Le cinéma à la maison dans le monde d’après

Salut les sériephiles,

J’espère que vous vous remettez du réveillon et du jour de Noël hier, on y mange tellement – et tellement bien. Enfin, encore aujourd’hui je mange bien, j’ai des restes pour tout le week-end ! Je vous rassure toutefois : le contenu de mon assiette n’est pas le sujet de l’article du jour, évidemment. À la place, j’ai envie de faire le point sur un détail du fameux « nouveau monde » que l’on n’avait pas forcément vu arriver : le concept de cinéma à la maison, si décrié, a pris un gros coup d’accélération avec le confinement.

Voillans, village du Doubs, site officiel: Stella Cinéma

Ainsi, hier pour Noël, deux films prévus pour une sortie au mois de juin 2020 dans les salles de cinéma ont été diffusés directement en streaming : Soul sur Disney + et Wonder Woman 1984 aux États-Unis sur HBO Max. Comme c’était à prévoir, ce dernier film est déjà disponible un peu partout en streaming désormais, hein, et avec sous-titres dans toutes les langues. Je ne vais pas revenir aujourd’hui sur ce que j’ai pensé de ces films – je ne pense pas que j’aurais consacré un article au premier et pour le deuxième, je me tâte encore à attendre la sortie dans les salles françaises pour publier l’article – mais simplement vous parler de mon ressenti sur le cinéma à la maison… Si tant est que ce soit vraiment un nouveau concept alors que j’ai passé mon année et mon premier confinement à regarder des films en streaming (j’en suis à 263 en tout en 2020 là, hein).

Voir aussi : Films

Soul, le prochain film des studios Pixar, ne sortira pas au cinéma mais sur  Disney+ | MOMES.netDéjà, il faut bien souligner que les planètes s’alignent bien en ce qui me concerne : j’ai un écran relativement large depuis quelques années, parce que je voulais pouvoir regarder mes séries dessus en bonne qualité ; j’ai un abonnement à Disney + donc je n’ai pas eu à chercher bien longtemps pour avoir accès à Soul en bonne qualité, et j’ai un salon que je considère plutôt cool avec une guirlande LED derrière mon écran. Autrement dit, niveau ambiance, j’étais à fond pour ce dessin animé avec une lumière bleutée derrière l’écran, les volets fermés pendant la nuit, tout ça, tout ça.

Mieux encore, quelqu’un a eu l’excellente idée de m’offrir une enceinte Bluetooth pour Noël. Aussitôt ouverte, aussitôt testée et approuvée : ce n’est pas un home-cinema, certes, mais avoir le son qui vient de juste derrière moi (et qui peut être monté bien plus fort que ma télévision, d’ailleurs), ça change pas mal de choses et ça met un peu plus dans l’ambiance cinéma… le chocolat chaud à portée de main en plus sans avoir à déverser un quart de salaire à la boutique du cinéma pour du pop-corn (jamais dans l’excès… mais je n’ai aucune idée des prix ; c’est cher, donc je n’achète pas). Du coup, mon ressenti fut plutôt positif sur ce concept de cinéma à la maison : voir le film dans son salon, allongé pépère sur le canapé déplié et en pouvant manger ou, au pire du pire, faire pause pour aller aux toilettes, désolé, mais c’est un luxe agréable aussi. Et ça m’embête un peu de l’écrire comme ça, mais je le pense.

Ben oui, l’opinion populaire à en avoir est apparemment que l’on ne doit pas aimer ça, parce que le cinéma est une expérience unique avec son écran géant et son son incomparable. Je ne vais pas remettre ces arguments en question, et même je vais les approuver… avec nuances toutefois : le coup du son, je le cherche encore avec Tenet, l’un des seuls films vus en salle en 2020 (super investissement ma carte UGC !) auquel je n’ai rien pu entendre des dialogues.

