Mes derniers coups de… #53

Salut les sériephiles,

Nous sommes début septembre et c’est la rentrée scolaire, yeaah. On la sent ma motivation ? En vrai, je me dis que ce n’était peut-être pas ma meilleure idée de relancer les derniers coups le mois dernier parce que ça prend du temps à écrire et que j’ai forcément autre chose à faire en ce moment pour trouver mes marques avec mon nouvel emploi du temps. Je dis ça, mais si je suis honnête, je crois que le retour m’a encore plus plu qu’à vous parce que c’est quand même un article qui permet d’échanger, alors bien sûr que je prends du temps pour ce #53 !

Coup de cœur : J’ai recommencé un visionnage d’Agents of S.H.I.E.L.D. (critiques d’un épisode de la saison 1 chaque mercredi, donc) et c’est du recyclage que d’en faire mon coup de cœur, mais vraiment, qu’est-ce que je suis fou amoureux de Skye. Son introduction n’est pas dingue dans le premier épisode, mais dans les épisodes 2 et 3, elle est juste absolument parfaite. Elle enchaîne les répliques cultes, elle a un look fou, comment ne pas craquer ?

Coup de mou : Alors là, ça va à mon visionnage de The Shards, sans hésiter. Disney+ me l’a tellement mise sous le nez que j’ai fini par tester en me disant que ça pouvait être ma bonne découverte du mois d’août. Résultat : 08/20 au pilote et une énorme déception. C’est peut-être ça le pire avec toutes ces nouveautés moyennes : chaque fois que j’en lance une, j’ai envie de croire que ce sera enfin celle qui va me réconcilier avec les séries récentes… et ben non. Cela m’a cassé dans ma soif de nouveautés d’avoir une voix off qui me fait de l’audio-description et je n’ai pas eu le courage de continuer.

Coup de poing : Pas trop d’hésitation non plus tellement une scène m’a fait rire ce mois-ci. Fisk dans le dernier épisode de Daredevil: Born Again donne de sacrés coups de poing ! Je n’aime pas le perso, mais il faut reconnaître que sa brutalité physique est parfaitement rendue : chaque coup a l’air de peser une tonne et il envoie valser tout le monde sans la moindre difficulté. La scène valait le détour !

Coup de blues : On me demandait dans les commentaires du #52 ce qu’il en était de la lecture. Ben… rien. Et ce n’est même pas parce que je n’avais pas envie ! C’est déjà la fin de l’été et c’est normal d’avoir le blues de rentrée, mais cette année, il est particulièrement violent parce que je n’ai pas profité de ma saison préférée comme d’habitude. J’aime passer du temps allongé au bord de la piscine à lire… Or par 40°C, ça n’aurait pas été bien raisonnable d’aller s’exposer au soleil et pas agréable d’être dehors ; les horaires de ma piscine étaient moins intéressants qu’avant et je n’ai donc pas lu de l’été. En plus, quand il a arrêté de faire trop chaud, on a eu de la pluie (un livre sous la pluie, ça ne fonctionne pas), puis une fermeture technique et bim, septembre. Le pire dans tout ça ? Ils annoncent de nouveau des jours estivaux normaux pour ce mois de septembre. Mais en septembre, on bosse. Aaaah.

Coup de barre : Et en vrai, flemme de ce mois de septembre qui oscille entre orages dingues et températures estivales. Bien sûr, normalement, la fatigue et le temps maussade de la rentrée sont compensés par le retour tout proche des séries, mais cette année encore (comme l’an dernier), Grey’s Anatomy, 9-1-1 et 9-1-1: Nashville ne reviennent que le 15 octobre ! Un mois et demi à attendre ma vraie rentrée (je vais pas mentir, ce sont elles que j’attende pour avoir l’impression que la période commence, mais là, ce sera la fin de la période scolaire déjà), c’est quoi cette arnaque ?

Coup de vieux : Rachel Bilson dans Scrubs. La revoir après tant d’années, ça me faisait déjà bizarre par principe. Et puis j’ai découvert en préparant cet article qu’elle venait de fêter ses 45 ans le 25 août. SUMMER ROBERTS A 45 ANS. Voilà. Merci, au revoir, je vais m’allonger.

