Atypical – S04E10

Épisode 10 – Dessert at Olive Garden – 16/20
OK vu ? Je ne sais pas trop quelle autre fin aurait pu être possible pour la série et dans l’ensemble, ça laisse un bon gros sentiment de satisfaction ces moments doux-amers. J’aurais aimé quelques scènes de plus, quelques évolutions de plus, mais en même temps, je suis sûr et certain que la série a duré le temps qu’il fallait pour ne pas trop se perdre en route. C’est bien. Pas parfait, mais vraiment satisfaisant.

Spoilers

Alors, Sam partira-t-il en Antarctique ?

Bring a flashlight?

Bon, ben… voilà, c’est la fin de la série. C’est triste tout comme tout, mais l’épisode reprend sur une scène où Casey se rend chez Izzie pour lui balancer qu’il est parfaitement injustement de rompre avec elle parce qu’elle pense que c’est mieux pour Casey. Elle n’est pas Casey après tout. Le vrai problème, c’est surtout qu’Izzie est sûre qu’elle détruit tout ce qu’elle touche. Finalement, les deux parviennent à se réconcilier – et à coucher ensemble apparemment. Il serait presque temps après tout ce temps passé ensemble.

De son côté, Sam retrouve sa prof qui lui explique qu’à défaut d’aller en Antarctique, on lui propose de se rendre en Alaska. Pas exactement ce qu’il souhaite, et pas exactement facile après une saison à planifier l’Antarctique. Le pauvre Sam se retrouve à devoir rester à l’université pour suivre des cours qui ne lui plaisent pas car il est le dernier inscrit et… le vit tellement mal qu’il décide de retirer toute la décoration Antarctique de son appartement.

Autant dire qu’on dirait qu’ils déménagent à nouveau. Tous les personnages sont sur un nouveau départ là, entre Elsa qui veut placer sa mère en centre, Paige qui a démissionné, Zahid qui revient de sa chirurgie après une semaine et Sam… Sam qui ne sait plus trop. Il vient ainsi dire au revoir à ses pingouins. Le problème, c’est que dire au revoir à son rêve n’est pas si simple : il continue de le dessiner encore et encore. Ainsi, Abby lui conseille de continuer à le faire pour se purger définitivement de ce rêve.

À force de dessiner Little Dude en Antarctique, Sam finit par trouver la solution à son problème : il n’a qu’à prendre un bateau pour aller en Antarctique. Il en parle aussitôt à sa famille, qui continue de le soutenir dans ce projet improbable.

De son côté, Casey recommence à Newton et sa réintégration se passe bien. Elle envisage désormais de se rendre à Denton pour l’université, et ça fait tout bizarre à Elsa de se dire que sa fille ne veut plus quitter la maison pour ses études alors que c’est ce qu’elle avait toujours voulu.

En parallèle, Doug fait d’étranges rêves de court de tennis avec un 54-0 improbable pour le tennis et un sandwich à manger. Toutes les nuits. Bizarre, tout de même. Bon, pas autant que la nouvelle love interest de Zahid : il se retrouve à draguer la nouvelle voisine un peu contre son gré et… bon, c’est le dernier épisode les gars. Je sais que vous voulez trouver une belle conclusion pour Zahid, mais c’était lourd là ! J’aurais préféré passer plus de temps avec d’autres personnages à ce stade de la série. J’adore Zahid, mais une nouvelle… Ramenez nous une dernière fois Gretchen à la rigueur. Il l’a virée si vite de sa vie quand elle ne s’est pas pointée, c’en est presque triste. Après, l’évolution finale de Zahid lui permet d’être plus mature, alors c’est cool. Son au revoir à Sam ? Il était top, tout simplement.

Elsa réussit à passer du temps avec Casey pour cet épisode final, et j’aurais préféré la voir plus avec Doug. Je veux dire, Elsa/Casey, bon, tout s’est bien passé toute la saison alors pourquoi insister autant ? Elsa ne lâche rien de l’épisode, embarquant Casey pour s’occuper de trouver un lieu de fin de vie pour sa grand-mère… ou juste pour lui faire rencontrer une recruteuse UCLA, contre son gré.

Cela se passe plutôt bien étonnamment, alors que Sam, lui, passe un après-midi avec son père qui l’emmène à l’aquarium et… lui demande à partir en Antarctique avec lui. Il a en effet compris son rêve, grâce à Evan bizarrement : il a 54 jours de vacances devant lui. Largement assez pour partir. Il lui reste à s’excuser auprès de Casey quand même.

