21 jours sans article… et sans envie de séries ?

Salut les sériephiles,

21 jours sans article. Je pourrais faire comme si de rien n’était, une fois de plus, et revenir sans en parler, mais tout de même : le trou est là, inutile de faire semblant de ne pas l’avoir vu. Non, il n’y a pas eu de panne d’idées, non, il n’y a pas une pause énorme dans mes séries et non, je n’ai pas exactement d’excuse. C’est juste, comme l’an dernier, l’absence de ce déclic qui fait passer du visionnage à l’envie d’écrire et, pire en fait, l’absence de ce déclic qui me donne envie de regarder une série.

Ce n’est pas que je n’ai pas d’épisodes à voir, parce que ça, ça s’accumule, c’est que j’ai perdu ce qui faisait que je regardais, cette petite adrénaline du drogué qui n’arrivait pas à passer une journée sans regarder un épisode. Vous me direz, je vieillis et c’est bien normal. C’est juste que c’est bizarre et inquiétant de devenir le petit vieux qui passe son temps à dire (en podcast, ici, dans la vie) « c’était mieux avant ». Les séries. La vie, non.

Le plus parlant, finalement, c’est ce que je fais quand je n’écris pas sur le blog : je préfère…

  • travailler : si, si, je vous jure ; j’ai suivi une formation chouette qui me donne envie de refaire plein de cours !,
  • aller à Disneyland : vraiment, l’extension World of Frozen me donne envie de paresser tout mon été,
  • voir des films d’horreur plus ou moins bons au cinéma : allez voir Wedding Nightmare 2, pas que pour Sarah Michelle Gellar promis, ou Le Réveil de la Momie, allez rire un coup avec They will kill you ou profitez d’un moment gore simple et efficace avec Dolly… et pourquoi je n’en fais pas un article, finalement ? Suivez-moi sur Twitter a minima.
  • écouter en boucle Drop Dead d’Olivia Rodrigo : le clip est une tuerie, le son est ma nouvelle perfusion d’énergie quotidienne,
  • faire du coloriage alors que je détestais ça avant mais maintenant je trouve ça fun ??
  • continuer tranquillement mon rewatch de Medium sans forcément l’évoquer ici.

J’ai terminé la saison 4 hier soir, juste parce que j’avais envie de retrouver Allison et tout ce que la série met en place. Le plaisir est immédiat, simple, presque évident, et pourtant, ce n’est vraiment pas la meilleure saison… Je vous invite à écouter le prochain podcast 42 minutes « Keskonavu » (avril 2026, donc) pour savoir pourquoi. Ce qui est sûr, c’est que les séries de l’époque ont exactement ce qui manque en ce moment.

Sincèrement, il y a des signaux qui ne trompent pas. Une nouvelle saison de Euphoria est diffusée en ce moment… et je l’ai appris en voyant une affiche en sortant du RER. Il y a quelques années, j’aurais lancé l’épisode le matin même de sa sortie tellement j’adorais la série et tellement j’aurais attendu depuis des mois (allez, des semaines) la sortie. Il n’y a pas si longtemps je m’en serais voulu d’avoir raté cette sortie d’ailleurs et j’aurais lancé l’épisode immédiatement après avoir vu l’affiche, dans la foulée, sans réfléchir. Là, la réaction a été beaucoup plus neutre : “ah, ok”. Je vais m’y remettre, évidemment ! Il y aura des articles, et j’écris celui-ci avant de me lancer dans cette saison 3… Mais sans cette impatience un peu irrationnelle qui faisait que certaines séries passaient avant tout le reste. Vraiment, ça me manque !

Le décalage se situe vraiment là. Pas dans une disparition totale des séries intéressantes (encore que), mais dans la perte de cette envie immédiate. J’ai bien envie de retrouver ça pourtant, et d’être heureux avec ce que je regarde à nouveau. Le modèle actuel n’aide pas beaucoup : trois ans d’attente entre deux saisons, ça me casse totalement l’investissement émotionnel – prenez le revival de Scrubs, c’est chouette mais il y a peu d’épisodes et je n’arrive pas à avoir envie de tous les voir aussi à cause de ça, parce que ça va finir trop vite. Pour en revenir à Zendaya et Jacob Elordi, je ne sais plus vraiment où on en était dans la série et je ne sais même pas si j’ai encore le nom de tous les personnages – j’ai plus celui des acteurs que des persos, ça en dit long, non ?

Puis, je cite Euphoria ici parce que c’est simple, mais c’est pareil pour la saison 2 de One Piece par exemple. Rendez-moi les 22 épisodes par saison chaque année ! Ce n’est pas un hasard si Grey’s Anatomy est l’une des séries dans lesquelles je suis le plus à jour.

Et si les 22 épisodes vous soûlent, rendez-moi au moins ce qu’ABC avait mis en place il y a une dizaine d’années avec ses « pods » sur Agents of S.H.I.E.LD : à défaut de saisons plus courtes, on avait trois arcs narratifs de huit épisodes qui s’enchaînaient la même année. Et c’était si bien ! D’accord, ce n’est pas forcément ce que j’en disais sur le moment, mais aujourd’hui, une saison c’est 6 à 8 épisodes d’une même histoire, avec narration étirée et promesse qui met du temps à se concrétiser, quand elle le fait. Le début de saison 2 de Daredevil Born Again m’a bien vacciné là. On n’apprend plus à connaître les personnages, on les retrouve tous les trois ans… Comment voulez-vous avoir le même investissement ? Beaucoup de séries sont maîtrisées, propres, ambitieuses, mais ne fidélisent plus du tout.

