Dernier dimanche d’août et, comme chaque année, j’ai passé une partie de mes vacances à me dire que j’allais relancer le blog avant de reprendre le travail. Pour une fois, je crois que j’ai tenu ma résolution et que je l’ai même prise un peu trop au sérieux cette semaine : j’ai beeeeaaaaucoup écrit. Profitez-en car dans quelques jours je serai probablement en train de corriger des copies en me demandant où est passé mon temps libre. En attendant, et avant que je mange ma petite pizza de réconfort, voilà donc ce qu’il s’est passé sur le blog :
C’était plutôt une excellente semaine comme je n’en fais plus depuis longtemps : je suis venu à bout de mes rattrapages, enfin !, des saisons entamées pour la… euh beh saison : les critiques de Scrubs (épisodes 6 à 9) et Daredevil Born Again (épisodes 4 à 8) sont donc dispos sur le blog. Grosso modo, je suis prêt pour la rentrée des séries, même si j’ai constaté après que celle-ci n’existait plus tellement. Ensuite, j’ai commencé la saison 8 de The Rookie (épisodes 1 et 2 dispos sur le blog, mais j’ai vu un peu plus), poursuivi tranquillement mon visionnage hebdo de Lanterns et surtout, je me suis empiffré toute la saison 1 de The Good Wife. Bon, allez, il est temps que les vacances se terminent !
Côté blog
Là aussi, on voit que j’ai plein de temps à perdre sur ma dernière semaine de vacances (celle où je n’ai pas beaucoup bossé par rapport aux autres, en fait). J’ai eu envie de reprendre le blog en main et d’écrire plein de choses, l’actualité aidant bien avec Arrivals qui débarque par surprise avant-hier ! Bref, ça vous fait quatre nouveaux articles à découvrir si vous êtes passés à côté :
Vous pensiez que la rentrée allait m’arrêter ? Vous aviez raison MAIS j’ai anticipé un peu et il y aura des articles quand même ! Incroyable, non ? Au programme : je continuerai de poster les critiques de la saison 8 de The Rookie, on parlera un peu de 9-1-1 à l’occasion de sa diffusion française et je posterai même une chronique sur un tout nouveau rewatch (ceux qui ont Twitter doivent déjà savoir de quoi je parle, a priori).
Oui, oui, c’est tout un planning millimétré et ce sera comme ça pendant encore au moins trois semaines – dans l’idée, j’aimerais que cette petite avance me permette de continuer jusqu’en octobre au moins, en parallèle de mes visionnages à la semaine. Je suis un peu fou, je sais, mais regardez, ça tient déjà pour cette semaine, c’est bien, non ? Clairement, je ne suis pas peu fier de moi sur ce coup-là. D’ailleurs, en parlant de coups… RDV jeudi matin si tout va bien 😉
Bonne semaine à tous – et bonne rentrée si vous êtes concernés, malheureux que vous êtes…
« Par pitié, non ». C’est littéralement la première chose que j’ai écrite en apprenant la nouvelle (sur Twitter, bien sûr) et je ne suis visiblement pas le seul à avoir réagi comme ça… Comment passer à côté d’un article alors que je n’arrête pas d’écrire des articles en ce moment, du coup ? De quoi je parle ?
La date de l’annonce est bien choisie : Netflix a attendu le 28 août, et même précisément 8 h 28 aux États-Unis, cinq ans après l’annonce du sauvetage de la série par la plateforme pour rempiler. 28/08 (à l’américaine, ça fait 08/28), 8h28 ? C’est pour le vol 828, bien sûr. Su-per. J’avais oublié ces détails moi, ce n’est pas aussi iconique le vol 815 d’Oceanic Airlines…
Trois ans après la fin de Manifest, Netflix vient donc officiellement de commander Arrivals: A New Manifest Mystery. Rien que le titre donne déjà envie de se pendre – ou d’en rire, je ne sais pas. Je pensais pourtant en avoir terminé avec cet univers : j’avais regardé les quatre saisons, supporté le lifeboat, Angelina, les Appels, des effets spéciaux régulièrement douteux et suffisamment de théories perchées pour plusieurs vies. J’avais même fini par apprécier la conclusion. Pourquoi est-ce qu’on remonterait dans l’avion ?
Ils ont déjà leur logo, putain !
Arrivals, c’est quoi exactement ?
Déjà, ce n’est pas qu’un vague projet évoqué par le créateur Jeff Rake en interview. Arrivals a bien été commandée en série et réunira une bonne partie de l’équipe créative de Manifest. Jeff Rake revient avec Margaret Easley et Laura Putney, anciennes productrices de la série qui deviennent ici co-créatrices et co-showrunneuses.
Pour une série qui veut nous raconter un nouveau mystère, elle ne s’éloigne pas énormément de la piste d’atterrissage. Les premières infos sont vagues, mais juste assez concrètes pour se faire une idée : un avion se pose en catastrophe à Denver et ses passagers en sortent sans savoir qui ils sont, d’où ils viennent ni même pourquoi ils sont là. Une jeune assistante sociale et un agent débutant de la Sécurité intérieure vont les aider tout en essayant d’empêcher une catastrophe susceptible de détruire l’humanité. J’imagine qu’au passage, on aura quelques Appels. Oh bordel.
