Avatar Aang : les retrouvailles avec le dernier maître de l’air valent-elles le détour ?

Salut les sériephiles,

Lorsqu’il a fuité, je me suis dit que j’allais attendre la sortie officielle du film pour le voir, mais lorsqu’il est sorti, je partais en vacances : bref, des mois après tout le monde, j’ai enfin regardé ce soir Avatar Aang: The Last Airbender.

Comme j’avais critiqué tout l’animé quand je l’avais rattrapé en 2019, je me suis dit que je pouvais bien en faire un article malgré tout, pour en garder une trace sur le blog. Ouais, c’est principalement pour moi, parce que tout le monde est passé à autre chose maintenant qu’il y a un nouvel animé, mais qu’importe. Peut-être que si vous lisez ça, vous êtes comme moi assez fan pour vous réveiller avec quelques mois de retard ou pour vouloir lire un avis même si vous avez déjà oublié les 3/4 du film. Parce que soyons honnêtes, il y a une grosse partie que je vais vite oublier.

Je dis ça, mais évidemment, le film est principalement une réussite et je crois que ce qui m’a fait le plus plaisir, c’est tout simplement de retrouver les personnages de l’animé original, des années plus tard. Surtout Zuko, OK, on ne se refait pas. Je l’avais déjà dit dans mon bilan de la saison 3, mais c’est vraiment mon personnage préféré de cet univers et j’étais ravi de le revoir. C’est d’ailleurs assez chouette de découvrir ce que toute cette bande est devenue, avec des personnages qui ont grandi et une ambiance qui a pas mal changé.

Et justement, ce changement de ton est probablement l’une des meilleures idées du film. Avatar a toujours été capable de proposer des intrigues assez sombres, mais avec un humour enfantin qui m’a régulièrement agacé, y compris dans La Légende de Korra. Ici, on laisse de côté une bonne partie de cet humour lourdingue et, franchement, tant mieux ! J’ai même trouvé Toph appréciable, c’est dire. Bon, je me doute bien que ceux qui adoraient justement son caractère et ses blagues vont regretter cette évolution, parce qu’elle perd forcément une partie de ce qui faisait sa personnalité. Personnellement, ça ne me dérange pas du tout, mais je comprends que ça puisse déplaire.

En revanche, je pense que tout le monde sera d’accord avec moi pour dire : qu’est-ce que c’est beau ! Je me souviens avoir déjà adoré l’animation de la saison 3 d’Avatar, notamment lors des combats, mais là, le film va encore plus loin. Les dessins sont sublimes, les mouvements sont incroyablement fluides et la maîtrise des éléments donne lieu à des séquences magnifiques. Les chorégraphies des combats sont belles, je pourrais regarder ça pendant des heures et j’ai eu envie de faire des captures d’écran pour avoir de nouveaux fonds d’écran d’ordi une ou deux fois. Bref, j’ai parfois été complètement scotché à l’écran, simplement parce que ce qui était proposé était superbe. Techniquement et artistiquement, c’est franchement impressionnant, hyper abouti et rien que pour ça, je suis content que ce film existe. Il monte encore d’un cran la perfection graphique de la franchise.

Seulement voilà, il faut aussi raconter une histoire et c’est là que ça coince un peu en ce qui me concerne. Difficile d’en parler sans tout à fait spoiler, mais si je devais résumer, ça donnerait quelque chose comme « Devenu jeune adulte, l’Avatar Aang a aidé à fonder Republic City, une ville accueillant les membres de toutes les nations, et continue de veiller sur la paix. Celle-ci est mise à mal par un groupe d’Evincés, des citoyens qui n’ont pas de pouvoirs. Aang découvre alors des indices sur un pouvoir ancestral lié à un ancien Avatar ». C’est déjà long mais, de fil en aiguille et en spoilers sur le premier quart du film, Aang découvre qu’il pourrait aider à recréer une nation de l’Air.

Je n’ai pas trouvé le scénario particulièrement passionnant, surtout parce qu’il est assez poussif au départ et qu’on voit venir une bonne partie des rebondissements. Il y a de bonnes idées, évidemment, mais elles ne sont pas toujours amenées avec beaucoup de finesse et j’ai parfois trouvé le temps long, surtout dans la première partie du film. Je crois que mon grand problème vient du fait qu’Aang reste seul pendant un moment alors que ce qui fonctionne le mieux est l’équipe. Les meilleures scènes viennent justement plus tard dans le film, une fois que tout ce petit monde est réuni et que l’Avatar ne joue plus cavalier seul.

