How I met your father – S01E02

Épisode 2 – FOMO – 13/20
Voilà, on est cette fois sur ce que j’attendais de la série : c’est un spin-off raté mais une série pas si désagréable, voire divervtissante. je sens que je vais être bon public et bien aimer l’ensemble, sans plus. La série rend nostalgique de l’originale sans jamais parvenir à l’égaler, parce qu’on en arrive à un vrai problème : l’équipe de producteurs regarde toujours ce qu’il se passe… ce qui fait que les gags semblent en permanence tomber à côté. Je crois que le problème vient du fait que la série est partiellement supervisées par des personnes ayant entre 45 et 60 ans, tentant de nous raconter la vie de jeunes trentenaires. On sait qui a la FOMO, hein. 

Spoilers

Sophie tente de se remettre de sa rupture avec Ian et se rend dans un club nommé FOMO sous les conseils de Valentina.

They say there’s no such thing of having FOMO inside of FOMO.

En 2050, Sophie ne s’est pas encore resservie de son vin, mais elle est toujours au téléphone avec son fils qui ne lui raccroche toujours pas son nez. Pourquoi ? Mystère. Il a beau lui demander d’aller directement à la conclusion de son histoire, Sophie a vraiment envie de lui raconter tous ses rencards et tout le temps que ça lui a pris de rencontrer son père.

Est-ce que le gamin ne connaît pas le nom de son père du coup ? C’est possible, mais pas rassurant, tout de même. Allez, qu’importe, c’est reparti pour 2022. On y apprend que Sophie a peur du porno, apparemment, parce que le gouvernement peut traquer ce qu’elle fait et qu’elle fait du sport avec Valentina pour se réconforter – quand elle n’écoute pas sa chanson de réconfort.

On sent bien au rythme que l’équipe derrière la série est toujours la même que dans la série d’origine, mais ça ne marche pas aussi bien en 2022 qu’il y a quinze ans, désolé. En plus, ils avaient prévu que cet épisode serait diffusé une semaine après le précédent, et ce ne fut pas le choix d’Hulu. Dommage. Je suis en manque de sitcom, cela dit, alors pourquoi pas.

Bon, Ian étant reparti en Australie désormais, il faut trouver une nouvelle intrigue pour cet épisode : c’est Valentina qui nous l’apporte sur un plateau en voulant à nouveau rompre avec Charlie. On comprend bien que le but est de nous expliquer que ce couple ne va pas arrêter de rompre et de se remettre ensemble, mais ça permet aussi de mieux cerner le personnage de Valentina. Quant à Sophie, elle est persuadée que le vrai problème de Charlie est qu’il n’a pas d’amis à New-York.

Elle propose donc d’organiser une soirée avec le trio Sid, Jesse et la sœur de Jesse dont je n’ai toujours pas le prénom. Là-dessus, je dois bien reconnaître que c’est efficace : pour une fois, je trouve que ça ne fait pas trop forcé comme prétexte pour que les personnages se retrouvent. Et si Jesse devrait répondre non, le fait que ça vienne de Sophie pour qui il a bien un semblant de crush justifie qu’il dise oui, une fois forcé par son meilleur ami et sa sœur.

Bref, je dois dire que j’accroche à peu près à l’idée, de même que ça m’a fait rire de voir Charlie en costume. On sent qu’il est un peu une version soft et mixée de Barney et Robin à la fois, l’étranger qui apporte un lot de clichés, le riche à côté de la plaque avec des attentes bien différentes de ce qu’est la vie. Est-ce que je suis en train de réajuster mes attentes pour passer un bon moment devant la série ? Probablement.

J’ai aimé le fait que Sophie reçoive un message de Ian pile au moment où elle était prête pour une soirée fun en tout cas. Cela n’arrange pas les affaires de Jesse probablement, parce que bon, on vient d’apprendre qu’il avait un sacré budget de mouchoirs. Il est tout angoissé de voir que Sophie a toujours des pensées pour Ian, mais quand Sid entend Valentina parler d’une soirée arrangée, il est aussitôt persuadé que c’est pour Sophie et Jesse. Il est loin du compte le pauvre.

En attendant, le message de Ian pour Sophie n’est jamais qu’un selfie avec une private joke. La série s’embarque dans la longue tradition des running-gags de la série-mère… mais ça paraît moins efficace qu’avant. Peut-être que j’y suis trop habitué, peut-être que ce délire autour de Jason Momoa n’était pas drôle, peut-être que c’était original comme idée à l’époque mais que ça ne l’est plus en 2022. J’ai déjà fait mon choix.

