Commençons 2023 par un #WESéries !

Salut les sériephiles !

Le dernier #WESéries date d’Août dernier, alors il est peut-être temps d’en organiser un nouveau, non ?

Après plus d’un mois sans la moindre critique sur le blog, et donc sans le moindre épisode vu, je suis clairement en manque de séries… Et j’ai toujours autant de retard à rattraper dans plein de choses ! Je me suis donc dit qu’il était temps de me remettre le pied à l’étrier, et quoi de mieux qu’un week-end complet de séries pour ça ? J’espère juste avoir le temps de vraiment regarder des épisodes, surtout maintenant que j’ai convaincu Ludo de me suivre dans l’organisation 🙂

Qu’est-ce que c’est ?


Le Week-end en séries, ou #WESéries pour les intimes et les twittos, est un challenge co-organisé assez régulièrement par Ludo et moi-même. 

Pour rappel, « le principe de ce challenge est assez simple : il s’agit de voir un certain nombre de minutes inédites de séries entre le vendredi 19h et le dimanche minuit. C’est donc totalement inspiré du Week-end à 1000, un challenge assez populaire qui consiste à lire 1000 pages en un WE (et oui, c’est aussi chaud que ça en a l’air). Qui dit minutes inédites dit des épisodes jamais vus auparavant, attention ! ».


  • Quand ? Vendredi 6 janvier à 19h jusqu’au dimanche 8 janvier, à minuit.
  • Pour qui ? N’importe qui peut décider de participer à n’importe quel moment du week-end avec le hashtag #WESéries sur Twitter, Instagram et/ou sur notre groupe facebook. Les réseaux sociaux sont un bon moyen d’échanger sur les épisodes qu’on regarde, nos objectifs du week-end, nos avancées… et ça permet également de rester motivés dans le week-end, qui peut parfois paraître long si vous avez choisi les mauvaises séries !

Il existe quatre niveaux différents pour ce challenge, car nous n’avons pas tous les mêmes habitudes et les mêmes emplois du temps. Toutefois, même le niveau le plus simple constitue déjà un défi important. Chacun fait ce qu’il lui plaît – et il y a même des mini-défis pour épicer encore un peu plus votre début d’année !


Niveau Basique


520 minutes – Environ 13 épisodes de 40 minutes – Durée : 8h30

Vous êtes libres de regarder ce que vous voulez, parce qu’on ne l’a pas appelé basique pour le compliquer, et je vous conseille de répartir vos séries pour vous faire environ trois soirées de trois heures. Variez les plaisirs et les séries pour valider ce niveau !

Défi optionnel : Je pense qu’on a déjà proposé ces défis par le passé… mais ce n’est pas grave, le recyclage, c’est important. Le défi du niveau basique est de se mettre à jour dans une série (dans laquelle on a au moins trois épisodes de retard, sinon, ce n’est pas rigolo).


Niveau moyen


720 minutesEnviron 18 épisodes de 40 minutes – Durée : 12h

Vous avez toujours le choix de regarder ce que vous voulez bien sûr, mais 18 épisodes, c’est un bon moyen de savourer certaines séries en enchaînant plusieurs épisodes, ou carrément de rattraper toute une saison d’un coup comme je l’avais fait lors d’une précédente édition avec les saisons 2 de The Haunting of Bly Manor et La Légende de Korra (oui, ça commence à dater, mais j’échoue misérablement depuis). De mon côté, j’ai beaucoup de séries dans lesquelles j’ai besoin de faire ça en ce moment, que ce soit pour me mettre à jour avant la reprise des séries la semaine prochaine ou juste pour les terminer définitivement parce que Netflix adore me noyer en sortant dix épisodes d’un coup…

Défi optionnel : Rattrapez deux séries cette fois-ci ! Les conditions restent les mêmes que pour le niveau basique.


Niveau difficile


880 minutesEnviron 22 épisodes de 40 minutes Durée : 14h50

C’est un peu le rêve de tous les sériephiles de s’empiffrer une saison d’un coup en un week-end, non ? Dieu sait que je rêvais de pouvoir faire ça adolescent quand je découvrais Buffy pour la première fois (et dieu sait que je l’ai fait plusieurs fois avec la saison 6 d’ailleurs). Cela paraît beaucoup, mais ce n’est jamais qu’un tiers du week-end, ça laisse même la possibilité de sortir s’aérer, voir du monde, manger, dormir… Que des choses que je vous invite à faire !