Ce que j’aimais dans des séries comme Fringe, Person of Interest, Orphan Black, The 100 ou plus récemment encore Evil et Resident Alien, c’était ce mélange devenu rare (un OVNI dans le cas de Resident Alien, donc) : une intrigue en fil rouge qui avance à chaque épisode, même si chaque épisode a sa propre histoire ; des personnages qu’on a envie de retrouver car ils évoluent vraiment et des épisodes qui apportent chacun quelque chose, soit à un personnage, soit à une dynamique, soit au fil rouge, soit les trois à la fois. Cet article me donne plus envie de rewatch que de nouvelles séries… Rendez la CW, même, s’il le faut.

Aujourd’hui, l’envie d’écrire ne suit plus automatiquement. Tester une série ne suffit pas, accrocher un peu non plus. Sans ce petit truc en plus, la série sonne creux, et je n’ai aucune envie de m’y mettre. Prenez les séries Apple qui sont peut-être celles qui arrivent encore le plus à me convaincre quand je me décide à les tester : j’ai adoré Lessons in Chemistry, mais pour autant, je n’ai pas autant envie d’un rewatch que pour d’autres séries. Pire, quand je regardais un épisode, j’étais à fond, mais dès que j’étais entre deux épisodes, je n’avais pas cette envie de revenir.

Bref, je me répète énormément ces dernières années, mais une fois de plus, ces 21 jours sans article viennent simplement de là. Pas d’un arrêt du blog (ça, jamais… Enfin si, probablement, mais pas encore), juste d’une période où je cherche encore et toujours la série qui va relancer la machine. Je vais reprendre, oui, avec Euphoria d’ailleurs. Et il y a de bonnes chances que, une fois lancé, ça fonctionne mieux que prévu… Mais je sais aussi qu’il y aura de nouveau une pause à un moment ou un autre, parce que le constat reste le même : les séries n’arrivent plus à m’apporter autant qu’avant, pas seulement parce que je fais plein de choses de ma vie (c’était déjà le cas avant !), mais principalement parce que le mode de diffusion et d’écriture a totalement changé. Pour le pire, donc.

Top 25 des saisons vues en 2025

Salut les sériephiles,

Cela faisait longtemps que je n’avais plus fait de top, mais à une époque, j’en faisais carrément un calendrier de l’avent. J’aurais pu faire pareil cette année si je m’y étais pris à temps, mais mieux vaut tard que jamais. Chaque année, je me dis que faire un classement est une idée discutable. Et chaque année, je le fais quand même. Parce qu’un top, ce n’est pas qu’une histoire de notes : c’est une façon de raconter une année de visionnage, mais aussi et surtout une manière de garder une trace facilement accessible pour les années suivantes, quand je vais me la jouer petit nostalgique !

Voici donc une liste de 25 saisons vues cette année (possiblement, je viens juste de finir la 25e pour que ça sonne bien pour mon article et c’est pour ça que je publie si tard, vous n’avez pas de preuve). J’ai choisi de les classer de la moins bonne à la meilleure. D’abord, parce que personne n’a envie de finir un article sur une déception, mais aussi parce que je trouve ça plus positif d’aller vers le meilleur. Et normalement, je publie ça juste à temps pour votre réveillon, eh. J’espère que ça vous plaira !

Les notes sont évidemment subjectives, liées au contexte, à l’attente, à l’humeur du moment. Elles sont également fixées par rapport à ce que j’attends de la série – c’est-à-dire qu’il est évident que je n’ai pas les mêmes attentes quand je lance un épisode de Severance ou un de Plus belle la vie. Ici, je me suis contenté de faire la moyenne des épisodes de chaque saison !

25. Ironheart – 09/20

Hum, il est possible que je vienne juste de la finir et que je le regrette un peu. Si l’objectif était de me donner une petite dose de Marvel “comme avant”, Ironheart m’a surtout rappelé pourquoi je soupire autant devant certaines séries du MCU, comme Echo, par exemple. Le casting est excellent, mais l’écriture transforme l’héroïne en une ado capricieuse (alors qu’elle est adulte) et complètement débile, alors qu’elle est censée être un génie. Et la conclusion, qui n’en est pas une, n’est absolument pas logique par rapport au reste de la série. Un échec cuisant, donc.

24. Marvel Zombies (S01) – 09,5/20

Sur le papier, l’idée avait tout pour me parler : reprendre l’univers Marvel en mode animé, gore et décomplexé. Dans les faits, Marvel Zombies m’a surtout laissé une impression de rendez-vous raté. C’est souvent paresseux dans l’écriture, rarement surprenant, et l’animation ne suffit pas à compenser l’absence d’enjeux ou d’émotion. On regarde, on reconnaît des personnages, on passe à autre chose. Une curiosité dispensable, clairement pas la proposition audacieuse que j’espérais.

23. Tomb Raider – 10/20

J’avais très envie d’y croire. Vraiment. J’aime Lara Croft, j’aimais l’idée d’un animé Netflix pour explorer ses quêtes, son héritage et son rapport à l’aventure. Les dessins sont beaux, l’animation est fluide, il y a clairement du savoir-faire… mais je suis complètement passé à côté du scénario. Les enjeux ne m’ont jamais accroché, les personnages encore moins (ce qui est quand même un comble pour Tomb Raider), et l’ensemble m’a laissé assez froid. Une série que j’aurais voulu aimer, mais que j’ai surtout regardée sans jamais réussir à m’impliquer.

