Pourquoi un premier épisode de série ne peut pas tout faire

Salut les sériephiles,

Ça fait déjà une semaine que je vous ai partagé un projet un rien chronophage qui me tient à cœur depuis des années : Sauveurs de rêves. Au départ, je pensais écrire un roman. Assez vite, j’ai compris que j’étais surtout en train d’écrire une série. Si ça vous tente, l’épisode 1 s’intitule « L’Éveil » et est disponible sur Amazon (en cliquant ici) à moins d’un euro dès le 1er juin.

En tout cas, ce qui est fou, c’est qu’écrire a commencé à me faire réfléchir au contenu d’un pilot, aux séries que je regarde et à tout ce qui est à mettre en place dès le début. C’est colossal et vertigineux. Je ne sais pas si je dois m’en étonner. J’ai grandi avec des saisons de 22 épisodes (minimum !), des pilots qui prenaient le temps d’installer un univers et des personnages qu’on découvrait avant d’apprendre à les connaître semaine après semaine. Ce rapport aux séries, j’en ai déjà beaucoup parlé ici. J’ai souvent écrit sur ce qu’elles m’ont appris, sur ce qu’elles me donnent envie de voir, mais aussi sur ce qui me frustre de plus en plus dans les séries actuelles…

Seulement quand j’écris, mon cerveau ne pense pas seulement en chapitres. Il pense en scènes, en épisodes, en personnages qui auront peut-être trois répliques aujourd’hui, mais une vraie importance plus tard. Et écrire ce premier épisode m’a fait découvrir plein de choses en m’obligeant à me poser une question assez simple :

Comment on donne envie de rester dans un pilot ?

À la télévision, certaines séries ont parfois une réponse très directe. Elles commencent par du sexe, de la nudité, et hop, le tour est joué. D’accord, d’accord, ce n’est pas toujours gratuit. Euphoria, par exemple, utilise les corps et la sexualité pour raconter quelque chose sur ses personnages, sur leur malaise, sur leur manière de se montrer ou de se cacher. Ce qui m’agace, c’est quand cette stratégie devient une facilité, voire un passage obligé dès le début de la série. Récemment, c’était un peu le cas pour Maximum Pleasure Guaranteed, par exemple. Et encore, ça se justifie par l’idée de base de la série, mais les exemples ne manquent pas, et ne me lancez pas sur Heated Rivalry. Il y a dix ans déjà (gloups), je m’étais amusé à comparer les pilots des networks et ça ne manquait pas, à chaque fois, il y avait de la nudité ou du sexe avant les cinq premières minutes (j’ai des vestiges de cette période sur le blog avec la saison 1 de Roadies par exemple).

Cela dit, ce n’était pas le cas dans mes séries préférées, alors je n’avais pas spécialement envie de faire ça dans ce que j’allais écrire. À la place, j’ai plutôt pensé Orphan Black. Oh, il y a des fesses bien visibles dès le premier épisode, je sais, mais franchement, la première scène m’a appris à quel point un début pouvait être efficace. Une scène choc ne suffit pas à retenir un lecteur si elle ne pose aucune question. Il faut qu’elle ouvre quelque chose. C’est exactement ce qu’il se passe quand Sarah voit Beth, qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau, se suicider. Sans aller aussi loin, je voulais quelque chose d’un peu marquant pour ouvrir mon histoire. Dans Sauveurs de rêves, c’est le cauchemar récurrent de Chris qui a pris cette place : un toit parisien, une silhouette au sabre, une chute et cette impression qu’il revit sans cesse la même scène sans pouvoir y échapper.

Vraiment, à jamais la meilleure première scène.

Une fois cette ouverture trouvée, un autre problème est arrivé très vite toutefois :

Introduire tous les persos d’un coup

Quand j’ai assumé que Sauveurs de rêves fonctionnait comme une série, j’ai eu un réflexe assez logique. Un pilot doit présenter les personnages principaux. Il doit donner envie de les suivre. Il doit montrer qu’un groupe existe, même si le héros n’en comprend pas encore toutes les dynamiques… Seulement voilà, moi, je n’avais pas mon groupe, mais juste Chris.