Défi optionnel : C’est parti pour trois séries dans lesquelles se mettre à jour ! N’oubliez pas le # sur les réseaux sociaux 😉


Niveau ultime


1040 minutes – Environ 26 épisodes de 40 minutes – Durée : 17h

Cela commence à faire beaucoup, mais des participants ont déjà atteint 1200 minutes, donc ce n’est pas infaisable. Lors de la dixième édition, j’y suis même arrivé en commençant le samedi après-midi (un bel exploit qui n’est possible qu’avec des séries à laisser en fond sonore, quand même), alors c’est faisable pour de vrai. N’oubliez pas de sortir et d’avoir une activité physique en parallèle, par contre, ça devient nécessaire à ce stade. Après, ils annoncent de la pluie tout le week-end par chez-moi…

Défi optionnel : Quatre séries dans lesquelles vous êtes en retard, ça se trouve encore en 2023 ? Moi, j’en ai bien plus que ça, j’avoue… !


Mon objectif


Difficile à dire, surtout un week-end où la galette frangipane aura toute ma priorité si on me propose d’en manger… Mais quand même, mon objectif est assez clairement de me sortir de ma panne de séries et de bien commencer 2023. Je me suis proposé comme résolution de voir 600 épisodes cette année, il m’en faut donc en moyenne 50 par mois… Et un week-end en séries, c’est l’occasion de déjà bouffer la moitié de ce mois en deux jours. Non ?

En revanche, j’ai tellement d’épisodes et séries à voir, je ne sais pas encore ce que je vais faire. En vérité, je fais l’autruche car c’est mon dernier jour de vacances aujourd’hui, mais je sais aussi que je vais avoir beaucoup de travail sur les semaines à venir, donc je sais déjà qu’il faudra que je travaille dans le week-end pour ne pas être encore plus submergé mi-janvier.

L’avantage, c’est que je n’ai pas tellement d’hebdos en ce moment. Ma priorité (toute la semaine d’ailleurs) ira à la franchise 9-1-1 car Lone Star reprend bientôt et que je ne suis pas à jour du tout. Une fois que ce sera fait, j’aimerais être à jour également dans Manifest et/ou Riverdale, car bon, j’ai un podcast à tenir quand même. Cela étant dit, c’est un peu se tirer une balle dans le pied ces séries (même si je pense que les épisodes qu’il me reste sont de meilleures qualités que les précédents, dans les deux cas). En mangeant (et en travaillant, soyons fous ?), ce sera plutôt du NCIS ou du Walker. Et si j’arrive jusqu’au niveau ultime, il y a clairement la saison 3 de Missions que j’aimerais voir. Puis tellement d’autres à terminer…

Bref, restez connecté sur Twitter et le blog pour savoir tout ce que je réussirai à voir… même si je vais peut-être y aller progressivement sur les publications de critiques (ça prend du temps sur le week-end) !


Mes raisons ne changent pas d’une édition à l’autre, mais comme je sais que ça suscite toujours des questions et qu’on a des nouveaux à chaque édition, je les redonne ; et ça reste du copier coller malgré quelques modifications à chaque fois… Franchement, il n’y a plus que les nouveaux pour lire cette rubrique, j’imagine. Et moi pour la relire (et y trouver encore des fautes parfois) 😉
  • La première raison de participer à ce challenge est le PLAISIR de regarder des séries. En bon sériephile, j’ai toujours une liste longue comme le bras (pour ne pas dire comme le corps) de nouveautés à tester ou de saisons à rattraper. Ce défi est un bon moyen de m’y attaquer ! Et 2022, ce fut vraiment la catastrophe : je me suis rendu compte que j’avais vu près de deux fois moins d’épisodes que d’habitude, donc bon, ça ne me fera pas de mal ce week-end pour bien débuter 2023.
  • Une deuxième bonne raison de participer est de se frotter à la communauté des sériephiles connectés ! Et oui, à commenter le challenge sur Facebook et Twitter, on croise les mêmes personnes à chaque édition et c’est toujours plein de sympathie. C’est cool d’accueillir de nouveaux participants, de discuter des épisodes qu’on regarde, de voir qu’on a des choses en commun avec d’autres, etc. Bref, ce challenge, c’est de la bonne humeur concentrée, un peu comme pour le Bingo Séries, et c’est génial aussi quand on rencontre des nouveaux qui se lancent dans l’aventure… mais aussi quand on convertit des amis ou des connaissances de longue date, alors n’hésitez pas à propager le virus de la sériephilie !
  • D’ailleurs, une troisième raison de participer est de cartonner dans la grille du Bingo Séries… qui débutera à minuit le premier jour du challenge. Oui, grosse semaine pour la reprise du blog, je sais, c’est peu crédible que je tienne. Ecoutez, je suis motivé. Comme toujours, n’hésitez pas à nous contacter si vous participez, même en cas d’échec : ça nous fait plaisir de voir que nous ne sommes pas les seuls cinglés beaucoup trop fans de séries TV !

