Scrubs, The Rookie & les ships : vous avez cherché, je vous réponds… #3

Salut les sériephiles,

Le mois dernier, je remettais le nez dans les termes de recherche ayant mené certain(e)s d’entre vous sur le blog et, évidemment, je n’allais pas m’arrêter après une seule fournée. Il faut dire qu’il y a tellement de critiques, bilans et articles en tout genre sur le blog qu’il y a toute une base de données bordélique aidant Google à considérer que Just One More Episode peut répondre à énormément de questions. Parfois à raison. Parfois beaucoup moins.

Petit florilège de mes clics préférés ayant mené au blog depuis les moteurs de recherche ce mois-ci. Vous êtes prévenus : vous avez cherché, je vous réponds.

ship couple définition

Ah, merci ! Voilà exactement le genre de recherche pour lequel le blog a une réponse toute prête depuis des années. En 2017, j’avais consacré tout un article à ce que c’est qu’un ship, parce que je me rendais compte que j’utilisais régulièrement le mot dans mes critiques sans forcément expliquer ce qu’il voulait dire. Neuf ans plus tard, l’article a toujours beaucoup de succès et c’est en grande partie parce que les recherches mènent directement dessus 😉

Pourtant, il faut bien avouer que les ships n’ont plus autant la côte qu’avant – ça fait un moment que n’ai plus de couple que tout le monde abrège comme Malec à l’époque. J’ai l’impression que l’effet de mode est un peu passé en dix ans… comme pour mes articles du lexique, parce que j’ai fait le tour des définitions que je pouvais proposer, je crois. Après, me repencher sur cet article concernant les ships m’a fait découvrir avec surprise qu’il s’agissait en fait tout simplement de l’article le plus lu du blog. Oui, oui, le plus lu parmi les centaines d’articles ici ! You continue to surprise me.

the rookie avis

C’est hilarant car les moteurs de recherche font remonter apparemment un article que j’avais oublié avoir écrit : Faut-il regarder The Rookie (Le flic de Los Angeles) ?

Ce n’est pas surprenant que ça remonte même si ça date de 2019 (gloups), c’est tellement un titre fait pour les moteurs de recherche ! Alors que la saison 8 vient de débarquer sur M6 et que je la critique sur le blog, est-ce que je maintiens mon avis ? Franchement oui, pas de changement : la série est addictive, bingewatchable et surprenante dans ses choix qui modernisent un peu la formule procédurale habituelle pour mieux correspondre aux attentes disons… modernes. Après, la série commence à dater l’air de rien. La preuve ? Ils ont un nom de ship avec Chenford (Lucy & Tim !) – et un will they/won’t they qui a été tellement agaçant !

explication des episodes raised by wolves

Il y a encore des gens qui regardent cette série ? Perso, j’ai lâché bien rapidement et j’ai détesté alors… euh… Désolé pour la personne qui est venue sur le blog pour une explication des épisodes ; elle n’a pas dû trouver son bonheur. Il faut savoir s’épargner quelques souffrances, comme je le disais dans mon article à l’époque – Raised by wolves : déception & abandon.

scrubs 2026 a tel saison 2

Ils prennent tellement de plaisir à être de retour !

Oh, ça c’est de la requête en phonétique bien comme le prof de français que je suis adore ! Blague à part, elle est apparue alors que je sortais mes dernières critiques de la saison 1 et que je ne l’avais pas écrit sur le blog, mais oui : il y a bien une saison 2 pour le revival 2026 de Scrubs.

La vraie bonne nouvelle, c’est qu’elle arrive plus vite que prévu en plus : les deux premiers épisodes seront diffusés aux USA dès le 30 septembre. JD n’a pas eu le temps de me manquer vraiment, mais j’ai quand même hâte de le retrouver. La moins bonne nouvelle, c’est qu’il n’y aura que dix épisodes. Pourtant, quitte à revenir dès septembre (enfin… octobre, en vrai), j’aurais trouvé appréciable d’avoir une saison complète comme à l’époque. J’ai apprécié le retour, même s’il était rapide et ne fonctionne pas toujours parfaitement, alors je serai évidemment au rendez-vous pour la suite.

En attendant, toutes mes critiques de la saison 1 du revival sont dispos sur le blog, n’hésitez pas à les consulter si ça vous tente… ou pour savoir où en est le ship Jelliot. Est-ce que des gens utilisent vraiment ce nom, par contre ? Non, vraiment, les noms de ship, ça s’est énormément estompé, je trouve, ou alors, c’est juste que je ne regarde pas assez les séries pour ados ?

Voilà en tout cas pour les recherches intéressantes du mois, je pense que j’ai déjà fait le tour de ce que je voulais remonter 😉 J’aime toujours autant constater que de vieux articles peuvent ressortir plusieurs années après leur publication et que le blog finit par répondre à des questions que je n’avais même pas prévu qu’on lui poserait un jour. Et puis surtout, ça me permet de rédécouvrir ce que j’ai écrit un jour et que j’avais totalement zappé…

Bonne journée !

PS : si vous aussi vous tombez sur le blog de manière saugrenue, n’hésitez pas à me le dire en commentaire, c’est vraiment l’un des meilleurs aspects de ma vie de bloggeur.


Image à la une : photographie promotionnelle de la saison 1 de Scrubs (2026)

Spider-Man Brand New Day joue sur tous les tableaux à la fois… et ça marche ?

Salut les sériephiles,

Spider-Man: Brand New Day est sorti depuis plus de deux semaines et je n’ai toujours pas écrit d’article sur le blog. C’est fou. Il n’a pas vraiment besoin de ma promotion, je l’ai vu le jour de la sortie pendant mes vacances (merci infiniment à la clim du cinéma d’ailleurs, parce que sinon, avec 39°C dehors, je ne sais pas ce qu’on aurait fait !) et j’ai tout de suite compris qu’il me faudrait beaucoup de temps pour démêler tout ce que je venais de voir. J’ai adoré, même si certains aspects ont frustré le geek fan de comics en moi, j’ai kiffé les Easter eggs (on est d’accord que Ned regarde Star Wars sur son troisième écran à un moment, non ?), les détails et les blagues du scénar. Comment rendre justice à la masterclass que c’est en un seul article ?