Coup de bol : En parlant de Scrubs, j’ai réussi à terminer tous mes visionnages prévus pendant l’été. Enfin, en quelque sorte. Je voulais terminer les saisons commencées sur la période 2025-26 et c’est désormais chose faite. Je peux donc attaquer la nouvelle saison avec une liste propre. Enfin, « propre », on s’entend. Il me reste à terminer la saison 8 de The Rookie, déjà.

Coup de gueule : Ce recul des personnages féminins dans les séries (celles que je regarde en tout cas) en 2026, on en parle ? Lanterns cartonne, mais c’est encore un exemple flagrant de boys club, ça me tue. Autant dans Heated Rivalry, ça peut se comprendre d’avoir surtout des persos masculins parce que bon, c’est le sujet de la série quoi ; autant voir encore des séries incapables de passer le Bechdel Test en 2026 et de nous présenter des femmes badass, intéressantes et efficaces… C’est agaçant. En plus, je sais bien que le Bechdel Test ne dit pas si une série est bonne ou féministe, mais la barre est tellement basse que ne même pas réussir à la franchir, ça commence à me rendre dingue.

Coup de tête : J’ai commencé The Good Wife sur Prime Video il y a une dizaine de jours et oups, saison 1 terminée. En vrai, ça s’est lancé en lecture automatique après un film et je me suis dit que j’allais tenter. L’algorithme a bien fait les choses, ça doit être une des premières fois. La série vient du couple King (je leur dois Braindead) et ça fait au moins quinze ans (peut-être pas exactement) que je me dis qu’il faut que je la regarde. Elle passe si bien en bingewatching ! En plus, je me plaignais justement dans le coup précédent de l’absence de personnages féminins forts alors… Autant retourner voir du côté de 2009, non ? Logique, je vous dis. Gros plaisir de dévorer cette saison 1 en tout cas !

Coup tordu : Après des années à entendre régulièrement des réfs de La Flamme un peu partout et à voir des extraits sur les réseaux sociaux, je me suis dit qu’il était temps de m’y mettre. J’ai donc vu toute la saison en à peine 24 h sur France TV. Malheureusement, le site ne propose pas la suite, Le Flambeau. Il faudra que je trouve tout de même un moyen de la voir, ne serait-ce que pour LA réf que j’ai attendue pendant toute la saison 1 : tout le monde est lesbienne. Les acteurs, et surtout les actrices, sont incroyables dans cette série, j’ai passé un bon moment et je sais que je n’en parlerais pas ailleurs sur le blog, alors voilà, j’en parle ici. C’est un coup tordu de voir une saison pour une ref et apprendre qu’en fait, c’était d’ailleurs qu’elle venait !

Coup de pub : Non contente d’avoir sorti son album en juin, Olivia Rodrigo a sorti la semaine dernière une nouvelle chanson, « Serena Joy », un peu par surprise. Elle l’avait enregistrée pendant les sessions de l’album mais ne l’avait finalement pas gardée dessus et, franchement, ça s’entend : le morceau est bien plus punk, plus politique aussi, puisqu’il est inspiré du personnage de Serena Joy dans The Handmaid’s Tale. Une partie des bénéfices est reversée au Daisy Chain Fields Fund, lié à son festival à la programmation entièrement féminine, donc ça fait encore une excellente raison de l’écouter. J’ai adoré, justement parce que c’est très différent de l’album. Bref. J’adore, alors je partage.

Coup de grâce : Disneyland Paris a déjà sorti ses collections de Noël à Emporium alors qu’Halloween n’a même pas commencé. Je sais que c’est le cas chaque année, mais ça me bute de savoir qu’on prépare déjà la fin d’année et que les films de Noël vont déjà débarquer alors qu’il reste encore quatre mois – et c’est presque ma saison préférée, en plus.

Bref, impossible de conclure autrement qu’en oubliant la rentrée et en disant : vive l’automne, vive Halloween et vivement octobre pour les séries !

Mes derniers coups de… #52

Salut les sériephiles,

Si je vous dis : coup de cœur, coup de mou, coup de poing, coup de blues, coup de vieux, coup de barre, coup de bol, coup de gueule, coup de tête, coup tordu, coup de pub et coup de grâce… vous vous en rappelez, vous ?