Et puis, « ne vous mettez pas la rate au court bouillon : n’oubliez surtout pas que le principal dans ce type de challenge, c’est de s’éclater ! Un échec sur le nombre de minutes à voir n’est pas à considérer comme un échec : vous aurez sûrement vu plus de séries que d’habitude quand même. Et ça, ça fait plaisir ! »


RDV VENDREDI SOIR À 19h !

Vus cette semaine #41

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

 

Jeudi

She-Hulk – S01E09 – Whose Show is This? – 19/20
Alors là, je ne sais même pas quoi écrire qui ne spoilerait rien de cet épisode. Disons simplement que ce n’était pas du tout ce que j’en attendais et qu’il va me falloir un peu de temps pour savoir si c’était du génie ou si c’était n’importe quoi. Je crois que cet épisode, on l’aime ou on le déteste, et qu’aucun entre deux n’est vraiment possible – même si j’y suis. L’avantage, c’est que c’est un épisode qui fera parler de lui et qui restera inoubliable. De là à savoir quoi en penser à chaud, par contre…

Vendredi

Les Anneaux de Pouvoir – S01E08 – Alloyed – 18/20
C’est ironique : ça aurait dû être un épisode parfait à voir un dimanche, parce qu’il se concentre beaucoup sur un programme de dimanche inattendu, l’air de rien. Pourtant, c’est le premier épisode depuis un moment que je ne vois pas un dimanche. Cela n’empêche pas de l’apprécier et d’aimer la manière dont l’intrigue fil rouge se met en place sans jamais oublier de développer le personnage principal de la série. Jennifer Walters est juste beaucoup trop attachante, la série réussit à me faire rire, j’aime beaucoup.
Station 19 – S06E02 – Everybody’s Got Something to Hide Except Me and My Monkey – 18/20
Pas de cas exceptionnel, on retrouve ce qui devrait être la routine de la série, mais bizarrement, je trouve cet épisode plus intéressant que le précédent. C’est probablement parce qu’il prend vraiment le temps de donner une scène au moins à chacun des personnages afin d’avancer dans les intrigues de tous et que les développements sont intéressants. Je n’approuve pas tous les twists, forcément, mais ça tient debout et ça me donne envie de voir la suite bien vite.
Grey’s Anatomy – S19E02 – Wasn’t Expected That – 17/20
La saison va vraiment bien fonctionner si elle continue comme ça : elle surfe sur la nostalgie des débuts tout en se servant des nouveaux personnages pour introduire les commentaires et critiques que les spectateurs pourraient faire eux-mêmes. C’est efficace, surtout que le casting large est plutôt bien géré pour l’instant, avec des dynamiques anciennes perturbées par l’arrivée de sang frais. Non, vraiment, ça fait du bien à la série.
Walker – S03E01 – World On a String – 12/20
Ce premier épisode de saison est décevant pour une raison principale : je n’ai pas eu l’impression de faire face à un changement de saison. Tout continue exactement comme en saison 2, à une exception notable près, je reconnais. Par conséquent, ça va à l’encontre de ce que j’imaginais pour cette saison : j’aurais aimé une vraie nouveauté pour redémarrer sur de meilleures bases. On verra bien ce que donne l’intrigue fil rouge, cependant.
Walker – S03E02 – Sittin’ on a Rainbow – 14/20
Franchement, c’est un peu mieux avec ce second épisode qui privilégie l’action aux scènes insupportables avec des personnages débiles. Oh, cela ne veut pas dire qu’il n’y en a pas, parce que si, bien sûr que si, des personnages sont débiles, mais que ça passe mieux car c’est enrobé d’action. Tous n’ont pas de temps d’écran, également, parce qu’on se concentre sur l’essentiel. Après, l’essentiel aurait pu être de donner une vraie intrigue fil rouge à cette saison, ou au moins de donner des pistes de ce qui va nous attendre en saison 3. Ce n’est malheureusement pas le cas… mais bon, il ne faut pas trop en demander avec ce reboot.

