Bingewatcher The Good Wife (S01)

Salut les sériephiles,

Il y a des séries qu’on sait qu’on regardera un jour sans jamais vraiment trouver le bon moment et j’en ai une liste longue comme le bras. The Good Wife faisait clairement partie de celles-là pour moi. Elle est disponible sur Prime Video, ça faisait des années que je savais avoir envie de la voir et il aura finalement suffi que la plateforme lance le premier épisode avec son algorithme de lecture automatique pour que je m’y mette. Vingt-trois épisodes plus tard, me voilà donc à publier un article sur une série diffusée en 2009. Tout va bien.

Ça raconte quoi ?

Pour ceux qui seraient passés à côté eux aussi, The Good Wife suit Alicia Florrick, épouse d’un procureur de Chicago que l’on découvre en plein scandale politique et sexuel. Après treize années passées loin des tribunaux, elle reprend son métier d’avocate pour faire vivre ses deux enfants, tout en restant mariée à un homme qui tente, depuis sa prison, de prouver qu’il a été victime d’un complot. Chaque épisode apporte donc son affaire judiciaire, tandis que la série déroule en parallèle un fil rouge sur les conséquences du scandale, les intrigues politiques et tout ce qui se joue au cabinet.

Et comme toute bonne série, c’est sacrément addictif.

Pourquoi avoir attendu aussi longtemps ?

À l’origine, The Good Wife ne me tentait absolument pas. Je crois même que les affiches avaient leur part de responsabilité : ironique pour une série qui allait s’avérer aussi intéressante dans son écriture des femmes, mais son actrice principale qui nous montre ses jambes (l’affiche ci-contre, littéralement) n’était visiblement pas la meilleure manière de me vendre le programme. Je me souviens tellement d’avoir des magazines avec ce visuel…

Quand, quelques années après, j’ai commencé à entendre beaucoup de bien de la série, le problème était devenu tout autre : je regardais déjà Suits. Deux séries judiciaires en même temps, c’était trop. C’est idiot, je sais, et c’est une excuse un peu conne car j’ai bien regardé How to get away with murder. Cela dit, c’est un peu la même raison qui fait que j’ai regardé finalement assez peu d’autres séries médicales depuis Grey’s Anatomy : quand j’ai déjà ma dose d’un genre, j’ai tendance à ne pas aller voir ailleurs, quitte à passer à côté de pépites comme The Good Wife. Oui, parce que si j’écris cet article, c’est que j’ai adoré.

Alicia Florrick est une sacrée bonne héroïne

Je comprends évidemment pourquoi la série a fonctionné aussi bien. Alicia n’a peut-être pas immédiatement l’aura incroyable que pouvait avoir une Olivia Pope dans Scandal, mais c’est justement son mélange de forces, de faiblesses et d’hésitations qui la rend rapidement attachante.

Le choix de la faire rester avec Peter après tout ce qu’il lui a fait subir est particulièrement risqué, mais ça rend la série fascinante et plus adulte. La série aurait facilement pu transformer son histoire en grande émancipation spectaculaire avec divorce, nouvelle vie et grand discours dès le pilote… Si on était sur ABC.

Sur CBS, on choisit quelque chose de beaucoup plus compliqué et, franchement, ça fonctionne. Alicia peut être excellente au tribunal, complètement perdue dans sa vie personnelle, étonnamment pédagogue avec ses enfants puis faire un choix qui me donne envie de lui demander ce qui lui passe par la tête.

Autour d’elle, le casting est tout aussi efficace. Peter m’agace énormément parce que la série ne cherche heureusement jamais à faire de lui un homme parfait : il est peut-être victime d’un complot, mais il reste coupable de beaucoup de choses. En vrai, Will m’intéresse davantage par son ambivalence. Alicia l’adore et les premiers épisodes nous le présentent justement comme l’homme parfait, avant que les avertissements sur ses méthodes et son passé commencent à s’accumuler. J’ai ensuite surtout eu envie de découvrir ses parts d’ombre… avant de le regretter un peu, parce que goujat.

Diane, en revanche, m’a demandé un peu plus de temps – la suite du paragraphe est spoiler. C’est lorsque Kalinda commence à enquêter autour de l’homme qu’elle fréquente que quelque chose se débloque pour moi : elle devient plus drôle, plus humaine et beaucoup plus intéressante. Christine Baranski est de toute façon excellente.

Kalinda, évidemment

Mon personnage préféré reste cependant Kalinda, et assez largement. Elle avait déjà beaucoup d’humour au début de la saison, le 1×04 montre vraiment ce qu’elle peut apporter à la série lorsqu’on lui donne davantage de place. J’adore ses certitudes, son efficacité, son look absolument incroyable et toutes les petites failles qui commencent progressivement à apparaître derrière son assurance.

