Cette semaine sur le blog #3 : le retour de Dix pour Cent sur Netflix (et quelques séries)

Salut les sériephiles,

Deuxième semaine post-rentrée et même si je commence à ressembler à un survivant de The Walking Dead quand je me regarde dans le miroir, pour l’instant, le blog tient toujours debout. Moi aussi, à peu près, donc. Il faudra s’inquiéter quand je serai un zombie de cette série – qui me manque, il faudrait que je me mette à jour dans ses spin-offs. En vrai, prendre un peu d’avance dans la rédaction (et surtout la mise en page !) des articles pendant les vacances était une bonne idée. Mon nouvel emploi du temps, qui s’améliore dans sa version définitive, me dégage aussi davantage de possibilités pour regarder des séries sans impacter pour autant mon temps de (télé)travail, alors ça sera peut-être une bonne année !

Mais tout ça, vous vous en fichez, je crois ; vous êtes probablement là pour savoir ce qu’il y a de nouveau sur le blog cette semaine. C’est le but de l’article, quoi.

Côté visionnage

La surprise de la semaine, c’est le début de saison de Last Seen. C’est une surprise parce que je n’étais pas sûr d’avoir le temps de la regarder et finalement, j’ai enchaîné les deux épisodes d’un coup hier après-midi. C’est très sympa, mais l’autre surprise vient du fait que la promo d’Apple tourne complètement autour de la fin de l’épisode 2 – ce qui fait que j’ai commencé la série en étant spoilé. Et, si, c’est dérangeant car il n’y aura que six épisodes ! En tout cas, je vous la recommande et les critiques des deux premiers épisodes sont en ligne.

Toujours du côté des diffusions en cours, j’ai aussi continué Lanterns. Après l’excellent épisode 3 de la semaine dernière, ma hype redescend un peu avec le 1×04, mais reste suffisamment efficace pour que je sois désormais bien embarqué dans l’intrigue. Je suis impatient de voir le prochain épisode, c’est quand même très positif.

Sinon, je continue de publier à un rythme de croisière mes critiques de The Rookie histoire que le blog puisse avoir du contenu quand je n’ai pas le temps de regarder quoique ce soit d’inédit. On est revenu à quelque chose de beaucoup plus classique pour les épisodes 5 et 6 de la saison 8 – j’ai un peu d’avance dans mon visionnage par contre, et il y a de bons épisodes dans la suite de la série. Même principe pour Agents of S.H.I.E.L.D., j’avance un peu le visionnage, mais ce sera une critique par semaine (le mercredi). J’aime toujours autant voir cette équipe apprendre à fonctionner ensemble. C’est parfois lourd, c’est très série network des années 2010… et précisément pour ça, ça me plaît toujours autant.

Côté blog

Je vous annonçais la semaine dernière que Dix pour Cent allait beaucoup m’occuper et j’avais vu juste. J’ai commencé par replonger dans la fin de la série histoire de me rappeler précisément où on avait laissé tout le monde, puis Netflix a mis le film en ligne et il n’aura pas fallu bien longtemps avant que je craque.

Si les multiples critiques du blog ne vous suffisent pas, si vous préférez une version audio ou simplement si vous voulez des avis d’autres sériephiles sur des séries que vous ne regardez pas, il y a aussi ce qu’il vous faut du côté du podcast. Aurélien a mis en ligne le douzième Keskonavu, consacré à tous nos visionnages de l’été. C’est un poil plus long que d’habitude, forcément, parce qu’il y a eu deux mois et de quoi s’occuper. C’est dispo sur les plateformes habituelles, y compris Youtube :

La semaine prochaine sur le blog…

Après deux semaines de rentrée, je considère déjà comme une petite victoire le fait que ce récap hebdomadaire arrive à son numéro 3 sans que toute mon organisation se soit effondrée, alors j’ai envie d’annoncer un numéro 4. J’espère continuer à maintenir le rythme dans la publication des quatre mêmes séries. Il faudrait aussi que je trouve le temps de peaufiner mon article sur la saison 2 de The Good Wife, parce que d’ici dimanche prochain, je devrais avoir commencé la saison 3.