Dimanche

Historias de Upa Next – S01E05 – Lala y Tara – 12/20
Zéro nostalgie sur cet épisode qui tente de surfer sur la tendance et sur 2022, avec ce qui semble être une pâle copie des effets visuels d’Euphoria et la première chanson de ce revival. S’il était temps d’avoir un peu d’artistique dans cette mini-série, les nouveaux personnages sont trop clichés pour vraiment m’attacher. Pour l’instant, en tout cas.
The Walking Dead – S11E17 – Lockdown – 14/20
Je suis peut-être fatigué, mais j’ai trouvé que l’épisode mettait trop de temps à réussir à mettre en place ce qu’il souhaitait faire, alors même qu’une ellipse temporelle en début d’épisode permettait autrement d’accélérer le tout. Cela donne un rythme haché un peu difficile à suivre. Bref, ce dernier arc de saison est entamé de manière moins solide que prévue. Ca m’embête, j’espère de bons moments pour terminer ces douze années, quand même !
The Walking Dead – S11E18 – A New Deal – 16/20
Me voilà rassuré : cet épisode était bien plus prenant que le précédent, avec un retour à une géopolitique de base plutôt efficace. Les retrouvailles et les adieux se succèdent à un bon rythme et les longueurs de l’épisode finissent par être oubliés quand la série en revient à ce qu’elle sait faire de mieux (en théorie). Et ouais, ça fait que je termine l’épisode avec la satisfaction d’avoir eu ma dose d’action et de zombies. Il était temps.

Toujours pas exceptionnel, mais déjà plus satisfaisant comme semaine !

> Vus en 2022 

 

She-Hulk: Attorney at Law – S01E09

Épisode 9 – Whose Show is This? – 19/20
Alors là, je ne sais même pas quoi écrire qui ne spoilerait rien de cet épisode. Disons simplement que ce n’était pas du tout ce que j’en attendais et qu’il va me falloir un peu de temps pour savoir si c’était du génie ou si c’était n’importe quoi. Je crois que cet épisode, on l’aime ou on le déteste, et qu’aucun entre deux n’est vraiment possible – même si j’y suis. L’avantage, c’est que c’est un épisode qui fera parler de lui et qui restera inoubliable. De là à savoir quoi en penser à chaud, par contre…

Spoilers

L’épique conclusion de cette saison refuse l’existence du quatrième mur.

Females, am I right ?

C’est la fin de saison, il est donc logique de me coucher à pas d’heure pour voir l’épisode avant d’être mochement spoilé. J’ai eu peur de tomber sur des révélations une bonne partie de la soirée, alors hors de question d’attendre demain matin (où une autre fin de saison m’attendra de toute manière) et de vivre plus longtemps que ça dans le danger.

Le danger est partout pour She-Hulk maintenant qu’elle a exposé sa colère au monde entier – bon, et ses sous-vêtements aussi, mais ça, ce n’est pas sa volonté. L’épisode promet un peu d’action et ça se sent dès le générique de départ, avec le son de Marvel Studios qui est toujours aussi top et un détour dans… les années 80 ?

Bordel, ça aurait trop fonctionné si toute la série avait été dans ce ton-là. Je trouve ça superbe de voir le montage, les effets spéciaux, Tatiana Maslany qui s’éclate et She-Hulk jouée par un géant. Bon, je ne sais pas trop quel était le but de cette introduction, mais en tout cas, ça lançait bien les hostilités d’un épisode qui s’avère surprenant à plus d’un titre.

En tout cas, le présent est bien différent de ce délire qui était un joli clin d’œil aux séries et films ayant précédé le MCU. Ainsi, nous découvrons que She-Hulk s’est laissée arrêter pour mieux se retrouver en prison, rien que ça. Je suis dégoûté pour elle et dégoûté du raccourci que prend la série avec ce twist, mais ce n’est pas le premier d’une longue suite, après tout.

Pour s’en sortir, Jen peut compter sur son avocate. Mallory lui fait toutefois la leçon, lui rappelant que si sa colère était légitime, elle ne peut plus se permettre de s’énerver comme ça alors qu’elle est un personnage médiatique – et qu’elle a une super force. Bref, Jen est finalement libérée, mais sous condition. Ainsi, Jennifer ne peut plus se transformer en She-Hulk, sous risque de retourner en prison. C’est totalement abusé, franchement. On sent bien que ça fera quelques économies pour la série dans cet épisode, après.

Forcément, elle perd son job au passage, puisqu’elle ne pouvait l’exercer que si elle se présentait sous la forme de She-Hulk. Si Nikki et Pug l’aident à faire ses cartons, Nikki continue par contre d’exercer pour cette firme, qui la paie bien. C’est un move plutôt logique qui ne fait que m’envoyer des élans d’amour pour son personnage. Elle suit Jen dans toutes ses aventures, mais pas dans la galère non plus.