Il n’est pas encore au courant qu’elle est de nouveau avec Izzie, ou même qu’Izzie a aussi été contactée par UCLA, mais il s’excuse tout de même, c’est déjà ça. Et les réconciliations sont mignonnes. Dans le même genre, Sam et Paige sont encore plus mignons qu’ils ne l’ont jamais été : Sam a compté les 116 semaines passées depuis leur rencontre et il lui fait plein de bons compliments. Et pour une fois qu’ils arrivent enfin au dessert au restaurant, Sam lui intime qu’il a la conviction qu’elle devrait suivre ses rêves elle aussi.

Elle a en effet une proposition de rêve en Géorgie, mais c’est pour au moins un an. Elle ne sera pas là pour son départ, pas là pour son retour et tout ça les laisse à prendre conscience qu’ils sont à un carrefour de leur vie. Ils prennent la décision de rompre alors qu’ils sont ENFIN heureux. C’est si frustrant, et ça se fait avec ce qu’il faut de souvenir des débuts de leur relation.

C’est une fin douce-amère qui fonctionne très bien pour cette série, cependant. C’est l’heure des au revoirs, en effet, ça se fait avec Elsa et Casey qui disent au revoir à Doug. Sam arrive ensuite pour recevoir en cadeau une main de sa sœur (c’était marrant comme idée) et lui offrir sa veste préférée. Il doit aussi dire au revoir à sa mère et avoir droit à un dernier câlin familial.

C’en est fini pour la série. J’aurais aimé une scène de plus pour Evan, pour Izzie et surtout pour Julia La fin est toutefois très chouette, avec Sam qui se rend en Antarctique et qui peut enfin sourire. Ordinairement.

Voir aussi : J’ai terminé Atypical hier soir

Atypical – S04E09

Épisode 9 – Player’s Ball – 20/20
À l’approche de la fin de la série, je suis content de voir que les scénaristes retrouvent le très bon équilibre qu’ils avaient il y a quelques temps : l’humour et l’évolution des personnages se font en parallèle et ça fonctionne à merveille. Non, vraiment, c’est une réussite cet épisode, et ça me fait bien plaisir. On pourrait presque s’arrêter là, du coup.

Spoilers

Zahid organise une fête avant son opération.

I have a secret I’m not supposed to have.

La fin de la série va clairement être la fermeture du magasin qui était le centre de plein d’intrigues de la série là. C’est triste, mais il fallait bien quelque chose pour marquer la fin. Et comme nous n’avons plus tellement d’intrigues sur Sam, c’est bien normal d’en arriver à la fin. On nous annonce ainsi l’organisation d’une grande fête pour dire adieu au testicule de Zahid, et accessoirement pour le départ de Sam aussi.

Eh oui, il part en Antarctique après tout. Il demande à Elsa d’organiser la soirée… mais celle-ci est trop occupée à faire l’inverse de ce que son fils lui a demandé : elle se renseigne sur le programme d’art qu’il a choisi pour partir. C’est une mauvaise idée, ça.

En parallèle, Casey vide définitivement son casier et retombe sur Izzie. Cette dernière étant invitée à la soirée de Sam, il est rapidement question de Doug et de ce qu’il a dit à Izzie. Il n’en faut pas plus pour que ça éclate à nouveau en dispute entre père et fille, alors que le mal-être de Casey est trop rapidement mis de côté. Et elle ne finit même pas en couple avec Izzie, ça me souuuuule.

De son côté, Paige prend cher à nouveau dans l’épisode : elle se retrouve obligée de renfiler son costume de patate quand la serveuse qui l’avait remplacée se casse la cheville. Cela remet en question ses choix de vie : tout le monde semble avancer dans la vie, mais pas elle. Elle devrait parler un peu avec Elsa, parce qu’elle se retrouve à danser avec son fils, et c’est gênant. Mignon, mais gênant.

C’est pire quand l’école finit par la rappeler pour lui annoncer que Sam ne pourra pas partir – c’est clairement le contenu du coup de téléphone. Elsa finit par en parler à Zahid : le voyage est annulé faute d’inscription. Ce pauvre Zahid n’avait pas spécialement besoin de savoir ça non plus. Pauvre Elsa… Vraiment la série me donne de la peine pour elle désormais. Je ne m’y attendais en commençant l’épisode.

