21 jours sans article. Je pourrais faire comme si de rien n’était, une fois de plus, et revenir sans en parler, mais tout de même : le trou est là, inutile de faire semblant de ne pas l’avoir vu. Non, il n’y a pas eu de panne d’idées, non, il n’y a pas une pause énorme dans mes séries et non, je n’ai pas exactement d’excuse. C’est juste, comme l’an dernier, l’absence de ce déclic qui fait passer du visionnage à l’envie d’écrire et, pire en fait, l’absence de ce déclic qui me donne envie de regarder une série.
Ce n’est pas que je n’ai pas d’épisodes à voir, parce que ça, ça s’accumule, c’est que j’ai perdu ce qui faisait que je regardais, cette petite adrénaline du drogué qui n’arrivait pas à passer une journée sans regarder un épisode. Vous me direz, je vieillis et c’est bien normal. C’est juste que c’est bizarre et inquiétant de devenir le petit vieux qui passe son temps à dire (en podcast, ici, dans la vie) « c’était mieux avant ». Les séries. La vie, non.
Le plus parlant, finalement, c’est ce que je fais quand je n’écris pas sur le blog : je préfère…
travailler : si, si, je vous jure ; j’ai suivi une formation chouette qui me donne envie de refaire plein de cours !,
voir des films d’horreur plus ou moins bons au cinéma : allez voir Wedding Nightmare 2, pas que pour Sarah Michelle Gellar promis, ou Le Réveil de la Momie, allez rire un coup avec They will kill you ou profitez d’un moment gore simple et efficace avec Dolly… et pourquoi je n’en fais pas un article, finalement ? Suivez-moi sur Twitter a minima.
écouter en boucle Drop Dead d’Olivia Rodrigo : le clip est une tuerie, le son est ma nouvelle perfusion d’énergie quotidienne,
faire du coloriage alors que je détestais ça avant mais maintenant je trouve ça fun ??
continuer tranquillement mon rewatch de Medium sans forcément l’évoquer ici.
J’ai terminé la saison 4 hier soir, juste parce que j’avais envie de retrouver Allison et tout ce que la série met en place. Le plaisir est immédiat, simple, presque évident, et pourtant, ce n’est vraiment pas la meilleure saison… Je vous invite à écouter le prochain podcast 42 minutes « Keskonavu » (avril 2026, donc) pour savoir pourquoi. Ce qui est sûr, c’est que les séries de l’époque ont exactement ce qui manque en ce moment.
Sincèrement, il y a des signaux qui ne trompent pas. Une nouvelle saison de Euphoria est diffusée en ce moment… et je l’ai appris en voyant une affiche en sortant du RER. Il y a quelques années, j’aurais lancé l’épisode le matin même de sa sortie tellement j’adorais la série et tellement j’aurais attendu depuis des mois (allez, des semaines) la sortie. Il n’y a pas si longtemps je m’en serais voulu d’avoir raté cette sortie d’ailleurs et j’aurais lancé l’épisode immédiatement après avoir vu l’affiche, dans la foulée, sans réfléchir. Là, la réaction a été beaucoup plus neutre : “ah, ok”. Je vais m’y remettre, évidemment ! Il y aura des articles, et j’écris celui-ci avant de me lancer dans cette saison 3… Mais sans cette impatience un peu irrationnelle qui faisait que certaines séries passaient avant tout le reste. Vraiment, ça me manque !
Le décalage se situe vraiment là. Pas dans une disparition totale des séries intéressantes (encore que), mais dans la perte de cette envie immédiate. J’ai bien envie de retrouver ça pourtant, et d’être heureux avec ce que je regarde à nouveau. Le modèle actuel n’aide pas beaucoup : trois ans d’attente entre deux saisons, ça me casse totalement l’investissement émotionnel – prenez le revival de Scrubs, c’est chouette mais il y a peu d’épisodes et je n’arrive pas à avoir envie de tous les voir aussi à cause de ça, parce que ça va finir trop vite. Pour en revenir à Zendaya et Jacob Elordi, je ne sais plus vraiment où on en était dans la série et je ne sais même pas si j’ai encore le nom de tous les personnages – j’ai plus celui des acteurs que des persos, ça en dit long, non ?