Je ne peux pas et je ne vais pas prétendre le faire. Comme d’hab, je vais toutefois laisser une trace de ce que j’ai pensé pendant le film, car je regrette de ne pas l’avoir fait pour certains autres, notamment Thunderbolts*. J’ai revu le film pour être sûr de ne rien oublier alors… C’est parti.

À chaud et sans spoilers

Avant les spoilers, je trouve quand même amusant de revenir deux secondes sur le phénomène qu’est le film parce que les chiffres sont absolument dingues. Brand New Day a attiré 3,24 millions de spectateurs en France dès sa première semaine, soit quasiment le meilleur démarrage dans le pays depuis Le Roi Lion en 2019. OK, ce n’est pas un gage de qualité du coup, mais tout de même.

Les salles sont pleines et le succès est incontestable, mais ça ne veut pas dire que l’ambiance est la même que pour le troisième volet. J’ai vu le film le jour de sa sortie et j’ai été assez surpris du peu de réactions dans la salle, quelques applaudissements ici ou là, mais rien à voir avec No Way Home. Pour celui-là, une semaine après la sortie, ça criait encore à certaines apparitions, ça applaudissait et la salle entière semblait vivre le film ensemble. J’avais même écrit à l’époque que je n’avais pas connu une ambiance pareille depuis Endgame. Cette fois, on est toujours devant un événement énorme mais je n’ai pas retrouvé cette espèce de folie collective, ce qui est assez étrange quand on voit à quel point le film cartonne… mais pas tellement quand on pense à ce qu’est devenu le MCU.

Il faut dire aussi que No Way Home rassemblait trois générations d’acteurs et de spectateurs dans la même salle et quel plaisir c’était. Brand New Day fait autre chose que ce simple fan service, et c’est probablement mieux comme ça.

Destin Daniel Cretton remplace Jon Watts à la réalisation, Chris McKenna et Erik Sommers restent au scénario et Kevin Feige, Amy Pascal, Avi Arad et Rachel O’Connor sont à la production.

C’est une suite de noms, certes, mais ça ne s’arrête pas là puisqu’il faut aussi souligner que le film débarque avec un casting qui est franchement indécent : Tom Holland, Zendaya, Jacob Batalon, Sadie Sink, Jon Bernthal, Mark Ruffalo, Tramell Tillman, Michael Mando… Rien qu’en écrivant tous les noms, je comprends pourquoi j’ai eu autant de mal à savoir par où commencer cet article.

Et maintenant, place aux SPOILERS

Non, vraiment.

SPOILERS.

Vous êtes prévenus.

Quatre ans plus tard ?

Le premier truc qui m’a plu est justement quelque chose qui m’a énormément frustré : le temps a passé. Beaucoup. Peter ne reprend pas sa vie trois semaines après No Way Home, il s’est passé quatre ans et le film ne cherche jamais à faire comme si rien n’avait changé, bien au contraire. Il est plus adulte, plus expérimenté, il a construit sa vie de Spider-Man sans MJ et Ned, rencontré des gens, affronté de nouveaux ennemis (oh, le retour de Scorpion ! Un peu expédié après neuf ans d’attente ; je plains l’acteur… mais c’est fun) et créé tout un réseau autour de lui. C’est une excellente manière de montrer que le monde existe entre deux films et, en même temps… ben j’aurais aimé le voir, moi, ce monde !

À quand le cop-show, franchement ?

On découvre notamment en cours de route qu’il connaît déjà Frank Castle et qu’ils ont toute une relation installée alors que leur rencontre aurait pu être géniale à voir, justement. Pareil avec Jean DeWolff (très belle interprétation de Liza Colon-Zayas), avec qui Spider-Man fonctionne tellement bien que j’ai passé une partie du film à me dire que je regarderais sans aucun problème une série policière centrée sur eux. À deux doigts de demander à l’IA de me faire ça.

On retrouve un Peter qui a vécu plusieurs années pendant notre absence et on nous demande simplement d’accepter qu’on a raté plein de trucs cool – même si le montage du début en montre quelques-uns. Je ne veux pas forcément revenir à l’époque où Marvel nous balançait quinze séries par an juste pour préparer des films, mais il y aurait vraiment moyen de faire quelque chose de plus petit avec ce Spider-Man new-yorkais, Damage Control, DeWolff, quelques criminels et une rencontre ponctuelle avec le Punisher. Et savoir en plus que Rosario Dawson avait tourné une scène en Claire Temple qui a finalement été coupée me rend encore plus triste, parce que j’adore l’actrice ET le personnage. Sérieusement, c’est frustrant toutes les possibilités à côté desquelles on passe, juste pour avoir toujours plus de films et séries – dont certains ne sont pas aussi qualitatifs, quoi.

Ce saut dans le temps permet au moins de retrouver un Peter qui a réellement évolué et, putain, Tom Holland est encore meilleur que la fois d’avant. Je sais que je dis ça à chaque film et que personne ne sera surpris de découvrir mon amour pour l’acteur, mais il y a quelque chose de différent ici. On sent que Peter est devenu très bon dans ce qu’il fait, il a beaucoup plus d’assurance sous le masque et reste pourtant complètement vulnérable dès que MJ ou Ned entre dans l’équation. C’est probablement la version la plus adulte du personnage sans perdre ce qui rend ce Spider-Man aussi fun : il continue de parler trop, de sortir une vanne quand il est stressé et de gérer certaines situations de manière parfaitement débile. Bref, c’est toujours Peter, simplement quatre ans plus tard, et Tom Holland rend cette évolution très naturelle.