Tenet : "J'ai cru que j'avais compris mais non" se marre John David  Washington

Voir aussi : Tenet – avis sans spoiler, explications à chaud (Films vus #35)

Ce qui me manque le plus est définitivement l’écran, la qualité de l’image. Ce ne sont pas les bandes-annonces, puisque je n’aime plus celles-ci depuis qu’elles ont tendance à montrer des images de l’ensemble du film, ce ne sont certainement pas les gens bavardant dans la salle – ou pire, les gens sur les téléphones là – et ce ne sont pas non plus les sièges de cinéma, parfois inconfortable.

Zut, mais alors qu’apportait l’expérience en salle pour que je l’aime tant ? Clairement : l’assurance d’y aller avec des amis pour voir un bon film et en parler. Ca, le cinéma à la maison ne le remplacera jamais : oui, vous pouvez inviter des amis chez vous, mais les conditions ne sont pas les mêmes, ça suppose d’avoir un appartement nickel, d’avoir un canapé assez grand (ça, ça va pour moi) et d’habiter tous à proximité les uns des autres… Si j’allais tant au cinéma à Paris, c’est bien parce que la capitale était à mi-chemin, quoi.

Un autre argument certain réside dans les conditions de visionnage qui sont difficiles à recréer… la salle de cinéma nous plonge dans le noir et dans un silence relatif (si son public est discipliné), alors que bon, j’habite en centre-ville – donc merci le bruit – avec des volets plus ou moins efficaces selon le moment de la journée pour filtrer la lumière. Wonder Woman 1984 : Photos et affiches - AlloCinéUn autre truc que j’aime tout de même avec le cinéma, c’est l’assurance de voir le film d’une traite, sans être perturbé par des éléments extérieurs. Outre le téléphone (j’ai tendance de toute manière à le poser en mode silencieux et face caché quand je regarde un film, je n’ai pas envie d’être dérangé), je pense là aux livreurs, aux voisins et à tout un tas de choses qui nous forcent parfois à faire pause pendant les films qu’on regarde tout au long de l’année. En même temps, ça peut être pratique aussi de faire pause ou de revenir en arrière pour mieux comprendre quelques dialogues desquels on a décroché, non ?

Finalement, là, ce que ça va remettre le plus en question ce « cinéma à la maison », c’est notre mode de vie et de consommation des films. Au cinéma, quoiqu’on en dise, on est forcé de se déconnecter du reste pour plonger dans le film… C’est un peu plus dur à faire de chez soi. Et surtout, ça ne marque plus aucune différence de voir Wonder Woman 1984 et de voir un film sorti il y a dix ans… L’expérience cinéma reste toujours un peu plus en tête que les films que l’on regarde chez soi dans son train train en rentrant du boulot (ou en corrigeant des copies, pour le cliché du blog de prof aha).

Voir aussi : Critique express du premier Wonder Woman

Bref, je ne pense pas que l’un remplacera l’autre, mais ça va vraiment m’embêter si les gros films qui m’intéressent ne sortent pas du tout au cinéma. J’aime la solution proposée de faire une sortie en salle et à la maison, mais on ne va pas se leurrer : économiquement, ça ne va pas être viable longtemps pour les cinémas de rester ouverts dans ces conditions ; et s’ils augmentent encore les prix, bonjour le luxe que ça représentera (déjà que… bon). 

8 Details from the 'Wonder Woman 1984' Official Main Trailer We Can't Get  Over | Fangirlish

En plus, le téléchargement illégal et le streaming hors plateforme officiel vont être des concurrents beaucoup trop sérieux, et je n’imagine pas les pertes financières que ça va représenter, ne serait-ce que pour Wonder Woman 1984… Je m’inquiète un peu pour le streaming, la répression va forcément finir par voir vraiment le jour avec force par rapport à ce qui se fait aujourd’hui !

