Comment Younger s’offre une deuxième jeunesse

Salut les sériephiles,

Je vous préviens tout de suite : je n’ai rien de particulier à vous dire aujourd’hui, mais comme j’ai repris goût ces deux derniers jours à l’écriture d’articles un peu blabla, je me suis dit que j’allais continuer. Trouver un sujet pour écrire 500 mots n’a jamais été aussi simple, en plus.

En effet, un coup d’œil aux articles les plus lus du blog depuis une semaine vous aura permis de constater que ce titre d’article est certes très facile, mais aussi tout à fait véridique ! Younger a débarqué dans le catalogue Netflix mi-décembre et depuis c’est une avalanche de contenu Younger qui perce petit à petit dans mon fil Insta. Quel plaisir que la série s’offre cette seconde jeunesse vraiment bienvenue, mais quelle galère : ça me donne tellement envie de la revoir ! En plus, je n’ai jamais écrit les critiques de la saison 1 parce que j’avais tout bingewatché en un aprèm et que, bon, c’était y a dix ans et c’était le tout, tout, tout début du blog… Pourquoi nous la ramener aujourd’hui ?

Je me rends compte en effet que la série ayant été diffusée à un rythme fou (une saison tous les six mois parfois ?), je ne l’ai jamais vraiment revue… et donc j’ai oublié plein de choses ! Quel bonheur se serait de pouvoir enchaîner tous les épisodes, surtout que les sept saisons ne font que douze épisodes à chaque fois…

Et que m’en reste-t-il de cette aventure folle ? Le traumatisme de la scène de la chèvre (si vous ne l’avez pas encore vue, je n’en dirais rien), un livre qui prend la poussière dans ma bibliothèque (Marriage Vacation) et de bons souvenirs. Je veux dire, Lisa & Kelsey me manquent énormément quand il est question de rire devant ma télévision. Lauren aussi. Même le triangle amoureux chiant avec Josh et Charles (OK, c’est la base de la série) me manque. Et Diana et ses bijoux improbables aussi. Bref, je suis tellement jaloux des gens qui vont la découvrir seulement aujourd’hui !

Cela dit, le simple fait d’être sur Netflix ne justifie pas tout son succès ces derniers jours, je suppose. L’algorithme la met en avant puisque la série est du créateur d’Emily in Paris, et ça doit aider énormément. Seulement, ce qui explique probablement son efficacité aussi aujourd’hui, c’est un autre détail, et pas des moindres : c’est que la série se concentre énormément aussi sur la lecture et les manuscrits (forcément).

Je me rends compte ainsi qu’elle était en avance sur son temps : imaginez si elle commençait en 2026 ? La romance est devenu un véritable phénomène littéraire – et la romantasy aussi. De mémoire, la série avait son propre Game of Thrones avec justement ce petit côté spicy en plus, qu’on retrouve tout à fait dans la romance. C’est qu’à l’époque Game of Thrones était hyper tendance… Aujourd’hui, on est plutôt sur du Heated Rivalry et de la romance bien comme il faut (eh, même La Femme de ménage, en vrai, faudra que j’en fasse un article un jour, tiens).

Je sais, je sais, quand je dis que Younger est en avance sur son temps, j’abuse un peu : Booktube existait et cartonnait à l’époque… mais ce carton n’a rien à voir avec ce qu’est TikTok aujourd’hui pour la littérature. Vraiment, je me dis que le nombre de romans qui pourraient surfer sur la tendance d’une série comme Younger et faire leur promo dans cette série maintenant que c’est redevenu hype de lire est phénoménal. Et je me dis aussi que c’est ce qui peut expliquer son succès sur Netflix aujourd’hui, indépendamment du fait que ce soit une série hyper drôle, pertinente et vraiment efficace dans tout ce qu’elle raconte.

De là à espérer un jour un revival de la série, comme c’est tant à la mode et comme Suits a pu l’avoir à sa manière ? Si je critique tout le temps les reboots et les revivals (à juste titre pour Suits LA, bien vite annulée), je dois dire que je ne serais pas contre. La série me manque pour sa fraîcheur – Emily in Paris, du même créateur, est un carton aussi, mais n’est pas si fun en comparaison alors je n’ai pas accroché. Et puis, les actrices doivent s’ennuyer, en plus. Enfin, peut-être pas : Hilary Duff est de retour avec un nouveau single bien trop cool et sortira son album le 20 février. Elle m’a déjà préparé mon meilleur cadeau d’anniversaire, c’est trop généreux.  

