VisionQuest – S01E06 – Deadlock – 16/20

Cet épisode 6 me prouve à quel point VisionQuest peut être géniale quand elle utilise bien son potentiel et laisse de côté le pire de ce qu’elle a à offrir. L’intrigue se divise en deux, voire trois, dans ce volet et ça fait beaucoup de bien, car ça nous redonne de l’oxygène et des scènes que j’apprécie vraiment. Mon problème est que je n’accroche pas du tout au fil rouge autour des méchants et que celui-ci prend une place trop importante – c’est un défaut récurrent dans les séries Marvel et c’est exactement ce que nous n’avions pas dans le reste de la trilogie. Comme cet épisode traite enfin les intrigues secondaires qui m’intéressent bien plus et pour lesquelles je suis là, cependant, ça donne un bilan nettement plus positif.

Spoilers 

Tommy est prisonnier de Paladin qui compte s’en servir comme monnaie d’échange pour récupérer Vision.

Technically this is reverse-Speed.

Vous savez quoi ? Je me plains de la longueur des épisodes, de mon ennui par moment devant et tout… mais en vrai, je passe un temps fou sur chaque critique. C’est donc qu’il y a des choses à dire. Forcément que Marvel me prend tout mon temps libre si je me mets à passer 30 minutes entre chaque épisode pour peaufiner mon avis et faire mes théories. Et, au risque de me répéter encore et encore, tout ça me fait une fois de plus regretter la décision de diffuser deux épisodes d’un coup. Peut-être que la série POURRAIT avoir de quoi provoquer les réactions que j’aimerais, les théories interminables et les reprises sur les réseaux sociaux… Elle ne les a pas car cette diffusion provoque un rythme de visionnage différent chez tout le monde. On n’a pas tous 2h30 à tuer dès le mercredi matin. J’adore les vacances scolaires, je bosserai cet aprèm et personne ne peut m’en empêcher.

Allez, vous êtes là pour la critique peut-être ? Malheureusement, ce n’est pas bien glorieux. L’épisode commence par Joséphine qui se recueille sur sa propre tombe en écoutant Carmen. Elle reçoit alors la visite d’Ultron, qui maintenant qu’il est libre vient la rejoindre. J’ai soupiré si fort quand elle explique qu’il s’agit de leur deuxième rencard.

Qui a envie de voir Ultron et Joséphine draguer quand ils peuvent détruire le monde ? En plus, Ultron se blesse quand il arrive chez elle (j’ai levé les yeux au ciel, une IA qui saigne ? Je sais que le but est de les humaniser pour qu’on les apprécie… mais voilà quoi) et pire encore, il demande à Joséphine à quoi sert la bio-clé qu’il a prise à Katerina. Attendez. Ultron a fait tout ça sans savoir à quoi servaient les clés biométriques ?

J’espérais quand même qu’il savait ce qu’il faisait. Je trouve déjà désastreuse la pirouette des scénaristes révélant après coup qu’il avait pris la bio-clé avant de faire en sorte que Joséphine pense avoir perdu AVANT DE faire équipe avec elle… mais là franchement ! Pourquoi décide-t-il de s’associer avec elle s’il ne sait même pas exactement ce qu’elle vise ? Et comment peut-il être assez con pour en plus tomber dans le piège évident de Joséphine ? Elle le contamine sans mal avec un virus, le rend donc malade et en fait aussitôt son prisonnier. Là, c’était trop et j’ai failli m’énerver : on parle d’Ultron, putain ? Ce n’est pas un humain qui tombe amoureux, c’est une IA franchement. Heureusement que la série révèle aussitôt qu’Ultron est plus fort que Joséphine.

Il n’a aucun mal à contrecarrer le plan de Joséphine et à lui montrer qu’il a le pouvoir sur elle. Par contre, que ça termine en scène de tension sexuelle entre les deux personnages alors que ce sont des IA, des robots… C’est un parti pris, quand même.

Joséphine accepte en tout cas Ultron dans son code : elle lui montre ainsi sa vie – la vie de l’humaine avant qu’elle ne devienne robot. C’est ainsi qu’on découvre que Joséphine et ses collègues ont réussi à créer les premières IA, puis les robots qui vont avec dans l’univers Marvel. C’est un peu ironique dans notre monde où ChatGPT nous a envahi il y a un moment. En plus, alors que c’est un succès pour les robots, Joséphine découvre que la maladie de son père la rattrape. Elle perd peu à peu la mémoire et son esprit, ce qui permet à son équipe de vendre le code qu’ils ont mis au point grâce à elle… à Stark.

C’est la naissance de Jarvis, et la mort de Joséphine Carrington. La scientifique est morte, mais pas ses créations. Mieux encore : à côté de son cadavre reposent des nanobots. C’est là l’objectif de Joséphine aujourd’hui ? OK. Ces nanobots font moins 0,1 mm d’épaisseur, mais apparemment, ils peuvent faire de gros dégâts. Joséphine affirme qu’elle veut les protéger et les soigner : plutôt que de suivre l’objectif initial qui est de donner de l’humain aux machines, elle propose tout simplement de programmer les humains en mettant un peu plus en machines en eux. Elle veut nous intégrer des robots dans le corps, super. Toutefois, cela n’explique pas d’où vient le corps robotique de Joséphine. Celle-ci ne semble pas vouloir expliquer tout de suite ce qu’il en est.

Heureusement, la série reprend également l’intrigue sur Tommy dans cet épisode. C’est la partie qui me plaît davantage, vous l’aurez compris. Il se réveille alors qu’il est kidnappé par Paladin. J’aime bien le fait d’avoir des flashbacks de WandaVision quand il est inconscient, en vrai, et ça me vend vraiment un moment où il retrouvera Billy. J’ai trop hâte de voir ça.

En attendant, Tommy est bien piégé par Paladin : le tueur à gages a décidé de lui mettre des explosifs à capteur de mouvements dans le bras. C’est simple : s’il utilise ses pouvoirs, il explosera. Ben super. Le van de Paladin est cette fois en plein cœur de Madripoor. Je ne suis pas sûr de comprendre pourquoi, mais bon, c’est comme ça.

Pendant ce temps, Lisa est la pire des pick-pockets. J’ai toujours un problème avec ce genre de personnages. En plein cœur de Madripoor, elle est au paradis : les rues sont surpeuplées et il est facile pour elle de voler des choses en papotant avec Vision. Le truc, c’est qu’elle manque trop souvent de discrétion. Nous n’en sommes pas au coup de ses quatre bras, mais quand même.

La conversation ? Lisa explique à Vision qu’il apprendra à être un père, comme n’importe quel humain : on apprend les relations humaines en expérimentant au fur et à mesure après tout. Certes, être né humain nous donne forcément des codes, mais dans le fond, elle n’a pas tort. Il a juste quelques coups de retard. Il n’empêche que Vision a encore du mal à comprendre les humains, et Lisa en particulier.

Cette dernière retrouve sans aucune difficulté Tommy. C’est l’avantage : Paladin a donné rendez-vous à Ultron – donc Lisa savait où aller. Oui, oui, Lisa est là, mais elle ne sert à rien dans la scène à part faire plaisir Tommy un quart de seconde. Elle disparaît en effet de l’échange qui suit dès que Vision arrive (elle est assise à table, en vrai, mais personne ne la filme). C’était un échange tout ce qu’il y a de plus convenu entre Paladin et Vision, deux ennemis après tout. Vision découvre donc la bombe dans le bras de son fils et apprend que pour la désarmer, il suffira qu’il passe lui-même en mode veille et se laisse embarquer par Paladin.