Il n’empêche que c’est quand même dommage pour un film qui nous ramène dans un univers aussi riche, avec autant de possibilités, de s’ennuyer un peu en cours de route ! Il ne faut pas que ça me fasse perdre de vue non plus que ce n’est pas le pire. Non, le plus gros problème est vraiment le fait que ce soit une histoire très prévisible et convenue dans sa construction. Il y a bien une bataille aux 3/4 du film qui m’a fait un peu peur et m’a scotché devant mon écran en jouant avec certains personnages que j’adore, mais à part ça, tout se devine très facilement.

Ce n’est pas forcément un défaut en soi : je dois par exemple reconnaître que la révélation autour de l’identité de Tagah fonctionne plutôt bien, même en la voyant venir dès qu’il est introduit. Son origine a le mérite de renverser pas mal de choses que l’on croyait savoir sur l’univers d’Avatar. Et ça, c’est plutôt dingue ! J’aime beaucoup quand une suite parvient à apporter ce genre de nouveauté à une mythologie déjà bien installée, surtout quand cela nous pousse à reconsidérer ce qu’on connaissait depuis des années. C’est clairement l’une des meilleures idées du scénario, même si j’aurais aimé qu’il soit aussi convaincant dans le reste de son déroulement qui, lui, n’a pas su me surprendre.

Le fait qu’il soit si puissant a même été un point que j’ai trouvé presque désagréable, du coup.

En fait, je crois que mon principal problème, c’est que je continue de comparer tout ce qu’on nous propose dans cet univers à la troisième saison d’Avatar. Elle m’avait tellement plu, avec ses personnages qui évoluaient énormément, ses intrigues qui prenaient enfin toute leur ampleur et ses combats extraordinaires ! Le film retrouve cette qualité visuelle, et la dépasse même largement, mais je n’ai pas retrouvé la même efficacité dans l’écriture.

Et c’est frustrant, parce que les personnages sont toujours aussi chouettes (ils le sont même plus puisque plus matures et plus contraints par le temps) et que j’avais vraiment envie de me passionner pour cette nouvelle aventure. J’ai passé un bon moment, mais sans être aussi à fond que ce que j’espérais. Peut-être que le problème vient du fait que je regarde ça après un bon gros festin (c’est la saison de la raclette !) et que la digestion était intense ce soir.

Bon, ne vous méprenez pas, j’ai tout de même passé un très bon moment devant Avatar Aang: The Last Airbender et je lui mets un bon 15/20, peut-être même 16/20 en prenant en compte le facteur nostalgie. Oui, ça vaut le détour ! Le film m’a rappelé à quel point cet univers était génial et m’a donné envie d’y retourner, malgré ses longueurs et un scénario qui aurait mérité d’être davantage travaillé.

Et maintenant ? Il y a toujours la nouvelle série qui m’attend : Avatar Seven Havens. Il y est question d’une nouvelle avatar, qui succède à Korra. Diffusée depuis le 9 octobre, il y a déjà neuf épisodes en ligne sur Paramount+. Je suis en retard, encore et toujours !

Bien sûr, vous pouvez aussi retrouver tous mes anciens articles sur cet univers par ici :

Retour à Panem #2 : Hunger Games L’embrasement est-il toujours d’actualité ?

En attendant la sortie du prochain Hunger Games en novembre et même si le livre m’avait moyennement emballé, je profite de la ressortie de la saga au cinéma pour revoir enfin un film chaque dimanche. Quitte à faire cet énorme sacrifice, autant vous en parler ici !

Après avoir retrouvé Hunger Games au cinéma la semaine dernière, j’ai continué dimanche soir mon retour à Panem avec L’Embrasement, en direct de ma petite place de ciné. Et quelle claque ! Cette fois, pas de doute, je suis ressorti de la salle avec une envie folle de voir la suite, même si je connais déjà l’histoire – mais c’est aussi parce que je n’ai jamais revu ces films et que j’ai oublié plein de choses avec le temps. Le final de ce second film est toujours aussi dingue et a même provoqué des applaudissements dans la salle (contrairement au premier film), c’est dire à quel point il est réussi… et à quel point il est encore d’actualité en 2026, mais j’y reviens dans la suite de l’article, vous vous doutez bien !