En attendant, on peut en profiter, j’imagine ? Et puis, il faut bien reconnaître que ça m’a fait plaisir de découvrir des gros films attendus depuis juin pour Noël, après l’année qu’on vient de passer côté divertissement, même si mon écran ne remplace pas l’écran de cinéma pour certaines scènes qui mériteraient vraiment le grand écran. De là à aller en salle revoir ce que j’ai déjà vu ? Humph, on verra si l’occasion se présente.

En tout cas, vous aurez bien compris avec cet article que je suis vraiment partagé, mais que j’ai l’impression que ça va se retourner contre nous avec une augmentation des tarifs pour le cinéma comme pour les plateformes de streaming (+2€ annoncés pour D+ déjà). On verra bien en 2021, tâchons déjà de survivre aux cinq derniers jours de 2020 !

Et vous, vous en pensez quoi ? Bavardons-en dans les commentaires, sur Twitter ou Instagram.

 

Retour au ciné : Été 85

Salut les cinéphiles,

0315921Je sais que nous ne sommes pas mercredi, mais je ne pouvais pas rater l’occasion d’écrire un article sur mon retour au cinéma. En effet, j’ai enfin pris le temps de retourner dans une salle obscure. Mon abonnement cinéma n’est pas gratuit, alors autant le rentabiliser, non ?

Concrètement, on ne va pas se leurrer, il est ambitieux d’espérer un respect complet des gestes barrières et du protocole sanitaire, même dans une petite salle. Dans l’ensemble, c’était tout de même plus sûr que je ne l’imaginais aux premiers abords, mais c’est peut-être aussi grâce à l’horaire, hier soir à 19h30, et au choix du film, Été 85, sorti il y a une semaine.

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Alors, quel fut mon avis sur Été 85 ? À première vue, qu’il est frustrant de devoir garder le masque pendant tout le film alors que les persos se font des « baignades de soleil ». Autant vous dire qu’on a vu des masques tomber, mais bon.

Comme toujours, la bande annonce du film en dit beaucoup trop… Je vous laisse la regarder à vos risques et périls. Et puisqu’elle spoile, je vous donnerais ensuite mon avis avec quelques petits spoilers aussi… Bref, c’est à réserver à ceux qui ont vu le film !

Concrètement, ces deux minutes de promotion et la première demi-heure du film nous vendent deux choses : une belle histoire d’amour et une histoire de meurtre. Le film n’est ni l’un ni l’autre. Dommage, hein ?

Commençons par le côté romantique déjà. Si c’est ce qui vous intéressent, contentez-vous de cette bande-annonce. La chronologie éclatée du film ne permet pas de savourer pleinement cette histoire entre les deux ados (et les acteurs ne sont pas ados, c’est toujours bizarre, il faut un temps d’adaptation), certes très beaux et attirés l’un par l’autre, mais certainement pas amoureux. Le film en a conscience et joue justement de cette idée qui devient un élément moteur de l’intrigue, mais ça nous sert du gaybait en attendant.

Voir aussi : Ce que c’est que le queerbaiting

Je peux paraître un peu dur, mais soyons clairs, l’attirance entre eux n’est perçue comme telle que par l’un d’eux, ce qui est heureusement souligné dans le film. Ça change un peu de nombreux films lgbt qui sont dans cette mouvance, mais oublient de le dire.

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Le personnage de Kate est salutaire !

Par contre, c’est dommage de tomber au passage dans des clichés qui me dérangent pas mal, notamment la représentation de ce que beaucoup vont interpréter comme de la bisexualité alors que ça n’en est pas. Un des personnages cherche à s’autodetruire et le fait par ce biais, mais c’est tout. Dans les clichés, n’espérez pas non plus une relation sérieuse entre deux gays, passez votre chemin ici, il n’y a pas une once de communication entre eux.

Dans les bonnes choses, en revanche, il y a tout juste une réplique un brin homophobe dans le film, et l’évocation quasi muette d’une situation qui l’est totalement, mais ne touche pas directement les personnages principaux. Cela fait du bien un film lgbt sans homophobie… Par contre ça pose la question de pourquoi le choix de 1985, parce que ce serait une histoire plus crédible en 2020 qu’en 1985.

