The Orville – S03E07

Épisode 7 – From Unknown Graves – 17/20
La structure de cet épisode est étrange, parce qu’elle rejoint davantage ce que les autres séries font habituellement… mais pas celle-ci. Pour le coup, l’épisode aurait pu être raccourci assez simplement par la réduction d’une de ses intrigues moins importantes a priori que les autres. Il faut dire que les autres sont inévitablement plus convaincantes puisqu’elles s’intéressent de plus près aux personnages. Et vraiment, j’aime passer du temps avec eux.

Spoilers

L’Orville est envoyé négocier un traité avec les Janisi, un peuple détestant les mâles… mais le cœur de l’épisode est plutôt dans les relations sentimentales de chacun.

– Some people would call that love.
– I am incapable of love.

À peine le temps de me mettre à jour dans tous mes hebdos et dans la série qu’un nouvel épisode est déjà diffusé ! Et je suis tellement fan de cette troisième saison pour le moment que je me lance le visionnage dès maintenant : je suis trop curieux de voir ce que va donner l’intrigue de cette semaine. Cela va être dur d’attendre une semaine pour l’épisode suivant, par contre.

En plus, celui-ci commence avec la promesse de relancer l’intrigue de l’invasion des Kaylon, enfin. En effet, dans une petite banlieue extra-terrestre, une famille est toute heureuse de recevoir son premier robot domestique prêt à changer leur vie. Pas de bol pour eux, le robot en question est un Kaylon. L’invasion par la petite porte est sur le point de commencer.

Sans trop de surprise après l’épisode précédent, John et Talla continuent de sortir ensemble – et donc de coucher ensemble. Les choses ne sont pas si simples par contre pour eux, car ils sont d’espèces différentes et qu’au lit, Talla a pris l’habitude de nous dégommer John. En une semaine, il a ainsi eu trois fois à se rendre auprès de Claire pour être guéri.

C’est plutôt drôle à voir, parce qu’il lui ment évidemment sur la nature de ses blessures et que Claire s’inquiète pour lui en le soignant. L’avantage, c’est que les soins sont rapides. Une fois que c’est fait, Claire se précipite dans le simulateur pour y retrouver Isaac. Une fois de plus, on le retrouve sans son déguisement de Kaylon, et c’est plutôt chouette à voir. Les deux continuent de développer une vraie relation, même si Isaac a bien du mal à savoir quoi faire de celle-ci.

Il faut dire que ce n’est pas évident pour Claire de lui expliquer les interactions humaines et les sentiments, alors qu’Isaac veut juste définir de manière claire les choses entre eux. S’ils ne sont pas encore un couple, ça ne saurait tarder.

Après ce petit détour sur les développements nécessaires de personnages, nous pouvons en revenir à l’intrigue principale de l’épisode qui voit l’Union en galère de se trouver de nouveaux alliés face à la menace des Kaylon. Ironiquement, l’Union considère toujours que l’Orville est le meilleur des vaisseaux pour les relations diplomatiques, et ça en dit long après le délire des Krill.

Pour cet épisode, ils vont donc devoir négocier avec un peuple nommé les Janisi. Ce peuple a la particularité chouette d’être une matriarchie et de détester les hommes, forçant l’Orville à ruser pour leur faire accepter une possible alliance avec l’Union – sans pour autant intégrer l’Union car les valeurs prônées par ce peuple sont trop différentes.

La ruse, on la voit tous venir : les femmes prennent le pouvoir de l’Orville, et il y a peu de difficulté à mettre ça en place puisque le casting est assez paritaire dans l’ensemble. Cela donne quelques gags un peu lourd tout de même quand Ed et Gordon sont rétrogradés à la position de simples valets censés s’occuper des bagages de la délégation ou quand Bortus ne comprend pas pourquoi s’allier avec un peuple si fermé d’esprit quand les Moclans le sont tout autant.

Si cet humour provoque quelques longueurs, il est aussi dans l’ADN de la série, donc ce n’est pas trop une surprise et ça fonctionne bien. C’était marrant de voir Kelly et Talla désespérées par la lenteur des hommes. Malgré tout, il y a également un peu d’action dans l’épisode. La délégation est censée rencontrer l’Orville dans une zone nébuleuse déserte, mais les radars du vaisseau disent le contraire.

Ed, Charlie, Gordon et Bortus se rendent sur place pour enquêter et découvrent ainsi un étrange laboratoire dans lequel ils rencontrent Timmis, un Kaylon et surtout le Docteur Villka, la fille d’un docteur très influent que l’équipage connaît apparemment.

L’histoire de ce couple est improbable et va rapidement énerver Charlie : Villka est devenue amie avec son Kaylon parce qu’elle l’a sauvée après un crash causé par… L’Union. Le Kaylon était trop endommagé pour faire le moindre mal à Villka et son père, alors ils ont pris la décision de le sauver pour l’étudier. Et ils ont bien fait : ils ont trouvé un moyen scientifique inutilement rendu complexe par le scénario pour que le robot puisse… eh bien, ressentir des émotions.

Ce n’est pas rien dans les perspectives que ça ouvre pour l’Union et tout le monde le sait bien. Aussi, Ed décide de faire monter à bord de l’Orville Timmis et Villka, mais aussi loin que possible des Janisi – que l’on perd de vue un temps de l’épisode, surtout quand on refait un tour par la famille de banlieue se rendant compte que K1, son Kaylon, est quelque peu défaillant à insister pour aller voir l’école où il n’a pourtant rien à faire. Il pose un tas de questions et remet en question sa servitude, posant évidemment problème à ses propriétaires qui préfèrent le désactiver.

A bord de l’Orville, John et Claire sont incroyablement intéressés par les recherches de Villka, mais l’essentiel est que cette dernière envisage que sa trouvaille scientifique puisse restaurer la paix. Malgré tout, John est préoccupé par d’autres affaires à ce stade : il doit abandonner son poste pour le laisser à Charlie avec toutes les explications nécessaires et il doit surtout parler avec Talla.

Depuis le début de l’épisode, celle-ci prend le soin de l’ignorer autant que possible, sachant bien qu’ils doivent rompre. Les Xelayans sont un danger pour les autres espèces quand il est question de faire l’amour, allant parfois jusqu’à provoquer la mort des partenaires. Une petite discussion plus tard, John parvient pourtant à ce qu’il désire : Talla reconnaît qu’elle n’a pas envie d’arrêter de le voir, car ils ont vraiment une relation intéressante et qui pourrait fonctionner.