Pourtant, ce n’était pas gagné dès les premières minutes cette réussite ! Comme pour le premier film, j’ai du mal à accrocher aux scènes qui se déroulent dans le district 12. Je trouve que cet endroit manque toujours de crédibilité à l’écran, ce qui est quand même assez problématique pour l’univers de la saga, et que le début est toujours poussif. Et c’est un peu violent de dire ça quand on sait ce qui l’attend à la fin du film ! Je trouve d’ailleurs que le film de 2023 parvient bien mieux à nous faire croire à l’existence de ce district, mais nous n’en sommes pas encore là – pour l’instant, on nous vend une Katniss nostalgique et un stress post-traumatique qui surgit au milieu d’une romance à laquelle je n’accroche pas tant que ça.

En revanche, dès que Katniss se retrouve confrontée à Snow ou catapultée à travers Panem, tout devient beaucoup plus intéressant. Et c’est là, je crois, que L’Embrasement prend une autre dimension par rapport au premier film. Katniss a survécu aux Jeux, mais elle est loin d’être libre. Le traumatisme est toujours là, le Capitole surveille chacun de ses gestes et elle doit continuer à jouer un rôle devant les caméras. Snow a bien compris le danger que représente cette jeune fille devenue, malgré elle, un symbole d’espoir, alors il fait tout pour reprendre le contrôle de son image et c’est précisément là-dessus que le film est passionnant.

En fait, il est difficile de sortir de la vision de pur divertissement que sont les Hunger Games – comme si on était du Capitole, mais dès qu’on le fait, la manipulation des images et les positions politiques de chacun sont vraiment prenantes. Le fait que Katniss ne veuille que vivre en paix et soit malgré elle une figure de résistance est quelque chose qui est très bien mis en scène pendant sa tournée des districts. On sent que le film avance vite sur certaines scènes, d’ailleurs, mais il y a tous les éléments pour qu’on comprenne bien ce qu’il en est.

En plus, c’est assez passionnant de voir à quel point tout repose sur les apparences. Au-delà de Katniss et Peeta, dont le couple est une machination politique assez redoutable (j’adore comment tout n’est qu’apparence en théorie, mais comment en pratique ça fait souffrir Peeta et comment lui-même se met à jouer avec cette image), Effie est géniale dans cet exercice. On découvre aussi progressivement une autre facette du personnage – les films ne lui font pas totalement justice, il y a tant à découvrir. Haymitch, lui, m’a beaucoup surpris dans ce second volet, parce que je ne me souvenais pas d’une transition si brutale entre le déchet alcoolique du 1 et le sauveur révolutionnaire du 2.

Il y a aussi cette scène que j’attendais particulièrement : l’arrivée de Johanna dans l’ascenseur, lorsqu’elle se déshabille tranquillement devant Peeta. J’adore absolument tout dans cette séquence ! La comédie fonctionne à merveille, Jennifer Lawrence est hilarante dans ses réactions et le trio Katniss/Peeta/Haymitch est excellent. Johanna débarque, provoque tout le monde et semble se moquer complètement des règles du Capitole. Quel personnage !

Seulement, jouer avec son image, à Panem, ça peut aussi coûter très cher. Et c’est là qu’intervient l’autre scène que j’avais en tête avant mon revisionnage : le passage à tabac de Cinna juste avant l’entrée de Katniss dans l’arène. Le styliste savait parfaitement qu’il prenait des risques en défiant le pouvoir avec ses créations. Snow choisit de le faire frapper sous les yeux de Katniss, au pire moment possible, alors qu’elle est déjà condamnée à retourner se battre pour survivre. Elle ne peut absolument rien faire pour le protéger. Quelle violence psychologique ! Le Capitole ne cherche même plus seulement à imposer ses règles : il veut détruire Katniss de l’intérieur. La scène est terrifiante, terriblement culte et tellement marquante.

S’en prendre aux artistes, les grands classiques des tyrans se prétendant respectueux de la démocratie.

Et c’est finalement tout l’intérêt de ces 75e Hunger Games. Je ne sais toujours pas si l’idée des Jeux de l’Expiation est absolument géniale ou complètement ridicule. Faire revenir d’anciens vainqueurs pour une édition spéciale, franchement, on dirait une saison All Stars de téléréalité et bien sûr qu’en tant que spectateurs, c’est hyper passionnant à suivre. Cet intérêt est problématique et nous fait comprendre pourquoi les Hunger Games fonctionnent si bien. C’est terrifiant car on voit bien pourquoi et comment ça peut marcher une telle entreprise.

