Films vus en 2020 #43

Salut les cinéphiles,

C’est limite au bord de la piscine que j’écris cet article, mais elle est trop glacée pour que je puisse m’y baigner malgré une véritable journée estivale ici. Vous vous en foutez ? Oui, je comprends, mais j’avais envie d’en parler quand même, c’est tellement agréable d’être au soleil. Pourtant, je m’apprête à vous parler des films vus précisément quand je n’avais plus soleil, puisque j’en arrive enfin à début septembre.

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Mortal

Après un grand coup de cœur pour l’Autopsie de Jane Doe, il était assez logique de chercher à découvrir le dernier film de André Øvredal, son réalisateur. Par contre, on n’est pas du tout sur le même délire, à la fois dans l’histoire racontée et dans la qualité du film. Dommage.

Le film nous raconte l’histoire d’un américano-norvégien qui s’est isolé seul dans une forêt norvégienne pendant quelques années. Arrêté par la police car il est recherché pour avoir des informations sur un accident mortel survenu avant son exil, il rencontre une psychologue qui va lui venir en aide pour maîtriser (ou pas ?)… ses pouvoirs surnaturels.

Bon. Clairement, il y a de bonnes idées au départ de ce film, mais j’étais assez déçu de l’arrivée. La fin du film est bonne, hein, mais c’est décevant après la mise en place. Les effets spéciaux souffrent d’un budget assez limité que les acteurs ne parviennent pas à compenser dans chaque scène… Ce n’est pas non plus comme si le scénario était super solide, d’ailleurs : il y a des ficelles et des facilités qui sont prévisibles ! Bref, c’était un bon moment ce film, mais ce n’était pas exceptionnel.

Les Nouveaux Mutants : La sortie du film finalement confirmée pour 2019 ? | melty

The New Mutants

Ce film ! Je l’ai attendu depuis des années, tout ça pour aller voir le cinéma assez rapidement quand il est sorti… Je n’y suis pas retourné depuis, oups. Du côté de l’histoire, nous sommes donc avec de jeunes mutants dans l’univers X-Men qui sont considérés comme dangereux au moment de la découverte de leurs pouvoirs. Les ados se retrouvent alors enfermés dans une « division secrète » qui a tout de l’asile psychiatrique.

Vendu un moment comme un film d’horreur Marvel, le résultat a un goût légèrement décevant de ce point de vue-là. Oh, il a ses petits jumpscares, certes, mais rien de bien traumatisant. À part peut-être un monstre ou deux. Dans l’ensemble, par contre, le film est totalement tourné pour les adolescents. Résultat des courses, il m’aurait à peu près plu s’il était sorti quand il le devait, mais avec le temps, là, je dois bien avouer que j’étais un peu en-dehors du public visé.

Ce n’est pas grave du tout, j’ai quand même passé un bon moment, sans même reconnaître le beau-gosse du film – Henry Zaga – alors même que je venais de le voir dans Trinkets (Luca), mais en supportant une fois Charlie Heaton, qui est toujours dans des rôles que je n’aime pas. Le casting est donc top, le film sympathique et je suis déçu que le marketing et que des conditions extérieures au film enterre ce bout de franchise qui aurait pu être sympa. En sortant de la salle, j’aurais été motivé pour voir un 2 un jour. Il n’aura pas lieu, tant pis. Un moment de divertissement, donc, mais ce n’est pas Psychose non plus.

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Adam

Le film raconte l’histoire d’Abla, veuve et maman d’une petite fille, qui recueille chez elle Samia, une jeune femme enceinte qui a bien besoin d’un toit et d’un job dans son magasin de pâtisseries de Casablanca.

