Salut les sériephiles,
Ça fait quoi, deux ans ? Trois ? … Quatre, peut-être ? Non, quand même pas, là, je commence à exagérer, mais franchement la série The Mandalorian a proposé sa saison 3 dans ce qui me semble être une autre vie. Trois ans, c’est rien ? Il y a suffisamment de temps en tout cas pour que j’ai l’impression de ne me souvenir de rien, à commencer par trois quarts des noms propres et probablement 90% des subtilités politiques autour du… Euh… Sabre Noir ?
Heureusement, il y a Grogu. Lui, on ne l’oublie pas trop. Il est mignon, on voit sa tronche partout à Disneyland et je n’arrête pas de le manger. En burger, hein. Il y a d’abord eu le burger de Disneyland à l’occasion du 4 mai, puis j’ai fini par craquer et faire un tour à Burger King (en vrai, c’était une bonne option sur une journée loin de chez moi) où, à deux, nous avons évidemment récolté les deux mugs.
Il y avait un peu trop d’ail à mon goût, mais gros coup de cœur quand même pour le burger Mando, c’est pas impossible, si je repasse devant un Burger King, que je m’arrête pour m’en racheter un… même si c’est un peu con de devoir repayer le mug à chaque fois, parce que même s’ils sont superbes, bon, je ne vois pas trop quoi faire des doublons (déjà que je ne m’en sers que comme décoration pour l’instant).




Oui, la présentation fait pas rêver, on est dans un fast-food, mais le coup de cœur a même été suffisant pour que j’y retourne ensuite histoire d’aller récupérer quelques goodies du menu enfant. Le puzzle, c’est fun, la casquette mériterait d’être proposée en taille adulte pour tous les adultes qui sont restés des enfants et Burger King a peut-être quand même gagné un client ou deux dans l’opération.

Promis, mon article n’est pas sponso pour autant… C’est juste un marketing efficace quand on n’est pas un fan absolu de Star Wars. Ce qui, rappelons-le, est mon cas à la base. Cela dit, cet article ressemble un peu trop à un encart pub, il est peut-être temps d’entrer dans le vif du sujet :
Un bon gros recap de la série.
Avec la sortie de The Mandalorian and Grogu le 20 mai, il est en effet temps de se rafraîchir un peu la mémoire, surtout que je compte aller voir le film à la première séance possible pour éviter les spoilers. Bien sûr, ça signifie aussi sans avoir vu la bande-annonce, sans avoir lu le résumé, sans avoir ouvert la moindre théorie, bref, vous me connaissez, j’en suis au stade où je ferme les yeux et me bouche les oreilles au ciné.
Saison 1
Au départ, The Mandalorian, c’est l’histoire de Din Djarin, un chasseur de primes solitaire qui traverse les territoires pas vraiment contrôlés par la Nouvelle République. En gros, un western spatial, et j’aime bien le vendre comme ça en précisant que si c’est un genre qui fait envie, alors mieux vaut regarder Firefly.
Ouais, pardon mais j’ai eu un peu trop de mal à entrer dedans au tout début pour la vendre avec enthousiasme, Grogu ou pas. La saison 1 était belle, très belle même, mais elle donnait aussi l’impression d’être un long film étiré sans raison en épisodes, avec beaucoup d’exposition et pas toujours énormément de dialogues. Disons que Mando n’est pas le personnage le plus bavard de l’univers, ce qui est pratique quand on porte un casque, mais qui est vite chiant quand il passe la moitié de l’épisode à marcher en silence d’un point A à un point B, sans vrai enjeu.
En cherchant bien, on en trouve un peu avec “l’Enfant”, que tout le monde continue aujourd’hui de surnommer Baby Yoda même si on sait enfin son vrai nom : Grogu. La mission de Mando (pas de jaloux pour les surnoms) devait être simple : récupérer la cible (Grogu), la livrer, toucher la récompense. Sauf qu’il fallait bien que notre chasseur de primes ait un cœur quelque part sous l’armure, et Din finit par trahir ses employeurs pour protéger ce petit être beaucoup trop mignon, mais aussi beaucoup trop puissant. En gros.
La saison 1 pose donc les bases : Din Djarin n’est pas seulement un homme en armure qui accepte des contrats, c’est un homme en armure qui se retrouve à devoir protéger un enfant. En fin de saison 1, Din reçoit enfin un objectif clair : retrouver les semblables de Grogu pour le ramener auprès des siens. Enfin, un objectif. Il était temps.
