The Mandalorian & Grogu : une saison bâclée, mais pas un bon film

Salut les sériephiles,

Si on m’avait dit qu’un jour, je ferai une des fameuses séances de 9h à Châtelet, je ne l’aurais probablement pas cru. Si en plus on m’avait dit que ce serait pour un film qui a officiellement Star Wars dans le nom, j’aurais probablement ri. Et pourtant, c’est bien ce qui m’est arrivé aujourd’hui :  si je voulais voir le film le jour de la sortie, c’était ma seule possibilité alors j’ai mis le réveil, j’ai pris le train plus tôt que les autres jours de la semaine et j’y suis allé.

Bon, déjà, sachez que ça n’a rien de bien exceptionnel : c’est juste une séance de ciné à Châtelet, finalement. Moi, je l’aime bien ce ciné, et jamais de la vie il y a eu des gens aussi impolis que dans certains tweets postés la semaine dernière prétendant qu’il y avait des gens débarquant avec des poussettes et des gamins jouant devant l’écran. Jamais. Là, la salle n’était même pas pleine. Pour un Star Wars, c’est un peu inimaginable.

Cela dit, est-ce que c’est si surprenant ? Pas tellement. On parle quand même d’un film qui s’appelle The Mandalorian & Grogu et qui ne semble être fait que pour le fan-service des gens ayant une vague idée de qui est Mando et étant fan de Grogu. Vous me direz, c’est un peu mon cas en théorie – la partie fan de Grogu, je ne peux pas dire le contraire après avoir bouffé tous les burgers possibles et imaginables portant son nom encore ce mois-ci.

Est-ce qu’il faut avoir vu la série pour voir le film ?

J’aurais pensé que oui et c’est bien pour ça que j’avais écrit un article ce week-end résumant les trois premières saisons de la série, mais finalement… pas du tout. C’est inutile de regarder les trois saisons pour voir ce film, je pense vraiment qu’il y a assez d’éléments pour comprendre ce qui se joue. Il faut connaître un peu l’univers Star Wars, OK, mais sinon… Ca passe.

Est-ce que ça fait plaisir quand on a vu la série ?

Eh, retrouver les personnages est un vrai plus ; mais le fait que ce soit une longue (trop longue) aventure déconnectée de la majorité des enjeux de la série, ça fait vraiment bizarre. Est-ce que ça fait plaisir quand on est fan de Star Wars ? Je ne le suis pas exactement, mais je crois que la réponse est non. Franchement, à part une ou deux transitions, nous sommes loin, très loin de ce qui fait tout le culte des films de la saga. On cherche les sabres laser, on cherche les grandes batailles dans l’espace et tout ce qu’on trouve, c’est un western bien léché… qui n’a pas forcément besoin de grand écran pour être apprécié.

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit ! Je suis très content d’avoir vu ce film sur grand écran, c’est plutôt chouette, la BO de Ludwig Göransson est absolument fabuleuse (comme toujours) et vaut vraiment le coup avec un son d’une telle qualité (ça sublime vraiment le film), mais… Jon Favreau lui-même a reconnu que la saison 4 était déjà écrite quand la décision a été prise de faire ce film et ça se sent. Ils ont retiré toutes les intrigues qui auraient nécessité de connaître l’univers/la série et ils ont fait un film avec ce qu’il restait. Ô comme c’est ironique ! Après avoir passé trois saisons (allez, au moins deux) à me plaindre de l’effet désastreux que c’était d’avoir « un long film étiré en plusieurs épisodes pour faire une saison », je me retrouve avec à me plaindre de l’effet désastreux que c’est d’avoir « une saison réduite et condensée en long film de 2h30 ». Parce que ce n’est pas autre chose, ce film : c’est juste trois épisodes de Mandalorian (allez, quatre peut-être) mis bout à bout. En fait, on sent vraiment qu’ils ont condensé toute la saison en un film, qui forcément se trouve être un film un peu trop longuet.