J’ai du mal avec le personnage de John que l’on a vu beaucoup s’amuser depuis le début de la saison, mais il a l’air sincère et ça ferait plaisir de voir ces deux-là heureux, alors pourquoi pas. Malheureusement pour eux, dès qu’ils retournent au lit, John se fracture la jambe… et le pelvis. Le pauvre. Il insiste malgré tout pour retourner seul à l’infirmerie, où Claire est loin d’être ravie de le voir. Comme en chemin, il a croisé Isaac qui l’a aidé malgré ses réticences à arriver à l’infirmerie, Claire en profite pour en parler à Isaac.

Il faut dire qu’en parallèle de tout ça, l’arrivée de Timmis sur l’Orville a provoqué quelques remous pour toute l’équipe. Il est évident que l’opportunité qu’il représente pour Isaac n’est pas la moindre des choses à considérer, surtout pour Claire : elle apprend que Villka est persuadée de pouvoir répliquer son expérience sur Isaac.

Malheureusement pour Claire, Isaac n’est pas du tout intéressé par l’idée d’avoir des émotions. Cela est plutôt logique : pour lui qui ne pense qu’à être efficace dans tout ce qu’il fait, les émotions seraient évidemment un problème. En revanche, elles seraient aussi un avantage pour lui dans sa relation avec Claire. Et si même Isaac ne voit pas l’intérêt d’avoir des émotions, nous sommes mal barrés pour que les Kaylon se fassent à l’idée. Pourtant, Timmis est vraiment content d’avoir des émotions et il tente de les vendre comme il se doit à Isaac – lui-même ravi de parler à un Kaylon pour la première fois.

Ce qui est intéressant est toutefois que Timmis lui-même semble considérer Isaac comme capable d’avoir des émotions, notamment des regrets. Je ne serais pas surpris d’apprendre qu’Isaac développe par lui-même la notion d’émotion et de sentiments. Mais pour l’instant, il nous brise le cœur de Claire, c’est tout.

Bien sûr, toute cette romance s’effectue en parallèle du reste de l’épisode. Plus l’épisode avançait et plus il semblait évident que l’intrigue sur le Kaylon arrivant dans une famille était finalement une intrigue se déroulant dans le passé de la série. Ainsi, on se retrouve avec une conversation entre deux dirigeants de la société créant les Kaylon. Le nombre de plaintes de famille est assez incroyable, les Kaylon gagnant chaque fois en autonomie et en indépendance, donc en rébellion face à la race humaine voulant les dominer.

Bien sûr, la série prend aussi le temps de développer le personnage de Charlie dans cette heure et quart d’épisode. Elle est ainsi confrontée à Timmis qui culpabilise de ce qui lui est arrivé à cause des Kaylon. C’est l’occasion pour elle d’apprendre davantage l’histoire des Kaylon : cela fait donc avec les flashbacks et toujours la même histoire de famille de banlieue s’habituant à la présence d’un Kaylon chez elle.

Le pauvre K1 voit donc l’arrivée d’une nouvelle technologie chez la famille : une télécommande capable de lui infliger de la douleur. Voilà donc comment les Kaylon ont commencé à détester leur espèce, profondément humaine apparemment : l’esclavage ne suffisant plus, ils sont passés à la torture. D’abord, c’était pour obtenir plus rapidement ce qu’ils demandaient, ensuite, c’était pour le simple divertissement.

Cela nous est montré par des enfants mal-élevés s’amusant à torturer K1, et ça explique comment les Kaylon se sont mis à parler entre eux, communiquer et planifier la destruction de l’espèce biologique de leur planète. Inévitablement, Charlie est forcée de changer quelque peu d’avis. Quelque peu, mais pas trop quand même.

De son côté, Claire se retrouve à se confier à Kelly sur ses ressentiments vis-à-vis de la décision d’Isaac. Elle ne comprend pas qu’il ne veuille pas de sentiments alors que c’est leur absence qui provoque une grande partie des conflits et problèmes entre eux. Etonnamment, Kelly est plutôt de bons conseils, à expliquer à Claire qu’elle regrette de ne pas avoir demandé explicitement à Ed de changer pour elle.

Le sacrifice mutuel dans une relation ? Il est inévitable, soit, mais il y a quand même des limites. Claire semble en franchir certaines en demandant à Isaac de subir la procédure capable de lui donner des sentiments. Certes, ce n’est pas logique de le faire, mais elle a besoin d’être aimée autant qu’elle l’aime lui. Moi, j’aurais peur que les sentiments changent la nature de la relation, mais bon.

Isaac semble capable d’entendre la demande de Claire, et il se rend donc auprès de Villka, avant d’envoyer à Claire un cadeau lui demandant de venir dîner avec elle en lui offrant une magnifique robe. Elle se rend dans le simulateur, pleine d’espoir, et remarque immédiatement le changement en Isaac. La simple vue de Claire est trop pour lui, et l’acteur gère énormément les émotions qu’il est censé représenter.

Du point de vue d’Isaac, l’arrivée des émotions est une véritable révolution qui lui permet de mieux comprendre les humains, et c’est important pour lui. La déclaration d’amour qu’il fait à Claire est exceptionnelle, peut-être même un peu trop. Franchement, il me paraît très étouffant à être amoureux de Claire et à vouloir s’occuper des enfants. C’est en tout cas un Kaylon nouveau pour Claire qui expérience tout ce qu’elle rêvait, y compris une danse avec Isaac.

Cela fait plaisir à voir honnêtement et c’est un happy end pour cette relation qui est vraiment la plus belle de la série et qui parvient à être rafraichissante par rapport à d’autres séries ne pouvant se les permettre. Tout pourrait être bien qui finit bien, mais les émotions disparaissent soudainement, aussi soudainement qu’elles étaient venues.

Apparemment, les scénaristes aiment nous torturer : cela se termine mal aussi pour John et Talla, parce qu’elle le défigure complètement lors d’une autre nuit d’amour. L’histoire se termine mal pour eux, parce qu’ils s’aiment, mais ne peuvent être ensemble. C’est un peu l’inverse de Claire et Isaac donc, qui peuvent être ensemble, mais sans jamais vraiment s’aimer.

