Il y a dix ans sur le blog… Septembre 2016 #2

Salut les sériphiles,

Vous avez bien lu, ce n’est pas une erreur : le blog existait déjà il y a dix ans… Et je me suis dit que ce serait intéressant d’aller faire un tour du côté des articles que j’avais écrit à l’époque afin de comparer avec aujourd’hui.

En septembre 2016, j’étais fou amoureux d’Aya Cash alors que je bingewatchais la saison 3 de You’re the worst. Rien que ça, ça me rend dingue : j’étais sûr que la série était plus récente que ça, mais non, je l’ai commencée avant de tenir le blog régulièrement apparemment ? Je me demande pourquoi elle n’a pas été plus suivie que ça cette série, parce que vraiment elle était hilarante au départ. Bon, cela dit, la saison 3, c’est celle qui a commencé à déconné… Je peux en dire autant d’Agents of SHIELD qui entamait son début de quatrième saison avec difficulté en septembre. Heureusement, elle s’est vite reprise par la suite.

Septembre 2016, c’est aussi, et ce n’est pas négligeable, le mois où The Good Place a commencé à débarquer en France sur Netflix. Le retour de Kristen Bell, je l’attendais impatiemment et j’étais loin de me douter que la série serait si chouette quand je l’ai lancée dans un métro parisien histoire de m’occuper pendant une panne de service. Si, si. Je crois qu’il n’y a que le premier épisode que j’ai vu comme ça car j’ai vite compris qu’il fallait la savourer à fond. Si ça me choque moins de me dire que ça fait dix ans déjà, ça reste étonnant tout de même. Certes, je n’ai pas revu d’épisode depuis des années, mais qu’est-ce que c’était bien et qu’est-ce que ça me laisse une impression de « C’est moderne, c’est récent ». Bon, ça ne l’est plus, en fait.

Malgré tout le bien que j’en pense aujourd’hui, la série n’a pas attiré assez de monde sur le blog pour être dans le top 5 des articles les plus lus en septembre 2016 ! Autant vous dire que la saison 3 de The last man on earth non plus…

Mais alors, qui donc étaient les séries à la mode il y a dix ans ?

Exactement comme dans le premier « Il y a dix ans… », l’article qui fut le plus consulté en septembre 2016 est le bilan du mois qui précède. Je me dis qu’il faudrait peut-être que je reprenne ce type d’articles, mais en même temps, c’est déjà ce qu’on fait avec les podcasts « Keskonavu » des 42 minutes (en début de mois, plus ou moins). Comme c’était l’été, j’avais clairement du temps libre et j’ai vu énormément de séries à l’époque (bien plus qu’en 2026 où ce mois d’août a tout de même était synonyme de pas mal de visionnages). C’était déjà mon mois de rattrapages, aussi, notamment avec la saison 5 d’AHS que je bingewatchais. On ne change pas une équipe qui… Est-ce que je gagne vraiment à tout enchaîner comme ça ? Pas sûr.

Attendez stop, comment ça, cette série a déjà dix ans ?! J’ai l’impression que le drama était plus récent que ça, parce que j’en retiens surtout les épisodes covid autour desquels je me suis arrêté, mais en fait, justement : c’était en fin de série, ça. Bref. Le premier épisode avait été un tire-larmes incroyables et je ne crois pas avoir croisé de séries aussi efficace dès son pilot depuis. La révélation prenait par surprise et lançait un gros drama familial que j’ai adoré du début à la presque fin. C’est bien beau de faire comme si la série n’était pas terminée en n’allant pas jusqu’à son terme, mais j’ai quand même envie de savoir le fin mot de la famille Pearson. Aurai-je le courage d’un jour terminer et dire adieu à ces personnages ? C’est ridicule, parce que c’est déjà un peu le cas : je n’ai pas vu d’épisodes depuis plusieurs années, quoi…

Voilà une autre série depuis terminée ! C’est marrant mon visionnage de celle-ci : j’ai bingewatchée cinq saisons d’un coup en étant totalement obsédé par ce qu’elles proposaient et puis ensuite, j’ai ramé comme jamais à terminer la série (il y a à peine un an ?). N’empêche qu’à l’époque nous en étions à la saison 6 et qu’apparemment, elle attirait du monde sur le blog. Depuis, la série a connu un regain de popularité assez fou sur Netflix, a vu naître un spin-off et… est retombée aux oubliettes avec l’échec improbable de son spin-off. Peut-être que c’était trop tôt, surtout que la série a tendance à lasser à tourner en boucle.