La galère continue pour l’héroïne en plus, parce qu’elle a perdu ses pouvoirs et son job, mais aussi parce qu’elle est au centre de l’attention des médias. Une super-héroïne qui pète un câble et se fait punir par la justice, ça fascine forcément. Les journalistes sont clairement dans le jardin de Jennifer, qui se réfugie donc chez ses parents. Ceux-ci sont ravis et prêts à l’héberger le temps qu’elle voudra, mais bon, clairement c’est l’Enfer sur terre pour elle. Elle ne peut plus avoir le moindre boulot et elle vit à nouveau chez ses parents ?

C’est à peu près son cauchemar du deuxième épisode, en pire encore. Pour nous, il y a quelques moments par contre. On découvre, quand elle revient dans sa chambre d’adolescente, qu’elle a de bons goûts cinématographiques. Je veux dire… Legally Blonde. C’était marrant. Bon, tout ça, c’est bien gentil, mais si Jennifer Walters n’a plus le droit à ses super-pouvoirs, elle a encore ses pouvoirs d’avocate pour se venger.

Elle compte bien s’en servir pour assigner en justice les incels qui ont voulu détruire sa réputation. Le twist était bien mené, avec Nikki qui se montre une fois de plus une fidèle alliée et meilleure amie pour venir en aide à Jen. Après, She-Hulk n’est pas aidée : sa mère profite de ce meeting où les deux avocates tentent de trouver un moyen de trouver les coupables de la sextape pour montrer à Nikki une vidéo de Jen à la fac – c’était clairement Cosima à la fac, non ? – avant que les infos ne continuent de s’acharner sur notre héroïne.

Bien sûr, au milieu de la tourmente, Jennifer essaie encore de contacter son cousin – en vain. Celui-ci est porté disparu, on nous vend donc un film Marvel, je le sens bien ; alors Jennifer n’a plus d’autre choix que de se rendre chez Emil. J’espérais un peu qu’il lui vienne en aide, mais pas de cette manière. Jennifer se retrouve chez lui à lire des haikus, et ça paraissait très peu intéressant après l’épisode précédent.

Bon, Jennifer se fait aussi draguer au passage par un des résidents permanents de la maison d’Emil, mais elle n’en a tellement rien à carrer que je ne sais pas si ça vaut vraiment le coup d’en parler. Le plus intéressant se joue ailleurs de toute manière.

En effet parallèle, Nikki décide de se servir de la vidéo de Jen à la fac pour infiltrer les incels. Elle la poste sur internet sans l’accord de Jen, et ça suffit pour qu’elle se fasse remarquer par les cinglés qui voulaient ridiculiser She-Hulk. Voilà donc qu’elle se fait inviter à une soirée privée… la forçant à embaucher Pug : tout le monde pense que Nikki est un mec.

Pug accepte bien malgré lui, parce qu’on sait qu’il ne sait pas résister aux volontés de Nikki. Qui y résiste, même ? Nikki le commande à distance, de manière très discrète avec une oreillette bien visible et c’est excellent à voir. Pug n’a aucune inspiration pour se faire passer pour un macho, quand Nikki semble avoir fait ça toute sa vie. Très vite, nous découvrons donc que parmi les mecs toxiques qui s’en prennent à Jenn, il y a… Todd.

Ce n’est pas tellement une surprise, et j’ai eu à peu près la même réaction que Nikki : c’était évident, l’acteur revenait beaucoup trop souvent pour que ce soit fait autrement. Pour ne rien arranger, Todd se révèle être HulkKing, le créateur d’Intelligentsia. Cette fois, c’est un peu abusé – lui, ce loser, créer un tel empire du mal ? Meh. Nikki a à peine le temps d’entendre ça que la connexion s’arrête.

Pauvre Pug ! Je doute qu’il puisse gérer à fond quand Nikki lui soufflait ses meilleures vannes. En plus, c’est bien gênant que ça coupe, parce qu’Emil débarque en tant qu’invité d’honneur de la maison. Le problème, c’est qu’il n’apparaît pas en tant qu’Emil, mais en tant qu’Abomination. Oui, contrairement à ce que sa libération de prison est censé lui permettre, il a trouvé un moyen de court-circuiter son bracelet électronique.

Jen débarque pile à ce moment pour découvrir une situation qui lui échappe totalement : Emil a trahi sa confiance en se transformant en Abomination, mais en plus, il gère depuis sa propriété le groupe qui la martyrise depuis le début de saison. Elle découvre toute la vérité coup sur coup, grâce à un bon timing et à la présence de Nikki, toujours dans les meilleurs coups. Tout s’accélère alors, avec Todd révélant qu’il a embauché Josh pour une prise de sang sur She-Hulk. Son sang a été synthétisé et… Voilà donc Todd qui se transforme soudainement en Hulk.

