Orphan Black : The Next Chapter – S01C02

 

Chapitre 2 – Dogged in Denial – 19/20
C’est tout simplement brillant : les points de vue se multiplient cette semaine dans un chapitre beaucoup plus que les deux segments précédents qui n’en formaient en fait qu’un seul. Cela permet de retrouver les intrigues tentaculaires de la série : tout se superpose et l’intrigue de la série originale fait presque pâle figure par rapport à la complexité de tout ce qui se déroule durant cette heure d’écoute. Les choses avancent vite et je suis totalement à fond.

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Spoilers

Who the hell is Katja Obinger?

Ah, c’est seulement aujourd’hui que commence le chapitre 2 en fait… et il y en a pour plus d’une heure cette fois. Ils ne font pas les choses à moitié, dis-donc. Ce chapitre reprend quelques temps après, puisque l’on y suit l’agent Jaysara Priyantha qui est sur les lieux de l’explosion de GRIT. Et il y a du sang, qui est probablement celui de Sturge selon elle, puisqu’il était le seul censé être là.

Son enquête patine un peu : ça ne ressemble ni à un attentat, ni à un accident, à cause de l’heure tardive. Et quand en plus elle reçoit les résultats de l’analyse de sang et qu’elle apprend que le sang correspond à celui de Katja Obinger, elle comprend que sa journée va être longue. Moi, j’ai souri, j’ai trouvé ça bien pensé de nous ramener la clone allemande morte il y a fort longtemps. Enfin, la ramener… c’est juste que les clones ont le même ADN et que c’est donc le sang de Vivi, hein.

Dans tout ça, Jaysara se décide donc à aller interroger… Art ! Et oui, pour obtenir des informations sur Katja, c’est quand même la solution la plus simple. Bon, elle a essayé avant d’accéder aux dossiers de notre ex-flic et s’est heurtée à un mur. Quant aux collègues d’Art, ils sont soit amnésiques, soit morts. Et Art les comprend, mieux que personne. Il n’aime pas trop l’idée d’être réembarqué dans la conspiration des clones, puisqu’il a galéré à en sortir vivant. Tu m’étonnes.

Alors que c’est Jay qui mène cet interrogatoire au travail d’Art (un simple job de bureau), c’est lui qui apprend des choses importantes, et notamment le fait que le sang d’une clone a été retrouvé. Ce qui est gênant, puisque sa fille en est une, quand même. Il réussit toutefois à gagner du temps avant de se trouver forcé d’accepter la collaboration avec Jaysara. Avant ça, il espère toutefois pouvoir parler avec Charlotte, à qui il envoie un SMS.

Du côté de Delphine et Cosima, l’ambiance est toujours quelque peu électrique, surtout que Delphine se rend à son travail alors que Cosima reste corriger les copies de ses étudiants. On sent bien qu’elle n’en est pas ravie, surtout qu’ils ont l’air bien chiants ses étudiants, à ne pas vouloir faire leur boulot.

Elle reçoit aussi un SMS de Kira pour lui demander de rester cool et de ne pas la balancer à Sarah. Malgré ses hésitations, Cosima accepte, puis procrastine son travail en se rendant sur internet où elle découvre que la page de crowdfunding de l’autre clone malade a disparu… Etrange.

Avant qu’elle ne puisse en parler à Charlotte et contre toute attente, elle reçoit un appel mystérieux de Sturge. Celui-ci est encore en vie donc et il lui propose un rendez-vous en utilisant un nom de code assez débile et en disant que la ligne n’est pas sûre, mais en utilisant malgré tout leurs noms. Il n’a pas inventé l’eau chaude, le Sturge, mais Cosima décide de se rendre quand même au Happy Helix, un bar près du GRIT où il lui donne rendez-vous, donc.

Elle le retrouve là-bas et est choquée de voir à quel point il est mauvais pour être discret et se faire passer pour mort, car il est sacrément mal habillé. Un peu énervée d’être embarquée dans cette affaire, Cosima se montre assez familière avec Sturge, l’appelant Nate (son prénom étant Nathaniel), mais elle change vite d’avis et de ton quand elle il lui explique que l’espionne qui l’a attaquée la veille est une clone. Au départ, elle trouvait drôle l’idée de l’existence d’une espionne, mais ça, ça l’amuse beaucoup moins.

Sturge en apprend un peu plus sur ce qu’il sait du projet Leda à Cosima, et la vérité, c’est qu’il n’en sait pas grand-chose. Il a parlé de ses doutes à un ami haut placé et n’a eu confirmation de l’existence des clones qu’avec l’attaque de Vivi la veille. Essayant de comprendre qui a bien pu attaquer Sturge, Cosima élimine vite la piste d’Helena – qui s’amuse donc à faire des entraînements de survie avec ses bébés qui ont maintenant huit ans.