Et à partir de maintenant, spoilers sur toute la saison 1.

Concernant Kalinda toujours, j’aime aussi énormément la manière dont sa sexualité est amenée. La série ne donne pas immédiatement toutes les réponses et laisse les informations arriver naturellement. Pour une série diffusée sur CBS en 2009-2010, je suis même assez surpris de la place accordée à sa bisexualité. Bon, le fameux baiser du final (je sais qu’il est fameux sans rien avoir à chercher) entre deux femmes filmé en ne montrant pratiquement que leurs jambes, c’est quand même du foutage de gueule. Il ne faudrait pas non plus traumatiser l’Amérique.

Kalinda est parfois sous-exploitée dans cette première saison, mais chaque épisode qui la met davantage en avant gagne immédiatement quelques points. Le 1×14, notamment, est un bonheur.

Mon autre chouchou est peut-être Cary, mais c’est plus difficile à assumer et pas forcément pour les bonnes raisons. Il fonctionne presque à l’inverse de Kalinda : il m’agace très régulièrement et je trouve ça génial. Il est faussement gentil, parfois vraiment gentil, possède un sourire beaucoup trop mignon pour son propre bien et peut passer en quelques secondes de petite tête à claques à collègue auquel on aurait envie de tout pardonner (parce que le sourire, mais va-t-il arrêter de sourire enfin ?). Son comportement dans la dernière ligne droite face à Alicia est délicieusement mesquin. J’aurais aimé qu’il digère sa défaite avec un minimum d’élégance, mais le voir finir par passer chez l’ennemi est évidemment bien plus intéressant (et prévisible) pour la suite.

Une série procédurale… que j’ai pourtant binge-watchée

Le principal défaut de cette saison vient aussi directement de son format : The Good Wife est une série procédurale. En binge-watching, enchaîner les nouvelles affaires peut devenir un brin répétitif. Il faut également survivre au défilé de juges tous plus barrés les uns que les autres, avec leurs règles impossibles et leurs exigences absurdes. J’aime beaucoup que certains reviennent, mais plusieurs m’ont donné envie de lever les yeux au ciel.

Toutes les affaires ne se valent pas non plus. Le 1×09 est probablement l’épisode qui m’a le moins convaincu : Stern y est franchement imbuvable, les associés se déchirent façon mauvais épisode de Suits, la grand-mère (que j’aime bien autrement) jette tranquillement des preuves importantes et Alicia ne croit pas une prostituée qui dit pourtant la vérité. Cette mi-saison m’a étonnamment moins plu.

À l’inverse, quand la série exploite vraiment son format judiciaire pour réfléchir à quelque chose, elle peut être excellente. Le 1×06 et sa réflexion sur la reconnaissance faciale des suspects par des témoins, biaisée notamment par la couleur de peau, fonctionne remarquablement bien encore aujourd’hui. Le simple échange des photographies en fin d’épisode suffit à rendre toute la démonstration limpide.

Le 1×10 m’a aussi beaucoup plu malgré son énorme détour autour de la femme du juge et d’une tentative assez douteuse de justifier son racisme par un supposé viol. Le retournement final et l’histoire de pots-de-vin fonctionnent parfaitement pour rétablir la course de cette intrigue. Enfin, le 1×18 avait quant à lui une excellente idée en adoptant davantage le point de vue des jurés… malheureusement parasitée par une dose de romance dont je commençais sérieusement à me passer.

Vingt-trois épisodes, de vraies intrigues et des messages : qu’est-ce que ça manque aujourd’hui !

Une amitié professionnelle simple et efficace, je veux des collègues comme ça (enfin, j’en ai, en vrai)

C’est probablement ce qui m’a le plus frappé en regardant cette saison aujourd’hui : elle possède 23 épisodes, des affaires bouclées chaque semaine, une intrigue autour de Peter qui progresse régulièrement, des personnages secondaires développés et encore suffisamment de temps pour laisser respirer tout ça. Quelle époque qui me manque, vraiment !

Le fil rouge justifie parfaitement le titre de la série et m’a réellement fait douter à plusieurs reprises. La confrontation entre Childs et Alicia dans le 1×11 fait enfin avancer franchement les révélations sur la conspiration et l’épisode se permet en plus un cliffhanger hilarant autour de l’identité supposée de la lesbienne cachée du cabinet. C’est mon fou rire série de l’année pour le moment, je crois ! Voir Diane désignée alors qu’Alicia jette un regard absolument pas discret vers Kalinda m’a fait mourir de rire.

