Dans l’œil de la tempête (qu’est la fin d’année scolaire)

Salut les sériephiles,

Je ne sais pas vous, surtout que si vous n’avez pas d’enfant à charge d’une manière ou d’une autre, le rythme n’est pas le même, mais de mon côté, j’ai l’impression d’être entré dans cette période étrange de l’année où les journées sont les plus longues alors que l’énergie disponible est en baisse drastique. Pourquoi alors qu’il y a plus de soleil ai-je moins de temps?

La réponse est simple : je suis prof et je m’engage encore dans trop de projets à la fois. Les bulletins sont terminés, certes, mais les réunions continuent, les projets de fin d’année s’enchaînent, les températures commencent à grimper et le cerveau alterne entre « encore un petit effort » et « vivement juillet ».

Au milieu de tout ça, j’essaie quand même de préserver quelques moments pour souffler.

Cette semaine, j’ai par exemple trouvé le temps d’aller au cinéma. D’abord avec The Furious, qui a été une excellente surprise. Un film de kung-fu généreux, spectaculaire et particulièrement efficace dans ce qu’il entreprend. Puis évidemment avec Disclosure Day, un film de science-fiction qui m’a laissé une impression plus mitigée. Je comprends parfaitement les critiques qui lui sont adressées. Le récit est parfois prévisible, certaines idées auraient mérité d’être davantage développées et le film semble parfois promettre plus qu’il n’offre réellement. En fait, ça ne peut que diviser tant on nous l’a vendu comme novateur alors qu’il ne l’est pas tellement.

Pourtant, c’est un bon film. Je me suis laissé embarquer au début et complètement happé à la fin. Certains passages me trottent encore dans la tête plusieurs jours après la séance. C’est souvent bon signe. Il y aura une scène ou deux pour rester dans les annales, rien de plus. Est-ce que ce n’est pas tout ce qu’on demande à un Spielberg vieillissant cela dit? Je veux bien être aussi efficace à son âge, moi.

Mon vendredi, lui, a commencé par une très belle surprise musicale avec le troisième album d’Olivia Rodrigo. J’avais adoré ses deux précédents albums, vous le savez, et celui-ci m’a immédiatement accroché. J’avais peur pourtant. Depuis sa sortie, il tourne beaucoup plus que de raison dans mes écouteurs. Je me garderai bien d’en faire une critique complète ici, mais il y a déjà plusieurs titres qui refusent obstinément de quitter ma tête.

Samedi, je suis également passé par Disneyland Paris. Rien d’exceptionnel pour les habitués de ce blog, me direz-vous. Une promenade, quelques spectacles, un peu de marche et l’occasion de profiter du parc avant que les fortes chaleurs ne deviennent franchement désagréables. Qu’est-ce que je me plains finalement ? J’ai encore du temps libre, et on ne dira pas que j’ai bossé dans le RER, voilà.

Nous ne sommes que lundi et je suis déjà dans le jus. La canicule approche, les températures annoncées deviennent de moins en moins sympathiques et, selon les prévisions, tout cela pourrait se terminer par de gros orages le week-end prochain. Autant dire que le calendrier s’est montré particulièrement coopératif pour que je regarde des séries.

Malgré tout, j’ai beaucoup travaillé au milieu de tout ça sur les épisodes 5 et 6 de Sauveurs de rêves. Corrections, réécritures, ajustements de dialogues, vérifications diverses… Le genre de travail invisible qui occupe finalement plus de temps que l’écriture elle-même. Pendant que je peaufinai la suite, l’épisode 2 attendait tranquillement son tour.

Après L’Éveil, qui servait surtout à découvrir Chris, la Fondation et ce mystérieux métier consistant à sauver des gens dans leurs rêves, il fallait commencer à montrer concrètement ce que cette série avait à raconter. Dans Tempête, Chris découvre que la Fondation intervient dans les rêves pour empêcher certaines morts. Sa première mission le conduit dans un camping désert, au cœur d’un violent orage. Une personne doit être sauvée avant que la foudre ne frappe. Mais dans un rêve, les dangers ne suivent pas toujours les règles du monde réel.

