Lanterns – S01E04 – The Weenie – 16/20

On sent que la saison avance et que l’intrigue se dévoile davantage cette semaine, avec davantage de pièces du puzzle et une vraie réponse. J’aime beaucoup les dynamiques qui sont proposées entre les personnages et qui permettent des développements intéressants, avec des prises de décisions parfois risquées. Pour autant, j’ai trouvé l’épisode encore difficile à suivre par moments, avec des éléments peu introduits – ou mal introduits. Ça reste très savoureux à suivre et je suis embarqué par l’histoire autant que par les effets spéciaux.

Spoilers 

Qui donc est le Manhunter ?

They didn’t let me in. It’s the happiest place on Earth, they said I’d killed the vibe.

Yes, j’ai réussi à le voir le jour de la sortie !

On en revient enfin au cliffhanger de l’épisode 2 dès le début de cet épisode : Hal rend visite à Sinestro pour avoir des infos sur les Manhunters. La conversation déraille pourtant hyper rapidement : très vite, il se retrouve à être celui qui est cuisiné sur John. Sinestro a parfaitement compris que celui-ci n’est pas simplement son apprenti, mais son remplaçant, et il s’amuse évidemment à appuyer là où ça fait mal. Son conseil ? Éliminer John avant que John ne l’élimine professionnellement. Il propose évidemment une élimination radicale et définitive, quoi.

Bon, Hal est évidemment contre cette idée et envoie bouler son ancien mentor assez rapidement, en réexpliquant son point de vue sur John, qui le remplacera un jour, qui n’est qu’un plan de secours. Il finit tout de même par reconnaître à voix haute ce qu’il ne voulait pas vraiment admettre jusque-là : oui, John est son remplaçant. C’est intéressant parce que Sinestro joue clairement avec cette peur d’être devenu trop vieux et inutile alors que, de l’autre côté, les Gardiens font exactement la même chose avec John en lui expliquant qu’Hal n’est plus à la hauteur. Tout le monde essaie de dresser ces deux-là l’un contre l’autre et ça fonctionne un peu trop bien si on en croit ce début d’épisode – je vois en tout cas qu’ils veulent nous créer un doute là-dessus, mais je suis à peu près sûr que ça finira par être l’inverse : ils seront comme cul et chemise et renverseront ensemble l’ordre établi. Reste à voir ce qu’on fera du cliffhanger du pilot. Bref.

Voyant que la conversation est stérile, Hal envisage de se barrer jusqu’à ce que Sinestro se mette enfin à parler un peu des Manhunters. Je trouve quand même qu’il en dit très peu, mais il donne au moins une information essentielle : même lorsqu’ils changent d’apparence, certaines particularités de leur physiologie restent impossibles à reproduire parfaitement. Leur cœur, notamment, cristallise lorsqu’ils meurent. Pas hyper pratique comme méthode de dépistage : pour vérifier si quelqu’un est un Manhunter, il faut donc plus ou moins commencer par lui arracher le cœur.

De son côté, John est un peu perdu sans Hal : il aimerait son aide, mais Hal s’est barré sans prévenir. John continue donc son travail sans son mentor pendant un temps et achète une lunette de fusil afin de surveiller la propriété de William Macon. En hauteur, il repère un hélicoptère qui arrive chaque jour et semble disparaître au milieu du domaine. Il comprend surtout que toute l’architecture s’organise autour d’un point central invisible depuis l’extérieur : le fameux « weenie » du titre.

John explique le concept qui nous vient tout droit de Disneyland : le « weenie », c’est le point visuel qui attire le regard et autour duquel un lieu est construit, comme le château au bout de Main Street. J’ai donc évidemment apprécié la référence Disney, surtout avec la petite blague sur le fait que John tuerait l’ambiance du « happiest place on Earth ». C’est tellement ça. Il en conclut surtout qu’il y a quelque chose de caché au centre du domaine de Macon (une fois sur deux, j’écris Macron à la place…) et que c’est probablement là qu’ils doivent chercher.

John et Hal décident alors de raconter ce qu’ils savent à Kerry. Elle apprend donc l’existence du Manhunter et surtout le compte à rebours en cours : si John ne livre pas leur cible aux extraterrestres d’Antaan dans les temps, ceux-ci sont prêts à débarquer à Rushville et à faire sauter la ville jusqu’à retrouver leur ennemi. Elle accepte donc assez vite de les aider, parce que bon, « sauver ma ville d’une explosion extraterrestre » est tout de même un argument assez convaincant apparemment. Elle est vraiment devenue une alliée, mais pour autant, elle continue d’être agacée par Hal. C’est une dynamique qui me plaît pour l’instant.

Sinon, nos héros lui parlent après avoir vérifié qu’elle existait bien à Gotham, comme annoncé dans l’épisode 2. Je continue de trouver l’argument étrange : s’ils ont affaire à des métamorphes, qu’est-ce que ça change d’avoir un passé ? Cela prouve que Kerry Kane existe, certes. Est-ce que ça prouve que la femme devant eux est toujours Kerry Kane ? Pas tellement, à moins que quelque chose m’échappe ? Cela semble suffire à l’écarter de tout soupçon, bizarrement.

Hal et John retournent ensuite dans leur motel miteux typiquement américain pour attendre la nuit. C’est là que Lianna, la Gardienne qui suit John depuis toujours, débarque parce qu’il n’a pas pris contact avec elle. Elle lui apprend surtout ce qu’Hal lui cache : il n’était pas parti coucher dans l’espace comme il le disait, il est allé voir Sinestro, violant au passage son serment envers les Gardiens. Pour Lianna, c’est la preuve qu’il faut accélérer le remplacement d’Hal. Le plan qu’elle propose à John est simple : la prochaine fois qu’Hal lui confie la bague, il n’a qu’à réciter le serment. Il deviendra alors officiellement le Green Lantern du secteur 2814 et Hal cessera de l’être. Petit coup d’État intergalactique, quoi.

John ne semble pas immédiatement convaincu, surtout qu’il n’est pas hyper ravi de découvrir qu’on lui demande finalement de prendre lui-même la place d’Hal. En gros, on lui demande d’y aller en force et de faire son coup d’État tout seul ; ce n’est pas si évident, surtout maintenant qu’il connaît Hal. Lianna sait cependant parfaitement quels boutons pousser : elle lui parle de la faiblesse de son père et lui rapporte les critiques qu’Hal aurait écrites sur lui, le décrivant notamment comme trop faible et pas assez créatif. Ça fonctionne : John finit par lâcher tout ce qu’il pense d’Hal – un crouton vieux et fatigué – en expliquant que la bague aurait toujours dû être la sienne.

Le problème est qu’après le flashback de l’épisode précédent, on sait précisément comment les Gardiens et surtout la mère de John l’ont conditionné depuis son enfance pour penser comme ça. John appelle d’ailleurs Bernadette un peu plus tard et elle lui conseille elle aussi de ne surtout pas se laisser détourner de son objectif par le charme d’Hal. C’est assez dingue finalement : John est adulte, mais il a encore une Gardienne et sa mère qui lui expliquent quoi penser de son mentor… Alors certes, ça nous fait douter, mais je pense vraiment que ce sont des fausses pistes.