Pas de critique dispo sur le blog.

22. Alien Earth – 13,9/20

Le concept avait de quoi intriguer : ramener Alien sur Terre, en série, avec l’ambition d’élargir l’univers sans se contenter de recycler les films. Et sur certains aspects, ça fonctionne plutôt bien : l’ambiance est soignée et de rares idées viennent vraiment enrichir la franchise. Le problème, c’est que la série peine à maintenir la tension sur la durée. Le rythme est inégal, les personnages mettent du temps à exister et l’ensemble manque d’un vrai souffle horrifique. C’est aussi la preuve que je surnote vraiment sur le blog, parce que je ne vois pas comment on peut leur donner la moyenne alors qu’ils ont autant foiré un concept si simple !

21. What if…? (S03) – 14/20

Troisième saison, et toujours le même constat : What If…? est une série aussi sympathique que frustrante. L’idée de départ reste excellente et certains épisodes proposent de vrais détournements malins de l’univers Marvel, avec une animation efficace et quelques concepts vraiment fun. Mais l’ensemble manque de régularité et trop d’épisodes donnent l’impression de survoler leurs idées sans les pousser jusqu’au bout. Une saison correcte si l’on regarde la moyenne, mais en vérité catastrophique et sauvée uniquement par la conclusion de la série. Dommage.

20. Plus belle la vie Encore plus belle (S02) – 14/20

Cette deuxième saison confirme surtout une chose : le rythme de croisière est trouvé. Rien de révolutionnaire ici, mais une série qui assume d’être un feuilleton populaire. Tout n’est pas égal : certains arcs sont bâclés à en devenir inutiles, d’autres tombent un peu à plat. Une saison correcte, sans éclat, mais efficace. J’espère juste ne plus jamais revoir Ophélie dans la série (et je sais que c’est impossible).

Pas de critique sur le blog (imaginez le nombre d’articles, sinon !)

19. The Walking Dead Daryl Dixon (S03) – 14,1/20

J’ai beau aimer Daryl et reconnaître les efforts de mise en scène, cette saison confirme surtout que la franchise The Walking Dead vit désormais sur ses acquis. Le dépaysement fonctionne et surprend toujours dans cette série, l’ambiance est soignée, mais les intrigues tournent en rond et peinent à justifier leur existence sur la durée. Je regarde plus par habitude que par réel enthousiasme. Correct, mais clairement pas indispensable.

18. NCIS Tony & Ziva (S01) – 14,3/20

Retrouver Tony et Ziva avait tout du plaisir coupable… et c’est exactement ce que propose cette première et unique saison. Le duo fonctionne toujours, l’alchimie est intacte et la série sait jouer sur la nostalgie sans trop forcer. En revanche, les intrigues restent très classiques, parfois même un peu paresseuses, et peinent à exister autrement que comme prétexte à réunir les personnages. Une saison agréable et humoristique, portée par ses héros, mais qui ne cherche jamais vraiment à se réinventer. Diffusée sur M6 à partir du samedi 10 janvier 2026, la série vient d’être annulée aux USA. Dommage.

17. The Last of us (S02) – 14,9/20

Une saison 2 impressionnante sur le plan formel, mais loin de m’avoir embarqué autant qu’elle semble l’exiger. The Last of Us impose ses choix, sa violence et son propos sans jamais chercher à ménager le spectateur, au risque de transformer l’expérience en épreuve plus qu’en plaisir de série. Je reconnais l’ambition, mais je suis resté souvent à distance car ça manque de maîtrise. En fait, ça m’a parfois même agacé par ses lenteurs…

16. Heated Rivalry (S01) – 15/20

Le concept promettait une vraie romance sur fond de rivalité sportive. Problème : la rivalité est à peine exploitée et la romance n’en est pas une dans les premiers épisodes, parce qu’un plan cul n’a jamais rien eu de romantique. Heated Rivalry fonctionne pourtant grâce à ses acteurs, ses personnages et à ses scènes efficaces par leur réalisme. Elle offre une représentation plus que nécessaire et attendue et je l’aime vraiment pour ça. C’est un coup de depuis l’épisode 3, la fin de l’épisode 5 me fait encore monter les larmes alors que j’ai vu la scène 150 fois au moins sur les réseaux sociaux et elle m’a fait tomber dans une vraie obsession (je vais commencer les romans en janvier). Bref, je l’adore… mais objectivement, non, l’écriture ne mérite pas plus que 15.

15. 9-1-1 (S08) – 15,3/20

La série continue d’aligner les catastrophes improbables et les situations toujours plus excessives, et c’est à la fois sa force… et sa limite. 9-1-1 reste efficace, rythmée, parfois très divertissante, mais cette saison 8 donne aussi l’impression de tourner en rond, avec des intrigues qui recyclent beaucoup et des arcs émotionnels moins marquants qu’avant. Je regarde toujours avec plaisir, mais plus par fidélité que par véritable surprise. Une saison correcte, qui n’est mémorable que pour sa décision totalement incompréhensible vers la fin… mais je ne veux pas spoiler si vous n’êtes pas à jour.