La série sait aussi apporter de vraies réflexions sur la justice, le racisme ou l’inclusion. Elle est parfois en avance sur son temps, à un point où ça peut faire peur, d’ailleurs : elle a tout un épisode sur une caricature religieuse qui n’est pas sans rappeler Charlie Hebdo… Mais bien avant.

Il y a en plus quelque chose d’assez fascinant à voir une série de 2009 aborder certains sujets aussi frontalement. Je ne suis pas sûr que ça se ferait aussi facilement dans le climat politique actuel aux États-Unis. Cela dit, je dis tout ça, mais c’est avec tout de même une sacrée contradiction : le casting principal est incroyablement blanc. La série parle beaucoup de discriminations raciales alors qu’aucun personnage noir ne fait réellement partie du groupe principal de cette première saison. Quelques personnages prennent progressivement davantage de place autour de Peter et dans les intrigues secondaires, mais le contraste reste frappant.

Les adolescents, eux, me plaisent nettement moins. Le 1×07 est particulièrement chargé en ados écrits de manière très schématique et la copine de Zach m’a rapidement épuisé. La voir essentiellement servir à vendre du sexe, fantasmer sur Peter et pousser Zach à faire des conneries… aaaah. Heureusement, elle fait partie des (nombreux) personnages secondaires qui disparaissent en cours de saison. C’était parfois un peu agaçant de voir des persos évincés comme ça, d’ailleurs… Mais pas elle.

Le grand rendez-vous des acteurs de 2009

Regarder The Good Wife aujourd’hui apporte également un plaisir classique sur ce genre de marathon : reconnaître une guest star par épisode en moyenne. Community, Desperate Housewives, Scandal, Grey’s Anatomy… j’ai passé la saison à pointer l’écran devant des acteurs que j’ai vus ailleurs depuis.

La saison se termine même avec Amy Acker, parce qu’Amy Acker est dans le dernier épisode évidemment. Pourquoi Amy Acker apparaît-elle toujours dans le dernier épisode des saisons 1 ? Je vais vraiment finir par avoir fait le tour complet de sa filmographie, par contre. Et pfiou, ça me rend triste, parce que qu’est-ce qu’elle est parfaite. Je l’adore.

Au rang des guests que j’ai adoré, l’avocate Nyholm, enceinte pour sa première apparition, fait notamment partie de ces personnages que j’espère vraiment revoir parce qu’elle me fait mourir de rire. Et puis Elsbeth débarque, bien sûr, et éclipse tout le monde. Je ne pensais absolument pas qu’elle arrivait aussi tôt dans The Good Wife, et je viens donc apparemment de signer pour trois séries différentes simplement parce que Prime Video a décidé un soir de lancer automatiquement l’épisode 1. Comme tout le monde, je crois, je l’ai adorée dès son apparition, évidemment.

Trop de romance par contre

Ma principale réserve, notamment sur la dernière partie de saison, concerne le triangle Alicia / Peter / Will, qui finit par prendre beaucoup trop de place à mon goût. Je n’accroche pas tellement aux relations amoureuses de la série, en fait ; je ne sis pas là pour ça.

Le 1×17 résume assez bien mon problème : Alicia couche avec Peter alors qu’elle est clairement troublée par Will et j’ai beaucoup de mal à comprendre cette décision – je sais que c’est un moyen de fuir ce qu’elle ressent, mais je n’approuve pas trop ça. Julianna Margulies joue remarquablement tout ça et les hésitations d’Alicia donnent quelques scènes amusantes (le demi-tour une fois dans le parking !), mais je ne suis déjà pas spécialement client du couple Will/Alicia, alors voir ça comme ça… C’est frustrant. Prends tes décisions et agis en conséquence.

Forcément, quand le grand cliffhanger final repose sur cette relation, je suis moins emballé. Cela dit, sa demande m’a donné envie de crier « enfin ! ». Heureusement, la fin de saison a d’autres cartes à jouer. J’aime beaucoup plus ce qui se passe autour de Kalinda. C’est ce genre de choix (et de trahison, pourquoi tu fais ça Kalinda ?) qui me donne réellement envie de lancer la saison suivante : pas uniquement savoir avec qui Alicia va finir, mais voir jusqu’où tous ces personnages sont prêts à aller lorsqu’on commence à gratter derrière l’image qu’ils donnent.

Je ne parle pas assez d’Eli Gold dans cet article… Quel acteur, quel personnage dont je me méfie à fond !

En bref, c’est une excellente première saison, à laquelle je mets un solide… 17/20

La moyenne est peut-être un peu haute, je sais, mais je me suis fait avoir : The Good Wife est extrêmement bingeable. Tout n’est pas parfait. Certaines affaires sont moins engageantes, quelques personnages secondaires sont trop caricaturaux, la romance devient envahissante alors que bof et regarder autant de procedural à la suite finit forcément par produire un peu de lassitude. Pourtant, j’ai avalé les 23 épisodes avec une facilité assez remarquable, alors bien sûr que la note doit être haute !