Je suis partisan des salles de cinéma et c’est hyper agréable de voir sur grand-écran ce genre de production, mais pas une seule seconde le film ne m’a donné le sentiment qu’il n’aurait pas été à sa place en diffusion directe en streaming sur Disney +. En fait, c’est ça, je me suis senti sur Disney + tout le long – et j’ai pas mal regretté de ne pas avoir mon ordinateur pour écrire directement la critique comme je l’ai fait pour les trois premières saisons, c’est dire ! Bref, si vous n’avez pas d’abonnement ciné, ça vaut peut-être le coup d’attendre la sortie en streaming (sur Disney +), il n’y a pas franchement d’argument pour aller le voir en salle.

Bon, et concrètement, si on entre dans le vif de la critique et les spoilers, ça donne quoi ?

Ca donne des spoilers, vous êtes prévenus :

Des retrouvailles avec les personnages

La première partie du film ressemble vraiment beaucoup (beaucoup) à un épisode de la série : on assiste à une réunion d’hommes et femmes politiques sous le joug de l’Empire. La réunion est interrompue par une intrusion de quelqu’un qui déclenche toutes les alarmes. C’est hyper convenu et prévisible, jusque dans les gags : il s’agit du Mandalorian, accompagné de Grogu. On les aperçoit d’abord furtivement, puis beaucoup mieux, c’est top, l’humour prend bien.

Une course poursuite permet de vraiment situer les personnages principaux du film, avec une scène d’action un peu longue, mais très jouissive à voir au cinéma. Du côté de la chorégraphie et de la mise en scène, ça m’a parfois fait penser à Daredevil. Vraiment, on est sur Disney +.

Finalement, Mando et Grogu font beaucoup de dégâts à l’Empire, détruisant un énorme QG, puis trois vaisseaux terrestres de la terrestre et enfin un vaisseau volant. Quant au dirigeant de l’Empire, c’est bien simple, il n’est plus de ce monde.

Ce n’était pas exactement la mission de Mando, toutefois. Il est « messy, really messy » comme dirait Sigourney Weaver (elle est l’ombre d’elle-même du côté du jeu d’actrice, je trouve, c’était très plat – et c’est encore plus décevant quand on voit des interviews où l’actrice dit qu’elle y croyait vraiment quand elle parlait à Grogu ? Qu’est-ce qu’il ne faut pas dire pour vendre un film ?). Cette dernière incarne une dirigeante de la Nouvelle République à qui le Mandalorian rend des comptes : il est indépendant, certes, mais il bosse pour elle et accepte les missions qu’elle lui donne. En échange, il obtient un super vaisseau flambant neuf – une antiquité retapée, en fait.

Une mission efficace : retrouver Rotta Hutt

Après cette première partie plutôt réussie qui était vraiment construite comme un épisode de la série, le Mandalorian et Grogu s’envolent vers d’autres cieux, comme la Team Rocket. Ils sont accompagnés d’un pilote dont j’avoue ne pas avoir retenu le nom, même si ça faisait du bien de l’avoir. Autant on peut se permettre d’avoir des épisodes quasi entiers de la série où personne ne parle, autant au cinéma, ce serait long, quoi.

S’ils s’envolent de la planète où est basée la Nouvelle République, c’est parce qu’ils ont une nouvelle mission, donc. Ils doivent retrouver Rotta Hutt. Cela ne plaît pas du tout à Mando qui doit parler aux jumeaux Hutt pour cela. On les a aperçus brièvement dans la série et on sait que ce ne sont pas des gentils, il est bien sûr question de faire quelques clins d’œil à la saga et j’ai cru que ça allait lancer quelque chose d’un peu plus ambitieux. Pourtant, il ne faut chercher aucun vrai lien avec d’autres projets Star Wars, il n’y en a pas, le film ne fera rien bouger du tout de ce côté-là.