Seulement, la critique est justement là : les candidats n’ont évidemment rien demandé, le Capitole compte bien rappeler à tout le monde qu’on ne lui échappe jamais vraiment et politiquement c’est affreux de montrer comment le pouvoir s’exerce sur de simples citoyens. Certes, d’un point de vue narratif, le concept fonctionne merveilleusement bien. Les nouveaux personnages sont excellents, les alliances beaucoup plus intéressantes et le fait de ne plus avoir uniquement des enfants dans l’arène change énormément de choses. D’un point de vue politique, c’est glaçant – et c’est tout le but.

L’expiation, c’est aussi cette arène incroyable pour le divertissement qu’est un Hunger Game et pour la narration ! Cette histoire d’horloge avec un danger par heure est absolument géniale. Tout est pensé pour imposer un rythme aux tributs, avec de nouvelles menaces à chaque heure et des épreuves bien plus terrifiantes que dans le premier volet. La brume toxique, notamment, est horrible. Les singes, ça dérange et ça fait peur. On ressent constamment le danger, avec une vraie impression que les personnages n’ont aucune prise sur ce qui leur arrive – c’est terrible pour eux, jouissif en tant que spectateur et mon dieu, le Capitole est cinglé.

Et puis, bien sûr, on retrouve tout l’univers de ces jeux. La musique contribue énormément à l’immersion dans l’arène. Je ne l’avais pas suffisamment souligné la semaine dernière, mais cette saga ne serait vraiment pas la même sans sa bande originale – le coup de canon, la musique pour annoncer les décès, la musique du show télévisuel Vraiment, la musique est tellement efficace !

Difficile, autrement, de ne pas faire le lien avec l’actualité politique – oui, on en arrive au titre de l’article. J’avais déjà évoqué cette résonance dans mon premier article, mais voir L’Embrasement au lendemain d’une manifestation (celle du 17 octobre) donne une dimension assez particulière à certaines scènes. La brume toxique m’a immédiatement fait penser aux gaz lacrymogènes, et j’ai même entendu des spectateurs comparer les charges des singes tueurs à celles des CRS en sortant de la salle. Bon, ce dernier parallèle ne me serait pas forcément venu à l’idée, mais il montre bien à quel point le film continue de parler aux spectateurs aujourd’hui. Entre la peur, l’espoir, la répression et le contrôle des images, la saga n’a décidément pas pris une ride. Votons bien en 2027, hein.

Et puisqu’on parle d’espoir, eh bien, essayons de ne pas penser à Cinna (et à l’orchestre du Nouveau Monde à Paris), mais plutôt à cette fin. Cette fin, franchement ! Je me souvenais des grandes lignes, mais pas de la puissance du retournement. Pendant tout le film, on nous montre un Capitole qui tente de reprendre le contrôle de Katniss en organisant les Jeux les plus cruels possible. Et soudain, on découvre qu’une partie des personnages préparait quelque chose de complètement différent. Haymitch et Plutarch Heavensbee ne jouaient pas du tout le jeu qu’on imaginait. L’arène, censée démontrer la toute-puissance du Capitole, finit même par devenir le symbole de sa vulnérabilité. C’est tellement satisfaisant, même si ô combien surprenant de voir Katniss être si maligne et forte quand il s’agit de décocher une flèche vers le ciel !

Comme à l’époque, je garde aussi une petite frustration de voir les Jeux s’interrompre ainsi. J’aurais presque voulu en profiter davantage… Mais c’est précisément ce qui fait la force de la saga : on a beau savoir la manipulation politique, on en est victime aussi, et nous aussi on se comporte comme les tarés du capitole qui aiment les jeux. De ce point de vue-là, d’ailleurs, je trouve que Plutarch est un personnage franchement dérangeant : il maîtrise son job à la perfection et est incroyable dans chacune de ses scènes avec Snow. Je trouve bien sûr assez terrible de découvrir que Plutarch a laissé Katniss subir autant d’horreurs pour donner le change auprès de Snow, mais ça en fait un personnage vraiment riche et complexe là où on nous le présente comme lisse.

C’est bien joli de vouloir sauver Katniss sur le papier et d’envoyer des tributs le faire à sa place, mais elle n’a encore une fois rien choisi quand il en fait le symbole de la révolution. Finalement, le Capitole n’est pas le seul à décider à sa place : Katniss est instrumentalisée par la révolution au moins autant que par Snow. Cette révélation donne une dimension assez ambivalente au dénouement. C’est ce qui explique toute la rage de Katniss, très bien contenue dans son regard. Elle passe des larmes insupportables durant tout le film à la colère qui va porter la révolution. Yay.