Puis, je cite Euphoria ici parce que c’est simple, mais c’est pareil pour la saison 2 de One Piecepar exemple. Rendez-moi les 22 épisodes par saison chaque année ! Ce n’est pas un hasard si Grey’s Anatomy est l’une des séries dans lesquelles je suis le plus à jour.
Et si les 22 épisodes vous soûlent, rendez-moi au moins ce qu’ABC avait mis en place il y a une dizaine d’années avec ses « pods » sur Agents of S.H.I.E.LD : à défaut de saisons plus courtes, on avait trois arcs narratifs de huit épisodes qui s’enchaînaient la même année. Et c’était si bien ! D’accord, ce n’est pas forcément ce que j’en disais sur le moment, mais aujourd’hui, une saison c’est 6 à 8 épisodes d’une même histoire, avec narration étirée et promesse qui met du temps à se concrétiser, quand elle le fait. Le début de saison 2 de Daredevil Born Againm’a bien vacciné là. On n’apprend plus à connaître les personnages, on les retrouve tous les trois ans… Comment voulez-vous avoir le même investissement ? Beaucoup de séries sont maîtrisées, propres, ambitieuses, mais ne fidélisent plus du tout.
Ce que j’aimais dans des séries comme Fringe, Person of Interest, Orphan Black, The 100 ou plus récemment encore Evil et Resident Alien, c’était ce mélange devenu rare (un OVNI dans le cas de Resident Alien, donc) : une intrigue en fil rouge qui avance à chaque épisode, même si chaque épisode a sa propre histoire ; des personnages qu’on a envie de retrouver car ils évoluent vraiment et des épisodes qui apportent chacun quelque chose, soit à un personnage, soit à une dynamique, soit au fil rouge, soit les trois à la fois. Cet article me donne plus envie de rewatch que de nouvelles séries… Rendez la CW, même, s’il le faut.
Aujourd’hui, l’envie d’écrire ne suit plus automatiquement. Tester une série ne suffit pas, accrocher un peu non plus. Sans ce petit truc en plus, la série sonne creux, et je n’ai aucune envie de m’y mettre. Prenez les séries Apple qui sont peut-être celles qui arrivent encore le plus à me convaincre quand je me décide à les tester : j’ai adoré Lessons in Chemistry, mais pour autant, je n’ai pas autant envie d’un rewatch que pour d’autres séries. Pire, quand je regardais un épisode, j’étais à fond, mais dès que j’étais entre deux épisodes, je n’avais pas cette envie de revenir.
Bref, je me répète énormément ces dernières années, mais une fois de plus, ces 21 jours sans article viennent simplement de là. Pas d’un arrêt du blog (ça, jamais… Enfin si, probablement, mais pas encore), juste d’une période où je cherche encore et toujours la série qui va relancer la machine. Je vais reprendre, oui, avec Euphoriad’ailleurs. Et il y a de bonnes chances que, une fois lancé, ça fonctionne mieux que prévu… Mais je sais aussi qu’il y aura de nouveau une pause à un moment ou un autre, parce que le constat reste le même : les séries n’arrivent plus à m’apporter autant qu’avant, pas seulement parce que je fais plein de choses de ma vie (c’était déjà le cas avant !), mais principalement parce que le mode de diffusion et d’écriture a totalement changé. Pour le pire, donc.
Pour ce 10 décembre, mon calendrier de l’Avent m’a poussé à répondre à une question aussi fun que frustrante : Quel personnage de série inviterais-tu à mon réveillon de Noël ?
Alors, c’est vrai que mon appartement n’a pas la taille du manoir des sœurs Halliwell, donc il a fallu faire des choix drastiques et je n’ai pas arrêté de faire des allers retours dans mes décisions. Mais franchement, avec ces invités, je suis sûr que cette soirée serait mémorable !
Ma table de rêve ? Un casting sur-mesure
La liste commence clairement par Connor Walsh (How to Get Away with Murder). Connor, c’est le charme incarné et pas du tout un crush facile. Oui, il ferait grimper la température en cette fin décembre, mais ce n’est pas tout. Son intelligence et son humour tranchant apporteraient une belle dynamique. Et puis, soyons honnêtes : il est aussi là pour être le centre des attentions, un peu comme ces cadeaux qu’on met en évidence sous le sapin. L’idée ? Le placer évidemment à côté de l’invitée suivante.