À la place, on a droit à une intrigue très convenue où Mando part à la recherche de Rotta, le neveu des jumeaux. Si ceux-ci affirment craindre pour la vie de leur neveu, le twist est assez vite révélé : c’est Rotta qui devrait être sur le trône et ils veulent juste s’en débarrasser. L’ironie du sort, c’est que s’ils n’avaient rien fait, ce serait arrivé.

En effet, après quelques péripéties et un peu d’humour (j’ai beaucoup aimé le pauvre serveur qui se fait harceler par Mando et tout le délire sur le prix du sel), Mando découvre en effet que Rotta est utilisé pour mener des combats. Il est érigé en véritable star de ces combats, mais c’est pour mieux mener à un dernier combat avant sa liberté où il sera mis à mort par un autre sbire de l’Empire.

Ce n’est pas très inspiré, mais ça fonctionne très bien, surtout que bien sûr, Hutt refuse de suivre Mando à temps. Allez, peut-être que ce serait un double épisode de la série, avec un petit cliff quand Mando et Grogu sont gazés au moment d’essayer de libérer Rotta. Cela fonctionne plutôt bien et les combats font d’excellentes scènes d’action.

Après tout ça, Rotta est finalement libéré et accepte de suivre Mando qui lui sauve la vie plus d’une fois. Au passage, Mando apprend de ses erreurs et est assez malin pour arrêter le sbire de l’Empire en le gardant en vie, cette fois. Il double ainsi les Hutt : plutôt que de leur ramener le neveu comme promis, il lui laisse la liberté MAIS il apporte à la Nouvelle République ce qu’elle espérait en échange de la libération de Rotta, à savoir un haut placé de l’Empire.

La partie Grogu du film

Vraiment, on sent que tout ça n’est jamais qu’une suite d’épisodes de la série entassés pour ne faire qu’un seul film. Il y a donc un temps mort à ce moment du film où Grogu et Mando rentrent chez eux. C’est très sympa à voir, on retrouve des persos secondaires de la série (mais pas celle qu’on voudrait – ne cherchez pas les femmes de toute manière, il n’y a QUE Sigourney Weaver et des figurantes dans tout le film ?? Putain, on est en 2026 sérieusement, comment c’est possible ?) et tout va bien dans le meilleur des mondes.

Comme ça ne ferait pas un super film, on en arrive au nœud dramatique qui justifie d’avoir Grogu dans le titre du film (encore que) : les Hutt se vengent et viennent kidnapper le Mandalorian chez lui, sans s’occuper de Grogu. Ce dernier part donc à la recherche de son père. J’ai cru que le film allait passer une demi-heure rien qu’avec lui, mais je suppose que ça n’aurait pas été suffisant et assez bavard. Ainsi, on a plutôt droit à un retour sur Mandalorian et les Hutt.

Il est révélé que Rotta a été récupéré par son oncle et sa tante également et que maintenant ceux-ci veulent se venger du Mandalorian qui les a doublés. Rien de plus simple : ils lui retirent son masque pour lui foutre la honte et se satisfaire de le voir défait, avant de le condamner à mort en l’envoyant dans une fosse pleine d’eau et de monstres. Il s’agit là du moment où l’on voit la tête de Pedro Pascal, il fallait bien qu’il tourne à un moment ou un autre. La scène d’action est plutôt bien foutu, c’est grosso modo ce qu’on peut dire de chaque scène d’action de ce film, véritablement sublimées par la musique de Ludwig Göransson (je me répète, oui).

Malheureusement, au passage, Mando se fait empoisonner par un monstre. Certes, Grogu arrive à temps pour sauver son papa des dents acérés du serpent de mer, mais il ne peut le sauver de ce poison. Pire encore, il est venu dans un vaisseau trop petit pour le ramener chez lui. Mando fait donc le choix de se sacrifier pour savoir Grogu et leurs petits-amis en sécurité dans le vaisseau. Il fait demi-tour, attaque quelques-uns des mignons des Hutt et… se laisse mourir dans la forêt.