J’avais envie d’un épisode plus direct que le premier, avec un objectif clair, une menace immédiate et davantage d’action. Un épisode qui permette à Chris, mais aussi aux lecteurs, de comprendre ce que signifie réellement être un Sauveur de rêves.

Tempête, le deuxième épisode de Sauveurs de rêves, est disponible depuis hier sur Kindle au prix de 0,99 €.

Et si les prévisions météo disent vrai, il arrivera peut-être juste à temps pour accompagner les prochains orages.l me reste ainsi à vous souhaiter une bonne lecture et une semaine moins chargée que la mienne !

21 jours sans article… et sans envie de séries ?

Salut les sériephiles,

21 jours sans article. Je pourrais faire comme si de rien n’était, une fois de plus, et revenir sans en parler, mais tout de même : le trou est là, inutile de faire semblant de ne pas l’avoir vu. Non, il n’y a pas eu de panne d’idées, non, il n’y a pas une pause énorme dans mes séries et non, je n’ai pas exactement d’excuse. C’est juste, comme l’an dernier, l’absence de ce déclic qui fait passer du visionnage à l’envie d’écrire et, pire en fait, l’absence de ce déclic qui me donne envie de regarder une série.

Ce n’est pas que je n’ai pas d’épisodes à voir, parce que ça, ça s’accumule, c’est que j’ai perdu ce qui faisait que je regardais, cette petite adrénaline du drogué qui n’arrivait pas à passer une journée sans regarder un épisode. Vous me direz, je vieillis et c’est bien normal. C’est juste que c’est bizarre et inquiétant de devenir le petit vieux qui passe son temps à dire (en podcast, ici, dans la vie) « c’était mieux avant ». Les séries. La vie, non.

Le plus parlant, finalement, c’est ce que je fais quand je n’écris pas sur le blog : je préfère…

  • travailler : si, si, je vous jure ; j’ai suivi une formation chouette qui me donne envie de refaire plein de cours !,
  • aller à Disneyland : vraiment, l’extension World of Frozen me donne envie de paresser tout mon été,
  • voir des films d’horreur plus ou moins bons au cinéma : allez voir Wedding Nightmare 2, pas que pour Sarah Michelle Gellar promis, ou Le Réveil de la Momie, allez rire un coup avec They will kill you ou profitez d’un moment gore simple et efficace avec Dolly… et pourquoi je n’en fais pas un article, finalement ? Suivez-moi sur Twitter a minima.
  • écouter en boucle Drop Dead d’Olivia Rodrigo : le clip est une tuerie, le son est ma nouvelle perfusion d’énergie quotidienne,
  • faire du coloriage alors que je détestais ça avant mais maintenant je trouve ça fun ??
  • continuer tranquillement mon rewatch de Medium sans forcément l’évoquer ici.

J’ai terminé la saison 4 hier soir, juste parce que j’avais envie de retrouver Allison et tout ce que la série met en place. Le plaisir est immédiat, simple, presque évident, et pourtant, ce n’est vraiment pas la meilleure saison… Je vous invite à écouter le prochain podcast 42 minutes « Keskonavu » (avril 2026, donc) pour savoir pourquoi. Ce qui est sûr, c’est que les séries de l’époque ont exactement ce qui manque en ce moment.

Sincèrement, il y a des signaux qui ne trompent pas. Une nouvelle saison de Euphoria est diffusée en ce moment… et je l’ai appris en voyant une affiche en sortant du RER. Il y a quelques années, j’aurais lancé l’épisode le matin même de sa sortie tellement j’adorais la série et tellement j’aurais attendu depuis des mois (allez, des semaines) la sortie. Il n’y a pas si longtemps je m’en serais voulu d’avoir raté cette sortie d’ailleurs et j’aurais lancé l’épisode immédiatement après avoir vu l’affiche, dans la foulée, sans réfléchir. Là, la réaction a été beaucoup plus neutre : “ah, ok”. Je vais m’y remettre, évidemment ! Il y aura des articles, et j’écris celui-ci avant de me lancer dans cette saison 3… Mais sans cette impatience un peu irrationnelle qui faisait que certaines séries passaient avant tout le reste. Vraiment, ça me manque !