L’explication ? Timmis fait partie de la première génération de Kaylon, construite par des êtres biologiques, alors qu’Isaac est construit par des Kaylon. Par conséquent, il y a eu des modifications dans la structure, empêchant les émotions de prendre de manière définitive. Autrement dit, il oublie le sentiment que les émotions ont pu provoquer chez lui ; mais pour en avoir de nouveau, il faudrait le rebooter et lui faire oublier tout ce qu’il a appris.

Claire n’est pas prête à accepter de le perdre pour cela, et je pense qu’elle fait là le bon choix, même si tout ça nous brise le cœur. De toute manière, Isaac a prouvé qu’il était capable d’amour rien qu’en laissant à Claire la décision de supprimer ou non ses souvenirs. La dernière scène semble nous le prouver aussi : Charlie vient le voir pour reconnaître qu’elle a trop voulu simplifier les choses et qu’une espèce entière ne peut être mauvaise.

Contre toute attente, elle s’excuse donc de son attitude imblairable depuis son arrivée dans la série ET Isaac accepte son aide à une tâche où elle ne peut pourtant que provoquer des problèmes et des ralentissements. Mignon.

Bien sûr, cette intrigue n’empêche pas non plus les événements de continuer de se dérouler sur l’Orville. La structure de l’épisode est vraiment différente avec ces trois intrigues en parallèle, je ne m’y attendais pas et la critique est plus dispersée que d’habitude. Tant pis, ça n’empêchera personne de s’y retrouver, n’est-ce pas ?

Sur l’Orville, donc, la diplomatie avec les Janisi continue autant que possible, mais est finalement confrontée à une impasse quand l’une des représentantes Janisi décide de proclamer ses droits sur Ed pour coucher avec lui. En effet, un repas diplomatique en présence de toute l’équipe – avec officiellement les mâles pour observer ce qu’il se passe – avait été organisé par Kelly pour tenter d’habituer progressivement les Janisi à l’idée d’une alliance.

Tout était assez fluide et approuvé par l’Amiral, content de voir Kelly en position de capitaine, mais ça finit par poser problème de manière bien logique quand les Janisi refusent de reconnaître l’existence de droits pour les hommes – uniquement parce que les males ont conduit à quelques guerres et catastrophes par le passé. Bortus les déteste, forcément, et les Janisi décident de quitter l’Orville au plus vite.

Par chance, Kelly finit par trouver un point commun entre elle et les Janisi : la loi oblige les hommes à être fidèle pour les Janisi, quand elles peuvent faire ce qu’elles veulent. C’est exactement ce qu’il s’est passé pour Kelly et Ed, et pourtant, ils ont réussi à continuer de travailler ensemble. Les Janisi acceptent donc de recevoir une émissaire diplomatique. C’est mieux que rien.

The Orville – S03E06

Épisode 6 – Twice in a Lifetime – 19/20
C’est un excellent épisode pour plein de raisons : j’aime le scénario de base et l’idée qui le motive, le casting, les personnages qui gagnent mon affection même quand je les détestais avant, mais aussi l’humour qui n’empêche pas pour autant les vraies émotions de surgir quand on a besoin d’elles. Un véritable plaisir, donc, malgré de petites longueurs, une scène qui semblait n’avoir rien à faire là ou une durée excessivement longue pour un simple épisode.

Spoilers

Laura Huggins obsède toujours Gordon apparemment.

This family is stronger than time.

Attendez, mais tout le monde chante cette saison ? Après Bortus, c’est au tour de Gordon de nous révéler qu’il a des talents de guitariste et surtout de chanteur. Je ne m’y attendais pas du tout, mais en même temps, je ne m’attendais pas non plus à voir tout l’équipage du vaisseau en si bonne tenue. Franchement, Kelly était méconnaissable, non ?

Bon, peu importe, vous me direz, l’essentiel est donc que Gordon organise une soirée chez lui et qu’Isaac souhaite en profiter pour parler avec Charlie. Celle-ci n’a pas du tout envie de passer du temps avec un Kaylon cependant, préférant clairement draguer son collègue le plus direct qui lui fait découvrir les téléphones portables et les selfies. C’était plutôt drôle à voir, surtout quand Bortus se prend au jeu du selfie.

Cependant, l’idée principale est surtout de réintroduire le personnage de Laura Huggins – aka Leighton Meester – dont Gordon est fou amoureux. Et ça ne peut pas être une coïncidence quand juste après cette scène, on nous apprend que John a réussi à créer une machine à voyager dans le temps grâce aux outils qu’il a sur l’Orville.

Si tout commence de manière fun avec l’idée d’un sandwich envoyé dix secondes dans le passé ou trois mois dans le futur, il est rapidement question de créer de nouveaux univers à cause de paradoxes temporels et du problème de l’arme de destruction massive que cette avancée scientifique pourrait provoquer. C’en est trop pour l’Amiral habituel qui décide de mettre un terme aux recherches de John.

L’Orville est ainsi envoyée auprès d’une équipe scientifique pour ne pas garder ça sur le vaisseau… mais le vaisseau de l’équipe scientifique est détruit quand ils arrivent sur place. Pire, des Kaylon les attendent et sortent de leur cachette immédiatement pour les attaquer. Par chance, il n’y a pas que l’Orville sur place, mais aussi d’autres vaisseaux. Malheureusement, l’Union ne fait clairement pas le poids dans cette bataille spatiale.

C’est problématique, car on voit quelques vaisseaux de l’Union être clairement désintégré sous nos yeux. Ils explosent et on sait très bien ce que ça représente comme nombre de victimes. Owaza ordonne vite la retraite, mais c’est tout de même trop tard : les Kaylon sont déjà au courant de l’appareil que l’Orville possède.

Si le vaisseau n’est pas encore détruit, ce n’est donc pas pour rien : ils espèrent bien pouvoir détourner l’objet – l’appareil Aronov – et s’en servir à leur avantage. Talla, puis Gordon une fois celle-ci blessée, ont donc pour ordre de détruire l’appareil alors que le vaisseau est bloqué par les Kaylon, l’attirant progressivement à eux.