14. Culte (S02) – 15,5/20

La saison 2 continue d’explorer ses thèmes avec sérieux, en reprenant ici l’histoire des 2Be3, mais sans retrouver l’élan ni la force de la première. Culte reste bien écrite, pertinente dans ce qu’elle raconte, mais l’ensemble m’a paru plus sage, moins marquant, comme si la série avançait désormais en terrain balisé… et en oubliant que sa plus grande force, c’est le réalisme. Ils oublient trop de coller à une époque et rajoutent toute une partie de fiction qui ne fonctionne pas aussi bien qu’ils l’espèrent, parce que ça trahit le concept.

13. Daredevil Born Again (S01) – 15,6/20

J’attendais beaucoup de ce retour, peut-être trop. Daredevil: Born Again fait le job sur certains aspects, comme l’ambiance, quelques personnages, l’envie de renouer avec quelque chose de plus sombre. Cependant, l’ensemble reste inégal et parfois frustrant. On sent une série tiraillée entre héritage et nouvelle direction, sans toujours réussir à trancher. Ce n’est clairement pas un ratage, mais pas non plus le renouveau marquant que j’espérais. J’attends beaucoup de la saison 2 en 2026.

12. Grey’s Anatomy (S21) – 15,6/20

Vingt-et-une saisons plus tard, Grey’s Anatomy continue d’avancer, parfois contre toute attente. Moi, je continue de radoter et ça pourrait être un copier-coller de mon avis de la saison 17 que ça reviendrait au même : cette saison n’est clairement pas la plus marquante, mais elle reste étonnamment solide, avec quelques arcs (et un départ dont j’ai parlé dans un article à part accessible ici surtout, bordel) qui me rappellent pourquoi je suis encore là après tout ce temps. Tout n’est pas égal, certains personnages tournent en rond, mais la série conserve son savoir-faire.

11. Law & Order Special Victims Unit (S26) – 16/20

La série n’a plus rien à prouver et cette saison 26 le confirme tranquillement. SVU continue de traiter ses affaires avec sérieux, efficacité et une certaine rigueur qui force le respect, même après autant d’années. Tout n’est pas marquant, loin de là, mais la constance est impressionnante et certains épisodes rappellent pourquoi la série reste une référence du genre. Je ne suis plus surpris, mais je reste fidèle, et à ce stade, c’est déjà beaucoup.

Pas de critique sur le blog, je regarde ça sans prendre de note.

10. Severance (S02) – 16,4/20

Une saison attendue, scrutée, et forcément comparée à la première… Je suis surpris qu’elle finisse si haut dans le top tant elle m’a en vérité déçu ! Oui, Severance continue de fasciner par son concept, son univers et certaines idées très fortes, mais cette saison 2 m’a aussi paru beaucoup trop étirée, trop embourbée dans son propre mystère et pas assez claire dans les réponses qu’elle apportait. Il y a toujours des moments brillants, des images marquantes et une vraie identité, mais l’impression que la série retient volontairement ses cartes m’a tellement frustré. Il faut attendre plusieurs années pour la suite et à mon sens, ils se sont perdus en chemin là.

9. You (S05) – 16,7/20

Après une saison 3 clairement en trop et une saison 4 qui tentait de redresser la barre (saisons également vues sur le blog, les critiques sont sur le blog), cette saison 5 a au moins le mérite d’assumer la fin. You continue de chercher à rendre Joe fascinant ou excusable et va au bout de sa logique, avec un succès plus ou moins discutable. Tout n’est pas irréprochable, mais la série parvient à se conclure de manière cohérente – sans la moindre surprise, par contre. Une fin plutôt satisfaisante pour une série qui aurait dû s’arrêter plus tôt.

8. Home for Christmas (S03) – 16,8/20

J’avais peur d’un retour inutile, mais cette saison 3 s’en sort mieux que prévu. Home for Christmas retrouve une partie de ce qui faisait son charme, avec des situations toujours un peu bancales, des personnages attachants et cette ambiance douce-amère qui fonctionne bien à Noël. Tout n’est pas aussi juste ni aussi marquant qu’avant, mais la série reste sincère et agréable à suivre, sans chercher à en faire trop. Une saison imparfaite, mais plutôt réussie. J’espère même une saison 4, maintenant.

7. Skeleton Crew (S01) – 17/20

Grosse bonne surprise. Skeleton Crew réussit là où beaucoup de séries Star Wars récentes se sont plantées : proposer une vraie aventure, simple, lisible, portée par des personnages attachants et une énergie très “cinéma”. Le ton est plus léger, parfois très référencé, mais l’ensemble fonctionne parce que la série assume pleinement son point de vue et son public. Ce n’est pas révolutionnaire, mais c’est efficace, généreux et franchement plaisant à suivre. Par contre, je ne pensais pas qu’elle finirait si haut dans le classement, c’est une surprise de voir que ça m’a autant plu… alors que c’est très oubliable.

6. Resident Alien (S04) – 17,2/20

La série continue de faire ce qu’elle sait faire de mieux : mêler l’absurde, l’émotion et la SF sans jamais perdre son identité. Cette saison 4 est peut-être un peu moins surprenante, bien qu’elle s’éloigne des comics, mais elle reste portée par des personnages toujours aussi attachants et un humour qui tombe souvent juste. Resident Alien se termine avec brio, avec suffisamment de cœur et d’idées pour rester très agréable à suivre jusqu’à son ultime minute.