Cela fait un an ou deux que j’ai publié le dernier article «  mes derniers coups de…  » et en ce début de mois d’août, comme chaque année, je fais le point sur le blog, le temps que je ne trouve plus (et que je ne prends plus) pour écrire comme pour regarder mes séries. Forcément, ça me travaille et comme c’est un article qui plaisait à tout le monde à l’époque, ben… le revoilà.

Allez,  trêve de blabla, à présent, je tente de vous parler sans spoiler et en coup de vent de mon dernier…

Coup de cœur : Je n’ai pas de série ou d’acteur en tête pour ce point (enfin si, mais ce ne serait pas bien original de parler de Tom Holland et du dernier Spiderman quoi), donc je vais déjà aller taper loin des sujets habituels du blog et parler… bouffe. J’ai découvert, au hasard d’un détour dans une roseraie (ouais, en plein mois d’août, pas ma meilleure idée, je sais), qu’il existait de la glace à la rose. C’est un goût que j’aime depuis la première fois que j’ai eu l’occasion d’en goûter, mais que je trouve souvent écoeurant ou trop fort. Ce n’est pas du tout le cas quand c’est en glace. Bref, une tuerie, je vous recommande si vous avez l’occasion un jour, même si ça ne se trouve pas facilement.

Coup de mou : Comme lors des derniers articles « coups », je pense vraiment que nous sommes dans un ventre mou interminable du côté des networks et de la production des séries. C’est paradoxal d’avoir autant de nouveautés et si peu de réussites, mais vraiment, l’âge d’or des séries manque. Ce n’est pas pour rien que la nostalgie fonctionne avec tant d’effets dans les rewatchs et les reboots !

Si, si, il y a quand même des bonnes surprises dans les séries récentes, je suis désagréable et un vrai vieux con en devenir… à moins que je ne le sois déjà ?

Coup de poing  : Je vais peut-être entrer un peu plus dans  le vif du sujet et évoquer un de mes rares visionnages d u  moment, à savoir X-Men 97. La saison 2 se termine mercredi et je devrais donc publier mon article dessus dans la foulée, mais en attendant, je savoure les combats qu’on y trouve dans chaque épisode. C’est bien LA qualité la plus évidente de cet animé : les dessins sont tops comme à l’époque et les combats une certitude chaque semaine.

Coup de blues : Est-ce que c’est trop simple de parler ici de Joshua Bassett ? Comme il a sorti une chanson qui s’appelle « Blue », probablement. Il a annoncé son prochain EP qui sortira vendredi prochain. Le coup de blues, c’est que ça ne m’a pas spécialement motivé. Autant je continue de saigner quotidiennement l’album d’Olivia Rodrigo, autant les sorties récentes de Joshua Bassett ne me plaisent plus autant que ses premiers titres. Sa voix reste dingue, mais pas fan de sa direction artistique – et de ses choix d’ordre plus privés, mais ça, il fait bien ce qu’il veut, vous me direz. En vrai, je dis tout ça, mais j’ai déjà beaucoup écouté la dernière sortie et j’attends quand même cet EP :

Coup de barre  : Rien n’a changé depuis l’article 51, je n’arrive toujours pas à me décider à lancer des épi sodes.  J’ai presque l’impression que c’est c e qui me motiv e à écrire ces articles, pour aller piocher dans plein d’autres suj ets !  Ce mois-ci, je peux accuser la canicule pour expliquer ma flemme. Vraiment, ça me fatigue : l’éco-anxiété est là, la météo est en train de nous rendre tous accro avec des prévisions qui changent toutes les trois ou quatre heures et la perspective d’une cinquième vague de chaleur en deux mois (sérieusement, y a vraiment eu des pauses entre ?) me terrasse d’avant. J’angoisse et je fatigue.

Coup de vieux : En préparant cet article, je me suis mis à relire les articles « coups de » et j’ai découvert qu’en fait le dernier datait de 2022. Quatre ans déjà ? Pire que tout : dedans, je parlais du renouvellement de Riverdale pour deux saisons supplémentaires. D’où ? Comment ? J’ai l’impression que la fin de Riverdale était il y a une éternité. Le temps passe et faut que j’arrête de m’étonner de me découvrir des cheveux blancs si je me mets à croire que quatre ans n’en font que deux ou si je me dis, comme Ryan Murphy, qu’un retour de Glee ne ferait peut-être pas de mal !