La différence principale, pour l’instant, tient donc aux personnages : Netflix annonce un nouveau casting et de nouvelles intrigues. Aucun acteur n’a encore été révélé et rien ne dit que Melissa Roxburgh, Josh Dallas ou les autres reprendront leurs rôles – mais enfin, il a été dit clairement que c’était dans le même univers (lequel, du coup ?) alors je ne doute pas qu’on va sortir du chômage certains d’entre eux, même si c’est une série pour un nouveau public. On le connaît le blabla marketing !
Qui sait, ils me donneront peut-être une nouvelle Olive ?
Mais… pourquoi Netflix remet ça ?
Alors là, malheureusement, la réponse est assez évidente. Manifest a pris une dimension complètement différente quand Netflix a récupéré ses premières saisons après son annulation par NBC. Depuis début 2023, les quatre saisons cumulent plus de 130 millions de vues sur la plateforme et la quatrième saison a passé neuf semaines dans le Top 10 mondial des séries anglophones, tout en atteignant la première place dans plus de 90 pays. À mon échelle, j’ai constaté plus d’une fois que nous étions nombreux à suivre les Appels : les articles sur la série sont encore beaucoup consultés cette année.
Je sais, c’est choquant, j’en dis trop de bien et de mal à la fois. C’est ça, le kiff du hate watch.
Les ingrédients de la série-mère étaient efficaces : le mystère, les cliffhangers, le drama soapesque, tout y était… Sauf le jeu d’acteurs ? Sauf l’écriture de certaines répliques ? Ouais, sûrement. Mais pour autant, quand on m’annonce ça, je sais aussi que je ne vais pas passer mon tour parce que… ben, le mystère, bordel. Une série qui fait faire des théories, ça manque un peu dernièrement. Certes, les réponses étaient parfois sacrément alambiquées et à mourir de rire, mais JUSTEMENT. Manifest est l’une des dernières séries à m’avoir fourni autant de bons délires et fous rire involontaires – qu’est-ce qu’on a pu la critiquer dans notre podcast 42 minutes séries (eh, on a même un épisode spécial rien que pour la série !).
Après, l’épisode final était très bon et concluait tout comme il faut. C’est probablement pour ça que Arrivals m’inquiète davantage qu’elle ne m’enthousiasme pour l’instant. Je n’avais pas besoin d’une suite et encore moins d’un nouveau mystère construit pour durer des années. En revanche, repartir avec de nouveaux personnages permet au moins d’éviter de défaire la conclusion de Manifest, et le nouveau concept n’est pas exactement le même que celui du vol 828. Il y a donc peut-être moyen de me surprendre… et définitivement moyen de m’accrocher.
Bref, de toute manière, on ne sait rien pour l’instant ! Arrivals: A New Manifest Mystery n’a ni casting annoncé ni date de diffusion, ce qui me laisse largement le temps de répéter que ça va être nul… Et puis, comme d’habitude, je lancerai le premier épisode pour voir ce que ça donne.
Comment ça se terminait déjà, Manifest ? Bim bam boum Angelina, et hop :
Image à la une : Capture d’écran d’un épisode de la saison 3 de Manifest — Warner Bros. Television / Universal Television / Compari Entertainment / Jeff Rake Productions.
En ce début de semaine, j’ai vu une éclipse incroyable (à ça d’en faire un article, j’adore les éclipses) et deux films qui me donnent envie d’écrire un article ce soir parce que j’ai vraiment accroché. Ils n’étaient pas parfaits, et même, ils étaient bourrés de défauts, mais j’ai eu l’impression qu’ils apportaient ENFIN ce que j’attends désespérément de mes séries : des histoires de fin du monde réussies, de la survie à échelle familiale et humaine, des personnages qui parviennent à être attachants même s’ils cumulent à peu près tous les défauts stéréotypés de leur tranche d’âge. Magique, non ?
À défaut de l’avoir dans les séries, je l’ai dans des films. Su-per.
L’un vient tout juste de sortir au cinéma, l’autre est disponible sur Netflix depuis quelques jours. Et l’un comme l’autre arrivent dans une période où, Spider-Man mis à part (promis, je ferai un article dessus à un moment), c’est un peu la diète côté cinéma pour moi.
The End of Oak Street
J’y suis allé parce qu’Anne Hathaway est géniale en ce moment et parce que j’avais vu passer les noms de J.J. Abrams et Michael Giacchino sur le projet. Ce que je n’avais pas forcément retenu, en revanche, c’est qu’il s’agit du nouveau film de David Robert Mitchell, le réalisateur d’It Follows (que j’ai adoré) qui n’avait plus sorti de long-métrage depuis huit ans. J.J. Abrams est ici producteur et Michael Giacchino signe la musique, comme d’hab.
Franchement, le film est un gros mélange de concepts déjà vus ailleurs : on a un quartier américain des années 80 (la mode Stranger Things a encore de beaux jours devant elle, apparemment) qui se retrouve envoyé à l’époque des dinosaures à la suite de quelques éruptions solaires, et on suit une famille typiquement américaine qui tente de survivre au désastre.
Ce n’est pas exactement le film qui va révolutionner la science-fiction, donc. Mais est-ce que j’avais besoin qu’il le fasse ? Pas vraiment.
Si le film ne tient pas franchement debout du côté temporel de la chose, et que cette fin est assez navrante en ce qui me concerne, j’ai vraiment passé un super moment de cinéma. On se marre bien, il y a du drama, quelques twists, de l’adrénaline face aux dinosaures et juste ce qu’il faut d’émotion. Surtout, le film n’oublie jamais que derrière son concept complètement perché, ce qui nous intéresse vraiment, c’est cette famille qui essaie tant bien que mal de ne pas mourir et, éventuellement, de continuer à se supporter.