On ne peut pas dire que ça inspire la confiance alors Vision refuse, forçant Paladin à se servir de ses drones pour se faire comprendre. Malheureusement pour lui, Paladin est piraté une fois de plus et aucun drone ne vient à sa rescousse. À la place, nous suivons son assistante s’inquiéter de ce hacking, particulièrement quand quelqu’un se met à frapper à sa porte. Là-dessus, j’ai aimé la révélation : c’est Edith qui est derrière la porte et l’assistante de Paladin est évidemment une IA. Je m’agaçais de l’absence de nom pour ce personnage et, du coup, je me sens vraiment idiot de ne pas avoir envisagé avant qu’elle serait une IA. C’était tellement évident !

Comme quoi, ça a beau être prévisible, l’absence de théories sur la série et d’échanges sur les réseaux m’endort un peu quand même. Bon, en plus, pour ne rien arranger, Edith découvre que l’IA de Paladin était sa prisonnière. Elle n’a aucun mal à la libérer, et j’ai eu la flemme d’écrire son nom interminable ici. Adieu. C’est presque décevant que le personnage connaisse une fin si rapide. En plus, Edith la retrouve facilement, mais elle n’a aucune piste pour retrouver Friday ? Pff.

Bref, Paladin perd un sacré avantage technique, mais ce n’est pas grave : il a d’autres tours à jouer. Il accuse le coup et se venge de Vision avec ce qu’il a : la révélation que cette version de Vision a été créé pour tuer Wanda. Tommy n’était pas au courant, pas plus qu’il ne sait exactement ce qu’est WandaVision… Pourtant, malgré les flashbacks qui l’assaillent, Tommy choisit de faire confiance à Vision : il affirme qu’il voulait simplement le protéger.

Pour toute réponse, Vision décide d’attaquer Paladin sur le même terrain : il s’en prend à son fils ? Très bien, Vision s’en prend à Matilda Denning, la fille de Paladin. C’est un peu simple comme révélation, mais voilà, Paladin a une fille dont il s’occupait avant que Thanos ne passe par là. La fille a vraiment une vie de merde, en plus : sa mère s’est fait tuer par erreur à la place de son père, puis son père a été effacé de l’existence par Thanos. Pour autant, quand Paladin est revenu, il a décidé de ne pas retourner auprès de sa fille, découvrant que sa fille s’en sortait mieux sans lui et vivait une existence heureuse.

Bon, tout ça agace un brin Paladin, forcément, et ça empire quand Vision révèle qu’il a accès à plein de données sur la gamine devenue adulte. Il récite tranquillement toutes les données auxquelles il peut accéder, ce qui fait que Paladin finit par sortir son arme et la braquer sur le visage de Vision. Ils se font alors tirer dessus. Par chance, ce n’est donc pas Paladin et ses balles en adamantium qui tire directement dans la tête de Vision. Il n’empêche que la fusillade qui suit est loin d’être simple : il s’agit de Raza et ses hommes. Raza est un autre tueur à gage employé pour récupérer Vision, mais ce n’est pas n’importe qui dans l’univers Marvel non plus. Cela ne change pas grand-chose, mais c’est du fan-service efficace alors autant le dire : c’est le chef des terroristes des Dix Anneaux, ceux qui avaient enlevé Tony Stark il y a… euh, 18 ans, déjà. Le premier film Iron Man, quoi.

Acculés par la fusillade, Paladin et Vision se retrouvent à se protéger derrière le même comptoir et deviennent par la force des choses des alliés provisoires pour faire face à Raza – même si le but ultime de Paladin reste d’exécuter son contrat à la fin, hein. Paladin en profite tout de même pour expliquer qu’il n’a pas mis de bombe dans le bras de Tommy : il a juste mis une guirlande de Noël.

C’est un peu hilarant, surtout que Tommy s’en rend compte et comprend aussitôt ce qu’il en est quand il passe avec Lisa devant une vitrine avec les mêmes guirlandes – ils s’enfuient ensemble lors de la fusillade, tout simplement. Ne sachant pas trop quoi faire, ils décident de monter dans le camion de Paladin pour s’enfuir de là. Cela tombe bien : la cleptomane a eu le temps de prendre les clés de leur ennemi (c’était un peu lourd la scène qui révèle tout ce qu’elle a volé, non ?). Malheureusement pour eux, Paladin est un psychopathe qui a prévu le jour où il se fera voler sa voiture. Il a donc un système de sécurité au point qui permet de vider la voiture de son oxygène.

C’est un faux suspense : Tommy et Lisa sont sauvés très rapidement par Edith. En attendant, j’ai bien ri du gag de Paladin sur le fait qu’une énigme pourrait les sauver – ah, en fait non. Simple et efficace.

Pendant ce temps, Paladin s’est fait tirer dessus et est blessé, ce qui force Vision à cautériser la plaie. Vision ne peut pas faire grand-chose de plus, Edith révèle que Raza a un brouilleur sur lui empêchant d’utiliser les drones de Paladin – mais pas d’aller pirater sa voiture, apparemment. La situation semble inextricable pour nos héros, mais c’est le moment que choisit le grand méchant pour se révéler à nouveau. Il coupe toute l’électricité de Madripoor et s’adresse à la ville toute entière (à la Voldemort pendant la bataille de Poudlard, eh) pour finalement parler uniquement à Vision. Il se révèle sans dévoiler son identité, puis demande à Vision de se rendre… car sinon, il n’hésitera pas à tuer tout le monde sur son passage.

Pardon, mais du coup, cette menace est inutile ? Je veux dire, la scène est cool, mais on le savait déjà qu’il y avait un contrat sur la tête de Vision posé par quelqu’un qui n’en avait rien à faire de le voir en vie ou non… Bref, pas de surprise. Enfin, si : ce mystérieux client promet à Vision de lui rendre son coeur, son âme et ses émotions… Mais en a-t-il vraiment besoin puisque ça lui revient peu à peu dans la série ? Pire, on est d’accord que ça pue le piège à plein nez ? Après, si ce client pouvait être Billy, je leur pardonnerais peut-être cette perte de temps.

Enfin, perte de temps… Cela permet une petite pause pour reprendre des forces, on va dire. Paladin et Vision décident donc de faire équipe pour lutter contre Raza, alors que Tommy et Lisa, après un petit baiser, décident de foncer dans le tas avec la camionnette de Paladin.

Comme dans un jeu vidéo, cela permet à Edith de s’éclater : Lisa désactive le brouilleur sur les conseils d’Edith, et l’IA peut alors sortir les drones pour tuer tous ceux qui tirent sur la camionnette. C’est presque trop simple, eh. Pendant qu’Edith tue tous les méchants qu’elle croise, Paladin et Vision sont occupés aussi avec certains hommes de main.

Vision parvient tout de même à rejoindre Tommy et Lisa dans la camionnette, ce qui mène à un moment amusant où Vision ne sait pas comment exprimer sa joie de voir Tommy en vie. L’humour était simple, mais il rend un peu mieux dans cet épisode que les précédents. Si tout semble aller pour le mieux, l’épisode en revient à Joséphine et Ultron pour révéler le plan de Joséphine : utiliser les nanobots pour infiltrer les humains.

Son objectif initial est Tommy, mais Ultron l’en empêche, par peur de Vision. Il sait qu’il ne pourra pas arrêter la revanche de Vision si on s’en prend à son fils. Tant pis, c’est donc Lisa qui prend cher et se récupère un nanobot dans l’œil. C’est triste : Friday avait réussi à infiltrer Joséphine et à prévenir Edith à temps de ce qu’il se passait (eh, vous avez remarqué comme j’ai bien aimé Edith dans cet épisode ? À tous les coups, c’est parce qu’elle parle de son ex-boss lycéen qu’était Spiderman), mais Vision n’a pas été assez rapide.

Lisa est donc infectée et explique le plan de Joséphine à Vision, avant d’essayer de le tuer avec un flingue. Heureusement, cette fois, ce ne sont pas des balles d’adamantium. Cela permet donc à Vision de faire face à Lisa et de demander à son fils de s’enfuir.

