Et c’est quoi son excuse aujourd’hui ?

Salut les sériephiles,

Toujours pas de critique, toujours pas d’article avec la suite du top et à peine un article du jour, de 500 mots quand même, faut pas abuser. Cette semaine se termine vraiment en toute petite forme, avec encore moins de choses que les semaines où je vais sur place au travail. C’est que le télétravail s’est bien porté, c’est que la troisième dose de vaccin est passée par-là (avec très peu d’effets secondaires) et c’est qu’on termine ce soir le week-end marathon de Noël.

La bonne nouvelle, c’est qu’il s’est passé quelques petits trucs qui verront naître à terme de nouveaux articles sur le blog. La mauvaise nouvelle, c’est qu’en attendant, ben il ne se passe pas grand-chose ici. On va se concentrer toutefois sur le positif, comme d’habitude : j’ai pu, pendant que je préparais les toasts, blinis et autres réjouissances du réveillon, continuer enfin mon rewatch de The Magicians. Je ne vais certainement pas terminer la série avant le 31, mais au moins, ça avance et je vais pouvoir rédiger un article sur la saison 3. Encore faut-il faire celui sur la saison 2, je sais.

Toujours concernant cette série, j’ai reçu pour Noël en cadeau un joli comics retraçant l’histoire de l’Alice des romans, j’en parlerai donc tout prochainement. Oui, j’ai quasiment fini ma lecture en moins de 24h, mais eh, c’est une bande-dessinée, ça se lit inévitablement vite (quoique, moins que je ne le pensais a priori, et tant mieux).

Du côté des cadeaux, je n’aime pas trop m’étaler sur le sujet, mais j’ai été encore cette année très gâté, et notamment par quelques-uns d’entre vous, alors merci, c’était super plaisant d’avoir des petits paquets à ouvrir le 25 au matin. J’ai pu compléter l’air de rien ma collection de DVDs Orphan Black et j’ai eu pas mal de lecture, de bonnes nouvelles et des heures de divertissement en perspective. Plus qu’à trouver du temps pour ça.

Du temps, qu’est-ce que ça manque sur cette fin décembre ! Aujourd’hui, j’ai percuté que si on était le 26, cela signifiait aussi que la nouvelle année approche. Qui dit nouvelle année, dit nouvel agenda. Je ne vais pas vous mentir : j’ai un peu délaissé celui de 2021 au cours de cette semaine de vacances, petite aversion de le voir à force de noter des choses dedans ce mois-ci… J’espère que ça ne me fera pas cet effet pour 2022.

En plus, en 2022, je vais innover un peu : il est trop tard pour recevoir à temps mes carnets habituels, pris sur Redbubble. Qu’à cela ne tienne, mon agenda 2022 sera un carnet plus basique, sur lequel viendra se poser un sticker. Pour le reste, je vais reprendre mon organisation habituelle je pense, car elle fonctionne bien. J’ai toutefois une centaine de pages en plus, donc j’ai réfléchi une bonne partie de la journée à des pages un peu plus Bullet Journal. J’ai hâte de m’y mettre plus concrètement demain, même si ça signifie aussi que je vais encore prendre du retard sur le blog.

On n’est plus à ça près, et au moins, je rattrape les vlogmas de Ludo pour compenser. Vous voyez ? Il y a toujours du positif. Et il y en a plus cette fois-ci par rapport aux fois où mon excuse pour ne pas avancer les séries est d’avoir été occupé à bosser. Cette fois-ci, j’étais occupé à bouffer et festoyer, mais aussi à préparer des petits trucs qui aideront le blog sur du plus long terme. C’est quand même plus joyeux !

