Dans l’œil de la tempête (qu’est la fin d’année scolaire)

Salut les sériephiles,

Je ne sais pas vous, surtout que si vous n’avez pas d’enfant à charge d’une manière ou d’une autre, le rythme n’est pas le même, mais de mon côté, j’ai l’impression d’être entré dans cette période étrange de l’année où les journées sont les plus longues alors que l’énergie disponible est en baisse drastique. Pourquoi alors qu’il y a plus de soleil ai-je moins de temps?

La réponse est simple : je suis prof et je m’engage encore dans trop de projets à la fois. Les bulletins sont terminés, certes, mais les réunions continuent, les projets de fin d’année s’enchaînent, les températures commencent à grimper et le cerveau alterne entre « encore un petit effort » et « vivement juillet ».

Au milieu de tout ça, j’essaie quand même de préserver quelques moments pour souffler.

Cette semaine, j’ai par exemple trouvé le temps d’aller au cinéma. D’abord avec The Furious, qui a été une excellente surprise. Un film de kung-fu généreux, spectaculaire et particulièrement efficace dans ce qu’il entreprend. Puis évidemment avec Disclosure Day, un film de science-fiction qui m’a laissé une impression plus mitigée. Je comprends parfaitement les critiques qui lui sont adressées. Le récit est parfois prévisible, certaines idées auraient mérité d’être davantage développées et le film semble parfois promettre plus qu’il n’offre réellement. En fait, ça ne peut que diviser tant on nous l’a vendu comme novateur alors qu’il ne l’est pas tellement.

Pourtant, c’est un bon film. Je me suis laissé embarquer au début et complètement happé à la fin. Certains passages me trottent encore dans la tête plusieurs jours après la séance. C’est souvent bon signe. Il y aura une scène ou deux pour rester dans les annales, rien de plus. Est-ce que ce n’est pas tout ce qu’on demande à un Spielberg vieillissant cela dit? Je veux bien être aussi efficace à son âge, moi.

Mon vendredi, lui, a commencé par une très belle surprise musicale avec le troisième album d’Olivia Rodrigo. J’avais adoré ses deux précédents albums, vous le savez, et celui-ci m’a immédiatement accroché. J’avais peur pourtant. Depuis sa sortie, il tourne beaucoup plus que de raison dans mes écouteurs. Je me garderai bien d’en faire une critique complète ici, mais il y a déjà plusieurs titres qui refusent obstinément de quitter ma tête.

Samedi, je suis également passé par Disneyland Paris. Rien d’exceptionnel pour les habitués de ce blog, me direz-vous. Une promenade, quelques spectacles, un peu de marche et l’occasion de profiter du parc avant que les fortes chaleurs ne deviennent franchement désagréables. Qu’est-ce que je me plains finalement ? J’ai encore du temps libre, et on ne dira pas que j’ai bossé dans le RER, voilà.

Nous ne sommes que lundi et je suis déjà dans le jus. La canicule approche, les températures annoncées deviennent de moins en moins sympathiques et, selon les prévisions, tout cela pourrait se terminer par de gros orages le week-end prochain. Autant dire que le calendrier s’est montré particulièrement coopératif pour que je regarde des séries.

Malgré tout, j’ai beaucoup travaillé au milieu de tout ça sur les épisodes 5 et 6 de Sauveurs de rêves. Corrections, réécritures, ajustements de dialogues, vérifications diverses… Le genre de travail invisible qui occupe finalement plus de temps que l’écriture elle-même. Pendant que je peaufinai la suite, l’épisode 2 attendait tranquillement son tour.

Après L’Éveil, qui servait surtout à découvrir Chris, la Fondation et ce mystérieux métier consistant à sauver des gens dans leurs rêves, il fallait commencer à montrer concrètement ce que cette série avait à raconter. Dans Tempête, Chris découvre que la Fondation intervient dans les rêves pour empêcher certaines morts. Sa première mission le conduit dans un camping désert, au cœur d’un violent orage. Une personne doit être sauvée avant que la foudre ne frappe. Mais dans un rêve, les dangers ne suivent pas toujours les règles du monde réel.

J’avais envie d’un épisode plus direct que le premier, avec un objectif clair, une menace immédiate et davantage d’action. Un épisode qui permette à Chris, mais aussi aux lecteurs, de comprendre ce que signifie réellement être un Sauveur de rêves.

Tempête, le deuxième épisode de Sauveurs de rêves, est disponible depuis hier sur Kindle au prix de 0,99 €.

Et si les prévisions météo disent vrai, il arrivera peut-être juste à temps pour accompagner les prochains orages.l me reste ainsi à vous souhaiter une bonne lecture et une semaine moins chargée que la mienne !

Pourquoi un premier épisode de série ne peut pas tout faire

Salut les sériephiles,

Ça fait déjà une semaine que je vous ai partagé un projet un rien chronophage qui me tient à cœur depuis des années : Sauveurs de rêves. Au départ, je pensais écrire un roman. Assez vite, j’ai compris que j’étais surtout en train d’écrire une série. Si ça vous tente, l’épisode 1 s’intitule « L’Éveil » et est disponible sur Amazon (en cliquant ici) à moins d’un euro dès le 1er juin.