Cependant, il ne l’écoute pas : Tommy utilise plutôt ses pouvoirs pour neutraliser Lisa. Il est à ça de la tuer, en vrai, mais supplie Vision de ne pas la laisser mourir. Elle est vite stabilisée par un sédatif, mais tout ça prouve que le concept de Joséphine est bel et bien possible. Pas trop inquiet pour Lisa, Tommy profite du temps de pause qui suit pour demander à son père ce qu’est exactement WandaVision. Ah bordel. Le deuil de Wanda en 4K et, en plus, résumé vite fait en une minute par cet échange entre Vision et Tommy est excellent. J’adore cette série de 2021, il faut que je la recommence une fois de plus. VisionQuest ne fait pas le poids, mais surfer dessus l’améliore.

Après un épisode à nous expliquer le plan de Joséphine, la série fait aussi un étrange demi-tour sur la fin : Joséphine rend Ultron plus réel car maintenant qu’il a ses souvenirs, il peut découvrir pour de vrai le goût du whisky. Trop géniale, cette histoire, Ultron peut devenir alcoolique, tu m’étonnes que ça le fasse tomber amoureux. Ben oui, figurez-vous que juste après, Joséphine lui explique qu’elle se sent de plus en plus artificielle. Elle semble donc avoir des regrets pour ce qu’elle a fait subir à Lisa et sent qu’elle passe à côté de ce qu’est l’amour. Ce n’est pas grave, parce qu’Ultron est là pour lui dire qu’elle est importante à ses yeux et que, lui, il l’aime. Il décide même dans l’épisode de l’appeler Jocasta. SU-PER. Un peu d’inceste, ça manquerait presque. En vrai, Jocasta, dans les comics, c’est un robot créé par Ultron pour qu’elle devienne sa femme. Voilà, ça ne surprendra donc personne ce twist…

Et puis, pardon de le redire, mais vraiment, je n’accroche pas à leur intrigue à eux deux. Ce cliffhanger qui voit les robots s’embrasser ? Je ne sais pas, Westworld gérait bien mieux cette thématique et c’est peut-être ça le problème : c’est du réchauffé d’un plat surgelé de sous-marque.

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Photographie promotionnelle de l’épisode — Marvel Television

VisionQuest – S01E05 – Firewall – 14/20

Comme je suis frustré par cet épisode 5 qui n’offre pas du tout ce que je pensais voir après le cliffhanger précédent. J’ai l’impression qu’on m’a fait une promesse pour mieux la jeter aux ordures juste après. Cet épisode est sacrément long et beaucoup trop bavard. Les avancées dans l’intrigue donnent parfois l’impression de faire du surplace, mais, en revanche, j’ai adoré l’aspect technique et la mise en scène. C’est ce qui sauve la série, franchement : elle propose au moins un aspect original et des idées novatrices.

Spoilers 

Vision cherche à savoir ce que fait Ultron maintenant que le grand méchant a recouvré une grande part de liberté. Et ce n’est pas passionnant, ce qu’il fait.

You son of a witch.

C’est reparti pour deux épisodes avec l’impression que Marvel me vole mon temps libre du mercredi. Un seul épisode d’une heure, ça aurait été largement suffisant… et même s’ils ne me forcent pas à tout regarder d’un coup, ma peur du spoiler et l’habitude d’enchaîner font que bien sûr, je vais enchaîner. Bref, dure vie.

Et bien sûr, le tout pour une série qui me déçoit de plus en plus :

Le récapitulatif des épisodes précédents est toujours aussi long, surtout qu’ils vont aussi taper dans les films. C’est un choix, mais je dois dire que ça fonctionne pas trop mal concernant les extraits d’Avengers choisis. C’est bien plus efficace d’avoir une image de la tombe de Tony quand Friday dit avoir perdu la moitié de son monde, par exemple.

Cela dit, le début de l’épisode nous montre la panique des différentes IA à l’intérieur de la tête de Vision. Maintenant qu’Ultron est aux commandes, Vision, Friday, Edith, Dume et U sont coincés dans la cellule où Ultron me faisait chier depuis le début de la saison. L’art y est revenu, les écrans et canapés aussi. Pas de quoi paniquer, finalement.

Friday en veut clairement à Vision parce que donner l’accès à Ultron était du grand n’importe quoi selon elle. Voir Vision, un super-ordinateur capable de faire 15 000 simulations à la seconde, nous affirmer qu’il n’y avait pas d’autres solutions et que c’est surprenant qu’Ultron fasse ça ? Je ne sais pas, je le savais depuis l’épisode 1 qu’Ultron allait redevenir méchant quoi.

On enchaîne ensuite par tout un tas de termes techniques pour nous montrer que Vision s’inquiète quand même pour son fils. Ultron bloquant l’accès au direct, les IA doivent se contenter de la mémoire récente des caméras. MOUAIS. C’est un grand tas de blabla techniques pour justifier une scène plutôt marrante où les IA suivent Thomas et Ultron se rendre du gala au bar – sans le son et en noir et blanc.

Pour une fois, je suis davantage convaincu : ça mène à une scène où les IA se débrouillent pour récupérer du son et où la série s’amuse à nouveau avec ce qu’elle met à l’écran. Nous avons ainsi la scène entre Thomas et Ultron en noir & blanc, avec Vision et les IA en couleurs. Je me pose la question du barman, tout de même, parce qu’il est interprété par Dume donc en couleur… Mais je crois que c’est pour nous indiquer que l’IA est en train d’accéder aux données. Loin de ces considérations techniques, il faut bien voir aussi que la conversation entre Thomas et Ultron est supposée être vraiment intéressante.

Ainsi, on y voit Tommy reprocher à Ultron Sokovie, mais s’en remettre assez vite pour poser des questions sur son père. L’idée est d’apprendre à connaître Vision grâce à sa face sombre. Pourquoi pas ? C’est un peu nul que la série en profite pour utiliser l’acteur d’Ultron plutôt que l’acteur de Vision, parce que je trouve que Paul Bettany faisait un excellent Ultron. La fin de l’épisode précédent nous vendait un Ultron méchant et là on nous ressort un personnage qui se prend limite pour le père Noël.

Ultron n’est pas supposé être un personnage qui sourit et qui fait du mal par la manipulation psychologique et si bavarde. Bref, j’en reviens à ce que je dis depuis le départ : je suis dérangé par cette version d’Ultron qui n’est pas celle des films. Pourquoi pas, hein, mais je crois que j’aurais préféré un autre méchant. En plus, l’air de rien, la conversation est longue pour pas grand-chose. C’est intéressant de suivre la psychologie des personnages, mais ça n’arrive pas à me convaincre pour autant.

Tommy apprend en tout cas plus de choses sur son père : si Ultron lui affirme que Vision ne sera jamais le père qu’il espère malgré la relation qu’ils tentent de construire. Toujours d’après Ultron, l’IA voit la composition des choses plutôt que leur globalité avec l’exemple d’une pomme, Tommy reste convaincu que Vision trouvera le moyen de chasser à nouveau Ultron et de reprendre le contrôle de son corps. Je pense bien qu’il a raison, sinon, ça ne ferait pas une super série. Il ouvre aussi une piste intéressante : Tommy explique à Ultron qu’il ne comprendra jamais les relations et restera seul.

Suite à un bug, Vision découvre par Friday qu’ils ont un décalage de 20h avec le direct. C’est… beaucoup. Pas de quoi s’inquiéter, Ultron utilise ce temps à recharger ses batteries. Il est donc coincé dans sa tête, à savoir toujours un manoir anglais des années 20. À défaut d’avoir des IA avec qui bavarder, il peut tout de même parler avec… lui-même. Oh, flemme. J’aime bien l’acteur, mais ils ont une telle fascination pour lui, c’est trop.