Pour l’instant, la série manque aussi clairement d’un lieu culte où les personnages se retrouvent… et quelque chose me dit que ce ne sera pas FOMO. On n’a pas le droit d’y prendre de photos, la sœur de Jesse s’y ridiculise en essayant de draguer et Charlie ne parvient pas à se faire des amis parce qu’il est vraiment trop perché.

Jesse en arrive aussi à essayer de draguer Sophie – et pourtant, elle a laissé tomber le décolleté, hein. Elle accepte donc de passer un moment à part avec Jesse… sauf qu’elle repère un autre sosie de Jason Momoa sur la piste de danse et décide aussitôt de le prendre en photo. Si elle avait fait la morale en début d’épisode à Valentina en lui expliquant qu’il fallait qu’elle soit plus mature et patiente avec Charlie (mais pourquoi ?), elle lui explique désormais qu’elles sont encore jeunes et peuvent prendre de mauvaises décisions, comme celle de rester en contact avec Ian et de rire un coup même si ça la fera souffrir.

Arf, je ne sais pas si je vais aimer la série quand elle s’embarquera sur tout ça. Quant à la photo qu’elle prend, elle lui vaut inévitablement une exclusion du club, sans plus d’explications que ça. Cela permet à Jesse de comprendre qu’elle ne veut pas de lui, et quand il en parle à Sid devant Charlie, ils comprennent tout le quiproquo. Jesse et Sid abandonnent donc la sœur du premier pour aller dans le bar du premier, alors que Valentina se retrouve à rompre avec Charlie.

L’avantage, c’est qu’elle lui explique les vraies raisons de la rupture, alors bon, ils se remettront ensemble, probablement. Et l’air de rien, son plan fonctionne : Charlie se rend au bar avec Sid et Jesse, et l’amitié prend complètement entre Charlie et Sid qui se découvrent des goûts communs. Par contre, va falloir m’expliquer comment ils ont pu sortir de la boîte sans tomber sur Sophie, assise sur le trottoir devant. Au moins, elle peut partager un moment réconfortant avec Valentina (qui s’assure que son manteau blanc TOUCHE le trottoir sur lequel elle est en train de s’asseoir ???).

L’épisode finit par amener tout le monde au bar, parce que même si on ne sait pas bien pourquoi, Valentina veut se réconcilier avec Charlie. Celui-ci décide de prendre son propre appartement finalement, de manière à pouvoir avoir des rencards avec Valentina sans continuer de l’étouffer. Bien sûr, oui, c’est comme ça que fonctionne la vie, c’est bien connu. Et c’est bien connu aussi qu’on peut facilement entrer dans ce qui ressemble à une réserve privée du bar pour faire l’amour.

Là-dessus, les scénaristes ne changent pas trop et se gardent les mêmes lieux que dans la série originale, avec la même disposition de bar. Le bar iconique dont on avait besoin est donc celui-ci, et ça se sent bien en fin d’épisode. Une fin d’épisode où je me suis dit que j’aimais bien malgré tout les défauts cette série. C’est cheesy, un peu, avec Sophie qui décide de rester ami avec Jesse et de ne pas envoyer la photo à de Jason FOMO-moa à Ian. Elle le regrettera probablement, mais la fin d’épisode révèle que Jesse a la même chanson de réconfort qu’elle – et un goût particulier pour les jeux de mots avec son chat nommé Jesse’s girl, comme une chanson que j’ai maintenant en tête.

Ah, et il est à noter que Kim Cattrall s’efface beaucoup plus dans cet épisode… et c’est une bonne chose car le rythme est bien moins cassé, ouf !

WandaVision a déjà un an (et cette série a tout changé)

Salut les sériephiles,

WandaVision gifs and avatars thread | The SuperHeroHype ForumsJ’ai noté dans mon agenda qu’aujourd’hui, j’allais écrire un article parce que cela fait un an que WandaVision a été diffusée par Disney +. Et en le notant, ça me paraissait vraiment une bonne idée. Depuis, je me suis rendu compte que je l’avais commencée le 16, certes, mais que Disney + l’avait diffusée le 15. Et je me suis rendu compte que j’avais peut-être moins à en dire que prévu.