Bref, pour répondre à la question que je pose dans le titre de l’article, finalement, cette deuxième jeunesse, la série se l’offre en capitalisant sur tout ce qui a fait son succès à l’origine et qui est encore terriblement à la mode aujourd’hui. C’est féministe, c’est décomplexé, c’est fun, c’est réaliste (mais si), c’est cru et c’est terriblement efficace. J’ai tellement envie de la revoir (mais toujours en VO, parce que la VF n’a pas le même charme… le sexe et le cru sonnent mieux en anglais, je pense)… Et c’est dispo sur Netflix, alors n’hésitez pas.

Mes critiques de presque tous les épisodes de la série sont toujours en ligne :

Et la série m’a inspiré tant d’articles, parmi lesquels (c’est dans le désordre et non-exhaustif) :

Aaaah. Cela me donne envie de revoir toute la série ET de reprendre les articles quotidiens. Une catastrophe, cette seconde jeunesse !

Pourquoi Heated Rivalry a tant de succès ?

Salut les sériephiles,

Il faut battre le fer tant qu’il est chaud, je suppose, alors parlons peu, parlons Heated Rivalry, la série qui se transforme depuis quelques semaines en phénomène et dont tout le monde parle. Bon, d’accord, j’exagère : mes réseaux sociaux sont submergés par la série, mais c’est mon algorithme qui doit jouer, surtout que je regarde la série et donc que je like certains posts. M’enfin, tout de même, elle rencontre un succès certain.

Retrouvez toutes mes critiques des épisodes de la saison 1 sur le blog :

Heated Rivalry, c’est quoi ?

Commençons donc par la base : il s’agit d’une série canadienne qui, sous la direction de Jacob Tierney, raconte le coup de foutre (pardon, foudre) entre Shane et Ilya, deux joueurs de hockey internationaux qui se trouvent être des rivaux. Si je me permets ce jeu de mots cru, c’est pour vous mettre tout de suite dans l’ambiance : on m’a vendu une romance et ce n’est pas le cas au début de la série. Du tout.

Il s’agit aussi d’une adaptation des romans de Rachel Reid. Les romans ? Eh oui, il y a toute une série de six livres sur des joueurs de hockey tous plus gays les uns que les autres, apparemment. Anecdote intéressante à mon sens : Heated Rivalry n’est pas le tome 1 de cette saga, qui commence en 2018 avec la sortie de Game Changer. Bref, autant s’y faire : on en a pour un moment avec la série, qui pourrait devenir un phénomène à plus long terme si tout est bien géré (mais c’est à mon sens déjà mal parti : la saison 2 n’est pas écrite et ne sera pas diffusée avant 2027… Voilà qui me laisse le temps de lire et découvrir les romans).

Pourquoi ça fonctionne ?

C’est toujours difficile d’apporter une seule réponse à ce genre de question très large, mais l’un des éléments à prendre évidemment en compte, c’est déjà qu’il s’agit d’une adaptation de romans à succès. La romance est un sous-genre littéraire qui rencontre elle-même un succès phénoménal, alors bien sûr que ça attire les lecteurs et lecteurs vers la série. Oui, on ne va pas se mentir, la romance a un lectorat principalement féminin (même si ça bouge beaucoup), y compris quand il s’agit de MM (comprendre male/male, comprendre relation homosexuelle entre deux hommes).

Heated Rivalry suit également un trope extrêmement populaire dans la romance (et à vrai dire, un peu partout, parce qu’il y a de la romance dans toutes les bonnes histoires) : celui du enemies to lovers qui consiste, comme son nom l’indique, à suivre la relation de deux ennemis qui vont tomber amoureux l’un de l’autre. Il y a toujours une part de fascination et de curiosité dans ces histoires.