Au rang des séries que j’oublie de plus en plus, il y a évidemment Blindspot ! C’est dingue de me dire que je l’ai vue en entière et que tout ce que j’en retiens aujourd’hui, c’est que j’étais amoureux de Patterson et de Tasha (alors que pourtant, Tasha était souvent bête dans ses décisions… L’amour a ses raisons que la raison ignore). Je ne me sens pas du tout de la revoir un jour, mais c’était quand même un sacré morceau de mon quotidien : je me souviens que je regardais les épisodes dans le train ou parfois même au McDo quand je mangeais tout seul… Y a des souvenirs improbables comme ça qui sont liés à des séries. C’est l’avantage des séries sur les films : elles marquent bien plus sur le long terme. Est-ce que je la conseille aujourd’hui ? Je ne crois pas, mais déjà à l’époque, ce n’était pas exceptionnel. Après, ça se regarde tout seul.

On sent que septembre 2016 était le mois de la rentrée et des retours de séries. C’est fou parce que cette année, la majorité des séries semble vouloir ne revenir qu’en octobre. Les saisons se raccourcissent, leur dates de diffusion se décalent. Après, AHS est toujours revenue plutôt tôt. La saison 6 est une de mes préférées, en tout cas ; au moins pour sa première moitié parfaitement jouissive. Ensuite, Ryan Murphy en a fait n’importe quoi. Le truc, c’est que j’aurais peut-être l’occasion d’en reparler dans les articles ici, parce que je me dis qu’elle a dû attirer du clic aussi les mois suivants. C’est tout le problème des séries : ça marque sur le long terme, oui, mais c’est aussi diffusé sur le long terme alors forcément, je risque d’avoir à me répéter dans les articles « Il y a dix ans ». On verra bien !

En fin de mois, c’est de Connor d’HTGAWM que j’étais fou amoureux, cette photo suffit à me le rappeler, croyez-moi bien !

Voilà, c’est déjà la fin de cet article ! Avant de vous quitter, tout de même, il faut que je précise : si j’ai beaucoup parlé des comédies en début d’article, il y avait aussi pas mal de dramas dans mes visionnages. La fin du mois voyait notamment le retour des séries d’ABC, mais je suis sûr que j’aurais l’occasion d’en parler beaucoup plus dans d’autres articles, car elles finiront inévitablement par être dans le top des articles les plus lus. Sinon, on avait quand même un bon cru : c’était aussi l’année de l’éphémère Notorious que j’aimais beaucoup, mais la majorité des nouveautés vues ce mois-là et évoquées dans l’article sont restées pour quelques saisons tout de même – et encore, je passe sous silence Atlanta à laquelle je n’ai pas adhérée mais qui a été un sacré carton aussi !

D’autres auraient pu s’abstenir de revenir en revanche…

Et vous, vous regardiez quoi à la rentrée 2016 ?

Captures d’écran — Aya Cash dans la saison 3 de You’re the worst / Photo promotionnelle de The Good Place (1×01) / Capture d’écran de la saison 4 d’How to get away with murder / Logo du générique de la saison 2 de Quantico
Image à la une : Capture d’écran This is us (1×02)

Ma rentrée des networks

Vous ne rêvez pas, c’est bien un article 500 mots sur… qui sort aujourd’hui. Rédigé en mai dernier, je me suis dit qu’il était temps de le mettre en ligne uniquement parce que c’est la rentrée, enfin. Bon, d’accord, pas uniquement : demain soir à 21h, il y aura un nouveau podcast consacré à la rentrée des séries… Alors hop, d’une pierre deux coups : voilà un peu de promo pour le podcast et déjà les premières pistes de ce que j’évoquerai pendant la soirée.