Croyez-le ou non, mais là, j’ai repensé très fort à Shadowhunters. La série est (très) loin d’être parfaite, mais elle réussit quand même un truc assez fou dans son pilot : elle fait découvrir un univers entier à Clary sans donner l’impression que tout s’arrête toutes les deux minutes pour ouvrir Wikipédia. On comprend qu’il y a des règles, des clans, des tensions, des personnages déjà liés les uns aux autres. Et moi, devant mon épisode, je me suis retrouvé à me demander comment faire pareil à l’écrit – mais promis, personne ne chialera autant que Clary. Quoique ?

La réponse, évidemment, c’est que je ne pouvais pas vraiment faire pareil.

Chris découvre un univers dont il était totalement exclu jusque-là. Il ne connaît pas la Fondation. Il ne connaît pas ses règles. Il ne connaît pas les gens qui y travaillent. Et surtout, il est curieux, il doute, il pose des questions. Sa curiosité est un trait de caractère auquel je tenais, parce que combien de fois, je m’énerve face à des personnages qui n’agissent pas de manière cohérente faute de chercher à comprendre le monde dans lequel ils évoluent !

Il fallait lui laisser cette place-là, même si cela ralentissait forcément l’arrivée de certains personnages. J’aurais pu tricher. J’aurais pu faire comme si tout était évident, accélérer les explications, pousser Chris d’un décor à l’autre et cocher les cases du pilot de série une par une. Le résultat aurait peut-être été plus efficace, mais il aurait aussi été moins authentique. Je n’avais pas envie d’écrire un personnage qui accepte l’impossible en trois répliques juste parce que l’épisode doit avancer.

J’ai donc accepté une idée qui me paraît finalement très cohérente avec mon rapport aux séries :

La magie du double épisode.

C’est un format qui se faisait beaucoup à une époque et qui me manque un peu aujourd’hui. Bien sûr, vous me voyez venir avec mes gros sabots, mais le premier épisode de Buffy ne fait pas autre chose (j’en profite pour avoir une pensée pour Anthony Head, mort ce week-end…) : il y a tellement à faire et tellement de personnages que la série s’ouvre non pas avec un, mais deux épisodes.

C’est comme ça, certains univers ont besoin de deux épisodes pour s’installer. Sans dire que ma série sera aussi géniale que Buffy, le premier épisode de Sauveurs de rêves ne pouvait pas tout présenter, tout expliquer, tout développer. Il devait d’abord laisser Chris comprendre qu’il venait de mettre les pieds dans quelque chose qui le dépassait. C’est aussi pour cette raison que tous les personnages n’ont pas encore leur place. Certains sont déjà là, d’autres passent presque au second plan, et quelques-uns prendront davantage d’importance plus tard.

Finalement, pendant des années, j’ai regardé des pilots en me demandant pourquoi ils faisaient tel ou tel choix. Aujourd’hui, je découvre qu’ils essayaient surtout de résoudre vingt problèmes différents en même temps. Et certaines séries m’impressionnent encore plus.

Et en ce qui me concerne ? Si vous avez déjà lu le premier épisode (merci !), vous pourrez donc peut-être le relire autrement quand certains figurants de cet épisode auront pris toute leur importance par la suite. Certaines questions trouveront peut-être un début de réponse avec ce début. C’est aussi ça que j’aime dans les séries : cette impression qu’un épisode ne vit jamais complètement seul, qu’il dialogue déjà avec ceux qui viendront après et qu’en revoyant le début, on comprend mieux certaines choses.

Bon, le deuxième épisode ne sortira que dimanche prochain. Il permettra notamment de développer Élisabeth de manière plus conséquente, mais aussi d’ouvrir davantage la Fondation et de faire apparaître d’autres personnages… Cela dit, tout ça m’a au moins donné l’occasion d’une petite réflexion sur les séries, et sur les pilots. Il fallait bien que je vous en parle : l’opportunité est trop belle pour ne pas le faire !

Mon pilot est déjà dispo. Le double épisode, lui, n’est pas encore terminé… mais vous pouvez déjà le précommander si ça vous tente !

21 jours sans article… et sans envie de séries ?

Salut les sériephiles,

21 jours sans article. Je pourrais faire comme si de rien n’était, une fois de plus, et revenir sans en parler, mais tout de même : le trou est là, inutile de faire semblant de ne pas l’avoir vu. Non, il n’y a pas eu de panne d’idées, non, il n’y a pas une pause énorme dans mes séries et non, je n’ai pas exactement d’excuse. C’est juste, comme l’an dernier, l’absence de ce déclic qui fait passer du visionnage à l’envie d’écrire et, pire en fait, l’absence de ce déclic qui me donne envie de regarder une série.