Tout pourrait bien se terminer, mais détruire une machine à remonter le temps, ce n’est jamais facile. Gordon l’apprend par lui-même quand celle-ci envoie une décharge inattendue et inexplicable qui le touche de plein fouet et le vaporise dans les airs. L’avantage reste que cette décharge permet à l’Orville d’échapper aux Kaylon.

Reste le problème que Gordon a disparu. Alors qu’ils cherchent un moyen de comprendre où leur lieutenant a bien pu passer, l’équipage de l’Orville reçoit un message d’environ 400 ans dans le passé, avec pour signature… Gordon Malloy. Oh. Le message ? Gordon explique être coincé sur Terre depuis six mois environ, en 2015. C’est une chance pour lui qu’il soit sur Terre, ma foi.

Ca l’est d’autant plus que la série nous révèle bien vite qu’il est resté bloqué là-bas jusqu’à l’âge de 96 ans. Et si on pourrait être triste pour lui, j’ai fait pause pour lire l’article de presse annonçant sa mort : oui, ils se sont fait chier à écrire un vrai article, pas juste du lorem ipsum, et ça permet d’apprendre que Gordon s’est… marié à Laura Huggins. Ben tiens. Et pas que ça : il s’est fait une carrière de pilote hyper estimé par ses collègues (forcément, il a du talent dépassant les connaissances universitaires) et une famille, avec un fils, rien que ça, et… deux petites-filles au moment de sa mort à 96 ans, en 2068 le… 12 juillet. Oh bordel, on est le 12 juillet aujourd’hui.

Coïncidence ? Je ne crois pas. Bon, reste à savoir si l’équipe est capable d’aller l’aider ou non. En effet, tout semble indiquer que s’il est mort, c’est que l’échec a déjà eu lieu. Cependant, les paradoxes temporels et les dimensions parallèles laissent une possibilité pour que l’Orville puisse faire en sorte de le sauver. Le problème ? Les lois l’interdisent. Une fois n’est pas coutume, Ed ignore les lois et demande à son équipe de faire en sorte de venir en aide à Gordon. Après tout, il les appelle à l’aide depuis le passé, c’est difficile d’ignorer ça.

Le vaisseau est donc propulsé dans le passé par des efforts conjoints de John et Isaac. Tout semble fonctionner à merveille, jusqu’à ce que John fasse quelques calculs : au lieu d’atterrir en 2015, date à laquelle Gordon a décidé par lui-même d’aller avec sa fixette sur Laura, ils sont désormais en 2025. Gordon est donc coincé là depuis 10 ans, et je le vois déjà décider de rester sur Terre parce que merci bien, mais il a une jolie vie avec Laura.

Pour ne rien arranger, l’équipage a un autre problème : ils n’ont pas assez d’énergie pour retourner dans le futur. Leur seule possibilité d’y arriver ? Récupérer une substance encore non découverte dans les entrailles de la Terre. Pour cela, il faut encore compter sur Isaac passant incognito au XXIe siècle par contre, parce que John ne peut y aller : il doit d’abord inspecter le vaisseau pour s’assurer que tout fonctionne, y compris le système leur permettant de respirer à bord.

C’était tout étrange en tout cas de voir le look des acteurs changer pour se diriger vers la Terre. Kelly, Ed et Charlie s’habillent donc comme on le fera dans trois ans, et ça leur va si bien. C’est amusant à constater, mais ça l’est encore plus quand on voit Isaac utiliser un simulateur lui donnant apparence humaine, car on découvre l’acteur qui se cache derrière le robot. Le plus impressionnant est le jeu d’acteur ici : malgré l’absence de costume, il se comporte comme un robot – mais un robot qui espère pouvoir parler avec Charlie.

Il a du bol pour ça : il se retrouve à faire équipe avec lui, alors que Kelly et Ed ont pour mission d’aller chercher Gordon. Après dix ans, celui-ci est déjà devenu pilote respecté et ça fait tout aussi bizarre de le voir en costume de pilote. Il est encore plus sous le choc que nous quand il voit Kelly et Ed, par contre.

Comme je m’y attendais, Gordon n’a pas tellement envie de rentrer « à la maison » cependant. Cela fait dix ans qu’il est sur Terre et ses chefs débarquent pour lui reprocher de ne pas avoir respecté les lois l’obligeant à se faire invisible une fois coincé dans le passé. Aucune interaction pendant dix ans sans certitude de la survie de l’Orville dans la bataille contre les Kaylon ? Tu m’étonnes qu’il ignore les lois !

Il indique donc à Ed et Kelly qu’il n’a pas l’intention de rentrer avec eux, et il leur présente au passage Laura, sa femme, et Edward, son fils. C’était assez inévitable. Entre rester avec sa famille ou aller dans le futur sur l’Orville pour être jugé pour des crimes stupides, le choix est vite fait. Autant rester avec sa voiture à la plaque « Oville » sans r, hein.

Je veux dire, Leighton Meester, enceinte en plus ? Pas étonnant qu’il préfère le passé. Il est tombé amoureux d’une Laura qu’il connaissait déjà et sur laquelle il fantasmait depuis toujours – mais il a quand même attendu trois ans avant d’aller la trouver. Et sept ans plus tard, il est marié avec un enfant et un autre à venir.

Il est aussi sacrément énervé après ses supérieurs qui se permettent de débarquer et de le juger parce qu’il a brisé les lois. Le problème étant que les lois sont de la merde, là, mais j’ai beaucoup aimé tous les commentaires glissés l’air de rien sur notre siècle. Il est évident que l’équipage de l’Orville déteste le XXIe siècle pour plein de raisons. Gordon, pas tant que ça… Et ça impressionne Ed et Kelly qu’il soit capable de pardonner un siècle laissant tant de dégâts à réparer.

Notez aussi que tuer des animaux sera illégal dans 400 ans, au point d’être considéré comme un serial killer. Bon, le ton monte en tout cas très rapidement entre Gordon et ses supérieurs hiérarchiques, principalement parce qu’après dix ans, il ne considère pas spécialement qu’ils soient ses supérieurs. Il leur explique aussi calmement que possible qu’il compte bien rester sur Terre au XXIe siècle après tout ce qu’il a vécu. Et sans trop de surprise, Laura finit par l’entendre quand il souligne que ses supérieurs ont pris trop de temps à venir.