Le décalage se situe vraiment là. Pas dans une disparition totale des séries intéressantes (encore que), mais dans la perte de cette envie immédiate. J’ai bien envie de retrouver ça pourtant, et d’être heureux avec ce que je regarde à nouveau. Le modèle actuel n’aide pas beaucoup : trois ans d’attente entre deux saisons, ça me casse totalement l’investissement émotionnel – prenez le revival de Scrubs, c’est chouette mais il y a peu d’épisodes et je n’arrive pas à avoir envie de tous les voir aussi à cause de ça, parce que ça va finir trop vite. Pour en revenir à Zendaya et Jacob Elordi, je ne sais plus vraiment où on en était dans la série et je ne sais même pas si j’ai encore le nom de tous les personnages – j’ai plus celui des acteurs que des persos, ça en dit long, non ?

Puis, je cite Euphoria ici parce que c’est simple, mais c’est pareil pour la saison 2 de One Piece par exemple. Rendez-moi les 22 épisodes par saison chaque année ! Ce n’est pas un hasard si Grey’s Anatomy est l’une des séries dans lesquelles je suis le plus à jour.

Et si les 22 épisodes vous soûlent, rendez-moi au moins ce qu’ABC avait mis en place il y a une dizaine d’années avec ses « pods » sur Agents of S.H.I.E.LD : à défaut de saisons plus courtes, on avait trois arcs narratifs de huit épisodes qui s’enchaînaient la même année. Et c’était si bien ! D’accord, ce n’est pas forcément ce que j’en disais sur le moment, mais aujourd’hui, une saison c’est 6 à 8 épisodes d’une même histoire, avec narration étirée et promesse qui met du temps à se concrétiser, quand elle le fait. Le début de saison 2 de Daredevil Born Again m’a bien vacciné là. On n’apprend plus à connaître les personnages, on les retrouve tous les trois ans… Comment voulez-vous avoir le même investissement ? Beaucoup de séries sont maîtrisées, propres, ambitieuses, mais ne fidélisent plus du tout.

Ce que j’aimais dans des séries comme Fringe, Person of Interest, Orphan Black, The 100 ou plus récemment encore Evil et Resident Alien, c’était ce mélange devenu rare (un OVNI dans le cas de Resident Alien, donc) : une intrigue en fil rouge qui avance à chaque épisode, même si chaque épisode a sa propre histoire ; des personnages qu’on a envie de retrouver car ils évoluent vraiment et des épisodes qui apportent chacun quelque chose, soit à un personnage, soit à une dynamique, soit au fil rouge, soit les trois à la fois. Cet article me donne plus envie de rewatch que de nouvelles séries… Rendez la CW, même, s’il le faut.

Aujourd’hui, l’envie d’écrire ne suit plus automatiquement. Tester une série ne suffit pas, accrocher un peu non plus. Sans ce petit truc en plus, la série sonne creux, et je n’ai aucune envie de m’y mettre. Prenez les séries Apple qui sont peut-être celles qui arrivent encore le plus à me convaincre quand je me décide à les tester : j’ai adoré Lessons in Chemistry, mais pour autant, je n’ai pas autant envie d’un rewatch que pour d’autres séries. Pire, quand je regardais un épisode, j’étais à fond, mais dès que j’étais entre deux épisodes, je n’avais pas cette envie de revenir.

Bref, je me répète énormément ces dernières années, mais une fois de plus, ces 21 jours sans article viennent simplement de là. Pas d’un arrêt du blog (ça, jamais… Enfin si, probablement, mais pas encore), juste d’une période où je cherche encore et toujours la série qui va relancer la machine. Je vais reprendre, oui, avec Euphoria d’ailleurs. Et il y a de bonnes chances que, une fois lancé, ça fonctionne mieux que prévu… Mais je sais aussi qu’il y aura de nouveau une pause à un moment ou un autre, parce que le constat reste le même : les séries n’arrivent plus à m’apporter autant qu’avant, pas seulement parce que je fais plein de choses de ma vie (c’était déjà le cas avant !), mais principalement parce que le mode de diffusion et d’écriture a totalement changé. Pour le pire, donc.