Salut les sériephiles,

La période des upfronts bat son plein et je suis frustré comme jamais de ne pas réussir à publier tous mes articles dans les temps. Cela me tient à cœur malgré tout de faire comme si et de préparer mon planning de la rentrée séries, même si objectivement, c’est d’une stupidité sans nom : soyons francs, jamais de la vie je ne vais respecter le planning ci-dessous. Je suis en retard dans une centaine de séries au moins, les séries d’été approchent à grands-pas et je ne vois pas cinq épisodes par jour.

Cette dernière partie de phrase est franchement problématique, d’ailleurs, parce que clairement, si je fais mon planning comme d’habitude, j’ai quatre épisodes à voir le mardi et six le vendredi. Improbable, je sais, mais les autres jours se sont vidés avec le pétage de câble de la CW. Voilà donc ce que ça donne pour cette année :

Lundi

The RookieJe déteste tout bonnement la saison en cours depuis son premier épisode, au point d’avoir laissé plus d’une dizaine d’épisodes s’accumuler. Cependant, je me connais : je la reprendrai pendant l’été, quitte à arrêter d’en écrire toutes les critiques. Elle passait bien en saison 1 quand j’avais enchaîné tous les épisodes, alors pourquoi pas ?

Note du 11/09 : Pourquoi pas ? Parce que. Je n’ai pas repris la série pour le moment… Cela ne veut pas dire que je ne le ferai jamais, mais pour l’instant, l’envie n’est pas venue.

Mardi

NCISEncore une saison pour les agents, et je pense bien rempiler. C’est l’une des rares séries dans lesquelles j’arrive à rester à jour, parce qu’elle se regarde simplement : pas besoin d’écrire la critique en même temps, je mange ou je fais mon trajet de RER devant, puis j’écris vite fait un petit article dessus et hop, c’est en ligne (quand ça ne plante pas). La saison précédente n’est pas encore achevée à l’heure où j’écris, mais je ne doute pas de mon envie de la reprendre en septembre ou octobre.

NCIS Hawai’iJe crois que je suis tombé dans le piège de la franchise, et ça me fait peur parce que je finis par me dire que je vais regarder NCIS LA aussi si je continue comme ça. Cela dit, j’aime beaucoup cette série pour des raisons bien différentes : on y suit beaucoup plus la vie des perso, c’est agréable. Les enquêtes se regardent bien, les scènes d’action sont chouettes, Hawai’i est un lieu vraiment beau à regarder.

Note du 11/09 : La franchise me manque énormément depuis la rentrée scolaire, j’ai hâte de la retrouver !

9-1-1 – C’est un peu le même délire que The Rookie ci-dessus, sauf qu’elle, j’ai aimé le début de saison. Je n’ai jamais repris à la mi-saison, mais je sais que c’est tout à fait le genre de séries que je me mate en regardant trois ou quatre épisodes d’un coup. Bref, ce sera l’affaire de quelques soirées normalement, tout va bien.

Note du 11/09 : Plus que sept épisodes, j’ai encore envie de croire que je peux être à jour pour la semaine prochaine (même si j’ai une semaine méga chargée).

The Cleaning LadyBon, là, c’est le suspense : est-ce que je vais vraiment regarder la fin de saison 1 cet été, ou est-ce que je laisse tomber ? J’adore l’actrice principale, alors ça donne envie de continuer… mais en même temps, j’ai plein d’épisodes en retard et elle n’est pas ma priorité. Peut-être qu’en laissant tomber la critique par épisode pour une critique de saison, ça vaudra le coup ? Affaire à suivre.

Note du 11/09 : Ca valait le coup, j’ai bien accroché à la saison en bingewatch finalement.

Mercredi

The Rookie Feds – Première nouveauté de ce planning, premier gros doute sur la nécessité de cette série. L’idée d’une bleue trop âgée pour être là chez les agents fédéraux est plutôt marrante, les différents entre FBI et police dans la série-mère promettent des crossovers marrants, le choix de casting du personnage principal est bon pour être un peu novateur. Je vais lui laisser sa chance.

Jeudi

Pas une seule série ? C’est triste, mais bon, j’ai eu droit à quelques annulations alors forcément, ça dégage du temps. Il y a fort à faire pour voir tout le reste de toute manière, et au pire, je ne doute pas que Netflix ou Disney+ sauront me donner des envies d’aller voir ailleurs.