Sur cette note positive, il me reste donc à vous souhaiter à tous une joyeuse nuit… Mais aussi à souhaiter à nouveau un joyeux anniversaire à Morgane. N’hésitez pas à lui souhaiter si vous passez sur Twitter 😉

Sept clichés TV sur… Les courses de Noël

Salut les sériephiles,

Joyeux Noël à tous ! Encore. Désolé pour hier soir, je me suis laissé déborder par l’organisation du réveillon hier, ce qui fait que je n’ai pas pu publier l’article que j’avais prévu et commencé : celui-ci, tout simplement. Voici donc ce que vous auriez dû lire hier :

1.Personne ne fait les courses comme dans How I Met Your Mother
C’est un truc que j’avais déjà relevé dans de précédents articles, il me semble, mais c’est quand même merveilleux le monde des séries où il suffit de changer d’épisode pour que d’un coup tout soit décoré et prêt. Personne ne semble avoir à faire les courses pour de la déco, des cadeaux ou de la bouffe. Et ça, vraiment, c’est un cliché on ne peut plus FAUX. Enfant, j’avais envie de croire que tout ça était simple, mais à la vérité, même en faisant beaucoup de courses en ligne (les joies de la livraison simplifiée en région parisienne), on finit toujours dans les magasins à un moment ou à un autre.

2. Quand on les fait, la liste n’est pas vraiment prête à l’avance, comme dans Fais pas ci, fais pas ça
Autre truc fascinant dans les séries quand il s’agit d’aller faire les courses, les personnages semblent avoir une liste hyper approximative de ce dont ils ont besoin, même pour un repas de réveillon. C’est apparemment une fois dans le magasin qu’il leur vient l’idée de réfléchir à ce dont ils ont besoin… Et là pour le coup, le cliché est tellement FAUX que personne ne peut y croire : déjà en temps normal, on fait une liste pour ne pas passer cinq heures dans le magasin, mais dans le cadre d’un réveillon, tout est anticipé normalement.

3. On peut acheter son cadeau le 24 comme dans Home for Christmas
Autre exception aux magasins dans les séries, si personne n’y fait de courses de Noël, il arrive parfois que l’on suive les personnages en train de faire des emplettes le 24. Mais alors, le 24 uniquement. Bien sûr, dans cette série de Noël, il y a une raison qui pousse l’héroïne à aller faire ses achats si tardivement dans le mois, mais ça n’empêche qu’elle fait ça sans que ça ne semble poser problème. Du coup, je suis partagé : il est VRAI qu’on peut faire ses courses et trouver un cadeau le jour J… mais pour l’avoir fait le 23 cette année, c’est compliqué quand même de trouver son bonheur.

4. Le père Noël est toujours là pour les courses comme dans Zoey’s Extraordinary Christmas
Les rares fois où nous voyons des personnages se déplacer dans un magasin pour Noël, vous pouvez être sûr et certains qu’ils croiseront un père Noël, s’ils ne sont pas eux-mêmes le père Noël d’ailleurs. C’est énervant comme tout parce que si vous avez des enfants, vous devez savoir que le père Noël est loin d’être toujours là : c’est donc FAUX. Oui, il a son stand, c’est sûr, mais comme c’est un job, ben, inévitablement, les magasins ne le paient pas 24h sur 24h. Seulement, peu importe l’heure à laquelle les personnages passeront, eux, ils auront la chance de voir le père Noël. Et de lui parler sans attendre dans la plupart des cas – ou tout l’inverse si c’est ça l’humour de l’épisode. D’ailleurs…

5. Personne n’achète en ligne comme dans Merry Happy Whatever
S’il est un cliché qui restera toujours FAUX, c’est que le peu de fois où on voit des personnages faire des achats de Noël, que ce soit en déco, bouffe ou cadeau, c’est toujours dans les magasins qu’on les retrouve, même si le centre commercial doit être plein et que ça leur prendra la journée. Bon, c’est logique, ce n’est pas bien passionnant de voir des personnages en train de surfer, je pense… mais tout de même ! C’est trop pratique pour ne pas le faire, surtout dans les séries où les personnages vivent dans une grande ville.

6. On a des idées loufoques et des achats compulsifs à l’approche de Noël, comme dans The Simpsons
VRAI, entièrement VRAI ce cliché, on ne peut plus VRAI : plus Noël approche, plus on a des envies d’achat qui ne s’expliquent pas. C’est parfois logique, cela dit : la pub est partout qu’il est difficile de ne pas penser à certains objets et de ne pas avoir de nouveaux besoins. Si je n’ai jamais été aussi radical que Bart dans le tout premier épisode avec son tatouage, il est bien vrai qu’on ne réfléchit parfois pas assez loin quand on est dans les magasins à l’approche de Noël. M’enfin bon, ne regrettons rien, pas aujourd’hui.