Comme à son habitude, Jen brise le quatrième mur pour nous demander si ça va vraiment se passer comme ça. C’en est trop pour elle, qui est déçue de la tournure des événements. Elle n’est pas au bout de ses peines, en plus. En effet, pour arranger le tout, voilà Titania qui débarque à son tour. C’est une bonne manière de conclure la saison contrairement à ce que dit Jen, parce que ça permet à tout le monde de venir faire un tour et un salut…

Mais c’est terriblement mal écrit du côté de la construction ? Et ça ne fait qu’empirer quand Hulk revient à son tour, depuis l’espace, pour sauver sa cousine de l’Abomination qui ne lui voulait aucun mal. La série s’éclate vraiment, et tout ce bordel finit par être une accumulation trop excessive pour Jen. Elle décide donc… de mettre un terme à tout ça, parce qu’elle sent bien que personne ne va rester devant la fin de saison si elle doit être celle-ci.

Voilà donc la production qui part en vrille totale, avec une pause dans l’épisode qui nous ramène à l’écran de Disney +. Bon. Un écran de Disney + US, par contre, parce qu’en France, on n’a pas Shang-Chi. Cela dit, on a bien Marvel Assembled, qui est le titre où Jen décide de se rendre. Oui, voilà donc She-Hulk qui se balade littéralement sur une page Disney + afin d’entrer dans le programme de son choix ; puis Jen qui se déplace dans les studios où Avengers a été tourné, se baladant ensuite dans la salle des scénaristes de sa série. C’est un grand n’importe quoi, on explose le quatrième mur et le méta à ce stade. Je me doute que les scénaristes sont ici des acteurs, mais c’est un tel délire que je me demande comment ça a pu être validé par les hautes instances Marvel.

Cependant, force est de constater que ça fonctionne pour l’humour – et après tout, on est devant une comédie, non ? Surprenant, quand même. Cela part en débat entre Jennifer – le personnage – et les scénaristes. On s’amuse bien, mais ce n’est certainement pas ce que je pouvais attendre d’un épisode de série ; et surtout d’une fin de saison d’une série Marvel. La série prouve au moins qu’elle a de l’ingéniosité et qu’elle sait surprendre. On adorera ou on détestera.

Jen finit même par comprendre que les scénaristes n’ont pas tellement de pouvoir, expliquant pourquoi ils ont eu cette idée merdique de faire comme dans tous les films. Elle demande donc à parler à Kevin – Feige, même si le nom n’est pas évoqué. Les scénaristes lui refusent ce privilège, mais ça ne se passe pas comme ça pour elle.

Les scénaristes se sont éclatés sur ce coup-là : la scène d’action principale de l’épisode consiste en fait à voir She-Hulk éclater la tronche des gardes du corps embauchés par Marvel dans un long couloir, à la Daredevil. Jen débarque alors dans un studio avec plein d’images des films du projet MCU – j’ai essayé de voir si on avait un teaser de quelque chose, sans succès. Et dans ce studio, il y a aussi Kevin. Seulement, Kevin n’était pas exactement ce qu’on imaginait : ici, il s’agit d’une Intelligence Artificielle qui demande à Jen de se retransformer en humaine, parce que bon, ça coûte cher d’avoir She-Hulk.

Eh, est-ce que les scénaristes ont juste péter un câble de ne pas pouvoir faire la fin d’épisode qu’il rêvait d’avoir ? La série s’amuse bien avec le coût des effets spéciaux, en tout cas, et avoir Kevin Feige en IA, ça expliquerait bien des choses. Jen essaie de lui faire remarquer que la série est censée être une comédie juridique, et que nous n’y sommes plus du tout avec les twists de cet épisode. Jen se lance dans une tirade qui critique tous les films de super-héros, et le pire, c’est qu’on est bien forcé de constater qu’elle a raison : c’est toujours la même histoire avec une variation de super-sérum utilisée pour que les méchants puissent devenir de super-méchants battus par les super-gentils.

Boring. Kevin demande ainsi à Jen de proposer une nouvelle fin, et il écoute tout ce qu’elle dit, parce que c’est le pouvoir principal de She-Hulk, finalement : elle brise le quatrième mur. En revanche, c’est une simplicité scénaristique super frustrante : Jen vire les pouvoirs nouvellement acquis de Todd, puis son cousin car elle n’a pas besoin d’un chevalier servant, puis la nuit – parce que c’est mieux de jour. Elle demande à ce que l’Abomination redevienne Emil pour regretter ses actions. Elle réclame Daredevil – qu’elle ne semble pas obtenir… – parce qu’elle a des besoins physiques. Eh, les scénaristes s’éclatent, vraiment.