La scène est plutôt touchante et ça fait du bien de retrouver Leighton Meester dans un rôle où elle est plus efficace que dans How I met your father, hein. Elle explique toutefois à Gordon qu’elle a toujours su, au fond d’elle, qu’il venait du futur : il ne s’est même pas inquiété pendant la pandémie, c’est dire.

Pendant ce temps, Charlie et Isaac cherchent donc à aller récupérer du dysonium sur Terre. Pour y parvenir, Charlie a la bonne idée d’entrer dans un bar plein de motards et de parier pour avoir une moto. Le pari ? Que le plus fort des motards ne soit pas capable de gagner un bras de fer contre Isaac. Trop facile.

La série est vraiment géniale pour ce genre de scènes, parce qu’on y retrouve enfin l’humour des débuts, qui manquait ces derniers temps. Et j’aime qu’on le retrouve avec des personnages qu’on ne connaissait pas à l’époque (Charlie) ou pas comme ça (Isaac). Franchement, les deux acteurs font un très bon duo, principalement parce qu’ils se détestent mais qu’Isaac cherche désespérément à commencer une conversation avec Charlie.

Cela fonctionne d’autant plus qu’elle n’en a pas du tout envie et que l’actrice est très douée pour les mimiques. Bien sûr, toutes les scènes humoristiques sont excellentes, notamment quand ils se retrouvent à visiter une maison pour en extraire ce dont ils ont besoin. Et comme ça prend du temps d’extraire du dysonium du sol, ils ont enfin le temps de parler.

La scène est plutôt bouleversante en son genre : on y découvre que tout ce qu’Isaac souhaite dire à Charlie, c’est merci de lui avoir sauvé la vie… sauf que Charlie n’a pas vraiment envie d’entendre ça de sa part. Il faut dire qu’il ne sait pas exactement ce qu’il a fait comme tort à Charlie, mais les scénaristes ont un plan pour qu’on continue de l’apprécier. Non seulement Isaac est responsable de la mort de sa meilleure amie après sa trahison de l’Orville, mais en plus Charlie était amoureuse de sa meilleure amie.

Elle ne saura jamais si les sentiments étaient réciproques, parce que la meilleure amie est morte avant que la relation ne puisse vraiment voir le jour. Il y a de quoi en vouloir à Isaac pour un moment, c’est clair. Bref, on comprend mieux la rancune de Charlie et le dysonium est récupéré, c’est donc parfait.

Parfait ? Non, il reste un problème : Ed et Kelly refusent de lâcher Gordon comme cela. Ils se pointent une nouvelle chez lui, gâchant une jolie soirée télé en famille, pour tenter de le récupérer par la force – avec l’aide de Talla. Gordon refuse, il est armé suffisamment pour empêcher Talla de s’en prendre à lui et tout est bien qui finit… mal. En effet, Kelly et Edd paraissent être de gros cons sur ce coup-là. C’est extrêmement étonnant de les voir si fermés d’esprit pour une fois, et extrêmement frustrants.

Leur menace finale est donc d’aller chercher Gordon dix ans plus tôt, quand il n’aura aucun souci à les suivre, et tant pis si ça signifie effacer le fils de Gordon de l’existence. Bon, il est plus probable qu’un univers parallèle soit créé avec cet épisode, vu ce que propose la série.

En tout cas, ça donne une conclusion triste à cet épisode, même si Gordon optimise comme il peut en expliquant à Laura que leur famille est plus forte que le temps. C’était joliment dit, mais ça n’empêche pas Ed et Kelly d’aller chercher Gordon dans le passé, puis de lui reprocher à demi-mots de ne pas toujours leur avoir fait confiance.

L’abus est total là. Bon, sinon, à retourner dix ans dans le passé comme ça, ils ont créé tout de même un gros problème : ils n’ont lus ce qu’il faut pour voyager dans le temps. Ce n’est qu’un demi-problème cependant : ils n’ont pas besoin d’un appareil pour aller dans le futur, juste de couper le bouclier du vaisseau qui les protège aussi quand ils passent en vitesse lumière de se retrouver projetés dans le futur.

C’est simple, mais efficace comme solution : nos personnages retournent bien vite dans le futur. Gordon s’y révèle sacrément heureux d’être là et affirme à Kelly et Ed qu’ils ont fait le bon choix en faisant passer leur devoir avant le reste. Mouais. C’est un grand mouais sur ce coup-là, mais c’est la conclusion de l’épisode : ils sont heureux de pouvoir se boire une petite bouteille de whisky à trois, et tout est bien qui finit bien.

Enfin, pas pour moi, mais bon, qui suis-je pour juger le futur ?

Sinon, je ne sais pas où le caser dans la critique, mais eh, John et Talla se sont embrassés dans l’épisode. Et ça semble parti pour être un couple durable, l’air de rien ?

The Orville – S03E05

Épisode 5 – A Tale of Two Topas – 18/20
Plus qu’un épisode, c’est un mini-film à ce stade, mais un film qui nécessite tout de même d’avoir vu le reste de la série pour bien le comprendre. Il y a quelques longueurs, surtout au début de l’épisode, et ça me fait demander si cette intrigue n’aurait pas été plus pertinente et intéressante si elle avait été étendue à plusieurs épisodes tout au long de la saison. En tout cas, c’est une intrigue bien importante qui est proposée par cet épisode. Concrètement, malgré des choix souvent simplistes, c’est une belle manière d’aborder le sujet compliqué de la transexualité et des relations diplomatiques.

Spoilers

Kelly découvre que Topa connaît un mal-être profond à l’adolescence.

Topa may never be happy but unhapiness is better than despair

Comment ça 1h15 d’épisode ? Les scénaristes abusent quelque peu, mais ce ne sont pas les seuls : la série prend tout son temps, rien qu’avec son premier plan introductif du décor de cet épisode. L’Orville a accosté sur une planète avec des tombeaux bien similaires à ceux de l’Egypte antique. Avant d’en parler, notons d’abord que l’épisode prend aussi le temps de reparler de ce qu’il s’est passé la semaine d’avant, forcément.