Ce n’est pas que je n’ai pas d’épisodes à voir, parce que ça, ça s’accumule, c’est que j’ai perdu ce qui faisait que je regardais, cette petite adrénaline du drogué qui n’arrivait pas à passer une journée sans regarder un épisode. Vous me direz, je vieillis et c’est bien normal. C’est juste que c’est bizarre et inquiétant de devenir le petit vieux qui passe son temps à dire (en podcast, ici, dans la vie) « c’était mieux avant ». Les séries. La vie, non.

Le plus parlant, finalement, c’est ce que je fais quand je n’écris pas sur le blog : je préfère…

  • travailler : si, si, je vous jure ; j’ai suivi une formation chouette qui me donne envie de refaire plein de cours !,
  • aller à Disneyland : vraiment, l’extension World of Frozen me donne envie de paresser tout mon été,
  • voir des films d’horreur plus ou moins bons au cinéma : allez voir Wedding Nightmare 2, pas que pour Sarah Michelle Gellar promis, ou Le Réveil de la Momie, allez rire un coup avec They will kill you ou profitez d’un moment gore simple et efficace avec Dolly… et pourquoi je n’en fais pas un article, finalement ? Suivez-moi sur Twitter a minima.
  • écouter en boucle Drop Dead d’Olivia Rodrigo : le clip est une tuerie, le son est ma nouvelle perfusion d’énergie quotidienne,
  • faire du coloriage alors que je détestais ça avant mais maintenant je trouve ça fun ??
  • continuer tranquillement mon rewatch de Medium sans forcément l’évoquer ici.

J’ai terminé la saison 4 hier soir, juste parce que j’avais envie de retrouver Allison et tout ce que la série met en place. Le plaisir est immédiat, simple, presque évident, et pourtant, ce n’est vraiment pas la meilleure saison… Je vous invite à écouter le prochain podcast 42 minutes « Keskonavu » (avril 2026, donc) pour savoir pourquoi. Ce qui est sûr, c’est que les séries de l’époque ont exactement ce qui manque en ce moment.

Sincèrement, il y a des signaux qui ne trompent pas. Une nouvelle saison de Euphoria est diffusée en ce moment… et je l’ai appris en voyant une affiche en sortant du RER. Il y a quelques années, j’aurais lancé l’épisode le matin même de sa sortie tellement j’adorais la série et tellement j’aurais attendu depuis des mois (allez, des semaines) la sortie. Il n’y a pas si longtemps je m’en serais voulu d’avoir raté cette sortie d’ailleurs et j’aurais lancé l’épisode immédiatement après avoir vu l’affiche, dans la foulée, sans réfléchir. Là, la réaction a été beaucoup plus neutre : “ah, ok”. Je vais m’y remettre, évidemment ! Il y aura des articles, et j’écris celui-ci avant de me lancer dans cette saison 3… Mais sans cette impatience un peu irrationnelle qui faisait que certaines séries passaient avant tout le reste. Vraiment, ça me manque !

Le décalage se situe vraiment là. Pas dans une disparition totale des séries intéressantes (encore que), mais dans la perte de cette envie immédiate. J’ai bien envie de retrouver ça pourtant, et d’être heureux avec ce que je regarde à nouveau. Le modèle actuel n’aide pas beaucoup : trois ans d’attente entre deux saisons, ça me casse totalement l’investissement émotionnel – prenez le revival de Scrubs, c’est chouette mais il y a peu d’épisodes et je n’arrive pas à avoir envie de tous les voir aussi à cause de ça, parce que ça va finir trop vite. Pour en revenir à Zendaya et Jacob Elordi, je ne sais plus vraiment où on en était dans la série et je ne sais même pas si j’ai encore le nom de tous les personnages – j’ai plus celui des acteurs que des persos, ça en dit long, non ?

Puis, je cite Euphoria ici parce que c’est simple, mais c’est pareil pour la saison 2 de One Piece par exemple. Rendez-moi les 22 épisodes par saison chaque année ! Ce n’est pas un hasard si Grey’s Anatomy est l’une des séries dans lesquelles je suis le plus à jour.