Bien sûr, Grogu n’abandonne pas son père pour autant et après un passage un peu gluant mais appétissant (j’ai le droit à la réf, c’est Disney), Grogu soigne son père avec la Force. Il ne peut rien faire pour le poison malheureusement, alors il se contente de lui faire un abri. Commence alors une longue errance : le va-et-vient de Mando ne m’a pas fait rire du tout, Grogu qui se balade seul, ça n’avait pas grand intérêt et alors je ne comprends pas comment et pourquoi il reçoit de l’aide et un antidote au poison !

Pourtant, ça permet de sauver Mando et après une nuit d’angoisse pour Grogu, tout est bien qui finit bien, les vieux s’occupent des petits, puis les petits s’occupent des vieux, this is the way. J’ai levé les yeux au ciel tellement la réplique était creuse. Et à ce stade, on sent qu’on a avancé d’un ou deux épisodes dans la saison : il reste un peu moins d’une heure de film, il va falloir tout conclure… sauf qu’il ne s’est pas passé grand-chose pour les personnages.

La revanche de Mando

Malheureusement, il en sera ainsi pour la dernière partie du film. Mando propose à Grogu de partir en sachant qu’ils seront toujours traqués par les Hutt ou de rester sur leur planète pour mettre un terme à leurs agissements et sauver Rotta, le nouveau meilleur pote de Grogu parce que Rotta partage sa bouffe avec lui (Grogu passe la moitié de ses scènes à manger dans le film ; ce qui était mignon devient sacrément lassant, je trouve). Cruel dilemme, on se demande bien ce qu’ils vont choisir, hein.

Retour chez les Hutt, donc, où Rotta est sauvé par Grogu. Notre Mandalorian s’occupe de s’attaquer au plus puissant sbire des Hutt, le chasseur (qu’il laissera s’échapper finalement !), Grogu doit faire face au chien du chasseur et Rotta, libéré, délivré, s’occupe de son oncle et sa tante. Ces trois-là et le chasseur tombent après une bonne scène d’action dans la fosse où le serpent marin les attend avec appétit. Le chasseur parvient à s’échapper, l’oncle et la tante se font bouffer et Rotta… est sauvé par Grogu, grâce à la Force.

Trop fort, ce Grogu, oui. Je pensais que le film allait s’arrêter là par une petite pirouette, parce que même s’il ne le voulait pas, Rotta est à présent l’héritier du trône et le roi, en théorie. En pratique, toute la base le chasse et la situation est compliquée pour Mando et Grogu.

Par chance, leurs alliés sont allés prévenir la Nouvelle République en attendant. Voilà donc super Sigourney qui débarque pour anéantir toute la base des Hutt tandis que Mando, Grogu et Rotta n’ont qu’à s’échapper de celle-ci avant qu’elle ne soit détruite – avec une scène qu’on voyait dans la bande-annonce. Oui, comme d’hab, j’ai revu la bande-annonce après le film et c’est fou comme elle révélait le peu qu’il y a voir dans le film (et le vendait tellement mieux que ce qu’il n’est ; il n’y a pas tant d’action, désolé !).

Tout ce petit monde retourne donc sans perte et fracas sur la planète de la Nouvelle République où Rotta décide de travailler avec la résistance (incroyable pour un Hutt, n’est-ce pas ?) et où Mando et Grogu décident de repartir chez eux. En chemin, Grogu a enfin le droit de piloter un peu (un clin d’œil sympa au début du film où il a failli tuer Mando), sous le regard bienveillant et masqué de son daddy.

Voilà, c’est tout, tout ça pour ça ; il n’y a rien de plus dans le film, pas de scène post-générique, une fin qui boucle l’intrigue mais n’ouvre rien – pas de conclusion définitive, pas de suite concernant Mandalore, rien. C’était bien, un vrai bon moment, mais ce n’est pas un bon film. C’est creux, franchement, ça n’apporte aucune évolution aux personnages et franchement, si saison 4 il y a, il n’y aura apparemment pas besoin d’avoir vu le film pour la comprendre. Putain, ça me rend fou : la saison 1 de Boba Fett a été plus importante dans la mythologie de la série The Mandalorian que ce film.