Et pourtant, quand il retrouve Hal, John est plutôt malin et n’y va pas en force comme on le lui demande. Au contraire, il utilise la ruse et amadoue Hal en lui proposant son propre plan pour entrer dans la propriété. Hal est impressionné par ses dessins et ses calculs – « pas assez créatif », hein ? – et finit par accepter de tenter la méthode de John plutôt que son habituelle entrée fracassante par les airs.

Hal lui donne donc la bague en toute confiance. On voit bien que John hésite un instant à réciter le serment, mais il ne semble finalement pas prêt à devenir Green Lantern de cette manière. À la place, il se contente de créer une énorme foreuse qui doit leur permettre de creuser un tunnel pour atteindre le point qu’ils ne peuvent pas observer. C’est plus discret que de passer par les airs comme Hal l’envisageait – il risquait de se faire tirer dessus. Je reste perplexe : la machine énorme qu’il invente et utilise doit quand même faire un bruit monstrueux, quoi. Mais bon, faisons comme si. J’aime surtout que John ait la bague entre les mains, ait exactement l’occasion que Lianna lui demandait de provoquer et décide malgré tout de ne pas trahir Hal.

Ils arrivent ainsi à entrer dans ce qui ressemble fort à un laboratoire ou un entrepôt secret bourré de technologie qui n’a clairement rien de terrestre. J’ai bien aimé cette scène, surtout avec le poids de « 84 kilos-ish ». C’était drôle, l’échange était bien foutu et je trouve que le duo fonctionne de mieux en mieux chaque fois que la série accepte simplement de les laisser discuter en faisant leur boulot. C’est presque con de vouloir les dresser tout le temps l’un contre l’autre, car ça ajoute trop de sérieux et de doutes non stop.

Malheureusement, Hal déclenche une alarme et les hommes de Macon débarquent avec des armes qui libèrent une sorte de fumée noire. Non seulement ils n’y voient plus rien, mais la technologie neutralise également la bague. Voilà qui confirme au moins qu’il y a bien du matos extraterrestre dans le coin. Hal et John sont donc capturés sans trop de difficulté.

Ils sont ramenés auprès de William Macon qui récupère rapidement la bague, puis se met à poil devant Hal et John. C’est… étonnant. Sur le coup, je me suis demandé si la scène était juste gratuite… et je crois bien que oui. C’est vendu comme une démonstration de pouvoir complètement tordue : William sait que John est artiste, il sait qu’il a couché avec Zoé et il demande donc tranquillement à John de le dessiner nu devant elle. Une façon assez efficace de lui montrer qu’il sait tout, qu’il n’a pas honte et qu’ici, c’est lui qui décide de ce qui est gênant ou non ? Franchement, c’était perché.

Hal lui-même est perturbé et c’est assez drôle de l’entendre expliquer qu’après tout ce qu’il a vu dans la galaxie, il trouve tout de même la situation bizarre. John fait son dessin, avec un pénis bien visible sur son croquis – dis donc, on nous parle d’éléphant, dites. C’est lourdingue – boys club encore, toujours, flemme.

La discussion nous apprend surtout beaucoup de choses sur le mystérieux bienfaiteur de William. Celui-ci lui aurait sauvé la vie alors qu’il avait un cancer et, depuis, William le considère pratiquement comme un dieu. Ce mystérieux individu a aussi transformé Rushville : les cultures poussent, les enfants vont bien et personne ou presque ne tombe malade. Ah ! L’hôpital complètement vide de l’épisode 2 est donc bien lié aux extraterrestres. En échange de tout ce qu’il a apporté à la ville, William et les siens le protègent. Cela explique aussi pourquoi il dispose d’armes extraterrestres capables de neutraliser la bague. On ne sait toujours pas qui est ce bienfaiteur, mais il devient franchement difficile de ne pas penser au Manhunter.

Kerry sort finalement nos héros de là assez vite, dépitée de voir son beau-père complètement nu quand elle débarque. Elle est surtout énervée de voir qu’ils ont foiré leur unique chance d’enquêter discrètement, même si elle leur apprend qu’elle cherche elle aussi l’identité du fameux bienfaiteur dans les affaires de Billy. C’est Zoé qui l’a prévenue de leur présence et elle demande maintenant aux deux Lanterns d’arrêter de tout faire exploser pendant cinq minutes. Bon courage.

John reçoit ensuite une visite de Zoé. Pourquoi au juste ? Je continue de ne pas comprendre ce couple. Qui s’est dit que ce serait une bonne idée ? Elle est essentiellement là pour coucher à nouveau avec lui et ça me donne toujours l’impression qu’on ajoute gratuitement du sexe à la série. Cela ne me passionne pas du tout et, malgré les explications de l’épisode 3, je ne comprends toujours pas pourquoi John continue de coucher avec elle. Il peut avoir à peu près n’importe quelle femme qu’il souhaite, non ? Enfin, en travaillant sur sa politesse, sur son charme et sur plein de choses, certes, mais ça me paraît envisageable. Pourquoi Zoé ? Bref, on s’en fout.

Cette fois, au moins, la scène sert ensuite l’intrigue : elle lui demande de quitter Rushville avant de se faire tuer et lui explique qu’elle sait quelque chose qu’elle ne peut pas encore lui révéler parce que « tout changerait ». Il y a surtout une petite phrase loin d’être anodine : William disait que son bienfaiteur avait guéri son cancer ; Zoé, elle, dit à John que lorsqu’elle a rencontré William, il était mourant et que c’est elle qui lui a sauvé la vie. Allons bon.

John refuse de partir et lui annonce qu’il n’y a aucune chance qu’il abandonne l’enquête. C’est un peu contre toute attente que Zoé se fait alors tuer. Franchement, WTF. Sa voiture se fait pulvériser alors qu’elle quitte le motel, détruite par un rayon provenant d’un satellite. La mort est tellement immédiate et spectaculaire que je me suis dit qu’il y avait anguille sous roche. Hal débarque presque aussitôt et va carrément récupérer le satellite dans l’espace avec sa bague. Effets spéciaux plutôt cools au passage, et je continue d’aimer quand la série se rappelle que son enquête policière est menée par un type capable d’aller chercher une pièce à conviction en orbite.

Kerry les aide à découvrir à qui appartient le satellite. Il est relié à Atlas, une société appartenant à un certain Hector Hammond, propriétaire notamment d’abattoirs de haute technologie. Le détail qui rend le type immédiatement suspect ? Il n’existe pratiquement aucune trace de lui avant 1986, soit justement l’époque à laquelle le Manhunter est arrivé sur Terre. John a cependant une théorie plus intéressante : si Hammond voulait vraiment les tuer, il aurait pu viser directement leur motel. Faire exploser Zoé sous leurs yeux ressemble donc moins à une menace qu’à une invitation. Quelqu’un veut qu’ils remontent jusqu’à Hammond et, évidemment, ils suivent ce piège avec plaisir.

Sur le chemin, Hal essaie tout de même de savoir comment John vit la mort de Zoé. Il paraît étonnamment peu atteint et Hal lui explique que c’est malheureusement le genre de choses qui arrivent avec ce boulot. Il lui conseille même d’éviter les vraies relations pour ne pas mettre les autres en danger. Vie de merde, quoi, mais putain, John a-t-il compris comme moi la phrase de Zoé ?