Pour ne rien arranger, Vision découvre, grâce à Edith, que pendant qu’il s’occupait de Tommy, Ultron, lui, papotait depuis sa prison avec Paladin. Sans déconner. Non seulement Ultron a donné la position de Vision à Paladin, mais en plus, ils ont continué à échanger. Est-ce qu’on apprend vraiment quelque chose de la conversation qui suit ? En vrai, un peu : cela permet de savoir ce que Paladin fait depuis qu’il est viré. Sans trop de surprise, il n’abandonne pas son objectif. Cela mène Vision à découvrir, grâce à Friday cette fois, que Tommy a été kidnappé. Encore.

C’est aussitôt la panique et il veut tout défoncer des firewalls pour reprendre possession de son corps. Friday s’y oppose : désactiver les firewalls, c’est permettre à Ultron de s’échapper dans le réseau numérique de son choix. Ce serait une catastrophe, donc. Pourquoi pas. J’aime bien l’idée, surtout que ça mène à une nouvelle enquête où Vision comprend que le bug qu’ils ont expérimenté quand Ultron était au bar cachait autre chose : Ultron a rencontré Joséphine et a pu parler avec elle. Ben oui, Tommy lui a dit qu’il allait rester seul, alors son réflexe est de se précipiter vers Joséphine, logique.

Cette dernière sait qu’Ultron lui a pris quelque chose et, au moment où elle allait dire quoi, Vision fait pause et demande à revenir sur les images du gala. C’est un peu ridicule. En tout cas, ça lui permet d’avoir confirmation de ce que dit Joséphine : Ultron lui a bien pris quelque chose, mais pas ce à quoi on pourrait s’attendre. Avant de la faire tuer, il a pu prendre un scan du visage de Katerina – une autre bio-clé, donc. Putain, l’épisode précédent montrait qu’il la détruisait pour bloquer Joséphine, ça n’a aucun sens de nous dire maintenant qu’il poursuit le même plan qu’elle… et donc qu’ils vont faire équipe, je suppose, puisqu’elle a le reste des clés dont il va avoir besoin ? Du coup, pourquoi tuer Katerina et faire croire à Joséphine que c’est foutu plutôt que de tout de suite faire équipe avec elle ? Ca n’a pas de sens, putain, ce sont des machines, elles sont censées être plus intelligentes que ça et se comportent comme des gamins capricieux ?

On en revient en tout cas à la conversation entre Ultron et Joséphine, qui a été bien longue apparemment. Vraiment, ils changent trop la personnalité d’Ultron. C’est censé être un psychopathe qui veut détruire le monde pour sauver les humains, pas un calculateur fin psychologue qui papote en buvant du whisky. On passe d’un méchant exceptionnel à un espèce de Fisk du pauvre là, et vous connaissez peut-être déjà ma détestation de Fisk. Ca parle, ça parle, ça parle et on s’ennuie. Je veux dire on en est au stade où ils nous imposent une scène dans laquelle Ultron est en train de draguer Joséphine. OK, OK, je suis un peu de mauvaise foi, c’est une métaphore là, mais sérieusement : Ultron propose à Joséphine un rencard au Louvre.

Edith et U résument parfaitement mon point de vue : « make it stop », « kill me ». C’est si long pour rien. Les acteurs sont bons, mais bordel, ce sont des IA que l’on voit être en train de se draguer au lieu d’être les grands méchants qu’ils doivent être. En plus, faut voir leur vision du Louvre, là, ils sont juste sous une mini-pyramide de verre et face à trois tableaux (dont un qui est au Louvre-Lens, mais bon, c’est un détail, je suppose).

Puisque je décroche complètement de la conversation qui passe ensuite dans un magasin de vinyle et face à des oiseaux qui volent dans le ciel, je vais me concentrer sur l’aspect technique de cet épisode. Je trouve ça assez fascinant du côté de l’écriture : j’aime les jeux entre les souvenirs et les observateurs IA, le noir et blanc avec les touches de couleurs (tout ne se justifie pas, en vrai). Quant à l’interminable discussion, elle débouche sur la révélation ô combien choquante et si peu prévisible que le but ultime d’Ultron est de… détruire le monde ? Oh, ben ça alors ! Vraiment, je ne l’avais pas vu venir qu’il avait pour intention de s’associer à Joséphine afin de redevenir un grand méchant. Pourquoi nous imposer cet épisode hyper long où il apparaît comme sympathique et dragueur si c’est pour revenir au point de départ sans avoir réussi à nous convaincre un iota de seconde qu’il pouvait être sympathique ? Et puis, pourquoi ce cliffhanger nous promettant un Paul Bettany interprétant Ultron pour finalement avoir un épisode où il est spectateur d’un Ultron tout doux comme un agneau ?

On en a en tout cas fini avec les souvenirs que Vision et les IA regardent : Ultron débarque ensuite pour parler avec Vision. Toutes les autres IA sont toujours là, hein, mais elles servent encore plus de plantes vertes que pendant le reste de l’épisode (c’est dire !). Cela a dû être long à tourner pour les acteurs, franchement. Bref, Ultron se justifie en expliquant à Vision qu’il en avait marre d’être en prison – même si Vision lui dit que ce n’est pas une prison, juste de la pitié – et que maintenant il touche enfin à la liberté. Il demande donc à Vision de le libérer une fois pour toutes en désactivant les firewalls.

Vision refuse et cela mène à un chantage hyper prévisible de la part d’Ultron : Vision peut décider de libérer Ultron quand il le veut… ou attendre de voir Tommy se faire tuer par Paladin ou, pire (ah bon, c’est pire ?), être transformé en tueur à gages lui aussi. Tout ça pour ça, donc. J’aime le dilemme face auquel est Vision.

J’ai quand même l’impression qu’on n’envisage pas toutes les possibilités ici, mais soit. Vision choisit rapidement Tommy, même s’il affirme ensuite que ce n’est pas son fils (ben alors pourquoi sacrifier le monde dans ce cas ?), et rejoint Ultron avant qu’il ne s’échappe. Loin d’essayer de l’empêcher de s’enfuir maintenant qu’il est libre, Vision préfère offrir un chapeau à Ultron et le regarder alors qu’il se barre.

Heureusement que Friday est là pour résumer exactement ce que j’en pense. Enervée de voir Vision être un incapable, Friday fait le choix de quitter à son tour le manoir. Elle suit donc Ultron dans le grand vide intersidéral du numérique. Edith n’a pas le temps de la retenir et se retrouve ainsi à finir l’épisode en pleurant son amie, dont elle est sûre qu’elle sera supprimée… Alors que je suis persuadé du contraire, mais bon.

Pas le temps pour les émotions cependant, Vision informe Edith qu’il est largement temps pour lui de… se réveiller. Sans trop de surprise, Ultron a réservé une dernière surprise pour Vision : il a abandonné son corps dans un avion-cargo transportant des animaux jusqu’à Madripoor. Ahah, et dire que Vision a promis à Ultron de partir à sa poursuite !

Avant ça, il faut s’occuper de Tommy et, finalement, Ultron a décidé d’aider Vision à faire ça. Cela n’a pas trop de sens, mais l’avion le mène en fait sur le chemin qui lui permettra de sauver son fils, avec l’aide de Lisa qui est toujours là et a été témoin de tous les bugs de Vision. Soit. Pourquoi Ultron ferait-il ça pour Vision ? Aucune idée, mais on n’a que quelques épisodes après tout, il faut bien gagner du temps quelque part.

En tout cas, j’aime bien l’idée que ce nouveau Vision fasse quand même passer Tommy avant tout le reste. Il reproduit ainsi exactement les mêmes erreurs que Wanda à Westview et je pense que ça peut être intéressant pour la suite. Par contre, il va vraiment falloir qu’ils annoncent des retrouvailles pour la famille dans un nouveau projet – plutôt une série qu’un film, par pitié.