Je reconnais simplement à 85 l’avantage de nous proposer une bande son très chouette et des looks sympas à regarder, ainsi qu’une facilité à la nudité un peu plus grande. Et comme ce n’est pas une romance, tous les éléments qui pourraient l’être étant évacués bien vite, c’est tant mieux.

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Reste le côté meurtre du film, et ce n’en est donc pas un. Nous avons affaire à une histoire totalement montée en épingle, alors que la réplique clé du film est dans la bande-annonce. Savoir que le film est inspiré d’un roman nommé « Dancing on your grave » suffit à comprendre le reste, qu’on comprend de toute manière assez vite dans le film. Je ne peux pas parler de grosse déception car je m’attendais à être déçu justement, mais il n’y a pas eu de surprise non plus.

Quant aux acteurs, ils sont bons assurément, mais certains passages n’ont pas réussi à me convaincre, particulièrement dans le jeu du personnage principal et dans la scène qui est le point d’orgue du film, en plus. Cest juste une question de sensibilité par contre, ou peut-être que le film ne me plaisait pas assez pour que ça puisse me convaincre.

Vous l’aurez compris, si ça m’a fait vraiment plaisir de remettre les pieds au cinéma, j’ai eu plus de mal avec le film que j’avais choisi. Rien ne me tentait vraiment de toute manière…

Été 85 n’est toutefois pas un mauvais moment à passer. Ça se regarde bien comme divertissement, malgré quelques problèmes de clichés (je ne me lance pas sur la vision de la dépression ou des profs hein). Si ça ne vous tent  pas, tracez votre chemin.

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Ah, et quand même, l’actrice incarnant l’éducatrice est sortie du lot à mes yeux ! Voilà, j’ai fait le tour de cette critique express, à vous les studios !

Films vus en 2020 (#26)

Salut les cinéphiles !

Cette fois, ça y est, c’est dans cet article que je vais enfin pouvoir évoquer mon centième film de l’année ! L’occasion pour moi de me rendre compte qu’il faudra peut-être que je passe un jour à deux articles par semaine sur les films si je veux évoquer mon 150e avant le mois de décembre… Mais bon, ça, c’est une autre histoire ! Avant tout, revenons sur une poignée de films vus à la mi-avril 😉

Dark Waters

dark waters | TumblrAh. Pensant l’avoir raté pour de bon au cinéma, je découvre qu’il est de nouveau au salle depuis deux jours… C’est malin ! En tout cas, le film est plutôt intéressant à revenir sur un scandale dont on a tous entendu parler parce qu’on en est tous victimes… sans pour autant que de vraies conséquences semblent peser sur les responsables. Pour vérifier ça, rien de tel qu’un film.

Le film revient donc sur le scandale sanitaire lié au Teflon, avec un avocat qui se retrouve embarqué dans ce qui ressemble fort à une conspiration qui le dépasse. J’ai bien aimé le film qui est porté comme il se doit par un Mark Ruffalo plutôt en forme, mais il est loin d’atteindre la catégorie de mes films préférés. En plus, il a tendance à traîner beaucoup trop en longueur à mon goût, et ça, c’est fort dommage car il me semble qu’il aurait pu être plus percutant.

Après, la mode est aux films très longs…

6 Disney Wedding Ideas Inspired By 'Cinderella,' So Start Planning ...

Cendrillon

Deux salles, deux ambiances, me voilà de retour sur Disney + pour découvrir cette adaptation du dessin animé… Le film est très sympathique et réussit plutôt bien à satisfaire les attentes que j’en avais, sans pour autant être exceptionnel non plus. C’est toujours un peu magique de voir les dessins prendre vie. L’humour du film est bon, les acteurs s’en tirent bien (ah la bonne fée !) et l’histoire fonctionne toujours aussi bien en 2020. Concrètement, c’est un bon moment à passer, histoire d’avoir des étoiles plein les yeux.