C’est tout bête, mais ça fonctionne sur moi.
Non, vraiment, je suis sorti de là en me disant que j’avais enfin vu un bon film étatsuniens de science-fiction bien comme on les aime. Enfin, comme je les aime, peut-être ? Un gros concept, une famille dysfonctionnelle qui s’unit malgré tout, un monde qui part en cacahuète et des personnages obligés de se débrouiller avec. Je dirais même plus : des persos parfois complètement idiots. Sérieusement, et attention, petits spoilers : la recherche de Starbuck au milieu du film ou l’énorme incohérence à la fin, c’est pour m’achever ?
Et pourtant, ça ne m’a même pas empêché d’aimer le film. C’est peut-être ça, finalement, que je recherche en ce moment : pas forcément quelque chose de parfaitement écrit ou de totalement crédible, mais un concept suffisamment efficace pour que j’accepte de jouer le jeu et de me laisser embarquer. Pourquoi les séries ne le font plus ? Pourquoi est-ce qu’on manque cruellement de films qui le font ?
The Last House
Le second film dont je souhaite parler dans cet article, c’est The Last House, sur Netflix (Le Dernier refuge en VF). Je l’ai lancé sans savoir à quoi m’attendre du tout. J’étais même complètement à la ramasse : je pensais, probablement à cause de l’affiche aperçue uniquement en miniature, qu’il s’agissait d’un film d’horreur coréen.
Si je suppose qu’il y a ce qu’il faut pour faire peur à certains d’entre vous, c’est finalement surtout un film de science-fiction assez mignon et pas du tout coréen. Le film est réalisé par Louis Leterrier, réalisateur français auquel on doit notamment Insaisissables ou Fast X, mais aussi plusieurs épisodes de Lupin. Bref, que des trucs que je n’ai pas vu.
Ce qui est amusant, c’est qu’il expliquait justement avoir été attiré ici par quelque chose de beaucoup plus intime que ses habituels gros films d’action : une famille ordinaire confrontée à une situation complètement extraordinaire. Et c’est précisément ce qui m’a plu dans les deux films de cet article.
On suit ici une famille (le papa, la maman, le fils, la fille, toujours, c’est le schéma classique quoi) qui vit dans un quartier typiquement étatsuniens, décidément, et qui se retrouve un beau jour complètement enfermée chez elle. Impossible d’ouvrir les portes ou les fenêtres, impossible de sortir. Là où le début m’a immédiatement fait penser à The End of Oak Street, la direction prise est finalement l’exact inverse : dans un film, le quartier tout entier est projeté ailleurs ; dans l’autre, la famille ne peut justement plus quitter sa maison.
Eh, ça m’a fait regretter l’époque du confinement. Enfin, l’époque où on faisait taire son stress en regardant trois films par jour et en vivant d’amour et d’eau fraîche, en ce qui me concerne. Pas sûr que ce soit exactement le souvenir collectif de 2020.
S’il y a quelques longueurs, j’ai beaucoup accroché à la manière dont la famille apprend à survivre. C’est même ça qui m’a le plus intéressé dans le film : voir comment le quotidien se réorganise, comment les ressources diminuent, comment chacun trouve une place dans cette nouvelle vie et comment une situation complètement absurde finit presque par devenir normale.
Les personnages sont attachants, ils ont bien trop de chance pour que tout soit crédible et ils survivent encore et encore à des situations ou une temporalité qui auraient probablement réglé leur sort depuis longtemps dans la vraie vie. Mais là encore : peu importe. On se marre bien des petites références (le spot anti-piratage du DVD !), on tremble un peu pour eux, on ne comprend pas ce qu’il se passe et on découvre les règles au fur et à mesure.
Le début est sûrement trop long pour que le film fonctionne parfaitement, mais c’est justement pendant cette partie que je me suis dit que j’aurais adoré que The Last House soit une série. Franchement, il y aurait de quoi faire en suivant deux ou trois maisons du quartier, chacune avec ses propres méthodes de survie, ses tensions et ses découvertes. Le concept s’étend en plus facilement sur une très longue période de temps, alors forcément, mon cerveau de sériephile s’est mis à imaginer tout ce qu’on aurait pu en tirer sur dix épisodes ou même, soyons fous, 22 parce que ça me manque (pas du tout en boucle sur les mêmes idées dans tous ses articles, le type).
Je ne vais pas spoiler la fin ici, mais sans le côté increvable des personnages, je pense que le film aurait même pu être un coup de cœur, ne serait-ce que parce qu’il apporte enfin une idée un peu nouvelle dans son postulat de départ.
C’est basique à souhait et le film ne creuse pas forcément tous ses concepts ni toute sa mythologie, mais ça m’a vraiment plu. Y a même les petits moments émotions nécessaires. D’ailleurs, s’ils font un jour une suite, je suis très curieux de voir ce que ça pourrait donner.
On reste forcément beaucoup à la surface de l’univers parce que ce n’est jamais qu’un film de moins de deux heures, mais j’ai retrouvé quelque chose que j’aimais beaucoup dans les premières années de Netflix : cette impression qu’ils pouvaient proposer un film original avec un concept improbable et nous embarquer au passage.