7. D’ailleurs, le 24 est extensible à l’infini, comme dans toutes les séries
Cela ne concerne pas que le 24 décembre, mais toutes les journées sur lesquelles les scénaristes se concentrent ont l’incroyable tendance à être interminables. C’est sûrement pour cela que les personnages ont ensuite le temps de trouver tout ce qu’il faut pour le réveillon au beau milieu de la journée du 24 décembre. Dans la réalité, désolé, c’est FAUX : tu vas faire tes courses le 22 décembre et il y a déjà plein de produits en rupture de stock.

Et voilà donc ce que vous auriez dû lire hier soir si j’avais pris un peu moins de temps à préparer mes toasts et blinis dans l’après-midi. Tant pis.

Sept clichés TV sur les cuisines dans les séries

Salut les sériephiles,

On est déjà en fin de mois, c’est donc le dernier soir pour que je puisse vous sortir l’article des clichés de novembre, parce que le reste du mois est déjà blindé par mes petits articles rituels. C’est fou comme ça passe vite – et fou comme je n’avais pas vraiment d’idée pour ce point. La cuisine dans les séries ? Ben oui, écoutez, c’était Thanksgiving cette semaine quand même, et Poluss m’a envoyé un snap qui m’a fait penser à ce sujet, et ce sera à peu près tout. Quels sont donc les clichés dans les séries ?

  1. Si l’on voit une cuisine, quelqu’un y cuisine, comme dans Charmed

Ce premier cliché est assez mathématiques, quand même, mais il se vérifie dans 99% des cas je crois. Le nombre de fois où Piper Halliwell était derrière ses fourneaux, c’est dingue, je crois qu’Holly Marie Combs devait plus de temps dans la cuisine des studios que dans sa propre cuisine. Bon, alors je vous vois venir d’ici : qu’est-ce qu’on est censé faire d’autres dans une cuisine après tout ? Ben, manger, déjà, et ça c’est plus rare, mais aussi, faire la vaisselle, ce qu’on voit super rarement ou du ménage, ça ce n’est jamais. On peut aussi être juste posé, selon la cuisine que l’on a. Bref, je ne sais pas, mais j’ai pas l’impression de faire la cuisine 100% du temps quand je suis dans ma cuisine. Ce cliché va donc être plutôt FAUX, surtout que sérieux, les trois quarts du temps ils ne font que ça, la cuisine. Quand je me fais cuire des pâtes, vous pouvez être sûrs que je suis aussi en train de scroller sur Twitter ou répondre à vos commentaires, hein.

  1. Si un personnage cuisine, alors celui qui entrera prendra le temps d’y goûter, comme dans Brothers & Sisters

Un truc qui m’a toujours fasciné dans cette série, c’est le nombre de fois où un « enfant » Walker de quarante ans débarquait dans la cuisine de Nora et goûtait le plat qui était en train de mijoter. On ne voit pas ça que dans cette série, hein, et limite ça pourrait être un point du Bingo tellement c’est fréquent. Là encore, mais désolé, c’est FAUX, je vais pas aller goûter un plat si la viande n’est pas encore cuite ou que toutes les épices ne sont pas mises ou qu’il est juste 19h et qu’on mangera à 19h45, bordel, ça n’a aucun sens de se spoiler les papilles comme ça. Et aussi, me connaissant, je vais me brûler trop vite si je fais ça.

  1. La cuisine n’est pas un espace sacré et on y fait l’amour, comme dans Grey’s Anatomy

Je sais qu’il n’y a pas d’espace sacré dans cette série et que tout le monde baise 100% du temps libre, mais tout de même, il y a des scènes super bizarres dans les cuisines de Seattle. On touche à l’intime et la vie privée, je vous laisse juge de savoir si c’est VRAI ou FAUX comme cliché, m’enfin quand même, ça ne ferait pas de mal de voir les personnages faire le ménage après ce genre de scènes du coup, parce que… c’est conceptuel, on va dire. Et pas hyper pratique pour le dos, aussi.