Santana Lopez (Glee) est évidemment celle à qui je fais référence. Santana, c’est l’assurance d’une soirée pleine de punchlines mémorables. J’adore son mélange de cynisme et de tendresse cachée, et je sais qu’elle saurait faire rire tout le monde tout en maintenant l’ambiance sous contrôle. Même si, soyons honnêtes, elle ne manquerait pas de critiquer ma cuisine… et peut-être même mes décorations. Pour la faire cesser les remarques déplacées, un petit rappel que le père Noël a saucissonné un de ses potes il y a quelques années et elle se mettrait probablement à chanter pour oublier. Facile. Et puis, l’avantage de pouvoir imaginer ce qu’on veut, c’est aussi que l’on peut oublier la triste réalité de ce qui est arrivé à Naya Rivera.
Winifred Burkle et Wesley Wyndam-Pryce (Angel) C’est terrible d’avoir envie de les avoir tous les deux à ma table quand je suis en pleine saison 3 où elle est avec Gunn et qu’il trahit un peu tout le monde, mais bon, ce duo apporte une douceur et une curiosité intellectuelle qui équilibreraient les personnalités plus extraverties de la soirée. Fred, avec son enthousiasme, serait la première à s’émerveiller devant le sapin que Santana critiquerait, tandis que Wesley lancerait des discussions fascinantes sur tout et n’importe quoi, avec des anecdotes démoniaques improbables. Et vraiment, j’adorerais voir Fred et Santana échanger : un contraste de personnalités qui pourrait donner des conversations aussi inattendues que géniales. J’ai envie d’écrire une fanfic, allez. D’ailleurs, c’est ce qui m’a donné l’idée de l’invitée suivante.
Willow Rosenberg (Buffy contre les vampires) Willow, c’est un mélange de geekitude adorable et de magie. Je suis sûr qu’elle serait un rayon de soleil à table (ou une boule à neige magique, au choix). Et avec un peu de chance, elle pourrait improviser un sort pour illuminer la soirée ou faire apparaître un dessert fantastique, et ça, c’est toujours bon à prendre.
Alan Zaveri (Qui donc ? Russian Doll bien sûr) C’est un choix plus original, je sais, mais il s’est imposé de lui-même. Calme, réfléchi, mais jamais ennuyeux, Alan apporterait une vibe apaisante à cette table haute en couleur. Je l’imagine déjà discuter de voyages dans le temps et de métaphysique avec l’invité suivant. Rien que cette conversation improbable justifierait de les avoir invités…
Olivia Dunham et Peter Bishop (Fringe) Olivia, avec son calme et son regard analytique, serait parfaite pour ramener un peu d’équilibre. Et Peter, avec son humour et son côté inventif, serait le premier à proposer une idée décalée (comme une bataille de crackers de Noël). Leur complicité serait un vrai plaisir à observer, comme Fred et Wesley, et je suis sûr qu’ils finiraient par nous montrer un gadget improbable qui, soyons réalistes, pourrait tout aussi bien sauver que détruire le sapin.
Abed et Annie (Community) Enfin, je ne pouvais pas les oublier, surtout aujourd’hui, le 10 décembre, date si symbolique grâce à l’épisode de Noël de Community (demandez à Shirley). Abed amènerait un regard méta hilarant sur la soirée, transformant chaque interaction en un moment digne d’un film de Noël. Annie, elle, serait la reine de l’organisation et veillerait à ce que tout soit parfait, tout en ajoutant une touche d’enthousiasme débordant qui clasherait pile comme il faut avec Santana pour que la soirée soit un peu psycho. Le duo apporterait une énergie irrésistible et une ambiance festive parfaitement dans l’esprit de Noël.
Bref, il ne manque qu’Alison Hendrix à cette soirée, mais flemme de gérer les dramas qu’elle risquerait d’amener.