En tout cas, ce qui est fou, c’est qu’écrire a commencé à me faire réfléchir au contenu d’un pilot, aux séries que je regarde et à tout ce qui est à mettre en place dès le début. C’est colossal et vertigineux. Je ne sais pas si je dois m’en étonner. J’ai grandi avec des saisons de 22 épisodes (minimum !), des pilots qui prenaient le temps d’installer un univers et des personnages qu’on découvrait avant d’apprendre à les connaître semaine après semaine. Ce rapport aux séries, j’en ai déjà beaucoup parlé ici. J’ai souvent écrit sur ce qu’elles m’ont appris, sur ce qu’elles me donnent envie de voir, mais aussi sur ce qui me frustre de plus en plus dans les séries actuelles…

Seulement quand j’écris, mon cerveau ne pense pas seulement en chapitres. Il pense en scènes, en épisodes, en personnages qui auront peut-être trois répliques aujourd’hui, mais une vraie importance plus tard. Et écrire ce premier épisode m’a fait découvrir plein de choses en m’obligeant à me poser une question assez simple :

Comment on donne envie de rester dans un pilot ?

À la télévision, certaines séries ont parfois une réponse très directe. Elles commencent par du sexe, de la nudité, et hop, le tour est joué. D’accord, d’accord, ce n’est pas toujours gratuit. Euphoria, par exemple, utilise les corps et la sexualité pour raconter quelque chose sur ses personnages, sur leur malaise, sur leur manière de se montrer ou de se cacher. Ce qui m’agace, c’est quand cette stratégie devient une facilité, voire un passage obligé dès le début de la série. Récemment, c’était un peu le cas pour Maximum Pleasure Guaranteed, par exemple. Et encore, ça se justifie par l’idée de base de la série, mais les exemples ne manquent pas, et ne me lancez pas sur Heated Rivalry. Il y a dix ans déjà (gloups), je m’étais amusé à comparer les pilots des networks et ça ne manquait pas, à chaque fois, il y avait de la nudité ou du sexe avant les cinq premières minutes (j’ai des vestiges de cette période sur le blog avec la saison 1 de Roadies par exemple).

Cela dit, ce n’était pas le cas dans mes séries préférées, alors je n’avais pas spécialement envie de faire ça dans ce que j’allais écrire. À la place, j’ai plutôt pensé Orphan Black. Oh, il y a des fesses bien visibles dès le premier épisode, je sais, mais franchement, la première scène m’a appris à quel point un début pouvait être efficace. Une scène choc ne suffit pas à retenir un lecteur si elle ne pose aucune question. Il faut qu’elle ouvre quelque chose. C’est exactement ce qu’il se passe quand Sarah voit Beth, qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau, se suicider. Sans aller aussi loin, je voulais quelque chose d’un peu marquant pour ouvrir mon histoire. Dans Sauveurs de rêves, c’est le cauchemar récurrent de Chris qui a pris cette place : un toit parisien, une silhouette au sabre, une chute et cette impression qu’il revit sans cesse la même scène sans pouvoir y échapper.

Vraiment, à jamais la meilleure première scène.

Une fois cette ouverture trouvée, un autre problème est arrivé très vite toutefois :

Introduire tous les persos d’un coup

Quand j’ai assumé que Sauveurs de rêves fonctionnait comme une série, j’ai eu un réflexe assez logique. Un pilot doit présenter les personnages principaux. Il doit donner envie de les suivre. Il doit montrer qu’un groupe existe, même si le héros n’en comprend pas encore toutes les dynamiques… Seulement voilà, moi, je n’avais pas mon groupe, mais juste Chris.

Croyez-le ou non, mais là, j’ai repensé très fort à Shadowhunters. La série est (très) loin d’être parfaite, mais elle réussit quand même un truc assez fou dans son pilot : elle fait découvrir un univers entier à Clary sans donner l’impression que tout s’arrête toutes les deux minutes pour ouvrir Wikipédia. On comprend qu’il y a des règles, des clans, des tensions, des personnages déjà liés les uns aux autres. Et moi, devant mon épisode, je me suis retrouvé à me demander comment faire pareil à l’écrit – mais promis, personne ne chialera autant que Clary. Quoique ?

La réponse, évidemment, c’est que je ne pouvais pas vraiment faire pareil.

Chris découvre un univers dont il était totalement exclu jusque-là. Il ne connaît pas la Fondation. Il ne connaît pas ses règles. Il ne connaît pas les gens qui y travaillent. Et surtout, il est curieux, il doute, il pose des questions. Sa curiosité est un trait de caractère auquel je tenais, parce que combien de fois, je m’énerve face à des personnages qui n’agissent pas de manière cohérente faute de chercher à comprendre le monde dans lequel ils évoluent !