En tout cas, Nathaniel est sûr que toutes les clones sont en relation et est bien déçu de se rendre compte que ce n’est pas le cas. En tout cas, nous on en apprend enfin plus sur les recherches de Sturgis puisque Cosima l’interroge et pose les bonnes questions : il a donc trouvé le moyen de rendre les antibiotiques obsolètes en transformant les phages pour résister à des bactéries. Le problème, c’est que cette technologie peut aussi servir à créer une arme visant un trait génétique spécifique.

Jusque-là, on avait déjà deviné l’idée avant d’avoir l’explication scientifique, merci Vivi. Cependant, ça permet de découvrir que tout ça a totalement échappé au contrôle de Sturge qui n’avait pas prévu que ses recherches puissent être utilisées à mauvais escient. Complétement flippé à l’idée que son ami haut-placé et ceux qui financent ses recherches puissent chercher à lui nuire, Sturge se barre finalement, laissant Cosima perplexe face à ce qu’elle vient d’apprendre – mince, ça fait deux clones qu’elle ne connaît pas.

Elle décide donc d’appeler Charlotte pour avoir son avis sur tout ça. Elle aussi a remarqué la disparition de la page de crowdfunding de Dana Emmet, mais elle se souvient de son hôpital : Lydia Folger Fowler Hospital. Elle cherche donc déjà un billet d’avion pour s’y rendre, puisque ni Delphine ni Cosima ne peuvent y aller. Cosima n’est que moyennement motivée à cette idée, et elle fait promettre à Charlotte d’attendre un peu qu’elle lui trouve quelqu’un pour l’accompagner dans ce voyage, à prix raisonnable, puisqu’on est au milieu du mois de novembre, en pleine semaine.

Pendant ce temps, Delphine arrive à sa réunion où elle espère récupérer des informations sur l’explosion de GRIT. Et ça tombe bien, parce que justement tous les scientifiques qui y sont débattent pour savoir s’ils vont parler de ça ou des recherches d’un québécois nommé Gilles Sauveterre. La bonne nouvelle, c’est qu’un certain nombre de scientifiques semble vouloir lier les deux éléments ensemble, à commencer par Eloïse Thibault, la seule autre femme de la pièce.

Comme on a le point de vue de Delphine, sa gêne d’être entouré de vieux hommes blancs a son importance dans le récit, et ce n’est pas plus mal, je trouve, parce qu’on sent qu’elle n’a pas le pouvoir qu’elle devrait avoir, puisque les hommes ne la laissent même pas vraiment parler. Le problème, c’est qu’elle se grille toute seule en demandant des informations sur Sturge et en indiquant son désir d’en savoir plus sur le GRIT et les recherches menées.

Nous, on apprend le nom de certains des hommes (Kurzmann, Jones…) qui n’aiment pas Delphine, mais aussi l’existence de 46pure, un groupe de bio-terroristes. Ah oui, il n’y a pas que des scientifiques, c’est un groupe gouvernemental pour gérer les menaces d’attaques biologiques. Et leurs envies ne sont pas très rassurantes pour les clones, puisqu’ils envisagent un repérage biométrique aux frontières du Canada. Rapidement, Delphine se fait virer de la réunion : elle n’est que consultante pour le groupe, censée les conseiller en ce qui concerne leur éthique. Il y a du boulot pour elle, mais comme elle n’est pas très aimée, elle est surtout virée de la réunion.

Heureusement, Eloïse Thibault, une lieutenant-générale, y reste, mais prend le temps de suivre Delphine pour flirter discrètement avec elle, en français, et lui donner rendez-vous dans un café afin de lui raconter toute la réunion.

Sinon, on suit également Vivi qui est encore en vie (ouf) après l’explosion. Elle n’en est pas responsable et ne sait pas vraiment qui l’est, se demandant même si ça peut être son agence la coupable. Indépendante comme elle est, notre espionne se soigne comme elle peut des coupures dues à l’explosion, faisant des points de suture à la va-vite ; le tout en espionnant la maison de Cosima.

Soudainement, un nouveau clone, surnommée Frange par Vivi, débarque et ça sent bon le retour d’Alison dans ma vie. Laissez-moi y croire svp. Revoir son visage sur le corps d’une autre femme rappelle à nouveau à Vivi son enfance avec son amie (pas si) imaginaire (que ça). Quant au fait d’avoir plusieurs clones, ça ne semble pas la perturber autant que ça jusqu’à ce qu’elle repère Charlotte aussi, et les billets d’avion que lui tend Alison. Evidemment, Alison et Charlotte qui vont guérir une clone dans un hôpital américain ? Je dis oui, immédiatement, j’espère qu’on suivra cette histoire ! En attendant, Vivi a de quoi se prendre la tête et plein de choses à cacher à Arun, son collègue. En effet, elle décide de suivre les filles, qui lui ressemblent comme deux gouttes d’eau, d’un âge différent.