Saison 2
Ainsi, la saison 2 fonctionne beaucoup mieux pour moi, justement parce qu’elle transforme tout ce qui ressemblait à une longue introduction en vraie aventure. Les épisodes restent souvent indépendants, mais l’intrigue avance davantage, les dialogues existent un peu plus, Din devient plus attachant et Grogu continue à faire n’importe quoi avec l’innocence d’un bébé capable de déplacer des objets avec la Force. Baby Yoda est mal élevé, clairement, mais bon, il est mignon, alors on lui pardonne en rigolant et voilà.
La saison 2 permet aussi d’agrandir l’univers. Din croise d’autres Mandaloriens, et comprend que son credo (This is the waaay) n’est pas forcément la seule manière d’être mandalorien. La série devient plus riche, plus rythmée, plus connectée aussi à l’univers Star Wars, pour le meilleur et parfois pour le “ah oui, là, il faut avoir les références et je ne comprends rien, mais OK, d’accord”.
Le point culminant, évidemment, c’est la séparation entre Din et Grogu à la fin de la saison 2. Din accepte de retirer son casque pour lui dire au revoir, ce qui est quand même énorme pour lui, et Grogu part avec Luke Skywalker (rien que ça ! Les effets spéciaux ensuite étaient si dingues qu’il a fallu que j’en écrive un article) pour être formé. Le genre de fin qui donne l’impression qu’une page se tourne vraiment.
Sauf que non.
Entre la saison 2 et la saison 3, il y a eu la saison 1 de The Book of Boba Fett. Et si vous n’avez pas vu The Book of Boba Fett, eh bien, tant pis pour vous, apparemment, parce qu’une partie importante de l’intrigue de The Mandalorian s’y déroule. La saison est bien sûr critiquée sur le blog, mais en bref, Grogu choisit finalement de revenir auprès de Din plutôt que de poursuivre son entraînement avec Luke, ce qui explique pourquoi il est de retour dès le début de la saison 3.
C’est tout de même un choix narratif assez fou : séparer les deux personnages dans un final de saison très marquant, puis régler leur réunion dans une autre série. J’ai encore du mal à savoir si c’est brillant, idiot ou juste très Disney+. J’ai tendance à penser que c’est idiot, je crois.
Saison 3
La saison 3 démarre donc avec Din et Grogu déjà réunis, sans explication pour qui n’a pas tout suivi à l’univers Star Wars étendu. Din, lui, a un nouveau problème : il n’est plus considéré comme un vrai Mandalorien parce qu’il a retiré son casque. Pour obtenir sa rédemption, il doit se rendre dans les eaux vivantes des mines de Mandalore. Oui, oui, il doit aller se baigner sur une planète supposée détruite pour retrouver le droit de porter un casque à vie. C’est qu’il faut se faire chier pour rester dans une secte, dis donc.
J’ai l’air de me moquer ? En vrai, cette saison 3 développe beaucoup Mandalore, Bo-Katan, les différents clans mandaloriens, leur histoire, leurs tensions, leur volonté de reconquérir leur planète… Et ça m’a plutôt plu. Sur le papier, il y a plein de bonnes idées. En pratique, j’ai souvent eu l’impression que la série ne savait pas totalement ce qu’elle voulait raconter, mais au moins je ne m’ennuyais pas.
Après, l’intrigue se déplace vers Bo-Katan et la réunification des Mandaloriens et ce n’est pas toujours ce que j’attendais d’une série supposée être centrée sur The Mandalorian.
Après, il n’y a pas que Din qui fasse la série. Il faut dire aussi qu’il y a un antagoniste central que je n’ai pas encore cité : Moff Gideon. Ancien officier impérial très intéressé par Grogu dès le départ, il passe son temps à revenir alors qu’on le croit plus ou moins hors jeu, avec toujours un nouveau plan derrière la tête et une armée de soldats encore plus menaçants que les précédents.
C’est aussi lui qui récupère le Sabre Noir pendant un temps. Cette arme très particulière, créée par le premier Mandalorien Jedi, représente en gros le pouvoir sur Mandalore : celui qui le possède peut prétendre diriger les différents clans. Le problème, évidemment, c’est que personne n’est jamais d’accord sur la manière de l’obtenir ou sur qui mérite réellement de le porter.