5. Eyes of Wakanda (S01) – 17,3/20

Une excellente surprise quand je m’attendais à être déçu après les échecs récents d’autres séries Marvel me concernant (il n’y a qu’à voir le début de de ce top). Eyes of Wakanda parvient à enrichir l’univers sans l’alourdir, en proposant une série animée élégante, (trop) concise et bien écrite. Chaque épisode explore une facette différente de l’héritage wakandais, avec de vraies idées de mise en scène et un sens du rythme très maîtrisé. Une très belle proposition, qui prouve que Marvel peut encore faire juste…

4. Dream Productions (S01) – 17,3/20

Mieux vaut tard que jamais, en voilà une autre finie ce matin. C’est une très bonne surprise, et une énorme frustration à la fois. Dream Productions exploite brillamment l’univers de Vice-Versa, avec des idées vraiment drôles, un rythme très efficace et une vraie réflexion sur le fait de grandir et de laisser certaines choses derrière soi. Les personnages fonctionnent immédiatement et certains épisodes sont excellents. Le principal problème reste son format : trop court, trop resserré, avec une conclusion un peu bancale qui empêche la série d’aller totalement au bout de ses idées. Malgré ça, j’ai passé un excellent moment, et j’en aurais clairement repris beaucoup plus.

3. Splendeur & Influence (S01) – 17,5/20

Deuxième coup de cœur de cette année. Une excellente comédie, et une vraie surprise. La série démarre très fort avant d’accuser un léger coup de mou, mais reste portée par une écriture efficace et surtout par Anne Dorval, absolument exceptionnelle, comme toujours. C’est drôle, très drôle même, avec des gags qui s’enchaînent et donnent envie d’enchaîner les épisodes sans réfléchir. Une série qui se dévore plus qu’elle ne s’analyse, ce qui explique aussi pourquoi elle fonctionne si bien… et pourquoi elle est parfois difficile à décortiquer en critique.

Pas de critique sur le blog, donc, je riais trop pour ça.

2. Twisted Metal (S02) – 17,6/20

Cette saison 2 assume encore davantage son délire et gagne clairement en efficacité, surtout qu’ils ont casté une actrice que j’adore alors… Sans surprise, elle est dans mon top 3 (la surprise, c’est qu’elle ne soit pas première). Twisted Metal pousse plus loin son humour perché, son côté excessif et ses personnages improbables, sans chercher à devenir autre chose que ce qu’elle est. C’est bourrin, parfois très con, mais étonnamment bien rythmé et souvent très fun. Une série qui sait exactement jusqu’où aller, et qui s’améliore en embrassant pleinement sa folie. J’ai tellement hâte de voir la suite !

1. Paradise (S01) – 18/20

Un dernier coup de cœur dans les nouveautés de cette année. Paradise accroche immédiatement par son concept, puis confirme l’essai épisode après épisode grâce à une écriture solide, un vrai sens du rythme et une montée en tension parfaitement maîtrisée. La série sait ménager ses révélations, faire confiance à son spectateur et aller au bout de ce qu’elle raconte sans tricher. C’est prenant, efficace, et surtout très satisfaisant à suivre du début à la fin.

Cette fois, c’est tout pour moi, le blog s’arrête ici pour 2025 ! Je vous souhaite un excellent réveillon, plein de bonnes choses et à demain pour les vœux de la nouvelle année (oui, il y aura un article demain aussi, c’est la fête cette semaine).

Belle soirée à tous !

Resident Alien – S04E10 – The End is Here – 20/20

Voilà un titre qui ne laisse aucun doute sur le fait que la série n’aura pas de cinquième saison. Cela me rend triste, j’ai l’impression que c’est l’une des dernières que j’attendais chaque année et qui me proposait de la science-fiction bien foutue. Il faut bien se résoudre à dire au revoir tout de même, car les meilleures choses ont une fin. Et cet épisode ne me laisse pas de doute sur le fait que c’était bien l’une des meilleures, aussi discrète fut-elle dans sa courte existence.

Spoilers

Il est temps de dire adieu à Patience.

Can I see the future now ?

Dire que je n’ai regardé cette série que parce qu’il y avait Alan Tudyk et que j’ai reçu en avant-première le pilot (merci encore Syfy France !). J’ai l’impression que c’était dans une autre vie – avant le covid, en même temps. Et pourtant, il faut laisser de côté la nostalgie pour enfin découvrir le fin mot de cette histoire.

La série boucle effectivement ses intrigues, et elle le fait de manière un peu brutale. Ainsi, on nous ramène Ethan de nulle part. Il est toujours obsédé par les extraterrestres et vient à Patience pour régler ses comptes avec Harry… sauf qu’il a un triste accident : un vaisseau s’écrase sur sa voiture.

L’épisode ne commence pas tout de suite sur cette intrigue pour autant. Avant d’en arriver là, Harry commence à préparer son voyage en commandant plein de tartes et en découvrant que la vie va continuer sans lui. Cela ne lui convient pas du tout de savoir qu’il va être remplacé et ça le vexe au plus haut point.

De son côté, Asta se contente de raconter un rêve chelou à D’Arcy : Jay était énervée, Judy avait des livres et un vaisseau spatial s’écrasait à Patience. Aha. On sait déjà ce qu’il en est, nous. Jay débarque chez Asta (et D’Arcy) pour lui apprendre qu’elle est acceptée à l’université. Le problème ? Asta décide de déménager à Amsterdam et c’est comme ça que Jay l’apprend, entre deux, alors elle s’énerve énormément. C’est ensuite Judy qui arrive avec un tas de livres et Asta comprend aussitôt que son rêve est prémonitoire.