Ils arrivent ensuite dans l’un des abattoirs d’Hammond où, là encore, tout est très étrange. Les employés ne les calculent absolument pas, même lorsqu’ils leur parlent directement, et toute l’usine paraît beaucoup trop automatisée pour être normale. Ils observent notamment une vache traverser le dispositif avant de se faire découper instantanément au laser en morceaux parfaitement calibrés. Ça fait une bonne blague sur les végans et je crois que c’est à peu près tout. Enfin, ce n’est pas tout à fait vrai : visuellement, la scène fonctionne bien et le bouclier vert qu’Hal crée pour les protéger de tout le sang est assez cool. Là encore, dès que la série utilise franchement les pouvoirs de Green Lantern, j’en redemande et je vois l’intérêt.

Ils arrivent enfin dans le bureau d’Hector Hammond, qui les attend très tranquillement. Il connaît l’adresse des parents de John et menace immédiatement de faire exploser leur maison à l’aide d’un autre satellite s’il ne sort pas vivant de cette conversation. Là, John perd immédiatement beaucoup plus son sang-froid que lors de la mort de Zoé – détail qui va avoir son importance.

Hammond leur révèle aussi qu’il espionne le motel depuis un moment. Il fait ainsi écouter à Hal la conversation entre John et Lianna, y compris le passage où John explique qu’Hal est vieux, fatigué et qu’il considère que la bague lui revient. Ambiance. J’ai ri un peu, et je suis content qu’on avance enfin sur cette fausse opposition entre eux : il va falloir savoir s’ils se font confiance ou non.

Hammond affirme alors être le Manhunter. Hal n’y croit pas une seconde, et moi non plus à vrai dire. Il se souvient de ce que Sinestro lui a expliqué et commence à le tester, notamment en lui posant des questions sur Abin Sur, le Green Lantern qui transportait le Manhunter avant de s’écraser sur Terre. Hammond n’est pas convaincant et Hal décide donc de tester son bluff. Il lui annonce qu’il existe un moyen très simple de vérifier s’il est réellement un Manhunter : lui arracher le cœur. S’il cristallise, bingo. S’il ne cristallise pas… Eh bien, Hector sera mort pour rien. C’est une méthode assez radicale, mais le bluff fonctionne immédiatement. Hammond panique et arrête le compte à rebours destiné à tuer les parents de John.

Et là, nouveau retournement : Hector Hammond n’est même pas Hector Hammond. Il s’appelle en réalité Hector Gutierrez et était un simple étudiant en ingénierie lorsqu’on lui a proposé cette technologie extraordinaire pour aider sa famille et sa communauté. Il sert depuis de façade au véritable Manhunter. Voilà qui explique l’absence de passé du mystérieux Hammond et confirme que tout ça n’était qu’une fausse piste (vite évacuée, en plus).

Quand Hal lui demande enfin qui est le Manhunter, Hector lui donne un nom : William Macon. Ma foi, ça se tient plutôt bien. Il possède les armes extraterrestres, il protège le fameux bienfaiteur et il est littéralement en train de construire une petite armée autour de lui, sauf que ce serait beaucoup trop facile et que c’est oublier Zoé.

Sur le chemin du retour, John veut tout de même rassurer Hal. Il a entendu la conversation où il le critiquait violemment, mais il lui assure qu’il lui aurait rendu la bague : après tout, il l’avait en main, il connaissait le serment et il ne l’a pas récité. Hal le surprend en lui répondant qu’il aurait probablement fait la même chose à sa place. Il reconnaît même qu’il n’a pas spécialement mérité la bague lorsqu’elle l’a choisi et que John pourrait un jour devenir meilleur que lui. J’aime beaucoup cet échange parce que, pendant quelques secondes, on a enfin l’impression que ces deux-là pourraient arrêter de se mentir. Hal reconnaît alors avoir vu Sinestro et partage les informations qu’il a obtenues sur les Manhunters. John, lui, continue de lui dire que William est leur cible.

Hal lui demande ensuite d’appeler l’escouade d’extraterrestres d’Antaan et de leur donner rendez-vous au café. C’est un pari assez risqué : ils vont livrer quelqu’un à des types qui ont déjà annoncé être prêts à faire exploser toute la ville pour obtenir vengeance. John passe tout de même l’appel et c’est seulement après qu’Hal révèle qu’il ne croit pas vraiment John. Alléluia. Je ne pensais pas qu’il avait compris, mais pourtant si.

Lorsque Zoé a explosé sous ses yeux, John est resté incroyablement calme. Hal s’était dit qu’il avait simplement un cœur de pierre. Seulement voilà, quelques heures plus tard, Hammond menace ses parents et John panique complètement. Il n’est donc pas froid face à la mort des gens qu’il aime : s’il n’était pas bouleversé par la mort de Zoé, c’est qu’il ne croyait pas qu’elle était morte. Perso, ça ne m’aurait pas suffi à comprendre : je me serais juste dit qu’il n’aimait pas Zoé et qu’elle n’était qu’un plan cul – ce que la série nous sert d’ailleurs depuis quatre épisodes.

Cela dit, John admet qu’il avait un doute. Il ne savait pas forcément ce qu’elle était, mais quelque chose dans leur dernière conversation lui a fait comprendre qu’elle avait probablement survécu et ouais, Zoé est le Manhunter.

Bon, voilà qui explique sa relation avec John, on va dire. Je continue de ne pas être passionné par leurs scènes de sexe, mais le fait qu’elle ait pu se rapprocher volontairement de lui parce qu’il représentait une menace change quand même complètement la lecture des épisodes précédents. Et puis, pour une créature qu’on nous présente depuis trois épisodes comme un génocidaire froid et synthétique, ça pose forcément quelques questions sur la version de l’histoire qu’Antaan et les Gardiens nous racontent – elle est grand-mère.

Hal est surtout blessé que John lui ait encore caché quelque chose. Il lui dit qu’il lui avait réellement pardonné pour la bague et qu’il pensait qu’à partir de là, John serait honnête avec lui. Pas de chance. L’épisode se termine alors par un « accident » de voiture qui n’en est absolument pas un. Hal s’excuse auprès de John pour la voiture de location… avant d’ouvrir la portière et de sauter du véhicule en marche. John reste à l’intérieur et la voiture finit directement dans un poteau.

J’aime surtout que la scène fasse facilement écho au tout premier épisode : Hal avait déjà sauté d’une voiture en marche pour obliger John à utiliser la bague et apprendre à voler. À l’époque, John avait la bague pour s’en sortir. Cette fois, Hal l’a avec lui alors on verra bien comment John s’en sortira… la semaine prochaine.

Photo promotionnelle de l’épisode — HBO / Warner Bros. Television / DC Studios.

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Lanterns – S01E03 – OutKast – 18/20

Cet épisode 3 est ce que j’appelle une très bonne origin story et, par conséquent, j’aurais aimé qu’elle soit le point d’origine de la série, tout simplement. Il est excellent, renverse les perspectives qu’on pouvait avoir depuis le début et répond à des questions qu’on ne savait pas forcément qu’on se posait. C’est à mon sens l’épisode le plus solide qui récompense enfin la patience qu’il fallait avoir sur le début. Je suis content d’être resté, ouf… mais par contre, on n’avance pas du tout sur le fil rouge là.

Spoilers 

L’enfance de John n’a pas été de tout repos.

No. I know exactly why me.

Vous avez vu ? Septembre est là, je vois cet épisode en retard parce que c’est la rentrée ! L’essentiel, c’est tout de même de réussir à le voir et, pour le coup, je suis bien content de ne pas avoir laissé traîner celui-ci davantage car j’aurais détesté être spoilé.