Voir aussi : WandaVision, et après ?

Joyeux anniversaire, Wanda

I Am Iron Man — happywanda: WandaVision, a sitcom Après un an d’abstinence de super-héros, le retour du Marvel Cinematic Universe a été une date marquante.

Les frissons pendant le générique, la qualité dingue de cette série, oscillant entre humour et drame, et les retrouvailles avec des acteurs que j’adore, ça se fête, non ? Bon, pas forcément, je sais, mais ce que je trouve marquant, c’est aussi que ça a ouvert la voie a encore plein d’autres projets et annonces de la part de Disney. Si nous sommes actuellement dans une période sans la moindre série ou le moindre film Marvel, ce n’est que le calme avant la prochaine tempête – ou plutôt avalanche d’heures de divertissement.

N’est-il pas dingue de se dire après l’année 2021 que l’on vient de vivre qu’il y a un an, les séries du Marvel Cinematic Universe n’étaient pas encore ?

Un hommage à la télé du passé

Wandavision Wanda Maximoff GIF - Wandavision Wanda Maximoff Thats Not Exactly How I Remembered It - Discover & Share GIFsAvec le recul, je me suis rendu compte qu’il y a eu plusieurs périodes de séries dans ma vie, et ça colle toujours à une diffusion : pour moi, tout a commencé avec Charmed, jusqu’à mon adolescence à peu près. Dans cette période, il y avait bien sûr aussi Buffy, mais je l’ai découverte plus tard.

En cours de route est arrivé l’âge d’or des séries TV au début des années 2000 avec des productions comme Desperate Housewives ou LOST. C’est à celui-ci que l’on doit aussi Veronica Mars ou Prison Break.

Ensuite, il a fallu une bonne dizaine d’années pour qu’on arrive à un nouveau cycle vraiment génial, avec l’arrivée de séries comme Agents of S.H.I.E.L.D, Orphan Black, The 100 ou The Magicians. Bon, ou Game of Thrones, même si je ne l’aime pas. On ne peut pas nier son succès. C’est sur cette période-là que j’ai ouvert mon blog.

Voir aussi : WandaVision (S01)

Une nouvelle ère télévisuelle ?

Thor – Just One More EpisodeSeulement voilà, toutes ces séries se sont terminées avant la fin de 2020… et c’est là-dessus que WandaVision débarque.

Et c’est d’autant plus remarquable que la série se construit en véritable hommage à la télévision, étant une véritable déclaration d’amour au genre de la sitcom. Chaque épisode couvre une décennie et la série se termine sur une toute nouvelle période. Ce n’est pas un hasard si l’écriture de la série fait ça : allons nous aussi dans le méta et remarquons à quel point ça lui va bien, elle qui est pionnière d’une nouvelle ère de séries Disney/Marvel.

Voir aussi : C’est si bien que ça WandaVision ?

SÉRIE. WandaVision : une première série Marvel réussie pour Disney+

Il n’y a pas vraiment d’accélération du rythme finalement, tous les dix ans à peu près, on a donc un débarquement de productions qui valent la peine d’être vues et qui redéfinissent les attentes. Et il n’y a pas à dire, c’est le cas avec les séries Marvel. C’en est fini des séries à rallonge : six à huit épisodes, et puis s’en va. La majorité d’entre elles sont juste des projets sur une seule saison. Voilà donc ce que sera la décennie ?

L’arrivée de WandaVision a marqué l’air de rien le début d’une ère télévisuelle différente.

Circulez, y a rien à voir

Toutes les références de l'épisode 7 de WandaVisionSoyons honnêtes, les séries de network ne parviennent plus à jouer dans la cour des grands et à être les séries que j’attends le plus impatiemment. Elles sont au mieux des divertissements sympathiques, jamais des séries sur lesquelles je me jette. Non, celles sur lesquelles je me jette dès que j’en ai l’occasion sont désormais les séries Marvel – j’ai déjà hâte de voir ce qu’ils feront de la série sur Agatha. Et oui, je sais que j’ai vu Loki ou Hawkeye avec du retard, mais ça ne m’a pas empêché de les rattraper en une fois et d’adorer ce que je voyais.

Voir aussi : Hawkeye (S01)

Certes, il reste bien Euphoria sur HBO… mais n’est-elle pas aussi une série avec des saisons extra-courtes et une durée de vie probablement sacrément limitée ? Je veux dire Zendaya ne pourra pas jouer Rue adolescente toute sa vie s’il faut deux ans entre des saisons de huit épisodes.