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Photographie promotionnelle de l’épisode — Marvel Television

VisionQuest – S01E04 – Malware – 14/20

Je suis tellement frustré ! Je comprends les démarches et les intentions de réalisation, je vois en quoi c’est censé être brillant ou au moins réussi, mais ça ne prend pas du tout sur moi. Je suis hermétique à une grosse partie de l’humour, l’écriture est trop souvent prévisible et quand elle ne l’est pas, c’est la structure même de la série qui nous permet de comprendre à l’avance ce qu’il va se passer (le résumé de début d’épisode, par exemple). Bref, ce quatrième épisode est le moins bon pour l’instant. Je suis rassuré par la fin qui promet une suite sûrement plus efficace, mais je suis déçu que ce ne soit pas aussi génial que j’espérais. En fait, je crois que j’en attendais juste trop et que c’est finalement une série Marvel assez basique. Elle manque de l’originalité et du grain de folie des deux premières de la trilogie, alors qu’elle essaie pourtant de l’avoir et fait tout pour… sur le papier !

Spoilers 

Butcherbird est la nouvelle menace qui occupe totalement l’esprit de Vision.

I control alt delete you from this place.

Si avec ces titres, on n’a pas compris que Vision était une machine informatique, je ne sais pas ce qu’il nous faut, hein. L’épisode commence par un très long résumé des épisodes précédents et ce n’est pas très utile avec une diffusion si précipitée de deux épisodes par semaine, hein. Je trouve ça vraiment dommage qu’en moins de 24h, je me retrouve à voir la moitié de la saison, mais en même temps, je n’arrive pas à m’arrêter. Quant au résumé, je n’aime pas trop qu’il me spoile l’air de rien sur les thématiques à venir. Je veux dire on commence par un long résumé sur Ultron que Vision ne veut pas tuer parce qu’il souffre, ça sent déjà le moment où Ultron va s’échapper et s’émanciper vraiment pour devenir le grand méchant de la série (il serait temps).

Dans la réalité, Vision est toujours à l’hôtel avec Tommy. Seulement, dans sa tête, il est en train de papoter avec Butcherbird. On voit Ultron se débarrasser sans mal de cette intruse et demander à Edith de couper la connexion, là où Vision préfère lui parler. Il cherche à apprendre plus d’elle, surpris de voir qu’une autre synthézoïde a été créée.

Moi, je la trouve particulièrement idiote : sa demande à Vision est simple, mais ridicule. Elle veut qu’on la laisse tranquille, sinon elle s’en prendra à lui et à Tommy. Soit. MAIS POURQUOI TU LE CONTACTES SI TU VEUX ÊTRE TRANQUILLE ? Il ne savait pas qu’elle existait ? C’est particulièrement idiot, tout ça. Je ne comprends pas. Il n’y a qu’Ultron qui semblait s’intéresser de loin à tout ça et maintenant l’attention de Vision est attirée.

Loin de la conversation Butcherbird/Vision, les autres IA tentent de libérer Vision de l’influence et de la connexion entre Vision et Butcherbird. Pour ce faire, la série part en parodie d’exorcisme, avec Edith qui prend une Bible et se met à réciter des prières dont certains mots ont été remplacés par du langage informatique un peu grand public. C’est supposé ajouter une touche comique, mais je n’accroche pas tellement à ce décalage : je le trouve, une fois encore, simpliste ; pas bien crédible et pas… Efficace ? Que c’est dommage.

S’il n’est pas efficace pour me faire rire ou me convaincre que c’est une écriture brillante (pourtant, tous les codes sont là, ça devrait me plaire !), il est efficace pour chasser Butcherbird de l’esprit de Vision.

Le lendemain matin, Tommy essaie de se renseigner sur ce dont son père a besoin pour fonctionner. Le truc, c’est que Vision est perdu dans ses « pensées », à savoir une conversation avec Edith et Friday. Je n’arrive pas à accrocher plus que ça à toute cette partie de la série, surtout que, sans surprise, ça mène à Ultron qui explique ce qu’il sait – c’est une tueuse en série – et à Vision qui décide de traquer Butcherbird. C’est tellement fabriqué comme intrigue ! Il suffisait que Butcherbird continue ses meurtres dans son coin pour être tranquille.

Et puis, je dois bien dire que je n’accroche pas plus que ça aussi parce que l’humour qu’apporte Edith me paraît un peu trop hors propos. Je n’arrive pas à détacher l’actrice, que j’adore, de son rôle de Jennifer dans 12 monkeys et du coup, je ne sais pas, il y a un décalage. Bref, la décision est prise de toute manière.

Une fois de plus, ce qui m’intéresse dans ce début d’épisode, c’est plutôt la dynamique entre Vision et Tommy. Alors que le père raconte ce qu’il a décidé de faire, Tommy se voit déjà en sidekick au côté de son père. Pourtant, ce n’est pas trop le plan de Vision si l’on en croit les interruptions permanentes d’Ultron. Je ne vais pas vous mentir, Ultron me soule peut-être encore plus sous cette forme humain que lorsqu’il était une machine voulant détruire le monde entier.

Bien sûr, les scénaristes en profitent pour mettre en place quelque chose qui pètera ensuite à la gueule de Vision : Tommy se confie, à l’occasion de l’anniversaire de Sokovie (ben voyons), sur sa peur et sa haine d’Ultron, avant de vouloir savoir à qui parle son père lors de ses absences. Comme en plus, juste avant ça, il vient de saluer l’importance de l’honnêteté entre eux, cela laisse Vision dans une position délicate. Plutôt que de lui dire qu’il parle à Ultron, Vision parle de toutes les autres IA. Ben super.

Tommy est fasciné par la présence de ces 4 fantastiques en Vision et il insiste pour l’aider dans sa traque de Butcherbird. Vision finit par accepter, mais malheureusement, toute la première étape se déroule dans sa tête. Je n’apprécie pas tellement la mise en scène qui en découle, principalement parce que je suis resté hermétique à leur humour. C’est vraiment dommage.

Dans sa tête (je le simplifie comme ça parce que je ne sais pas comment appeler cet espace), Friday explique qu’elle et Edith sont confrontées à une difficulté pour hacker Interpol. Il faut donc envoyer Vision et Ultron (pourquoi Ultron ??) faire face à ces bots. Il n’en faut pas plus pour que ça tourne en parodie de cop show. On a d’abord affaire à un duo d’enquêteurs en Vision et Ultron : ils se déplacent dans un commissariat où les flics sont des bots. Si Ultron veut tuer tout le monde, Vision a une approche plus subtile.

C’est un peu amusant, mais la parodie va trop loin. J’aime l’idée des vérifications à passer, avec le « combien de bouches à incendie y a-t-il ? » et « quel est le mot de passe ? » à base d’un calepin instagram, mais je trouve que c’est un univers qui ne correspond pas tout à fait à Vision en fait. Et aux IA Marvel en général. Tout le ton décalé, toute la parodie, c’est bizarre. En vrai, c’est brillant d’un point de vue formel : la trilogie est ainsi complète, on retrouve à nouveau un élément qui était vraiment dans l’ADN de WandaVision. Seulement voilà, ça ajoute un décalage et un humour qui n’était pas constitutif de Vision ou Ultron à la base. Ou Friday. C’est moins vrai pour Jarvis, mais il est mort de toute manière.

Ultron et Vision obtiennent ce qu’ils veulent et rentrent dans la tête de Vision où tout s’est transformé en salle d’enquêteurs. Franchement, la parodie est plutôt réussie, mais je ne suis pas fasciné par ce qui est proposé, à nouveau. Pourtant, les actrices sont exceptionnelles et même Dum-e et U ont leur rôle à jouer. Enfin, cela dit, l’humour autour de ces derniers… Je ne sais pas, je crois que ce n’est tout simplement pas mon humour qui est utilisé dans la série, en fait. Que c’est frustrant de voir à quel point c’est bien fait, mais à quel point j’y suis hermétique (que c’était lourd la blague autour de « I… » à compléter avec « A »). BREF, je ne peux que me répéter et je n’ai pas fini de le faire, mais sinon, du côté de l’intrigue, on apprend que les victimes travaillaient toutes pour Markridge Biotech, une société dont les recherches ont servi de base aux IA de Tony Stark. Mieux encore, sur chaque cadavre, Butcherbird récupère des éléments biologiques, cherchant clairement à réunir des clés biométriques pour ouvrir… quelque chose.