Il fallait lui laisser cette place-là, même si cela ralentissait forcément l’arrivée de certains personnages. J’aurais pu tricher. J’aurais pu faire comme si tout était évident, accélérer les explications, pousser Chris d’un décor à l’autre et cocher les cases du pilot de série une par une. Le résultat aurait peut-être été plus efficace, mais il aurait aussi été moins authentique. Je n’avais pas envie d’écrire un personnage qui accepte l’impossible en trois répliques juste parce que l’épisode doit avancer.

J’ai donc accepté une idée qui me paraît finalement très cohérente avec mon rapport aux séries :

La magie du double épisode.

C’est un format qui se faisait beaucoup à une époque et qui me manque un peu aujourd’hui. Bien sûr, vous me voyez venir avec mes gros sabots, mais le premier épisode de Buffy ne fait pas autre chose (j’en profite pour avoir une pensée pour Anthony Head, mort ce week-end…) : il y a tellement à faire et tellement de personnages que la série s’ouvre non pas avec un, mais deux épisodes.

C’est comme ça, certains univers ont besoin de deux épisodes pour s’installer. Sans dire que ma série sera aussi géniale que Buffy, le premier épisode de Sauveurs de rêves ne pouvait pas tout présenter, tout expliquer, tout développer. Il devait d’abord laisser Chris comprendre qu’il venait de mettre les pieds dans quelque chose qui le dépassait. C’est aussi pour cette raison que tous les personnages n’ont pas encore leur place. Certains sont déjà là, d’autres passent presque au second plan, et quelques-uns prendront davantage d’importance plus tard.

Finalement, pendant des années, j’ai regardé des pilots en me demandant pourquoi ils faisaient tel ou tel choix. Aujourd’hui, je découvre qu’ils essayaient surtout de résoudre vingt problèmes différents en même temps. Et certaines séries m’impressionnent encore plus.

Et en ce qui me concerne ? Si vous avez déjà lu le premier épisode (merci !), vous pourrez donc peut-être le relire autrement quand certains figurants de cet épisode auront pris toute leur importance par la suite. Certaines questions trouveront peut-être un début de réponse avec ce début. C’est aussi ça que j’aime dans les séries : cette impression qu’un épisode ne vit jamais complètement seul, qu’il dialogue déjà avec ceux qui viendront après et qu’en revoyant le début, on comprend mieux certaines choses.

Bon, le deuxième épisode ne sortira que dimanche prochain. Il permettra notamment de développer Élisabeth de manière plus conséquente, mais aussi d’ouvrir davantage la Fondation et de faire apparaître d’autres personnages… Cela dit, tout ça m’a au moins donné l’occasion d’une petite réflexion sur les séries, et sur les pilots. Il fallait bien que je vous en parle : l’opportunité est trop belle pour ne pas le faire !

Mon pilot est déjà dispo. Le double épisode, lui, n’est pas encore terminé… mais vous pouvez déjà le précommander si ça vous tente !

The Mandalorian & Grogu : une saison bâclée, mais pas un bon film

Salut les sériephiles,

Si on m’avait dit qu’un jour, je ferai une des fameuses séances de 9h à Châtelet, je ne l’aurais probablement pas cru. Si en plus on m’avait dit que ce serait pour un film qui a officiellement Star Wars dans le nom, j’aurais probablement ri. Et pourtant, c’est bien ce qui m’est arrivé aujourd’hui :  si je voulais voir le film le jour de la sortie, c’était ma seule possibilité alors j’ai mis le réveil, j’ai pris le train plus tôt que les autres jours de la semaine et j’y suis allé.

Bon, déjà, sachez que ça n’a rien de bien exceptionnel : c’est juste une séance de ciné à Châtelet, finalement. Moi, je l’aime bien ce ciné, et jamais de la vie il y a eu des gens aussi impolis que dans certains tweets postés la semaine dernière prétendant qu’il y avait des gens débarquant avec des poussettes et des gamins jouant devant l’écran. Jamais. Là, la salle n’était même pas pleine. Pour un Star Wars, c’est un peu inimaginable.

Cela dit, est-ce que c’est si surprenant ? Pas tellement. On parle quand même d’un film qui s’appelle The Mandalorian & Grogu et qui ne semble être fait que pour le fan-service des gens ayant une vague idée de qui est Mando et étant fan de Grogu. Vous me direz, c’est un peu mon cas en théorie – la partie fan de Grogu, je ne peux pas dire le contraire après avoir bouffé tous les burgers possibles et imaginables portant son nom encore ce mois-ci.

Est-ce qu’il faut avoir vu la série pour voir le film ?

J’aurais pensé que oui et c’est bien pour ça que j’avais écrit un article ce week-end résumant les trois premières saisons de la série, mais finalement… pas du tout. C’est inutile de regarder les trois saisons pour voir ce film, je pense vraiment qu’il y a assez d’éléments pour comprendre ce qui se joue. Il faut connaître un peu l’univers Star Wars, OK, mais sinon… Ca passe.

Est-ce que ça fait plaisir quand on a vu la série ?