Hunger Games L’Embrasement est donc une sacrée réussite, même si ça sonne mieux en anglais : Catching Fire, quoi ! En vrai, même ce titre est une belle réussite de la romancière, je trouve. Je comprends pourquoi j’en gardais un aussi bon souvenir. Ce deuxième volet nous offre une arène iconique, des personnages qu’on aimerait connaître encore davantage et surtout un final qui donne terriblement envie de poursuivre l’histoire. Je suis impatient de relire les romans, mais pour l’instant, vivement dimanche prochain et La Révolte ! J’ai particulièrement hâte de retrouver Prim, parce que ce deuxième film m’a rappelé que le personnage gagnait rapidement en épaisseur.

PS : la qualité d’image est déjà bien meilleure, ouf !

Mes derniers coups de… #54

Salut les sériephiles,

Je crois bien que septembre s’est étalé sur cinq semaines alors voilà, c’est déjà l’heure de faire le poing (jeu de mots, c’est technique : vous l’avez ?), même si on est le 1e octobre. Ah, octobre. C’est reparti pour l’automne et Halloween, c’est vraiment ma période préférée et il faut au moins ça pour se satisfair face à ces horribles couchers de soleil qui interviennent de plus en plus tôt. Après, ça m’arrange pour mon spectacle nocturne de ce soir cela dit.

Allez, trêve de blabla, il est temps de faire le point sur mes derniers…

Coup de cœur : Cela peut surprendre, mais je vais opter pour la sortie de Threshing Day de Rebecca Yarros. Oui, oui, un recueil de nouvelles qui se déroule dans l’univers de la saga Fourth Wing. Je n’en ai pas beaucoup parlé ici, mais je l’ai dévorée en deux mois cette saga (ouais, je bossais, j’ai pris mon temps et c’était en anglais, quoi). Encore des bouquins plein de sexe pour rien, en vrai, mais à part ça, je me suis retrouvé embarqué sans rien demander dans cet univers plein de dragons et de vocabulaire technique bien à lui. Et puis… plus rien. J’attends impatiemment la sortie du tome suivant, alors quand j’ai reçu un mail pour me dire qu’un recueil de nouvelles était dispo il y a deux jours, je me suis possiblement jeté dessus. J’aurais bien été capable d’y passer une nuit blanche pour le dévorer si j’avais eu le temps de faire ça, mais mon emploi du temps actuel n’est pas vraiment compatible avec ce genre de décision. Peu importe : après ma panne de lecture de ces derniers mois, j’ai au moins retrouvé très vite l’envie de lire et ça fait du bien. En vrai, j’adore le concept : on suit la cérémonie de treize personnages de la saga qui vont être choisi par leur dragon. Je n’en suis qu’au début, mais j’ai retrouvé mes repères avec cet univers beaucoup plus vite que je ne le pensais !

Coup de mou : Je vais faire mon vieux deux minutes, mais la météo, sérieusement ? J’ai passé le week-end à Marseille avec du soleil et du temps à la plage, mardi il faisait encore 33 degrés dans ma salle au boulot et, dès le lendemain (hier, donc), je suis arrivé complètement trempé parce qu’il pleuvait comme si on avait sauté trois saisons en une nuit. Je sais qu’on arrive en octobre, mais la transition aurait pu être un tout petit peu moins brutale.

Coup de poing : Hier soir, je me suis rendu au cinéma pour voir le film (français !) d’horreur Kraken. Si je n’ai pas accroché du tout au scénario (les téléphones ne captent pas mais eh détournons l’attention du méchant avec une sonnerie de téléphone ?) et aux longueurs (en début de film surtout, mais aussi pour certains jumpscare prévisibles), j’ai adoré les scènes qui versaient davantage dans le sanglant et le brutal. Eh, c’était pas sur mon bingo du mois de retrouver une ancienne actrice de Plus belle la vie en train de se moquer de la série (sort of, mais qu’est-ce que j’ai souri) et de se défoncer en donnant de tels coups. Bien joué, Manon Bresch. Elle n’est pas la seule à donner de sa sueur, ses cris et ses poings dans ce film, il y a franchement de très bonnes scènes parfaites pour se préparer à Halloween. Pas un incontournable, mais ça vaut le coup d’œil.

Coup de blues : Je n’ai déjà plus aucun article d’avance sur le blog. Je pensais pourtant avoir plutôt bien préparé la rentrée, avec plusieurs articles écrits ou au moins bien avancés pendant l’été, mais il aura suffi de quelques semaines un peu trop remplies pour tout écouler. Résultat : me voilà déjà à sec. On fera avec, je suppose.