Surtout, j’ai envie de retrouver Alicia, Diane, Will, Cary et évidemment Kalinda. J’ai envie de savoir ce que cache réellement Will, jusqu’où Peter peut aller, ce que Cary va devenir de l’autre côté et pourquoi tout Internet semblait déjà connaître Elsbeth alors que je viens à peine de la rencontrer.

Dix-sept ans pour commencer The Good Wife, donc. J’aurais peut-être pu me décider un peu plus tôt, mais je ne regrette pas de la découvrir maintenant car elle n’a rien perdu de sa superbe. Et vous, vous l’aviez regardée lors de sa diffusion ou vous l’avez découverte bien plus tard ? Surtout : quel était votre personnage préféré à ce stade de la série ? Parce que pour détrôner Kalinda chez moi, il va maintenant falloir travailler très fort – mais chut, ne me racontez rien de la suite !

La rentrée séries, quelle rentrée séries ?

Salut les sériephiles,

Il fut un temps où la fin du mois d’août signifiait une chose : une quantité beaucoup trop importante de nouvelles séries à tester courant septembre, souvent pour la troisième semaine du mois. En mai, puis en août, il fallait regarder les trailers, choisir les pilotes prioritaires, essayer de deviner ce qui serait annulé au bout de trois épisodes et, surtout, espérer tomber sur le prochain gros coup de cœur. En 2026, j’ai l’impression que le problème est réglé : il n’y a quasiment plus de rentrée séries. Comme en plus, ils annoncent une météo chaude et tout, venez, on reste sur nos transats et on prolonge les vacances d’un mois ! Non ? Bon.

Évidemment, les plateformes ont changé la donne depuis longtemps et les nouveautés sortent désormais toute l’année. Du coup, les networks américains semblent avoir complètement abandonné l’idée de faire de septembre un événement. ABC ne lance même aucune nouvelle fiction cet automne et, ailleurs, les nouveautés se comptent sur les doigts d’une main. Je ne réclame pas quinze chefs-d’œuvre. Je veux juste retrouver ce plaisir de tester beaucoup trop de pilotes, y compris ceux qui ont l’air mauvais, ceux qui seront annulés trop vite et ceux dont personne n’attend rien. Là, même les séries de retour ne reviennent pour la plupart qu’à la mi-octobre… Logique, puisque toutes les saisons sont raccourcies. Merci les plateformes, je vous déteste.

Le pire dans tout ça ? Je suis forcé de me tourner vers les plateformes pour avoir des choses à me mettre sous la dent. Et même comme ça : j’ai fait ma sélection avant de regarder les trailers et je ne regrette pas de les avoir regardés. Voilà ce que ça a donné :

Le 9 septembre, Apple TV lancera Last Seen. Pour une fois, je suis plutôt curieux : Patrick Brammall y incarne un opérateur des services d’urgence qui reçoit un appel lui faisant penser que son interlocutrice pourrait être sa fille disparue depuis des années. Je connais peu le casting, mais le mystère présenté dans la bande-annonce fonctionne et Apple reste suffisamment fiable pour me donner envie de tester. Je ne suis pas sûr du tout d’avoir le temps d’y jeter un oeil parce que la date est très proche de la rentrée scolaire, pour le coup, mais bon, je me la garde dans un coin… À défaut de rattraper le reste. Ce sera une mini-saison, encore une fois : six épisodes, dont deux dès le premier soir !

Dès le lendemain, Netflix proposera Crew Girl et… au secours. Il s’agit de huit épisodes autour de Teagan Tao, jeune prodige de l’aviron dont la vie bascule après un scandale familial. Nouvelle école, compétition, rivalités, romance… Je souffle fort. Je peux aimer une série adolescente, une romance ou une série sportive. En vrai, le synopsis me tentait presque, mais cette bande-annonce me donne vraiment l’impression d’avoir déjà vu cette série dix fois – en film. Le jeu des acteurs n’arrive pas à me convaincre, le postulat de base ne me tente pas ; bref, ce sera finalement sans moi parce que ça a l’air chiant, quoi. Et tant qu’on est dans le chiant, d’ailleurs :

Le 20 septembre, American Hostage arrivera sur MGM+ et c’est probablement ma plus grosse frustration. La série raconte une histoire vraie se déroulant dans les années 70 : un preneur d’otages exige d’être interviewé par un célèbre journaliste radio local. L’histoire me tente énormément, seulement le trailer me donne déjà envie de me barrer : tout a l’air très grave, très lent, très « prestige drama », très… chiant, en fait. Je n’ai juste pas envie en ce moment de regarder une série qui semble me demander de supporter pendant huit heures un concept qui pourrait tenir dans un film d’1h30. Ouais, c’est comme ça que je ressens un « prestige drama » ou un épisode de Game of Thrones d’ailleurs, je me fais chier, y a pas à se prendre autant au sérieux tout le temps et à trainer comme ça. Allez, critiquez, je suis un trentenaire aigri – pire ! Un millennial.