2024 en musique (Spotify Wrapped)

Salut les sériephiles,

Aujourd’hui, mon calendrier de l’Avent m’a proposé une mission simple, mais toujours terriblement efficace : préparer un bon chocolat chaud. Rien de bien spectaculaire pour en faire un article entier, mais ça m’a donné l’excuse parfaite pour vous parler de mon Spotify Wrapped 2024 avec juste deux jours de retard. Parce que, comme chaque année, ce classement musical personnalisé est à la fois une source de fabuleuses découvertes.

Mon titre préféré cette année ? Dancing With Tears In My Eyes de Joshua Bassett, évidemment. Ce n’est pas vraiment une surprise : je l’ai passé en boucle à chaque fois que j’avais besoin d’un boost émotionnel ou que je voulais simplement savourer un moment calme. Je ne peux même pas dire qu’apprendre que je faisais partie des 0,005 % de ses auditeurs les plus assidus dans le monde soit une surprise non plus, je l’écoute vraiment tout le temps. Est-ce que ça fait de moi un fan ultime ? Peut-être bien. En même temps, j’écrivais déjà un article sur lui le 3 décembre… 2019. Le concert a été reporté au 26 janvier et je l’attends tellement, vous n’avez pas idée !

PS : la couverture de cet article est un montage rapide que j’ai fait à partir de photos de son concert au Bataclan, trouvées sur Twitter.

Joshua Basset (#64)

Salut les sériephiles, Vous l’aurez remarqué, dimanche dernier, je n’ai pas publié d’article « performance de la semaine »… Il faut dire que je n’ai critiqué que quatre épisodes, alors forcément, ça limite pas mal les possibilités. Tant pis pour moi, j’ai été pioché dans cette petite sélection celui que je mettrai en avant… Et le choix…

En deuxième position de mon top 5, on retrouve un morceau qui me ramène directement dans l’univers des séries : The Ballad of the Witches’ Road (merci Agatha All Along). J’adore comment ce genre de chansons donne un supplément d’âme aux séries, et celle-ci est devenue un classique instantané dans ma playlist geek. Je l’ai écoutée en boucle pendant tout le mois d’octobre et ce fut apparemment suffisant pour qu’elle remonte tout en haut du top. On n’est pas passé loin du top 1 à mon avis.

Ce que je retiens de ma marche sur la Route des Sorcières (Agatha All Along)

Salut les sériephiles, Avec ses derniers épisodes diffusés hier, Agatha All Along a su créer l’ambiance parfaite pour Halloween. J’avais inévitablement envie de revenir dessus aujourd’hui – et en plus, ça permet d’enfin parler de séries dans ces articles quotidiens. Incroyable, il m’aura fallu presque une semaine, je sais. Attention, spoilers Un spin-off qui prend…

Ensuite, on passe à quelque chose de plus léger avec La vie c’est cool des Pas Sages. Ce titre est un peu devenu ma chanson feel good de l’année, parfaite pour chanter (faux) à tue-tête, de la même que Finir vieux l’était l’an dernier. C’est vraiment un duo qui s’écoute bien en boucle, avec des chansons qui me parlent la plupart du temps. Il en faut peu. Par contre, je me rends compte que je n’ai jamais vu le clip. Cet article me permet d’y remédier, au moins !

En quatrième place, Un Million d’Histoires de Mike Attinger… C’est, pour le coup, une vraie surprise. Je m’attendais vraiment à trouver Olivia Rodrigo ou Hoshi dans le top, mais non : c’est bien la parade « Splash of colors » de Disneyland qui prend la place. Certes, je l’ai pas mal écoutée en boucle aussi… mais quelle surprise de la voir si haut classée. Après, tant mieux : je trouve ça plutôt chouette car c’est très représentatif de mon année, en vrai. Après tout, j’ai pris un pass Disneyland en avril. Le temps passe vite, je n’ai pas l’impression que ça fait déjà tant de temps – et pourtant, j’y suis allé plus de trente fois, hein. Non, je ne me lasse pas ; oui, bien sûr que j’y serai demain.