Vendredi

So Help me Todd – Le synopsis me blasait énormément et je ne comptais pas lui laisser la moindre chance. Et puis, j’ai vu que Skylar Astin était casté dans le rôle principal et j’ai complètement changé d’avis. Pour lui, je peux bien tenter de regarder et voir si la mayonnaise prend. Il y a de grandes chances que la série ne soit pas exceptionnelle, mais le trailer fonctionne à peu près. On suit dans cette série la vie d’un détective privé qui travaille pour sa mère, avocate. Et ce n’est pas par choix.

WalkerEncore une série dans laquelle je ne suis pas à jour, mais elle occupera certains repas solitaires de cet été, donc les quelques épisodes de retard seront vite rattrapés. La série a réussi à survivre au départ de son actrice principale, ça restera un procédural peu prise de tête à regarder.

Walker Independance – Je ne devrais même pas laisser sa chance à cette série qui va raconter la vie d’Abby, l’ancêtre de Cordell Walker, interprété par Katherine McNamara dont j’ai adoré détester la performance dans Shadowhunters. Oui, mais voilà, le casting m’intrigue. Ce sera vraiment la série que je ne regarde que d’une oreille en corrigeant des copies, je crois.

Grey’s AnatomyJ’ai quelques épisodes à rattraper et la saison commencera, si j’ai bien compris, sur son 401e épisode. Je ne vais pas m’arrêter en si bon chemin, ce sera toujours un plaisir de la retrouver. Je l’ai écrit il y a peu, de toute manière.

Station 19Si je n’étais pas convaincu par les choix opérés en saison 2, ça va quand même beaucoup mieux depuis la saison 4. Je suis même plutôt extrêmement fan de la série et de ce qu’elle propose désormais, du côté des personnages, des évolutions et des messages qu’elle veut faire passer. C’est important, et rien que pour ça, je reste !

Law & Order SVUEncore une série que je ne regarde que de loin, mais maintenant que j’ai pris le pli de la regarder, je dois avouer qu’il m’arrive d’avoir vraiment envie de la regarder. Bref, je vais la continuer, c’est certain.

Note du 11/09 : Autant je suis à jour dans les séries Shondaland, autant il me reste toujours une petite poignée d’épisodes pour celle-ci. Ca ne m’inquiète pas, c’est mon rythme habituel.

Samedi

Fire Country – Il faut bien tenter quelques nouveautés, et au moins, celle-ci n’est pas un reboot ou un spin-off ? Par contre, c’est sacrément redondant avec d’autres séries que je regarde déjà. Franchement, je ne pense pas la regarder, mais on ne sait jamais : si les audiences sont en rendez-vous, si Twitter m’en dit beaucoup de bien… peut-être que je regarderai ? Peu probable, je sais.

Dimanche

Et rien le dimanche, mais ça, c’est déjà plus habituel.

Voilà donc pour le planning de rentrée… Et c’est franchement déprimant. Je sais que j’ai déjà écrit que je trouvais les networks trop fades (et c’était déjà le cas en 2020 !), mais ça se confirme. À l’heure où les plateformes de streaming proposent de sacrées séries événements et des projets qui me tentent, je suis bien triste de me rendre compte que les networks peinent tant à trouver encore un moyen de m’attirer.

Il faut toutefois contraster cette conclusion avec l’espoir de la mi-saison : une fois n’est pas coutume, c’est elle qui m’inspire plus et que j’attends impatiemment. Il n’y aura que 9-1-1 Lone Star pour les retours, mais un paquet de nouveautés qui me font de l’œil. Le problème, c’est que d’ici là, je ne sais pas si j’aurais le temps pour True Lies (en critique express), Not Dead Yet, Accused ou l’animé Krapopolis (c’est du Dan Harmon, je vais lui laisser sa chance).

Le temps nous le dira (si je regarde mes séries d’ici là – et si WordPress me laisse publier mes articles). Pas sûr, donc !