Quant au message du film… Là encore, c’est très basique. Mais je n’avais pas besoin de plus compliqué. Cela m’a rappelé, et attention, ça va sortir de nulle part, ce qu’ils avaient fait avec Okja il y a presque dix ans déjà. Pas dans le concept, évidemment, mais dans cette manière de partir d’une idée de science-fiction assez énorme pour finalement revenir vers quelque chose de très simple et très humain.
Maintenant, redonnez-moi des séries comme ça !
Finalement, je crois que c’est surtout pour ça que ces deux films m’ont donné envie d’écrire cet article. Ils ont leurs défauts. Beaucoup, même. Ils sont parfois prévisibles, leurs personnages prennent des décisions débiles, leur mythologie mériterait d’être davantage creusée et leur scénario réclame régulièrement qu’on ferme gentiment les yeux sur la vraisemblance, mais je m’en fiche un peu.
Parce qu’ils m’ont rappelé à quel point j’aime ce type d’histoires : un petit groupe de personnages, si possible une famille dysfonctionnelle, fait face à une catastrophe qui provoque la fin de leur monde en enchaînant des décisions plus ou moins idiotes. Fear the Walking Dead, par exemple et pour n’en citer qu’une,ne commence pas autrement, en fait.
Pourquoi est-ce que je trouve ça dans deux films sortis à cinq jours d’intervalle et presque plus jamais dans mes séries ? Bref, je vous conseille vraiment ces deux films et j’espère qu’ils rencontreront assez de succès pour que quelques producteurs de télévision se disent qu’il est peut-être temps de secouer un peu la fourmilière des reboots ou revivals improbableset des teen dramas écrits pour les adultes. On en est là en 2026, non ?
Je veux à nouveau des séries de science-fiction perchées sur de la survie familiale et dysfonctionnelle comme ça.
PS : si vous aimez ce genre d’histoires de survie en pleine fin du monde mais que vous n’êtes pas trop films, je vous recommande aussi, tant que j’y suis, la lecture d’Aurora de David Koepp. Oui, oui, le scénariste derrière Jurassic Park, parfaitement.
Vous y trouverez ce même sentiment de regarder un bon gros film typique des années 2000, mais écrit avec un peu plus de modernité ; les mêmes défauts, avec des éléments pas toujours très crédibles s’appuyant pourtant sur de bonnes idées de départ ; et surtout cette même idée d’une survie dans un quartier qui n’a absolument rien demandé à personne.
L’histoire ? Des éruptions solaires, décidément, qui privent la Terre de presque toute son électricité. Je l’ai dévoré bien rapidement à la sortie de Cold Storage (autre très bon film original écrit par David Koepp, mais ça a moins à voir avec le genre de films dont je parle ce soir). Manifestement, j’ai un truc qui m’attire et qui me manque. Faut dire que la série la plus récente dans ce genre-là que j’ai dû regarder était un vrai naufrage, je crois… Oui, bien sûr que je vous parle de Manifestet peut-être que vous comprenez mieux pourquoi je suis allé au bout de celle-ci, du coup.
Je pensais vraiment qu’ils allaient foirer la fin… et finalement, ce n’est pas le cas ! C’est simple, mais efficace : la fin n’est pas exceptionnelle, elle n’est pas belle à regarder quand il est question des effets spéciaux, mais elle était suffisamment forte pour foutre quelques frissons et rentabiliser d’y avoir passé presque tout le week-end. Content d’avoir le fin mot de l’histoire, en tout cas !
J’ai beau critiquer la série, j’arrive enfin au bout et je préfère voir ce dernier épisode un dimanche à 20h plutôt que de manger. Elle a donc ses réussites, j’imagine.
L’épisode reprend à King Moutain au petit matin, avec le réveil de tous les passagers du vol 828 qui ont l’impression d’étouffer au réveil. Ah. C’est une date d’expiration… mais ils respirent encore tous. Eden cherche bien sûr son frère, mais elle a toujours TJ pour s’occuper d’elle. Olive rassure son père : elle affirme qu’elle sent toujours Cal, même s’il n’est plus là. Il est toujours là.
Si tout le monde espérait que c’était fini avec Cal se prenant pour un spotlight au milieu de la nuit, ce n’est évidemment pas le cas : ce n’était en fait que le début. En fait, il y a toujours des secousses et en jouant avec Eden dans les bois, Olive et TJ découvrent une inscription sur une souche de bois juste en face de l’inscription d’enfance de Michaela et Ben qui est… l’inscription de la carte Monde. Malheureusement, celle-ci est dégradée par la promo de 1999 d’allez savoir qui.
Par chance, ils ont peut-être une photo de l’inscription d’origine dans les photos prises par la mère de Ben et Michaela à l’époque. Je l’avais dit que ce serait important cette info pour Olive. Elle peut donc embarquer pour une dernière chasse au trésor, malgré l’avis de Ben.
Michaela affirme que c’est une bonne chose qu’Olive souhaite partir : les dates d’expiration, ce n’est pas beau à voir pour un enfant. Elle pourrait donc emmener Eden avec elle. Jared se propose de l’accompagner pour la sécurité… mais pas TJ ? Qu’est-ce qui empêchait TJ de suivre sa copine sur place, sérieusement ?
Drea suit aussi le groupe, bien sûr, même s’ils décident de se mettre en danger en retournant chez les Stone où Angelina est censée crécher. M’enfin, écoutez, apparemment elle est plus en sécurité avec une psychopathe que sur une faille volcanique. Je pense que le débat se tient – mais qu’Angelina est mille fois plus dangereuse qu’un volcan.