Heureusement, le lendemain, NBC lancera Line of Fire. Enfin une nouvelle série de network ! Et c’est peut-être celle qui me tente le plus, même si j’ai failli passer mon chemin parce que Peter Krause, je me le suis assez bouffé dans 9-1-1. La série suit la vie d’une famille dont les membres travaillent pour différentes agences américaines, entre FBI, Marshals, Secret Service et Department of Justice. Bien sûr, ils se retrouvent tous sur la même affaire à un moment. Si le concept peut être sympa sans être franchement novateur pour un network, j’ai davantage l’impression devant ce trailer de voir une grosse série destinée à une plateforme qu’une nouvelle série NBC pensée pour s’installer pendant plusieurs saisons. C’est probablement beaucoup trop tôt pour annoncer son annulation, j’en ai conscience, mais disons que je ne parierais pas encore sur une saison 2 : ça a tout de la mini-série. Du coup, j’ai peur d’avance de la fin en queue de poisson pour ouvrir vers une saison 2 alors que ce sera annulé. Les grands classiques.

Vous voyez où j’en suis : je regarde du côté des séries françaises pour trouver des nouveautés de rentrée. Jérôme Niel (putain, il a des cheveux longs et ça lui va grave bien ?) incarne un homme qui retrouve un ancien camarade d’école, désormais candidat à la mairie de sa ville. Son admiration pour lui va progressivement tourner à l’obsession. Sept épisodes sont prévus à partir du 25 septembre sur HBO Max. L’affiche et le concept m’intriguent vraiment, Jérôme Niel aussi parce que je l’aime bien en général quand il n’est pas à faire des tutos (jamais compris, ça), mais la bande-annonce me laisse beaucoup plus dubitatif. Là encore, je testerai si je trouve du temps (lol, de qui je me moque ?), mais davantage par curiosité qu’autre chose.

Et enfin, le 30 septembre : Scrubs. Une saison 2 d’un revival d’une série lancée en 2001 est ce que j’attends le plus impatiemment en ce mois de septembre… Et encore, ce sera dans la nuit du premier octobre, ici, hein. C’est probablement ce qui résume le mieux mon problème avec cette rentrée 2026 : parmi tout ce que j’ai repéré pour septembre, la série que j’attends le plus n’est même pas une nouveauté et même pas en septembre. Les séries n’ont pas disparu et certaines de celles citées ici seront peut-être excellentes, mais en attendant, c’est la disette, cette rentrée séries… Bref, ça me donne envie de rester en vacances.

13 Reasons Why, The Magicians, The Outpost, mais pas Paradise : vous avez cherché, je vous réponds… #1

Salut les sériephiles,

Il y a quelques années, je faisais chaque semaine un tour dans les stats du blog pour proposer ensuite un article faisant un récap de tout ça. Une de mes rubriques préférées consistait alors à découvrir quels mots-clés avaient été utilisés pour arriver sur le blog. Je continue donc de le faire.

Comment arrivez-vous sur le blog ? Parfois, c’est logique. Souvent, c’est par questions incongrues. Et quelques fois, c’est même tellement lunaire que ça en devient drôle… ou un peu trop -18. Bref, petit florilège de mes clics préférés ayant mené au blog depuis les moteurs de recherche ce mois-ci. Vous êtes prévenus : vous avez cherché, je vous réponds.

13 reasons why meilleures saisons

Bonne nouvelle ! Google me noie un peu dans les résultats quand je tape ça dans son moteur de recherche, mais il dirige vers le bon article : celui-ci. Parce que oui, il y a une réponse absolument évidente : la première, au singulier. Je ne comprends pas trop pourquoi la personne qui a cherché ça a espéré que ça se mette au pluriel, parce que nope, la série n’est vraiment pas si exceptionnelle ! La saison 1, en 2017, avait toutefois réussi à m’embarquer – et la série est aussi à l’origine du podcast, donc je ne peux pas trop cracher dessus non plus.

the magicians alice dans la saison 02 elle couche avec quentin?