Des nouveautés bien fades

Salut les sériephiles,

Nous sommes en plein mois de mai et je n’ai pas mon blog à portée de main pour parler des upfronts. C’est juste aberrant comme situation, mais je ne peux pas m’empêcher d’en parler malgré tout. L’article finira bien par être publié de toute manière, si possible avant septembre… Il le faudra bien.

Bref, ce n’est pas le sujet de l’article. Le sujet, vous l’avez compris, c’est que je suis super déçu des nouveautés séries dont j’entends parler en ce moment avec les upfronts. Pourquoi ça ? Eh bien… parce que ce n’est pas bien original, en fait. On a une série sur les pompiers de Californie faisant équipe avec des prisonniers sur CBS, d’accord, mais ce Fire Country ne m’intéresse que moyennement quand j’ai déjà trois séries de pompiers en cours et qu’ils ont casté un acteur de Lone Star dedans – et pas le bon. La CW, elle, fait le choix de ne commander que des spin-offs de séries déjà populaires, histoire de flirter avec ses audiences habituelles. Et ainsi de suite.

Plus le temps passe et plus j’ai l’impression que les networks ne sont bons qu’à nous proposer des idées remâchées et des spin-offs. C’est bien dommage, parce que ça manque clairement de séries à la The Magicians dont je parlais hier : des séries un brin plus ambitieuses, des séries sortant des sentiers battus. Bon, bien sûr, celle-ci n’était pas sur un gros Network, mais je ne sais pas, prenons How to get away with murder en exemple… C’était une série originale dans sa narration, ambitieuse par son idée et même si elle a duré trop longtemps, elle était parfaite pour un network.

J’ai du mal à croire que ça ne puisse plus être le cas aujourd’hui, et pourtant, les networks ne tentent plus rien. Pour leur défense, j’imagine bien que les choix ne doivent pas être évidents : il faut s’assurer une série qui puisse attirer des spectateurs, alors l’originalité fait peur. La concurrence est de plus en plus rude avec les plateformes de streaming et désormais Disney qui prend une bonne part du marché avec les séries Disney et Marvel…

Seulement voilà, à ne pas oser un peu plus, tout ce qu’il se passe, c’est que le public de sériephiles les déserte. En tout cas, moi, je les déserte, les nouveautés ne me vendent absolument pas de rêve et même si je sais que je regarderai certaines d’entre elles (si je trouve le temps, remarque) grâce au casting d’acteurs que j’aime bien (So Help me Todd notamment), je sais aussi que je préfère largement les nouvelles séries sur les plateformes payantes désormais.

C’est gênant, parce qu’il faut payer les plateformes en question et parce que je déteste le plus souvent la diffusion sur ces plateformes, avec tous les épisodes disponibles d’un coup. Après, peut-être que c’est une bonne chose pour moi finalement : quand je vois le retard que je prends dans des séries que j’aime, c’est un peu comme si j’avais à rattraper toute une saison d’un coup.

N’empêche que les séries de networks sont fades quand même, et ça, ça veut dire que j’aurais encore plus de mal à les rattraper. L’avantage, c’est que j’aurais des épisodes de séries (procédurales !) à voir dans les transports en l’absence de copies cet été et l’an prochain aussi, parce que bon, c’est un peu les seules qui risquent de me convaincre de les tenter quand je pense que les projets seront annulés de toute manière. Ben oui, ce qui est fade dégage.

Ou pas. Prenons Debris par exemple : la série a été annulée pour de mauvaises raisons, parce que trop ambitieuse donc pas assez de public. Bref, les networks sont foutus. Et nous aussi.

#4 – Assumer ce qu’on veut comme Connor

Salut les sériephiles,

Le temps passe vite et je ne sais vraiment pas où passent mes journées en ce moment, mais ce qui est sûr, c’est qu’on est déjà le vendredi soir ! Il est donc temps pour moi de me lancer dans un nouvel article de la saga de l’été, qui devait plutôt être publié la semaine dernière. M’enfin, on fait comme on peut et rien n’empêche de prolonger le mois des Fiertés avec un article de plus, non ?

Jack Falahee just came out as straight: Why LGBTQ fans are furious | Revelist

Douze semaines, douze personnages, douze impacts sur ma vie.