Ed y a découvert l’existence de sa fille, Anaya, alors il est évidemment perturbé par cette information. Il lui écrit désormais des lettres, qu’il conserve à défaut de pouvoir lui envoyer. L’information est très sympathique, elle permet d’en apprendre plus sur le personnage d’Ed, mais elle n’est pas le centre de l’épisode pour l’instant.

Le centre de l’épisode se trouve peut-être dans le tombeau de l’empire Hembilicite. Plein de pièges cherchant à détruire les êtres qui s’aventureraient là pourraient poser problème, mais c’est sans compter sur le fait qu’un robot métallique ne craint pas vraiment les flèches cachés dans les murs. Bref, l’équipage de l’Orville récupère très rapidement le trésor caché sur la planète grâce à Isaac. Cela fascine de toute évidence Charlie de retrouver le trésor datant de 70 000 années avant. Tu m’étonnes.

C’est inestimable une telle richesse après tout… mais ça ne fascine pas plus que ça Kelly. Elle préfère mettre fin à sa journée de 12h pour plutôt aller faire du sport. Arf, on n’a pas tous les mêmes hobbies après douze heures de boulot apparemment. En tout cas, elle fait du sport dans la salle de simulation et y retrouve Topa, l’enfant de Bortus.

J’avais quelque peu oublié son existence, on ne va pas se mentir, mais Topa a continué de grandir pendant tout ce temps et souhaite désormais passer l’examen pour entrer dans l’Union et peut-être devenir un jour Commandant d’un vaisseau. Pourquoi pas ? Topa est fan de Kelly et tout le monde est content de savoir les projets de vie de Topa désormais, ce qui fait que Kelly décide de l’emmener partout avec elle durant sa journée.

Cela permet d’en découvrir davantage sur la routine de Kelly. On comprend soudainement pourquoi l’épisode dure 1h15 : le but est de nous faire découvrir une journée plutôt banale dans la vie d’un premier commandant d’un vaisseau de l’Union, mais forcément, c’est plein de moments plus chiants. Oh, les scénaristes en ont conscience et Kelly le reconnaît elle-même, mais Topa la rassure en disant que c’est passionnant. Ma foi, ça peut être marrant de savoir qu’il y a une espèce qui refuse de porter des vêtements le premier lundi de chaque mois, mais tout de même, ce n’est pas passionnant comme épisode.

Cela devient bien plus intéressant quand Kelly se met à parler de manière tout à fait banal à Topa et que Topa révèle qu’il se sent très mal dans son corps. Il veut rejoindre l’Union pour trouver sa place dans le monde et devenir heureux, mais il est rapidement évident que le problème vient plutôt du changement de sexe subit en saison 1.

Kelly se sent bien mal de devoir lui mentir à chaque conversation, et elle en parle nécessairement à Claire et Ed. Si Claire veut aussitôt jouer les psys, puisque c’est son travail, Kelly trouve tout de même que c’est à elle de jouer ce rôle puisque Topa s’est confiée à elle. Par principe, elle veut cependant en parler à Bortus et Klyden. Bortus est plutôt à l’écoute de ce qu’il se passe dans la tête de son fils, mais Klyden s’oppose assez violemment à l’intrusion de Kelly dans leur vie.

Et c’est compréhensible : au départ, la scène est surtout portée sur l’incompréhension de Kelly et la haine qui se joue entre Kelly et Klyden… mais très rapidement, Kelly est congédiée et Klyden se confie à Bortus. On comprend ainsi que le vrai problème vient du désespoir de Klyden d’avoir su la vérité sur « ses origines », comme il le dit. L’ignorance est selon lui la meilleure des options.

C’est loin d’être certain, car la meilleure des options continue de heurter énormément Topa. Klyden lui interdit désormais de travailler avec Kelly, et ça le mène à se poser des questions principalement sur la mort. Topa en profite ainsi pour aller parler avec Isaac de ses envies de suicide. C’est un peu moins précis que ça, évidemment, les questions parlent surtout de la mort et du moment où Isaac avait décidé de se désactiver.

Ce n’est pas rien et Isaac connaît le protocole : il prévient donc Kelly. Bon, l’épisode prend vraiment son temps pour développer son histoire, mais ce n’est pas plus mal car c’est une histoire assez importante tout de même. Il est question de Topa, de la difficulté de se sentir soi-même et de s’interroger sur son genre. Et dans tout ça, Kelly est vraiment torturée de savoir la vérité sans pouvoir faire quoi que ce soit.

Malheureusement, elle finit par le faire malgré tout. Après une conversation rapide avec Topa, elle prend la décision de lui dire de manger du Kimbok – et de bien chercher la bonne recette. La bonne recette ? Le dossier de mission Kimbok33 intéresse rapidement Topa et il reçoit le mot de passe permettant de l’ouvrir de manière anonyme. « Anonyme », quoi. Kelly s’en confie même à Claire, c’est dire à quel point c’est anonyme.

Toujours est-il que la scène où Topa découvre la vérité et confronte ses pères est assez violente. Klyden soupçonne aussitôt Kelly d’avoir dit la vérité, tandis que Bortus s’emmure dans le silence un bon moment. Cela ne dure pas évidemment, parce que la vérité éclate au grand-jour et qu’il faut bien accompagner Topa dans les ressentiments qu’il a. C’est super violent pour tout le monde, donc, et la scène est très bien écrite – et interprétée.

Franchement, Topa fait un excellent personnage et je trouve ça bien de revenir sur cette intrigue de cette manière. J’avais encore en tête un arrière-goût de dégoût concernant l’épisode où Topa avait été forcé de changer de sexe par ses parents. En tout cas, Bortus finit par tout révéler à Topa et avoir les bons mots, forçant Klyden à se taire.

Sans trop de surprise, Klyden se rend aussitôt dans le bureau de Kelly pour l’agresser, aussi bien verbalement que physiquement quand les mots lui ont fait défaut pour exprimer toute sa haine de Kelly et de son énervement. Kelly assure qu’elle n’a pas donné le mot de passe, mais elle est tout de même heureuse d’avoir mené Topa dans la bonne direction, parce que c’est sacrément important pour lui de savoir ses origines et de comprendre le mal-être qui l’habite. Après tout, Klyden a le même.