  1. Les cuisines sont spacieuses et bien rangées, comme dans Suits

Oups, je contredis un peu cette phrase sur les maux de dos, mais voilà, c’est un autre truc qui me marque dans les séries : les cuisines sont toujours super grandes et parfaitement bien rangées. Et même quand les personnages sont en train de cuisiner, tout est méga clean. Bordel, je coupe une tomate et j’en fous déjà partout (j’exagère totalement, je vous rassure) ; faut qu’on m’explique le secret. C’est FAUX, c’est tout, faut arrêter de nous mentir comme ça.

  1. Le frigo est toujours plein pour se faire des plats improbables, longs et compliqués, comme dans Station 19

Bon, ça, pour ceux qui m’ont connu quand je vivais seul et toujours au même endroit, je vais pas pouvoir dire que c’est un cliché faux, parce que c’est hyper VRAI pour moi, j’ai toujours de la bouffe partout au cas où. En cas de guerre (ou de reconfinement, bordel), vous savez qui venir piller. M’enfin, justement, je vois la complexité de l’organisation que ça demande d’avoir toujours à bouffer et tout ce qu’il faut dans son frigo et les personnages des séries, ils ont toujours tout ce qui leur faut sans faire le moindre effort, genre ça paraît évident et simple ? Et le budget ? L’organisation ? Le rangement des courses ? Au mieux, on les voit faire ça une scène de temps en temps, alors que c’est du quotidien cette affaire. Bref, non, c’est FAUX pour ces personnages, je n’y crois pas. Ce sont des pompiers toujours en alerte et ils font la bouffe pour quinze comme si c’était simple et que ça ne prenait pas deux heures de préparation. Faut qu’on m’explique à quel moment Bobby prépare ses dindes rôties et ses quinze accompagnements de légumes cuits différemment, là. Faire la cuisine pour autant de gens, ça prend du temps, je le sais, je l’ai fait hier et avant-hier et bordel, y a eu une journée où on faisait juste des spaghettis carbo, ben ça prend une heure à deux ou trois quoi. Alors autant vous dire que les recettes hyper complexes qui prennent déjà deux heures à faire en petite quantité, je ne peux pas y croire quand je les vois dans les séries. C’est FAUX.

  1. Les personnages qui vivent ensemble se disputent parce que l’un a fini un aliment dont l’autre avait besoin, comme dans The Rookie

C’est encore un truc magique des séries : le frigo est toujours plein, mais par contre, quand deux personnages vivent ensemble, et surtout si c’est le tout début, alors il manque toujours un truc qui a été bouffé au mauvais moment par l’autre (ou par encore une troisième personne, mais ça c’est autre chose, c’est pour le retournement de situation et souvent l’effet comique absolument pas drôle car déjà vu cinq cent fois). Sérieusement, je ne sais pas si j’ai toujours eu de la chance, mais ça ne m’arrive pas ce genre de trucs. C’est FAUX, vivez avec des gens qui tiennent assez à vous pour prendre en compte vos habitudes et échanger sereinement sur les règles de base d’une cuisine ? Genre, la brique de lait entièrement vide dans le frigo alors qu’il n’y en a pas d’autres dans la cuisine… ça arrive vraiment ? J’ai passé mon enfance à le voir dans les séries, ça a dû me traumatiser assez pour ne pas le reproduire, on va dire.

  1. Quelque chose est en train de cramer dans le four

J’avoue avoir déjà songé à cet article avant et m’être toujours dit que ma conclusion serait que j’aurais mis tant de temps à l’écrire qu’un truc serait en train de cramer dans mon propre four comme dans toutes les séries où les personnages laissent un truc cuire trop longtemps et que ça finit en fumée et départ de feu. Désolé, mais à nouveau, c’est FAUX comme cliché. Statistiquement, OK, on a tous déjà fait cramer de la bouffe pour une raison ou une autre (j’ai réussi à foirer des pâtes une fois, à Londres où ils ont des plaques étranges ??), mais dans les séries, on ne les voit quasiment jamais faire à manger et quasiment toujours faire cramer un truc. Après… Peut-être que ceci explique cela et qu’ils n’ont pas la chance du débutant ?