Kevin l’arrêtant, elle se lance alors dans une autre tirade sur les problèmes de paternité des héros Marvel, mais elle est coupée à nouveau par Kevin. She-Hulk n’oublie pas de citer les X-Men, parce que c’est la question que tout le monde, mais elle est renvoyée bien vite dans sa série, histoire de la conclure. C’est là que c’est décevant : après les changements opérés par les demandes de Jen à Kevin – qui lui précise qu’elle ne pourra jamais revenir lui parler et après avoir fait une feinte sur son éventuelle présence dans un film – la fin de l’épisode peut donc se dérouler en plein jour, avec She-Hulk qui débarque pour engueuler Todd.

Elle le fait en She-Hulk, alors que c’est censé lui être interdit et alors que Todd est déjà arrêté par les flics, pour une raison qui reste un peu obscure, en vrai. On va dire que le meeting ne devait pas être tout à fait légal, mais je ne sais pas ce qu’il avait d’illégal non plus. Cette fin d’épisode joue la carte de la simplicité et de la déconstruction de tout ce qui avait été monté depuis huit épisodes. Après deux mois, ça laisse un goût de frustration et de bâclé, tout de même.

Reste que l’humour est sauf ! En plus, Daredevil redébarque pour jouer les sauveurs, mais en vain, et ça m’a fait rire – mais pas autant que Titania qui lui dit bonjour. Ils ont bien court-circuité toute la fin de saison avec ce twist méta inattendu. Je veux dire, même Emil accepte de retourner en prison pour dix ans, reconnaissant ses erreurs. Par contre, She-Hulk qui se retransforme aussi, c’est abusé, parce que c’est laissé de côté un bon moment avant qu’on nous dise qu’elle est lavée de tous soupçons. Sans qu’on ne sache vraiment pourquoi.

La série peut donc se terminer, pour cette saison au moins (j’en espère une deuxième), sur un repas en famille un beau dimanche ensoleillé. Jen a la drôle d’idée d’inviter Matt Murdock à manger chez ses parents, avec toute la famille qui a bien des questions à poser au jeune couple. L’avantage de finir comme ça, c’est que ça laisse une porte à She-Hulk pour venir lui rendre visite à Hell’s Kitchen dans sa série à lui.

Hulk revient lui aussi, à son tour, pour profiter de ce repas en famille. Il annonce revenir de la planète Sakaar et souhaite présenter à tout le monde son fils, Skaar, déjà bien adulte. Pardon ? Je ne connais rien des comics Hulk, mais là, c’est abusé d’introduire ça comme ça, sans vraie explication supplémentaire. Il faudra attendre un prochain projet Marvel.

Bien sûr, la toute fin voit Jennifer reprendre son poste d’avocate et être questionnée par un journaliste qui n’oublie pas de commenter sa tenue, parce que c’est une femme. Cela ne casse pas le message à retenir de cet épisode : She-Hulk est autant avocate que super-héroïne, et elle n’hésitera plus à se servir de ses pouvoirs pour terrasser tous ceux qui la feront chier. Et c’est une très bonne conclusion.

La scène post-générique ? On sait bien qu’il y en aura une. Emil s’échappe de prison grâce à Wong – en affirmant qu’il était coincé dans une autre série (ou devant une autre série ?). Tout ça semble indiquer qu’on les reverra ailleurs de toute manière, mais ce n’est pas une scène post-générique aussi délirante que pour Ms Marvel.

EN BREF – Il n’y a pas tellement de porte ouverte pour une saison 2, et c’est un peu énervant à constater tant j’ai aimé la saison 1. La série n’est pas ce que j’en attendais : elle était véritablement une comédie juridique, avec une héroïne brisant le quatrième mur à la Ally McBeal. Pleine de féminisme et armée d’un humour redoutable, Jen est bien entourée aussi grâce à ses collègues, sa famille, ses rencontres tout au long de la saison.

La série a su installer son univers et ses délires méta, en allant trop loin dans son épisode final pour qu’une suite parvienne à atteindre ce niveau de WTF pourtant maîtrisé. La saison laisse un énorme goût de trop peu, avec l’amertume d’avoir eu une construction filée toute la saison qui finit sur une queue de poisson abusée – mais pas forcément déplaisante.