Enfin, la série cartonne aussi et surtout grâce à l’alchimie phénoménal de ses deux acteurs principaux, Connor Storrie et Hudson Williams. L’ensemble du casting est extrêmement bon. Ajoutez à cela que personne n’a froid aux yeux, que la réalisation est très léchée et que les corps des acteurs le sont aussi dans les scènes de sexe nombreuses et hyper-détaillée, et vous obtenez un cocktail explosif… surtout dans un contexte où les séries américaines mettent de moins en moins de personnages LGBT+ en avant (on est sur un recul terrifiant depuis deux ans, merci Trump).

Pourquoi ça fonctionne sur moi ?

Clairement pas pour les mêmes raisons. Oh, je ne crache pas dans la soupe et je dois bien reconnaître que depuis 2024, je tombe progressivement dans la romance. J’imagine qu’avoir un ami qui écrit des romans dans le genre aide bien (allez tous lire Comment survivre à Noël avec son ex de Ludo de Boer et/ou son tome 2, ça prolongera votre Noël), mais même, l’angle de la romantasy m’a un peu happé par accident. Maintenant que c’est dit, il y a quand même deux énormes problèmes avec Heated Rivalry.

Le premier, c’est qu’à mes yeux, les deux premiers épisodes ne sont pas une romance, mais alors pas du tout. Je l’ai dit plus haut : c’est un plan cul entre deux types qui ne s’apprécient pas des masses, et le plan cul va s’étendre sur plusieurs années avant de devenir quelque chose.

Par conséquent, ça m’a plutôt déplu à la base cette série : trop de cul, certes très bien mis en scène et avec des détails qu’on ne voit jamais à la télévision (dans les positions, dans les gestes, dans les questions et les regards), ça n’a jamais été ma came. Pourtant, là encore, l’alchimie entre les deux acteurs m’a fait rester et je ne le regrette pas.

Le second, c’est justement le passage du temps et la chronologie de manière globale dans la série qui sont extrêmement frustrants. Six épisodes, ce n’est pas suffisant pour représenter toute l’histoire. Le choix est fait de se concentrer sur la relation amoureuse d’Ilya et Shane, soit, mais c’est au détriment de leur rivalité qui est pourtant dans le titre. On ne voit pas de match de hockey, on ne comprend pas, sans lire le livre, comment évolue cette rivalité sur le terrain, à quelles équipes ils appartiennent, comment fonctionne le hockey, etc. Et pour une série qui porte le nom Heated Rivalry, c’est con.

Ouais, mes deux problèmes sont donc qu’elle est trop Heated et pas assez Rivalry.

Bonheur aussi de retrouver à l’écran François Arnaud dans un rôle où il est plus à l’aise et plus crédible que ce dans quoi j’ai pu le voir avant, j’avoue.

Seulement voilà, l’épisode 3 se concentre sur le roman Game Changer dans un énorme détour qui s’éloigne de Shane et Ilya pour se concentrer sur Scott et Kip. Et là, ça m’a énormément plu : on a droit à une romance, pour de vrai, qui est hyper bien menée et très intéressante à découvrir pour son réalisme.

Et c’est là le plus gros succès de la série : elle est très réaliste dans les relations, que ce soit le sexe ou la relation amoureuse en elle-même. Les personnages sont crédibles et vivent des problèmes que beaucoup de gays connaissent. Il est bien évidemment question de coming out, il est question de plein de choses, parfois en y mettant les mots, parfois juste grâce à des gestes ou regards des acteurs. La série cartonne aussi et surtout grâce à ça : elle offre une représentation qui manque cruellement encore en 2025. C’est un peu frustrant de se dire que les scènes les plus importantes à ce sujet arrivent dans les épisodes 4 à 6, quand on arrête enfin les scènes de sexe à tout va, car on a inévitablement perdu une partie de l’audience… Mais c’est aussi grandiose. La fin de l’épisode 5 ? J’ai dû la revoir 150 fois en une semaine. Vraiment. Chaque fois que j’ouvre Twitter ou Insta, j’y ai droit.

Je refuse de la spoiler plus que ça.

Voilà, si je dois expliquer pourquoi la série fonctionne autant, c’est vraiment pour cette dernière scène de l’épisode 5 qui montre à quel point la représentation change tout dans une vie. Maintenant, j’ai moi aussi de vacances au cottage. Huh.