Et pour finir le top 5 des chansons les plus écoutées de l’année, j’ai vu débarquer Kings & Queens de ChinChin. Je l’avais un peu oubliée, mais là aussi, c’est très logique : j’ai rattrapé deux saisons de The Rookie en début d’année. Inévitablement, j’ai beaucoup écouté le générique aussi sur la même période, et je l’ai gardée dans ma playlist pour me mettre de bonne humeur. Après tout, un peu de funk dans une année, ça ne fait jamais de mal !

The Rookie : Le flic de Los Angeles (S06)

Synopsis : La fin de saison 5 faisait monter la tension de plusieurs crans en mettant en danger chaque personnage. En effet, un casse d’envergure se préparait en visant à mettre le commissariat à mal : Lucy et Tim, enfin en couple, étaient pris au piège par un véritable commando. Plus de peur que de mal, ils…

Du côté des artistes les plus écoutées ? Joshua Bassett rafle évidemment la première place sans surprise, suivi de près par Olivia Rodrigo (parce que oui, GUTS a définitivement marqué mon année). Je suis rassuré par sa présence, et en vrai, ça signifie surtout qu’aucune chanson ne s’est démarquée dans l’album mais que, oui, j’ai écouté l’album entier en boucle au point qu’elle arrive là. On ne change pas un duo qui gagne mon cœur depuis au moins trois ans, si ce n’est quatre.

Olivia Rodrigo débarque sur Netflix avec son Guts Tour

Salut les sériephiles ! Il va falloir que je songe à renommer le blog parce que je ne parle vraiment pas de séries ces derniers jours… Ce n’est pas de ma faute si l’actualité ne s’y prête pas. L’actualité ? Regardez ce qui débarque sur Netflix aujourd’hui : Par où commencer ? Si vous suivez…

Pourtant, les deux suivants cherchent vraiment à le faire. Cette année, j’ai découvert Emei, qui fut une excellente surprise. J’ai ajouté à peu près toutes ses chansons à mes playlists et, oui, je sais, elle a un petit côté Olivia Rodrigo qui explique pourquoi. N’empêche, que ! Les deux trublions de Pas Sages complètent le podium, suivi par Mika qui reste fidèle au poste avec ses hits pop qui traversent les années – et sûrement bien aidé par son concert du mois de mars qui fait que je l’ai écouté un peu plus que d’habitude.

Voilà donc pour mes deux top 5 de 2024. Hoshi manque vraiment à l’appel, je pensais qu’elle aurait la place occupée par Mika ! Quoiqu’il en soi, mon Spotify Wrapped me ressemble vraiment : un mélange de pop émotive, d’influences séries, et de petites découvertes joyeuses, avec un soupçon LGBT, faut bien le reconnaître.


High School Musical: The Musical: The Series – S03E06

Épisode 6 – Color War – 15/20
J’ai moins réussi à accrocher à cet épisode : l’intrigue, les chansons, l’humour, tout m’a paru moins fun que dans les épisodes précédents. Il a ses bons moments, notamment dans la résolution du cliffhanger de la semaine dernière, mais l’ensemble a moins réussi à me convaincre. J’ai l’impression qu’on est sur un épisode qui comble un peu trop le temps et ne propose pas de réelles avancées dans l’intrigue, même s’il y a eu quelques petites choses à se mettre sous la dent. Un entre-deux, donc.

Spoilers

Que serait un camp de vacances sans une compétition sportive ?

You just gave me a big idea.

Je ne sais pas si c’est parce que j’ai regardé un film d’horreur avant de voir cet épisode, mais j’ai trouvé ce début de sixième volet franchement hyper creepy avec Corbin Bleu qui débarque au beau milieu du campement pendant la nuit pour s’introduire dans la cabane des garçons et les réveiller en les filmant ? Pour 60 millions de téléspectateurs, en plus. L’angoisse est totale et même si Jet a un canard tout mignon comme peluche, c’est vraiment pas cool de faire un coup pareil à des ados.