Elle se rend chez Harry pour comprendre ce qui lui arrive, et il s’agit apparemment d’un simple effet secondaire du venin Mantid. Il n’empêche que c’est inquiétant cette histoire de vaisseau qui s’écrase. Harry, D’Arcy et Asta se rendent donc sur place pour mieux tomber sur l’armée. À défaut de voir le vaisseau, ils voient un militaire qu’Harry connaît et leur fait rencontrer sa nouvelle boss. C’était amusant et ça permet de faire revenir dans la série la sphère qui peut tuer tous les humains. Le nouvel alien a ça en main, en fait.

Kate et Ben reprennent une vie banale… et ça ne plaît que moyennement à Ben. En effet, Kate invite ses parents pour qu’ils rencontrent leur petite-fille et ça suppose qu’il invite ses parents à lui – qui critique tout, même Kate. Cela donne un bon humour, mais la banalité s’arrête vite quand Max reconnaît un autre alien en ville.

C’est un peu amusant : Max n’a apparemment rien appris et le montre du doigt à sa mère. Il sait comment se comporter face aux aliens qui veulent le tuer. Bon, en tout cas, Max prévient Harry qui revient vite et rencontre ce nouvel alien. C’est hilarant car ce nouveau méchant est exactement comme Harry : il prend la place d’Ethan, devient médecin de la ville et adore la tarte, exactement comme Harry à l’époque. On s’amuse bien, finalement, dans cet épisode : Harry est dépité de se voir remplacer si vite.

Heureusement, le nouveau méchant n’a pas son outil pour détruire la Terre. En parallèle, Liv porte sa nouvelle haine des aliens à un nouveau stade : elle décide qu’ils doivent arrêter Harry, parce qu’après tout, c’est un extraterrestre qui a tué le vrai Harry en arrivant. C’est vrai qu’on oublie un peu tout ça. Elle s’en remet malgré tout pour venir à une nouvelle réunion de tout le groupe.

Bon, ça finit mal par contre. Harry veut leur annoncer tout ce qu’il sait, mais Asta s’en est déjà chargé. Tout ce que ça apporte, c’est que Liv et Mike découvrent qu’Harry a manipulé leur mémoire. Mike veut donc arrêter Harry, en vain, et finit par tellement s’énerver qu’il dit qu’il ne veut plus jamais revoir la tête d’Harry.

L’alien décide donc de quitter la ville et les laisser se débrouiller, parce qu’il est comme ça, que voulez-vous ? Asta suit Harry, mais D’Arcy reste en arrière pour parler avec Mike et le remettre à sa place. Il est excellent de les voir se « battre » ensemble, mais c’est finalement Kate qui trouve les bons mots : personne ne voudrait qu’Harry ne soit jamais venu à Patience et soit tué le premier jour. En effet, il a rendu service à tout le groupe.

Mike continue de se vexer du faux souvenir qu’il a avec son père. Il quitte le groupe… mais le lendemain, Harry organise un rendez-vous entre Mike et son père pour qu’ils puissent pêcher ensemble. C’est une belle conclusion pour le personnage… sauf qu’il se fait enlever le soir-même. C’est énervant. Il est enlevé par l’armée, donc ce n’est pas si grave, finalement. Il se fait simplement embaucher, non par le gouvernement, mais par un groupe qui enquête sur les phénomènes qui ne viennent pas de la Terre.

Il accepte à la condition que Liv le suive. Au départ, elle ne veut pas, surtout que ce n’est pas agréable d’être enlevée. Seulement voilà, elle finit par accepter à la condition de voir les dossiers du gouvernement sur les fées… et on lui confirme ainsi qu’elles existent. Amusant comme tout.

La série prend en fait le temps de conclure les intrigues de chaque personnage. Kate décide ainsi de reprendre le droit à plein temps alors que Ben prend conscience qu’il est si bizarre à cause de tous les enlèvements par des aliens qu’il a subis. Ils se rappellent qu’ils s’aiment pour ça aussi avant d’aller botter les fesses d’un Gris qui a pris l’apparence d’une petite fille qui vend des cookies. Jay et Asta se réconcilient quand Jay ouvre le cadeau qu’Asta lui avait fait : toutes les lettres écrites pour ses anniversaires. Elle décide aussi de ne plus partir à Amsterdam, mais d’aller faire de l’humanitaire. Il faudra quand même dire au revoir à D’Arcy et ça, c’est la partie qui va tous nous faire chialer, pas vrai ?

D’Arcy décide de rendre service à une fille rencontrée aux AA : elle se plaignait d’arrêter le ski à cause de l’alcool ? C’était une mauvaise idée. Elle va directement chez elle pour lui dire qu’elle veut être la personne qui ne la connaît pas et ne s’intéresse pas à elle, mais qui pourra la sauver – comme Harry l’a sauvée.

Ethan ? Harry comprend qu’il n’est pas un problème. Il l’invite à boire un verre avec D’Arcy et Asta. Peu à peu, Ethan commence à développer des sentiments humains : comme Harry, il fera finalement le choix de ne pas tuer les humains, parce qu’il les aimera. Il suffit d’un bon son de Nicki Minaj pour le confirmer : on peut compter sur Judy pour se jeter sur la piste et sur Ethan. Elle devient sa nouvelle Asta apparemment. Harry peut donc quitter la ville et son iconique cabane.