Retrouvez toutes mes critiques des épisodes de la saison 1 sur le blog :

Joyeuses fêtes (à l’ancienne !)

Salut les sériephiles,

Il est plus que temps que je reprenne la parole ici dans un article hors critique pour vous souhaiter de joyeuses fêtes de fin d’année (comprenez bien que la formule est idéale pour cacher le fait que je suis en retard pour souhaiter « joyeux Noël »).

Franchement, je comptais publier un petit quelque chose ici le jour de Noël, mais les festivités ont connu des prolongations que je n’avais pas vu venir – et je ne suis rentré qu’à 20h chez moi le 25, alors ça cassait un peu la dynamique pour me mettre à écrire. Oh, bien sûr, j’aurais pu programmer la veille un article et c’est d’ailleurs ce que j’avais prévu. Oui, mais voilà, entre l’emballage (particulièrement désastreux en ce qui me concerne) des cadeaux, les courses de dernière minute (quelle idée d’oublier les citrons pour le jus) et surtout la journée à passer en cuisine pour que tout soit prêt le 24 au soir, le blog est passé à la trappe.

Une fois de plus, oui. Cela fait quasiment un mois que je pense régulièrement, pour ne pas dire quotidiennement, à vous qui me lisiez beaucoup il y a quelques années et au blog qui n’est plus que l’ombre de ce qu’il a été. C’est que la période des fêtes s’y prête bien : il fait froid, on reste au chaud chez soi et on se rend compte qu’on oublie vite les bonnes habitudes qu’on avait par le passé. Bon, il y a aussi qu’avec mon arrêt maladie, puis les vacances, je commence à sortir la tête de la montagne de choses que j’ai envie de faire !

Enfin… Même ça, c’est faux : j’ai encore tout mon agenda 2026 à préparer. Je procrastine donc en publiant sur Instagram une centaine de vidéos en story (au moins) histoire d’aller vider ensuite mon portable sur mon disque dur. C’est ça la dure vie que j’ai choisi de mener : travailler pour me payer des sorties toutes les semaines (et pas qu’à Disneyland, promis), tout filmer pour en conserver le souvenir, tout revivre en partageant sur Insta. À deux doigts de devenir influenceur avec mes « A la Une », mais non, mon compte est privé (ajoutez-moi, je ne refuse que les élèves, je crois) et je ne montre pas tant que ça mon visage (mais encore trop).

Je m’égare si je me mets à faire ici la pub de mon insta et, si vous voulez tout savoir, j’approche déjà des 500 mots habituels en écrivant ces quelques lignes (le temps que mon portable arrête de surchauffer et que je puisse continuer de partager mes vidéos du concert Disney Autour du monde qui était tout bonnement incroyable… Caricature, je vous dis).

Bien sûr, sachez qu’écrire me manque toujours autant. Je me dis parfois que les articles quotidiens étaient vraiment chouettes, j’ai plein d’idées d’articles que je pourrais publier, mais je ne vais pas faire de promesses en l’air, je sais bien que je ne vais pas être éternellement en vacances (n’en déplaise à bien des détracteurs). En attendant, je continue de critiquer les épisodes que je regarde, même si j’en regarde beaucoup moins qu’avant pour les raisons citées plus haut. Pas grave : le succès récent d’Heated Rivalry ramène à peu près autant de monde sur le blog que tous les articles du jour sur deux mois. Et du coup, bienvenue à vous, nouveaux lecteurs, j’espère que ce petit coin cosy dont les menus ne sont plus vraiment à jour vous plaira quand même.

De mon côté, je continue de réfléchir à comment faire évoluer ma vie en ligne pour qu’elle reflète au mieux ce que je suis devenu et qu’elle s’adapte à mon quotidien mouvementé. J’ai bien envie que ça continue d’être ici que tout se passe, les sirènes d’Insta m’appellent sans que je ne sache bien quoi en faire, les vieilles habitudes de Twitter vieillissent de plus en plus mal. Bref, joyeuses fêtes et à très vite pour la suite des aventures : promis, j’essaie de passer un peu plus souvent quand j’ai quinze minutes devant moi pour préparer un article. La promesse d’essayer ne vaut pas la promesse de réussir, vous ne pourrez pas m’en vouloir si j’échoue, n’est-ce pas ?