On finit par sortir de la tête de Vision, heureusement pour retrouver son duo avec Tommy. Ce dernier décide de présenter Lisa à son père. Je suis content qu’elle revienne dans la série car c’est un personnage que je trouve plutôt prometteur. Par contre, j’ai trouvé un peu lourd l’humour de Vision (décidément, c’est mon refrain répétitif pour cet épisode !) qui a largement les connaissances pour ne pas parler des phéromones de son fils en public comme ça. Bref, c’est pas le sujet.

Le sujet, c’est que Tommy pense avoir besoin de l’aide de Lisa pour infiltrer un gala où se trouve la prochaine victime du Butcherbird. J’attends le moment où on nous révèlera que c’est un piège, mais bon, en attendant, j’apprécie plutôt bien les répliques entre Tommy et Lisa. Je ne peux pas en dire autant de la scène où Lisa joue les pickpockets pour récupérer les invitations au Gala dans la poche des gens. Cela commençait plutôt bien avec une diversion en italien pour Vision et Tommy, mais c’est finalement terriblement mal écrit : ils hurlent, Lisa siffle quand elle a les places, ils la regardent et personne ne voit qu’elle a soudain quatre bras ? C’est trop dommage, car il y avait une belle idée.

Dans le même genre, je trouve qu’il y a une bonne idée à ajouter de la friction et un désaccord entre Lisa et Tommy, mais ça arrive trop vite dans l’épisode. Il est vraiment juste odieux avec elle sans vraie raison quand il lui balance qu’elle est orpheline et lui non. J’aime que ça ramène encore Wanda dans la conversation qui suit : Tommy explique à son père qu’il a déconné et que ses excuses n’ont pas servi à grand-chose, alors Vision lui fait remarquer qu’être désolé et dire désolé, ce n’est pas exactement la même chose. C’est ce que Wanda lui disait à lui. Tommy remarque comme moi que Vision parle de son ancien lui comme s’il s’agissait de lui. J’aime beaucoup !

Bon, ils sont en tout cas à un gala sur l’IA et la robotique, avec pour intention de protéger la prochaine victime de Butcherbird. Quand elle débarque sur scène, cette future victime fait un petit topo sur J.I.M le premier robot/IA qui a existé. Si Vision en conclut qu’il manquait une Pierre de l’Esprit à cette IA pour être vraiment efficace, Tommy en arrive à la conclusion un peu lourde qu’il lui manquait une famille.

Dans la conversation, Vision fait aussi une erreur de débutant en indiquant qu’il y a cinq IA en lui. C’est idiot : Tommy le confronte forcément sur cette cinquième IA dont il n’a pas parlé plus tôt au motel et, dans la conversation, lui rappelle qu’il est un ordinateur quantique incapable de faire une erreur. À quel moment un ordinateur quantique est-il capable de se planter sur un mensonge qui date de moins de 24h donc ?

Tout cela fait rire Ultron alors que Tommy insiste vraiment pour savoir qui est la cinquième IA. Vision tente de gagner du temps, mais Tommy comprend par lui-même que c’est Ultron qui est dans la tête de son père. C’est simple à comprendre vu qu’ils sont à une conférence sur ces deux IA spécifiquement. J’aime bien ce que ça donne, mais je pense que ça aurait pu être encore plus prenant si on avait eu un flashback (ouais, j’en suis à réclamer des flashbacks, rien ne va plus) pour vraiment comprendre la haine de Tommy envers Ultron.

De manière maladroite et vraiment détachée du reste de l’intrigue, la série continue sa réflexion sur l’identité et sur ce que chacun est avec le personnage d’Edith. Elle se retrouve dans une conversation avec Ultron à évoquer son passé et la personne à partir de qui son avatar a été créé. Elle veut en savoir plus sur cette humaine pour savoir qui elle est, mais Ultron lui fait remarquer qu’elle n’est pas exactement elle et qu’elle ne le sera jamais – elle prolonge son existence en vivant la sienne. J’ai eu l’impression que la scène était surtout un moyen de prolonger l’épisode. Il y a d’autres scènes que j’aurais aimé avoir à la place, notamment entre Lisa et Tommy, mais bon.

Ce n’est évidemment pas complètement détaché : le but est qu’Edith poursuive la réflexion sur l’identité afin de se demander à partir de qui est créé l’autre synthézoïde. Cela a son importance puisque Butcherbird débarque pour tuer sa victime au gala. Elle se retrouve ainsi opposée à Vision, à qui elle dit « Je t’avais prévenu de rester en dehors de ça ». OUI MAIS POURQUOI ? Si tu n’avais rien dit, il ne serait pas là. Non, ça ne prend pas cet épisode.

Vision tente d’empêcher Butcherbird de défigurer sa victime, mais se fait rapidement battre. Par chance, Tommy maîtrise assez ses pouvoirs pour sauver à temps la femme, attirant aussitôt la colère de Butcherbird sur lui. Vision le protège alors en se battant contre elle, mais elle est bien plus forte que lui. Ultron lui conseille de lui rappeler qui elle est, puisqu’Edith a fini par comprendre qu’elle était créée à partir du Dr Josephine Carrington.

L’appeler par son nom fonctionne un temps, mais un court instant seulement. Par contre, Butcherbird affirme qu’elle est réellement Joséphine. Une humaine transformée en robot ? Attendons de voir ce que nous dira.  Perdant le combat, Vision parle avec Ultron et ce dernier réussit à le convaincre de lui faire confiance. C’est tellement téléphoné ! On le voit tellement venir de très loin : Ultron demande à Vision de lui laisser le contrôle car grâce à lui, ils pourront s’en sortir en vie. Non mais sérieux ?

Tu laisses ton corps à une IA qui voulait tuer tous les bots y a pas vingt minutes ? Evidemment que ça va mal tourner. Ce qui est top, c’est que Paul Bettany est suffisamment bon pour changer du tout au tout et devenir un vrai méchant aussitôt : quel kiffe d’entendre les phrases cultes d’Ultron à nouveau ! C’est une bonne chose et ça me donne envie de voir l’épisode suivant qui devrait être meilleur que celui-ci ! Après, c’est tellement peu surprenant que ce soit en fin d’épisode 4 qu’Ultron se réveille, c’est tellement la construction de toutes les séries Marvel habituellement que je suis un peu déçu. Je veux dire, je phase dessus, mais WandaVision et Agatha All-Along avaient au moins l’originalité pour elles et prenaient vraiment par surprise dans leur construction, il me semble.

En attendant, il faut finir cet épisode et bon, c’est pas glorieux, je n’ai pas assez accroché pour m’étendre beaucoup plus. Ultron prend le contrôle de Vision, enfermant toutes les IA dans un confinement prévisible et expliquant à Tommy qui il est. La victime de Butcherbird qu’il fallait protéger coûte que coûte ? Ultron la sacrifie sans hésiter une seule seconde, oups. Bon, en fait, il est malin : il fait en sorte qu’elle soit complètement anéantie afin que Butcherbird ne puisse récupérer d’elle ce qu’elle voulait (sa clé biométrique, donc). Effrayée par ce à quoi elle fait face et agacée d’avoir perdu le contrôle, Butcherbird s’enfuit tandis qu’Ultron demande à Tommy de l’appeler papa. Il l’embarque avec lui… Ouais, vivement la suite, hein. Rendez-vous la semaine prochaine pour… Firewall. Encore un titre bien inspiré !