La justification de Corbin ? Il veut lancer une guerre des couleurs deux heures plus tard, alors les ados doivent se préparer. Euh… OK ? Si c’est pour dans deux heures, ils ont encore le temps. Le début d’épisode est toutefois marrant : les cinq t-shirts de Carlos, Ricky qui se jette sur Corbin (pas pour un câlin cette fois) ou Kourtney qui débarque ? C’est n’importe quoi.

La guerre des couleurs ? Une simple compétition sportive on ne peut plus classique, alors le sommeil aurait pu servir à tous les ados franchement. Gina profite toutefois de ces deux heures pour apprendre à ramer. Oh, elle sait le faire de manière figurée, mais de manière concrète, elle a besoin de Maddox pour ça. Les deux filles apprennent à devenir amies ensemble à ce stade, et je trouve que ça marche.

J’ai terminé frustré de voir EJ les interrompre pour venir draguer une nouvelle fois Gina. C’est bien qu’elle lui pardonne si vite par contre, même si je suis déçu que les scénaristes tournent trop vite une page parce qu’on sait qu’ils vont devoir y revenir ensuite.

Avant le début du tournoi sportif, Ricky tente bien sûr de négocier avec Corbin Bleu pour supprimer la vidéo de la veille, tournée par Channing sans son consentement. Corbin Bleu apparaît vraiment comme un personnage détestable dans cet épisode, sérieux. Pour pimenter la compétition, il décide d’ajouter une récompense dont personne n’était au courant : les personnages pourront envoyer des messages téléphoniques à leurs proches. C’est une belle manière de les rendre tous bien plus compétitifs. Enfin, tous… Il y a bien sûr débat sur la question : seuls quelques Wildcats ont accepté de participer à ce documentaire Disney + et ça limite évidemment les possibilités pour les équipes.

On se retrouve ainsi avec d’un côté les jaunes, une équipe composée de Maddox, Kourtney, Carlos et Jet et de l’autre les bleus, EJ, Ricky, Ashlyn et Gina. Les équipes sont composées de manière intéressante pour relancer certaines intrigues, franchement. Par contre, ça n’empêche pas les conversations entre équipes : Jet se confie donc à Ricky sur sa difficulté à parler à sa sœur désormais.

En parallèle de tout ça, les scénaristes continuent de travailler le personnage d’Ashlyn pour la faire traverser une grave crise identitaire : elle évite désormais Val autant que possible parce qu’elle est attirée par elle, c’est sûr. Je ne la voyais que s’intéresser à Maddox, mais ce n’est finalement pas le cas : elle évite trop Val qui est trop cool avec elle pour que ça ne soit pas une crise à traverser. Et c’est bien de le montrer, même si j’espère encore qu’elle retrouvera Big Red à la fin de tout ça (bon, d’accord, je ne sais pas ce que je veux).

Je sais en revanche ce que je ne veux pas : Miss Jen. Elle est pourtant de retour dans la série, parce qu’EJ a fait appel à elle. Je n’aime pas ce personnage, mais elle arrive au moins avec quelques gags sur Susan, l’esprit de la forêt, qui m’ont bien fait rire. Après, la voir donner des conseils de gestion à EJ alors qu’elle n’a jamais rien géré pendant deux saisons, c’est quelque chose tout de même. C’est cependant pour ça qu’EJ fait appel à elle : il est trop en retard dans les préparatifs du spectacle et il sait que Miss Jen est habituée à être en retard.

Autrement, cet épisode s’est retrouvé un peu coincé par son intrigue : une compétition de sport dans une série musicale ? C’est compliqué d’inclure des chansons, n’est-ce pas ? Eh bien, la série contourne le problème avec le coup classique du… coup à la tête. C’est Gina qui se prend un ballon de basket dans la tronche alors qu’elle stressait de devoir danser avec un ballon. C’est ironique, n’est-ce pas ?

Comme elle demandait conseil à Corbin Bleu, elle se retrouve à rêver de lui et des conseils qu’il pourrait lui donner – en chanson. Tant qu’à faire, ça aurait été très sympathique d’avoir une reprise de I don’t dance, parce que nous sommes clairement sur la même thématique. 