Asta le rassure en lui disant que personne ne l’oubliera et que la Terre est meilleure depuis qu’il est arrivé. Personne ne l’oubliera. Et ça se confirme avec les adieux de tout Patience : il n’y a pas qu’Asta qui vient assister à son départ. Il y a aussi Kate, Ben, Max, Sahar, Bella, Liv, Mike, le père et la cousine d’Asta et, évidemment, une D’Arcy en larmes. Bref, tout le casting moins Judy, finalement. J’aurais aimé qu’elle découvre sa vraie identité.

Harry s’en va avec Bridget et prend le temps de dire au revoir à chacun d’eux. C’est si triste de voir Max et Sahar dire au revoir à Harry, mais c’est à eux qu’Harry donne de quoi le recontacter avant qu’il s’en aille dans le vaisseau d’Ethan. J’aurais aimé que D’Arcy lui dise au revoir comme Asta a l’occasion de le faire, mais sa simple présence est suffisante. À bientôt.

Le départ d’Harry signe la fin de la série, bien sûr, mais il faut encore assister à une dernière scène entre Asta et D’Arcy. Su-per. Je ne pleurais pas encore assez, apparemment. Vous n’avez pas de preuve qu’une larme a coulé de toute manière. Plus encore que la série, c’est ce duo qui va me manquer le plus. D’Asta. Quelle composante incroyable de cette série !

La conclusion ? Le message de la série est simple, les humains continueront d’exister sans avoir à craindre les aliens car ils sont profondément bons. Et ça les sauvera toujours. L’amour qu’on laisse derrière soi durera toujours plus longtemps que l’on dure nous. Très belle conclusion, très adaptée à la série.

En bref

C’est une série maîtrisée de bout en bout qui n’a eu, il me semble, aucune vraie fausse note. Certes, son ambiance et son humour particuliers étaient parfois difficiles à vivre et demandaient toujours un temps d’adaptation, mais la série a su proposer une intrigue ficelée du début à la fin, avec beaucoup de rebondissements et d’humour. Ce n’est pas ce que j’en retiens, par contre. Non, ce que j’en retiens, c’est l’humanité profonde qui ressort de chacun de ces personnages.

Alors oui, ils m’ont souvent fait rire tellement ils étaient tous dysfonctionnels à leur manière, mais les évolutions de chacun sont incroyablement réussies. C’est une série qui aimait ses personnages avant tout, qui n’a pas vraiment tué qui que ce soit dans le casting et qui a toujours su leur faire la part belle dans les intrigues.

La dernière saison est maîtrisée de bout en bout pour offrir à chacun la conclusion qu’il ou elle mérite, avec un petit moment de gloire pour tout le monde dans le dernier épisode. Quel bonheur d’avoir eu une série comme celle-ci, simple, avec des épisodes de 42-45 minutes, une vraie mythologie et des persos parfaitement maîtrisés. Patience va me manquer et peut-être que, finalement, il me prendra l’envie de la revoir un jour.

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Resident Alien – S04E09 – Tunnel Vision – 18/20

Nooon. Je n’ai pas envie que ce soit la fin de la série, mais il faut bien reconnaître que j’y arrive. La conclusion est à portée de main, on voit très bien comment la saison se termine dans cet épisode et laisse juste le temps à un dernier épisode qui servira à dire au revoir. Quel voyage intergalactique ce fut ! Aucun mystère n’est laissé au hasard ou à nos interrogations à ce stade. Il ne reste plus qu’à savourer.

Spoilers

Mike et Harry foncent tête la première dans un piège.

He’s the mantid, shoot him.

Allez, on a ENFIN un flashback en début d’épisode, cela faisait longtemps. On revient 138 ans en arrière cependant, et je ne m’y attendais pas. On assiste à la mort des 59 miniers dans la mine de Patience. C’est triste. Cela semble être aussi juste une manière de développer un peu la mythologie de la série et d’y faire référence avant la fin.

Dans le présent, on retrouve donc Harry et Mike dans le tunnel de la mine à se disputer une fois de plus. Ils finissent par reconnaître qu’ils doivent bosser ensemble, mais Harry saisit la première occasion pour faire cavalier seul, laissant Mike seul. J’ai eu peur un temps pour sa vie, mais ce n’est finalement pas le chemin choisi par la série.

À l’extérieur, Asta apprend que Liv est l’extraterrestre qu’ils cherchent. Elle demande à Max et Sahar de l’attendre pendant qu’elle contourne la mine et utilise un raccourci pour aller prévenir Harry. C’est mal connaître Max qui se précipite aussitôt à l’intérieur du tunnel. Max retrouve vite Harry, plus vite qu’Asta, et lui donne l’identité de leur ennemie. Cependant, Harry est ravi d’avoir l’information, mais il engueule aussitôt Max. C’est trop dangereux pour lui d’être là car il n’est qu’un enfant et il est temps de le comprendre. Harry le renvoie donc auprès de ses parents – d’autant que Ben est là aussi, prévenu par Sahar qui balance à Kate et Ben tout ce qu’elle sait.

Si j’ai craint une demi-seconde pour Max, Liv-Mantid trouve finalement Harry en premier. Ce dernier est trop con et grille son avantage en deux secondes. Liv et Harry en viennent ainsi aux mains… pile au moment où Mike arrive, laissant à Liv le loisir d’accuser Harry d’être la Mantid. Ce qui est sûr, c’est que Mike tire, mais on nous laisse un peu de suspense quand même.

