissent à s’approcher dangereusement de nos héros en faisant quelques excès de vitesse. Bordel, faire une course poursuite sur une route de montagne avec des virages partout et un William mourant à l’arrière de la voiture, quelle idée de merde. Je plains Peter, ce n’est pas chouette comme plan de vie.

Jeanne demande en tout cas à Peter de s’arrêter après un pont, et il le fait… alors qu’on sait tous très bien ce qu’elle envisage : elle sort de la voiture pour faire face aux voitures qui s’approchent. Le problème, c’est qu’en utilisant ses pouvoirs, elle affaiblit encore plus William. Bon, elle détruit le pont sans hésiter, et sans tuer pour autant Adrian. Par contre, William, lui, il ne tient pas la confrontation : les hommes d’Adrian braquent Jeanne avec des flingues, et elle n’aime pas trop ça. Elle décide donc de se débarrasser d’eux en les envoyant on ne sait trop où, et probablement en les tuant sous les yeux d’un Peter choqué.

Ah ben heureusement qu’elle devait se contrôler, Jeanne ! Les voitures s’envolent et disparaissent… Et William meure. Jeanne révèle alors qu’elle savait très bien qu’elle ne pourrait pas sauver William, mais aussi qu’elle doit la présence d’Adrian et de ses hommes à Alice. C’est elle qui a appelé Adrian, finalement. Je ne m’y attendais pas.

Elle a probablement bien fait de douter de Jeanne, parce qu’effectivement, elle est un véritable danger public. Elle a également une obsession, ce qui fait quelle veut reprendre la route au plus vite, quitte à laisser le corps de William au bord de la route. Franchement, c’était un peu abusé ça, ils auraient pu prendre le corps et le mettre dans le coffre, au moins.

Finalement, Jeanne a donc pris la décision de venir dans les montagnes nordiques vues en début d’épisode. Elle se retrouve ainsi face à une porte, comme en fin de saison 2, qu’elle doit pouvoir ouvrir. Son descendant affirme qu’elle est capable de l’ouvrir, puisqu’elle en sera capable plus tard et que le temps ne veut plus rien dire pour elle.

Jeanne s’apprête donc à ouvrir la porte, mais Peter lui demande d’attendre, pour s’assurer de ce qu’il y aura derrière la porte. Il lui touche l’épaule… et hop, on repart dans un petit flash de lumière. Peter se réveille alors dans une pièce aux murs nus, avec son ordinateur et son livre. En ouvrant la porte, il tombe à nouveau sur le descendant de Jeanne, qui lui explique qu’il doit choisir, avec le doute de ce que fera Jeanne. Il affirme que c’est par Peter que tout a commencé, et que c’est pour ça que c’est à lui de faire le choix. Alors là…

On découvre que c’est lui qui a tué Samuel au départ, avant d’aller changer le mot de passe du vaisseau, mettant en place toute la chaîne d’événements qui le mènera en Norvège. Nous sommes donc face à une étrange boucle temporelle, qu’on nous avait bien proposé au départ de la saison lorsqu’e Peter est monté pour la seconde fois dans le vaisseau – il s’était entendu.

De retour dans le présent, et puisqu’il a compris qu’il était responsable de tout ça, Peter laisse Jeanne ouvrir la porte pour qu’elle puisse faire face à… elle-même. La Jeanne de la saison 2 traverse donc le portail pour arriver face à cette autre Jeanne. Nous avons donc tourné en boucle ? La série s’achève sur une suite de flashbacks des trois saisons, puis sur une poignée de mains entre les deux Jeanne qui provoque un flash de lumière intense.

Moi qui pensais qu’en fin de saison 2, elle avait créé un tout nouveau monde, je suis servi. Elle a juste créé une super entité capable de détruire le monde dans une boule lumineuse surpuissante…


EN BREF – Je pense que la série gagnera à être revue à tête reposée et avec toutes les réponses en main ; ou du moins, avec le souvenir de toutes les révélations. Je suis un peu déçu par la saison 3 en ce qu’elle est plus courte que les précédentes et qu’elle a sacrifié une grande partie de son casting au profit de quelques personnages uniquement. Cependant, les quatre personnages au cœur de cette saison sont vraiment intéressants et bien construits, donc je ne vais pas trop m’en plaindre.

Si j’ai préféré l’épique de la saison 2, le rythme plus lent et détaillé de cette saison 3 restait un plaisir. Chaque saison a ainsi véritablement son ton, ses personnages et son intrigue, et elles forment un tout qu’il est satisfaisant d’avoir vu. C’est beaucoup en attendre pour une série française et même si j’aurais pu me passer de la mystique – surtout après avoir rattrapé Manifest la veille – je trouve quand même que c’est sympathique de terminer cette série. Pas déçu !