Heated Rivalry – S01E03 – Hunter – 18/20

Je suis complètement dérouté par cet épisode qui change totalement de point de vue et raconte une histoire bien différente de celle des deux premiers épisodes. Et, en fait, il me raconte ce pour quoi j’étais venu à la base. C’est juste beaucoup mieux, c’est simple, c’est de la romance efficace parce qu’elle est basique, justement. Les personnages sont bien écrits, on vit les dramas avec eux, la romance avec eux. C’est vraiment un bon épisode et ça fait plaisir à regarder.

Spoilers

Tiens, Scott, le coéquipier de Shane, cache lui aussi bien des secrets…


Oh so you’re kind of wild.

Oui, je suis encore là ; oui, je recommence à regarder la série. Ce n’est pas grandiose, mais ça vaut bien le détour entre deux quintes de toux et après une bonne sieste. L’épisode recommence en février 2014 et s’éloigne très clairement du couple principal qu’on essaie de nous vendre sans que ça ne m’accroche. Peut-être que ce sera positif ? On s’intéresse dans cet épisode à Scott Hunter, le coéquipier et pote de Shane.

Je suis un peu perplexe. L’idée est de repartir sur la scène des JO où il est question du pote probablement gay de Shane. Partant de là, on voit bien qu’il est plus gêné encore que XXX et la série nous entraîne dans un flashback quatre mois plus tôt. C’est vraiment étrange comme introduction d’épisode. Le détour est aussi quelque chose auquel je ne m’attendais pas du tout. C’est le contenu d’une saison 2 de faire un tel détour, pas d’une saison 1.

Admettons, cela dit. Je suis prêt à me laisser embarquer dans ce détour parce que c’est un acteur que j’aime bien après tout et parce qu’il a l’air d’une timidité maladive quand il rencontre Kip, le vendeur avec qui il va flirter pendant tout l’épisode. Comme quoi, ces scénaristes savent nous proposer une vraie romance qui ne ressemble pas qu’à un plan cul.

En effet, on voit Scott faire son footing et s’arrêter pour un smoothie. Il rencontre alors un serveur qu’il trouve clairement mignon quand il le voit endormi. Il réveille celui qui s’appelle Kip et très vite, il y a de la drague entre eux. Je veux dire, le flirt est clairement visible. Kip n’a aucune idée de qui est Scott, sa collègue non plus, mais un autre client finit par le reconnaître.

Il n’en faut pas beaucoup plus pour que la petite drague vue par Elena, la collègue et amie de Kip, finisse par être le gros sujet du soir quand ils se retrouvent dans un bar à regarder le match de hockey avec d’autres amis. Scott est victorieux et revient dès le lendemain au bar à smoothie pour en commander un nouveau. Il faut dire que Kip fait bien les smoothies (ça me donne envie d’essayer cette recette, tiens) et qu’après une victoire, Scott essaie de reproduire ce qui a mené à la victoire. BEN VOYONS. Il m’a fait trop rire.

L’air de rien, il expose surtout à Kip le moyen de le revoir : il suffit d’être de service les jours de matchs. Et avec une pote comme Elena au travail, il est rapidement présent après chaque match de Scott.

Le temps passe vite, mais moins vite que dans les épisodes centrés sur Shane et Ilya. Très clairement, on a affaire ici à un couple qui évolue à un rythme plus classique et habituel. On n’est pas sur de la haine, juste sur de l’attirance. Ainsi, c’est seulement deux jours plus tard que nous voyons Scott être charrié par Ilya ; puis c’est le lendemain que ça tourne vinaigre avec Shane : Scott trouve que Shane commence à sonner comme Ilya, et il le lui dit. Les deux joueurs sont amis, mais se disputent sur le terrain. Si on est quatre mois avant les JO, on devrait donc avoir déjà suivi cette dispute, non ? C’est un peu étrange et on ne se concentre toujours pas sur le hockey.