Moins d’épisodes dans une saison, mais bien plus de séries ? Le modèle Disney débute, et il va probablement faire son temps. En attendant, eh bien, il faut le savourer…

Apparemment, désormais Less is more.

Sans oublier que tout a commencé il y a un an, donc, c’était le sujet de base de l’article. C'est si bien que ça WandaVision ? – Just One More EpisodeOh, c’est un peu artificiel, bien sûr, mais il faut bien situer avec quelque chose les différentes périodes des séries marquant ma vie. J’espère ne pas me tromper en affirmant que la décennie télévisuelle sera marquée par Marvel – m’enfin, je ne prends pas beaucoup de risques avec toutes les séries à venir : elle devrait bien grandir et vieillir cette décennie !

The Book of Boba Fett – S01E03

Chapter 3 – The Street of Mos Espa – 13/20
Je dirais bien que je suis déçu, mais pour avoir de la déception, il aurait fallu que j’attende quelque chose vraiment de l’épisode. Concrètement, il s’agit d’un épisode de transition entre deux phases pour la série, mais le problème n’est pas là : le problème vient de nouveaux acteurs qui peinent à me convaincre, de faux raccords bien visibles et d’effets spéciaux grossiers. Je regarde la série principalement pour sa qualité visuelle. Si elle se met à la perdre, ça va me poser un problème. Bref, c’était bizarre cette impression d’un épisode bâclé.

Spoilers

Boba doit se faire respecter des petites frappes de Mos Espa.

Keep an eye on them. Sorry, it’s an expression.

Oh, c’est reparti pour un épisode de seulement trente-neuf minutes, moins le générique de fin, moins le bien long résumé de l’épisode précédent. Si j’avais su, je me serais sûrement lancé plus tôt dans le visionnage, mais c’est tout le problème de Disney + dont les épisodes sont toujours de durée variable.

En tout cas, me voilà parti pour un épisode 3 qui commence par une araignée peu réjouissante à voir. Nous sommes de retour dans le présent où un droïd explique à Boba la répartition du pouvoir de la région. Oui, oui, nous sommes en pleine géopolitique et Boba comprend que Jabba ne tenait position que partiellement en tant que leader : il y a des clans et des familles qui veulent à présent le tester.

Ce devrait m’intéresser tout ça, mais franchement, j’ai trouvé la manière d’introduire tout ça franchement peu prenante. C’était bien mieux quand un simple habitant vient faire remarquer à Boba qu’il n’a aucune autorité et que personne ne le respecte. J’ai trouvé que ça apportait un bon humour à la scène, avant d’introduire l’intrigue de l’épisode : des mi-hommes, mi-robots mettent au défi l’autorité de Boba en embêtant un des hommes vivant sur les terres qu’il est supposé contrôler, lui volant son eau, qu’il produit.

Il n’en faut pas beaucoup plus pour donner à Boba l’envie d’enquêter, mais apprendre que l’homme lui paiera le double de son tribut si le problème se règle vite semble le motiver tout de même encore plus. Il se retrouve assez vite à fréquenter les quartiers mal famés du district ouvrier de la ville et à trouver les voleurs d’eau. Ce n’est pas bien compliqué et ils n’ont effectivement aucun respect pour lui, l’appelant le vieux et ayant bien du cran face à lui.

Quand une femme lui fait remarquer qu’ils ne risquent pas de trouver du boulot pour payer leur eau, Boba décide de les embaucher. Cela ne plaît pas tellement à l’homme qui lui avait demandé d’enquêter, mais il va devoir apprendre à s’en contenter. De manière autoritaire, Boba lui fait en effet remarquer que ses prix de vente de l’eau sont trop élevés et que c’est intenable. Il ne rembourse que partiellement le vol, le force à baisser ses prix et recrute donc les voleurs d’eau.

Boba peut donc rentrer tranquillement chez lui et dans son pod à souvenir… mais sa nuit est interrompue : il se réveille pour faire face à une sorte de Chewbacca un brin plus balèze et plus armé. En flashback, cet épisode insiste pour nous montrer l’enfance de Boba. On en a eu des images à chaque épisode, mais c’est encore trop flou pour savoir quoi en tirer. L’enfant qu’il était avait une sacrée vue sur une ville futuriste et regardait des vaisseaux partir régulièrement. Allez savoir.