 

Missions – S03E04

Épisode 4 – Le Sanctuaire – 17/20
Les premières réponses commencent à arriver avec cet épisode, comme je m’y attendais. Les intrigues se croisent enfin et on commence à mieux voir ce que cette saison a voulu proposer, mais ça me laisse quand même avec un certain nombre de questions que j’avais déjà en fin de saison 2. Bref, je ne suis pas sûr que la série apportera toutes les réponses, mais elle reste passionnante à suivre grâce à une construction vraiment sympathique.

Spoilers

Jeanne, Alice et Peter sont à la merci de William.

T’aurais dû me tuer, t’es un monstre.

Bien. Normalement, cet épisode devrait faire avancer les choses plus que les précédents pour mettre en place l’épisode final de la série. J’ai hâte de savoir comment tout ça va se terminer ! Avant d’en arriver là, il faut déjà prendre le temps d’en revenir à Jeanne et William. Jeanne a accepté de suivre William sans faire d’histoire apparemment. Elle lui fait une confiance trop aveugle, je trouve, et elle lui confie beaucoup trop de choses.

En échange, elle obtient des mensonges de sa part, notamment sur le fait que Peter et Alice auraient travaillé ensemble un moment. Le problème, c’est qu’elle finit par expliquer à William qu’Alice aurait dû mourir et qu’elle a soudainement peur de lui quand elle le voit saigner du nez. William s’attaque alors à Jeanne, qui finit inconsciente.

Après le générique, on se rend compte qu’Alice aussi a été attaquée dans la voiture qui la menait à Jeanne. Inconsciente, elle finit par se réveiller menottée à un lit, dans une nouvelle tenue. La trahison vient de son père, qui apparaît à visage découvert et lui explique que tout ce qu’il a fait était pour elle. Evidemment, elle ne le vit pas comme ça et elle comprend bien qu’il est prêt à sacrifier le monde pour elle.

Elle en veut toujours autant à son père, et elle n’hésite pas à balancer des verres sur lui. Bon, Alice n’est toutefois pas du genre à rester prisonnière bien sage et passive dans la chambre où elle est enfermée. Elle n’hésite donc pas à se lever pour faire le tour de la chambre, en trainant avec elle son lit. C’était marrant à voir, surtout qu’elle est pas mal débrouillarde en vrai. Bon, un homme de main de son père finit toutefois par arrêter tout ce qu’elle fait.

Alice se retrouve donc à devoir attendre, menottée au lit. Elle s’enferme dans un souvenir de la veille, où elle a pu converser un moment avec Peter. Ils sont un peu mignon à se tourner autour ces deux-là. Clairement, toute la saison repose sur eux, ça change des deux précédentes. Déjà qu’on n’est plus sur Mars, ça fait beaucoup de changement… mais c’est efficace. On découvre en tout cas qu’Alice et Peter se sont embrassés. C’est mignon, vraiment.

Dans le présent, Alice est de nouveau confrontée à William, et elle lui demande pourquoi elle trouve des photos d’elle un peu partout dans des albums dans cette chambre. La conversation tourne au cauchemar pour elle quand elle apprend que son père a tué Peter. C’est con, ça. En face d’elle, William est sacrément incohérent en plus, ça ne doit pas être évident d’être à la place d’Alice et d’essayer de tout comprendre.

Déjà, elle sait que le fait qu’elle soit en vie a compromis le sort du monde ; mais en plus, elle se sent maintenant responsable de la mort de Peter. Il est assez évident qu’il n’est pas mort, hein. Quand William vient l’interroger, il comprend assez vite que son bourreau est victime du même cancer que Samuel en début de saison et il en joue autant que possible. Pour éviter de se faire torturer ou tuer, il propose même à William de lui venir en aide… mais celui-ci n’approuve pas l’idée.

Pendant ce temps, Jeanne reprend son cauchemar habituel, tombant cette fois-ci sur un double d’elle-même qui lui demande de la regarder. On n’avance pas vraiment… mais à son réveil, cette autre Jeanne est encore là pour lui indiquer qu’elle doit s’accepter.

Elle n’a pas tout à fait le temps de le faire : elle est confrontée plus rapidement par William. Il vient la voir pour lui reprocher de lui avoir parlé toute sa vie. C’est intéressant : il a eu des visions de la Jeanne de la saison 2 pour l’avertir des crimes qu’Alice risquait de commettre ; de la maladie qu’elle aurait ; de tout le bordel que ça provoquerait pour le monde entier. Mieux encore, il révèle avoir les souvenirs du William qu’on connaît, à travers cette autre Jeanne.

La pauvre Jeanne de cet univers, prisonnière, ne capte rien de ce qu’il lui dit en revanche. Elle se retrouve ensuite à devoir faire face à elle-même qui lui demande de la retrouver.