Et si les 22 épisodes vous soûlent, rendez-moi au moins ce qu’ABC avait mis en place il y a une dizaine d’années avec ses « pods » sur Agents of S.H.I.E.LD : à défaut de saisons plus courtes, on avait trois arcs narratifs de huit épisodes qui s’enchaînaient la même année. Et c’était si bien ! D’accord, ce n’est pas forcément ce que j’en disais sur le moment, mais aujourd’hui, une saison c’est 6 à 8 épisodes d’une même histoire, avec narration étirée et promesse qui met du temps à se concrétiser, quand elle le fait. Le début de saison 2 de Daredevil Born Again m’a bien vacciné là. On n’apprend plus à connaître les personnages, on les retrouve tous les trois ans… Comment voulez-vous avoir le même investissement ? Beaucoup de séries sont maîtrisées, propres, ambitieuses, mais ne fidélisent plus du tout.

Ce que j’aimais dans des séries comme Fringe, Person of Interest, Orphan Black, The 100 ou plus récemment encore Evil et Resident Alien, c’était ce mélange devenu rare (un OVNI dans le cas de Resident Alien, donc) : une intrigue en fil rouge qui avance à chaque épisode, même si chaque épisode a sa propre histoire ; des personnages qu’on a envie de retrouver car ils évoluent vraiment et des épisodes qui apportent chacun quelque chose, soit à un personnage, soit à une dynamique, soit au fil rouge, soit les trois à la fois. Cet article me donne plus envie de rewatch que de nouvelles séries… Rendez la CW, même, s’il le faut.

Aujourd’hui, l’envie d’écrire ne suit plus automatiquement. Tester une série ne suffit pas, accrocher un peu non plus. Sans ce petit truc en plus, la série sonne creux, et je n’ai aucune envie de m’y mettre. Prenez les séries Apple qui sont peut-être celles qui arrivent encore le plus à me convaincre quand je me décide à les tester : j’ai adoré Lessons in Chemistry, mais pour autant, je n’ai pas autant envie d’un rewatch que pour d’autres séries. Pire, quand je regardais un épisode, j’étais à fond, mais dès que j’étais entre deux épisodes, je n’avais pas cette envie de revenir.

Bref, je me répète énormément ces dernières années, mais une fois de plus, ces 21 jours sans article viennent simplement de là. Pas d’un arrêt du blog (ça, jamais… Enfin si, probablement, mais pas encore), juste d’une période où je cherche encore et toujours la série qui va relancer la machine. Je vais reprendre, oui, avec Euphoria d’ailleurs. Et il y a de bonnes chances que, une fois lancé, ça fonctionne mieux que prévu… Mais je sais aussi qu’il y aura de nouveau une pause à un moment ou un autre, parce que le constat reste le même : les séries n’arrivent plus à m’apporter autant qu’avant, pas seulement parce que je fais plein de choses de ma vie (c’était déjà le cas avant !), mais principalement parce que le mode de diffusion et d’écriture a totalement changé. Pour le pire, donc.

Un réveillon avec des personnages de séries ?

Salut les sériephiles 🎁,

Pour ce 10 décembre, mon calendrier de l’Avent m’a poussé à répondre à une question aussi fun que frustrante : Quel personnage de série inviterais-tu à mon réveillon de Noël ?

Alors, c’est vrai que mon appartement n’a pas la taille du manoir des sœurs Halliwell, donc il a fallu faire des choix drastiques et je n’ai pas arrêté de faire des allers retours dans mes décisions. Mais franchement, avec ces invités, je suis sûr que cette soirée serait mémorable !

Ma table de rêve ? Un casting sur-mesure

La liste commence clairement par Connor Walsh (How to Get Away with Murder). Connor, c’est le charme incarné et pas du tout un crush facile. Oui, il ferait grimper la température en cette fin décembre, mais ce n’est pas tout. Son intelligence et son humour tranchant apporteraient une belle dynamique. Et puis, soyons honnêtes : il est aussi là pour être le centre des attentions, un peu comme ces cadeaux qu’on met en évidence sous le sapin. L’idée ? Le placer évidemment à côté de l’invitée suivante.