Une fois adulte, mais toujours en flashbacks, on retrouve Boba dans sa nouvelle position de petit lord du désert, là. A dos de mammouths (écoutez, je ne connais pas les noms des créatures de Star Wars, j’avoue), il se rend donc en ville pour s’assurer que l’on paie bien les Tusken pour la protection qu’ils fournissent sur leur territoire. Le problème, c’est que l’extra-terrestre à qui il a affaire lui fait remarquer qu’il paie déjà une protection à un autre groupe pour les mêmes terres.

Voilà qui donne rapidement un objectif à Boba du coup : il est bon pour aller s’attaquer à ce second groupe qui empiète sur le territoire de ses amis. Pas de bol, alors qu’il rentre au bercail, il aperçoit au loin de la fumée et comprend bien vite qu’il est trop tard. Pendant son absence, tout son village a été ravagé. Et dire qu’il se pensait plus fort que l’autre groupe… Les cadavres jonchent le sol là, c’est terrible.

Et ça l’est d’autant plus que le crime est signé : les hommes que Boba avait vu piller une maison il y a deux épisodes semblent derrière ce massacre. Nous voilà donc probablement parti pour une histoire de vengeance, mais avant ça, il nous faut un montage longuet nous montrant Boba brûler les derniers souvenirs possibles de ses amis.

C’est donc là que le Chewbacca (qui n’en est pas un, je sais) débarque pour réveiller Boba. Et autant dire qu’il ne fait qu’une bouchée de Boba en slip, même si celui-ci se défend plutôt pas mal. Au moment où il est sur le point de mourir, il peut s’avérer heureux d’avoir recruté du nouveau personnel. Si Fennec est introuvable, ce sont en effet les nouveaux qui débarquent pour sauver de justesse Boba.

A eux tous, ils ne sont encore pas tout à fait suffisants, et même les gardes habituels prennent cher à se faire bouffer par ce Chewbacca enragé – désolé, mais je ne peux trouver de meilleurs termes là. Par chance, Fennec finit par redébarquer et emprisonner ce nouvel assassin – Krrsantan ? – sous le trône de son maître.

Bien que non signé, le message vient clairement des jumeaux et Fennec le fait remarquer. Elle conseille aussi à Boba d’attendre sagement la suite pour voir si le jeu de leurs ennemis sera plus visible ensuite. Et il l’est rapidement : les jumeaux débarquent pour s’excuser d’avoir envoyé un assassin, offre un tribut bien à eux et expliquent à Boba qu’ils ne restent pas sur Tatooine, un caillou sans valeur.

En effet, ils ont appris que le maire, Mok Shaiz, avait promis le territoire à un autre syndicat. Les jumeaux n’étant pas trop guerriers, ils décident de se barrer en laissant aussi le Krrsantan à Boba. Ce dernier décide de le libérer vite avant d’arranger un rendez-vous avec le maire, pour savoir ce qu’il en est. Avant d’en arriver là, il doit toutefois encore gérer son rancor, l’énorme monstre offert par les Hutt.

Je dis monstre, mais c’est une bestiole toute affective et touchante : elle est en pleine dépression et son gardien nous explique que c’est le genre de bête qui peut former un lien fort avec son propriétaire. Aussitôt, Boba envisage de faire de ce rancor sa monture. C’est original comme idée, mais ça pourrait effectivement asseoir assez vite son autorité. Et ça donnera une certaine classe au personnage, aussi. La bestiole semble se laisser assez vite apprivoiser et regretter le départ de son nouveau maître.

En effet, Boba, Fennec et leurs nouveaux hommes de main se rendent en ville pour aller voir le maire. Celui-ci tente bien de les faire patienter une vingtaine de jours, affirmant qu’il n’a pas de possibilités de rendez-vous avant. Ce n’est pas le genre de Boba d’attendre si longtemps, par contre. Quelques menaces de Fennec à la mairie suffisent à ce que leur réceptionniste préféré accepte d’envisager un rendez-vous avec le maire.