Coup de barre : Mon retour de week-end à Marseille dimanche soir m’a tout simplement achevé. Le week-end était vraiment au top, avec notamment le gros plaisir de pouvoir encore profiter de la plage et du soleil deux jours de suite à la fin du mois de septembre, mais la SNCF a décidé de prolonger l’expérience beaucoup plus tard que prévu. À leur décharge, il y avait un incendie aux bords des voies, mais la communication a été particulièrement désastreuse sur place. Je suis finalement rentré chez moi vers 3 h du matin dans la nuit de dimanche à lundi, ce qui n’était pas exactement la meilleure façon de commencer une nouvelle semaine de boulot, on va dire. Bref, je suis éclaté pour la semaine entière, je pense.

Coup de vieux : Ma filleule m’envoie maintenant des messages depuis son propre portable. Jusque-là, bon, pourquoi pas vous me direz, mais c’est qu’elle a un portable et qu’elle est au COLLEGE. Elle a l’âge de mes élèves, eh, ça fait trop bizarre. Je suis vieux, que voulez-vous ?

Coup de bol : Je ne sais pas vraiment comment j’ai réussi ce miracle, mais tout mon planning de ces derniers jours s’est finalement emboîté presque parfaitement (le presque, c’est la SNCF d’une part et la météo de l’autre, avec quelques tracas administratifs à régler hier aprèm, histoire d’en ajouter une couche). Cela dit, même si je ne suis pas à jour dans mes hebdos, je suis franchement content de mon planning. Le merveilleux emploi du temps au boulot, le podcast, les spectacles, Marseille et les articles à publier, c’est un sacré rythme. Et pourtant, à quelques retards près, j’ai réussi à faire tout ce que j’avais prévu sans devoir renoncer à grand-chose – ou sans avoir l’impression de sacrifier des trucs essentiels. Vu l’état de mon agenda en regardant la semaine arriver, je n’aurais franchement pas parié dessus.

Coup de gueule : Vous avez dû le sentir venir plus haut, mais la SNCF, évidemment !, est destinataire de mon coup de gueule du mois. Même si je vais être obligé de modérer un peu mon coup de gueule puisque je vais être partiellement remboursé et qu’ils ont pris en charge le taxi pour rentrer chez moi, je trouve quand même que le traitement des gens laissés à l’abandon en gare laisse franchement à désirer. Les infos débarquent vraiment au compte-goutte, après plusieurs heures parfois. Certes, je râle beaucoup moins que je ne le pourrais car c’est une galère qui finit par participer au financement d’un prochain voyage (la SNCF rembourse une partie du billet en bon d’achat), mais ça n’enlève quand même pas le fait que j’aurais préféré terminer mon week-end à Marseille autrement qu’en rentrant à trois heures du mat’. Et bien sûr, ça m’a empêché de regarder Lanterns lundi. De quoi exploser comme dans ce gif, donc.

Coup de tête : Aller à Disneyland Paris jeudi dernier alors que mon planning de la semaine était déjà complètement absurde, c’était vraiment quelque chose. Il y avait probablement plein de bonnes raisons de rentrer tranquillement chez moi après le boulot, mais visiblement aucune n’était assez convaincante face à l’idée d’aller faire un tour sur le parc. J’avais besoin de voir où en étaient les préparatifs d’Halloween, après tout, c’est donc tout à fait légitime.

À Disneyland Paris, Halloween 2026 est déjà presque là

Salut les sériephiles, Dimanche, je vous expliquais que j’allais devoir survivre une dizaine de jours sans Disneyland Paris avant de pouvoir découvrir le Festival Halloween. Nous sommes vendredi et je suis retourné à Disneyland Paris… Hier soir. Fin, il est minuit, donc ce soir en fait. Oups. Les photos de l’article datent de septembre 2026,…

Coup tordu : L’article sur la saison 2 de The Good Wife est prêt depuis deux semaines. Entièrement prêt. Il ne me reste littéralement qu’à le mettre en page sur le blog, c’est-à-dire le relire pour les coquilles et ajouter les quelques photos habituelles avant de cliquer sur publier. C’est trois fois rien, mais c’est quand même l’affaire d’une vingtaine de minutes, plus si ça se met à buguer à cause de la longueur de l’article. Et évidemment, comme je manque de temps en ce moment, c’est précisément le genre de truc que je procrastine. Résultat : je continue à avancer dans la série pendant que l’article, lui, attend toujours sagement que je daigne m’occuper de lui. J’en suis donc à rédiger l’article sur la saison 3 avant de publier celui sur la 2. Un peu tordu comme je sais le faire, quoi.