Santana Lopez (Glee) est évidemment celle à qui je fais référence. Santana, c’est l’assurance d’une soirée pleine de punchlines mémorables. J’adore son mélange de cynisme et de tendresse cachée, et je sais qu’elle saurait faire rire tout le monde tout en maintenant l’ambiance sous contrôle. Même si, soyons honnêtes, elle ne manquerait pas de critiquer ma cuisine… et peut-être même mes décorations. Pour la faire cesser les remarques déplacées, un petit rappel que le père Noël a saucissonné un de ses potes il y a quelques années et elle se mettrait probablement à chanter pour oublier. Facile. Et puis, l’avantage de pouvoir imaginer ce qu’on veut, c’est aussi que l’on peut oublier la triste réalité de ce qui est arrivé à Naya Rivera.

Winifred Burkle et Wesley Wyndam-Pryce (Angel)
C’est terrible d’avoir envie de les avoir tous les deux à ma table quand je suis en pleine saison 3 où elle est avec Gunn et qu’il trahit un peu tout le monde, mais bon, ce duo apporte une douceur et une curiosité intellectuelle qui équilibreraient les personnalités plus extraverties de la soirée. Fred, avec son enthousiasme, serait la première à s’émerveiller devant le sapin que Santana critiquerait, tandis que Wesley lancerait des discussions fascinantes sur tout et n’importe quoi, avec des anecdotes démoniaques improbables. Et vraiment, j’adorerais voir Fred et Santana échanger : un contraste de personnalités qui pourrait donner des conversations aussi inattendues que géniales. J’ai envie d’écrire une fanfic, allez. D’ailleurs, c’est ce qui m’a donné l’idée de l’invitée suivante.

Willow Rosenberg (Buffy contre les vampires)
Willow, c’est un mélange de geekitude adorable et de magie. Je suis sûr qu’elle serait un rayon de soleil à table (ou une boule à neige magique, au choix). Et avec un peu de chance, elle pourrait improviser un sort pour illuminer la soirée ou faire apparaître un dessert fantastique, et ça, c’est toujours bon à prendre.

Alan Zaveri (Qui donc ? Russian Doll bien sûr)
C’est un choix plus original, je sais, mais il s’est imposé de lui-même. Calme, réfléchi, mais jamais ennuyeux, Alan apporterait une vibe apaisante à cette table haute en couleur. Je l’imagine déjà discuter de voyages dans le temps et de métaphysique avec l’invité suivant. Rien que cette conversation improbable justifierait de les avoir invités…

Olivia Dunham et Peter Bishop (Fringe)
Olivia, avec son calme et son regard analytique, serait parfaite pour ramener un peu d’équilibre. Et Peter, avec son humour et son côté inventif, serait le premier à proposer une idée décalée (comme une bataille de crackers de Noël). Leur complicité serait un vrai plaisir à observer, comme Fred et Wesley, et je suis sûr qu’ils finiraient par nous montrer un gadget improbable qui, soyons réalistes, pourrait tout aussi bien sauver que détruire le sapin.

Abed et Annie (Community)
Enfin, je ne pouvais pas les oublier, surtout aujourd’hui, le 10 décembre, date si symbolique grâce à l’épisode de Noël de Community (demandez à Shirley). Abed amènerait un regard méta hilarant sur la soirée, transformant chaque interaction en un moment digne d’un film de Noël. Annie, elle, serait la reine de l’organisation et veillerait à ce que tout soit parfait, tout en ajoutant une touche d’enthousiasme débordant qui clasherait pile comme il faut avec Santana pour que la soirée soit un peu psycho. Le duo apporterait une énergie irrésistible et une ambiance festive parfaitement dans l’esprit de Noël.

Bref, il ne manque qu’Alison Hendrix à cette soirée, mais flemme de gérer les dramas qu’elle risquerait d’amener.

Sinon, Noël, c’est aussi les cadeaux, non ? Je me suis forcément demandé ce que chacun apporterait à ce réveillon. Connor arriverait avec une bouteille de vin, classe mais un peu prévisible – ça lui ressemble. Santana, elle, irait chercher quelque chose de décalé, genre un mug avec un message et une photo honteuse prise à mon insu.

Alan ? Il hésiterait, sûrement, avant d’opter pour un cadeau qui ne fait de mal à personne : un livre, mais probablement un de ceux qu’on ne lit jamais. (Après tout, c’est Alan.) Willow, en revanche, mettrait le paquet avec un cadeau magique, et je le répète, j’espère qu’elle aurait la bonne idée de faire apparaître des desserts.