Plus tout à fait le même Peter

Il y a aussi une autre évolution, plus littérale, puisque l’ADN du personnage recommence à changer et c’est une idée que j’ai adorée. Pourquoi, effectivement, la morsure aurait-elle donné à Peter une série de pouvoirs fixes une fois pour toutes ? Les araignées évoluent, muent, leur corps change, alors pourquoi pas le sien ? Le film joue très bien avec cette idée et c’est encore mieux que ce soit MJ qui fasse une partie du rapprochement en lui expliquant comment ajuster son inhibiteur parce que, franchement, MJ est un génie.

Cela permet surtout de revenir à une vision plus biologique des pouvoirs de Spider-Man, avec un vrai aspect scientifique autour de ce qui s’exprime dans son corps et de la possibilité de contrôler cette évolution. Même le titre est évidemment bien trouvé : dans les comics, Brand New Day marquait déjà un nouveau départ pour Peter Parker après un énorme bouleversement de sa vie. Pas besoin d’adapter directement cette période pour que le clin d’œil fonctionne ici. Évidemment, on reste dans un Marvel et je ne vais pas vérifier la publication scientifique du protocole de Peter et MJ sur ce changement, mais j’aime quand le scénario essaie au moins de construire une logique plutôt que de sortir un nouveau sérum magique parce qu’il faut faire avancer l’intrigue. C’était bien expliqué, bien écrit, ça tombe au bon moment et la référence à « Peter n°2 » est efficace. J’aime voir la scène où Peter apprend à gérer ses nouveaux pouvoirs et la toile qui sort de son bras (pourquoi est-il si dégoûté de projeter du liquide blanc, même ?).

Un solitaire pas si seul

C’est aussi là que Banner devient beaucoup plus intéressant que je ne l’imaginais. J’avais un peu peur de voir Mark Ruffalo débarquer simplement parce qu’il fallait un gros personnage du MCU dans le film, mais son histoire fonctionne parfaitement en parallèle de celle de Peter : Bruce a passé des années à essayer de supprimer, contrôler puis accepter Hulk, alors que Peter découvre justement qu’il y a encore quelque chose en lui qu’il ne maîtrise pas complètement et qu’il souhaite supprimer – avant de l’accepter, merci MJ. J’aime beaucoup l’évolution de Banner depuis ses premières apparitions et le film laisse d’ailleurs quelques doutes intéressants sur la fin, que ce soit sur l’équilibre avec Hulk ou sur la manière dont certaines choses qu’on croyait réglées peuvent finalement revenir. Le MCU est parfois agaçant avec sa continuité, mais quand elle permet de prendre un personnage qu’on suit depuis quinze ans et de montrer réellement le chemin parcouru, je suis fan, bien sûr.

Au-delà de ça, le fait que Peter vienne le voir était parfaitement naturel, je trouve. Il m’a fait rire à se faire passer pour Ned, j’ai aimé le voir apprécié Bruce et passer de bons moments avec lui, tout en le challengeant. On nous dit bien, en revanche, que Peter fait peut-être de la merde à créer un inhibiteur qui peut bloquer toutes les mutations génétiques… juste avant d’introduire les X-Men dans le MCU ? Les intrigues sont écrites à l’envers, enfin !

Au-delà de Banner, Hulk revient vraiment, ce qui donne évidemment l’un des gros morceaux du film. Je pensais aimer le combat parce que bon, Spider-Man contre Hulk, difficile de ne pas vouloir voir ça, mais j’ai surtout aimé la manière dont Cretton le filme. Il avait déjà montré sur Shang-Chi qu’il savait faire de vraies chorégraphies et ça se sent énormément ici : les mouvements sont lisibles, Peter utilise son environnement et sa vitesse, on n’est pas juste devant deux personnages en CGI qui se frappent jusqu’à ce qu’un immeuble tombe – même s’il y a de ça aussi par moments, évidemment, c’est un Marvel.

Cela dit, Peter passe une grosse partie du film à se demander s’il est en train de devenir autre chose et s’il doit bloquer cette transformation, alors que la réponse est finalement beaucoup plus simple : ce n’est pas Peter OU Spider-Man. « I’m both », qu’il nous dit quand il comprend enfin qu’il peut accepter l’araignée en lui et que… Bon dieu, que j’ai eu l’impression d’être devant Buffy quand il arrête l’épée et nous sort sa réplique déjà culte. I mean…

Ici, ça fonctionne très bien avec Peter : il ne doit pas supprimer Spider-Man pour protéger Peter Parker, pas plus qu’il ne doit abandonner Peter pour devenir un meilleur héros. Il lui aura juste fallu quatre films pour comprendre ça et j’ai trouvé la scène hyper efficace, au point d’avoir réellement peur pour lui dans la foulée.

Bon, Frank aide bien à ce que tout parte en couille juste après et je suis plus partagé sur le Punisher que je ne pensais l’être. Jon Bernthal est toujours excellent, ce n’est clairement pas le problème, et j’aime beaucoup le principe de confronter Peter à quelqu’un qui a une vision totalement différente de la justice. Spider-Man veut sauver absolument tout le monde quand Frank considère que certains problèmes sont réglés beaucoup plus rapidement avec une balle, donc les mettre ensemble crée forcément des étincelles. Il y a des moments très drôles aussi, notamment Peter qui l’empêche de terminer « motherfucker », et la relation MJ/Frank est une excellente surprise. Je n’aurais jamais pensé avoir besoin de voir ces deux personnages discuter ensemble mais ça fonctionne hyper bien et leur humour est assez différent pour créer quelques scènes vraiment efficaces.

En revanche, leurs disputes finissent un peu par tourner en rond. On comprend très vite leurs positions respectives, pourtant le film rejoue plusieurs fois l’opposition entre Frank qui veut aller trop loin et Peter qui l’en empêche, et j’ai eu parfois l’impression que le Punisher imposait son propre ton au film. Ce n’est pas forcément mauvais, mais certaines scènes solo de Frank sont beaucoup moins bien. Jon Bernthal EST tellement ce personnage et, en même temps, j’ai parfois eu l’impression qu’il sonnait faux. Par contre, concernant Jean, désolé Peter mais j’étais parfois du côté de Frank.