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Photographie promotionnelle de l’épisode — Marvel Television

VisionQuest – S01E03 – Reboot – 16/20

Je suis bien partagé devant cet épisode 3, je dois dire : j’adore le duo qui se dessine et l’écriture approfondie de ces personnages, mais pas tellement l’intrigue en elle-même. Il y a de grosses ficelles d’écriture et un humour qui ne prend pas toujours sur moi, ce qui affaiblit l’ensemble, mais ne m’empêche pas d’avoir envie d’absolument tout savoir de l’avenir de ces personnages. Pour moi, la série réussit quand elle se concentre sur leur dynamique et, heureusement, cet épisode le fait à plusieurs reprises. De toute manière, ce que j’attends, c’est le projet suivant avec de vraies retrouvailles – et il n’est pas encore annoncé alors je peux attendre longtemps.

Spoilers 

Vision et Tommy ont le temps d’apprendre à se connaître entre deux possibles attaques de Paladin.

This is not a conversation for unstable systems.

Je sais, c’est un peu abusé : deux semaines sans critique de série et d’un coup, quatre épisodes de la même… Mais bon, j’accuse la diffusion Disney + que je trouve bien naze de nous proposer deux épisodes par semaine. Cette fois, je peux voir les épisodes le jour de leur diffusion, donc à quoi bon attendre ? En plus, hier soir, j’étais bien motivé par la série.

Je reconnais que c’est un peu moins le cas en la lançant ce matin : cela me fait le même effet que sur les séries Apple, c’est-à-dire que je suis à fond une fois devant, mais que j’oublie bien vite dès que l’épisode se termine. On n’est pas sur du Buffy, quoi. Bref, ce n’est pas le sujet, mais en même temps, la série semble oublier son sujet également quand elle reprend. En effet, on nous introduit à présent une nouvelle menace sous la forme d’un « butcherbird killer », un tueur en série qui grave des ailes au sol sous le corps de ses victimes. OK ? C’est vraiment étrange comme ça sort de nulle part au début de ce troisième épisode, mais soit.

Quand on les retrouve, Tommy est évidemment paniqué de voir que l’état de Vision ne va pas en s’améliorant. Il s’est fait tirer dessus et le petit humour autour du « tu peux m’appeler Monsieur Ultron » ne suffit pas à nous faire oublier que c’est la merde. La seule personne capable de sauver Vision serait Banner, mais Banner n’est pas disponible. Heureusement pour lui, Vision a plein d’IA dans sa tête pour chercher à le sauver.

Friday n’est pas encore remise de la mort de Jarvis qu’elle doit trouver un moyen de sauver son hôte. Finalement, Vision se débrouille bien tout seul – alors qu’Ultron semble n’en avoir rien à faire de voir son hôte en train de crever. En 187 secondes, Vision trouve heureusement un moyen de se sauver la vie avec l’acide sulfurique contenu dans une vieille batterie dans le coffre de la voiture. Je ne suis pas convaincu du tout sur ce coup-là, surtout qu’apparemment Paladin n’est pas à leur trousse. Cela n’a pas trop de sens de les laisser filer, c’est une solution sortie de nulle part l’acide sulfurique… Franchement, on se moque un peu de nous.

Vision s’évanouit quelques instants, on nous fait un petit gag avec des extincteurs utilisés sur Edith, puis on passe à ce qui pourrait être la meilleure partie de la série : une confrontation entre Tommy et Vision. Il est temps que Tommy cherche à obtenir des réponses, mais malheureusement, il se confronte à un Vision plein de bugs. Je vois que la série tente de faire de l’humour avec Vision qui parle à tout le monde dans la voiture, mais pas à Tommy qui ne voit pas les autres IA, mais ça n’a pas trop pris sur moi.

Pourtant, je suis convaincu par l’idée de voir Vision donner une leçon de conduite sur une voiture volée, faire la morale ou répondre comme il peut aux questions de Tommy. C’est un peu agaçant de découvrir ce nouveau Vision qui ne voulait pas être père et met tout sur le dos de Wanda, mais c’est efficace du côté de la construction de personnages – surtout pour Tommy. Vraiment, j’aime bien cette dynamique de duo entre eux.

Ils perdent par contre beaucoup de temps, surtout que Paladin est supposé être à leur trousse. Ce n’est pas si évident, cela dit. Paladin est blessé, certes, mais c’est apparemment juste une excuse pour mettre l’acteur torse nu. Pendant qu’il se soigne, il parle à son assistante geek sans nom qui me soule toujours autant à être omniprésente. Ce n’est pas un duo passionnant : on ne sait rien d’eux pour le moment et ils n’ont pas des interactions particulièrement intéressantes. Quand en plus Paladin se met à utiliser des drones qui font les mêmes bruits que ceux de Star Wars, je me retrouve sacrément sceptique.

Après une confrontation interminable, Tommy et Vision reprennent la route et finissent dans un motel en bord de route. Je ne trouve pas que ce soit particulièrement une bonne idée parce qu’ils seront vite retrouvés, mais la série réussit davantage à me convaincre dans cette scène où Vision a des bugs qui font réagir les machines autour de lui. Tommy ravi de pouvoir voler de l’argent comme ça, c’était marrant. Franchement, je suis embarqué à nouveau dans l’intrigue, même si j’y vois des points faibles.

Ce qui fonctionne le mieux, ce sont les personnages, pas l’intrigue elle-même. On voit donc Thomas avoir peur de la piscine de l’hôtel, car ça le renvoie à son passé. Il ne comprend toujours pas comment Vision peut être son père, mais il se comporte du coup comme un adolescent vexé. Il refuse d’abord de parler avec Vision, puis s’y met enfin quand Vision tente à nouveau. C’est un peu répétitif d’avoir à nouveau des explications sur ce qu’a fait Wanda, mais ça fonctionne bien. J’aime le personnage de Tommy – j’aurais aimé qu’il cherche un peu plus son frère jumeau tout de même, mais soit.

On apprend surtout à connaître Tommy. Il a une personnalité de petit voleur, certes, mais il est aussi un jeune homme qui avait désespérément besoin d’une famille et qui aime les sitcoms. La conversation avec Vision ne peut que mal tourner car il n’y a pas de bons mots pour expliquer tout ça. Les scénaristes le savent et en jouent : pour la première fois, on voit donc Vision utiliser les simulations et comment ça fonctionne pour lui. J’ai beaucoup aimé cette scène (forcément, puisque ça a l’air de rien un petit côté Person of interest en moins abouti) où il envisage les différentes conversations possibles avec Tommy, surtout que ça mène toujours au gamin qui claque la porte. Enfin gamin, il n’est plus si gamin que ça.

Vision est frustré de ne pas trouver les mots et, dans la réalité, il coupe court en accusant ses systèmes d’être instables. J’ai trouvé ça plutôt drôle et ça me fait tellement une réplique culte à réutiliser plus tard. Je la garde en citation de cet épisode, allez. En tout cas, Tommy est vexé et se rend à nouveau dans le hall du motel. Il passe ainsi à côté de la piscine, qui lui fait peur, et devant le distributeur de snacks de l’hôtel. En essayant d’en prendre un, il se trouve face à une autre machine qui bugue.

S’il s’en plaint, il découvre que lui aussi bugue : ses pouvoirs prennent le dessus sur lui quand il est frustré et agacé. Sa main se met à bouger à toute vitesse, puis à phaser comme celle de son père : la main passe à travers la vitre du distributeur, puis y reste coincé. J’ai bien aimé la scène, même si forcément, Tommy se blesse en cassant la vitre pour sortir sa main de là. C’est sacrément intéressant à suivre.

Quand Tommy rejoint la chambre d’hôtel, Vision fait tout de même un bon père : il parle de boxe à son fils (sous conseil d’Edith) et prend soin de sa blessure. À défaut de parler des vrais sujets, ils peuvent papoter boxe entre eux et évoquer la peur de Vision qui n’est pas de mourir, mais de ne pas trouver de sens à sa vie. Il faut dire qu’à la base, il a été recréé pour tuer Wanda et maintenant, il est amoureux d’elle. Ce qui est cool, c’est que ça permet à Tommy d’évoquer sa propre peur de l’eau : quand il s’est noyé, il a été soudain incapable de contrôler ses mouvements, de plus en plus rapides. Bref, il a découvert ses pouvoirs quoi, tout en sentant une nouvelle conscience entrer en lui. Le truc, c’est qu’on a déjà eu ce genre de scènes avec Billy dans Agatha, alors j’ai l’impression d’une redite qui n’avance pas vraiment l’histoire globale, même si c’est chouette d’avoir ce nouveau point de vue.