C’est un choix, vous me direz, mais à mes yeux, ce fut un mauvais choix parce qu’on reste vraiment sur sa faim après 2h30. Après, une fois de plus, ce fut un bon moment et je le recommande aux fans… Moins aux non-fans de la série. Ce n’est pas Star Wars, quoi ; et ça peut se contenter d’être vu en streaming.

Les films vus en septembre (1/2)

Salut les sériephiles,

Pour cette fin de semaine, je vous propose de continuer sur ma lancée des bilans du mois de septembre avec aujourd’hui un retour sur les films vus en septembre. Si vous avez suivi un peu ma vie post-déménagement, vous savez peut-être que je me suis pris une carte UGC illimité, histoire de pouvoir aller au cinéma plus souvent. Mon calcul est simple : il y a 23 films qui me tentent au moins un peu entre septembre 2019 et septembre 2020 et pour rentabiliser la carte, il faut voir deux films par mois. À l’heure où j’écris ces lignes, j’ai déjà rentabilisé septembre et octobre, alors bon, ce n’est pas de l’argent lancé par les fenêtres, youpi !

Et donc en septembre, j’ai vu…

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Semaine 35 – The Princess Bride

Je vous l’avais dit, j’ai vu ce film le dimanche premier septembre, alors je l’ai gardé pour cet article. Très franchement, c’est un film sur lequel j’avais plein de préjugés qui se sont avérés majoritairement faux. Ce film fut finalement une bonne surprise : on y suit la soirée d’un petit garçon malade à qui le grand-père raconte une histoire pour s’endormir. Du coup, j’ai trouvé marrant de reconnaître le gamin qui allait devenir présentateur de What Just Happened ? que j’ai regardé cet été ! En ce qui concerne le film, c’est un « vieux » film, c’est sûr, mais la qualité d’écriture est vraiment géniale, avec un petit côté méta qui n’était vraiment pas pour me déplaire. Je pense que je suis fichu de le revoir un jour, car c’était une histoire d’amour sympa, à la sauce conte et avec de l’humour. Et puis, le scénario est vraiment sympathique.

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Semaine 36 – La Vie Scolaire

Quand un prof va au ciné pour se changer les idées… J’ai déjà écrit une critique un peu plus complète que vous pouvez retrouver par ici !

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Semaine 37 – Jeanne

Avec ma carte UGC, j’ai reçu un mail qui m’invitait à l’avant-première du film en présence de l’équipe du film. Bon, ils m’ont un peu piégé : moi, j’ai imaginé voir Luchini, mais finalement, ce ne fut pas le cas du tout. J’ai pu apercevoir l’adolescente qui joue Jeanne et le producteur du film, cependant. Et puis, j’ai eu toute ma soirée à être bercé par le texte vraiment très beau de Charles Peguy.

Ce n’est pas un film que je recommanderai à n’importe qui. Il s’agit de la suite de Jeanette et l’on y suit les événements menant au procès de Jeanne d’Arc. Le début du film était bien, mais j’y ai trouvé un peu trop de longueur, principalement parce que je n’ai pas adhéré plus que ça à l’univers musical, particulier et très « ça passe ou ça casse ». En revanche, j’ai adoré toute la partie avec le procès, parce que le texte était prenant.

Concrètement, c’est donc un film littéraire. On passe un bon moment de cinéma, mais pas un moment grand public. Il y a des partis pris qui valent le détour si vous aimez le cinéma, une jolie technique avec des décors magnifiques à contempler, mais, justement c’est le mot, c’est un film contemplatif, et ça ne plaît pas à tout le monde !