Je n’ai pas tellement aimé ce film que j’ai trouvé trop long à se mettre en place. Une fois dedans, il a des scènes vraiment marquantes et des personnages féminins vraiment bien construits. Peut-être qu’il me faudra le revoir un jour, quand j’aurais oublié plus de détails que maintenant, pour en apprécier pleinement certains ressorts. Pour le moment, ce premier visionnage n’était pas exceptionnel. J’étais assez inattentif, c’était en pleine rentrée scolaire compliquée et je ne garde qu’une ou deux scènes en tête. Tant pis.

Alive : le film de survival zombies qui cartonne sur Netflix est une réussite

Alive

Ah Netflix ! La plateforme de streaming nous a sorti un film de zombies sud-coréen assez sympathique, mais pas du tout au niveau du Dernier train pour Busan comme on tentait de nous le vendre. Nous suivons donc un personnage qui se retrouve enfermé dans son appartement en pleine apocalypse zombies, et autant vous dire, qu’il a oublié de faire ses courses de PQ avant son confinement forcé. Là-dessus, c’est marrant comme à chaque fois depuis le confinement, je ne peux que me faire la réflexion.

Bref, un huis-clos avec des zombies, c’est bien parti pour moi, quoi ! C’est un film très sympathique, j’ai bien aimé, mais je ne suis pas sûr qu’il soit incontournable. Disons que ça aide bien de l’avoir sur Netflix et que c’est sympa de changer un peu des gros (et moins gros d’ailleurs) films américains.

Ah, et gros plus tout de même : j’ai beaucoup aimé les acteurs !

The Devil (Bedazzled) | The Female Villains Wiki | Fandom

Bedazzled

En parlant de films américains, en voici un petit tout marrant qui ne casse pas trois pates à un canard, mais qui occupe agréablement une soirée de week-end… surtout après la lourdeur d’Alive et de son huis-clos. Ici, avec ce film, on est concrètement sur ce qu’est la série Lucifer, mais avec une diablesse à la place du diable.

Le film est bien drôle, c’est une comédie qui passe bien, même si elle a, je trouve, quelques longueurs… principalement à cause de sa construction inévitablement répétitive. C’est ce qui l’a, je pense, empêché de devenir culte, parce que je crois que ça doit pouvoir perdre quelques spectateurs en cours de route. Tant pis, moi je suis resté.

Je vais m’arrêter là pour aujourd’hui, histoire de profiter de mes vacances tout de même.

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Films vus en 2020 #42

Salut les cinéphiles,

Comme chaque mercredi, je reviens avec vous aujourd’hui sur les différents films que j’ai pu voir en 2020, en continuant les films vus en août, et en espérant un jour réussir à rattraper mon retard de deux mois que je dois au confinement… En espérant que Macron ne fasse pas trop n’importe quoi dans les annonces de ce soir, parce que ça pourrait encore recommencer ce bordel si mes vacances devaient être annulées. Ne nous inquiétons pas trop en vain, et parlons plutôt cinéma, si vous le voulez bien !

Onward | The Disney Diva

Onward

Je commence l’article par un coup de cœur, j’aurais peut-être pu le garder pour la fin, du coup. Un coup de cœur ? Eh, il a réussi à me décrocher une larme alors que je pensais sincèrement que ce ne serait jamais qu’un dessin-animé de plus à la longue liste de ceux que j’ai pu voir dans ma vie. Merci Tom Holland ?

Grosso modo, le film raconte donc l’histoire de deux frères qui se retrouvent embarqués malgré eux dans une quête de la magie perdue, avec l’espoir de revoir leur père décédé. Le film a de très bonnes thématiques, parce que la magie perdue, c’est un peu, l’air de rien, le changement climatique ; et que l’amour entre deux frères, la place du sacrifice, l’admiration paternelle, tout ça tout ça. La mère n’est pas en reste, en plus, et le film est capable aussi de proposer des moments d’humour plutôt efficaces.

Son seul défaut doit résider dans le titre, totalement anecdotique dans le film… mais qu’il faut j’imagine prendre au sens philosophique sur le deuil ? Dommage, en français, « En avant » perd totalement cette dimension ; ça fait vraiment juste titre hors sujet avec un vague écho à la quête.