Une fois que tout le monde est parti, Ben parle de son réveil difficile avec une crise de panique… ce qui leur permet de tous se rendre compte qu’en fait, c’est la manière dont ils devaient mourir : manquant d’oxygène à bord d’un avion. Oups. Ils sont ensuite rejoints par TOUS les passagers de l’avion, à l’exception d’Angelina et ses acolytes de secte. Même les plus gros cons sont pourtant là.
Il y a une explication logique cependant ! De son côté, Angelina emmène tout son groupe à un magasin de souvenirs. Je n’ai pas bien compris pourquoi, mais une chose est sûre : ils ne sont pas malins. Ils abandonnent leur van, permettant à Eagan et Adrian de le trafiquer pour les empêcher de partir. Le but est de gagner du temps, comme Eagan l’explique ensuite à Ben. Ouais, Ben et Adrian se pointent à King Moutain, sans la moindre hésitation. Je vous avais dit que les plus gros cons étaient de la partie !
Les retrouvailles de tous les passagers permettent de conclure encore quelques intrigues supplémentaires, avec les couples (LGBT principalement ?) qui ont eu un happy end, des remerciements dans tous les coins et des moments de retrouvailles sympathiques.
La nuit tombe vite et mène à la fin de cette date d’expiration bien plus vite que je ne le pensais. Il reste quand même trois quarts d’heure quand la nuit tombe et que Ben se retrouve à faire son dernier (j’espère !) grand discours pour expliquer que eh, ils vont vivre une journée qui va les changer et qu’ils ont tous suivis le signal de Cal pour une raison.
Jared et Drea, enceinte jusqu’au cou je rappelle, se rendent donc chez les Stone où… Angelina n’est plus. Cela tombe bien, dis donc. Après une scène où Drea aide Jared à vérifier qu’Angelina n’est pas dans la maison, flingue en main, Jared s’inquiète de… la voir monter les escaliers. Il l’installe donc devant la télévision, parce que quand même, elle est en danger, non ? Jusqu’au bout ils m’auront fait rire comme ça !
Elle a évidemment les premières contractions dans cet épisode, parce qu’il faudra qu’elle accouche avant la fin. Cela arrive pile à temps niveau timing : la faille volcanique vient de s’ouvrir à côté de là où elle est, comme un peu partout dans le monde, ce qu’elle a eu le temps de voir à la télévision. Avant les premières contractions, il reste aussi le dernier mystère à démêler. Cependant, ça ne servira finalement à rien car Olive ne parviendra pas à contacter Ben pour lui en dire le contenu.
La dernière énigme ? Olive, Jared et Drea parviennent à trouver une photo de l’inscription sur le bout de bois dans la forêt – souche d’arbre qui est là depuis 1990 sans que personne ne s’en occupe. En vrai, tout le délire d’Al-Zuras restera un mystère pour la série, l’événement métaphysique qui ne s’expliquera pas parce qu’il faut bien des « c’est comme ça, ta gueule » de temps en temps. Pardon, je m’embrouille !
L’inscription sur la souche ? « Le pardon allège le cœur », mouais, pas très subtil pour faire passer le message de la série. Il est aussi écrit « PIXLAZ ». Olive parvient assez vite à le déchiffrer et non, il n’est pas question de Pix, cette plateforme évaluant le niveau numérique de tous les élèves français. Non, non, non : c’est en fait un chiffre latin et entre deux contractions, Drea peut aider Olive (spécialiste de la mythologie qui ne connaît pas… les chiffres ???) à le déchiffrer.
Cela mène Olive à la page cinquante du bouquin d’Al-Zuras que l’on n’avait plus vu depuis des lustres ; page à laquelle on voit Olive portée par Ben devant les flammes. Et comme il faut qu’il soit question de pardon, Olive semble soudainement comprendre quelque chose de très important : elle a toutes les réponses d’un coup et on aimerait bien comprendre comment. Elle devine donc que Ben doit pardonner à Angelina. SOIT. Mais… Comment en arrive-t-elle à cette conclusion franchement ? Une fois de plus, ce sera une supposition qui sera la bonne et puis cherchez pas plus loin !
Quant à pardonner Angelina, ils ne rendent pas la situation facile franchement, même pour nous – même pour moi qui déteste une partie de la série. Est-ce qu’on a vraiment envie de pardonner Angelina quand elle est la pire connasse du monde depuis qu’on la connaît ? C’est donc ça le message de la série ? Donner sa seconde chance à tous et pardonner quoiqu’il arrive car ça allège le cœur ? Ma foi.
En parallèle, bien sûr, Drea est aussi en train d’accoucher. C’est donc à Jared et Olive de faire en sorte qu’elle puisse accoucher, malgré la fin du monde. Ben oui, amazing tout ça ! Olive abandonne cependant Jared à l’accouchement pour s’occuper d’Eden à la place, hein… M’enfin, gardez l’espoir, c’est la fin du monde, c’est le début d’un nouveau monde pour Hope.
Du côté de King Moutain, les passagers s’apprêtent à présent à vivre le jugement dernier : sont-ils suffisamment bons pour que l’humanité survive ? Ou leurs actions sont-elles trop problématiques pour ça ? Difficile à dire, mais c’est tout le but de la saison que de mener à ce canot de sauvetage du jugement dernier. Ce qui est sûr, c’est que l’avion 828 surgit soudainement du sol et de la lave pour que les passagers puissent monter à nouveau dedans. Dur de ne pas souffler fort. J’ai commencé à voir vers quoi on se dirigeait et, sans mentir, c’était plutôt évident que ça finirait comme ça.