Au départ, j’étais surtout à fond dans le mystère parce que j’ai vraiment cru qu’ils allaient nous sortir Mosaic. Je sais, personne ne connaît Mosaic à part moi (sauf si vous aviez lu mes articles dessus il y a… dix ans) et ça aurait probablement été le reveal le moins commercial de l’histoire des films Spider-Man, mais le personnage peut justement passer d’un hôte à l’autre, contrôler son corps et accéder à ses capacités et souvenirs, donc avec les possessions et ces gens qui semblent soudain ne plus être eux-mêmes, ça collait sacrément bien. J’aurais tellement kiffé que Marvel sorte un personnage aussi improbable de son chapeau. Bon, à la place, on a légèrement plus connu avec…

Jean Grey ?!

Et là, évidemment, j’ai adoré le reveal à m’en décrocher la mâchoire. Je ne savais même pas que Sadie Sink était dans le film, parce que vraiment, j’évite au maximum de me spoiler. La voir débarquer a été une grosse surprise. L’introduction d’une X-Men comme ça, sans prévenir ? J’adore !!

Sadie Sink est excellente et le film nous fait découvrir ce qu’elle peut faire avant de nous dire qui elle est, ce qui fonctionne parfaitement. Les gens figés donnent des images vraiment cool, les changements de comportement créent une ambiance presque inquiétante par moments et surtout tout ça permet de très bonnes chorégraphies avec les figurants. J’adore les scènes où Peter doit combattre plusieurs personnes contrôlées sans pouvoir simplement les défoncer puisqu’elles sont innocentes. Ça donne presque un côté arts martiaux à certains affrontements et, encore une fois, Cretton est vraiment à l’aise avec ce type de mise en scène.

Jean qui découvre progressivement ce qui lui est arrivé et qui finit par vraiment libérer ses pouvoirs, c’est également très chouette. Mais alors son origin story… quelle déception. Le personnage avait déjà dans les comics une histoire extrêmement forte : ses pouvoirs se manifestent enfant lors de la mort de son amie Annie Richardson, qu’elle ressent télépathiquement au moment où celle-ci meurt, ce qui explique ensuite une bonne partie de son traumatisme et de sa relation compliquée à ses propres capacités. Marvel rappelle encore cet événement comme le moment fondateur de l’éveil de Jean. Pourquoi changer ça au moment où on introduit enfin Jean Grey dans le MCU ? Je comprends l’envie de la raccrocher à Damage Control et de créer une histoire directement liée au film, mais on perd quand même énormément de ce qui faisait son origine.

Tout le passage sur Sara n’est pas raté pour autant. J’ai moins aimé les flashbacks, qui m’ont paru parfois un peu lourds alors que Sadie Sink n’a franchement pas besoin qu’on insiste autant pour faire passer une émotion, mais le reveal autour de V-Max en est rendu plus excellent. Pendant une partie du film, j’essayais évidemment de comprendre ce que ça pouvait être : une arme, un projet, un mutant qu’on connaît déjà sous un autre nom (Mystique ?), je ne sais quoi de suffisamment important pour justifier tout ce bordel… et la réalité est tellement plus cruelle. Ce ne sont que les lettres que Sara a vues avant de mourir. Le grand mystère autour duquel Jean construit sa recherche n’a pas de signification cachée et c’est justement ce qui rend la révélation aussi frustrante et terrible.

En revanche, je trouve le film beaucoup trop indulgent avec Jean ensuite. Oui, elle a vécu quelque chose d’atroce. Oui, ce que Damage Control fait est monstrueux et les expériences sur elle et Sara suffisent largement à expliquer sa rage. Mais expliquer n’est pas excuser, et Jean fait un paquet de choses absolument terrifiantes pendant le film. Elle possède des gens, leur impose ses actes, en traumatise probablement un nombre incalculable, met des dizaines de civils en danger et LIBÈRE HULK dans New York. C’est quand même un sacré niveau dans l’échelle du… ben je sais pas, en fait, du terrorisme ?

Et peu importe ce que les scénaristes racontent maintenant sur le fait qu’elle n’aurait « techniquement » tué personne : le type qui recule sur la route et se fait percuter par un camion est mort, par exemple. Désolé. On ne me fera pas croire qu’il s’est relevé après le plan pour rentrer chez lui, genre l’air de rien. Même en admettant que Marvel décide officiellement qu’il a miraculeusement survécu, ça ne change pas le nombre de traumatismes que Jean provoque tout autour d’elle. La mort de Sara permet de comprendre sa douleur, elle ne justifie pas tout ; et au risque de me répéter, quand Frank veut empêcher Peter de la libérer de Damage Control, eh bien je comprends complètement sa position. Je reste contre la peine de mort et la balle n’est peut-être pas la meilleure solution, d’accord, mais j’espère que vous voyez où je veux en venir.

Et ça continue, encore et encore

Le casting ne s’arrête pas là, en plus ! Damage Control n’aide évidemment pas à choisir son camp parce qu’il est impossible de leur faire confiance environ trente secondes après leur arrivée. C’est tellement prévisible que quelque chose va déraper avec eux que j’avais envie de dire à Peter d’aller fouiller les sous-sols avant même qu’une demi-heure de film soit passée. Tramell Tillman, quoi. Il maîtrise parfaitement le registre du double jeu et je ne peux pas lui faire confiance après Severance.