Qu’importe : ça n’empêche pas le film d’être génial ! Par contre, ne faites pas trop confiance au gif. En France, il faudra attendre 2023 pour le voir sur Disney +…

Tous les dieux du ciel : Le décrochage narratif en guise de note d'intention -

Tous les dieux du ciel

Qu’ai-je vu ? Le film m’a mis hyper mal à l’aise – rapport à ma vie perso, à vrai dire – dès sa première scène, et la suite m’a donné envie de croire qu’on allait peut-être avoir un excellent film d’horreur français. L’esthétique et les images ont ce qu’il faut pour provoquer la peur et l’inconfort. Les acteurs sont tous excellents… mais l’intrigue ? HEIN ?

Le film raconte la vie d’un homme qui s’occupe de sa sœur handicapée, à cause de lui, et qui vit en ermite, reclus d’une société qui, selon lui, le persécute. En gros. Je ne veux pas dire que je n’ai rien compris, car je crois qu’il n’y a pas grand-chose à comprendre. On est sur un court-métrage transformé en long-métrage, avec de bonnes thématiques peu abordées au cinéma (comme le poids du handicap, les maltraitances envers les non-valides ou les mineurs, etc.), mais ça ne marche pas du tout. Du tout. Côté intrigue, le film est perché. Je suis resté jusqu’au bout, et je ne sais toujours pas pourquoi, parce que finalement, le film n’apportait rien.

Après, je vous confirme qu’il met mal à l’aise à de nombreuses reprises et qu’il a le potentiel de bons films d’horreur… tout en restant finalement un simple film à la française, à la limite du film d’auteur. Le côté hybride qui en résulte n’a pas réussi à me convaincre. Du tout.

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Fire Saga Eurovision Song Contest

Là, on ne passe franchement pas loin du coup de cœur avec ce film que j’aurais dû voir dès sa sortie, surtout que l’Eurovision a vraiment beaucoup manqué cette année. Netflix a eu le nez fin de sortir le film cette année, même si c’est un simple hasard du calendrier, car le film réussit à nous filer notre dose d’Eurovision, l’air de rien, avec un film qui enchaîne les chansons dignes du concours et qui sont toutes plus catchy les unes que les autres. Vraiment. Je les écoute encore. Peut-être en ce moment-même, d’ailleurs… En fait, et je n’arrive toujours pas à savoir laquelle est ma préférée.

L’histoire du film est assez simple : elle nous raconte l’histoire d’un duo islandais qui se retrouve à devoir participer à l’Eurovision, son rêve, suite à un hasard d’heureux – et moins heureux – événements. C’est une comédie à l’humour souvent perché et au casting très réussi, surtout qu’on y retrouve pas mal d’artistes connus, que ce soit Demi Lovato en participante malchanceuse ou juste tout un tas d’artistes de l’Eurovision dans un mash-up très réussi.

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Le film n’est pas un incontournable et il est dommage que l’actrice ne soit pas la vraie chanteuse ; il n’est pas un coup de cœur parce que j’ai détesté son personnage principal (qui ne mérite pas sa partenaire de scène, soyons honnêtes). Il a plein de petits défauts dans son intrigue… mais je le reverrai forcément un jour, parce qu’il était fun et que je ne sais pas si on aura une prochaine édition de l’Eurovision en 2021 avec cette deuxième vague qui nous arrive dans la tronche (quelle surprise, vraiment…).

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Ghostbusters

J’ai totalement négligé mon affiche des 100 films à voir cette année, mais cet été, pendant mes vacances, je me suis retrouvé avec une amie qui n’avait jamais vu non plus ce film culte par une après-midi pluvieuse. Nous nous sommes donc décidés à le lancer et… Le film vieillit mal, désolé ! Il est chouette pour sa musique (définitivement géniale et culte), il a ses quelques moments sympathiques et des effets spéciaux impressionnants pour l’époque, mais j’ai vraiment du mal à comprendre ce qui a pu lui donner son statut de film culte, au-delà des effets spéciaux donc, et du casting qui est très bon, certes, mais qui ne m’a pas paru exceptionnel non plus. Enfin, il y a cette voix grave qui est exceptionnelle et m’a perturbé tout le film, je reconnais.