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Reservoir Dogs

J’ai voulu regarder ce film pour deux raisons : il est sur mon poster des films à voir et Laura a dit l’avoir vu sur son blog, alors voilà, ça m’a rendu curieux. Ben franchement, ce fut limite de la torture – la scène d’introduction m’a limite fait arrêter tout de suite parce que je n’accrochais pas du tout. Très franchement, j’ai déjà oublié une grande partie du film deux semaines plus tard. Il y a toutefois eu de bonnes scènes, une BO qui m’a remotivé en cours de film et des moments gores bien savoureux. De là à voir pourquoi il est sur la liste des films cultes à voir avant de mourir ? Mouais. Ce fut une déception, donc… Et puis la fin, tout ça pour ça ?

Voilà, voilà pour cette première partie ! La suite la semaine prochaine avec trois autres films, dont deux vus au cinéma. Je vous dis, je rentabilise ma carte !

Un article par épisode ?

Salut les sériephiles,

Si vous avez suivi un peu mes péripéties Twitter hier, vous avez dû voir que WordPress m’a quelque peu pris la tête et n’a pas arrangé mon retard. Oui, je suis désolé, je sais que j’enchaîne les articles quelque peu méta et nombrilistes, mais à part une rumeur énorme spoiler sur Suits, je n’ai rien vu de trop susceptible d’un article, alors j’en profite.

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En plus, j’ai besoin de votre avis aujourd’hui, alors je vous expose mon problème et vous me dites ce que vous en pensez, parce que ça vous concerne aussi : il y a même un sondage en fin d’article.

Donc le problème qu’il m’est arrivé hier, c’est que WordPress a tout bonnement refusé que j’édite mon article Supergirl. Alors déjà, le temps que je comprenne que le problème venait de l’article Supergirl et pas de l’ensemble de WordPress – en passant par plusieurs explorateurs et tout un tas de détails que je vous épargne parce que le but c’est pas de poursuivre votre nuit sur cet article -, une bonne demi-heure était passée (voire un peu plus). Bon, j’ai laissé passer du temps, redémarrer l’ordi, essayer sur portable, mais rien n’y faisait, l’article buguait tout simplement, même après 3h d’attente.

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Par conséquent, j’ai décidé de republier l’ensemble de l’article grâce à un système de copie heureusement proposé par WordPress et qui lui ne bugue pas. Il y a quand même des choses qui fonctionnent bien sur cette plateforme.

Oui, mais…

Déjà, nous sommes sur un blog et je ne peux pas refaire tous les liens vers l’ancien article pour les mener vers le nouveau de manière automatique. Je ne compte pas le supprimer non plus, rapport aux vues et commentaires.

En plus, mes articles saison sont quand même sacrément longs, et de plus en plus long, et par conséquent, je rencontre de plus en plus souvent des problèmes lors de l’édition. Alors voilà, j’en arrive à la conclusion que peut-être (peut-être) je m’en sortirais mieux avec un article par épisode – et bien sûr, une page saison avec un lien vers chaque épisode ; comme je faisais au début des articles par saison (où ça menait toutefois vers un article avec plein d’épisodes – ici l’exemple de 11.22.63).

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Dans les points positifs pour moi aussi, il faut bien que je reconnaisse qu’un nouvel article par jour, ça permet quelques clics de plus (je vois bien que les statistiques sont meilleures depuis que je vous propose 500 mots par jour) et que c’est intéressant aussi de voir quels épisodes attirent le plus – même si ça veut dire avoir des journées avec 4 à 7 articles (genre le vendredi). Et puis, mes critiques d’épisodes sont, pour les plus courtes, aussi longues que cet article.

Ce qui m’arrête ? J’aimerais bien vos avis : déjà ceux qui ont un blog WordPress vont rapidement être envahis de notifications de nouveaux articles dans le « Reader » et je n’ai pas envie d’être trop relou. Je sais que d’autres blogs que je suis le font, mais rarement sur plus de cinq saisons/semaine. Ensuite, il me reste le problème des binge-watchings de saisons complètes. Genre, pour Stranger Things, par exemple, je me voyais mal sortir neuf articles le même jour. Alors, après, je n’ai pas de souci d’édition sur ces articles-là, donc, hormis la longueur interminable, je n’ai pas de problème et je pourrais les garder comme tels. Ou publier au fur et à mesure du visionnage quand même.