Voilà une question drôlement spécifique qui me fait me demander très fortement pour quelle raison quelqu’un a bien pu chercher ça. Le concept, c’est toutefois que je réponds aux questions qu’on me pose alors euh… Spoiler alert ? C’est bon, vous êtes parti(e)s si vous ne voulez pas la réponse ? Les moteurs de recherche dirigent assez justement vers ma page résumant les épisodes de la saison 2. On y trouve la réponse tant convoitée : bien sûr qu’elle couche avec. Petit coup de cœur pour la citation retenue de l’épisode 6 : « You and Alice had sex to Cirque du Soleil? ». Vraiment, cette série est géniale et je devrais la revoir à nouveau. Après, calmez vos ardeurs, ce n’est pas une série porno, hein, on ne voit rien. Regardez The Magicians quand même, elle vaut tellement le détour !  

the outpost talon fin

En tapant ça dans un moteur de recherche, on tombe sur l’article « Comment ça, The Outpost est annulée ? ». Il y a donc une fin, certes, mais est-ce que la série a une fin qui boucle toutes ses intrigues ? Oui… Et en même temps, j’aurais quand même voulu une saison supplémentaire ! Je suis fasciné de voir qu’elle attire encore beaucoup de lecteurs sur le blog. J’ai l’impression que personne ne la regarde, que personne ne m’en a jamais vraiment parlé (à part Frankie), et pourtant, The Outpost continue d’obtenir de jolies statistiques sur le blog. Quant à savoir ce qu’il se passe à la fin, ne vous inquiétez pas, tout est détaillé dans ma critique du dernier épisode.

paradiste luste ep 04

Allez, un dernier pour la route histoire de ne pas avoir menti quand je vous parle de « -18 ». Si les moteurs de recherche redirigent gentiment vers une critique d’épisode de mon blog en analysant ça comme « Paradise liste épisode 4 », la réalité est toute autre et va vous rappeler l’importance de bien écrire les mots dans vos moteurs de recherche. Je trouvais ça étonnant ce « luste », alors par curiosité, j’ai tapé « lust » à la place. Ah oui, la luxure était un bon instinct pour comprendre que l’idée était en fait de trouver un épisode d’une série pornographique. Je n’ai pas poussé mes investigations plus loin, merci bien, mais ayons une pensée pour la pauvre personne qui a fini sur mon blog à la place de son site porno préféré…

Voilà pour cette première salve des requêtes improbables menant au blog ! J’essaierai de penser régulièrement à faire un tour dans les stats et vous proposer des articles, parce que ça ne me déçoit jamais… et parce que c’était sympathique de repenser à The Outpost pour une fois.

Bonne cinquième canicule à vous !

PS : si vous aussi vous tombez sur le blog de manière saugrenue, n’hésitez pas à me le dire en commentaire, c’est vraiment l’un des meilleurs aspects de ma vie de bloggeur.

The Mandalorian and Grogu : le récap de la série (en gros) avant le film

Salut les sériephiles,

Ça fait quoi, deux ans ? Trois ? … Quatre, peut-être ? Non, quand même pas, là, je commence à exagérer, mais franchement la série The Mandalorian a proposé sa saison 3 dans ce qui me semble être une autre vie. Trois ans, c’est rien ? Il y a suffisamment de temps en tout cas pour que j’ai l’impression de ne me souvenir de rien, à commencer par trois quarts des noms propres et probablement 90% des subtilités politiques autour du… Euh… Sabre Noir ?

Heureusement, il y a Grogu. Lui, on ne l’oublie pas trop. Il est mignon, on voit sa tronche partout à Disneyland et je n’arrête pas de le manger. En burger, hein. Il y a d’abord eu le burger de Disneyland à l’occasion du 4 mai, puis j’ai fini par craquer et faire un tour à Burger King (en vrai, c’était une bonne option sur une journée loin de chez moi) où, à deux, nous avons évidemment récolté les deux mugs.

Il y avait un peu trop d’ail à mon goût, mais gros coup de cœur quand même pour le burger Mando, c’est pas impossible, si je repasse devant un Burger King, que je m’arrête pour m’en racheter un… même si c’est un peu con de devoir repayer le mug à chaque fois, parce que même s’ils sont superbes, bon, je ne vois pas trop quoi faire des doublons (déjà que je ne m’en sers que comme décoration pour l’instant).

Oui, la présentation fait pas rêver, on est dans un fast-food, mais le coup de cœur a même été suffisant pour que j’y retourne ensuite histoire d’aller récupérer quelques goodies du menu enfant. Le puzzle, c’est fun, la casquette mériterait d’être proposée en taille adulte pour tous les adultes qui sont restés des enfants et Burger King a peut-être quand même gagné un client ou deux dans l’opération.

Promis, mon article n’est pas sponso pour autant… C’est juste un marketing efficace quand on n’est pas un fan absolu de Star Wars. Ce qui, rappelons-le, est mon cas à la base. Cela dit, cet article ressemble un peu trop à un encart pub, il est peut-être temps d’entrer dans le vif du sujet :

Un bon gros recap de la série.