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Upside Down

Ce film aurait peut-être pu un coup de cœur et je me demande, avec le recul, pourquoi il ne l’est pas. À vue de nez : parce que je suis frustré que ce ne soit pas une série, tout simplement ! Si vous ne connaissez pas, ça raconte l’histoire d’un monde, ou plutôt de deux mondes, vivant en miroir l’un au-dessus de l’autre. Le monde du dessus est bien plus riche que le monde du dessous dont il exploite les ressources ; la gravité n’y est pas la même et il est évidemment interdit de passer d’un monde à l’autre…

Vous le voyez venir, cette belle histoire de science-fiction est aussi une belle histoire d’amour entre un jeune homme du monde d’en bas et une demoiselle du monde d’en haut. L’intrigue est celle que l’on peut attendre avec un tel point de départ, mais elle possède tout de même des surprises et des rebondissements bien vus. Les acteurs s’en tirent tous très bien et on en prend plein la vue du côté des effets spéciaux.

Je ne sais pas pourquoi je n’ai pas attendu parler de ce film avant, alors qu’il est vraiment superbe, jusque dans ses choix musicaux envoûtants. Je recommande chaudement, c’est une claque visuelle !

Ocean's 8" : des actrices sous-exploitées pour un casse un peu ...

Ocean’s Eight

Le voilà enfin mon centième film de l’année ! Avec un nombre si symbolique qui était celui que je visais dans mes résolutions, autant dire que le choix était rude et un peu inquiétant : pas question de voir un film médiocre à ce moment-là. Ce n’est évidemment pas le cas avec ce film que j’ai beaucoup aimé.

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Concrètement, la formule est la même que dans tous les Ocean, mais avec quelques personnages de moins parce que ça semble trop compliqué de trouver onze à treize femmes célèbres ? Je retrouve dans ce film un paquet de choses que j’adore, à commencer par des personnages féminins bien écrits et bien interprétés. De ce côté-là, chapeau bas à Rihanna. Je n’aime pas spécialement sa carrière musicale (désolé pour les fans), mais c’est une actrice formidable !

Le film a un bon humour, des retournements bien écrits et est à la hauteur de la franchise… même un peu plus. Je l’ai largement préféré aux autres films de la franchise (bon, il faudrait que je revoie Eleven que j’avais beaucoup aimé à l’époque), donc c’était un très bon choix pour marquer le centenaire !

John Q

Je n’allais pas pour autant m’arrêter en si bon chemin ! Ce film sur les aberrations du système de couverture sociale américain est plutôt anecdotique dans mon année, mais j’en garde un bon souvenir.

john q | Tumblr
My son is going to bury me.

On y suit l’histoire d’un père prêt à tout pour sauver la vie de son enfant dont il découvre que les soins ne sont pas pris en charge par son assurance, suite à un changement dans le contrat de la part de son employeur. Le problème vient bien sûr du côté « prêt à tout ».

Si le film exagère certains traits de la société américaine, il n’en reste pas moins une œuvre à voir pour voir les dérives du système, surtout quand on voit ce que Trump en fait. Espérons ne jamais en arriver là en France où le système n’est plus tout à fait ce qu’il était non plus. Concrètement, c’est autrement un bon film qui nous fait nous attacher très rapidement à son personnage principal dont on comprend bien la cause.

De là à dire que j’aurais fait comme lui, en revanche, il y a un paquet de pas. Le scénario est parfois un peu paresseux à mon goût, en laissant passer des grosses ficelles ou des évolutions de personnages pas très logiques… Ce qui explique probablement que je le considère comme anecdotique, alors qu’il m’a fait pas mal réfléchir !