En attendant, la lave est très moche. Ils auraient pu trouver une meilleure manière de faire revenir l’avion s’ils n’avaient plus le budget pour sérieusement. Ben et Michaela comprennent vite que cet avion sera leur balance du jugement dernier et ils invitent tous les passagers à remonter dans l’avion.
Ils sont étrangement d’accord pour le faire, malgré quelques doutes. Ce doit être l’embarquement le plus long du monde – un monde qui, d’ailleurs, est dans la merde parce qu’il y a des volcans en éruption qui se réveille sous les plus grandes villes du monde. La merde, c’est aussi la situation des passagers du vol 828 : Angelina débarque avec un flingue, forcément. Elle insiste pour que seuls ses huit élus puissent monter dans l’arche.
Ce n’est pas si simple pourtant, surtout que c’est Cal qui a rapporté l’avion, pour tout le monde, clairement. Un orage se réveille au même moment, et on voit les personnages tous monter dans l’avion malgré le fusil. Dans la panique, Ben propose même à Angelina de monter dans l’avion, hein, en lui tendant la main et tout. Pourtant, cette connasse d’Angelina n’est toujours pas motivée à l’idée de faire équipe avec Ben, même quand l’ensemble de ses acolytes finit par accepter de le suivre lui plutôt qu’elle.
Elle se retrouve avec un flingue face à Ben qui n’ose plus tellement lui proposer d’embarquer avec lui. On sait pourtant à présent que c’est ce qu’il doit faire absolument. Une énième secousse volcanique au timing parfait fait qu’Angelina perd l’équilibre et tire sur Saanvi. Celle-ci est ainsi blessée au bras, mais elle survit tout de même. Cela énerve tout de même Ben suffisamment pour qu’il envisage de s’en prendre vraiment à Angelina.
Ben se rapproche donc d’Angelina pour la tuer, mais il l’écoute tout de même, même quand elle lui explique qu’elle ne voulait pas tuer Grace. C’est suffisant pour que Ben se décide à porter Angelina et ses immondes ballerines jusqu’à l’avion. C’est là le message de la série : le pardon est plus important que la rancœur. Tout de même ! Je ne sais pas si Angelina mérite tout à fait le pardon à ce stade de la série. Ben est un personnage au grand cœur, on va dire. C’est la version gentille de ce que je pense vraiment.
BREF. Tout le monde est à présent assis dans l’avion, y compris le copilote devenu pilote et demandant à Michaela d’être sa co-pilote. Paf, la piste de décollage apparaît devant eux et paf, voilà les moteurs qui démarrent. Les réflexes ont la vie dure : l’hôtesse de l’air propose aussitôt à tous les passagers d’attacher les ceintures et… l’avion décolle au-dessus et loin du volcan.
Pour aller où ? C’est un mystère qui reste à élucider, tout de même. Une fois l’avion en vol, les passagers peuvent en tout cas voir que le monde se détruit petit à petit avec des volcans en éruption absolument partout – sous l’eau comme Gupta les traquait, mais aussi sous terre. Cela dit, ce qu’il se passe à l’extérieur n’est que le cadet de leurs soucis quand soudainement, la peau de Paul se met à craqueler et qu’il… explose ? Pardon ?
Je sais, je sais : c’est un connard fini, mais sur la toute fin, il a accepté de monter dans l’avion en trahissant Angelina. C’est un peu violent de le tuer comme ça. En plus, Ben et Michaela essaient de rassurer tout le monde, mais ce n’est pas si évident quand des passagers se mettent à voir des craquelures un peu partout et des explosions. Ainsi, Autumn peut mourir à son tour, explosant devant Angelina, lui reprochant de ne pas l’avoir sauvée comme promis.
Adrian semble alors sur le point de mourir à son tour… Et ça c’est abusé. Il a fait du bien autour de lui dernièrement, non ? C’est ce que semble penser Eagan aussi. Il décide donc de demander à Dieu de laisser tomber Adrian et de le prendre lui à la place. Eagan sait bien qu’il est égoïste et qu’il mérite une mort atroce… mais Adrian lui fait remarquer qu’on n’est pas égoïste quand on demande à sauver la vie d’un autre. Et bim, voilà Eagan sauvé à son tour. Tu parles d’un jugement dernier !
Ben se rend compte que Saanvi aussi se craquelle peu à peu. Elle est prête à mourir, parce qu’elle sait qu’elle a retirer une vie et fait tout un tas de merde en quatre saisons. Par contre, sauver Eagan mais pas Saanvi ? Ce serait impossible. Elle survit donc. Est-ce parce qu’elle le mérite ou parce qu’elle s’est pardonnée ? Pour moi, c’est clair : le pardon allège les cœurs, ça veut dire qu’il suffit d’avoir le pardon pour ne pas mourir. C’est ce qu’il se passe pour Adrian, pardonné par Eagan au point que celui-ci soit prêt à mourir ; pour Eagan, pardonné par Adrian (était-ce vraiment à lui de le pardonner ? Il y a débat) et pour Saanvi, largement pardonnée par Ben depuis un moment. Qu’est devenue la fille de la major, hein ?