Plus tard, on apprend que Topa ne parle plus à ses parents. Bortus vient donc voir Kelly pour lui demander son aide, mais elle lui apprend qu’il parle désormais à Claire, ce qui est une bonne chose. Reste encore à Kelly l’importance de s’excuser pour ce qu’elle a fait. Je ne suis pas tout à fait sûr que ça puisse suffire, franchement. Heureusement, elle reconnaît vraiment ses erreurs… et Bortus reconnaît la vérité également.

Contre toute attente, c’est Bortus qui a envoyé à Topa le mot de passe. Bien sûr, tout le monde continue de penser que c’est Kelly qui a fait ça. Je dois bien avouer qu’une part de moi espérait que ça vienne de Bortus, et je suis content que le personnage grandisse de cette manière. C’est une belle évolution de le voir aller à l’encontre de sa religion et de sa culture arriérée.

Il n’empêche que Topa est tout de même affecté par la décision qui a été prise pour lui. Il en parle certes à Claire, mais aussi à Kelly, affirmant qu’il espérait ne pas savoir la vérité… avant de revenir aussitôt sur ses paroles. Cela convainc Kelly d’aller encore plus loin pour cet épisode et de prendre la pire décision du monde, bien plus encore que de lui faire chercher la vérité. Elle mène ainsi Topa en salle de simulation pour lui faire revivre la partie du procès où Heveena a pris la parole.

Les effets spéciaux de la série sont bons, franchement, avec deux personnages qui se retrouvent vraiment en plein milieu du passé. J’ai beaucoup aimé la scène, mais c’est sans trop de surprise que de voir une femme qui lui ressemble motive Topa à demander un changement de sexe. Et ce changement de sexe, il fait inévitablement débat quand il s’agit de Topa.

Bien sûr, Klyden s’oppose formellement à l’idée quand il l’apprend, mais il est rapidement révélé que son avis ne compte que partiellement. Après tout, Bortus est d’accord pour que la procédure se fasse, ce qui pourrait être suffisant pour faire l’opération… si jamais il n’y avait pas eu un procès.

La scène est en tout cas excellente, ou violente, ou douloureuse, c’est selon. Le débat où Kelly et Claire s’obstinent à utiliser les bons pronoms pour Topa quand Klyden continue de dire « il ». C’était une bonne scène, et je n’ai pas grand-chose à critiquer à vrai dire. C’est efficace et agréable de suivre une série suffisamment ouverte d’esprit pour ce genre d’épisode, même si c’est aussi douloureux quand ça peut rappeler des situations vécues par d’autres. Je n’ai pas été directement impacté par ce sujet, alors c’est plus simple pour moi ; mais tout de même, j’ai été témoin une fois de ce genre de scène, et le malaise est vraiment palpable.

Bref, la décision est que l’opération devrait pouvoir avoir lieu… sauf qu’il y a eu un tribunal Moclan qui pose un jugement difficile à contredire : Topa est un garçon. Aller à l’encontre de ce jugement poserait des problèmes politiques énormes pour l’Union, surtout si c’est Claire, un médecin de l’Union, qui effectue la transition. La transition en elle-même est très simple d’après Claire. Pour une autre espèce, il faudrait attendre que Topa soit adulte. Dans ce cas très précis, en revanche, l’exception serait facile à faire.

Pas de bol pour Topa, l’Union s’oppose formellement à ce que Claire fasse l’opération. Kelly et Bortus lui annoncent comme ils peuvent cette difficile nouvelle, qu’il prend plutôt bien étant donné la nature de ce qui lui est dit. Cependant, à force d’y réfléchir et de voir toute l’équipe, y compris Talla ou, de manière plus surprenante, Charlie soutenir Topa, Claire propose de démissionner pour être un docteur civil.

J’ai eu peur que les scénaristes nous trouvent une excellente porte de sortie pour l’actrice qui aurait pu en faire la demande, mais ce n’est finalement pas le cas. Au contraire, Isaac entend le problème et se propose pour devenir le chirurgien de Topa. C’est une solution simple et efficace : bien sûr que ce Kaylon est capable de suivre des instructions déjà enregistrées sur les ordinateurs de l’Orville.

Le reste de l’équipage ne doit toutefois pas être au courant de ce qu’il se passe pour que ça puisse passer aux yeux de l’Union : Isaac n’en fait pas partie, il n’est qu’un émissaire à bord de l’Orville. L’équipage organise donc un concert surprise de Bortus auquel tout le vaisseau assiste pour que Topa puisse changer de sexe tranquillement avec l’aide d’Isaac.

Bon, tranquillement, j’y vais un peu fort : Klyden tente une dernière fois de s’y opposer, et ça se fait de manière plutôt violente. Isaac est obligé d’employer la force pour forcer Klyden à quitter la pièce, alors que Topa avait déjà peur de l’opération avant. C’est d’autant plus courageux d’accepter de la faire, mais ça valait vraiment le coup quand on la voit sourire en fin d’épisode.

Enfin, pas tout à fait en fin d’épisode. Il reste deux choses à régler : Kelly et Ed se font sermonner en bonne et due forme par l’amiral qui leur avait interdit de faire la procédure. Elle est toutefois forcée de reconnaître que c’était une bonne décision et une bonne chose : comme c’est un Kaylon qui a fait la procédure, les Moclan ont plutôt tendance à être remonté contre les Kaylon et à vouloir les détruire.

Tout est bien qui finit bien. Il reste la deuxième chose à régler : Klyden. Il profite du passage d’un vaisseau scientifique devant récupérer les artefacts du tombeau du début d’épisode pour se barrer, mais pas sans une dernière insulte à sa fille – il lui dit carrément qu’il aurait préféré qu’elle ne vienne jamais au monde. Heureusement que Bortus est là pour l’aider à se reconnaître parfaite et que Kelly est évidemment heureuse de reprendre son rôle de tutrice auprès d’elle.

C’est une très belle conclusion pour l’épisode qui est fait de tout un tas de bonnes scènes de toute manière, de Bortus chantant avec un des fils de Claire au piano à Isaac qui explique à Claire qu’il espère qu’avoir aidé Topa aidera l’équipage à interagir de meilleure manière avec lui.

Ces séries vues en juin 2022

Salut les sériephiles,

Je ne regarde tellement plus de séries ces derniers mois que j’en oublie de programmer dans mon planning d’articles à écrire les moments où je fais le bilan. Mais à l’heure où je recommence à voir des séries, il est temps de m’y remettre – quitte à publier l’article dans deux ou trois mois… Est-on vraiment à ça près ?