La vérité est toutefois que le type préfère s’enfuir et être poursuivi par les nouveaux hommes de main de Boba. On a droit au passage à un faux raccord vraiment grossier, puisqu’ils montent deux fois sur les engins leur servant à se lancer dans cette course poursuite. Et puis, avec les espèces de scooters volants de différentes couleurs, ils ressemblaient franchement à des Power Rangers. J’ai trouvé que le montage de l’épisode et les effets spéciaux n’étaient pas tellement à la hauteur cette semaine par rapport à d’habitude.

Tout faisait sacrément faux. Heureusement la musique était assez bonne pour que je reste concentré, mais il y avait trop d’amateurisme dans certains plans. Cela fait mal à dire par rapport à la qualité des épisodes précédents. En vérité, j’ai peu accroché au jeu de l’actrice censée être une badass recrutée par Boba.

Bon, sans trop de surprise, la course poursuite se finit par le réceptionniste de la mairie forcé de parler à Boba et d’expliquer que le maire est avec les Pykes – à qui il a vendu le territoire. L’épisode peut donc se terminer sur un faux-raccord dans les regards de Fennec (décidément) et la promesse d’une guerre contre les Pykes.

The Book of Boba Fett – S01E02

Chapter 2 – The Tribes of Tatooine – 16/20
La qualité esthétique de la série est toujours aussi incroyable que dans le premier épisode, et c’est bien suffisant pour nous scotcher trois quarts d’heure devant l’écran. Comme la semaine dernière et comme pour la série-mère, je me demande tout de même ce que cherche à raconter la série. Je passe un bon moment, hein, mais du côté des enjeux, je suis sceptique. Je me laisse transporter, mais vraiment, ça donne l’impression qu’on navigue à vue sans trop savoir quel est le but – et sans savoir exactement de quoi sera fait l’épisode suivant. Une sorte de gigantesque introduction à deux intrigues parallèles, peut-être, qui, j’espère, se croiseront un jour.

Spoilers

Fennec ramène son prisonnier à Boba – qui se remémore toujours son passé.

Well if he’s not gonna speak he no longer needs his head.

Bon, ce n’est pas forcément la série que j’ai le plus envie de regarder dans mes hebdos de cette semaine, mais elle a l’avantage d’avoir déjà une page saison de prête, donc je n’ai qu’à regarder, taper vite fait la critique et poster. Elle obtient donc la priorité sur les autres de manière bien improbable. Le résumé de l’épisode du jour en dit déjà beaucoup après un seul épisode : on voit bien que le Maire aura une importance à jouer. Cela spoile clairement l’introduction, mais bon.

En effet, la première scène à proprement parler de l’épisode, elle, nous remet tout de suite dans l’ambiance de ces séries-là, avec beaucoup d’effets spéciaux pour le décor – il était temps de savoir à quoi ressemble la base de Boba – et une longue introduction nous montrant Fennec arriver à la base avec son prisonnier, un assassin de Night Wind, des tueurs à gages.

Alors qu’on nous le présente comme un type robuste prêt à mourir, le type est finalement prêt à parler quand il est confronté à une mort inattendue qui risque de le voir dévoré par une bête inconnue – en tout cas, inconnue de moi. La bête n’existe pas, de toute manière, et sans surprise, le Night Wind révèle assez rapidement qu’il a été embauché par le Maire. Rien de bien étonnant après le résumé de l’épisode.

Sans surprise non plus, Boba Fett décide donc d’emmener le soldat du Night Wind directement auprès de son employeur, le maire. J’ai bien aimé la scène qui permet de nous faire une idée de la géopolitique de Tatooine et de l’organisation des administrations : exactement la même que partout sur Terre aujourd’hui, apparemment, avec un réceptionniste et un associé du maire bien peu utile.

Boba Fett n’a donc aucun mal à obtenir une entrevue avec Mok Shaiz, le maire, qui est ravi de pouvoir tuer un membre du Night Wind, exerçant en-dehors de sa juridiction. Le pauvre, survivre jusque-là juste pour ça, c’est triste. En tout cas, le maire paie finalement le tribut qu’il devait à Boba, afin de le remercier d’avoir joué correctement son rôle de chasseur de primes. C’était un peu ridicule, mais le but était surtout de faire avancer l’épisode vers la scène suivante : le Maire affirme qu’il n’est absolument pas responsable de ce qu’il s’est passé.