Rien que ça. C’est un vaste programme, je sais. Et je n’ai pas réussi à choisir un ordre ; alors on fera selon l’inspiration du moment. Pour aujourd’hui, il va être question de Connor Walsh. Je ne sais pas trop comment aborder cet article, ni même comment le titrer, mais l’impact étant là et étant évident, il fallait bien en parler dans cette saga. Et tant pis si je n’aime pas en parler. Pfiou, fin de la captation de bienveillance, allons-y !

Pin on HTGAWMQui est-ce ? Connor Walsh, c’est à l’origine un étudiant en droit qui est prêt à sacrifier à peu près tout ce à quoi il tient pour devenir avocat. Il faut dire qu’il ne tient pas à grand-chose quand on le découvre pour la première fois, puisqu’il est du genre à papillonner en amour – si on peut appeler ça de l’amour – et à mettre des couteaux dans le dos en amitié. Si on peut appeler ça de l’amitié.

La saison 1 nous le présente comme un personnage qui est prêt à tout pour réussir, surtout s’il est question d’user de ses charmes. Associer plaisir et utilité, c’est un peu son mantra, et il n’hésitait jamais à le faire. Petit à petit, au cours de la série, le personnage va toutefois changer, et honnêtement, tant mieux. Il valait mieux que le personnage du tombeur, non ?

how to get away with murder do me now jack falahee HTGAWM htgawmedit Connor Walsh htgawm:mine connor:mine connorwalhs •Après quelques saisons, Connor Walsh est donc devenu quelqu’un de bien plus fiable, à la fois en amitié et en amour. Son ennemie du début, Michaela, est devenue la meilleure amie pour qui il était prêt à tout et son coup d’un soir, Oliver, s’est avéré beaucoup plus qu’un coup d’un soir, parce qu’il a réussi à le faire craquer. Après, ils n’ont pas forcément le mariage le plus kiffant de l’histoire des séries et sont loin d’être mon relationship goal à tous les niveaux (y a des plans à trois qui marquent), mais bon, ils n’en restent pas moins des personnages cultes et un couple LGBT hyper reconnu.

gif mine gay kiss how to get away with murder HTGAWM htgawmedit Connor Walsh htgawm spoilers connorwalshedit coliver oliver hampton oliverhamptonedit userconradricamora khylinrhambo •Qu’est-ce que Connor a bien pu nous apprendre ? Si j’étais mauvaise langue, la réponse la plus évidente serait « à coucher pour obtenir ce que l’on veut ». Seulement, la série nous montre bien que le personnage finit par développer quelques remords parfois et ne fait plus usage de ses charmes de la même manière avec le temps. Un sourire craquant aide toujours, mais il sait s’arrêter.

Concrètement, le personnage de Connor nous apprend surtout à s’assumer pour ce que l’on est, et ce à toutes les étapes de son évolution, y compris dans sa dépression. C’est un personnage qui apparemment cachait derrière son armure beaucoup de choses, mais tout au long de la série, c’est aussi celui qui est le plus à découvert.

Attitude.co.uk
Il est totalement découvert, dis-donc !

Pas au sens financier du terme, non. Il est à découvert dans ses sentiments pour Oliver ou pour Michaela ; dans ses intentions à peu près à chaque instant ; dans sa culpabilité de ce qui est arrivé. Il est celui qui souffre le plus des mensonges et secrets qui pèsent sur ses épaules, celui qui est toujours sur le point de craquer. Il faut dire que Connor est un personnage qui vit sa vérité dès qu’on le rencontre : il assume totalement son homosexualité, drague tout ce qui bouge si ça a une queue entre les jambes et profite de tous les avantages que lui apportent son physique.

connor-walsh on TumblrPas vraiment un personnage appréciable ? Il faut voir. La série en fait un des plus attachants précisément parce qu’il ne cache jamais ce qu’il pense et fait en sorte d’être le plus honnête avec son entourage. Dans le fond, il nous apprend ainsi une leçon essentielle : celle d’assumer ce qu’on veut et ce qu’on est, et de faire ce qu’il faut pour arriver où l’on veut arriver… tout en respectant ses valeurs – même s’il a des valeurs discutables, je sais.