Sam n’a bien sûr pas conscience de tout ça et il passe sa soirée dans sa chambre avec Paige – laissant ainsi Casey seule avec Abby. Cela ne me convient pas. J’adore Abby, mais je préfère quand même Izzie. J’étais presque content de voir Casey finalement seule à attendre Izzie, mais Izzie ne peut finalement pas venir à la soirée. C’est bien dommage. Casey finit par se rendre acheter des hot-dogs avec Abby, et je n’aimais pas ça du tout.

Pendant que ça se passait, Elsa se décidait à tout raconter à Sam… Pas de bol, elle est interrompue par un coup de fil de Doug au pire moment : bossant ce samedi soir, il a trouvé sa belle-mère pieds nus dans un parc. Aïe, elle perd vraiment la boule. Cela dit, Sam apprend quand même la vérité, par Zahid, ce boulet intergalactique. La scène était bien marrante, et ça fait du bien de voir que la série retrouve son équilibre à l’approche de la fin : Sam reproche à sa mère de s’être mêlée de son voyage en Antarctique, contrairement à ce qu’il avait demandé. Aïe.

Dure soirée pour Elsa qui rentre en panique chez elle pour retrouver sa mère. Elle va aussi bien que possible vu la situation, mais je ne sais pas trop comment ça va finir tout ça. En plus, de son côté, Casey demande à Abby de lui faire un tatouage. Au secours. Au moins, ça donne envie à Paige de démissionner. C’est cool.

L’épisode se termine alors sur une bien jolie scène : Sam se console en retournant sur son lieu de travail désormais vide de tous produits. C’est top, parce que Zahid et Casey le retrouvent assez vite. Cela permet à Casey d’assumer à voix haute son coming-out, à Zahid d’avouer qu’il a peur et à Paige de leur annoncer sa bonne nouvelle.

Atypical – S04E08

Épisode 8 – Magical Bird #2 – 19/20
C’était franchement excellent comme épisode, tout simplement. Il y avait encore et toujours une intrigue largement PAS à la hauteur de l’épisode, mais c’est inévitable avec les parents de la série. Concrètement, l’épisode restait prévisible pour le reste, sauf que comme c’était exactement ce que j’avais envie de voir, ça me va bien.

Spoilers

Casey est en pleine dépression.

People expect too much from me.

Ce n’est pas Sam qui est chez le psy, c’est Casey. Celle-ci est en pleine dépression et les parents ne savent pas comment s’occuper d’elle sur ce coup-là. Elle les envoie paître peu importe l’approche qu’ils utilisent… Izzie a bizarrement disparu de l’équation, mais finalement Sam réussit à faire bouger sa sœur en lui demandant de lui apprendre à conduire.

Zahid a un cancer et ne peut pas conduire après son opération, alors il faut que Sam apprenne à conduire. C’est si logique (non). Casey prend la nouvelle du cancer plutôt bien, vu la situation, et se contente de manger tout le fast-food qu’elle peut après plusieurs jours sans rien manger. La leçon de conduite ? Pas ouf : Sam est incapable d’ouvrir les yeux quand il conduit, alors ça tourne court assez vite.

À la place, nous suivons Casey prendre bien des risques en conduisant et ramener Sam chez lui… Au passage, ils découvrent que les oiseaux que Casey adore tant voir en ville sont peints par Abby. Allez, pourquoi pas. L’épisode se concentre bien sûr principalement sur Casey, et ça rend ça vraiment super intéressant. La mère d’Elsa est laissée de côté pour cet épisode, et c’est une excellente chose.

Tout l’épisode nous propose aussi la suite de la course en flashback, avec en voix-off Casey qui nous raconte l’histoire de Mighty Moe ayant décidé d’arrêter de courir. Ainsi, la course non faite par Casey se termine par une journée de perdition pour Casey. Une fois de retour chez elle, elle a le réconfort d’Izzie, mais c’est loin d’être suffisant. Son coach perçoit un peu mieux les choses : une semaine de pause forcée pour la course.

Doug est loin d’avoir la meilleure réaction, cela dit, parlant aussitôt de l’entraînement qu’il doit refaire en entier. Il est sacrément con dans cet épisode, Doug, allant jusqu’à blâmer Izzie pour tout ce qu’il se passe. Izzie, après tout, est source de bien des dramas pour Casey. Ce qu’il se passe ? Casey en a marre des gens qui en attendent trop d’elle, alors elle décide d’arrêter de courir. Tout simplement.