Quant à Olivia et Peter, ils pourraient arriver avec un gadget étrange et fascinant, mais soyons réalistes : ce truc casserait sûrement un verre ou ferait fondre une guirlande. Fred et Wesley, eux, seraient adorables comme toujours et apporteraient quelque chose fait maison, comme des biscuits ou un petit présent plein de douceur et de réflexion.

Abed ? Il arriverait sûrement déguisé en un Père Noël mélangeant plein de religions pour rester dans le thème, et Annie apporterait probablement une carte manuscrite pleine de compliments avant de lancer une contre-soirée hanouka avec Willow. Forcément.

Bref, entre les éclats de rire, les moments philosophiques et les soupçons de magie, il y aurait de quoi vivre un réveillon hors du commun. Franchement, c’est le genre de soirée qui reste gravée dans la mémoire (et sur Instagram, si Santana s’en mêle).

Et vous, si vous pouviez inviter des personnages de séries à votre table, qui choisiriez-vous ? Allez, je veux vos listes !

Ps : l’immonde image de couverture de cet article est fourni par chatgpt en même temps que son idée… Il est tellement influencé par Riverdale que je voulais absolument la garder !

Orphan Black Echoes est annulée…

Salut les sériephiles,

Et si on en revenait aux séries ? Oui, on va parler d’une annulation qui me laisse un goût amer (une de plus), celle d’Orphan Black: Echoes.

Pour ceux qui suivent mon blog depuis quelques années, vous savez déjà probablement que je suis dégoûté – oui, dégoûté, car Echoes offrait un casting brillant, une vraie profondeur et surtout, cette aura de mystère et de tension digne de l’esprit Orphan Black. Et moi, j’adorais la série-mère, j’étais tellement à fond au départ ! D’accord, elle n’a pas tenu la longueur, mais quand même.

Pour en revenir à Echoes, c’était audacieux de prolonger l’héritage de Orphan Black en choisissant des personnages nouveaux, mais le pari était réussi ! Le casting a apporté une intensité qui rendait hommage aux débuts de la série, tout en renouvelant la dynamique entre les protagonistes. Je m’attendais à une série très détachée et ce fut finalement un spin-off surprise avec plein de retours.

Mais ce n’est pas tout. Un bon casting et des personnages chouettes, ça me dérange de leur dire adieu, mais je m’en remets. Là, malheureusement, Echoes avait en plus ouvert des pistes narratives tellement prometteuses ! D’accord, ce n’était pas malheureux quand j’ai regardé, mais ça le devient. Le cliffhanger de fin de saison était à couper le souffle, et même avant cette fin brutale et surprenante, chaque épisode laissait entrevoir une multitude de possibilités pour la suite.

On sentait que la série posait des bases solides, prêtes à être explorées, avec des arcs narratifs qui auraient pu nous emmener encore plus loin dans les méandres de cet univers. Les retours possibles de certains personnages de l’univers original étaient là, en suspens, et cette anticipation (cet espoir vain d’un retour de Tatiana Maslany surtout, je reconnais) faisait partie de l’ADN d’Orphan Black : l’attente, l’énigme… et là, c’est la frustration.

Sur le blog, j’ai déjà partagé ce que la série d’origine représentait pour moi, et bien sûr, dans les critiques j’ai évoqué ce que Echoes avait réussi à réactiver dans cet héritage complexe. J’y voyais la possibilité de redécouvrir ce que Orphan Black avait si bien su installer : des personnages profonds, des intrigues denses, et cet équilibre unique entre science-fiction et drame humain. C’était si addictif que j’étais content de retrouver la même sensation… En plus, c’est un peu mon objectif de l’année en théorie, de retrouver ma passion des séries.

Et pourtant, je me retrouve ici, avec une série amputée de son potentiel, des intrigues en suspens, et une annulation brutale qui ne respecte ni l’œuvre ni les fans. Bref, je suis frustré. Vous me direz, c’est peut-être l’occasion de replonger dans ce qui existe encore de l’univers : Orphan Black: The Next Chapter. Je ne suis pas hyper fan du format uniquement audio, mais qui sait ? Juste histoire de combler ce vide…

En vrai, cette annulation rouvre juste le deuil de la série d’origine, alors qu’on promettait de le guérir un peu avec cette nouvelle série. Tout le monde était partant dans le casting pour continuer… Une belle décision financière bien naze des studios, donc. Et comme d’habitude, les fans sont les premiers à en pâtir.