Avec la sortie de The Mandalorian and Grogu le 20 mai, il est en effet temps de se rafraîchir un peu la mémoire, surtout que je compte aller voir le film à la première séance possible pour éviter les spoilers. Bien sûr, ça signifie aussi sans avoir vu la bande-annonce, sans avoir lu le résumé, sans avoir ouvert la moindre théorie, bref, vous me connaissez, j’en suis au stade où je ferme les yeux et me bouche les oreilles au ciné.

Saison 1

Au départ, The Mandalorian, c’est l’histoire de Din Djarin, un chasseur de primes solitaire qui traverse les territoires pas vraiment contrôlés par la Nouvelle République. En gros, un western spatial, et j’aime bien le vendre comme ça en précisant que si c’est un genre qui fait envie, alors mieux vaut regarder Firefly.

Ouais, pardon mais j’ai eu un peu trop de mal à entrer dedans au tout début pour la vendre avec enthousiasme, Grogu ou pas. La saison 1 était belle, très belle même, mais elle donnait aussi l’impression d’être un long film étiré sans raison en épisodes, avec beaucoup d’exposition et pas toujours énormément de dialogues. Disons que Mando n’est pas le personnage le plus bavard de l’univers, ce qui est pratique quand on porte un casque, mais qui est vite chiant quand il passe la moitié de l’épisode à marcher en silence d’un point A à un point B, sans vrai enjeu.

En cherchant bien, on en trouve un peu avec “l’Enfant”, que tout le monde continue aujourd’hui de surnommer Baby Yoda même si on sait enfin son vrai nom : Grogu. La mission de Mando (pas de jaloux pour les surnoms) devait être simple : récupérer la cible (Grogu), la livrer, toucher la récompense. Sauf qu’il fallait bien que notre chasseur de primes ait un cœur quelque part sous l’armure, et Din finit par trahir ses employeurs pour protéger ce petit être beaucoup trop mignon, mais aussi beaucoup trop puissant. En gros.

La saison 1 pose donc les bases : Din Djarin n’est pas seulement un homme en armure qui accepte des contrats, c’est un homme en armure qui se retrouve à devoir protéger un enfant. En fin de saison 1, Din reçoit enfin un objectif clair : retrouver les semblables de Grogu pour le ramener auprès des siens. Enfin, un objectif. Il était temps.

Saison 2

Ainsi, la saison 2 fonctionne beaucoup mieux pour moi, justement parce qu’elle transforme tout ce qui ressemblait à une longue introduction en vraie aventure. Les épisodes restent souvent indépendants, mais l’intrigue avance davantage, les dialogues existent un peu plus, Din devient plus attachant et Grogu continue à faire n’importe quoi avec l’innocence d’un bébé capable de déplacer des objets avec la Force. Baby Yoda est mal élevé, clairement, mais bon, il est mignon, alors on lui pardonne en rigolant et voilà.

La saison 2 permet aussi d’agrandir l’univers. Din croise d’autres Mandaloriens, et comprend que son credo (This is the waaay) n’est pas forcément la seule manière d’être mandalorien. La série devient plus riche, plus rythmée, plus connectée aussi à l’univers Star Wars, pour le meilleur et parfois pour le “ah oui, là, il faut avoir les références et je ne comprends rien, mais OK, d’accord”.

Le point culminant, évidemment, c’est la séparation entre Din et Grogu à la fin de la saison 2. Din accepte de retirer son casque pour lui dire au revoir, ce qui est quand même énorme pour lui, et Grogu part avec Luke Skywalker (rien que ça ! Les effets spéciaux ensuite étaient si dingues qu’il a fallu que j’en écrive un article) pour être formé. Le genre de fin qui donne l’impression qu’une page se tourne vraiment.

Sauf que non.

Entre la saison 2 et la saison 3, il y a eu la saison 1 de The Book of Boba Fett. Et si vous n’avez pas vu The Book of Boba Fett, eh bien, tant pis pour vous, apparemment, parce qu’une partie importante de l’intrigue de The Mandalorian s’y déroule. La saison est bien sûr critiquée sur le blog, mais en bref, Grogu choisit finalement de revenir auprès de Din plutôt que de poursuivre son entraînement avec Luke, ce qui explique pourquoi il est de retour dès le début de la saison 3.

C’est tout de même un choix narratif assez fou : séparer les deux personnages dans un final de saison très marquant, puis régler leur réunion dans une autre série. J’ai encore du mal à savoir si c’est brillant, idiot ou juste très Disney+. J’ai tendance à penser que c’est idiot, je crois.