Coup de bol : Je me plains de la chaleur, mais ce matin, j’ai eu l’occasion de faire un tour en forêt SOUS LA PLUIE. J’ai presque eu froid. J’ai savouré ce bonheur autant que ma glace à la rose, donc voilà, ça méritait de vous en parler, même si ça fait quand même deux coups juste pour vous parler de la météo. Arf. Les cheveux blancs, la météo, bientôt, je vais vous faire un article sur la morning routine en maison de retraite si je continue !

Coup de gueule : C’est totalement inutile comme coup de gueule car je sais que c’est nécessaire et que c’est pour le bien à long terme, mais sachez que j’en ai déjà marre des travaux du mois d’août. Voilà. Le plus impactant, c’est probablement ceux qui sont en cours sur le RER A depuis hier : ils m’empêchent d’aller à Disneyland parce que flemme de me rajouter, au mieux, 50 minutes de bus sur un trajet déjà long (encore à l’aller, pourquoi pas, mais au retour, eh !). Vous n’avez peut-être pas suivi, mais je passe ma vie là-bas désormais, c’est ma petite pause détente de la semaine, quoi. Bref, pas de détente au mois d’août, voilà, je vais me contenter de bosser (et c’est peut-être pas plus mal). Oui, je sais, je peux aussi rattraper mes séries, ça ne ferait pas de mal !

Coup de tête  : Je suis en  train d’écrire un article « mes derniers coups » quatre ans après le dernier et même pas trois heures après m’être rappelé l’existence de cette série d’articles. Non, vraiment, le b  log, nos interactions, mes  articles quotidiens, tout ça me manque. J’espère qu’à vous aussi, au moins un peu. Au pire, j’écris tout ça dans le vent et tant pis.

Coup tordu : Et si on parlait séries un peu ? Cette semaine, il y a eu une annonce de casting pour la saison 2 de Heated Rivalry. Je me plains tout le temps des annonces de casting qui spoilent trop de choses et j’essaie généralement de passer à côté autant que possible, mais sur cette série, difficile de ne pas voir mes réseaux sociaux envahis… Surtout quand on annonce la présence de Charlie Gillespie, que j’avais déjà découvert dans l’excellente et partie trop tôt Julie and the phantoms. Bref. C’est tordu d’avoir l’impression d’être de retour en 2020 quand j’ouvre Insta et que j’ai Charlie partout dans mon feed. C’est tordu aussi que ça arrive une semaine après que sans crier gare une photo de lui à poil sous sa guitare se soit faufilée sur mon Twitter (vraiment, faut pas l’appeler « X » ce réseau social, vous imaginez comme cette phrase sonnerait encore plus mal ?). Et c’est tordu car ce n’est pas du tout comme ça que j’imaginais son personnage quand j’ai lu le bouquin. C’est pire encore pour Justice Smith, car vraiment, ce n’est pas du tout le Harris que j’imaginais. Comme j’aime les deux acteurs, je suis content quand même.

Pour les déçu(e)s, les curieux/ses, les amateurs/trices de musique et l’algorithme, la photo de la guitare que vous cherchez est tirée de Splitville, sortie le 5 septembre.

Coup de pub : Il y a quelques semaines, je vous parlais sur le blog de Bingeboxd. Aujourd’hui, je vais vous parler de Bingers. Le principe est toujours le même : trouver une application qui permette de remplacer TVtime ! Bingers est peut-être la promesse la plus convaincante pour l’instant : c’est le nouveau bébé du créateur de TVtime (qui était parti du projet il y a fort longtemps et n’a rien à voir avec sa fermeture) et on y retrouve la grande majorité de ce qui faisait le succès de l’application. Ils ont l’air dans l’équipe derrière l’application assez à l’écoute des retours d’utilisateurs pour l’instant, comme aux débuts de TVshowtime, alors profitez-en, même si…