Nous repartons en 2016, pendant l’entraînement de John. Il est catapulté dans un centre commercial désert où il semble suivre un jeu de piste géant – façon course d’orientation. Les flèches le mènent vers le bureau du manager et il est révélé, après une nuit entière d’attente dans la salle, qu’il est là pour être interviewé afin de devenir Green Lantern. Normalement, ce n’est pas comme ça qu’une Lanterne est choisie, mais voilà, l’un des Gardiens a été tué par Sinestro, Hal inquiète de plus en plus ses supérieurs et les règles semblent donc pouvoir être un peu adaptées quand ça les arrange.

La personne qui lui fait passer l’entretien, Lianna, prend l’apparence parfaitement rassurante de Laura Linney alors qu’elle est en réalité l’un des Gardiens. L’actrice est si bien choisie : elle a exactement le visage de quelqu’un à qui on aurait envie de raconter sa vie. Pourtant, son personnage est littéralement en train d’évaluer John pour savoir s’il mérite de devenir un policier intergalactique – il n’y a pas vraiment de suspense, on se doute bien que oui (encore que l’inverse aurait été intéressant comme remise en perspective !). Elle l’interroge sur son enfance, sa famille, sa carrière militaire et surtout sur Hal Jordan, ce qui permet à l’épisode de repartir encore plus loin dans le passé et de changer notre perception des deux premiers épisodes. C’est très artificiel et complètement guidé, mais c’est comme ça qu’on fait en 2026.

Bref, le flashback, l’enfance de John ! Déjà, il est révélé dès le départ que le père de John a failli être une Lanterne ! Cela explique pourquoi il était si instable dans les scènes que nous avions vues jusque-là : quand John était bébé, on est venu le chercher et lui a posé la fameuse question. Avait-il peur ? Il a répondu oui, contrairement à Hal, et a été abandonné aussi vite qu’on l’avait réveillé. Le pauvre homme se retrouve ensuite à voir Hal Jordan à la télévision raconter avec le sourire comment, lui, n’avait pas eu peur et avait donc été choisi. On comprend pourquoi ça finit avec un coup de feu dans la télévision.

Cependant, je comprends aussi Bernadette, la mère de John : elle pète un câble assez légitime en voyant son mari, complètement détruit par ce qu’il vient de vivre, utiliser un pistolet devant leurs enfants et elle lui demande de partir. Seulement voilà, ça ne s’arrête pas là : Lianna débarque ensuite chez elle pour présenter ses excuses au nom des dégâts causés par les Gardiens et confirmer par la même occasion que son mari n’était absolument pas fou. Elle lui offre même un énorme diamant en compensation – idée brillante d’extraterrestre qui ne comprend rien aux humains puisque, évidemment, lorsqu’une femme noire essaie ensuite de revendre un diamant pareil, elle se retrouve interrogée par la police.

J’aime beaucoup la manière dont la question raciale entre en compte à ce moment-là, parce que Bernadette remet immédiatement en question le fameux test des Gardiens. Demander à un homme noir américain s’il connaît la peur et conclure qu’il n’est pas digne de la bague parce qu’il répond oui, c’est peut-être oublier que tout le monde n’a pas eu les mêmes raisons d’apprendre à avoir peur dans sa vie. Pour toute réponse, Lianna lui explique que ce qui intéressait la bague chez son mari pourrait être génétique et donc se retrouver chez leurs enfants.

La mère demande alors à l’extraterrestre, qui lui montre son vrai visage (j’ai adoré ce plan où elle est de dos : on ne voit pas, mais la réaction de Bernadette est incroyable), ce qui arriverait si son fils était élevé sans peur. Comprenant que sa progéniture intéresse les gardiens et pourrait devenir une légende, elle retourne chercher son mari et ils prennent ensemble une décision assez dingue : puisque John pourrait un jour devenir Green Lantern, ils vont faire en sorte qu’il soit prêt. Il aura une éducation différente de celle de ses deux frères, quitte à ce qu’il les déteste tous les deux plus tard. John a donc passé sa vie entière à se former pour devenir une Lanterne. On le savait déjà, mais en connaître la raison apporte un éclairage très différent sur le premier épisode et sur son assurance permanente. C’est une bonne idée de la part des scénaristes de nous le révéler ENFIN. Je pense que ça aurait très bien fonctionné de commencer par-là, par contre. Pourquoi attendre trois épisodes pour apprécier vraiment un personnage ?

Le jour de ses cinq ans, John voulait des crayons de couleur parce qu’il adorait déjà dessiner. Ses parents lui offrent à la place un costume de Green Lantern et… un fusil. Ambiance. Ils lui annoncent également qu’il a une destinée, qu’il continuera d’être élevé différemment de ses frères pour cette raison et que les oiseaux autour de la maison travaillent pour les Gardiens : ils observent tout ce qu’il fait et rapportent ses progrès. C’était donc ça, l’oiseau de l’épisode 2 et le lien si fort que John semblait avoir avec lui !

Le flashback revient plusieurs fois dans l’épisode et, bizarrement, j’ai aimé ce saupoudrage. En fait, je crois que j’aime beaucoup Bernadette et les sacrifices qu’elle accepte de faire, même si elle est complètement tarée dans sa manière de les faire. Elle sait que ses deux autres fils ont déjà grandi avec leurs peurs et qu’ils ne seront pas les bons candidats pour le poste ; John, lui, peut encore être façonné. Bonjour la pression sur les épaules du gamin. Ce qui est bien, c’est que ça enlève aussi beaucoup le côté « c’est l’élu » qu’on retrouve dans énormément de fictions : John n’est pas miraculeusement né sans peur, on a méthodiquement essayé de lui apprendre à ne jamais en montrer. Bon, ça ne donne pas envie d’être à sa place, mais c’est efficace.

Forcément, ça l’isole aussi de ses frères. J’aime beaucoup la scène où ils écoutent OutKast ensemble en voiture – voilà donc le titre de l’épisode, surtout qu’il est également devenu l’outcast de sa propre famille (simple, efficace). Ses frères se moquent de lui parce qu’il parle comme un petit Blanc et pensent qu’il ne connaît pas les paroles ; John se met à rapper avec eux et, pendant quelques secondes, ils ont enfin l’air d’être simplement trois frères qui s’amusent ensemble. Évidemment, ça ne dure pas : ses parents arrêtent la voiture dans un quartier pourri et l’abandonnent là pour qu’il rentre à pied et seul chez lui.

John a passé sa vie à souffrir de la folie de ses parents qui avaient trop d’ambition pour lui. Je veux dire à quel moment tu abandonnes ton gamin dans un quartier mal famé pour savoir s’il est prêt à devenir lanterne ? À quel moment tu lui demandes de tirer en direction de son père ? La mère est une psychopathe, bien plus que le père, et ce n’est pas du tout ce qu’on avait senti pour le moment. L’enfance de John n’est pas très sympa quoi et ses frères le détestent assez logiquement pour l’attention particulière qu’il reçoit. Il vit dans la même maison qu’eux sans vraiment grandir avec eux et, lorsqu’il rentre de son excursion nocturne imposée par ses parents, il finit quand même en larmes sur son lit. Ça remet pas mal en perspective le John très froid et sûr de lui que nous avons rencontré depuis le début.