 

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Je suis paumé face à tant de possibilités.

Bref, vous l’aurez compris, j’envisage de nouveau de changer le format des articles saisons du blog, mais comme il s’agit d’un gros changement, je préfère demander clairement votre avis cette fois. Si je ne change pas, le problème des articles Supergirl risque de se reproduire, et je me dis que c’est un peu dérangeant d’avoir plein de doublons (et j’appréhende les prises de tête par rapport au simple fait de créer un nouvel article). J’attends vos avis s’il vous plaît, ne m’abandonnez pas, hein, je n’ai pas l’habitude de demander des retours, c’est stressant !

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La saison 1 de Will (et pourquoi c’est cool)

Salut les sériephiles !

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Coup de pub : Hier, je me suis empiffré la fin de la première saison de Will et force est de constater qu’un grand nombre d’entre vous est passé à côté. J’ai vu peu de tweets sur la série dont les sous-titres VF traînent à arriver… mais j’ai apprécié cette saison, donc j’ai envie de vous embarquer dedans sans vous spoiler, pour vous convaincre de l’ajouter à votre liste de séries à voir plus tard ou pour ne pas passer à côté le jour où vous en aurez l’occasion, parce que l’audience, c’est…

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Personnellement, je trouve que la série a été plutôt mal vendue : en la commençant, je m’attendais à voir un drama historique retraçant la vie de William Shakespeare. Finalement, j’ai bien eu du drama, mais la partie historique est à négliger. Avant de commencer la série, il faut simplement savoir qu’il y a un conflit protestants/catholiques qui divise Londres, et plus généralement l’Angleterre. Je ne mentirais pas non plus : quelques connaissances des pièces de Shakespeare aident à apprécier certains jeux de mots et références discrètes. Toutefois, je pense qu’on peut passer à côté et aimer quand même la série.

Plus que l’histoire de la vie du dramaturge, la série surfe sur pas mal de théories : le fait qu’il soit catholique (l’intrigue majeure & fil rouge de la série), le fait qu’il n’écrive pas seul ses manuscrits, le fait qu’il n’ait pas pu tout inventer seul. C’est un parti pris qui permet finalement de rendre moins divin un personnage très mis en avant par la réalisation.

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Le vrai parti pris, cependant, est de moderniser autant que possible l’univers shakespearien, avec ce qu’il implique de transgression et de décalage, nous fournissant une version rock, voire punk, de l’Angleterre. Oui, ça perturbe, mais ça aide à entrer dans la série, surtout que j’adore les choix de BO qu’ils ont fait et que les représentations théâtrales sont bien gérées, du début chaotique à la fin plus moderne. Tout cela colle parfaitement à l’œuvre de Shakespeare qui n’a lui-même pas fait autre chose avec ses pièces historiques… Bref, l’ambiance est cool !

Côté personnages, on retrouve certes William, mais aussi d’autres figures historiques, toutes plus ou moins fictionnalisées pour les besoins de la série : Richard Topcliffe (un tortionnaire de catholiques), Christopher Marlowe (un autre dramaturge qui devrait être aussi célèbre que Shakespeare) ou encore les Burbage, une famille d’acteurs de la troupe, et notamment Richard et Alice, les frères et sœurs.

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Les premiers épisodes sont très bons, malheureusement ça se dégrade vite pour mieux repartir dès le 6. Ensuite, ça se dévore, grâce à de bons cliffhangers menant à une vraie conclusion, le renouvellement étant incertain. Je vous laisse jeter un œil à mes critiques si vous n’êtes pas encore convaincus, mais ça vaut le coup, promis !

C’est une porte ouverte sur une période sur laquelle on a peu d’informations, mais qui est passionnante. On se cantonne trop souvent à la littérature française et Molière en France, mais l’Angleterre vaut le détour.

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Bon visionnage 🙂