Sinon, Noël, c’est aussi les cadeaux, non ? Je me suis forcément demandé ce que chacun apporterait à ce réveillon. Connor arriverait avec une bouteille de vin, classe mais un peu prévisible – ça lui ressemble. Santana, elle, irait chercher quelque chose de décalé, genre un mug avec un message et une photo honteuse prise à mon insu.
Alan ? Il hésiterait, sûrement, avant d’opter pour un cadeau qui ne fait de mal à personne : un livre, mais probablement un de ceux qu’on ne lit jamais. (Après tout, c’est Alan.) Willow, en revanche, mettrait le paquet avec un cadeau magique, et je le répète, j’espère qu’elle aurait la bonne idée de faire apparaître des desserts.
Quant à Olivia et Peter, ils pourraient arriver avec un gadget étrange et fascinant, mais soyons réalistes : ce truc casserait sûrement un verre ou ferait fondre une guirlande. Fred et Wesley, eux, seraient adorables comme toujours et apporteraient quelque chose fait maison, comme des biscuits ou un petit présent plein de douceur et de réflexion.
Abed ? Il arriverait sûrement déguisé en un Père Noël mélangeant plein de religions pour rester dans le thème, et Annie apporterait probablement une carte manuscrite pleine de compliments avant de lancer une contre-soirée hanouka avec Willow. Forcément.
Bref, entre les éclats de rire, les moments philosophiques et les soupçons de magie, il y aurait de quoi vivre un réveillon hors du commun. Franchement, c’est le genre de soirée qui reste gravée dans la mémoire (et sur Instagram, si Santana s’en mêle).
Et vous, si vous pouviez inviter des personnages de séries à votre table, qui choisiriez-vous ? Allez, je veux vos listes !
Ps : l’immonde image de couverture de cet article est fourni par chatgpt en même temps que son idée… Il est tellement influencé par Riverdale que je voulais absolument la garder !
Et si on en revenait aux séries ? Oui, on va parler d’une annulation qui me laisse un goût amer (une de plus), celle d’Orphan Black: Echoes.
Pour ceux qui suivent mon blog depuis quelques années, vous savez déjà probablement que je suis dégoûté – oui, dégoûté, car Echoes offrait un casting brillant, une vraie profondeur et surtout, cette aura de mystère et de tension digne de l’esprit Orphan Black. Et moi, j’adorais la série-mère, j’étais tellement à fond au départ ! D’accord, elle n’a pas tenu la longueur, mais quand même.
Pour en revenir à Echoes, c’était audacieux de prolonger l’héritage de Orphan Black en choisissant des personnages nouveaux, mais le pari était réussi ! Le casting a apporté une intensité qui rendait hommage aux débuts de la série, tout en renouvelant la dynamique entre les protagonistes. Je m’attendais à une série très détachée et ce fut finalement un spin-off surprise avec plein de retours.
Mais ce n’est pas tout. Un bon casting et des personnages chouettes, ça me dérange de leur dire adieu, mais je m’en remets. Là, malheureusement, Echoes avait en plus ouvert des pistes narratives tellement prometteuses ! D’accord, ce n’était pas malheureux quand j’ai regardé, mais ça le devient. Le cliffhanger de fin de saison était à couper le souffle, et même avant cette fin brutale et surprenante, chaque épisode laissait entrevoir une multitude de possibilités pour la suite.
On sentait que la série posait des bases solides, prêtes à être explorées, avec des arcs narratifs qui auraient pu nous emmener encore plus loin dans les méandres de cet univers. Les retours possibles de certains personnages de l’univers original étaient là, en suspens, et cette anticipation (cet espoir vain d’un retour de Tatiana Maslany surtout, je reconnais) faisait partie de l’ADN d’Orphan Black : l’attente, l’énigme… et là, c’est la frustration.
Sur le blog, j’ai déjà partagé ce que la série d’origine représentait pour moi, et bien sûr, dans les critiques j’ai évoqué ce que Echoes avait réussi à réactiver dans cet héritage complexe. J’y voyais la possibilité de redécouvrir ce que Orphan Black avait si bien su installer : des personnages profonds, des intrigues denses, et cet équilibre unique entre science-fiction et drame humain. C’était si addictif que j’étais content de retrouver la même sensation… En plus, c’est un peu mon objectif de l’année en théorie, de retrouver ma passion des séries.