Coup de pub : Hilary Duff va faire un concert en France ! C’est pour le mois de mai prochain et je l’ai vu dès qu’elle l’a annoncé sur Instagram. J’attendais un peu que ça arrive. Je savais que les ventes arrivaient en cette fin de semaine (demain, en vrai), mais je ne pensais pas forcément finir ma soirée de podcast mardi à essayer de récupérer une place en prévente alors qu’il était minuit. C’est pourtant exactement ce qui s’est passé et j’ai réussi à avoir une place ! Après toutes ces années à attendre son retour musical, à dévorer Younger, à supporter How I met your father et espérer une vraie tournée internationale ensuite, je vais donc enfin la voir sur scène et rien que cette idée me fait déjà énormément plaisir.

Coup de grâce : Le retour de Scrubs, qui réussit à me prendre par surprise alors que je savais parfaitement qu’il arrivait. J’attendais cette reprise depuis des mois, j’avais la date en tête et pourtant septembre est passé tellement vite que j’ai découvert un peu violemment tout à l’heure (hum, j’écris ça hier soir) que les épisodes débarquaient… alors que j’ai déjà quelques hebdos en retard. Oups. Entre ça et Coven Academy, je sens que mon planning télé ne va pas spécialement s’alléger en octobre.

Bref, on va dire que ça fera de bons articles à parcourir pour vous dans les prochaines semaines – du moins j’espère qu’ils seront bons ! En attendant, bon début de mois d’octobre !

Peut-on voir Resident Evil (2026) sans connaître la saga ?

Salut les sériephiles – et les cinéphiles pour le coup,

Vous le savez probablement : je ne suis clairement pas la meilleure personne à qui demander si ce nouveau Resident Evil respecte parfaitement les jeux vidéo. Je les connais très peu parce que je suis un gamer du dimanche (quand le dimanche tombe le 36 du mois), et côté cinéma, j’ai décroché de la saga depuis longtemps – ai-je même vraiment accroché un jour ? Pas sûr. J’en gardais surtout le souvenir de films moyens, parfois avec des scènes bien fichues, mais rarement mémorables au point de me donner envie d’y revenir régulièrement.

Pourtant, cette semaine, j’avais grand besoin de me changer les idées et, maintenant que j’adore les films d’horreur, je me suis dit que je pouvais bien tenter de voir ce que ça donnait. Zach Cregger, le réalisateur, fait du bon boulot en général – suffisamment pour que son nom soit gage de qualité à mes yeux, en tout cas. Au pire, j’étais prêt à sortir de la salle si je n’accrochais pas (et ouais, je suis comme ça ; c’est l’avantage d’avoir un abonnement je suppose). Seulement, c’est peut-être précisément parce que je n’en attendais rien et que je n’y connaissais pas grand-chose que j’ai autant accroché à cette nouvelle proposition.

Une découverte très efficace

Si vous êtes dans la même situation et que vous vous demandez simplement : « Je n’y connais rien à Resident Evil, est-ce que je peux regarder le film ? », la réponse est un grand oui. Franchement, je pense même que ne rien connaître est un plus. Vous êtes mieux placés pour découvrir que certains fans inconditionnels qui risquent d’être déçus, à condition d’aimer les films d’horreur. Le long-métrage fonctionne suffisamment bien tout seul pour qu’on ne passe jamais son temps à se demander si on a raté trois jeux et six films avant d’entrer dans la salle.

Ce qui m’a surtout plu, c’est que le film assume d’abord son envie de faire peur. Les jumpscares sont vraiment efficaces, la tension est bien installée et la réalisation joue parfaitement avec l’attente. Là-dessus, je retrouve un peu ce qui avait fait le succès de Weapons (Evanouis en VF), autre bonne proposition d’horreur du même réalisateur. Il y a plusieurs scènes où l’on devine très vite ce qui va se produire (et, en vrai, tout le film est prévisible sur le papier), mais cela n’empêche pas le film de réussir à nous surprendre à d’autres moments – peut-être aussi parce que je ne connais pas assez la saga, mais même, il y a des bons choix de réal. Il ne cherche pas toujours à nous tromper sur la destination, mais il trouve souvent une manière suffisamment maligne d’y arriver pour que ça fonctionne quand même.