La scène de l’épisode 1 où le père tirait sur la pomme au-dessus de son fils m’avait un peu choqué, mais elle a une explication encore plus choquante. Bernadette est celle qui propose l’idée pour montrer qu’il n’a pas peur. Quelques années plus tard, Bernadette va plus loin et inverse toutefois l’exercice : cette fois, John doit tirer sur une pomme placée au-dessus de la tête de son père.

C’est là que Bernadette comprend enfin qu’elle est allée trop loin : son fils n’ose pas le faire et culpabilise qu’un oiseau le voit. Elle explique à son fils qu’il est parfaitement normal d’avoir peur de blesser quelqu’un qu’on aime et lui avoue surtout que toute l’histoire des oiseaux qui rapportaient ses progrès aux Gardiens était fausse. Elle avait tout inventé pour le pousser à se dépasser. Au risque de me répéter : la mère est une psychopathe, mais j’aime beaucoup le déplacement opéré par l’épisode : au départ, elle semble faire tout cela pour réparer ce qui est arrivé à son mari, puis elle finit par le faire pour son fils. Elle veut qu’il réussisse, mais elle comprend aussi qu’elle ne pourra pas y arriver uniquement en lui mentant.

John accepte alors de reprendre le fusil, mais cette fois il refuse que son père serve de cible. Ce sera sa mère. J’ai pas mal ri et c’est mérité, mais je suis content qu’elle accepte de le faire. Disons que ça me rassure un peu sur son côté badass qui avait disparu au profit de la folie qu’elle m’inspirait. Eh, faites-moi une série rien que sur elle et sur cette enfance, je prends. John en profite même pour enfin avouer qu’il déteste les cheeseburgers, ce qui rend rétrospectivement encore plus triste le cheeseburger que son père lui promettait dans le pilote après le tir sur la pomme : le pauvre gosse n’osait même pas dire qu’il n’aimait pas ça.

En revanche, je dois dire que si j’ai aimé l’épisode, cette structure d’épisode avec trois temporalités en parallèle est un calvaire pour la critique. Elle fonctionnait vraiment bien à l’écran. Je reste beaucoup plus sceptique sur le choix de nous montrer aussi longuement John dans sa mission de sniper. La semaine dernière, je trouvais les scènes d’action chouettes ; cette semaine, beaucoup moins. La partie où John passe l’entretien, le flashback sur son enfance et tout ce qu’on découvre sur sa famille sont tellement plus intéressants que j’avais surtout envie d’y retourner.

Il faut tout de même reconnaître que la mission militaire sert à montrer jusqu’où l’éducation de John l’a conduit. Il est envoyé au Kamtchatka pour éliminer Gray Wolf, un homme que les Américains cherchent à abattre, et refuse même qu’on lui fournisse une solution simple pour demander son extraction : John ne panique pas, évidemment. Il attend sa cible pendant neuf mois, blessé et isolé dans la nature, et il est enfin sur le point d’accomplir sa mission lorsque… Hal Jordan débarque avec sa bague, détruit une partie du campement et repart tranquillement avec le type. Je trouve ça risible – mais tellement crédible avec les super-héros qui ne savent pas sur quoi ils empiètent avec leurs super-pouvoirs.

John s’en plaint à son supérieur, mais lui-même est dépité : Hal n’a absolument pas reçu l’ordre d’intervenir. Il aurait récupéré l’information auprès d’un haut responsable dans un strip-club et décidé de régler le problème tout seul, sauf qu’aller jouer au super-héros dans une opération secrète menée en Russie provoque évidemment un joli bordel diplomatique. Il faut donc quelqu’un qui prenne la responsabilité de la catastrophe et ce quelqu’un sera John, qui accepte un renvoi déshonorant de l’armée plutôt que d’exposer l’opération.

C’est assez dingue quand on y pense : Hal a déjà pourri la vie de John avant même de vraiment le connaître, mais même quand ils se croisent par hasard, il réussit à faire encore pire ? Il a obtenu la bague que son père rêvait d’avoir, son existence est indirectement à l’origine de toute l’éducation traumatisante de John et il vient maintenant de détruire sa carrière militaire. Pendant l’entretien, Lianna essaie de lui faire admettre qu’il lui en veut et John refuse. Il comprend même que Hal puisse continuer à aimer Sinestro malgré sa trahison parce que, bon, lui aussi sait ce que c’est que d’aimer les gens qui nous ont élevés alors qu’ils sont complètement fous.

J’aime aussi énormément l’idée que John a toujours voulu être dessinateur. C’est astucieusement réparti dans l’épisode, de son anniversaire des cinq ans où il n’obtient pas les crayons qu’il voulait jusqu’à son retour chez ses parents après l’armée. Pour une fois, Bernadette fait alors quelque chose qui ressemble à une décision de mère à peu près saine : elle l’inscrit à une école d’art à son insu. Il peut enfin essayer quelque chose simplement parce qu’il aime ça et non parce que ça doit le transformer en Green Lantern. C’est un bon message…

Mais c’est précisément là que les Gardiens viennent finalement le chercher. C’est même l’une des idées que j’aime le plus dans cet épisode : ses parents ont passé toute sa vie à développer son absence de peur, son endurance et ses capacités de tireur alors que ce qui va démontrer qu’il peut utiliser la bague, c’est aussi son imagination. Un homme lui demande de dessiner de mémoire le bâtiment dans lequel il se trouve avant de lui confier LA bague et de lui demander de recréer la montre de son père. John parvient à reproduire l’objet jusque dans ses mécanismes, mais la montre disparaît dès qu’il rend la bague (contrairement à l’oiseau, donc). L’homme ouvre alors un portail sous ses pieds et lui ordonne de sauter : on revient enfin au début de l’épisode et à son arrivée dans le centre commercial.

Pendant l’entretien qu’elle lui fait passer, Lianna s’inquiète aussi de savoir si toute cette histoire de Lanternes a compliqué les relations de John avec sa famille. Euh… un peu, oui. John a passé dix-huit ans dans la même maison que ses frères en ayant l’impression de grandir sans eux et, surtout, toute sa vie a été organisée autour de l’idée qu’un jour les Gardiens viendraient le chercher. Il est d’ailleurs tellement certain d’obtenir le poste qu’il ne se demande même pas vraiment pourquoi lui. Il le sait.

La révélation finale est un pétard mouillé car j’avais déjà compris ça comme ça : John ne doit pas devenir le protégé de Hal comme on nous le vend depuis l’épisode 1, il doit le remplacer. Disons qu’on nous confirme ici que les Gardiens reprochent depuis longtemps à Hal d’intervenir dans les affaires terrestres sans autorisation et sa relation passée avec Sinestro ne joue clairement pas en sa faveur non plus. Lianna demande donc à John s’il serait prêt à prendre sa place tout en laissant Hal croire qu’il ne fait que former son futur remplaçant éventuel. John l’est, bien sûr. On sent bien que l’éducation parfaitement saine de ses parents a porté ses fruits !

John se précipite d’ailleurs chez lui pour raconter à ses parents qu’il a enfin réussi, et c’est probablement la première fois de l’épisode qu’il paraît réellement heureux, sauf qu’Hal est déjà dans leur cuisine et leur a tout raconté à sa place. Évidemment. Il se montre charmant avec eux (ça n’a pas l’air de les contenter, cela dit), avant de sortir avec John et de changer immédiatement de ton.