Quel jeu incroyable ! L’interprète de Casey étant non-binaire, c’est assez incroyable de voir qu’on lui laisse l’opportunité d’explorer un tel mal-être de son personnage ; avec Casey qui exprime clairement un mal-être qui dépasse largement la course – et largement Izzie aussi. J’ai trouvé génial qu’Abby puisse être l’oreille attentive pour recevoir ce témoignage, et ça fonctionnait bien.

Ils quittent ensuite tous les trois l’appartement de Sam, ce qui permet à Doug et Elsa d’y passer pour réparer la porte de la salle de bain. Il serait temps. Ils en profitent pour fouiller l’appartement : Doug y trouve la BD de Sam, Elsa la marijuana de Zahid. C’est Doug qui la ramène à l’appartement, ce qui lui permet d’avoir le temps de parler avec le groupe de paroles de Zahid. Mouais. Il fallait bien une histoire moins bonne dans l’épisode après tout. Doug rentre ainsi avec de la marijuana, mais who cares ?

Du côté du meilleur de l’épisode, on se concentre toujours autant sur Casey. Par accident, Casey et Sam retrouvent Dewey, le chien de Caleb, et lui ramènent. Revoir Beth finit par faire prendre conscience à Casey du vrai problème : elle ne prend plus aucun plaisir dans la course. Accessoirement, Izzie a rompu avec elle aussi, à cause de ce que Doug lui a balancé… Et tout ça permet à Casey de prendre conscience qu’elle veut juste revenir à Newton. Soit. Mais Izzie ?

La scène de rupture est sacrément difficile, surtout qu’Izzie ne lui laisse pas en placer une quoi.

The Outpost – S04E13

Épisode 13 – Nothing Lasts Forever – 20/20
Je n’aurais jamais cru il y a quatre ans que j’allais tenir quatre saisons devant cette série, et pourtant, me voilà aujourd’hui devant son dernier épisode. Et je suis aussi soulagé que ravi de voir que les scénaristes ont trouvé le moyen d’offrir une vraie belle conclusion à la saga proposée tout au long des quatre saisons. C’est rare d’avoir une série qui mène aussi bien sa barque du début à la fin, en gagnant en qualité à chaque saison. Hyper satisfait… et un peu triste de dire au revoir à certains personnages !

Spoilers

Les six sont sur le point d’arriver à l’Outpost et détruire définitivement les humains. C’est la fin du monde, quoi, et de la série.

Your confidence is misplaced.

Ce titre d’épisode a l’avantage de me rassurer concernant la fin de la série : tout semble être prévu pour que ça en soit une. On reprend exactement là où l’épisode précédent s’est arrêté : Aster explique à Talon qu’elle va devoir le tuer pour sauver la vie de tout son peuple. Elle va aussi devoir ouvrir un portail vers le grand vide, une dimension frigorifique qui semble peu agréable à vivre. Le but est clairement de tuer les six à ce stade.

Bon, par contre, bonjour la pression pour Talon. Bonjour la pression aussi pour Wren et Janzo : ils doivent expliquer à Marvyn qu’Aster n’a aucune intention de sauver son peuple. Et ce n’est pas évident à annoncer comme nouvelle quoi. En plus, on met tout sur le dos d’Aster, mais Talon révèle assez vite qu’elle est du côté Aster aussi en ce qui concerne les Kahvi. Elle est dans l’abus, franchement.

Elle se laisse malgré tout convaincre par Wren qui n’a pas utilisé ses derniers arguments pour obtenir ce qu’elle veut : elle présente Marvyn à Aster, et c’était bien drôle à voir quand Aster comprend que Marvyn a bien envie de le tuer, comme il a bien envie de tuer tous les maîtres. Entre ça et le fait que Talon ne veut plus agir tant que les Kahvi ne sont pas sauvés, Aster n’a d’autres choix que d’approuver le plan de Wren et Janzo. Admettons.

Il reste un problème : autant les humains ont hyper confiance en eux, autant Aster n’a aucune confiance en eux. Il est à peu près sûr qu’il s’agit là de leur dernier jour sur Terre et que les Kahvi redeviendront esclaves dès qu’ils seront ranimés par Janya. Bref, c’est la merde, mais de toute manière, il est trop tard pour perdre du temps : les six sont aux portes de l’Outpost.