Coup de grâce : … ma sauvegarde TVtime n’a pas fonctionné comme il fallait alors je m’étais rabattu sur une sauvegarde moins conséquente. Si elle a fonctionné sur Bingeboxd, ça n’a pas été le cas sur Bingers. Au départ, je voulais bidouiller les fichiers et tout pour tout récupérer comme personne ne me répondait du côté de Bingers. Finalement, j’ai ajouté Laura puis (surtout) Frankie et elles avaient déjà tellement de séries comme leurs sauvegardes fonctionnaient que… J’ai tout pillé. Merci les filles ! J’ai donc passé deux heures hier à ajouter des centaines d’épisodes (des milliers, même, gloups) sur l’application. Et je ne suis toujours pas au bout de mes peines, il m’en manque encore. On pourrait croire que c’est déjà un coup de grâce suffisant, mais sachez qu’il y a pire : ça m’a donné envie de faire plein de rewatchs de séries dont j’avais oublié l’existence… ou pourquoi pas de terminer toutes les saisons dans lesquels il me reste genre 4 à 10 épisodes à regarder ou, pire !, même de commencer d’autres énormes morceaux jamais vus. Bon, pas sûr de sauter le pas pour autant, mais rien que l’envie, ça me terrasse autant que la chaleur !

Un autre coup de grâce terrible – ouais, je joue les prolongations avec cet article, parce que ça me manque d’écrire – cette semaine a été la sortie de l’album d’Ariana Grande. Musicalement, j’aime beaucoup et il y a de bonnes choses, mais le clip m’a tellement choqué, comme beaucoup. Cela me rend triste de ne pas la savoir mieux entourée et suivie, l’anorexie (et de manière général, tous les troubles alimentaires), c’est terrible. Je comprends qu’elle ne veuille pas de commentaire sur son poids et tout, mais ne rien dire, c’est quand mêm e être complice. Elle se détruit à petit feu et ça me rend triste.

Voilà, c’est tout. Difficile de conclure après ce paragraphe sans que ça ne sonne étrange, je sais, mais je vais le faire quand même, parce qu’il faut bien. Bon dimanche à tous, je vous souhaite de la fraîcheur dans vos vies et… à très vite.

Pourquoi un premier épisode de série ne peut pas tout faire

Salut les sériephiles,

Ça fait déjà une semaine que je vous ai partagé un projet un rien chronophage qui me tient à cœur depuis des années : Sauveurs de rêves. Au départ, je pensais écrire un roman. Assez vite, j’ai compris que j’étais surtout en train d’écrire une série. Si ça vous tente, l’épisode 1 s’intitule « L’Éveil » et est disponible sur Amazon (en cliquant ici) à moins d’un euro dès le 1er juin.

En tout cas, ce qui est fou, c’est qu’écrire a commencé à me faire réfléchir au contenu d’un pilot, aux séries que je regarde et à tout ce qui est à mettre en place dès le début. C’est colossal et vertigineux. Je ne sais pas si je dois m’en étonner. J’ai grandi avec des saisons de 22 épisodes (minimum !), des pilots qui prenaient le temps d’installer un univers et des personnages qu’on découvrait avant d’apprendre à les connaître semaine après semaine. Ce rapport aux séries, j’en ai déjà beaucoup parlé ici. J’ai souvent écrit sur ce qu’elles m’ont appris, sur ce qu’elles me donnent envie de voir, mais aussi sur ce qui me frustre de plus en plus dans les séries actuelles…

Seulement quand j’écris, mon cerveau ne pense pas seulement en chapitres. Il pense en scènes, en épisodes, en personnages qui auront peut-être trois répliques aujourd’hui, mais une vraie importance plus tard. Et écrire ce premier épisode m’a fait découvrir plein de choses en m’obligeant à me poser une question assez simple :

Comment on donne envie de rester dans un pilot ?