Din récupère donc le sabre un peu malgré lui après son combat contre Moff Gideon, ce qui crée immédiatement des tensions avec Bo-Katan, qui espérait le récupérer pour réunifier Mandalore. Et honnêtement, c’est aussi à partir de là que la série devient parfois beaucoup plus centrée sur la politique mandalorienne. Beaucoup trop ? En vrai, l’Empire est peut-être officiellement tombé, mais ses restes continuent de pourrir la galaxie un peu partout, et il me manque parfois des réf.
Du coup, la fin de saison enchaîne beaucoup d’action, de beaux plans, des Mandaloriens qui tombent du ciel, Grogu qui fait de son mieux, Din qui se bat comme il peut et Bo-Katan qui assume son rôle… C’est spectaculaire, c’est efficace, c’est parfois très beau, mais ça va vite. Trop vite, même, pour tout capter.
Comme dirait l’autre :
Et maintenant?
Au bout du compte, Mandalore est reconquise, Gideon est vaincu, les Mandaloriens peuvent commencer à reconstruire quelque chose et… Din adopte officiellement Grogu. C’est la fête, yeah, Grogu devient Din Grogu. Bon, le nom sonne moins bien que Baby Yoda, je sais… Din accepte ensuite de travailler plus ou moins pour la Nouvelle République, avec l’idée de traquer les restes de l’Empire, et il s’installe avec Grogu dans une petite maison sur Nevarro.
Voilà donc où on en est avant le film : Din Djarin est redevenu Mandalorien, Grogu est officiellement son fils/apprenti/mini colocataire capable de faire des bêtises avec la Force, Mandalore n’est plus seulement une planète morte à reconstruire et les restes de l’Empire sont encore assez présents pour fournir du travail à tout le monde.
En gros (c’est le dernier de l’article promis !), tout est prêt pour retrouver Din et Grogu dans une nouvelle aventure. Après, si le film décide de m’expliquer pendant deux heures les subtilités administratives de la reconstruction de Mandalore comme la série a parfois su le faire quand elle dérivait, je vais pleurer, même si c’est de bonne guerre (des étoiles). Verdict mercredi, je suppose !
Mise à jour : Le film est sorti, le résumé et ma critique sont dispo sur le blog
The Mandalorian & Grogu : une saison bâclée, mais pas un bon film
Salut les sériephiles, Si on m’avait dit qu’un jour, je ferai une des fameuses séances de 9h à Châtelet, je ne l’aurais probablement pas cru. Si en plus on m’avait dit que ce serait pour un film qui a officiellement Star Wars dans le nom, j’aurais probablement ri. Et pourtant, c’est bien ce qui m’est…



Pourquoi ça ne choque personne que Jacob sorte d’une cheminée fonctionnant à la poudre de cheminette après avoir utilisé un portoloin en disant qu’il est habitué ? WTF.
Cela donne l’impression qu’elle et Dumbledore font partie des murs, et qu’il n’y a pas d’autres professeurs (Flitwick est pourtant plus vieux ?). Le pire de tout ? J’avais déjà tiqué à la fin du deux, mais là, on a quand même Jacob qui ENTRE à l’intérieur de Poudlard et parle aux élèves. Un moldu dans Poudlard ? Faudrait voir à pas abuser peut-être. J’imagine d’ici l’AVC d’Hermione si elle savait que JK Rowling trouve ça normal de nous montrer des personnages qui transplanent et des moldus dans Poudlard. Peut-on fournir un exemplaire de L’histoire de la magie à Rowling svp ? Parce que là, ce n’est plus une extension de l’univers, c’est une contradiction de l’univers.
– Après, ce n’est rien à côté de Dumbledore ! On nous révèle ici qu’une créature magique l’a désigné comme un leader naturel pour le monde de la magie. C’est une créature rare et ça paraît un accomplissement suffisamment incroyable – surtout que retransmis à travers le monde ?? – pour figurer, au hasard, sur sa carte Chocogrenouille ? Ce sont des détails bien sûr, mais c’est frustrant.
– Jacob et Queenie se marient à la fin du film. C’est une scène mignonne et tout, je ne dis pas, mais c’est illégal ? Il aurait été bon de consacrer au moins une réplique pour nous expliquer comment le mariage était finalement possible aux Etats-Unis entre un No-Maj et une sorcière. Puis, Tina a toujours été présentée comme contre l’union de sa sœur à Jacob, mais là, elle débarque toute souriante au mariage ?