Et pourtant, je me retrouve ici, avec une série amputée de son potentiel, des intrigues en suspens, et une annulation brutale qui ne respecte ni l’œuvre ni les fans. Bref, je suis frustré. Vous me direz, c’est peut-être l’occasion de replonger dans ce qui existe encore de l’univers : Orphan Black: The Next Chapter. Je ne suis pas hyper fan du format uniquement audio, mais qui sait ? Juste histoire de combler ce vide…
En vrai, cette annulation rouvre juste le deuil de la série d’origine, alors qu’on promettait de le guérir un peu avec cette nouvelle série. Tout le monde était partant dans le casting pour continuer… Une belle décision financière bien naze des studios, donc. Et comme d’habitude, les fans sont les premiers à en pâtir.
WTF ? La série met les petits plats dans les grands pour une fin de saison qui marque vraiment les esprits. J’espère que les scénaristes savent ce qu’ils font et surtout qu’une saison 2 verra bien le jour, parce que je suis vraiment pris par les mystères de la série. Et cette scène finale a vraiment réussi à faire son job pour prouver qu’ils n’avaient pas froid aux yeux et qu’ils avaient de grandes ambitions pour la suite. Bref. Donnez une saison 2 à cette série.
Spoilers
Kira et Eleanor cherchent à comprendre le projet de Darros, Lucy veut retrouver Charlie.
Il est temps pour moi de se rendre à l’évidence : c’est le dernier épisode et il va bien falloir que je le regarde ! C’est amusant comme j’ai voulu voir tous les épisodes d’un coup, pour finalement énormément ralentir le rythme ensuite, parce que je savais que c’était la fin. Et en même temps, en parallèle, je ne regardais plus rien. Allez comprendre !
Le dernier épisode reprend avec Eleanor et Kira qui travaillent ensemble. Eleanor a beau vouloir travailler sans faire de faux espoirs à sa femme, il n’y a pas à dire, l’alchimie entre elles est toujours visible. Bref, c’est pas le sujet ; le sujet, c’est qu’elles retournent au labo de Kira où elles ne pouvaient pas aller pour tenter de savoir qui Darros veut cloner à présent. Le suspense avant le générique est sympathique.
Il l’est moins ensuite : les deux impriment plein de visages… mais elles ne savent pas à qui ça appartient. Comme c’est frustrant de voir ces masques sans savoir à qui les visages sont censés correspondre. Et puis un tel suspense ne peut pas être là par hasard. Les scénaristes ont forcément un plan !
Lucy
De son côté, Lucy est paniquée de savoir que Charlie est kidnappée, mais pas autant que Jack. Tina s’en veut, mais moi, je suis soulagé de savoir qu’elle est encore en vie finalement. Alors que le blâme retombe inévitablement sur Lucy, elle reçoit un message sur la montre connectée de Charlie, laissée derrière elle : Tom l’invite le lendemain.
La série gagne du temps en avançant rapidement et directement à ce rendez-vous, sans nous montrer les préparatifs ou Jack qui s’énerve d’être laissé sur la touche alors qu’il s’agit de sa fille. Bien sûr, Tom se pointe sans Charlie au rendez-vous. Ce n’est pas pour plaire à Lucy, qui menace aussitôt Tom avec un flingue. Le truc, c’est que ça donne raison à Tom : il pensait chasser une psychopathe et la voir se trimballer avec un flingue semble confirmer son a priori. C’est énervant.
Bon, en tout cas, le flingue pousse Tom à expliquer ce qu’il veut à Lucy : Jules. Ce n’est pas lui qui la veut, c’est Darros, évidemment. Le marché est désormais simple : Lucy doit ramener Jules à Tom, et c’est le seul moyen pour elle de retrouver Charlie.
L’échange
Pendant ce temps, la maison de Kira est laissée aux mains de Jules et Xander. Les deux adolescents se retrouvent ensemble et je trouve ça beaucoup trop forcée : Jules est super sympa à nouveau avec Xander alors que bordel, il a tiré sur Craig et s’est fait une overdose. Cela fait beaucoup pour lui pardonner si vite.