À la télévision, certaines séries ont parfois une réponse très directe. Elles commencent par du sexe, de la nudité, et hop, le tour est joué. D’accord, d’accord, ce n’est pas toujours gratuit. Euphoria, par exemple, utilise les corps et la sexualité pour raconter quelque chose sur ses personnages, sur leur malaise, sur leur manière de se montrer ou de se cacher. Ce qui m’agace, c’est quand cette stratégie devient une facilité, voire un passage obligé dès le début de la série. Récemment, c’était un peu le cas pour Maximum Pleasure Guaranteed, par exemple. Et encore, ça se justifie par l’idée de base de la série, mais les exemples ne manquent pas, et ne me lancez pas sur Heated Rivalry. Il y a dix ans déjà (gloups), je m’étais amusé à comparer les pilots des networks et ça ne manquait pas, à chaque fois, il y avait de la nudité ou du sexe avant les cinq premières minutes (j’ai des vestiges de cette période sur le blog avec la saison 1 de Roadies par exemple).

Cela dit, ce n’était pas le cas dans mes séries préférées, alors je n’avais pas spécialement envie de faire ça dans ce que j’allais écrire. À la place, j’ai plutôt pensé Orphan Black. Oh, il y a des fesses bien visibles dès le premier épisode, je sais, mais franchement, la première scène m’a appris à quel point un début pouvait être efficace. Une scène choc ne suffit pas à retenir un lecteur si elle ne pose aucune question. Il faut qu’elle ouvre quelque chose. C’est exactement ce qu’il se passe quand Sarah voit Beth, qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau, se suicider. Sans aller aussi loin, je voulais quelque chose d’un peu marquant pour ouvrir mon histoire. Dans Sauveurs de rêves, c’est le cauchemar récurrent de Chris qui a pris cette place : un toit parisien, une silhouette au sabre, une chute et cette impression qu’il revit sans cesse la même scène sans pouvoir y échapper.

Vraiment, à jamais la meilleure première scène.

Une fois cette ouverture trouvée, un autre problème est arrivé très vite toutefois :

Introduire tous les persos d’un coup

Quand j’ai assumé que Sauveurs de rêves fonctionnait comme une série, j’ai eu un réflexe assez logique. Un pilot doit présenter les personnages principaux. Il doit donner envie de les suivre. Il doit montrer qu’un groupe existe, même si le héros n’en comprend pas encore toutes les dynamiques… Seulement voilà, moi, je n’avais pas mon groupe, mais juste Chris.

Croyez-le ou non, mais là, j’ai repensé très fort à Shadowhunters. La série est (très) loin d’être parfaite, mais elle réussit quand même un truc assez fou dans son pilot : elle fait découvrir un univers entier à Clary sans donner l’impression que tout s’arrête toutes les deux minutes pour ouvrir Wikipédia. On comprend qu’il y a des règles, des clans, des tensions, des personnages déjà liés les uns aux autres. Et moi, devant mon épisode, je me suis retrouvé à me demander comment faire pareil à l’écrit – mais promis, personne ne chialera autant que Clary. Quoique ?

La réponse, évidemment, c’est que je ne pouvais pas vraiment faire pareil.

Chris découvre un univers dont il était totalement exclu jusque-là. Il ne connaît pas la Fondation. Il ne connaît pas ses règles. Il ne connaît pas les gens qui y travaillent. Et surtout, il est curieux, il doute, il pose des questions. Sa curiosité est un trait de caractère auquel je tenais, parce que combien de fois, je m’énerve face à des personnages qui n’agissent pas de manière cohérente faute de chercher à comprendre le monde dans lequel ils évoluent !

Il fallait lui laisser cette place-là, même si cela ralentissait forcément l’arrivée de certains personnages. J’aurais pu tricher. J’aurais pu faire comme si tout était évident, accélérer les explications, pousser Chris d’un décor à l’autre et cocher les cases du pilot de série une par une. Le résultat aurait peut-être été plus efficace, mais il aurait aussi été moins authentique. Je n’avais pas envie d’écrire un personnage qui accepte l’impossible en trois répliques juste parce que l’épisode doit avancer.

J’ai donc accepté une idée qui me paraît finalement très cohérente avec mon rapport aux séries :

La magie du double épisode.

C’est un format qui se faisait beaucoup à une époque et qui me manque un peu aujourd’hui. Bien sûr, vous me voyez venir avec mes gros sabots, mais le premier épisode de Buffy ne fait pas autre chose (j’en profite pour avoir une pensée pour Anthony Head, mort ce week-end…) : il y a tellement à faire et tellement de personnages que la série s’ouvre non pas avec un, mais deux épisodes.