La couleur des sentiments - Blog de movie-poster

La couleur des sentiments

Voilà un film qui m’attendait depuis un moment, mais que je repoussais toujours par peur de ne pas accrocher à l’adaptation, qui est pourtant plutôt réussi. Le casting est excellent, certaines scènes sont hilarantes à voir grâce à la justesse du jeu des acteurs et j’ai passé un agréable moment…

Bien sûr, tous les personnages ne sont pas agréables et certains clichés sont difficiles à supporter, mais ce qui rend un personnage cliché est aussi parfois ce qui le rend bien plus crédible et réaliste (coucou la journaliste), aussi pénible cela soit-il à supporter.

D’autres critiques à faire dessus pour justifier qu’il ne soit pas un coup de cœur ? La longueur, probablement, surtout que je me souvenais assez bien de l’histoire. C’est injuste, je sais, mais c’est comme ça ! Après, ça m’a donné envie de le découvrir en anglais le roman… J’ai tellement d’autres choses à lire, cela dit.

Tel père, tel fils | Transmettre le cinéma

Tel père, tel fils

Je me suis lancé dans ce film simplement en me fiant à son excellente note et ses excellentes critiques, sans savoir de quoi il retournait, et j’ai apprécié en découvrir la surprise… En même temps, le début était un peu lent quand je ne savais pas encore où ça allait. À vous de voir ce que vous préférez, donc, mais je vous donne le synopsis si vous voulez savoir : le film traite d’une situation qui fait frémir tous les nouveaux parents je pense, l’échange de deux enfants à leur naissance à l’hôpital… ce que les parents ne découvrent que des années plus tard.

Bien sûr, le film a aussi à cœur de traiter l’aspect social de cette question, avec deux couples parentaux très différents : l’un riche et vivant en ville, l’autre pauvre et vivant dans la campagne proche. Il y a donc en plus de l’aspect dramatique familial une critique de la société japonaise qui s’écrit en creux et qui est sympathique.

J’ai bien aimé ce film, mais là encore, j’ai trouvé qu’il était assez lent à se mettre en place, mais que, paradoxalement, sa conclusion arrivait un peu rapidement. Une chose est sûre, ça fait réfléchir !

Voilà pour moi cette semaine. Oui, j’ai encore poussé le bouchon un peu loin et j’ai proposé cette fois sept films au lieu de cinq, mais c’est parce que ça me permettra de consacrer l’article de la semaine prochaine à toute une saga ! Cela aurait été bête d’avoir un ou deux films trainant la patte à côté d’une grosse saga !

Avant de voir Star Wars 9 (récap)

Salut les cinéphiles !

Aujourd’hui est un grand jour pour les fans de Star Wars (encore un grand jour, oui, encore une grande franchise sur le blog aussi) puisque c’est enfin la sortie du dernier opus de la nouvelle trilogie Star Wars relancée il y a quelques années par Disney. Si l’on est bien d’accord que la qualité n’est pas la même et que la deuxième partie avait surtout des allures de blockbuster, il n’empêche pas que je suis déjà (au moment même de la publication de l’article) en route vers une salle de cinéma, malgré les grèves, pour voir ce dernier film !

Voir aussi : Star Wars, les derniers Jedi & moi

Seulement voilà, avant de revoir ce dernier film, il faut encore se souvenir de quelques informations essentielles. C’est pourquoi j’ai décidé de publier cet article : quitte à me rafraîchir la mémoire, autant rafraîchir aussi la vôtre. Et c’est sans gif pour m’éviter d’éventuels spoilers – Twitter n’a déjà pas été tendre avec moi ces derniers jours…

Voir aussi : The Mandalorian (S01)

Résultat de recherche d'images pour "star wars"Attention spoilers sur les films 7 et 8

1) Kylo Ren en grand-méchant loup

Cette nouvelle trilogie semblait vouloir présenter de nouveaux méchants, à commencer par Snoke… Sauf que la mayonnaise n’a jamais vraiment prise (en tout cas sur moi). Du coup, j’ai trouvé ça peu surprenant, mais pourtant, c’est un grand rebondissement du huitième film de la saga : Kylo Ren a découpé Snoke en deux, avant de s’attaquer à Rey et de devenir le Suprême Leader du Premier Ordre. Malgré sa connexion toute particulière à Rey (un bon gros délire d’échanges télépathiques grâce à la Force, souvenez-vous !), Kylo Ren décide ainsi de suivre la voie de son grand-père… sans la moindre surprise, parce que personne n’attendait autre chose, si ?