On l’adore ou on la déteste, mais je ne pense pas qu’un entre-deux soit possible. Finalement, la série parvient à faire ce qu’elle voulait et est restée de qualité tout au long de ses neufs épisodes. On manque de personnage comme She-Hulk à la télévision de nos jours, donnez-nous plus d’épisodes et encore plus de caméos. L’univers de la série me manque déjà : chaque épisode avait sa petite surprise, en vrai. Ou sa grosse :

Vus cette semaine #40

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Jeudi

Resident Alien – S02E16 – I Believe in Aliens – 18/20
L’épisode de cette semaine prouve tout ce que la série avait dans le ventre depuis le début, mais c’est presque frustrant que ce ne soit qu’à l’avant-dernier épisode que tout parvienne si bien à se mettre en place. Le rythme est excellent, les clins d’œil fonctionnent, on s’amuse énormément tout en ayant de l’action et on nous prépare le terrain de l’épisode final avec succès. J’espère vraiment qu’on aura une saison 2, car il y a moyen de faire tellement d’autres histoires !
She-Hulk: Attorney at Law – S01E07 – Retreat – 15/20
C’est ironique : ça aurait dû être un épisode parfait à voir un dimanche, parce qu’il se concentre beaucoup sur un programme de dimanche inattendu, l’air de rien. Pourtant, c’est le premier épisode depuis un moment que je ne vois pas un dimanche. Cela n’empêche pas de l’apprécier et d’aimer la manière dont l’intrigue fil rouge se met en place sans jamais oublier de développer le personnage principal de la série. Jennifer Walters est juste beaucoup trop attachante, la série réussit à me faire rire, j’aime beaucoup.
She-Hulk: Attorney at Law – S01E08 – Ribbit and Rip it – 18/20
L’épisode de cette semaine prouve tout ce que la série avait dans le ventre depuis le début, mais c’est presque frustrant que ce ne soit qu’à l’avant-dernier épisode que tout parvienne si bien à se mettre en place. Le rythme est excellent, les clins d’œil fonctionnent, on s’amuse énormément tout en ayant de l’action et on nous prépare le terrain de l’épisode final avec succès. J’espère vraiment qu’on aura une saison 2, car il y a moyen de faire tellement d’autres histoires !

Vendredi

Grey’s Anatomy – S19E01 – Everything Has Changed – 19/20
Tout n’a pas vraiment changé, mais j’imagine que cet épisode ne plaira pas à tout le monde pour autant. Cette reprise donne presque l’impression d’être devant un nouveau pilot pour la série et, quelque part, j’aurais bien envie que la série se renouvelle vraiment en suivant les internes comme à ses débuts. Ce n’est pas la première fois qu’on nous fait le coup, cependant, et je me doute bien que les épisodes reprendront vite la routine de l’an dernier, mais en attendant, c’était un excellent retour.
Station 19 – S06E01 – Twist and Shout – 17/20
C’est un bon retour pour la série qui trouve le moyen de nous présenter une nouvelle catastrophe pour faire crossover sans pour autant que ce ne soit trop lourd comme crossover. La catastrophe n’est toutefois pas le point le plus important de l’épisode : au contraire, je la trouve drôlement vite évacuée pour que l’on puisse se concentrer vraiment sur les personnages. Et c’est une bonne chose, parce que ça fait du bien de retrouver les personnages et de les voir se lancer dans de nouvelles directions.
Les Anneaux de Pouvoir – S01E07 – The Eye – 16/20
Il restait beaucoup de choses à démêler suite à l’épisode précédent. Si c’est bien ce qu’il se passe dans cet épisode, cela se fait avec beaucoup trop de bavardages et de longueurs cette semaine. Je ne suis pas forcément contre ça, surtout que les personnages sont développés, mais je n’aime pas trop quand ça traîne en longueur pour le plaisir de s’écouter parler. Cependant, on sent que l’intrigue avance et que toutes les pièces du puzzle se mettent en place ; c’est déjà ça !

Dimanche

Historias de upa Next – S01E04 – Sira Luiso Silvia – 15/20
Les choses plus sérieuses commencent enfin avec cet épisode qui nous introduit deux nouveaux personnages de la série. Il est assez clair que le but de cette mini-série est de nous présenter tous les futurs professeurs et la partie adultes de la nouvelle série. C’est bizarre de se rendre compte qu’on passe de l’autre côté par rapport à la série d’origine, mais c’était un peu inévitable aussi. Et puis, le casting reste beau à regarder, rien ne change donc.
 

Sept épisodes que ça aurait été dommage de zapper, et pourtant, j’ai oublié de publier l’article à temps !

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