S’il n’est pas le commanditaire du meurtre de Boba, il souligne tout de même que Boba devrait être un peu mieux renseigné que ça. Intrigué, Boba retourne au bar du coin pour apprendre que « les jumeaux » réclament le trône de Jabba, qui leur revient de droit selon eux par héritage. Quand ils débarquent en ville juste après ça, il n’y a effectivement aucun doute : ils sont de la famille de Jabba et lui ressemblent fortement.

Malgré leur puissance supposée et le look absolument vomitif qui est le leur et qui est le même que Jabba, les grosses limaces que sont les jumeaux ne font absolument pas peur à Boba. Bien évidemment, il veut rester le « Daimyo » de son territoire et il n’hésite pas à le faire savoir aux Jumeaux. Ceux-ci viennent bien accompagnés, mais acceptent finalement de faire demi-tour, pour éviter un bain de sang, mauvais pour le business. Certes… mais ? C’est étonnant comme cette scène se déroule de manière bien fluide et peu problématique.

Après, personne n’est dupe : les Hutt n’acceptent que provisoirement la situation. Boba ne peut toutefois pas les tuer sans permission d’après Fennec. Bien.

Bien évidemment, l’épisode reprend également ensuite l’intrigue en flashback, dont je disais qu’elle me passionnait plus la semaine dernière. C’est rare que ça fonctionne ainsi dans ce genre de série où les flashbacks s’essoufflent vite. Le vrai problème est surtout qu’on nous raconte deux histoires à la fois et que c’est rare que ça serve vraiment à quelque chose.

Ici, je peine encore à voir l’intérêt d’avoir les deux histoires en parallèle, mais peut-être que ça finira par avoir du sens. Si ça ne devait pas le faire, eh bien, au moins, ça permet de mieux connaître l’univers de la série et de la saga. C’est toujours cool d’y passer un peu de temps de toute manière. Bref, en flashback, donc, nous retrouvons Boba parfaitement accepté par sa nouvelle communauté. Nous en sommes désormais au point où ils tentent de communiquer entre eux lors d’un entraînement au maniement d’une arme.

L’entraînement est toutefois interrompu par le passage d’un train plein de soldats. C’est particulièrement meurtrier pour la communauté : des soldats tirent quelques coups de laser depuis le train et nous tuent des extra-terrestres que Boba a pour instinct de protéger. Si je ne peux pas dire que ça me passionne à 100%, je dois bien avouer que la qualité des effets spéciaux, des images et des jeux d’acteur est assez plaisante. Et puis, contrairement au Mandalorian, cette fois, on a le visage de l’acteur auquel se raccrocher.

Après l’enterrement de ses nouveaux amis, celui-ci est plus que résolu à arrêter le train lors de la nuit. Il s’embarque donc dans un petit périple nocturne afin d’arrêter le train définitivement. La série permet alors d’explorer une fois de plus l’univers Star Wars à cette occasion.

Nous sommes donc emmenés dans une taverne où des soldats font leur loi et sont de bons gros connards avec les clients. En fait, ils vont jusqu’à tabasser un type qui voulait se la jouer héroïque sans trop de raison… et c’est le moment que choisit Boba Fett pour se pointer. Le passage à tabac s’arrête aussitôt pour virer à la grosse baston. Je ne vois pas bien comment l’arrivée d’un type peut à ce point mettre un terme aux agissements des soldats, mais admettons.

Quant à la scène d’action qui suit, ben… la chorégraphie du combat est toujours aussi fluide que dans le premier épisode, c’est top à regarder. Au moins, la qualité technique est vraiment là dans cette série, c’est chouette. Tout cela permet finalement à Boba de rentrer au campement avec les scooters des méchants soldats qu’il vient de massacrer facilement. Par scooters, il faut comprendre évidemment qu’il ramène de vrais vaisseaux de guerre.

Si toute sa nouvelle communauté a pour instinct de détruire ces appareils, il leur explique qu’il peut leur apprendre à s’en servir et que grâce à ça, ils arrêteront le train. Oui, oui, la scène suivante voit Boba s’improviser prof de conduite et faire ce qu’il peut pour entraîner tous ses nouveaux amis comme il peut. Il leur apprend même à sauter d’un vaisseau à l’autre, et c’est plutôt marrant à voir. J’aime bien cette scène, et j’aime bien à quel point la série nous présente une intrigue qui peut être vite résolue. Là encore, c’est efficace à bien des égards et on passe un bon moment, divertissant.