Eh, retrouver les personnages est un vrai plus ; mais le fait que ce soit une longue (trop longue) aventure déconnectée de la majorité des enjeux de la série, ça fait vraiment bizarre. Est-ce que ça fait plaisir quand on est fan de Star Wars ? Je ne le suis pas exactement, mais je crois que la réponse est non. Franchement, à part une ou deux transitions, nous sommes loin, très loin de ce qui fait tout le culte des films de la saga. On cherche les sabres laser, on cherche les grandes batailles dans l’espace et tout ce qu’on trouve, c’est un western bien léché… qui n’a pas forcément besoin de grand écran pour être apprécié.

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit ! Je suis très content d’avoir vu ce film sur grand écran, c’est plutôt chouette, la BO de Ludwig Göransson est absolument fabuleuse (comme toujours) et vaut vraiment le coup avec un son d’une telle qualité (ça sublime vraiment le film), mais… Jon Favreau lui-même a reconnu que la saison 4 était déjà écrite quand la décision a été prise de faire ce film et ça se sent. Ils ont retiré toutes les intrigues qui auraient nécessité de connaître l’univers/la série et ils ont fait un film avec ce qu’il restait. Ô comme c’est ironique ! Après avoir passé trois saisons (allez, au moins deux) à me plaindre de l’effet désastreux que c’était d’avoir « un long film étiré en plusieurs épisodes pour faire une saison », je me retrouve avec à me plaindre de l’effet désastreux que c’est d’avoir « une saison réduite et condensée en long film de 2h30 ». Parce que ce n’est pas autre chose, ce film : c’est juste trois épisodes de Mandalorian (allez, quatre peut-être) mis bout à bout. En fait, on sent vraiment qu’ils ont condensé toute la saison en un film, qui forcément se trouve être un film un peu trop longuet.

Je suis partisan des salles de cinéma et c’est hyper agréable de voir sur grand-écran ce genre de production, mais pas une seule seconde le film ne m’a donné le sentiment qu’il n’aurait pas été à sa place en diffusion directe en streaming sur Disney +. En fait, c’est ça, je me suis senti sur Disney + tout le long – et j’ai pas mal regretté de ne pas avoir mon ordinateur pour écrire directement la critique comme je l’ai fait pour les trois premières saisons, c’est dire ! Bref, si vous n’avez pas d’abonnement ciné, ça vaut peut-être le coup d’attendre la sortie en streaming (sur Disney +), il n’y a pas franchement d’argument pour aller le voir en salle.

Bon, et concrètement, si on entre dans le vif de la critique et les spoilers, ça donne quoi ?

Ca donne des spoilers, vous êtes prévenus :

Des retrouvailles avec les personnages

La première partie du film ressemble vraiment beaucoup (beaucoup) à un épisode de la série : on assiste à une réunion d’hommes et femmes politiques sous le joug de l’Empire. La réunion est interrompue par une intrusion de quelqu’un qui déclenche toutes les alarmes. C’est hyper convenu et prévisible, jusque dans les gags : il s’agit du Mandalorian, accompagné de Grogu. On les aperçoit d’abord furtivement, puis beaucoup mieux, c’est top, l’humour prend bien.

Une course poursuite permet de vraiment situer les personnages principaux du film, avec une scène d’action un peu longue, mais très jouissive à voir au cinéma. Du côté de la chorégraphie et de la mise en scène, ça m’a parfois fait penser à Daredevil. Vraiment, on est sur Disney +.

Finalement, Mando et Grogu font beaucoup de dégâts à l’Empire, détruisant un énorme QG, puis trois vaisseaux terrestres de la terrestre et enfin un vaisseau volant. Quant au dirigeant de l’Empire, c’est bien simple, il n’est plus de ce monde.

Ce n’était pas exactement la mission de Mando, toutefois. Il est « messy, really messy » comme dirait Sigourney Weaver (elle est l’ombre d’elle-même du côté du jeu d’actrice, je trouve, c’était très plat – et c’est encore plus décevant quand on voit des interviews où l’actrice dit qu’elle y croyait vraiment quand elle parlait à Grogu ? Qu’est-ce qu’il ne faut pas dire pour vendre un film ?). Cette dernière incarne une dirigeante de la Nouvelle République à qui le Mandalorian rend des comptes : il est indépendant, certes, mais il bosse pour elle et accepte les missions qu’elle lui donne. En échange, il obtient un super vaisseau flambant neuf – une antiquité retapée, en fait.

Une mission efficace : retrouver Rotta Hutt

Après cette première partie plutôt réussie qui était vraiment construite comme un épisode de la série, le Mandalorian et Grogu s’envolent vers d’autres cieux, comme la Team Rocket. Ils sont accompagnés d’un pilote dont j’avoue ne pas avoir retenu le nom, même si ça faisait du bien de l’avoir. Autant on peut se permettre d’avoir des épisodes quasi entiers de la série où personne ne parle, autant au cinéma, ce serait long, quoi.