C’est comme ça, certains univers ont besoin de deux épisodes pour s’installer. Sans dire que ma série sera aussi géniale que Buffy, le premier épisode de Sauveurs de rêves ne pouvait pas tout présenter, tout expliquer, tout développer. Il devait d’abord laisser Chris comprendre qu’il venait de mettre les pieds dans quelque chose qui le dépassait. C’est aussi pour cette raison que tous les personnages n’ont pas encore leur place. Certains sont déjà là, d’autres passent presque au second plan, et quelques-uns prendront davantage d’importance plus tard.

Finalement, pendant des années, j’ai regardé des pilots en me demandant pourquoi ils faisaient tel ou tel choix. Aujourd’hui, je découvre qu’ils essayaient surtout de résoudre vingt problèmes différents en même temps. Et certaines séries m’impressionnent encore plus.

Et en ce qui me concerne ? Si vous avez déjà lu le premier épisode (merci !), vous pourrez donc peut-être le relire autrement quand certains figurants de cet épisode auront pris toute leur importance par la suite. Certaines questions trouveront peut-être un début de réponse avec ce début. C’est aussi ça que j’aime dans les séries : cette impression qu’un épisode ne vit jamais complètement seul, qu’il dialogue déjà avec ceux qui viendront après et qu’en revoyant le début, on comprend mieux certaines choses.

Bon, le deuxième épisode ne sortira que dimanche prochain. Il permettra notamment de développer Élisabeth de manière plus conséquente, mais aussi d’ouvrir davantage la Fondation et de faire apparaître d’autres personnages… Cela dit, tout ça m’a au moins donné l’occasion d’une petite réflexion sur les séries, et sur les pilots. Il fallait bien que je vous en parle : l’opportunité est trop belle pour ne pas le faire !

Mon pilot est déjà dispo. Le double épisode, lui, n’est pas encore terminé… mais vous pouvez déjà le précommander si ça vous tente !

Est-ce que la série Heated Rivalry est fidèle au roman ?

Salut les sériephiles,

La diffusion française de la série Heated Rivalry commence aujourd’hui grâce à HBO Max. Si comme moi, vous tombez dedans dès le premier épisode, la question va se poser bien vite : est-ce que cette adaptation respecte le roman Heated Rivalry ? Après lecture du livre, la réponse est étonnamment simple : oui, la série est fidèle. Très fidèle. Parfois même presque trop. M’enfin, ça ne fait pas un article très intéressant si je m’arrête ici.

J’ai lu le roman un mois après avoir terminé la saison 1 de la série. Je ne vais pas spoiler évidemment, mais mon ressenti, c’est que dès les premières pages du roman, une impression claire s’impose : c’est exactement ce que j’attendais et j’avais même l’impression de revoir la série. Bon, OK, le début réserve tout de même une légère surprise, avec un contexte hockey un peu plus développé. Les cinq premières pages prennent le temps d’installer cet univers, contrairement à la série je trouve (c’était d’ailleurs quelque chose que je reprochais à la série). Ensuite, le roman déroule une histoire que la série a repris presque intégralement et point par point : les scènes, les situations, les dialogues… on est souvent à la réplique près.

Heated Rivalry (S01)

#911onFox est de retour (2×01-02) et elle n’a rien perdu de son rythme, sa folie, mon addiction.

Forcément, l’accroche est immédiate si vous avez aimé la série. La lecture (toujours en anglais pour ma part, comme je le disais en faisant le point sur Game Changer il y a deux jours) se fait sans effort, non pas parce qu’il y aurait des révélations permanentes, mais parce que le récit fonctionne très bien. Il n’y a pas tant de suspense, c’est juste qu’on a envie de les voir finir ensemble et obtenir le happy end promis.

Le principal apport du livre par rapport à la série tient aux pensées des personnages. Être dans la tête de Shane et d’Ilya permet de mieux comprendre leurs hésitations, leurs contradictions, leurs peurs. Cela dit, la série s’en sort remarquablement bien sans voix off : les deux acteurs sont excellents, et chez Shane Hollander en particulier, les émotions et les conflits intérieurs se lisent directement sur le visage. Pour Ilya Rozanov, c’est encore plus simple : il dit tout ce qu’il pense, sans aucun filtre.