Après, ça permet de faire avancer l’intrigue : Xander peut ainsi expliquer à Jules qu’il s’est vu mourir et dans quelles conditions. Ils ont du mal à imaginer ce que Darros a vraiment fait dans tout ça, mais l’évidence est là : il a créé plein de clones avant d’en avoir un parfait. Ce n’est qu’après tout ça que le couple d’ados (mais non, pas encore en couple) se décide à parler de Craig. Sans nouvelle de Lucy, Jules commence à s’inquiéter, au point de laisser seul Xander.
Bordel, mais c’est une ado, surveillez cette Jules un peu ! Elle se rend chez Craig où elle apprend toute la vérité sur ce qu’il s’est passé avec Charlie. C’est si triste : elle est choquée et décide d’aller ensuite chez Jack pour apporter son soutien et savoir quoi faire. Lucy, encore perturbée par le chantage de Tom, y débarque à son tour et ne sait pas bien comment réagir. On arrive alors sur un scénario vraiment pas dingue où Lucy explique tout dans une pièce adjacente : Jack et elle font plein de bruit, alors évidemment, Jules entend tout.
Elle décide de se rendre d’elle-même au rendez-vous fixé par Tom, même si ce n’est pas l’avis de Lucy. Et bien sûr, Jules arrive à temps pour se sacrifier : elle fait l’échange avec Charlie, laissant Lucy complètement perturbée de ne pas avoir été capable de la sauver. Charlie ? Elle n’a pas son mot à dire, évidemment, et elle se retrouve libérée sans qu’on ne sache vraiment à quel point ça a posé problème pour elle d’être enlevée comme ça.
Dans la scène suivante, elle n’est même pas là : elle est à faire son sac pour se barrer avec son père. Jack a décidé de partir sans Lucy, parce que c’est la meilleure solution pour que sa fille soit en sécurité. C’est un peu triste cette scène d’adieu, mais ça devient un peu lourd quand Lucy explique qu’elle tient son nom de l’amie imaginaire de Lenny, un personnage d’un livre qu’elle a lu. Bon, il fallait bien une origin story vous me direz !
Finalement, Jack se barre sans même l’embrasser, ce qui est un peu dingue tout de même. On ne sait pas bien si c’est un au revoir ou une rupture plus définitive, en plus. Une chose est sûre : Charlie fait passer plus d’émotions que Jack dans sa scène d’au revoir à Lucy. Et elle demande à Lucy de tout faire pour venir en aide à Jules. On n’en doute pas trop : elle le fera.
Rhona
Contre toute attente, Rhona, la copine de Lucas, décide de venir voir Kira au petit matin. Elle se montre étonnamment compréhensive envers elle et son deuil, ramenant tout au deuil qu’elle a vécu elle-même à la mort de son père. Ce n’est pas un hasard : loin d’être sympathique, son but est finalement de faire du chantage à Kira. Ben tiens.
C’était un peu inévitable : elle sait qu’il est possible de cloner des gens à partir de scans médicaux, et elle a des scans de son père. Elle a aussi un enregistrement de Lucas qui affirme que sa mère a cloné son autre mère. C’est un crime et Kira est clairement dans la merde : elle risque gros, à commencer par la prison. Cependant, elle est prête à accepter les conséquences pour une fois.
Elle refuse même de prévenir Lucas que Rhona est une connasse de maître-chanteuse quand Eleanor insiste pour dire que c’est ce qu’il faut faire. Limite, ça me fait aimer à nouveau Kira de savoir qu’elle est capable de tant de compassion pour son fils et d’enfin reconnaître ses erreurs. Et au moment où je pensais ça, elle s’est mise à parler de Jules. Il serait temps pour elle de prendre conscience qu’elle aurait pu surveiller un peu mieux cette ado tout de même ! Pire que tout : elle la pense encore dans la maison alors qu’elle s’est barrée depuis un moment !