Si Boba maîtrise les véhicules de l’espace, il n’est pas excellent quand il s’agit du combat au bâton, et ça aussi, la série n’oublie pas de nous le montrer. Il fallait bien combler le temps avant le retour du train. Quand celui-ci arrive, tout le monde est déjà prêt pour l’accueillir comme il faut. On ne sait pas bien pourquoi ce train s’éclate tant à s’attaquer à cette communauté, mais il y a une certitude : ils visent vraiment bien.

Ils arrivent donc encore à provoquer quelques pertes, y compris sur les vaisseaux ramenés par Boba. Ce dernier perd lui aussi son propre vaisseau alors qu’il organise un véritable raid du train. L’abordage est plutôt sympathique à voir : difficile de détacher se syeux de ce genre de scènes d’action où tout se déroule de manière bien fluide (encore une fois, oui) et où les effets spéciaux permettent la mise en scène de moments superbes.

Nos héros peuvent donc monter sur le toit du train assez vite, et c’est tout un combat qui s’y déroule. Boba et ses amis s’attaquent enfin aux soldats qui cherchaient à les tuer, et ça part dans tous les sens. On a quelques explosions, des hommes qui tombent par-dessus bord, un pilote droïde totalement dépassé par les événements qui accélère toujours plus, des explosions encore, une mise en danger de la vie du héros (qui survivra de toute manière, on le sait) et enfin, après de longues minutes d’action, le déraillement du train.

Les alliés de Boba en profitent pour faire quelques prisonniers et pour piller le train. Une fois de plus, Boba est bien aidé dans cette scène par un membre de la communauté qui reste cagoulé. Inévitablement, je me demande si c’est Fennec, mais c’est de toute manière trop tôt pour avoir une telle révélation. À la place, nous voyons Boba épargner les prisonniers mais leur proposer une horrible journée de marche dans le désert – sans la moindre réserve d’eau bien sûr.

Bon, il leur donne des melons noirs pour qu’ils arrivent à destination et fassent passer un message clair : la tribu Tusken, la sienne désormais, considère le désert – la Mer de Dune – comme ses terres et tient à ce que le monde entier le sache. Le train ne pourra plus passer par-là sans payer. Quant à la tribu Tusken, ils sont bien contents de trouver quelques épices et le réservoir d’eau du train.

Grâce à Boba, qu’ils voient en héros, ils ont donc d’un coup plus de pouvoir et d’armement. En échange, ils offrent à Boba un cadeau bien étrange : un lézard qui rentre en lui pour le guider de l’intérieur. Bon dieu, ça a l’air particulièrement désagréable comme sensation, et ça nous laisse Boba complètement drogué. Il a toute une vision pour le guider, cela dit : on le voit s’approcher d’un arbre qui finit par l’étouffer et lui rappeler le moment qu’il a passé dans les entrailles de la bestiole au tout début de la série.

Si tout ça est très esthétique et joli à regarder, je ne suis pas certain de bien comprendre le sens de la vision. Ce sera probablement expliqué explicitement de toute manière. Ce qui compte, c’est que Boba parvient à revenir au campement Tusken le lendemain matin, avec une branche de l’arbre. Une fois de retour, il peut même rendre le lézard qui sort de lui comme si de rien n’était. Le chef Tusken semble ravi du retour de Boba. Avec sa branche, il est désormais l’un des leurs, je crois.

Nous suivons ainsi une scène symbolique où Boba se fait habiller par les Tusken. C’était un peu longuet, mais ça avait la classe de découvrir le nouveau look du personnage, encapuchonné de noir, mais avec une capuche qui ne cache pas ses nombreuses cicatrices (il doit passer des heures au maquillage putain). Il est ensuite mené par un enfant vers un autre point du désert où sa branche est transformée en arme. Je m’y attendais, un peu, mais ça reste sympa comme scène. Boba travaille lui-même le bois, sous les instructions d’un Tusken, jusqu’à ce que la branche devienne une véritable arme. Soit.

Il faut encore étrenner cette arme, cependant, et ça finit par se faire autour d’un petit feu de camp et d’un entraînement/danse au coin du feu. Alors, d’accord, mais si ce n’était pas dans Star Wars, on dirait probablement qu’on ne voit pas bien l’intérêt de tout ça. Ce haka est sympathique et nous montre que Boba fait vraiment partie de cette communauté en tout cas. De là à terminer sur cette scène… Eh, ça manque d’un cliffhanger et d’enjeux, quoi.