La réalisation s’amuse aussi énormément avec l’héritage vidéoludique, il y a des scènes « pov » franchement réussies. Certaines façons de suivre le personnage, d’explorer un lieu ou de cadrer une scène donnent immédiatement l’impression de retrouver une logique de jeu vidéo. Ce n’est là non plus pas très subtil, mais ce n’est pas gênant : au contraire, il y a un vrai plaisir à voir le film exploiter cette esthétique sans avoir besoin de connaître précisément la référence d’origine.

Autrement dit, il reste régulièrement une petite idée de mise en scène, un détail ou un décalage qui empêche le film de devenir totalement mécanique. Ce n’est pas une révolution du genre, mais ce n’est pas non plus un film qui se contente d’aligner les mêmes effets pendant deux heures. Du coup, ça en fait un film qui est agréable à regarder et qui coche plein de cases.

De quoi ça parle ?

Bryan est un simple coursier médical. Au cours d’une tournée nocturne, il doit livrer un colis à l’hôpital de Raccoon City. Son voyage bascule lorsqu’il percute une femme étrange au milieu de nulle part, sur une route enneigée. En voulant lui porter secours, il se retrouve nez à nez avec le début d’une épidémie.

C’est on ne peut plus simpliste et totalement décroché de tout le reste de la saga : c’est le meilleur point d’entrée possible dans un nouvel univers, tout en faisant des clins d’oeil assez évidents pour que ça plaise aux fans (j’espère pour eux, en tout cas).

Il faut en revanche accrocher à Bryan, le personnage principal, parce que le film repose beaucoup sur lui – pour ne pas dire uniquement sur lui. Je peux tout à fait comprendre qu’il puisse agacer, mais personnellement, j’ai bien aimé la manière dont il était écrit. Il n’a pas le profil du héros d’action ultra-efficace qu’on pourrait attendre d’un film de ce genre, et c’est justement ce qui le rend plus intéressant.

Il réagit parfois de manière maladroite, il n’a pas toujours une longueur d’avance sur ce qui lui arrive et il faut accepter de suivre quelqu’un qui ne ressemble pas immédiatement au héros que l’on s’attend à voir survivre à ce type de situation. Je dis que ce n’est pas un héros parfait, mais ça reste un héros classique de film quand même, avec sa petite dose d’autodérision et tout, hein !

Son seul défaut est d’être très clairement un ersatz de Fran Kranz. Qu’est-ce que ça m’a donné envie de revoir La Cabane dans les bois, encore une fois. Faut que je me calme, par contre, parce que je l’ai vu il y a un mois et demi…

Et les autres films du coup ?

Bref, j’ai tellement aimé que le film m’a même donné envie de retourner voir à côté de quoi j’étais passé. J’ai donc revu le début du tout premier Resident Evil avec Milla Jovovich, et… la comparaison n’a pas franchement aidé les années 2000. Je comprends bien ce que le film essaie de faire, notamment avec son futur proche étrange, les informations distillées peu à peu et cette volonté de nous faire découvrir la situation progressivement, mais j’ai trouvé l’ensemble beaucoup plus daté que dans mon souvenir. Je me suis ennuyé au milieu de scènes d’action militaire toutes nazes et sans vraie explication.

Le problème n’est même pas que l’ancien film soit mauvais. C’est surtout qu’il me perd plus facilement dans son action et dans sa manière de garder certaines informations en réserve, alors que celui de 2026 m’a paru beaucoup plus direct dans sa façon de construire son univers. C’était aussi un film très 2000 – mais quel plaisir d’y tomber sur Michelle Rodriguez.

Cette nouvelle version de Resident Evil donne l’impression qu’il est possible de relancer la saga au cinéma sans demander aux spectateurs de connaître quoi que ce soit à la saga. Je ne peux évidemment pas juger sa fidélité aux jeux, ni vous dire si tel personnage ou telle créature respecte parfaitement ce que les fans attendaient depuis trente ans.

Mon avis de profane vaut ce qu’il vaut (mais c’est tout l’intérêt de mon article, non ?) : moi qui n’en attendais rien, j’ai vraiment adoré. Si vous aimez l’horreur, les bons jumpscares, les films qui savent créer de la tension et les réalisations qui aiment jouer avec les codes du jeu vidéo, vous pouvez donc y aller sans avoir révisé toute la saga avant. Gardez les yeux ouverts, par contre.

Affiche et photographies promotionnelles du film Resident Evil (2026)