Au milieu de tout ça, je ne sais toujours pas trop quoi penser de Yelena. J’adore Florence Pugh, j’aime le personnage et je comprends l’intérêt d’expliquer où en sont les New Avengers, surtout après Thunderbolts*. La scène en visio est d’ailleurs efficace parce qu’elle permet de faire le point sans prendre vingt minutes et, contrairement à certaines apparitions MCU totalement gratuites, sa présence rappelle au moins que Peter évolue dans un univers où tout le monde continue d’avancer de son côté. Mais je l’ai trouvée un peu bizarrement intégrée, comme si le film ne savait pas toujours quoi faire d’elle une fois les informations données. Banner, Frank ou Jean ont tous une fonction évidente dans l’évolution de Peter, Yelena beaucoup moins.

Peter & MJ

Après, je ne vais pas trop me plaindre de certaines de ses scènes parce que, euh… ils savent VRAIMENT ce qu’ils font avec Tom Holland maintenant qu’il est adulte, pas vrai ? Je crois qu’on n’a jamais autant vu sa peau dans un Spider-Man ; le film s’en donne à cœur joie pour le déshabiller au maximum (enfin, toujours moins que Thor vous me direz). C’est cadeau, ça régale en 4K. Et comme je sais que vous êtes là pour vous rincer l’oeil parce que chaque fois, ce sont les articles sur la nudité et le sexe qui ramènent le plus de monde, vous voyez que je ne vous laisse pas repartir sans rien vous mettre sous la dent.

Bon, il n’y a pas que Tom, cependant. Zendaya est incroyable elle aussi et la relation entre les deux personnages fonctionne tellement bien que certaines scènes n’ont presque besoin de rien pour me rendre triste. Le film ne cherche pas à effacer le twist de la perte de mémoire de MJ, ce qui m’a rassuré. Ce serait tellement facile de faire revenir tous les souvenirs de MJ au bout de trente minutes et d’annuler immédiatement le sacrifice du film précédent, mais ils prennent heureusement une direction plus intéressante.

MJ n’est pas la même qu’avant parce qu’elle a vécu quatre années sans Peter. En même temps, quelque chose reste et c’est là que Zendaya gère vraiment bien. Il y a des réactions, des regards, des choses qu’elle semble reconnaître sans savoir pourquoi et nous, on voit évidemment tout dans les subtilités de son jeu (certains disent qu’elle est mauvaise actrice et je ne comprendrai jamais pourquoi). C’est triste de voir Peter aussi seul tout en étant physiquement entouré des gens qu’il aime.

Leur relation est super bien écrite parce qu’elle ne consiste pas à reconstruire artificiellement ce qui existait avant : Peter doit presque découvrir une nouvelle MJ qui est pourtant la même personne – sauf quand Jean la possède. Par contre, MJ qui ne hurle pas quand il la transporte dans New-York et Peter qui ne capte pas ? Sérieusement ?

Toutes les scènes entre Peter et MJ m’ont rendu fou. Quand il revient de sa première mission tout content de pouvoir lui annoncer qu’elle peut rentrer chez elle et qu’elle, elle a lu la lettre et demande à lui parler sans le masque ? De l’or en barre, tout simplement. C’était tellement, tellement bien !

Les retrouvailles

Ned fonctionne très bien lui aussi et je suis content qu’il ne soit pas juste devenu « l’ancien meilleur ami de Peter qu’on voit deux minutes ». Jacob Batalon retrouve instantanément cette espèce de naturel qui rendait leur duo aussi sympa et ça participe beaucoup à ce que raconte la fin. Pour moi, Ned se souvient très clairement de quelque chose. Le geste revient sans qu’il réfléchisse, comme si le sort pouvait effacer le souvenir de Peter sans réussir à supprimer complètement les réflexes construits pendant des années. J’adore cette idée de mémoire du corps, surtout parce que MJ semble elle aussi commencer à retrouver quelque chose après avoir été figée par Jean.

C’est là que Brand New Day réussit vraiment à prolonger No Way Home sans l’annuler. Le sort de Dr Strange avait toujours laissé un nombre incroyable de questions, j’en avais déjà parlé à l’époque parce que je ne comprenais pas comment MJ et Ned pouvaient se souvenir de leur vie au lycée sans Peter ou comment Happy pouvait connaître May sans savoir qui était son neveu. Le quatrième film ne règle pas tout, loin de là, mais j’aime énormément l’idée que le sort ne soit peut-être pas capable de détruire complètement ce que les gens ont ressenti. MJ et Ned ont oublié Peter Parker, mais des années de relations ne sont pas juste une liste d’informations que Strange peut effacer proprement d’un coup de baguette magique. Surtout qu’il n’a pas de baguette magique. Bref, vous me comprenez.

Les retrouvailles avec MJ et Ned sont géniales, à la fois quand Peter se présente comme Maynard et est clairement juste en manque de ses amis et quand il passe un aprèm avec eux en tant que Peter. D’ailleurs, la gaffe de MJ qui l’appelle Peter, c’est bien écrit, je trouve. C’est peut-être un peu gros qu’elle soit si rapidement familière avec lui, mais elle le cerne si bien en si peu de temps. Ai-je déjà dit que j’étais amoureux de MJ (et Zendaya) ? Non. Si, forcément. Autant que de Peter et Tom Holland. Quel couple agaçant de perfection !

Et tout ça fonctionne aussi et encore mieux parce que le film fait finalement beaucoup parler ses personnages de ce qu’ils ont perdu. Jean est entièrement guidée par la mort de Sara, Peter par May mais aussi par MJ et Ned qui sont toujours en vie et pourtant absents de sa vie, Banner a passé des années à essayer de se débarrasser de Hulk avant de comprendre qu’il devait vivre avec lui et Frank est évidemment défini par ses propres morts. Les flashbacks Jean/Sara m’ont moins touché, mais quand Peter utilise sa propre douleur pour essayer d’atteindre Jean, là, ça fonctionne. Faire revenir May quelques instants suffit évidemment à me toucher et je trouve ça assez beau que Peter sauve encore quelqu’un grâce à ce qu’elle lui a appris. Et puis le message du film gentiment écrit sur la tombe de May ? Aider quelqu’un, c’est aider tout le monde, c’est noté.