2) Les cours les plus longs du monde (ou les plus courts, c’est selon)

Vous vous souvenez de Rey l’héroïne badass du septième film ? Dans le huitième, elle n’avait pas servi à grand-chose et avait passé une grande partie de son temps à s’entraîner à devenir une Jedi. Franchement, ce n’était pas glorieux, mais ça la laisse en fin de film avec des textes sacrés sauvés in extremis d’une destruction certaine par Maître Yoda qui d’un nouveau Jedi ne voulait pas. Raté, te contredire, elle va, Yoda !

3) Le souvenir marquant : Luke se la joue maître de Shiryu et meurt

Je me souviens surtout du film The Last Jedi pour son twist tout droit sorti des Chevaliers du Zodiaque où Luke se retrouvait à mourir sur fond de montagnes et soleil couchant. La scène est un tantinet plus importante et iconique que ça, en théorie, puisqu’elle voit la mort de Luke dans un sacrifice ultime vraiment bienvenu pour sauver nos héros. En effet, il décide d’utiliser la Force à nouveau, pour la première fois depuis bien longtemps, afin de se projeter sur une autre planiète pour affronter Kylo Ren et ainsi sauver la Résistance. Sur le papier, ça a de la gueule.

4) Les nouveaux héros de Disney

Mais non, pas le film d’animation. C’est juste que Rey n’étant plus aussi badass qu’avant et les gros noms encore en vie des premières trilogies mourant les uns après les autres, il fallait trouver de nouveaux héros. Et pour ça, on peut compter sur le pilote Poe qui s’est bien affirmé et se retrouve leader de la Résistance à la fin d’un film qui n’en finissait plus : Leia lui donne carrément le commandement un bon quart d’heure après la scène que j’imaginais comme scène finale du film. Trop fort, ce Poe !

5) L’amour, c’est de la m…

Les relations de couple et Star Wars, ça a toujours été compliqué… mais du côté des nouveaux héros, il faut noter aussi que Finn a fait équipe pendant tout le film avec Rose, une mécanicienne dont on a vu la sœur mourir dès le début du film. C’était un signe pour pas qu’on ne s’attache trop à elle apparemment, parce qu’elle se sacrifie pour sauver Finn de la mort. Le seul problème, c’est qu’après ça, elle est blessée. Elle fait une déclaration d’amour (sortie de nulle part ?) à Finn avant de tomber dans le coma. Si Blanche-Neige se réveille avec un baiser de son prince, elle, ça la fait tomber dans le coma. Non, vraiment, l’amour, c’est de la m… Mais la bonne nouvelle, c’est que Finn est aussi venu à bout de ses démons, et notamment Phasma, qui le gérait en tant que Stormtrooper.

6) Et dans l’Ascension de Skywalker ?

Le huitième film se terminait sur un cliffhanger tout ce qu’il y a de plus ouvert : la Résistance était sauvée de justesse par Luke et tous nos nouveaux héros étaient réunis : Rey, Poe et Finn – sans le méchant Kylo Ren. Peut-être qu’on va s’éloigner des trilogies d’origine dans ce nouveau film pour tout conclure… à voir. En tout cas, le mot d’ordre de nos héros (qui sont à bord du Faucon Millenium !) est clair : il faut que la Résistance redevienne la Rébellion de la saga originelle. Il faut dire que menée par Poe et Leia, la Résistance a quand même de la gueule ! Espérons que ça tienne la route dans ce neuvième et dernier (pour l’instant) film !

Voir aussi : May the 4th be with you