Bref, j’ai l’impression qu’on m’a survendu ce film toute ma vie et je ne vais pas me faire des amis à l’écrire comme ça, je sais bien, mais heureusement qu’on était deux pour voir ce film, sinon je me serais probablement ennuyé. La suite de la saga attendra donc.

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Bliss (Whip it)

Ah, ça faisait longtemps que je n’avais pas vu Ellen Page comme je n’ai jamais commencé Umbrella Academy finalement ! Bliss raconte l’histoire d’une adolescente bien rangée malgré elle dans des concours de beauté (pas que, je sais ; les concours de miss aux États-Unis, quelle angoisse) qui l’ennuient et qui se découvre une passion soudaine pour le Roller Derby. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est donc un sport de contact en patins à roulettes qui est loin d’être simple, où une joueuse doit réussir à dépasser les joueuses adverses sans se faire éjecter la piste (ou juste sans tomber, d’ailleurs), le tout en un temps limité. Rien que ça. En gros.

Le film est vraiment sympathique, avec Ellen Page toujours aussi top dans le premier rôle d’une adolescente qui se rebelle peu à peu contre ses parents pour assouvir sa passion. C’est toutefois un film à destination des adolescents, on nous colle donc une romance parfaitement insupportable avec un type insipide et des dramas dont on pourrait se passer.

Drôle et sympa, c’est un film devant lequel j’ai passé un bon moment. La pizza a aidé, probablement. Le rhum aussi, très certainement. Et puis, je l’ai vu avec un joueur de roller derby, c’était sympa d’avoir son avis sur ce qui était mis en scène, parfois avec justesse, souvent avec des extravagances dans la manière de compter les points. Je ne m’en serais jamais rendu compte par moi-même.

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Five

Yepaaa ! Je vais terminer avec ce film français dont j’avais beaucoup entendu parler – principalement pour Pierre Niney, merci Laura – et qu’on m’a reconseillé avant que je ne tente de le voir cet été. J’ai bien aimé et j’ai passé un bon moment, mais contrairement à beaucoup, je ne le mets pas dans mes films préférés – et je n’en fais pas non plus un film que j’ai envie de revoir au plus vite.

Le film raconte les aventures de cinq amis d’enfance qui réalisent leur rêve d’habiter en colocation, grâce à Samuel, l’un d’eux, dont le père ultra riche lui paie tout ce qu’il veut, y compris la moitié du loyer d’un appartement parisien hyper luxueux. Le problème, c’est que les relations familiales de Samuel ne vont pas rester au beau fixe, qu’il n’osera rien dire et qu’en parallèle de tout ça, chacun de ses amis cultive aussi ses petits secrets – ou sa drogue, c’est selon.

Grosso modo, le film est sympathique, mais le message qu’il fait passer ne me plaît pas plus que ça, avec des personnages amis à la vie à la mort qui s’empêtrent des secrets improbables sans jamais jouer la carte de l’honnêteté. Alors OK, c’est chouette les bandes d’amis et les secrets font toujours le meilleur terreau des comédies… mais là, j’ai eu du mal à accrocher à certains aspects de l’histoire, avec une glorification de la drogue, du mensonge, du mépris des autres générations… Bon dieu, je vieillis mal et je deviens insupportable. Je vais donc m’arrêter là avant qu’on ne me traite de tous les noms, surtout que j’ai bien aimé le film. C’était un bon divertissement de mois d’août.

Pfiou, cet article est une fois de plus beaucoup trop long, désolé !

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