Une écriture si riche en détails !

C’est probablement pour ça que le film tient aussi bien malgré tout ce qu’il contient : la richesse et la qualité de l’écriture. Parce que sérieux, quand on fait la liste, c’est n’importe quoi : l’évolution des pouvoirs de Peter, Jean Grey, Damage Control, Hulk, Frank Castle, Yelena et les New Avengers, MJ, Ned, DeWolff, les conséquences du sort, les mutants, les expérimentations, tout un tas de combats et suffisamment de petites références Marvel pour que j’en aie probablement raté la moitié malgré deux visionnages. C’est pas de ma faute, la veste Leroy Merlin (non) du figurant m’a déconcentré en cours de route. C’est un sacré chantier, l’air de rien, j’ai cru que j’allais abandonner l’article franchement – contrairement au film qui est long, certes, mais qu’on ne sent pas passer tant que ça vu qu’il avance assez bien à chaque fois… tout en faisant passer son message.

Il y a en plus plein de petits gags et références qui fonctionnent sans qu’on nous les pointe du doigt pendant cinq minutes. Le Friendly Neighbor, les petits détails autour de Spider-Man, Star Wars avec Ned et sûrement un paquet de trucs que je n’ai toujours pas captés… c’est exactement ce que j’aime avec ces films. Je peux suivre l’histoire normalement et mon cerveau de geek est en parallèle occupé à chercher des conneries dans le décor ou des références à d’autres comics (eh, la fille aux mèches blanches dans le bus là, y a pas à nous faire ça si ce n’est pas Malicia). Michael Giacchino aide aussi énormément à retrouver immédiatement cette version de Spider-Man. Son thème musical est installé depuis tellement longtemps maintenant qu’il suffit de quelques notes pour que tout revienne (surtout que bon, j’ai l’habitude de l’entendre dans l’Avengers Campus de Disneyland aussi), et j’aime la manière dont la musique peut accompagner les grosses scènes sans oublier les passages beaucoup plus intimes avec Peter.

C’est amusant parce qu’au final, malgré tout ce que je viens d’écrire, je ne pense pas que Brand New Day soit le meilleur des quatre. No Way Home garde une place à part pour moi et je ne suis même pas sûr qu’un autre film Spider-Man pourra reproduire un jour ce que j’ai vécu devant. Il y avait le film, bien sûr, mais aussi Andrew Garfield, Tobey Maguire, Daredevil, les anciens méchants et une salle qui explosait à chaque nouvelle apparition. C’était une expérience collective autant qu’un film. Ici, même avec un succès encore plus énorme, l’ambiance était moins folle dans ma salle et le film lui-même est moins construit comme une succession de moments impossibles.

Mais qu’est-ce que c’est efficace ! J’ai adoré retrouver Tom Holland, Zendaya et Jacob Batalon, j’ai envie de revoir Sadie Sink en Jean Grey même si j’ai envie de gueuler sans fin sur ce qu’ils font de son histoire. Cretton réussit surtout à prendre tout le casting complètement dingue et à ne pas perdre Peter au milieu. J’ai ri, j’ai eu peur pour MJ, puis pour Peter, je me suis demandé pourquoi quelqu’un continuait volontairement à vivre à New York après tout ce qui arrive là-bas depuis quinze ans et j’ai cru pendant quelques minutes que Mosaic allait devenir une référence connue mondialement. On peut rêver.

Et après ?

La dernière partie m’a surtout donné énormément envie d’en voir plus. MJ semble commencer à se souvenir de Peter, Ned se rappelle très clairement quelque chose, au moins physiquement, et le sort de Strange paraît donc beaucoup moins définitif qu’on pouvait le penser. Il y a de quoi faire avec ça pendant plusieurs films et c’est aussi ce qui rend l’idée d’attendre encore quatre ans assez insupportable. Surtout que je veux aussi voir où Jean va aller, ce que Damage Control prépare, ce qu’il advient de Banner et comment Peter va gérer ses nouveaux pouvoirs une fois le chaos immédiat terminé.

Et puis… cette scène après le générique. Je dois quand même parler de tous les gens qui sont sortis avant parce que ça me frustre toujours autant, surtout que les plans de New York pendant le générique étaient très sympas. Vous avez regardé un Marvel, vous savez très bien qu’il y a potentiellement quelque chose après, pourquoi partir maintenant ? Bon, pour le coup, j’avoue qu’ils n’ont peut-être rien perdu d’indispensable parce que j’étais moi-même un peu dégoûté après avoir attendu aussi longtemps pour… ça. Le Spider-Tracker, l’espace et une nouvelle promesse que Spider-Man reviendra, super.

J’espérais au minimum avoir une confirmation du prochain film où Peter apparaîtrait et, évidemment, je vais immédiatement me contredire parce que j’espère aussi très fort que ce soit Avengers: Doomsday sans qu’on me le dise avant. J’aimerais tellement avoir une vraie surprise et voir Tom Holland apparaître dans le film sans avoir eu six mois d’annonces, de bande-annonce et de photos de tournage avant. On verra, je vais en tout cas continuer d’essayer de garder un maximum de surprises, comme d’habitude et comme avec ce film.

Voilà, j’ai déjà revu le film, j’ai réussi à écrire un article gigantesque dessus et j’ai encore l’impression de ne pas avoir parlé de tout. Je crois que ça dit assez bien à quel point j’ai aimé. Vivement Doomsday maintenant. Et avant ça, vivement VisionQuest (oui, je vais aussi faire un article sur la D23 à un moment… à dans deux semaines et demie, hein).

13 Reasons Why, The Magicians, The Outpost, mais pas Paradise : vous avez cherché, je vous réponds… #1

Salut les sériephiles,

Il y a quelques années, je faisais chaque semaine un tour dans les stats du blog pour proposer ensuite un article faisant un récap de tout ça. Une de mes rubriques préférées consistait alors à découvrir quels mots-clés avaient été utilisés pour arriver sur le blog. Je continue donc de le faire.