21 épisodes vus

Bon, ça ne fait même pas deux fois plus d’épisodes vus que le mois dernier – et ça reste un score inquiétant pour ma sériephilie parce que bon, il y a des années où je voyais 21 épisodes par semaine tout de même. Je regarde s’accumuler les épisodes de retard, je fais des listes et j’angoisse face au nombre de retard prises. Je sais parfaitement maintenant que je vais devoir continuer de faire des choix et voir moins de séries.

Ce qui est inquiétant en plus en rédigeant ce genre de bilan aujourd’hui, c’est que ça me rappelle que je ne fais pas forcément les bons choix dans les séries que je regarde ! J’ai terminé moins de dix saisons depuis janvier, et ce ne sont presque que les séries procédurales. J’essaie en ce moment de faire mieux comme je l’ai écrit dans un article il y a cinq jours – encore un qu’il faut que je publie – mais… C’est compliqué tout de même.

Bref, c’est parti pour un bilan un peu plus étoffé que le mois dernier, mais toujours pas exceptionnel ou à la hauteur de ce que j’aurais envie. Heureusement, j’ai commencé plein de saisons pour me remettre le pied à l’étrier !

Meilleur épisode vu : 
The Orville – S03E02

Cette saison est un véritable coup de cœur et n’a pas encore proposé d’épisode capables de me décevoir !

C’est donc vraiment sans surprise que je la vois débarquer dans cette catégorie, armée d’un solide 19/20.

Avec vingt à trente minutes supplémentaires par épisode, cette saison se veut beaucoup plus sérieuse que les précédentes, et ça lui réussit énormément si vous me demandez mon avis (ce que vous faites, sinon vous ne seriez pas là).

Cet épisode capitalise sur tout ce qu’était la série auparavant et sur tout ce qu’elle pourra être par la suite, exploitant pleinement tout son potentiel. Un vrai plaisir.

Pire épisode vu
HIMYF – S01E09

On prend les mêmes et on recommence…

…Deux mois après placé l’épisode 8 dans cette catégorie, voici donc venu l’heure pour l’épisode 9 d’être le pire vu au mois de mai. Ca pique.

Cependant, il faut que je souligne que la série a fait des progrès, parce que la moyenne de cet épisode est tout de même à 13. Ce n’est toutefois pas suffisant sur un mois où j’ai vu très peu d’épisode, et où il y a eu plus de qualité quand même.

Ce n’est pas le cas pour cette série : elle ne réussit même pas à faire mieux pour son épisode final d’ailleurs. Et pourtant, la narration dans cet épisode était un chouilla plus sympathique.

Voir aussi : How I met your father peut-elle réussir sa saison 2 ?

Episode le plus attendu :

Westworld – S04E01

Je sais, je triche un peu : j’ai vu l’épisode le 1er juillet… mais bon, concrètement, la semaine du premier juillet fait partie de ce bilan du mois dans mon décompte, parce que je fonctionne par semaine et non par mois. Alors, ça fonctionne et vous ne pouvez pas me dire le contraire : c’est mon blog, j’en fais ce que je veux.

Bref, tout ça pour dire que vraiment cet épisode s’est fait attendre. C’est toujours pareil de toute manière : il faut attendre deux ans entre chaque saison de la série, et les saisons sont super courtes. Je suis frustré, et je ne vais pas faire semblant de vous dire le contraire.

L’attente valait toutefois le coup : cet épisode était vraiment génial à voir, j’ai savouré mon plaisir !

Voir aussi : Westworld revient et j’avais bien besoin d’un récap

Personnage préféré
Kristen – Evil

J’avais vraiment beaucoup trop de choix ce mois-ci pour sélectionner un seul personnage préféré, mais je me suis dit que je pouvais en profiter pour citer une série que je n’évoquais pas autrement.

Mon choix s’est donc porté sur un autre retour que j’attendais beaucoup, et sur ce personnage de Kristen, parce qu’elle est vraiment trop cool.

Je trouve qu’il est rare de voir un personnage pareil à la télévision : elle est une professionnelle respectée dans son domaine, elle est mère de famille aussi à l’écran et elle a autant de défauts que de qualités. 

On explore toute sa vie, et c’est passionnant.

Personnage détesté :
William – Westworld

Il en fallait bien un, et je n’allais pas m’acharner éternellement sur How I met your father.

Ceci étant dit, je sais bien que c’est canoniquement un peu con de citer William comme personnage détesté vu ce qu’il se passe dans la série depuis la saison 3. 

Il n’empêche que j’ai vraiment du mal avec le personnage, que ce soit pour ses actions ou… pour l’acteur. Je crois que mon vrai problème réside là, je n’aime pas cet acteur et ça se répercute sur le personnage, parce que je ne comprends rien à ce qu’il marmonne.

Il fallait bien un défaut pour la série après tout. 

Voir aussi : Vus en 2022

Personnage le plus surprenant :

Kamala de Ms Marvel

Je n’allais quand même pas écrire un article sur le mois de juin sans parler de cette série, non ? De là à dire que Kamala est surprenante, il n’y a qu’un pas que je franchis allégrement, parce que la série me surprend pour plein de raisons.

Kamala est introduite dans le premier épisode comme une adolescente un peu insouciante qui compose sa vie entre ses amis et ses parents, avec la religion pour lier l’ensemble. Pourtant, tout au long des épisodes qu’on a pu voir jusque-là (et j’ai hâte de voir comment ça va se terminer), ces aspects ont fini par être éclipsés par d’autres.

Un peu comme le reste de la série qui est un patchwork, je ne sais jamais trop à quoi m’attendre avec Kamala. Elle peut être une ado dépassée par la situation, une bonne blagueuse, une superhéroïne, une fille mal dans sa peau ou en tout cas mal vis-à-vis des attentes parentales – et même (spoilers tout de même) une djinn.

Bref, on ne sait vraiment pas sur quel pied danser avec elle.

Voir aussi : Ms Marvel est musulmane, et alors ?

J’ai vu 21 épisodes parmi les saisons suivantes :

 

La suite en juillet (et j’espère garder mon bon rythme en accélérant encore les choses pour cette semaine à venir)…

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