Quel impact sur moi ? Il ne m’a pas fallu longtemps pour que Connor me perturbe énormément à la sortie de mon adolescence bien calme, parce que c’est un personnage qui était aux antipodes de moi mais dans lequel, bizarrement, je me reconnaissais.

How to Get Away with Murder saison 6 : Laurel, Michaela, Connor... tous les indices sur leurs intrigues | melty

Sans en avoir conscience, j’étais en pleine transition dans ma vie amicale quand j’ai commencé la série, parce que jusque-là, je partais du principe que j’avais des amis pour la vie à qui je devais forcément la fidélité quoiqu’il arrive. Ben en fait, non.

J’ai fini par me projeter dans la liberté qu’avait Connor à assumer tout ce qu’il faisait parce qu’il voulait obtenir certaines choses – surtout qu’en plus, il les obtenait à chaque fois. Je veux dire, ça fait fantasmer d’avoir un personnage qui peut à ce point dire ce qu’il pense et faire ce qu’il veut, non ? Peu importe votre réponse, l’impact a été énorme sur moi.

how to get away with murder gif | WiffleGif

J’ai compris que s’il obtenait ce qu’il voulait, c’est parce qu’il était honnête à la fois avec lui-même et avec les autres. À l’époque, j’étais encore un peu loin de ça et il m’a ironiquement fallu un personnage de série pour prendre conscience que ce n’était pas tout à fait normal de ne pas assumer tout ce que je pensais juste pour faire plaisir à des gens avec qui j’étais, sur plein de points, en gros désaccord. Je l’ai dit dans un autre article de cette saga, mais ça a fini en bonne grosse rupture amicale, et pfiou, qu’est-ce que ça m’a fait du bien et m’a libéré d’un milliard de trucs.

Alors non, ce n’est pas un personnage de série qui a tout changé à ma vie ; on va y aller mollo quand même, mais il a eu un impact sur ma manière de faire, c’est évident. Ce n’est pas le seul facteur, c’en est un. Plein de fois, j’ai eu envie d’être Connor et de ne pas me prendre la tête comme lui. Je le disais même dès 2017 d’ailleurs.

Voir aussi : Les personnages qui vous font fantasmer

Bref, assumer ce que l’on veut et ne pas se prendre la tête comme Connor, voilà ce que je retiens de ce personnage. Ce serait toutefois mentir sur cette saga de l’été de m’arrêter là et de ne pas mentionner que Connor a aussi eu un autre impact non négligeable sur ma vie amoureuse.

Pin on Hot guys!! Est-ce que le fait qu’il soit en plus joué par un Jake Falahee totalement canon m’a aidé à prendre conscience que je faisais fausse route sur l’aspect romantique de ma vie ? Evidemment que oui, j’ai découvert que je cherchais à l’époque pas forcément uniquement ce qui me plaisait. Après, Connor, je voulais le déshabiller, mais c’était juste pour récupérer ses fringues, hein.

Voir aussi : Ces 5 personnages à la garde-robe que je dévaliserais bien

Plus sérieusement, c’est un personnage qui sait ce qu’il veut. Ce personnage vend du sexe, certes, mais aussi une liberté très jouissive et inspirante. Il sait demander ce qu’il veut et bien que jamais de la vie, je n’irais faire ce qu’il fait et qu’il m’a fallu du temps pour tout assumer aussi, il a eu cet impact de me faire prendre conscience que la norme bien pépère, ce n’était pas tellement pour moi quand même. Il y a un entre deux entre ce que j’étais et Connor Walsh. Heureusement. J’ai appris à être plus ouvert d’esprit dans mes recherches amoureuses (bingo) et surtout à énoncer clairement ce que je voulais et qui me plaisais dans la vie.

how to get away with murderComme quoi, la représentation LGBT télévisuelle peut aider – et pourtant, la représentation de la bisexualité dans cette série était loin d’être idéale à l’origine, pauvre Michaela. Heureusement, ça n’empêche pas de se remettre en question !

En tout cas, merci Connor de m’avoir rendu un peu plus grande gueule qu’avant et d’avoir remis en question plein de choses en très peu de temps ! Ce fut efficace.