Quant à moi, je n’ai donc pas encore fait à manger et vu l’heure, ça va finir en pâtes, probablement. Cet article laisse croire que c’est tout ce que je fais à manger, c’est terrible. Je me suis fait mon meilleur burger/frites maison ce midi, et promis, je mange plein de légumes aussi. Après, je suis plutôt de la team vaisselle désormais.

 

Sept clichés TV sur les nouveaux employés (et les bleus)

Salut les sériephiles,

C’est encore une catastrophe du côté des épisodes vus cette semaine, parce que la vie sociale s’en est mêlée pas mal et parce que j’ai passé ce dimanche à dormir, malade toute la nuit comme je sais si bien le faire. Yep, je me suis levé il y a tout juste cinq heures et j’ai de nouveau envie d’aller dormir, donc pas de série aujourd’hui. Si je suis malade, hors de question pour moi de rater l’écriture d’un article tant que je le peux !

Et pour aujourd’hui, je me suis dit qu’il était question d’aborder la question des nouveaux employés, parce qu’il y en a eu plein dans mes séries de cette année et parce que j’ai encore changé d’établissement cette année. Du coup, j’ai quelques avis à donner sur la question.

  1. Le nouveau venu a toujours plein de questions sur le fonctionnement de ses collègues, comme dans NCIS

C’est d’autant plus visible cette saison que la nouvelle venue est déjà une agent du NCIS, mais qu’elle découvre la meilleure équipe de sa boîte et son fonctionnement. Pas la peine d’y aller par quatre chemins, ce cliché est entièrement VRAI – ce n’est donc pas qu’un cliché. Quand on arrive dans un nouvel emploi, il faut tout recommencer à zéro, même quand on ne change pas de boulot : il faut découvrir les personnalités de chacun, poser des questions sur le fonctionnement, etc. Et parfois, ça se fait aussi avec humour : « c’est toujours comme ça par ici ? » quand il se passe une catastrophe imprévue au travail ? Ouais, quasi sûr d’avoir utilisé cette réplique de NCIS dans ma vie aussi.

  1. Il est normal pour un nouvel employé de se laisser harceler comme dans 9-1-1

J’utilise cette série parce que ça m’a particulièrement dérangé sur les deux derniers épisodes, mais c’est loin d’être la seule série à nous expliquer que pour s’intégrer dans une équipe, il faut accepter de faire toutes les taches ingrates en s’écrasant en permanence. Que les nouveaux venus soient des bleus un peu moqués, je peux l’entendre, mais la limite avec le harcèlement, le vrai, est souvent très fine. Et ça m’énerve énormément qu’on nous vende ça comme quelque chose de positif (bordel, mais la fin d’épisode de 9-1-1 cette semaine, c’était n’importe quoi sérieusement), parce que bien sûr que c’est FAUX. Oui, les nouveaux venus sont parfois des volontaires désignés pour des trucs moins funs, mais n’abusons pas non plus, jamais de la vie je me laisse marcher dessus comme beaucoup de nouveaux dans les séries semblent devoir le faire pour s’intégrer.

  1. Un nouveau enchaîne les gaffes comme dans The Rookie

Ouais, voilà, une autre série qui nous montre que le harcèlement, c’est fun – surtout à ses débuts. Et pour le justifier, on nous montre qu’un bleu, par définition, va faire des gaffes à répétition. Si ce cliché a un côté VRAI, les séries posent tout de même le problème que personne ne fait d’effort pour intégrer vraiment les nouveaux et pour leur expliquer le fonctionnement. On ne peut pas attendre de quelqu’un qu’il fasse tout correctement sans rien lui expliquer. Alors forcément, comme littéralement ma formation a consisté à me mettre devant une classe après à peine cinq minutes de conseil, j’ai envie de dire que oui, on fait des gaffes. De là à avoir un flic qui déclenche par erreur et accident son arme de service en pleine réunion, je ne sais pas quand même.