En fait, il sait qu’il faut tirer sur Liv, parce qu’elle l’appelle par son prénom. C’est un détail subtil qui fonctionne bien. Mike fait le bon choix

Ben et Kate sont à la recherche de Max quand ils entendent le coup de feu, mais ils trouvent le temps de s’embrouiller sur le fait que Kate ne fait pas le plein elle-même quand même. Finalement, ils trouvent Max qui finit par réussir à les convaincre de retourner auprès d’Harry. Il sait qu’il est le seul à pouvoir l’aider puisqu’il voit les aliens. Et ça fonctionne bien, surtout quand Kate utilise l’arme de Max pour tuer une araignée. C’était si drôle.

Asta, elle, se perd dans les tunnels et finit par entendre son père, puis D’Arcy. Elle comprend bien qu’il s’agit de la Mantid, finit par tomber nez à nez avec, s’enfuit et… tombe sur Harry et Mike. Tout va bien, sauf qu’elle est suivie de près par la Mantid qui recommence son coup de bluff : elle accuse Asta d’être la Mantid.

Par chance, Max arrive juste à temps pour les distinguer. On part alors sur un grand combat entre le groupe d’amis et la Mantid, avec Harry forcé de se transformer pour protéger tout le groupe. Ils y mettent toute leur énergie, Kate se tord la cheville (mais s’éclate avec l’arme de Max), Asta se fait blesser au bras, mais Harry finit par avoir le dessus. C’est déjà ça.

Reste un gros problème : Liv. La Mantid décède, c’est chouette, mais elle a enlevé Liv et il faut encore la retrouver. Pendant que Mike retourne au commissariat avec Harry, Asta ramène Kate au cabinet médical pour l’aider à soigner sa cheville tordue. En chemin, elle découvre qu’elle est infectée aussi par la Mantid au niveau du bras. Elle a une veine de couleur verte et… elle s’évanouit. Oh bordel.

Ben, Kate et D’Arcy s’occupent d’elle comme ils peuvent, mais ils n’ont pas toutes les infos : c’est une blessure d’alien et Harry ne leur répond pas, tout occupé qu’il est à essayer de retrouver Liv.

Liv ? Elle se réveille à côté de Robert et d’un sac d’œufs de Mantid. Ils comprennent vite qu’ils doivent s’échapper avant de servir de nourriture, mais ils sont évidemment attachés. Par chance, le mari de Liv vient trouver Mike et Harry et leur donne la dernière localisation de Liv, qui s’avère être la bonne : Lena y trouve un corps sans tête. Ah oui, Lena est bien forcée de reconnaître que les aliens sont réels et vient aider notre groupe. Tout le monde est au courant du secret d’Harry à ce stade et c’est très bien.

Même s’ils savent dans quel bâtiment Liv est, ils ne savent pas encore comment la retrouver. Asta, en train de mourir dans son coin avec une D’Arcy larmoyante voulant qu’elle survive, apparaît alors de manière un peu fantomatique à un Harry qui comprend aussitôt qu’elle est en train de mourir mais qu’elle cherche à l’aider. Elle les conduit donc auprès de Liv et Robert à temps pour qu’Harry écrase quelques bébés. Pendant que Lena et Mike libèrent les prisonniers, les œufs éclosent et font peur à tout notre groupe. Par chance, Peter débarque de nulle part avec un bras lance-flamme qui lui permet de tuer les bébés. C’est drôle à ce stade. J’aurais aimé avoir des explications, mais on a à la place des retrouvailles entre père et fils.

Harry ne reste pas profiter des retrouvailles touchantes entre Robert et son père. Du coup, nous non plus : on le voit plutôt retourner au plus vite auprès d’Asta et lui faire une transfusion de son sang. Il est immunisé au venin de Mantid et il espère qu’Asta survivra. Après un petit temps de transfusion, il se rend compte que ce sera bien le cas. Cela n’empêche pas le père d’Asta de verser dans le mélo. Je n’ai pas trop accroché à la scène.

J’ai préféré, ça ne surprendra personne, voir Kate reconnaître auprès de Ben que Max avait raison depuis le départ. C’est chouette de les voir reconnaître le genre de parents qu’ils sont et d’entendre Kate vouloir battre sa peur de manière définitive. Asta finit par se réveiller et confirmer qu’elle a tout vu et tout entendu pendant son coma : elle a vu et guidé Harry (plus traumatisé par sa démarche que tout le monde trouve ridicule), elle a entendu D’Arcy lui parler. C’est meugnon.

Peter ? Il donne ses quelques explications à Liv, Mike et Lena. Le plus drôle reste de voir Liv être dépitée qu’un alien veuille la tuer. Elle n’est plus fan des aliens alors. Et voilà. L’intrigue fil rouge de la saison est terminé… Il ne reste plus qu’à conclure la série. Pour cela, on voit Asta raconter à Harry qu’elle s’est sentie libre une fois presque-morte et qu’il est vraiment temps qu’elle s’en aille de Patience. Harry en est arrivé à la même conclusion : il veut rejoindre Heather. Les deux partagent un repas et je suis si triste pour D’Arcy !

Et puis, ce serait trop simple : pendant la nuit, Asta se réveille avec une petite parole prophétique et menaçante. Ils sont là.

Oh, et sinon, on notera que dans la mine le groupe a ENFIN retrouvé le 60e mineur perdu. Il était bien dans la mine depuis tout ce temps. 59 morts pour en sauver un… qui est mort aussi. Ben super.

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