Saison 3

La saison 3 démarre donc avec Din et Grogu déjà réunis, sans explication pour qui n’a pas tout suivi à l’univers Star Wars étendu. Din, lui, a un nouveau problème : il n’est plus considéré comme un vrai Mandalorien parce qu’il a retiré son casque. Pour obtenir sa rédemption, il doit se rendre dans les eaux vivantes des mines de Mandalore. Oui, oui, il doit aller se baigner sur une planète supposée détruite pour retrouver le droit de porter un casque à vie. C’est qu’il faut se faire chier pour rester dans une secte, dis donc.

J’ai l’air de me moquer ? En vrai, cette saison 3 développe beaucoup Mandalore, Bo-Katan, les différents clans mandaloriens, leur histoire, leurs tensions, leur volonté de reconquérir leur planète… Et ça m’a plutôt plu. Sur le papier, il y a plein de bonnes idées. En pratique, j’ai souvent eu l’impression que la série ne savait pas totalement ce qu’elle voulait raconter, mais au moins je ne m’ennuyais pas.

Après, l’intrigue se déplace vers Bo-Katan et la réunification des Mandaloriens et ce n’est pas toujours ce que j’attendais d’une série supposée être centrée sur The Mandalorian.

Après, il n’y a pas que Din qui fasse la série. Il faut dire aussi qu’il y a un antagoniste central que je n’ai pas encore cité : Moff Gideon. Ancien officier impérial très intéressé par Grogu dès le départ, il passe son temps à revenir alors qu’on le croit plus ou moins hors jeu, avec toujours un nouveau plan derrière la tête et une armée de soldats encore plus menaçants que les précédents.

C’est aussi lui qui récupère le Sabre Noir pendant un temps. Cette arme très particulière, créée par le premier Mandalorien Jedi, représente en gros le pouvoir sur Mandalore : celui qui le possède peut prétendre diriger les différents clans. Le problème, évidemment, c’est que personne n’est jamais d’accord sur la manière de l’obtenir ou sur qui mérite réellement de le porter.

Din récupère donc le sabre un peu malgré lui après son combat contre Moff Gideon, ce qui crée immédiatement des tensions avec Bo-Katan, qui espérait le récupérer pour réunifier Mandalore. Et honnêtement, c’est aussi à partir de là que la série devient parfois beaucoup plus centrée sur la politique mandalorienne. Beaucoup trop ? En vrai, l’Empire est peut-être officiellement tombé, mais ses restes continuent de pourrir la galaxie un peu partout, et il me manque parfois des réf.

Du coup, la fin de saison enchaîne beaucoup d’action, de beaux plans, des Mandaloriens qui tombent du ciel, Grogu qui fait de son mieux, Din qui se bat comme il peut et Bo-Katan qui assume son rôle… C’est spectaculaire, c’est efficace, c’est parfois très beau, mais ça va vite. Trop vite, même, pour tout capter.

Comme dirait l’autre :

Et maintenant?

Au bout du compte, Mandalore est reconquise, Gideon est vaincu, les Mandaloriens peuvent commencer à reconstruire quelque chose et…  Din adopte officiellement Grogu. C’est la fête, yeah, Grogu devient Din Grogu. Bon, le nom sonne moins bien que Baby Yoda, je sais… Din accepte ensuite de travailler plus ou moins pour la Nouvelle République, avec l’idée de traquer les restes de l’Empire, et il s’installe avec Grogu dans une petite maison sur Nevarro.

Voilà donc où on en est avant le film : Din Djarin est redevenu Mandalorien, Grogu est officiellement son fils/apprenti/mini colocataire capable de faire des bêtises avec la Force, Mandalore n’est plus seulement une planète morte à reconstruire et les restes de l’Empire sont encore assez présents pour fournir du travail à tout le monde.

En gros (c’est le dernier de l’article promis !), tout est prêt pour retrouver Din et Grogu dans une nouvelle aventure. Après, si le film décide de m’expliquer pendant deux heures les subtilités administratives de la reconstruction de Mandalore comme la série a parfois su le faire quand elle dérivait, je vais pleurer, même si c’est de bonne guerre (des étoiles). Verdict mercredi, je suppose !

Mise à jour : Le film est sorti, le résumé et ma critique sont dispo sur le blog

The Mandalorian & Grogu : une saison bâclée, mais pas un bon film

Salut les sériephiles, Si on m’avait dit qu’un jour, je ferai une des fameuses séances de 9h à Châtelet, je ne l’aurais probablement pas cru. Si en plus on m’avait dit que ce serait pour un film qui a officiellement Star Wars dans le nom, j’aurais probablement ri. Et pourtant, c’est bien ce qui m’est…