Ils sont malheureusement interrompus par l’arrivée d’un des drones de Paladin pile à ce moment. La série commençait à être vraiment intéressante, mais comme toujours dans ces cas-là, il était temps d’enchaîner sur autre chose avant que ce ne soit trop long ou qu’on arrive à court de choses à dire. C’est encore une fois une écriture simpliste, mais efficace. Je me répète, mais c’est que je le pense vraiment, quoi.

Il s’agit finalement d’une fausse alerte : il y a bien un drone, mais Paladin le rappelle car il pense avoir trouvé Vision. Ce n’est toutefois pas le cas : alors qu’il traque une fuite le ramenant en théorie vers Vision, il se retrouve face au Butcherbird killer. OK, ça explique le détour du début d’épisode, je suppose. Paladin fait-il le poids ? Pas sûr. Le butcherbird killer, qui a une voix féminine, réussit à prendre le dessus sur Paladin. Elle peut ainsi s’infiltrer dans ses souvenirs et ses traumas d’enfance pour voir qui il est exactement. C’est l’occasion pour nous d’avoir un flashback qui m’a fait souffler très fort. Oh, ça alors : il avait un père qui le battait et le ridiculisait, quelle origin story d’une originalité folle.

Cela dit, cela a un côté amusant quand on découvre que le père s’est fait tuer par un Paladin. Paladin n’est donc pas un vrai Paladin : il a été recueilli et élevé par celui qui a tué son père. OK. On ne voit pas le visage du Paladin en question (une part de moi aurait envie que ce soit un petit Bucky, allez savoir pourquoi j’ai pensé à lui) donc il y aura peut-être un mystère à résoudre par la suite. En attendant, même affaibli, Paladin parvient à faire diversion grâce à ses drones et à s’enfuir, laissant la Butcherbird killer aux prises avec les drones. Elle est un personnage intrigant, qui semble être droid elle aussi. On verra bien.

En parallèle de tout ça, et dans une partie qui m’intéresse bien moins, Friday envisage de réécrire le code interne de Vision pour le sauver. Quand elle s’y met, elle part toutefois en vrille. Pour une IA, elle a beaucoup d’émotions tout de même : elle se perd dans ses souvenirs de Thanos, puis fait toute une révélation sur le fait que Stark s’est inspiré de personnes réelles pour ses IA. OK, j’avoue que ça ne prend pas spécialement sur moi là. Je suppose qu’il faut en retenir qu’Ultron est 100% original et n’est pas inspiré par un humain.

Quand elle finit par réussir à terminer son patch, Vision se retrouve plein de bugs. Je trouve que la série en fait un peu des caisses avec les bugs, parce que ça survient d’un coup avant de repartir tout aussi vite ; puis de revenir, et ça, pendant tout l’épisode. J’aime bien l’idée des bugs, mais j’aurais préféré quelque chose de plus continu.

En attendant, le fou rire enfantin sur le caca qui mène à un gros bug système a sa petite efficacité, je reconnais. Cela inquiète Tommy qui est ensuite rassuré de voir Vision reprendre ses esprits. Le soulagement est de courte durée : Vision s’inquiète à présent d’exploser et de détruire une bonne partie de Londres. Pour éviter ça, Friday explique qu’il faut débrancher et rebrancher Vision, sauf qu’une fois débranché, il n’y aura personne pour le rebrancher.

Personne ? Si, bien sûr que si : il y a Tommy. Il doit juste faire face à sa peur de l’eau. À ce stade, on approchait des 40 minutes d’épisode et je trouve qu’il aurait été temps de finir car ça commençait à traîner en longueur. Je ne change pas d’avis sur les longueurs d’épisode, quoi. Malheureusement, il restait encore un petit quart d’heure. On voit donc Vision expliquer à Tommy qu’il a besoin d’un reboot – c’est le titre de l’épisode après tout – et que pour ça, il va devoir utiliser ses pouvoirs. Le problème, c’est que Tommy ne sait pas contrôler son pouvoir. Pas grave, Vision trouve les mots justes pour le rassurer et le faire rester avec lui. Il lui explique que Tommy est réel, que tout ça n’est pas que dans sa tête et, franchement, c’est cool comme petit speech.

Cela permet d’arriver au moment émotions qui prend moins que dans l’épisode précédent. Certes, avoir Vision et Ultron qui regardent au cinéma des extraits de la vie de Vision et surtout de Wanda, c’est prenant ; certes, ses souvenirs avec Billy et Tommy sont chouettes, mais je ne sais pas, c’est un peu artificiel à ce stade. En plus, on nous fait un suspense sur la capacité de Tommy à réussir le reboot, mais il n’y aurait plus de série s’il n’y arrivait pas.

Bref, c’est sans surprise que Tommy est dévasté de perdre son père, mais qu’il le retrouve bien vite. Il phase un peu dans la piscine, réussit à provoquer un petit courant électrique qui se transforme en grosse impulsion électromagnétique. Bon, cela réussit, mais ça attire aussi l’attention du Butcherbird killer. J’ai bien aimé l’écriture, heureusement, surtout la reprise du « 4 letters word » qui passe de shit à hope. C’était sympa, ça se termine par une étreinte père-fils qui est en fait la première, et… Ouais, j’aime ce duo, cette dynamique. Franchement, ça sauve la série.

En conclusion, Paladin est sacrément blessé et se retrouve à parler une fois de plus à son client. C’est ridicule car l’assistante lui demande s’il veut bien parler au client alors que jusque-là, à chaque fois, le client les piratait. C’est idiot comme introduction de scène, donc, mais c’est intéressant parce qu’inévitablement, Paladin se fait virer. Il ne peut pas l’accepter, il veut continuer de prolonger l’héritage du meurtrier de son père. OK, on a compris, ils ont tous des daddy issues, comme c’est original : Vision avec S.W.O.R.D, Tommy avec Vision, Paladin avec… ben Paladin, du coup. Je ne sais pas, mieux vaut donner un nom au perso, plutôt que nous faire tant de name dropping avec l’assistante.

Contre toute attente, à l’intérieur de Vision, les IA se mettent à vouloir enterrer Jarvis. On lui fait un petit mot d’adieu car il n’a pas survécu au reboot. Je ne suis pas spécialement convaincu par l’idée. Cela aurait eu sa place dans l’épisode précédent, peut-être, et ça aurait pris. Mais faire ça maintenant…Non, l’impact émotionnel n’est plus là. Ils le savent, les scénaristes : ils en font même de l’humour avec U qui ne trouve pas les mots – puis se met à chanter.

Tout ça est interrompu d’abord par Ultron, puis par le vrai cliffhanger de l’épisode. Pendant le reboot, un autre synthézoïde a pu se connecter avec Vision. Si cela est théoriquement impossible, ça arrive bien : l’espace mental de Vision vire au rouge et est envahi par Butcherbird. Cette dernière prend d’abord possession de Dum-e et U, qui se retrouvent avec les yeux rouges, avant de… s’en prendre à Vision. Allons bon.

On verra ce que ça donne dans l’épisode suivant, je suppose. En attendant, le générique final est envahi et piraté lui aussi, avec bien plus de rouge et d’images de cet épisode. Les génériques de fin sont vraiment soignés dans les séries Marvel et j’aime beaucoup ça – même si j’aurais aimé un vrai générique à la série. Le thème musical m’embarque lui aussi, mais n’est pas à la hauteur de ce que j’aurais espéré non plus. Allez, pas de suspense, je vais enchaîner avec l’épisode suivant de toute manière.

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