Comment arrivez-vous sur le blog ? Parfois, c’est logique. Souvent, c’est par questions incongrues. Et quelques fois, c’est même tellement lunaire que ça en devient drôle… ou un peu trop -18. Bref, petit florilège de mes clics préférés ayant mené au blog depuis les moteurs de recherche ce mois-ci. Vous êtes prévenus : vous avez cherché, je vous réponds.

13 reasons why meilleures saisons

Bonne nouvelle ! Google me noie un peu dans les résultats quand je tape ça dans son moteur de recherche, mais il dirige vers le bon article : celui-ci. Parce que oui, il y a une réponse absolument évidente : la première, au singulier. Je ne comprends pas trop pourquoi la personne qui a cherché ça a espéré que ça se mette au pluriel, parce que nope, la série n’est vraiment pas si exceptionnelle ! La saison 1, en 2017, avait toutefois réussi à m’embarquer – et la série est aussi à l’origine du podcast, donc je ne peux pas trop cracher dessus non plus.

the magicians alice dans la saison 02 elle couche avec quentin?

Voilà une question drôlement spécifique qui me fait me demander très fortement pour quelle raison quelqu’un a bien pu chercher ça. Le concept, c’est toutefois que je réponds aux questions qu’on me pose alors euh… Spoiler alert ? C’est bon, vous êtes parti(e)s si vous ne voulez pas la réponse ? Les moteurs de recherche dirigent assez justement vers ma page résumant les épisodes de la saison 2. On y trouve la réponse tant convoitée : bien sûr qu’elle couche avec. Petit coup de cœur pour la citation retenue de l’épisode 6 : « You and Alice had sex to Cirque du Soleil? ». Vraiment, cette série est géniale et je devrais la revoir à nouveau. Après, calmez vos ardeurs, ce n’est pas une série porno, hein, on ne voit rien. Regardez The Magicians quand même, elle vaut tellement le détour !  

the outpost talon fin

En tapant ça dans un moteur de recherche, on tombe sur l’article « Comment ça, The Outpost est annulée ? ». Il y a donc une fin, certes, mais est-ce que la série a une fin qui boucle toutes ses intrigues ? Oui… Et en même temps, j’aurais quand même voulu une saison supplémentaire ! Je suis fasciné de voir qu’elle attire encore beaucoup de lecteurs sur le blog. J’ai l’impression que personne ne la regarde, que personne ne m’en a jamais vraiment parlé (à part Frankie), et pourtant, The Outpost continue d’obtenir de jolies statistiques sur le blog. Quant à savoir ce qu’il se passe à la fin, ne vous inquiétez pas, tout est détaillé dans ma critique du dernier épisode.

paradiste luste ep 04

Allez, un dernier pour la route histoire de ne pas avoir menti quand je vous parle de « -18 ». Si les moteurs de recherche redirigent gentiment vers une critique d’épisode de mon blog en analysant ça comme « Paradise liste épisode 4 », la réalité est toute autre et va vous rappeler l’importance de bien écrire les mots dans vos moteurs de recherche. Je trouvais ça étonnant ce « luste », alors par curiosité, j’ai tapé « lust » à la place. Ah oui, la luxure était un bon instinct pour comprendre que l’idée était en fait de trouver un épisode d’une série pornographique. Je n’ai pas poussé mes investigations plus loin, merci bien, mais ayons une pensée pour la pauvre personne qui a fini sur mon blog à la place de son site porno préféré…

Voilà pour cette première salve des requêtes improbables menant au blog ! J’essaierai de penser régulièrement à faire un tour dans les stats et vous proposer des articles, parce que ça ne me déçoit jamais… et parce que c’était sympathique de repenser à The Outpost pour une fois.

Bonne cinquième canicule à vous !

PS : si vous aussi vous tombez sur le blog de manière saugrenue, n’hésitez pas à me le dire en commentaire, c’est vraiment l’un des meilleurs aspects de ma vie de bloggeur.

Pourquoi faut-il laisser trois épisodes à une série pour nous convaincre ?

Salut les sériephiles,

Vous le savez, il y a une règle que j’applique plus ou moins depuis des années quand je commence une série : essayer de lui laisser trois épisodes avant de décider si je continue ou non. Je dis « plus ou moins » parce que je suis comme tout le monde, c’est-à-dire plein de grands principes que je ne respecte pas toujours. Il y a des séries qui m’épuisent dès les dix premières minutes, des pilots qui sentent tellement mauvais que je sais déjà que je ne vais jamais revenir, et des soirées où je n’ai juste pas l’énergie de donner sa chance à quoi que ce soit. On appelle ça la vie adulte, je crois.

Pourtant, dans l’idée, je trouve que les trois épisodes restent un bon repère. Un premier épisode doit accrocher. Un deuxième peut confirmer ou montrer que ça manque de perspective. Par contre, si au bout de trois épisodes, je n’ai toujours aucune curiosité, aucune envie, aucun personnage auquel m’accrocher et aucune intrigue qui me donne envie de cliquer sur « épisode suivant », bon, c’est peut-être qu’il est temps de passer à autre chose. Je ne le fais pas toujours pour autant.

À une époque où les plateformes nous balancent cinquante nouveautés par semaine et où tout le monde semble attendre qu’une série soit géniale immédiatement, c’est un peu ironique. C’est un peu truqué aussi : Netflix adore finir le troisième épisode de ses saisons par un énorme cliffhanger. Ils savent qu’on fait facilement et naturellement une pause après trois épisodes. Alors ils font en sorte qu’on enchaîne, il y a tout un algorithme derrière le scénario et on le voit tellement que ça m’agace au point de ne plus accrocher à l’écriture Netflix – surtout que du coup ça manque de rythme avant l’épisode 4 maintenant.