On passe bien trop de temps avec ces méchants à mon goût au sein de l’épisode final, mais bon, que voulez-vous ? C’est le choix des scénaristes. Et en soi, ça fonctionne : ça nous permet de montrer le pouvoir de l’union des six sur Aster, forcé de s’agenouiller devant eux. C’est terrible à voir, mais personne n’y assiste de toute manière : tout le monde est déjà planqué autour du Skevikor, à l’exception de Luna et Talon. Cette dernière explique en effet le plan à Luna : son rôle est d’enfermer tout le monde dans la cave grâce à un levier en attendant de voir s’il faut se barrer ou non.

Tout peut encore partir en vrille après tout… Mais ce n’est pas le cas immédiatement : Talon réussit bien à tuer Aster et récupérer son Kinj. C’est une bonne nouvelle et ça commence vraiment bien du côté du plan : nos héros arrivent ainsi à se débarrasser de Janya. Ben merde, c’était ma préférée, moi. Elle se fait avoir avant de pouvoir ressusciter Aster grâce à Talon capable d’ouvrir son portail vers le grand vide froid et à Garret qui utilise une flèche explosive de Janzo.

C’était beau à voir, et on enchaîne aussitôt par Zed se débarrassant de la téléporteuse définitivement. Yay. Bon, par contre, elle est vraiment maligne elle, elle aurait eu quatre fois le temps de se téléporter avant d’être glacée. L’élément de surprise permet donc de tuer trois dieux sur sept, mais il en reste encore quatre, et pas des moindres.

Ainsi, Marvyn ne parvient pas à pousser comme prévu la maîtresse des Kinj jaunes dans le Vide. Au contraire, il se reçoit un Kinj jaune qui le fait s’en prendre à Talon, au moment où tous les Kahvi – qui seront clairement la solution – se réveillent. C’est vachement prenant comme suite d’événement, la série s’en tire super bien là : tout est fluide avec un autre Dieu qui utilise son kinj pour prendre possession de Zed.

Talon est plutôt contente de savoir qu’il ne peut en posséder qu’un seul d’entre eux… sauf que non : il peut aussi posséder Garret. Oups. Le plan part en vrille et tout semble foutu. Talon fait une jolie pirouette pour s’enfuir, mais je n’en vois pas trop l’utilité. Par contre, Luna comprend que c’est sûrement trop tard et qu’il vaut mieux casser le levier, cette fois. Elle ne le fait pas tout de suite, préférant laisser une chance à Talon : elle fait bien, car grâce à ça, elle peut lui permettre de sortir in extremis de la cave.

Au passage, il faut toutefois que Luna utilise une flèche contre Garret et qu’elle se prenne une poutre enflammée sur la tronche. Bordel, la série ne lésine pas sur les moyens pour son épisode final. Tout n’est pas super beau à voir (le réveil des Kahvi…), mais ça fonctionne super bien du côté du suspense. Et malgré l’urgence, Talon prend encore le temps de soigner Luna. Elle ne joue pas si bien la douleur l’actrice, mais franchement, j’adore son personnage.

Pendant ce temps, dans la cave, Janzo fait ce qu’il peut pour réveiller Marvyn… Ce qui est une super mauvaise idée : tous les Kahvi sont réveillés et écoutent à présent Marvyn qui affirme avoir son Naviaspore. Il peut ainsi transmettre la parole des maîtres : il faut tuer Janzo, Wren et Munt. Ceux-ci s’en sortent de justesse, se retrouvant enfermés dans la salle de l’autel du Skevikor. En effet, ils ne peuvent pas monter sans tomber sur les dieux, ils ne peuvent pas descendre sans tomber sur les Kahvi, enfermés.

Bien. On progresse malgré tout dans l’épisode, avec les Kahvi qui décident juste d’escalader les sarcophages et les murs pour s’attaquer à nos héros. Ils sont sacrément en forme pour des gens endormis depuis des lustres. Par chance, Wren et Janzo aussi le sont. Munt prend bien des risques inutiles pour les protéger et les scénaristes parviennent encore à caser de l’humour dans la panique des personnages. Eh, ça marche bien, de même que leur idée pour se sauver de justesse, consistant à appeler 313 pour avoir ses ordres, était parfaite.

Pendant ce temps, en surface, les choses partent en vrille aussi avec des dieux qui sortent du Skevikor malgré le piège de Luna et Talon. Ce n’est pas bien compliqué quand on peut balancer des boules de feu, quoi. Et ils ne prennent pas de risques non plus : ils envoient Zed et Garret faire tout le boulot. Cela fait de jolies scènes d’action en plein milieu de l’Outpost, avec Garret et Zed qui manquent de tuer Talon à plusieurs reprises.