Le problème, c’est que Kira se retrouve à culpabiliser quand elle apprend ce qu’il s’est passé. Cela signifie qu’elle est prête à prendre beaucoup trop de risques : Lucy débarque chez elle pour tout lui raconter et il est rapidement décidé qu’avec l’aide de Xander, Kira s’infiltre au sommet scientifique de Darros. Ce dernier a annoncé qu’il ferait une grosse annonce pendant celui-ci – ouais, ouais, un peu à la manière du gouvernement français pendant la crise covid, parfaitement, une annonce pour annoncer, c’est quelque chose.
Ce sommet devient la clé de toutes nos réponses, en tout cas : c’est probablement là qu’on saura ce qu’il en est des onze ou douze visages d’adolescents trouvés dans les données de Darros. Ils n’ont pas de nom, pas d’identité, pas même de souvenirs à long-terme. Je vois tellement Kira se sacrifier pour en savoir plus ! En plus, elle demande à Xander de désactiver l’imprimante de Darros, comme si ça pouvait être si simple.
Il est en tout cas simple pour lui de revenir chez Darros. Ce dernier est en plein meeting avec un Tom qui a retrouvé son sens de l’humour en même temps que l’estime de son chef quand Xander se pointe. Il accepte bien sûr de le recevoir, curieux de savoir ce qu’il peut bien avoir à dire après son départ précipité.
Xander joue la carte de la compassion envers Darros, lui expliquant qu’il a vu la mort du premier clone et qu’il comprend les difficultés que cela a dû représenter pour lui. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que Darros envisage à nouveau de lui faire confiance. Il est plus con qu’il n’y paraît le Darros, finalement ! Il ne se doute pas un instant que Xander emmène avec lui un cheval de Troie : il cache Lucy dans une de ses livraisons de plantes.
Ensemble, ils mettent ainsi au point un plan pour retrouver et libérer Jules. C’est bien trop simple, surtout quand on part du principe qu’elle est dans une maison ultra surveillée, mais bon. Tout est bien qui finit bien pour Jules. Xander, lui, reste en arrière quand Lucy et Jules s’en vont pour enfin aller détruire l’imprimante. Comme si Darros n’avait pas cinq ou six copies de l’imprimante désormais !
Le sommet
Malgré tous les enjeux pour l’intrigue, les scénaristes n’oublient pas de gérer non plus les personnages. Lucas débarque donc chez ses mères pour venir enfin se réconcilier avec Eleanor. Il lui annonce avoir rompu avec Rhona et s’en vouloir de ce qu’il s’est passé entre eux : sa mère lui manque – même si elle n’est pas sa mère, cela fait deux ans qu’elle était dans sa vie après tout.
Cela fait du bien de voir Eleanor avoir un peu de joie dans sa vie, parce que c’est loin d’être le cas depuis quelques épisodes. Et alors que tout semble se précipiter dans cet épisode, elle prend le temps d’aller regarder son album photo de mariage, allez comprendre pourquoi. Elle y trouve une note qui aura probablement son importance.
Elle est interrompue dans sa lecture par un SMS qui lui indique qu’une de ses potes lui laisse un accès à une base de données de reconnaissance faciale. Cela tombe bien d’avoir des amies si bien placées, tout de même ! Et finalement, l’identité des masques reste peu exceptionnelle pour nous : il ne s’agit pas de gens qu’on connaît. Non, non.
Le meeting de Darros peut en tout cas enfin commencer après tout ça. On retrouve donc Kira arriver au sommet sans que personne ne s’intéresse à elle. Pas sûr que ce soit bien crédible comme elle est supposée être une rockstar scientifique là, mais bon, admettons. Darros affirme durant sa conférence qu’il a parcouru les USA à la recherche d’enfants surdoués en foyer… On comprend bien ce qu’il en est : il a cloné des scientifiques très reconnus, comme Eleanor, en adolescents. Les enfants du Genius project sont ainsi présentés à la presse comme des surdoués trouvés en foyer, alors qu’il s’agit des clones des personnes les plus brillantes des dernières décennies.
D’accord mais… Il y aura bien quelqu’un d’autre que Kira, Eleanor, Lucy et Jules pour s’en rendre compte non ? Kira décide d’aller confronter Darros directement, et c’est là qu’on récupère quelques réponses : si Kira considérait que Lucy était un échec, elle a inspiré cette brillante idée d’adolescents plein de potentiel pour le futur de l’humanité.