Hal ne veut ni protégé, ni second, ni remplaçant : John n’aura sa bague que sur son cadavre. Bon. Sachant que la série a littéralement commencé avec le cadavre de ce Green Lantern, ça finira bien par arriver, mais je pense que ça arrivera bien avant la mort d’Hal… Il conclut tout de même qu’ils commenceront l’entraînement le lundi suivant, s’envole et John regarde un oiseau posé devant chez lui en estimant que Hal doit bien l’aimer. Maintenant que l’on sait ce que représentent les oiseaux pour lui (la surveillance supposée des Gardiens pendant son enfance, même s’il a appris que c’était un mensonge de sa mère), la scène fonctionne très bien et éclaire les deux premiers épisodes.

C’est très chouette tout ça, mais je ne comprends toujours pas pourquoi ce n’est pas raconté dès le premier épisode finalement. Là, on fait une pause complète dans l’intrigue en fil rouge alors que John avait 48 heures pour retrouver un Manhunter susceptible d’entraîner la destruction d’une moitié du Nebraska et que Sinestro venait justement de demander à Hal ce qu’il savait de John. Je comprends donc la logique scénaristique qui consiste à répondre maintenant à ces questions et je reconnais que l’épisode fonctionne extrêmement bien comme ça, mais ça reste très artificiel.

Je sais que c’est comme ça qu’on raconte beaucoup de séries en 2026 : on nous montre d’abord des comportements étranges, on nous fait nous poser des questions pendant deux épisodes et on nous offre ensuite l’épisode flashback qui change notre perception de tout ce qu’on a vu. Ici, c’est particulièrement réussi parce que l’oiseau, la relation entre John et Hal, son obsession pour les ordres ou même sa manière d’utiliser la bague prennent soudain un autre sens… Mais ces éléments auraient aussi pu être apportés dès le début, dans l’ordre, et rester sacrément cool. Bref, je ne vois pas l’intérêt et je vieillis mal, encore une fois.

Allez, ça reste un excellent épisode quand même. Maintenant, ce serait sympa de sauver le Nebraska.

Capture d’écran de l’épisode — HBO / Warner Bros. Television / DC Studios.

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The Mandalorian & Grogu : une saison bâclée, mais pas un bon film

Salut les sériephiles,

Si on m’avait dit qu’un jour, je ferai une des fameuses séances de 9h à Châtelet, je ne l’aurais probablement pas cru. Si en plus on m’avait dit que ce serait pour un film qui a officiellement Star Wars dans le nom, j’aurais probablement ri. Et pourtant, c’est bien ce qui m’est arrivé aujourd’hui :  si je voulais voir le film le jour de la sortie, c’était ma seule possibilité alors j’ai mis le réveil, j’ai pris le train plus tôt que les autres jours de la semaine et j’y suis allé.

Bon, déjà, sachez que ça n’a rien de bien exceptionnel : c’est juste une séance de ciné à Châtelet, finalement. Moi, je l’aime bien ce ciné, et jamais de la vie il y a eu des gens aussi impolis que dans certains tweets postés la semaine dernière prétendant qu’il y avait des gens débarquant avec des poussettes et des gamins jouant devant l’écran. Jamais. Là, la salle n’était même pas pleine. Pour un Star Wars, c’est un peu inimaginable.

Cela dit, est-ce que c’est si surprenant ? Pas tellement. On parle quand même d’un film qui s’appelle The Mandalorian & Grogu et qui ne semble être fait que pour le fan-service des gens ayant une vague idée de qui est Mando et étant fan de Grogu. Vous me direz, c’est un peu mon cas en théorie – la partie fan de Grogu, je ne peux pas dire le contraire après avoir bouffé tous les burgers possibles et imaginables portant son nom encore ce mois-ci.

Est-ce qu’il faut avoir vu la série pour voir le film ?

J’aurais pensé que oui et c’est bien pour ça que j’avais écrit un article ce week-end résumant les trois premières saisons de la série, mais finalement… pas du tout. C’est inutile de regarder les trois saisons pour voir ce film, je pense vraiment qu’il y a assez d’éléments pour comprendre ce qui se joue. Il faut connaître un peu l’univers Star Wars, OK, mais sinon… Ca passe.

Est-ce que ça fait plaisir quand on a vu la série ?

Eh, retrouver les personnages est un vrai plus ; mais le fait que ce soit une longue (trop longue) aventure déconnectée de la majorité des enjeux de la série, ça fait vraiment bizarre. Est-ce que ça fait plaisir quand on est fan de Star Wars ? Je ne le suis pas exactement, mais je crois que la réponse est non. Franchement, à part une ou deux transitions, nous sommes loin, très loin de ce qui fait tout le culte des films de la saga. On cherche les sabres laser, on cherche les grandes batailles dans l’espace et tout ce qu’on trouve, c’est un western bien léché… qui n’a pas forcément besoin de grand écran pour être apprécié.

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit ! Je suis très content d’avoir vu ce film sur grand écran, c’est plutôt chouette, la BO de Ludwig Göransson est absolument fabuleuse (comme toujours) et vaut vraiment le coup avec un son d’une telle qualité (ça sublime vraiment le film), mais… Jon Favreau lui-même a reconnu que la saison 4 était déjà écrite quand la décision a été prise de faire ce film et ça se sent. Ils ont retiré toutes les intrigues qui auraient nécessité de connaître l’univers/la série et ils ont fait un film avec ce qu’il restait. Ô comme c’est ironique ! Après avoir passé trois saisons (allez, au moins deux) à me plaindre de l’effet désastreux que c’était d’avoir « un long film étiré en plusieurs épisodes pour faire une saison », je me retrouve avec à me plaindre de l’effet désastreux que c’est d’avoir « une saison réduite et condensée en long film de 2h30 ». Parce que ce n’est pas autre chose, ce film : c’est juste trois épisodes de Mandalorian (allez, quatre peut-être) mis bout à bout. En fait, on sent vraiment qu’ils ont condensé toute la saison en un film, qui forcément se trouve être un film un peu trop longuet.

Je suis partisan des salles de cinéma et c’est hyper agréable de voir sur grand-écran ce genre de production, mais pas une seule seconde le film ne m’a donné le sentiment qu’il n’aurait pas été à sa place en diffusion directe en streaming sur Disney +. En fait, c’est ça, je me suis senti sur Disney + tout le long – et j’ai pas mal regretté de ne pas avoir mon ordinateur pour écrire directement la critique comme je l’ai fait pour les trois premières saisons, c’est dire ! Bref, si vous n’avez pas d’abonnement ciné, ça vaut peut-être le coup d’attendre la sortie en streaming (sur Disney +), il n’y a pas franchement d’argument pour aller le voir en salle.

Bon, et concrètement, si on entre dans le vif de la critique et les spoilers, ça donne quoi ?

Ca donne des spoilers, vous êtes prévenus :

Des retrouvailles avec les personnages

La première partie du film ressemble vraiment beaucoup (beaucoup) à un épisode de la série : on assiste à une réunion d’hommes et femmes politiques sous le joug de l’Empire. La réunion est interrompue par une intrusion de quelqu’un qui déclenche toutes les alarmes. C’est hyper convenu et prévisible, jusque dans les gags : il s’agit du Mandalorian, accompagné de Grogu. On les aperçoit d’abord furtivement, puis beaucoup mieux, c’est top, l’humour prend bien.

Une course poursuite permet de vraiment situer les personnages principaux du film, avec une scène d’action un peu longue, mais très jouissive à voir au cinéma. Du côté de la chorégraphie et de la mise en scène, ça m’a parfois fait penser à Daredevil. Vraiment, on est sur Disney +.