S’ils s’envolent de la planète où est basée la Nouvelle République, c’est parce qu’ils ont une nouvelle mission, donc. Ils doivent retrouver Rotta Hutt. Cela ne plaît pas du tout à Mando qui doit parler aux jumeaux Hutt pour cela. On les a aperçus brièvement dans la série et on sait que ce ne sont pas des gentils, il est bien sûr question de faire quelques clins d’œil à la saga et j’ai cru que ça allait lancer quelque chose d’un peu plus ambitieux. Pourtant, il ne faut chercher aucun vrai lien avec d’autres projets Star Wars, il n’y en a pas, le film ne fera rien bouger du tout de ce côté-là.

À la place, on a droit à une intrigue très convenue où Mando part à la recherche de Rotta, le neveu des jumeaux. Si ceux-ci affirment craindre pour la vie de leur neveu, le twist est assez vite révélé : c’est Rotta qui devrait être sur le trône et ils veulent juste s’en débarrasser. L’ironie du sort, c’est que s’ils n’avaient rien fait, ce serait arrivé.

En effet, après quelques péripéties et un peu d’humour (j’ai beaucoup aimé le pauvre serveur qui se fait harceler par Mando et tout le délire sur le prix du sel), Mando découvre en effet que Rotta est utilisé pour mener des combats. Il est érigé en véritable star de ces combats, mais c’est pour mieux mener à un dernier combat avant sa liberté où il sera mis à mort par un autre sbire de l’Empire.

Ce n’est pas très inspiré, mais ça fonctionne très bien, surtout que bien sûr, Hutt refuse de suivre Mando à temps. Allez, peut-être que ce serait un double épisode de la série, avec un petit cliff quand Mando et Grogu sont gazés au moment d’essayer de libérer Rotta. Cela fonctionne plutôt bien et les combats font d’excellentes scènes d’action.

Après tout ça, Rotta est finalement libéré et accepte de suivre Mando qui lui sauve la vie plus d’une fois. Au passage, Mando apprend de ses erreurs et est assez malin pour arrêter le sbire de l’Empire en le gardant en vie, cette fois. Il double ainsi les Hutt : plutôt que de leur ramener le neveu comme promis, il lui laisse la liberté MAIS il apporte à la Nouvelle République ce qu’elle espérait en échange de la libération de Rotta, à savoir un haut placé de l’Empire.

La partie Grogu du film

Vraiment, on sent que tout ça n’est jamais qu’une suite d’épisodes de la série entassés pour ne faire qu’un seul film. Il y a donc un temps mort à ce moment du film où Grogu et Mando rentrent chez eux. C’est très sympa à voir, on retrouve des persos secondaires de la série (mais pas celle qu’on voudrait – ne cherchez pas les femmes de toute manière, il n’y a QUE Sigourney Weaver et des figurantes dans tout le film ?? Putain, on est en 2026 sérieusement, comment c’est possible ?) et tout va bien dans le meilleur des mondes.

Comme ça ne ferait pas un super film, on en arrive au nœud dramatique qui justifie d’avoir Grogu dans le titre du film (encore que) : les Hutt se vengent et viennent kidnapper le Mandalorian chez lui, sans s’occuper de Grogu. Ce dernier part donc à la recherche de son père. J’ai cru que le film allait passer une demi-heure rien qu’avec lui, mais je suppose que ça n’aurait pas été suffisant et assez bavard. Ainsi, on a plutôt droit à un retour sur Mandalorian et les Hutt.

Il est révélé que Rotta a été récupéré par son oncle et sa tante également et que maintenant ceux-ci veulent se venger du Mandalorian qui les a doublés. Rien de plus simple : ils lui retirent son masque pour lui foutre la honte et se satisfaire de le voir défait, avant de le condamner à mort en l’envoyant dans une fosse pleine d’eau et de monstres. Il s’agit là du moment où l’on voit la tête de Pedro Pascal, il fallait bien qu’il tourne à un moment ou un autre. La scène d’action est plutôt bien foutu, c’est grosso modo ce qu’on peut dire de chaque scène d’action de ce film, véritablement sublimées par la musique de Ludwig Göransson (je me répète, oui).

Malheureusement, au passage, Mando se fait empoisonner par un monstre. Certes, Grogu arrive à temps pour sauver son papa des dents acérés du serpent de mer, mais il ne peut le sauver de ce poison. Pire encore, il est venu dans un vaisseau trop petit pour le ramener chez lui. Mando fait donc le choix de se sacrifier pour savoir Grogu et leurs petits-amis en sécurité dans le vaisseau. Il fait demi-tour, attaque quelques-uns des mignons des Hutt et… se laisse mourir dans la forêt.

Bien sûr, Grogu n’abandonne pas son père pour autant et après un passage un peu gluant mais appétissant (j’ai le droit à la réf, c’est Disney), Grogu soigne son père avec la Force. Il ne peut rien faire pour le poison malheureusement, alors il se contente de lui faire un abri. Commence alors une longue errance : le va-et-vient de Mando ne m’a pas fait rire du tout, Grogu qui se balade seul, ça n’avait pas grand intérêt et alors je ne comprends pas comment et pourquoi il reçoit de l’aide et un antidote au poison !