En vrai, on pourrait presque y croire à son projet… Sauf que bon, alors qu’il affirme à Kira que les adolescents sont avec des familles super aimantes, en parallèle, Lucy et Jules découvrent un entrepôt avec des lits sanglés où chaque adolescent est forcément passé. Alors oui, Kira a raison de dire que le projet manque d’éthique, mais en vrai… En vrai ! Réunir des gens si brillants, ça pourrait être une idée. Sans le consentement des originaux, c’est non par contre.
C’est si complexe, bordel. Paul est plein de bonnes intentions et il veut faire tout ça pour trouver un remède au cancer, probablement de sa sœur comme le souligne Kira. Kira essaie de se poser en compas moral, mais elle a fait tellement pire que ça en est ridicule.
Et puis, c’est complexe. D’un côté, il semble bienveillant, de l’autre, on voit son côté ultra sombre dans des pièces ultra éclairées là. Jules découvre donc une photo de son « grand-père » à côté d’un des lits. Il n’en faut pas plus pour qu’elle comprenne aussitôt que tous les ados sont aussi manipulés que ce qu’elle a pu être. Elle insiste donc auprès de Lucy pour récupérer toutes les photos, et tant pis si elles risquent d’être surprises par Darros. Cela sent tellement le cliffhanger, c’est énervant.
Cliffhanger
L’épisode se termine par Eleanor prenant la décision de rester auprès de Kira pour commencer autre chose. Chez elles. C’est beau. Le problème, c’est que leur vie sera loin d’être simple désormais que tout ça a été découvert… C’est quelque chose tout de même. Pendant que Kira était au sommet, Eleanor a ainsi découvert que le douzième scan, qui était corrompu, était en fait celui de Kira. Evidemment.
Ce n’est pas le plus gros cliffhanger de cette saison, toutefois. Non. Alors qu’elles étaient enfin en train de s’échapper, Lucy et Jules constatent qu’il reste un clone dans une chambre de l’entrepôt. Elles n’ont pas le temps de la réveiller qu’elles se retrouvent nez à nez avec Darros. C’était si prévisible. Ce qui l’était beaucoup moins, c’est que la confrontation mène finalement à un Darros qui tue de sang-froid Jules, parce qu’elle est trop corrompue par Lucy pour lui être encore utile.
Wow. C’est si violent. On nous tue le personnage de Jules à quelques secondes de la fin de la saison. Je ne pensais vraiment pas qu’ils oseraient aller jusque-là, c’est Orphan Black, merde ! J’aimais bien Jules malgré tous ses défauts et la suite de la série sans elle ne sera pas pareil. Bien sûr, Darros se permet de faire ça car il a déjà une Jules 2.0 à présenter à Lucy – une Jules blonde pour qu’on ne confonde pas les persos (un peu naze cette perruque) – mais… mais… Pourquoi Lucy resterait-elle en vie quand même ? Et pourquoi lui présenter une Jules non corrompue s’il lui reproche d’avoir corrompu la première avec ses grands idéaux ?
La solution créative de Darros est loin d’être exceptionnelle, je trouve : j’imagine qu’il veut que Lucy soit une Première capable d’inspirer la Jules 2.0… Mais putain. Je ne suis pas prêt à pardonner les scénaristes de ce meurtre sauvage d’un personnage que nous avons suivi toute une saison ! J’ai beaucoup de questions, en plus. J’espère vraiment que la série sera renouvelée maintenant, parce que sinon, vraiment je vais hurler !
En bref
En quelques épisodes, la série est devenue un vrai coup de coeur : ce que je craignais d’être une série dérivée surfant sur le nom de l’originale est devenu un vrai spin-off totalement inattendu. Le personnage de Kira m’a toujours paru être riche, mais pas à ce point. Bon, cela dit, on est loin de la série quand même, y compris sur la qualité.
Il n’empêche que j’ai très hâte de voir la saison 2, parce que celle-ci était super convaincante. Vite, la suite… même si bon, cette perruque blonde est atroce. Bordel, j’espère quand même une suite.