Finalement, Mando et Grogu font beaucoup de dégâts à l’Empire, détruisant un énorme QG, puis trois vaisseaux terrestres de la terrestre et enfin un vaisseau volant. Quant au dirigeant de l’Empire, c’est bien simple, il n’est plus de ce monde.

Ce n’était pas exactement la mission de Mando, toutefois. Il est « messy, really messy » comme dirait Sigourney Weaver (elle est l’ombre d’elle-même du côté du jeu d’actrice, je trouve, c’était très plat – et c’est encore plus décevant quand on voit des interviews où l’actrice dit qu’elle y croyait vraiment quand elle parlait à Grogu ? Qu’est-ce qu’il ne faut pas dire pour vendre un film ?). Cette dernière incarne une dirigeante de la Nouvelle République à qui le Mandalorian rend des comptes : il est indépendant, certes, mais il bosse pour elle et accepte les missions qu’elle lui donne. En échange, il obtient un super vaisseau flambant neuf – une antiquité retapée, en fait.

Une mission efficace : retrouver Rotta Hutt

Après cette première partie plutôt réussie qui était vraiment construite comme un épisode de la série, le Mandalorian et Grogu s’envolent vers d’autres cieux, comme la Team Rocket. Ils sont accompagnés d’un pilote dont j’avoue ne pas avoir retenu le nom, même si ça faisait du bien de l’avoir. Autant on peut se permettre d’avoir des épisodes quasi entiers de la série où personne ne parle, autant au cinéma, ce serait long, quoi.

S’ils s’envolent de la planète où est basée la Nouvelle République, c’est parce qu’ils ont une nouvelle mission, donc. Ils doivent retrouver Rotta Hutt. Cela ne plaît pas du tout à Mando qui doit parler aux jumeaux Hutt pour cela. On les a aperçus brièvement dans la série et on sait que ce ne sont pas des gentils, il est bien sûr question de faire quelques clins d’œil à la saga et j’ai cru que ça allait lancer quelque chose d’un peu plus ambitieux. Pourtant, il ne faut chercher aucun vrai lien avec d’autres projets Star Wars, il n’y en a pas, le film ne fera rien bouger du tout de ce côté-là.

À la place, on a droit à une intrigue très convenue où Mando part à la recherche de Rotta, le neveu des jumeaux. Si ceux-ci affirment craindre pour la vie de leur neveu, le twist est assez vite révélé : c’est Rotta qui devrait être sur le trône et ils veulent juste s’en débarrasser. L’ironie du sort, c’est que s’ils n’avaient rien fait, ce serait arrivé.

En effet, après quelques péripéties et un peu d’humour (j’ai beaucoup aimé le pauvre serveur qui se fait harceler par Mando et tout le délire sur le prix du sel), Mando découvre en effet que Rotta est utilisé pour mener des combats. Il est érigé en véritable star de ces combats, mais c’est pour mieux mener à un dernier combat avant sa liberté où il sera mis à mort par un autre sbire de l’Empire.

Ce n’est pas très inspiré, mais ça fonctionne très bien, surtout que bien sûr, Hutt refuse de suivre Mando à temps. Allez, peut-être que ce serait un double épisode de la série, avec un petit cliff quand Mando et Grogu sont gazés au moment d’essayer de libérer Rotta. Cela fonctionne plutôt bien et les combats font d’excellentes scènes d’action.

Après tout ça, Rotta est finalement libéré et accepte de suivre Mando qui lui sauve la vie plus d’une fois. Au passage, Mando apprend de ses erreurs et est assez malin pour arrêter le sbire de l’Empire en le gardant en vie, cette fois. Il double ainsi les Hutt : plutôt que de leur ramener le neveu comme promis, il lui laisse la liberté MAIS il apporte à la Nouvelle République ce qu’elle espérait en échange de la libération de Rotta, à savoir un haut placé de l’Empire.

La partie Grogu du film

Vraiment, on sent que tout ça n’est jamais qu’une suite d’épisodes de la série entassés pour ne faire qu’un seul film. Il y a donc un temps mort à ce moment du film où Grogu et Mando rentrent chez eux. C’est très sympa à voir, on retrouve des persos secondaires de la série (mais pas celle qu’on voudrait – ne cherchez pas les femmes de toute manière, il n’y a QUE Sigourney Weaver et des figurantes dans tout le film ?? Putain, on est en 2026 sérieusement, comment c’est possible ?) et tout va bien dans le meilleur des mondes.

Comme ça ne ferait pas un super film, on en arrive au nœud dramatique qui justifie d’avoir Grogu dans le titre du film (encore que) : les Hutt se vengent et viennent kidnapper le Mandalorian chez lui, sans s’occuper de Grogu. Ce dernier part donc à la recherche de son père. J’ai cru que le film allait passer une demi-heure rien qu’avec lui, mais je suppose que ça n’aurait pas été suffisant et assez bavard. Ainsi, on a plutôt droit à un retour sur Mandalorian et les Hutt.

Il est révélé que Rotta a été récupéré par son oncle et sa tante également et que maintenant ceux-ci veulent se venger du Mandalorian qui les a doublés. Rien de plus simple : ils lui retirent son masque pour lui foutre la honte et se satisfaire de le voir défait, avant de le condamner à mort en l’envoyant dans une fosse pleine d’eau et de monstres. Il s’agit là du moment où l’on voit la tête de Pedro Pascal, il fallait bien qu’il tourne à un moment ou un autre. La scène d’action est plutôt bien foutu, c’est grosso modo ce qu’on peut dire de chaque scène d’action de ce film, véritablement sublimées par la musique de Ludwig Göransson (je me répète, oui).

Malheureusement, au passage, Mando se fait empoisonner par un monstre. Certes, Grogu arrive à temps pour sauver son papa des dents acérés du serpent de mer, mais il ne peut le sauver de ce poison. Pire encore, il est venu dans un vaisseau trop petit pour le ramener chez lui. Mando fait donc le choix de se sacrifier pour savoir Grogu et leurs petits-amis en sécurité dans le vaisseau. Il fait demi-tour, attaque quelques-uns des mignons des Hutt et… se laisse mourir dans la forêt.

Bien sûr, Grogu n’abandonne pas son père pour autant et après un passage un peu gluant mais appétissant (j’ai le droit à la réf, c’est Disney), Grogu soigne son père avec la Force. Il ne peut rien faire pour le poison malheureusement, alors il se contente de lui faire un abri. Commence alors une longue errance : le va-et-vient de Mando ne m’a pas fait rire du tout, Grogu qui se balade seul, ça n’avait pas grand intérêt et alors je ne comprends pas comment et pourquoi il reçoit de l’aide et un antidote au poison !

Pourtant, ça permet de sauver Mando et après une nuit d’angoisse pour Grogu, tout est bien qui finit bien, les vieux s’occupent des petits, puis les petits s’occupent des vieux, this is the way. J’ai levé les yeux au ciel tellement la réplique était creuse. Et à ce stade, on sent qu’on a avancé d’un ou deux épisodes dans la saison : il reste un peu moins d’une heure de film, il va falloir tout conclure… sauf qu’il ne s’est pas passé grand-chose pour les personnages.