William se rend ensuite auprès de sa fille, dont il détache les menottes. Il lui explique qu’ils sont dans sa maison d’enfance et qu’il n’a plus que les souvenirs pour lui. Je trouve ça quelque peu abusé de voir Alice lui faire ensuite un câlin quand clairement il ne le mérite pas. Peut-être qu’elle espérait pouvoir être ainsi libérée… mais ce n’est pas ce qu’il se passe.

Peter n’est finalement pas torturé par William. Les hommes de ce dernier reçoivent au contraire l’ordre de l’emmener voir Jeanne. La confrontation permet d’avoir quelques explications plus claires, même si personne ne comprend vraiment ce qu’il se passe. Jeanne accuse en effet Peter d’être responsable de sa présence dans le sous-sol miteux où ils sont.

Pourtant, Peter finit par tout lui révéler : Jeanne ne vit pas sa vie et c’est pour cela qu’elle est attirée par des gens qu’elle pense ne pas connaître, comme Alessandra. Dans un autre monde, une autre Jeanne est partie dans l’espace avec Samuel, où elle était attendue. Il connaît en fait toute l’histoire de la série ; avec l’idée que l’humanité présente sur Terre est en fait la suite d’une Histoire qui avait commencé sur Mars.

Peter comprend donc que Jeanne est connectée à son double, même s’il ne sait pas pourquoi. Il explique aussi à Jeanne que ses deux versions d’elle-même ont un don, mais tout ce qu’elle entend, c’est qu’elle serait responsable de la mort de ses amis. Ce n’est pas la meilleure idée du monde d’énerver Jeanne comme ça, par contre. Celle-ci commence à utiliser ses pouvoirs contre lui, alors il tend une main vers elle pour se protéger et… un flash de lumière apparaît.

Ce flash nous renvoie dans le passé, le jour de la mort de la mère de Jeanne. Cette mort se produit de manière bien bête : William était venu pour tuer Jeanne, mais sa mère a souhaité la protéger, évidemment. Jeanne a donc découvert ses pouvoirs… en tuant par accident sa mère. Et ce n’est qu’après que l’étrange homme qui les suit depuis le début de la saison s’est montré. J’imagine que cet homme sera Peter, dans le futur.

Pour l’instant, c’est difficile à dire cependant, alors concentrons-nous plutôt sur Alice qui est assez maligne pour se cacher sous son lit, menotter le type chargé de la surveiller, lui voler son flingue et s’enfuir. Elle décide tout de même d’aller voir ce qu’il se passe dans le sous-sol de la propriété quand elle en voit une entrée, et elle fait bien, car nous savons que c’est là que sont les autres personnages – et notamment Peter, qu’elle cherche toujours.

Dans la cave, on découvre que Peter et Jeanne ont partagé le même flash. Jeanne cherche immédiatement à savoir pourquoi William a voulu venir ce jour-là avec un flingue. Sans surprise, elle parvient à utiliser son pouvoir pour détruire ses menottes (jolis effets spéciaux) et menacer William, qui explique qu’il a juste voulu tuer Jeanne quand elle avait six ans, sans y parvenir.

Alors qu’elle est sur le point de tuer William, Jeanne est interrompue lorsqu’Alice arrive pour protéger son père. La fille fait l’erreur de laisser le flingue par terre quand elle protège son père, ce qui mène à une Jeanne considérant le suicide. AH.

En parallèle, nous suivons de nouveau Adrian, qui se dit déçu d’avoir été trahi par William. Tout ça n’est pas bien clair au niveau des enjeux, je trouve. Il cherche en tout cas à retrouver William au plus vite, ce qui n’est pas évident : trouver un riche qui souhaite rester caché, ça ne marche pas apparemment.

Adrian remonte également les pistes qu’il a pour retrouver Peter. Il ne retrouve que la dernière maison dans laquelle ils étaient avant que les hommes de William viennent le chercher. À l’intérieur de celle-ci, il trouve toutefois le livre d’Asma, dans lequel Peter a mis une clé USB avec la vidéo du meurtre d’Alessandra (c’était pourtant sur un disque dur avant).

Il y a également d’autres vidéos avec toutes les sessions Jeanne/Alessandra. Il les envoie à son laboratoire où sa directrice de la sécurité s’avère aussi être une excellente scientifique. Elle comprend donc que Jeanne ne maîtrise pas ses pouvoirs, mais que tout ce qu’elle fait s’apparente à ce qu’un trou noir pourrait faire. Rien que ça.

Forcément, les scientifiques veulent à tout prix retrouver Jeanne, mais ce n’est pas si évident. En attendant, ils ont fait une nouvelle avancée…