Et pourtant, celle-ci s’en sort finalement par un tour de passe passe qu’on la voit mettre en place sans comprendre exactement comment. En vrai, elle aurait dû mourir à ce moment-là, mais elle parvient au contraire à utiliser son kinj pour ouvrir un portail et tuer un Dieu de plus. Plus que trois, et elle récupère ses alliés en plus.

Les scènes d’action peuvent ainsi continuer : nos héros se rendent auprès des trois derniers dieux qui annoncent qu’ils pourront facilement remplacer les dieux décédés grâce aux pouvoirs qu’ils détiennent. Oups. Il suffit de ne laisser aucun d’entre eux à vivre, et ça se fait de belle manière : Zed et Garret font enfin équipe pour se débarrasser d’un des dieux, par exemple. Bon, les dieux manquent de réactivité parfois et ils n’utilisent pas assez les pouvoirs qu’ils ont à bon escient.

Tant mieux pour nos héros. Cela leur permet en effet de gagner. Bon, il y a bien des rebondissements pour en arriver là quand même, avec même Luna qui peut jouer pour de vrai aux héroïnes en envoyant pile au bon moment un sabre à Talon et en détournant l’attention de la dernière déesse pile au bon moment également. J’adore Luna, j’adore qu’ils lui donnent ce rôle pour la fin de la série. Parce que oui, avec la menace des dieux qui s’éteint, la série offre une vraie conclusion à son histoire.

Ainsi, Wren, Janzo et Munt sont sauvés in extremis par Marvyn qui annonce la fin des Dieux – pratique d’avoir eu le kinj jaune – et promet à son peuple d’avoir désormais le libre-arbitre. Tous l’acceptent assez vite, bizarrement. Il y a une facilité du scénario, mais elle me convient. On peut en effet passer ainsi à la fin que les personnages méritent. En plus, la réplique qui sert de titre à l’épisode, on la sent arriver, on la prononce en même temps que Talon, et bordel, ça fait plaisir de le faire.

Talon peut donc organiser des funérailles pour Aster, mais aussi son mariage. Oui. Je n’étais pas forcément pour ce mariage et pas fan de ce couple, le ship m’est passé au-dessus tout au long de la série, mais je reconnais que ça fonctionne à merveille pour cette fin de série. On a droit à des flashbacks très cool de la relation de Garret et Talon avant le baiser devant Mme La Grande Prêtresse, et avant ça, on a même droit à de vraies bonnes surprises. Genre, les Khavi sont intégrés à l’Outpost, et Naya est de retour aussi pour l’événement, et Luna a une jolie robe, et Warlita et Munt sont en couple, et Wren a un joli ventre rond, et tout va bien dans le meilleur des mondes. Et même Gwynn est présente dans les esprits, avec Talon qui lui adresse une pensée en la dessinant et en hésitant à se rendre à l’autel. Il ne manque que Tobin, mais allez, ça le fait.

Heureusement, Zed a rejoint les shippers de Talon et Garret. Ca alors. La série prend même le temps d’une dernière scène entre Janzo et Talon. Ben bordel, ils vont réussir à nous faire une fin parfaite ? Je ressens même quelques émotions à voir tout l’Outpost s’agenouiller devant leur reine. Et ce « get up, silly, you’re king » était parfait. Et en fait, vraiment, même le discours final de Talon et tout, les scénaristes ont géré. C’est une excellente fin de série.

EN BREF – Je suis vraiment content d’être resté devant la série lors de sa première saison qui n’arrivait pas du tout à m’accrocher, parce qu’elle a réussi à évoluer au point de devenir une saga franchement palpitante sur les saisons 3 et 4. J’ai un peu de mal à me rendre compte qu’on a eu une histoire allant vraiment de A à Z sur la CW. Genre, je crois sincèrement qu’il ne reste pas d’impasse dans leur récit, tout le monde a son happy end (bon, pas Zed d’accord, mais ça ira pour lui) et tous les gros problèmes sont résolus.

Mieux que ça : certains événements et éléments de la saison 1 prennent totalement sens au cours de la saison 4, toute la progression de la série mène vraiment à sa fin et la fin semble maîtrisée de bout en bout. Il ne reste plus qu’un kinj, il n’y a plus d’ennemis pour le royaume, tout le monde est amoureux et heureux… Je suis super satisfait de cette fin et de mon investissement de quatre ans dans la série. Ca valait le coup, et ce n’était pas gagné dès le départ !