– Plus de Tina ? Autant je ne suis pas pour le fait d’avoir des personnages exploités quand ils ne servent à rien, autant j’aurais aimé la voir un peu plus que trente secondes. L’excuse trouvée pour justifier au départ du film fonctionnait bien, mais bon, pour le reste… J’ai trouvé quelque peu abusé le fait qu’on puisse la voir observer la cérémonie politique sans pour autant s’en mêler. La voir débarquer avec la valise pendant la cérémonie aurait été bien plus fort comme image, et je ne peux m’empêcher de penser que ça a été envisagé un moment vu le montage qui est fait. L’actrice aurait eu un Covid assez violent, peut-être que tout s’explique.
– Le pacte du sang est brisé, mais l’explication me paraît assez fade. Cela n’aurait pris qu’une ligne de nous dire qu’il s’est brisé parce que Grindelwald s’attaquait au sang de Dumbledore. De toute manière, le fonctionnement du pacte reste trop flou : il s’attaque au bras de Dumbledore parce qu’il l’a sur lui… mais qu’en est-il de Grindelwald quand c’est comme ça ? Non, parce que bon, envoyer Credence tuer Dumbledore, c’est déjà vouloir s’attaquer à celui-ci, non ?
– La musique est parfaitement exploitée tout au long du film et, bon, entendre les thèmes des Harry Potter quand on revient à Poudlard, ça fonctionne toujours aussi bien. Revenir à Poudlard aussi (dire que j’ai marché dans cette Grande Salle !). Ceci étant dit, c’est bien la seule réussite technique du film : pour tout le reste, on est sur un film assez peu ambitieux dans les techniques filmiques.
Cela le rend beaucoup plus agréable à regarder.

Cela nous montre aussi que Dumbledore est vraiment cinglé à laisser un Moldu prendre tant de risques.
On note aussi qu’ils s’inscrivent bien dans un contexte historique compliqué, car on s’approche de plus en plus de la seconde guerre mondiale (prévue pour être la conclusion de la saga, avec Grindelwald arrêté en 45 par Dumbledore dans les livres – mais eh, faut se détacher des livres parait-il !).
Et là, ça commence à blesser. Alors que les films devaient sortir à deux ans d’écart, cela fait quasiment quatre ans que
– Newt/Norbert est magizoologiste, c’est-à-dire qu’il s’occupe d’animaux fantastiques, les étudie et écrit des livres sur eux. Il s’est fait une bonne réputation grâce à son dernier bouquin. Proche de Dumbledore, il est embarqué par celui-ci dans une mission qui le rapproche sans cesse de la lutte contre Grindelwald. Il emmène avec lui ses animaux fantastiques dans sa valise magique qui ne le quitte jamais, à commencer par le Niffleur (un animal attiré par l’or) et Pickett (un Botruc, sorte de brindille connue pour être capable de crocheter les serrures)… mais il embarque aussi parfois son frère, Thésée/Theseus, avec qui il a une relation complexe (on en reparle plus bas), et Jacob, son… meilleur ami ?
Parmi ceux-ci, il y a Credence/Croyance.
Credence était également proche de Tina, qui l’avait pris en affection lorsqu’il était dans un orphelinat anti-sorciers… Mais bon, ça n’aura pas tellement pas d’impact pour la suite.
J’y ajoute tout de même le mystère qui était au cœur du deux : celui de la famille Lestrange. Leta Lestrange, grand-tante (par alliance) de Bellatrix (Black, avant de se marier à un Lestrange), mais surtout amour de jeunesse de Newt et fiancée de Thésée (je vous avais bien dit qu’ils avaient une relation complexe un peu), a ainsi révélé qu’elle avait tué par accident son frère, Corvus, en l’échangeant dans un bateau en direction des Etats-Unis avec… Credence. Oui, un Dumbledore et un Lestrange auraient dû arriver le même jour aux Etats-Unis, croyez-y ou non.
Son grand demi-frère, Yusuf Kama, semble la croire et comprend qu’il ne peut plus venger sa mère en tuant Corvus (pour blesser son père). Leta, elle, se sacrifie pour permettre à Newt et Thésée de s’enfuir face à Grindelwald, leur adressant un dernier « Je t’aime » (mais à qui parlait-elle ? Mystère).
D’autres choses pourraient aussi être ajoutées à ce résumé, notamment en ce qui concerne les livres et l’histoire familiale de Dumbledore qui a aussi une sœur, Ariana, morte très jeune… mais c’est réexpliqué dans le film, ne vous inquiétez pas, et je trouve que cet article est déjà bien long !
Salut les cinéphiles,