La chanson était incroyable quand même, pour ses paroles et surtout pour la danse de son interprète principal, même si un peu bizarre d’avoir Gina, beaucoup plus jeune, qui s’en mêle d’un coup, en vrai. Corbin Bleu sait toujours chanter et danser, c’est fou. La scène est vite évacuée et la peur de Gina est transformée en un franc succès : elle réussit un tir quasi impossible… Mais une fois de plus, EJ est absent pour voir ça.

Il a une bonne raison, bien sûr : il était avec Miss Jen. Quand tout le reste des Wildcats le découvre parce qu’il se plante dans ce qu’il leur dit, ça mène à une scène où ils sont tous contents de la retrouver. C’est le genre de scène où je me suis rappelé que la série était cool et où j’ai trouvé que Miss Jen était finalement une partie essentielle de la série. Sans être de bons conseils, sans être toujours drôle, elle est un peu exceptionnelle quand même. Elle ramène avec elle un cadeau d’anniversaire pour Ricky de la part de son père (les rencards continuent !), des conseils de confiance en soi pour EJ et un rôle de maman pour rassurer Kourtney.

Celle-ci a besoin de l’être : alors qu’elle a dit en début d’épisode avoir le vertige, elle se retrouve à devoir participer à une compétition d’escalade. Su-per. Et Val la force à essayer même quand Gina a déjà remporté face à elle ? Pfiou. Bon, la compétition de sport annoncée en début d’épisode n’est pas folle quand même : il y a eu du basket hors écran, un Jacques a dit (pardon, Dewey a dit) géré par un animateur fou et de l’escalade. L’épreuve finale pour départager les équipes qui sont à 2-1 (???), un concours de chant, bien sûr.

C’est un genre de chaises musicales, mais avec un micro et une chanson. C’est l’occasion pour nous de découvrir que Val a une voix de dingue quand elle chante ? Ils ont vraiment réussi le casting de cette saison 2, tous les nouveaux ont une super voix, j’adore. Et c’est eux qui prennent clairement le dessus dans cette chanson : Val, Maddox et surtout Jet assurent bien la moitié de la chanson à eux trois. C’est un peu dommage car certaines voix du casting d’origine me manquent et que j’aimerais encore plus de Maddox, mais il faut faire avec.

L’avantage de ce retournement de situation qui fait gagner l’équipe jaune (qui a perdu deux épreuves sur quatre, Corbin Bleu a des problèmes en maths ?), c’est que ça nous rapproche Maddox et Jet. Ricky en fait une fois de plus des caisses pour s’assurer que ça arrive, mais Maddox le rembarre un peu. Heureusement pour lui, Ricky peut être un peu consolé dans son inutilité : Gina lui demande son aide pour passer un moment solo avec EJ. Il le fait, le pauvre. J’ai de la peine pour Ricky, mais j’en ai aussi pour Gina et EJ qui s’éloignent de plus en plus. Cette fois-ci, c’est parce qu’EJ est trop ancré dans les traditions du Shallow Lake pour le bien de son couple. Gina, elle, est complètement larguée avec ça. Et le feu d’artifice du campement est en retard aussi pour tenter de les réconcilier – il n’est pas en retard pour Ashlyn, en revanche.

Elle prend clairement conscience qu’elle a des sentiments pour Val (mais d’où ça sort ça encore ?) quand celle-ci lui fait un câlin au début du feu d’artifice. La métaphore est grossière, mais elle m’a fait sourire… Contrairement à la fin d’épisode qui nous laisse sur un cliffhanger quand Ricky a une idée de merde en entendant Jet lui dire que Maddison et Maddox ont rompu l’année précédente durant le bal de promo des vacances. Un bal sans rencard, donc, et un Jet qui culpabilise de la rupture. Allez comprendre. Par contre, la pierre de lune pour que Ricky marche sur la lune avant ses dix-huit ans, c’est cool. J’attends donc désormais le bal du camp, l’anniversaire de Ricky, les développements d’Ashlyn et Kourtney (surtout Kourtney, ça traîne), le retour des acteurs des premières saisons… Cela commence à faire beaucoup – et pas assez pour cet épisode.