La revanche de Mando

Malheureusement, il en sera ainsi pour la dernière partie du film. Mando propose à Grogu de partir en sachant qu’ils seront toujours traqués par les Hutt ou de rester sur leur planète pour mettre un terme à leurs agissements et sauver Rotta, le nouveau meilleur pote de Grogu parce que Rotta partage sa bouffe avec lui (Grogu passe la moitié de ses scènes à manger dans le film ; ce qui était mignon devient sacrément lassant, je trouve). Cruel dilemme, on se demande bien ce qu’ils vont choisir, hein.

Retour chez les Hutt, donc, où Rotta est sauvé par Grogu. Notre Mandalorian s’occupe de s’attaquer au plus puissant sbire des Hutt, le chasseur (qu’il laissera s’échapper finalement !), Grogu doit faire face au chien du chasseur et Rotta, libéré, délivré, s’occupe de son oncle et sa tante. Ces trois-là et le chasseur tombent après une bonne scène d’action dans la fosse où le serpent marin les attend avec appétit. Le chasseur parvient à s’échapper, l’oncle et la tante se font bouffer et Rotta… est sauvé par Grogu, grâce à la Force.

Trop fort, ce Grogu, oui. Je pensais que le film allait s’arrêter là par une petite pirouette, parce que même s’il ne le voulait pas, Rotta est à présent l’héritier du trône et le roi, en théorie. En pratique, toute la base le chasse et la situation est compliquée pour Mando et Grogu.

Par chance, leurs alliés sont allés prévenir la Nouvelle République en attendant. Voilà donc super Sigourney qui débarque pour anéantir toute la base des Hutt tandis que Mando, Grogu et Rotta n’ont qu’à s’échapper de celle-ci avant qu’elle ne soit détruite – avec une scène qu’on voyait dans la bande-annonce. Oui, comme d’hab, j’ai revu la bande-annonce après le film et c’est fou comme elle révélait le peu qu’il y a voir dans le film (et le vendait tellement mieux que ce qu’il n’est ; il n’y a pas tant d’action, désolé !).

Tout ce petit monde retourne donc sans perte et fracas sur la planète de la Nouvelle République où Rotta décide de travailler avec la résistance (incroyable pour un Hutt, n’est-ce pas ?) et où Mando et Grogu décident de repartir chez eux. En chemin, Grogu a enfin le droit de piloter un peu (un clin d’œil sympa au début du film où il a failli tuer Mando), sous le regard bienveillant et masqué de son daddy.

Voilà, c’est tout, tout ça pour ça ; il n’y a rien de plus dans le film, pas de scène post-générique, une fin qui boucle l’intrigue mais n’ouvre rien – pas de conclusion définitive, pas de suite concernant Mandalore, rien. C’était bien, un vrai bon moment, mais ce n’est pas un bon film. C’est creux, franchement, ça n’apporte aucune évolution aux personnages et franchement, si saison 4 il y a, il n’y aura apparemment pas besoin d’avoir vu le film pour la comprendre. Putain, ça me rend fou : la saison 1 de Boba Fett a été plus importante dans la mythologie de la série The Mandalorian que ce film.

C’est un choix, vous me direz, mais à mes yeux, ce fut un mauvais choix parce qu’on reste vraiment sur sa faim après 2h30. Après, une fois de plus, ce fut un bon moment et je le recommande aux fans… Moins aux non-fans de la série. Ce n’est pas Star Wars, quoi ; et ça peut se contenter d’être vu en streaming.

Les films vus en septembre (1/2)

Salut les sériephiles,

Pour cette fin de semaine, je vous propose de continuer sur ma lancée des bilans du mois de septembre avec aujourd’hui un retour sur les films vus en septembre. Si vous avez suivi un peu ma vie post-déménagement, vous savez peut-être que je me suis pris une carte UGC illimité, histoire de pouvoir aller au cinéma plus souvent. Mon calcul est simple : il y a 23 films qui me tentent au moins un peu entre septembre 2019 et septembre 2020 et pour rentabiliser la carte, il faut voir deux films par mois. À l’heure où j’écris ces lignes, j’ai déjà rentabilisé septembre et octobre, alors bon, ce n’est pas de l’argent lancé par les fenêtres, youpi !

Et donc en septembre, j’ai vu…

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Semaine 35 – The Princess Bride

Je vous l’avais dit, j’ai vu ce film le dimanche premier septembre, alors je l’ai gardé pour cet article. Très franchement, c’est un film sur lequel j’avais plein de préjugés qui se sont avérés majoritairement faux. Ce film fut finalement une bonne surprise : on y suit la soirée d’un petit garçon malade à qui le grand-père raconte une histoire pour s’endormir. Du coup, j’ai trouvé marrant de reconnaître le gamin qui allait devenir présentateur de What Just Happened ? que j’ai regardé cet été ! En ce qui concerne le film, c’est un « vieux » film, c’est sûr, mais la qualité d’écriture est vraiment géniale, avec un petit côté méta qui n’était vraiment pas pour me déplaire. Je pense que je suis fichu de le revoir un jour, car c’était une histoire d’amour sympa, à la sauce conte et avec de l’humour. Et puis, le scénario est vraiment sympathique.

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Semaine 36 – La Vie Scolaire

Quand un prof va au ciné pour se changer les idées… J’ai déjà écrit une critique un peu plus complète que vous pouvez retrouver par ici !

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Semaine 37 – Jeanne

Avec ma carte UGC, j’ai reçu un mail qui m’invitait à l’avant-première du film en présence de l’équipe du film. Bon, ils m’ont un peu piégé : moi, j’ai imaginé voir Luchini, mais finalement, ce ne fut pas le cas du tout. J’ai pu apercevoir l’adolescente qui joue Jeanne et le producteur du film, cependant. Et puis, j’ai eu toute ma soirée à être bercé par le texte vraiment très beau de Charles Peguy.

Ce n’est pas un film que je recommanderai à n’importe qui. Il s’agit de la suite de Jeanette et l’on y suit les événements menant au procès de Jeanne d’Arc. Le début du film était bien, mais j’y ai trouvé un peu trop de longueur, principalement parce que je n’ai pas adhéré plus que ça à l’univers musical, particulier et très « ça passe ou ça casse ». En revanche, j’ai adoré toute la partie avec le procès, parce que le texte était prenant.

Concrètement, c’est donc un film littéraire. On passe un bon moment de cinéma, mais pas un moment grand public. Il y a des partis pris qui valent le détour si vous aimez le cinéma, une jolie technique avec des décors magnifiques à contempler, mais, justement c’est le mot, c’est un film contemplatif, et ça ne plaît pas à tout le monde !

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Reservoir Dogs

J’ai voulu regarder ce film pour deux raisons : il est sur mon poster des films à voir et Laura a dit l’avoir vu sur son blog, alors voilà, ça m’a rendu curieux. Ben franchement, ce fut limite de la torture – la scène d’introduction m’a limite fait arrêter tout de suite parce que je n’accrochais pas du tout. Très franchement, j’ai déjà oublié une grande partie du film deux semaines plus tard. Il y a toutefois eu de bonnes scènes, une BO qui m’a remotivé en cours de film et des moments gores bien savoureux. De là à voir pourquoi il est sur la liste des films cultes à voir avant de mourir ? Mouais. Ce fut une déception, donc… Et puis la fin, tout ça pour ça ?

Voilà, voilà pour cette première partie ! La suite la semaine prochaine avec trois autres films, dont deux vus au cinéma. Je vous dis, je rentabilise ma carte !