Tout en les suivant, elle appelle finalement Arun pour lui expliquer ce qu’elle a découvert sur l’arme, TAG, et lui demander si l’agence est responsable de l’explosion. Ce n’est pas le cas, alors elle se décide de lui parler des clones – qu’elle n’appelle pas encore comme ça – et de sa décision de les suivre à l’aéroport. Arun promet de mener des recherches, et ça s’arrête là pour cette semaine du côté de Vivi.

On reprend toutefois cette partie de l’intrigue en suivant la perspective de Charlotte à l’aéroport ; et elle n’est pas ravie d’être avec sa tante, parce qu’Alison est toujours aussi… Alison, dirons-nous. Elle a carrément réorganisé le sac de sa nièce dans la voiture, quand même !

Bon, cela dit, l’important dans cette intrigue, c’est que Charlotte reçoit un appel d’Art alors qu’elles sont dans la file d’attente étonnamment lente de l’aéroport. Alors qu’Art lui explique qu’elle ne doit pas revenir trop vite chez elle à cause de sa collaboration avec Jay (qui pourrait passer chez lui à l’improviste si elle a le moindre doute), Charlotte finit par comprendre que si la file d’attente est si longue, c’est parce que des tests ADN sont menés sur tous les passagers, pour trouver un lien avec Katja notamment.

Ainsi donc, les premiers mots d’Alison dans cette nouvelle saison sont « Well, shit » quand sa nièce lui explique la situation après avoir raccroché le téléphone – sans dire à son père où elle est, évidemment. Ah, réentendre la voix d’Alison, ça fait tellement de bien ! Les deux femmes sont forcées de faire demi-tour dans la file pour s’échapper de ce test ADN, mais malheureusement, cela signifie surtout qu’elles tombent nez à nez avec Vivi, aux cheveux tellement rouges qu’elle a déjà attiré l’attention des gardes de l’aéroport – bon, ou alors c’est le sang sur sa jambe et ses points de suture mal faits suite à l’explosion du GRIT.

En tout cas, Vivi profite du choc du garde de voir Alison et Charlotte pour s’enfuir en courant. Alison, toujours reine de l’improvisation, envoie donc le garde après Vivi en la pointant du doigt et en hurlant que sa sœur a volé son identité. Tout cela n’a aucun sens, mais ça suffit à distraire le garde pour qu’elle et Charlotte se barrent en courant. Voilà qui est bien discret et ne mettra pas du tout la police sur leur piste dis-donc !

Enfin, on suit également Kira dans ce chapitre. C’est incroyablement bien ficelé tout cela ! Il y a tellement d’intrigues qui se superposent, c’est une excellente histoire et tout aussi bon que la série, franchement. Bon, donc, souvenez-vous, Kira était censée avoir un entretien, et c’est avec GeneKeep, parce qu’évidemment que Kira est aussi une scientifique, ce ne serait pas drôle autrement. À l’accueil, elle rencontre Emmaline Francis (Em), une autre jeune femme un peu trop excitée à l’idée de rencontrer Kira.

Eh oui, il y a peu de jeunes à GeneKeep apparemment. Bon, la rencontre est assez drôle, avec une Em qui parle beaucoup trop et semble un peu trop collante à mon goût. Cela dit, c’est utile pour Kira qui a besoin de son aide, notamment pour aller mettre sa valise à l’abri avant de visiter les lieux. Les deux femmes parlent donc tout en le faisant, ce qui nous permet de suivre Kira mentant à Em sur ses vraies motivations : elle veut bosser à GeneKeep parce qu’ils veulent bien l’embaucher malgré ses 17 ans et son passé de délinquante, mais aussi parce qu’elle espère découvrir un moyen de partager son incroyable métabolisme – elle peut se faire renverser par une voiture et s’en sortir en vie quand même.

Malgré le caractère envahissant d’Em, Kira sympathise avec, notamment en partageant sa vision des gênes rares à protéger. Em qui se met à rougir quand Kira lui fait un compliment après avoir été décrite comme « badass » par sa nouvelle collègue, puis quand Kira dit que tout est parfait à GeneKeep, c’est en revanche un signal très clair qu’une romance serait possible entre elles.

C’est curieux comme petite intrigue et je me demande où ça mènera, parce que pour l’instant, ça reste déconnecté du reste… En tout cas, Kira ne sait pas où dormir le soir même et le placard dans lequel Em lui fait mettre sa valise est tellement grand que ça lui conviendrait bien. Dommage, elle devra rendre la clé le soir-même.

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