  1. Pour s’intégrer, le nouveau fait toujours plein d’efforts comme dans NCIS Hawai’i.

C’est un cliché VRAI, qu’est-ce que je comprends Kai quand il sort les rames pour s’intégrer dans une équipe qui semble l’accepter mais fait tout pour lui rappeler qu’il est nouveau là. C’est aussi un cliché FAUX si vous avez une personnalité différente de la mienne, j’imagine. De mon côté, je mets un point d’honneur à m’entendre bien avec une bonne partie de mes collègues et à avoir une ambiance de travail sereine et apaisée. C’est important pour faire du bon travail je trouve – surtout que le travail d’équipe est important dans mon job.

  1. Un nouveau doit se faire sa place en sortant les griffes comme dans Suits

C’est un point assez similaire au précédent, mais au-delà des efforts, il faut aussi éviter de se laisser marcher sur les pieds, quitte à sortir les griffes pour remettre en place certaines personnes et rappeler qui on est exactement. Là-dessus, j’ai de la chance d’avoir une hiérarchie bien différente de celles de nombreux emplois, puisque tous les enseignants sont sur un pied d’égalité en vrai (y a des nuances et des contre-exemples, mais bon)… Mais cette chance rend d’autant plus VRAI ce cliché. Non, je ne vais pas aller à telle réunion à ta place juste parce que tu as la flemme de la faire, wesh. Oui, je vais me servir du budget commun moi aussi pour acheter du matériel aux élèves. Oui, je vais te rappeler que je suis là dès notre première réunion en te faisant dire ton prénom parce que je ne sais pas qui tu es. Bref, ce genre de trucs débiles et pas très graves qui peuvent vite te rendre mal à l’aise sur un nouvel emploi. D’accord, je sors les ongles plus que les griffes, mais c’est vrai qu’il faut s’imposer quand on arrive quelque part.

  1. Il faut toujours tester les nouveaux pour voir ce qu’ils valent sous la pression comme dans Grey’s Anatomy

À l’inverse, les séries américaines semblent mettre un point d’honneur à faire en sorte que les nouveaux sortent les griffes en les mettant dans des situations tendues juste pour le fun de voir comment ils s’en sortiront sous la pression. Et de manière bizarre, c’est un truc que j’ai pu constater aussi quand on commence un nouvel emploi, donc c’est plutôt VRAI. Contrairement à d’autres points, ce fut vrai pour mon premier poste, pas tellement pour les suivants (parce que l’habitude était là) ; mais j’ai l’impression que quand on commence un emploi, quel qu’il soit, les employeurs et collègues aiment bien voir comment on s’en sort sans donner tous les bons conseils. Et je ne parle pas que d’être prof, mais aussi de mes jobs d’été. C’est quand même un peu con.

  1. Le nouvel arrivé s’intègre toujours bien vite comme dans toutes les séries

Quatre épisodes. C’est généralement le temps qu’il faut à un nouveau personnage pour s’intégrer à une équipe et être parfaitement accepté par tous sans être vus comme un nouveau. Quatre épisodes, c’est-à-dire un mois. Ben… C’est FAUX. Même en juin l’an dernier, j’étais encore le nouveau de mon établissement (et en plus, je n’y restais pas). Et cette année, ben ça fait déjà un mois et demi et je suis toujours nouveau quoi. Je ne dis pas que je ne suis pas intégré, je crois que ça se passe plutôt bien pour moi, je dis juste que j’ai l’étiquette « nouveau » et qu’elle me restera au moins un an. Et encore, j’ai un job où il y a pas mal de mouvement, mais j’imagine que dans des services de quatre ou cinq personnes où il y a peu de turn-over, on reste le nouveau un bon moment. Quel cliché con !

Et voilà pour ces sept clichés sur les nouveaux employés… il est temps pour moi d’aller essayer de manger quelque chose, ce qui n’est pas gagné – je vais finir mon assiette de ce midi quoi. Bonne soirée !