Le lendemain de la dispute, Kip est en retard pour aller au boulot car il ne trouve pas son costume. Ils sont si marrants les scénaristes à trouver les excuses les plus idiotes pour mettre à poil son casting. Bon. Il s’avère que finalement Kip travaille comme serveur avec un de ses meilleurs potes, et il travaille dans une belle soirée de gala où il croise par hasard Scott.

Et quand je dis « croise », Kip le percute avec un plateau plein de bouffe. La femme avec Scott le dénigre très violemment, ce qui fait qu’un peu plus tard Scott se sent obligé de s’excuser. Une fois que c’est fait, il invite Kip à dîner dans un fast-food juste en face de la réception, après son service évidemment. Voilà donc Scott qui attend très longtemps pour revoir Kip, mais eh, ça ne le dérange. On ne peut pas faire plus explicitement gay friendly que ça, si ?

Si la relation était mignonne jusque-là et que j’ai eu la dose de romance que j’attendais de la série avec son couple principal, je suis tout de même un peu dérouté par la suite : il y a trop de monde à attendre le fast-food, alors Kip se fait inviter directement chez Scott. L’excuse est qu’ils peuvent commander à manger là-bas. La théorie est bien différente de ce qu’il se passe en pratique, par contre : Scott se déshabille dès qu’ils rentrent dans l’appartement.

Ils couchent donc ensemble et, apparemment, tout se passe bien entre eux alors même qu’ils ne s’étaient jamais embrassés jusqu’ici. C’est un peu gros d’avoir le coéquipier de Shane tout aussi gay que lui, je trouve, mais soit. Durant la nuit, Kip envisage de partir, mais Scott lui demande de rester. C’est tout bénef : le lendemain matin, au réveil, il a un smoothie qui l’attend et la possibilité de le baiser à nouveau. Wow. C’est un peu hot cette manière de lui demander « Can I fuck you ? », mais soit.

Une fois que c’est fait, ils partagent donc un bon smoothie, sans prendre la peine de vraiment se rhabiller. Scott en profite pour demander à Kip de ne pas partir. Je suis bien plus fan de ce couple que du couple principal, bordel. Bon, le problème, c’est que Scott révèle qu’il n’invite jamais personne chez lui parce qu’il ne peut pas faire son coming-out et que Kip est un imprévu dans son planning. Mais bon. Il avait très envie de Kip, comme il a très envie de le voir rester : il sait qu’il abuse, que c’est fucked-up, mais il a envie de lui et autant demander ce qu’on veut.

Oh bordel. Comme je suis d’accord avec Scott. On peut dire ce qu’on veut, mais la communication dans une relation humaine – et surtout quand il y a du sexe à prendre en compte – c’est la clé de tout. Et autant dire clairement les choses. À quoi bon faire des détours ? Il a envie de lui, il le réclame. Quoi de plus normal ?

Je suis un peu partagé par la réponse de Kip : il est OK pour rester, ce que je comprends, mais il se laisse ensuite un peu trop être le jeu sexuel de Scott. Si la timidité et la pudeur n’est toujours pas ce qui étouffe la production de la série, les scènes de sexe sont quand même moins longues ici – ce qui rend ça moins gênant que les premiers épisodes. Bien sûr, Kip garde sa relation secrète, mais Elena me fait mourir de rire dans chacun des échanges qu’elle a avec lui, alors que Kip a accepté de vivre chez Scott sans se poser deux fois la question.

Elena sait très bien qu’ils sont en couple, même si Kip tente de garder le secret. Il faut bien des défauts, et ce sera celui de Scott de vouloir garder ce secret. Kip ne semble pas en avoir quand il fait la cuisine pour Scott et s’occupe de tous ses besoins par contre. En contrepartie et parce qu’il est amoureux, Scott s’intéresse aussi à Kip en tant que personne. Ainsi, il décide d’emmener Kip à une exposition de son artiste préféré pour lui faire plaisir, même s’il n’est pas sûr d’assumer de sortir en public avec.

Et ça ne manque pas de poser problème. Quand la galeriste commence à leur parler, Scott est clairement angoissé et décide donc de se barrer. Pourtant, Kip lui avait proposé de se barrer avant. J’ai un peu plus de mal avec certaines des décisions de Scott ici, mais à vrai dire, ce n’est pas évident de devoir cacher son homosexualité. Toute la question est de savoir s’il doit vraiment le cacher ou s’il n’est pas en train de s’ajouter des barrières dans une société qui est prête à évoluer. Mais peut-être pas. Bref. Je le comprends, je crois.