Angelina ne comprend pas à temps qu’elle a besoin de pardon, cela dit. Certes, Angelina demande l’aide de Ben, mais c’est bien trop tard ! Ainsi, elle finit tout de même par exploser dans ce qui semble être une atroce souffrance. Et honnêtement… Bien fait ? Je sais, il faut la pardonner… m’enfin, Ben l’a fait pour nous, ça me suffit bien. Peut-être que la série aurait pu faire passer son message encore plus fortement en la sauvant, maintenant, c’est bien aussi de montrer que certaines rédemptions sont impossibles. Jusqu’au bout, Angelina était donc persuadée d’avoir raison. Et c’est donc au beau milieu d’un avion que ça fait bim, bam, boum (pardon, c’était trop tentant !).
Finalement, onze passagers (seulement ? Ca a paru bien plus !) explosent donc à bord de l’avion, tandis que tous les autres survivent car ils ont été assez malins pour suivre les Appels et sauver le LIFEBOAT.
On notera qu’Angelina est une telle connasse qu’elle semble encore revenir hanter les passagers ensuite quand une ombre surgit de l’endroit où elle était pour venir s’attaquer au passager. C’est très clairement sous la forme de l’ange de la Mort qu’elle revient : la faucheuse débarque donc au milieu de l’avion. J’avoue ne pas très bien comprendre pourquoi : le jugement dernier a été fait avec les explosions des gens, non ?
Pour se battre contre la Mort elle-même, Michaela et Ben essaient de faire le résumé du bien fait par tous les passagers, espérant que ça puisse être assez. Ils chassent ainsi l’ombre qui finit par disparaître. Oui, oui, c’était aussi simple que « regardez machin a fait le bien et bidule a sauvé truc ». C’est à retenir pour le jour où on sera confronté à la Mort, car c’est comme ça qu’elle peut disparaître. Dès que c’est le cas, Leo (c’est son nom pas vrai ?) peut faire une petite blague sur le fait qu’il était sur le point de se pisser dessus, puis le silence retombe. Et voilà comment le monde a pu être sauvé. Si simplement que ça ? En hurlant au hasard quelques bonnes actions ?
Cool. Cela semble simple. Le pilote appelle alors Michaela dans le cockpit pour qu’elle puisse l’aider à prendre une décision. Il voit en effet la lumière bleue qui les pourchassait cinq ans plus tôt, et il décide… de la pourchasser à son tour. Wow. Il est temps pour l’avion de foncer dans la jolie lumière blanche de la conscience divine. Que se serait-il passé si elle avait fait un choix différent ? Auraient-ils pu rentrer chez eux, dans ce monde-là ? On ne saura pas exactement.
L’avion ne semble plus du tout bouger, entouré d’une jolie lumière blanche. Plus besoin de pilote dans ce cas. Bon, le monde est sauvé, c’est top… mais et ensuite, que faire ? Eh bien, avoir assez confiance pour sortir de l’avion et sauter dans la lumière blanche apparemment. Oula. Oui, que faire alors ? Eh bien, subir de très moches effets spéciaux, avec les passagers de l’avion sortant dans la lumière blanche pour voir ce qu’il se passe. Je pensais sincèrement que c’était là que la série allait nous montrer les personnages en profiter pour redonner les Appels, un à un. Cela aurait pu être sympa de boucler la série avec quelques flashbacks. Finalement, comme pour Al-Zuras, il restera un mystère de ce côté-là.
Bon, les passagers marchent en tout cas jusqu’à une porte qui s’ouvre devant eux et les amène… à l’aéroport. Oui. Ils reviennent dans leur passé, avant que l’avion ne disparaisse, comme s’il n’avait jamais disparu.
Grace est plus magnifique que jamais quand elle fait un geste de main à Ben et Michaela. Franchement, ça m’a fait sourire de la revoir et la série a réussi à provoquer les émotions qu’elle voulait, petits frissons et tout. Je veux dire, Michaela peut se précipiter vers sa mère et pleurer toutes les larmes de son corps sans qu’elle ne sache pourquoi. Grace aussi a beaucoup de chance d’avoir le câlin de Ben. Youpi.
Il n’empêche que Cal n’est pas là… mais il finit par rejoindre sa famille en courant lui aussi. Ah, c’est donc là que l’argent des effets spéciaux est passé ?? On a un joli plan zoomé sur la tête de Cal enfant. Bon. Même ça, on sent les effets spéciaux. C’était chouette de pouvoir le retrouver enfant, c’est top de savoir qu’il aura son enfance et qu’il sera forcément sauvé de sa maladie par Saanvi, mais tout de même, les effets spéciaux sont trop visibles.
Bethany appelle alors Ben et Michaela pour… eh bien, juste leur faire signe, ma foi. Tu parles d’un vol ! L’hallucination est collective. Cal ne se souvient pas de tout ce qu’il s’est passé, en revanche : il obtient son enfance en cadeau – ce n’était pas un sacrifice. Et ainsi, Olive aura son jumeau pour vieillir heureuse. Les voilà donc le 7 avril 2013. C’est chaud quand même, tout ça pour ça ?
Saanvi a peut-être changé, mais elle a quand même une blessure par balle mystérieuse. Bon courage pour faire soigner ça aux USA sans être arrêtée ? Evidemment, à l’exception des onze explosés dans le jugement dernier, même ceux qui étaient morts ressortent finalement du sas de l’aéroport. On ne revoit pas le pilote, mais j’imagine que lui aussi. Bon, ça va être dur d’expliquer à toute leur famille ce qu’il s’est passé quand même. Et heureusement que Saanvi et Ben ont fait le choix de ne pas rester en couple, hein.