Le roman est long, mais il se lit facilement. Il partage toutefois avec la série le même petit défaut : le temps passe extrêmement vite. Les années s’enchaînent sans que leur poids soit toujours perceptible. On pourrait s’attendre à ce que le livre développe davantage cet aspect, mais en réalité, la série a déjà exploité quasiment tout ce que le roman proposait, parfois même mieux grâce à des montages montrant le temps qui passe.

L’étiquette enemies-to-lovers continue pour ma part de poser question. L’attirance sexuelle entre Shane et Ilya est immédiate, trop immédiate pour qu’on ressente véritablement l’antagonisme (mais eux aussi, justement). Le livre permet d’en comprendre un peu mieux les mécanismes grâce aux pensées internes, mais on n’a jamais vraiment le temps de les voir comme de vrais ennemis. Ils sont certes rivaux sur la glace, mais la glace n’est jamais trop développée dans le roman. Ce sentiment se voit finalement davantage dans les tomes suivants de la saga, à travers le regard des autres personnages, que dans ce roman précis. Parce que oui, je lis le reste de la saga aussi. Foutu pour foutu…

Faut-il lire Game Changer de Rachel Reid ?

Salut les sériephiles, Je sais que le début du mois de janvier où j’arrivais à tenir le rythme d’un article par jour ou presque est déjà loin, mais que voulez-vous, j’ai encore décidé de me laisser déborder par le travail. Enfin, c’est surtout que quand il empiète sur quelque chose, c’est sur le blog et…

À la lecture de la saga, une évidence s’impose très vite : Ilya Rozanov est le moteur du récit. Drôle par sa franchise désarmante, excessif, charismatique, parfois agaçant, toujours cinglant, je l’aime de plus en plus (et pourtant, j’aime déjà Shane). Plus les scènes s’enchaînent, plus le personnage gagne en épaisseur, et plus il devient clair pourquoi la série est devenue aussi culte. Le couple qu’il forme avec Shane dépasse largement le cadre de ce seul tome et s’impose peu à peu comme le véritable fil rouge de toute la saga — parfois ça me paraît même plus marquant que le couple mis en avant dans le tome 1 (pourtant je préfère la relation Kip/Scott de très loin, aussi fade paraisse-t-elle dans sa simplicité).

La comparaison avec Game Changer est inévitable, et elle est sans appel. Heated Rivalry fonctionne bien mieux pour sa tension sexuelle entre les deux rivaux, qui justifie sûrement bien plus tout le sexe trop omniprésent (ça me lasse bien vite). Là où le premier tome présentait un couple plat et prévisible, celui-ci installe davantage de tension, un vrai suspense émotionnel dans la relation, et ce petit piment qui manquait auparavant. On comprend immédiatement pourquoi c’est ce livre-là qui a été choisi pour une adaptation en série, et pas les autres.

À la lecture du roman, tout s’éclaire : le succès actuel n’a rien d’un hasard. Heated Rivalry avait déjà tout pour devenir un phénomène, et la diffusion française ne va faire que donner un nouveau coup de projecteur à une histoire qui fonctionne aussi parfaitement sur le papier.

Pourquoi Heated Rivalry a tant de succès ?

Salut les sériephiles, Il faut battre le fer tant qu’il est chaud, je suppose, alors parlons peu, parlons Heated Rivalry, la série qui se transforme depuis quelques semaines en phénomène et dont tout le monde parle. Bon, d’accord, j’exagère : mes réseaux sociaux sont submergés par la série, mais c’est mon algorithme qui doit jouer, surtout…

Alors, est-ce que lire le livre après la série a un intérêt ? Oui. Pas pour découvrir une autre histoire, mais pour approfondir : les pensées, les silences, les hésitations, certaines nuances de caractère. Et pour ceux qui n’ont pas encore commencé la série, lire le roman avant peut aussi être une excellente option, d’autant que la diffusion française se fait à raison d’un épisode par semaine. Une façon idéale d’alterner chapitres et épisodes, sans frustration (autre que la frustration sexuelle, peut-être, mais ça, ce sont vos affaires, maintenant, vous savez dans quoi vous vous embarquez je crois).

Allez, bon visionnage, bonne lecture et bon week-end !