En plus, il a de la chance parce que Kip est une perle rare qui reste avec lui malgré tout, sans grand reproche. J’ai toujours autant de difficultés avec les séries et cette manière qu’ils ont tous de faire l’amour devant d’immenses baies vitrées, mais soit, Kip est une perle rare, allez.

Il offre même des chaussettes à Scott avant son match, qu’il regarde au bar avec Elena. Celle-ci est saoulée : elle voit que son pote est fou amoureux et elle voit qu’il ne dit rien à personne. En vrai, ça ne fait que deux mois qu’ils sont en couple et elle réagit comme si ça faisait cinq ans qu’ils se cachaient. Deux mois, ce n’est pas si long pour un couple ordinaire – mais alors un couple avec une célébrité, et en plus une célébrité homo ?

Je ne sais pas, la série fait un pataquès de pas grand-chose. Le problème, c’est qu’Elena lui met des idées dans la tête et que Kip va commencer à douter après tout ça. Sa relation avec Scott est belle, c’est dommage de tout foutre en l’air si vite. Et en même temps, ce n’est pas le sujet de la série. On sait bien que nous n’avons qu’un épisode consacré à eux…

Tout se dénoue donc lors d’un gala organisé en l’honneur de Scott, où il a bien sûr invité Kip. Ce dernier vient accompagné d’Elena, comme lors des premiers rendez-vous (j’ai oublié d’en parler, mais Elena avec son popcorn au match de hockey était hilarante). Elle reprend le rôle de la meilleure amie parfaite à essayer de détendre l’atmosphère entre eux. Il va de soi que Kip est tout stressé de voir son mec en public sans pouvoir le toucher – il a surtout peur de la réaction de Scott puisqu’Elena est courant. Celle-ci en profite pour réclamer une danse, histoire de parler avec lui. Elle aime trop son pote pour le voir souffrir comme il souffre. Elle veut donc clarifier les choses avec Scott, parce qu’elle le trouve génial lui aussi, mais ils méritent l’un comme l’autre le bonheur – et un peu de lumière du soleil. C’est vrai que ça fait du bien le soleil.

Le problème, c’est que ce n’est pas si simple pour Scott. Le soir même, il se retrouve dans une conversation avec Kip qui pose problème : Kip veut organiser son anniversaire dans un bar gay et y inviter Scott, sauf que Scott n’est pas prêt à ça. Il espère l’être prochainement ; mais il sait aussi que ça pourrait prendre quelques années. OK. Donc au moment des JO, Scott est de nouveau célibataire, c’est ça l’idée ?

Kip a beau être au courant dès le départ de la distance infranchissable entre eux et dans leur relation, la situation n’en est pas moins douloureuse. Et je crois que je le comprends. Il a emménagé du jour au lendemain chez Scott, sans crier gare, sans avertissement. Il est évident que son père et sa vie d’avant lui manquent. Il a beau comprendre la triste vie de Scott, ça ne simplifie pas tout pour autant – la vie de Scott est triste, avec ses parents morts dans un accident quand il était enfant et une bourse d’étude en compensation lui permettant de devenir star de hockey.

Finalement, la distance dans leur couple vient surtout de l’extérieur de leur couple. Ensemble, ils fonctionnent bien. La pression de la société, en revanche, fait qu’ils ne peuvent pas vraiment être ensemble. Et c’est tellement le cas de plein de couples gays que c’est vraiment bien écrit, je trouve.

Kip rentre chez lui dépité et finit en larmes dans les bras de son père. Oh doudou, il me fait de la peine. Il fête finalement son anniversaire (deux semaines plus tard, putain !) dans son bar avec tous ses potes, mais sans Scott, qui reste à l’observer depuis l’extérieur du bar. Y a pas à s’écraser comme ça et à disparaître putain.

Bref. Pas étonnant qu’en Russie, Scott se sente un peu mal. L’épisode se termine sur le match qu’il va disputer là-bas pour la médaille d’or. Et bien sûr, il porte les chaussettes offertes par Kip.

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