L’avantage de cette fin, c’est que c’est un happy end facile : les gens morts en cours de route sont de nouveau en vie ; Charlie est de nouveau un bébé, les retrouvailles sont belles. C’est un LOST en plus simple et plus joyeux encore. Eagan peut même appeler ses parents pour tenter de se faire pardonner (bon, il se fait raccrocher au nez hein). Toutes les intrigues de la série sont ainsi résolues.
Il y a tout de même onze personnes qui disparaissent dans ce vol, hein, donc on a une petite fin ouverte du côté de Vance qui a tout oublié et est chargé de mener l’enquête… M’enfin, son enquête ne mènera probablement nulle part ? En vrai, il interrogera forcément les passagers et il y en aura bien un qui craquera sous la pression, non ? Mystère. C’est peut-être une porte ouverte pour permettre un spin-off (au secours, pitié, non).
Sinon, les scénaristes se sont acharnés à trouver un happy end pour tous les personnages, malgré quelques difficultés, du genre Cal qui récupère sa maladie. Bon, Saanvi peut le soigner. TJ, lui, perd Olive. Il retrouve la petite fille et… tombe aussitôt après sous le charme de Violet. Ah ben super. Il était vraiment amoureux d’Olive, ça se voit. C’est un peu brouillon tout de même.
Comme on se retrouve de nouveau en 2013, il faut aussi gérer l’intrigue Michaela/Jared, parce qu’elle devait le retrouver pour lui dire si elle acceptait ou non de rester fiancée avec lui. Et contre toute attente, Jared a conscience qu’il a fait sa demande en mariage à Michaela au mauvais moment. C’est beau comme tout… mais c’est foireux tout de même, car ce n’est pas ce qu’on pensait savoir du personnage jusque-là. Michaela explique donc à Jared qu’ils ne veulent pas les mêmes choses et qu’elle en a pris conscience. Se marier n’est donc pas une bonne idée, ni maintenant, ni jamais. Elle lui explique même qu’il doit avoir Espoir. BEN OUI, pas « garder espoir », mais « avoir espoir ». Il doit avoir sa petite fille, merde. Vous avez compris le jeu de mots ?
Putain, ils nous boucleraient quatre saisons de triangle romantique en laissant Michaela seule ? C’est une bonne chose, car il fallait vraiment que Jared et Michaela ne finissent pas ensemble ; et c’est bien qu’elle en prenne conscience dans cette saison 4. Cependant, elle a droit à son happy end comme tout le monde. Quand Ben lui parle du taxi qu’ils vont prendre, Michaela comprend quelque chose de très important. Elle peut ainsi courir dans l’aéroport et aider les scénaristes à boucler quelques autres intrigues. Par exemple, Saanvi finit bien avec sa copine. Quatre ans à nous la faire errer dans son amour pour Ben pour qu’elle puisse avoir un happy end avec sa copine qu’on ne connaît quasiment pas, bien joué !
Michaela parle au téléphone à la femme de Bethany et croise d’autres passagers sur son chemin, sans jamais s’arrêter. Elle a pris une décision radicale : se rendre au plus vite vers les taxis de l’aéroport pour y retrouver… Zeke ! Plus tôt dans la saison, il avait affirmé qu’il était à l’aéroport. Quel beau timing, à croire que tout était préparé pour un happy end, dis donc.
Elle annonce ainsi que Zeke est son mari à un passager qui allait prendre le taxi et voilà comment elle s’introduit dans la voiture de Zeke. Oh. C’était bien vu d’introduire cette idée toute naze et d’en plus nous caser un « it’s all connected » par rapport aux différents quartiers de New-York. C’était aussi naze qu’efficace en vrai, ça m’a fait sourire et ça m’a donné le petit feeling de fin bien attendue.
La série peut ainsi se terminer dans la joie et la bonne humeur. Certes, la police débarque aussi sur les lieux, mais c’est histoire que Jared puisse croiser Drea et tomber sous son charme immédiatement. Bordel, il vient juste de quitter Michaela par contre, vraiment, les scénaristes y vont trop fort dans leur désir de happy end. Au moins, tout est bouclé vous me direz.
Michaela peut conclure la série en voix off et expliquer que le 7 avril 2013 était le jour où la vie a changé pour toujours. Huuuuuugh. On pouvait difficilement faire plus niais et creux comme conclusion, mais niais et creux, ça résume pas mal d’épisodes de Manifest !
La saison 4 est efficace et mène son avion à bon aéroport sans trop de difficulté. Si la série fut souvent pénible avec des effets spéciaux peu réussis, des jeux d’acteurs plats (ou gênants) et des mystères aux résolutions parfois expéditives, elle aura tout de même réussi à se conclure d’une belle manière. On a failli se retrouver sans fin et ça aurait été dommage, parce que même si Manifestn’a rien révolutionné, elle reste un divertissement efficace.
J’en garderai le souvenir de ses dramas familiaux rarement justes, de ses mystères qui nous prenaient juste assez pour qu’on soit dedans et surtout, surtout, d’une construction d’épisode qui était très souvent savamment maîtrisée pour que les intrigues se recoupent les unes aux autres. De loin, c’était la plus grande réussite de la série : it was all connected en permanence, et c’est ce qui rendait le tout vraiment prenant.
De là à revoir la série ? J’en doute. M’enfin, il ne faut jamais dire jamais, surtout quand ça se bingewatche si simplement !