Le problème avec les séries, c’est qu’un premier épisode ne peut pas tout faire. J’en parlais déjà dans un précédent article, mais maintenant que j’écris, ça me paraît encore plus évident. Certaines séries y arrivent avec une facilité indécente, et c’est généralement là qu’on comprend qu’on tient quelque chose de spécial. D’autres ont besoin d’un peu plus de place. Ce n’est pas forcément un défaut.

Voir aussi : La règle des trois épisodes (de retard)

Prenez The Good Place, par exemple. La série a la chance d’avoir un concept immédiatement lisible, une héroïne efficace et un univers qui fonctionne très vite. Pour autant, ce n’est pas seulement le pilot qui fait tout. Ce sont les épisodes suivants qui permettent de comprendre le rythme, les personnages secondaires, la logique absurde de cet au-delà et la manière dont la série va transformer une idée simple en machine à surprises. Le premier épisode est très bon, évidemment, mais c’est en enchaînant un peu qu’on comprend vraiment ce que la série peut devenir. Et encore, à ce moment-là, on est très loin d’imaginer tout ce qu’elle fera ensuite.

À l’inverse, il y a des séries qui commencent de manière beaucoup plus bancale, mais qui trouvent leur vitesse de croisière après quelques épisodes. Je repense à Wolf Pack, que je n’ai absolument pas trouvée incroyable, loin de là, mais dont le troisième épisode permettait déjà de mieux voir ce que la série voulait être. Ce n’était pas devenu un chef-d’œuvre, hein, mais au bout de trois épisodes, je savais davantage à quoi m’attendre : un simple guilty pleasure d’urban fantasy comme ils ne savent plus en faire…

Et c’est peut-être ça, le plus important dans cette règle des trois épisodes : elle oblige à distinguer la série qu’on voulait voir de la série qu’on a réellement sous les yeux. Ce n’est pas toujours agréable. On lance une nouveauté avec des attentes, un casting, une affiche, une bande-annonce, un nom de créateur, une promesse marketing plus ou moins honnête. Puis le premier épisode arrive et il y a souvent un décalage. Le deuxième épisode sert alors à vérifier si le décalage était accidentel ou volontaire. Le troisième commence à répondre à la vraie question : est-ce que j’ai envie de continuer cette histoire-là, pas celle que j’avais imaginée ?

C’est encore plus vrai pour les séries à mystère ou les séries avec un univers un peu particulier. Orphan Black n’a pas seulement besoin de sa scène d’ouverture géniale pour fonctionner. Elle a besoin qu’on comprenne les secrets qu’elle recèle et ce vers quoi elle se dirige… Les clones, déjà : il faut arriver tard dans la série pour tout savoir. Franchement, ça fonctionne pour la plupart des séries. Je parlais de double épisode la dernière fois, et ce n’est qu’au troisième qu’on sait ce qui nous attend : pour reprendre l’exemple de Buffy contre les vampires, ce n’est pas seulement un concept cool de lycéenne qui tue des vampires. C’est une série qui installe un groupe, un lycée, une ville, des règles, un ton, une mythologie. C’est au troisième épisode qu’on a une bonne idée de ce que sera la série – et il n’y a pas de vampire dans cet épisode.

Il y a aussi une autre raison pour laquelle j’aime bien attendre trois épisodes : c’est souvent dans un troisième épisode que les personnages secondaires commencent à exister autrement que comme des fonctions. Le meilleur ami n’est plus seulement « le meilleur ami ». Le mentor n’est plus seulement « le mentor ». Le lieu principal cesse d’être un décor. Les détails posés au début commencent à trouver un début d’écho.

Vous me voyez venir, peut-être, mais c’est un peu ce qu’il s’est passé avec Sauveurs de rêves. Le premier épisode, « L’Éveil », devait faire entrer Chris dans l’histoire. Il fallait poser son cauchemar, l’étrangeté de ce qu’il vivait, l’arrivée d’Allyriane et d’Elisabeth, puis cette proposition impossible à croire au réveil. Le deuxième épisode, « Tempête », devait lui faire comprendre plus concrètement ce que la Fondation attendait de lui. Là, il n’était plus seulement question de se demander si tout ça était réel ou non, mais bien de voir ce que cela impliquait d’entrer dans les rêves pour empêcher des cauchemars de tuer.

Et le troisième épisode, justement, c’est « Le Lobby ». Il est disponible depuis hier sur Amazon et, sans surprise vu le sujet de cet article, il a pour moi une place un peu particulière. C’est l’épisode où l’on peut commencer à voir plus clairement la série que j’ai envie de raconter. Après la découverte et après la première vraie mission, il fallait revenir à la Forteresse, élargir un peu le décor et surtout laisser Chris croiser davantage de personnages.

Alors non, il ne faut pas toujours laisser trois épisodes à toutes les séries. Si une série vous insupporte vraiment au bout de vingt minutes, personne ne viendra vous arrêter parce que vous avez osé abandonner. En revanche, quand quelque chose vous intrigue malgré quelques maladresses, quand vous sentez un potentiel sans être encore convaincus, quand un univers semble avoir besoin d’un peu d’air pour respirer, trois épisodes me paraissent encore être un délai raisonnable avant de rendre le verdict.

Et si vous appliquez cette règle à Sauveurs de rêves, eh bien, l’épisode 3 est là. Le Lobby est disponible sur Amazon à moins d’un euro, comme les deux premiers. Si vous avez déjà lu L’Éveil et Tempête, merci beaucoup, vraiment. J’espère que ce troisième épisode vous donnera envie de rester encore un peu dans les couloirs de la Fondation. Si vous n’avez pas encore commencé, vous savez ce qu’il vous reste à faire : trois épisodes, donc. Ce n’est pas si long. En temps de lecture, ça fait à peu près une soirée de séries. Et comme sur Netflix, vous aurez droit à un cliffhanger pour vous donner envie de lire l’épisode 4.

Bonne lecture… ou bonne série, d’accord !