Pourtant, ça permet de sauver Mando et après une nuit d’angoisse pour Grogu, tout est bien qui finit bien, les vieux s’occupent des petits, puis les petits s’occupent des vieux, this is the way. J’ai levé les yeux au ciel tellement la réplique était creuse. Et à ce stade, on sent qu’on a avancé d’un ou deux épisodes dans la saison : il reste un peu moins d’une heure de film, il va falloir tout conclure… sauf qu’il ne s’est pas passé grand-chose pour les personnages.

La revanche de Mando

Malheureusement, il en sera ainsi pour la dernière partie du film. Mando propose à Grogu de partir en sachant qu’ils seront toujours traqués par les Hutt ou de rester sur leur planète pour mettre un terme à leurs agissements et sauver Rotta, le nouveau meilleur pote de Grogu parce que Rotta partage sa bouffe avec lui (Grogu passe la moitié de ses scènes à manger dans le film ; ce qui était mignon devient sacrément lassant, je trouve). Cruel dilemme, on se demande bien ce qu’ils vont choisir, hein.

Retour chez les Hutt, donc, où Rotta est sauvé par Grogu. Notre Mandalorian s’occupe de s’attaquer au plus puissant sbire des Hutt, le chasseur (qu’il laissera s’échapper finalement !), Grogu doit faire face au chien du chasseur et Rotta, libéré, délivré, s’occupe de son oncle et sa tante. Ces trois-là et le chasseur tombent après une bonne scène d’action dans la fosse où le serpent marin les attend avec appétit. Le chasseur parvient à s’échapper, l’oncle et la tante se font bouffer et Rotta… est sauvé par Grogu, grâce à la Force.

Trop fort, ce Grogu, oui. Je pensais que le film allait s’arrêter là par une petite pirouette, parce que même s’il ne le voulait pas, Rotta est à présent l’héritier du trône et le roi, en théorie. En pratique, toute la base le chasse et la situation est compliquée pour Mando et Grogu.

Par chance, leurs alliés sont allés prévenir la Nouvelle République en attendant. Voilà donc super Sigourney qui débarque pour anéantir toute la base des Hutt tandis que Mando, Grogu et Rotta n’ont qu’à s’échapper de celle-ci avant qu’elle ne soit détruite – avec une scène qu’on voyait dans la bande-annonce. Oui, comme d’hab, j’ai revu la bande-annonce après le film et c’est fou comme elle révélait le peu qu’il y a voir dans le film (et le vendait tellement mieux que ce qu’il n’est ; il n’y a pas tant d’action, désolé !).

Tout ce petit monde retourne donc sans perte et fracas sur la planète de la Nouvelle République où Rotta décide de travailler avec la résistance (incroyable pour un Hutt, n’est-ce pas ?) et où Mando et Grogu décident de repartir chez eux. En chemin, Grogu a enfin le droit de piloter un peu (un clin d’œil sympa au début du film où il a failli tuer Mando), sous le regard bienveillant et masqué de son daddy.

Voilà, c’est tout, tout ça pour ça ; il n’y a rien de plus dans le film, pas de scène post-générique, une fin qui boucle l’intrigue mais n’ouvre rien – pas de conclusion définitive, pas de suite concernant Mandalore, rien. C’était bien, un vrai bon moment, mais ce n’est pas un bon film. C’est creux, franchement, ça n’apporte aucune évolution aux personnages et franchement, si saison 4 il y a, il n’y aura apparemment pas besoin d’avoir vu le film pour la comprendre. Putain, ça me rend fou : la saison 1 de Boba Fett a été plus importante dans la mythologie de la série The Mandalorian que ce film.

C’est un choix, vous me direz, mais à mes yeux, ce fut un mauvais choix parce qu’on reste vraiment sur sa faim après 2h30. Après, une fois de plus, ce fut un bon moment et je le recommande aux fans… Moins aux non-fans de la série. Ce n’est pas Star Wars, quoi ; et ça peut se contenter d’être vu en streaming.

The Mandalorian and Grogu : le récap de la série (en gros) avant le film

Salut les sériephiles,

Ça fait quoi, deux ans ? Trois ? … Quatre, peut-être ? Non, quand même pas, là, je commence à exagérer, mais franchement la série The Mandalorian a proposé sa saison 3 dans ce qui me semble être une autre vie. Trois ans, c’est rien ? Il y a suffisamment de temps en tout cas pour que j’ai l’impression de ne me souvenir de rien, à commencer par trois quarts des noms propres et probablement 90% des subtilités politiques autour du… Euh… Sabre Noir ?

Heureusement, il y a Grogu. Lui, on ne l’oublie pas trop. Il est mignon, on voit sa tronche partout à Disneyland et je n’arrête pas de le manger. En burger, hein. Il y a d’abord eu le burger de Disneyland à l’occasion du 4 mai, puis j’ai fini par craquer et faire un tour à Burger King (en vrai, c’était une bonne option sur une journée loin de chez moi) où, à deux, nous avons évidemment récolté les deux mugs.

Il y avait un peu trop d’ail à mon goût, mais gros coup de cœur quand même pour le burger Mando, c’est pas impossible, si je repasse devant un Burger King, que je m’arrête pour m’en racheter un… même si c’est un peu con de devoir repayer le mug à chaque fois, parce que même s’ils sont superbes, bon, je ne vois pas trop quoi faire des doublons (déjà que je ne m’en sers que comme décoration pour l’instant).

Oui, la présentation fait pas rêver, on est dans un fast-food, mais le coup de cœur a même été suffisant pour que j’y retourne ensuite histoire d’aller récupérer quelques goodies du menu enfant. Le puzzle, c’est fun, la casquette mériterait d’être proposée en taille adulte pour tous les adultes qui sont restés des enfants et Burger King a peut-être quand même gagné un client ou deux dans l’opération.

Promis, mon article n’est pas sponso pour autant… C’est juste un marketing efficace quand on n’est pas un fan absolu de Star Wars. Ce qui, rappelons-le, est mon cas à la base. Cela dit, cet article ressemble un peu trop à un encart pub, il est peut-être temps d’entrer dans le vif du sujet :

Un bon gros recap de la série.

Avec la sortie de The Mandalorian and Grogu le 20 mai, il est en effet temps de se rafraîchir un peu la mémoire, surtout que je compte aller voir le film à la première séance possible pour éviter les spoilers. Bien sûr, ça signifie aussi sans avoir vu la bande-annonce, sans avoir lu le résumé, sans avoir ouvert la moindre théorie, bref, vous me connaissez, j’en suis au stade où je ferme les yeux et me bouche les oreilles au ciné.

Saison 1

Au départ, The Mandalorian, c’est l’histoire de Din Djarin, un chasseur de primes solitaire qui traverse les territoires pas vraiment contrôlés par la Nouvelle République. En gros, un western spatial, et j’aime bien le vendre comme ça en précisant que si c’est un genre qui fait envie, alors mieux vaut regarder Firefly.

Ouais, pardon mais j’ai eu un peu trop de mal à entrer dedans au tout début pour la vendre avec enthousiasme, Grogu ou pas. La saison 1 était belle, très belle même, mais elle donnait aussi l’impression d’être un long film étiré sans raison en épisodes, avec beaucoup d’exposition et pas toujours énormément de dialogues. Disons que Mando n’est pas le personnage le plus bavard de l’univers, ce qui est pratique quand on porte un casque, mais qui est vite chiant quand il passe la moitié de l’épisode à marcher en silence d’un point A à un point B, sans vrai enjeu.

En cherchant bien, on en trouve un peu avec “l’Enfant”, que tout le monde continue aujourd’hui de surnommer Baby Yoda même si on sait enfin son vrai nom : Grogu. La mission de Mando (pas de jaloux pour les surnoms) devait être simple : récupérer la cible (Grogu), la livrer, toucher la récompense. Sauf qu’il fallait bien que notre chasseur de primes ait un cœur quelque part sous l’armure, et Din finit par trahir ses employeurs pour protéger ce petit être beaucoup trop mignon, mais aussi beaucoup trop puissant. En gros.

La saison 1 pose donc les bases : Din Djarin n’est pas seulement un homme en armure qui accepte des contrats, c’est un homme en armure qui se retrouve à devoir protéger un enfant. En fin de saison 1, Din reçoit enfin un objectif clair : retrouver les semblables de Grogu pour le ramener auprès des siens. Enfin, un objectif. Il était temps.

Saison 2

Ainsi, la saison 2 fonctionne beaucoup mieux pour moi, justement parce qu’elle transforme tout ce qui ressemblait à une longue introduction en vraie aventure. Les épisodes restent souvent indépendants, mais l’intrigue avance davantage, les dialogues existent un peu plus, Din devient plus attachant et Grogu continue à faire n’importe quoi avec l’innocence d’un bébé capable de déplacer des objets avec la Force. Baby Yoda est mal élevé, clairement, mais bon, il est mignon, alors on lui pardonne en rigolant et voilà.

La saison 2 permet aussi d’agrandir l’univers. Din croise d’autres Mandaloriens, et comprend que son credo (This is the waaay) n’est pas forcément la seule manière d’être mandalorien. La série devient plus riche, plus rythmée, plus connectée aussi à l’univers Star Wars, pour le meilleur et parfois pour le “ah oui, là, il faut avoir les références et je ne comprends rien, mais OK, d’accord”.

Le point culminant, évidemment, c’est la séparation entre Din et Grogu à la fin de la saison 2. Din accepte de retirer son casque pour lui dire au revoir, ce qui est quand même énorme pour lui, et Grogu part avec Luke Skywalker (rien que ça ! Les effets spéciaux ensuite étaient si dingues qu’il a fallu que j’en écrive un article) pour être formé. Le genre de fin qui donne l’impression qu’une page se tourne vraiment.

Sauf que non.

Entre la saison 2 et la saison 3, il y a eu la saison 1 de The Book of Boba Fett. Et si vous n’avez pas vu The Book of Boba Fett, eh bien, tant pis pour vous, apparemment, parce qu’une partie importante de l’intrigue de The Mandalorian s’y déroule. La saison est bien sûr critiquée sur le blog, mais en bref, Grogu choisit finalement de revenir auprès de Din plutôt que de poursuivre son entraînement avec Luke, ce qui explique pourquoi il est de retour dès le début de la saison 3.

C’est tout de même un choix narratif assez fou : séparer les deux personnages dans un final de saison très marquant, puis régler leur réunion dans une autre série. J’ai encore du mal à savoir si c’est brillant, idiot ou juste très Disney+. J’ai tendance à penser que c’est idiot, je crois.

Saison 3

La saison 3 démarre donc avec Din et Grogu déjà réunis, sans explication pour qui n’a pas tout suivi à l’univers Star Wars étendu. Din, lui, a un nouveau problème : il n’est plus considéré comme un vrai Mandalorien parce qu’il a retiré son casque. Pour obtenir sa rédemption, il doit se rendre dans les eaux vivantes des mines de Mandalore. Oui, oui, il doit aller se baigner sur une planète supposée détruite pour retrouver le droit de porter un casque à vie. C’est qu’il faut se faire chier pour rester dans une secte, dis donc.

J’ai l’air de me moquer ? En vrai, cette saison 3 développe beaucoup Mandalore, Bo-Katan, les différents clans mandaloriens, leur histoire, leurs tensions, leur volonté de reconquérir leur planète… Et ça m’a plutôt plu. Sur le papier, il y a plein de bonnes idées. En pratique, j’ai souvent eu l’impression que la série ne savait pas totalement ce qu’elle voulait raconter, mais au moins je ne m’ennuyais pas.

Après, l’intrigue se déplace vers Bo-Katan et la réunification des Mandaloriens et ce n’est pas toujours ce que j’attendais d’une série supposée être centrée sur The Mandalorian.

Après, il n’y a pas que Din qui fasse la série. Il faut dire aussi qu’il y a un antagoniste central que je n’ai pas encore cité : Moff Gideon. Ancien officier impérial très intéressé par Grogu dès le départ, il passe son temps à revenir alors qu’on le croit plus ou moins hors jeu, avec toujours un nouveau plan derrière la tête et une armée de soldats encore plus menaçants que les précédents.

C’est aussi lui qui récupère le Sabre Noir pendant un temps. Cette arme très particulière, créée par le premier Mandalorien Jedi, représente en gros le pouvoir sur Mandalore : celui qui le possède peut prétendre diriger les différents clans. Le problème, évidemment, c’est que personne n’est jamais d’accord sur la manière de l’obtenir ou sur qui mérite réellement de le porter.

Din récupère donc le sabre un peu malgré lui après son combat contre Moff Gideon, ce qui crée immédiatement des tensions avec Bo-Katan, qui espérait le récupérer pour réunifier Mandalore. Et honnêtement, c’est aussi à partir de là que la série devient parfois beaucoup plus centrée sur la politique mandalorienne. Beaucoup trop ? En vrai, l’Empire est peut-être officiellement tombé, mais ses restes continuent de pourrir la galaxie un peu partout, et il me manque parfois des réf.

Du coup, la fin de saison enchaîne beaucoup d’action, de beaux plans, des Mandaloriens qui tombent du ciel, Grogu qui fait de son mieux, Din qui se bat comme il peut et Bo-Katan qui assume son rôle… C’est spectaculaire, c’est efficace, c’est parfois très beau, mais ça va vite. Trop vite, même, pour tout capter.

Comme dirait l’autre :

Et maintenant?

Au bout du compte, Mandalore est reconquise, Gideon est vaincu, les Mandaloriens peuvent commencer à reconstruire quelque chose et…  Din adopte officiellement Grogu. C’est la fête, yeah, Grogu devient Din Grogu. Bon, le nom sonne moins bien que Baby Yoda, je sais… Din accepte ensuite de travailler plus ou moins pour la Nouvelle République, avec l’idée de traquer les restes de l’Empire, et il s’installe avec Grogu dans une petite maison sur Nevarro.

Voilà donc où on en est avant le film : Din Djarin est redevenu Mandalorien, Grogu est officiellement son fils/apprenti/mini colocataire capable de faire des bêtises avec la Force, Mandalore n’est plus seulement une planète morte à reconstruire et les restes de l’Empire sont encore assez présents pour fournir du travail à tout le monde.

En gros (c’est le dernier de l’article promis !), tout est prêt pour retrouver Din et Grogu dans une nouvelle aventure. Après, si le film décide de m’expliquer pendant deux heures les subtilités administratives de la reconstruction de Mandalore comme la série a parfois su le faire quand elle dérivait, je vais pleurer, même si c’est de bonne guerre (des étoiles). Verdict mercredi, je suppose !

Mise à jour : Le film est sorti, le résumé et ma critique sont dispo sur le blog

The Mandalorian & Grogu : une saison bâclée, mais pas un bon film

Salut les sériephiles, Si on m’avait dit qu’un jour, je ferai une des fameuses séances de 9h à Châtelet, je ne l’aurais probablement pas cru. Si en plus on m’avait dit que ce serait pour un film qui a officiellement Star Wars dans le nom, j’aurais probablement ri. Et pourtant, c’est bien ce qui m’est…