Côté blog, je pense qu’il va être temps d’aller faire un tour aussi dans ce qu’il s’est passé il y a dix ans – comme je l’avais fait le mois dernier. C’est déjà chargé, je sais, mais je suis également démangé par l’envie de refaire un article sur Disneyland Paris. Je trouve que ça commence à faire un moment que je n’en ai pas parlé ici alors que je continue d’y aller toutes les semaines. Il y a tant à dire, mais si peu qui ne soit pas déjà dit quelque part ailleurs… Bref, à voir si je trouve le temps et une idée avant que la période d’Halloween ne commence.

N’hésitez pas non plus à vous emparer des commentaires pour poser des questions ou me dire s’il y a des articles que vous avez plus envie de lire que d’autres, on ne sait jamais, comme ça roule bien sur le blog en ce moment, peut-être que je vous écouterais.

Allez, bonne semaine à tous !

Capture d’écran de l’épisode 2 saison 1 de Last Seen — AppleTV
Image à la une : photographie promotionnelle du film Dix pour Cent — Netflix

Agents of S.H.I.E.L.D. – S01E02 – 0-8-4 – 15/20

Je crois que j’aime encore plus ce deuxième épisode que le premier, même si je reste sur un 15/20 parce que faut pas déconner, c’est loin d’être parfait. C’est encore un peu lourd dans la manière de construire l’équipe et de nous faire comprendre que tout le monde doit apprendre à travailler ensemble, mais j’adore justement la manière dont c’est écrit : les équipes qui apprennent à bosser ensemble, c’est mon dada. Et puis, dès les premières minutes, il y a la musique de la série en fond et purée, je ne savais pas à quel point elle m’avait manqué.

Spoilers 

Pour sa première mission avec l’équipe, Skye accompagne Coulson et les autres au Pérou afin de récupérer un mystérieux 0-8-4.

Usually one person doesn’t have the solution. But 100 people with 1% of the solution, that’ll get it done.

Skye vient à peine de monter dans le Bus que Ward fait déjà comprendre à Coulson qu’il n’est pas ravi de sa présence. Il faut dire qu’elle a hacké le S.H.I.E.L.D. quelques jours plus tôt et qu’elle n’a absolument aucune formation, ce qui ne l’empêche pas Coulson de l’engager comme consultante. Après tout, Tony Stark aussi est consultant du S.H.I.E.L.D., alors pourquoi pas Skye ? J’aime assez que l’épisode enchaîne immédiatement avec une première mission, parce qu’il n’y a pas vraiment de temps à perdre pour voir si cette équipe peut fonctionner. Quant au name dropping de Tony Stark, c’est fou comme la série veut absolument jouer dans la cour des grands. On sent que c’est dans le contrat de bien être rattaché à l’univers des films !

Direction le Pérou, où un 0-8-4 a été découvert dans un ancien temple inca. Le terme désigne simplement un objet d’origine inconnue, ce qui laisse beaucoup de possibilités dans cet univers, mais comme le dernier, c’était le marteau de Thor, wahou, c’est excitant. On se moque de nous, vraiment, à tout survendre comme ça !

Sur place, FitzSimmons découvrent qu’en ce qui concerne ce 0-8-4, c’est simplement d’une vieille arme HYDRA alimentée par l’énergie du Tesseract et bourrée de radiations gamma qu’il s’agit. C’était un peu drôle quand ils ont tous reculé d’un pas, d’ailleurs. Je fais ma critique dans le désordre, j’en suis pas là, pardon.

L’armée péruvienne ne tarde pas à débarquer avec à sa tête Camilla Reyes, une ancienne connaissance de Coulson. Une très ancienne connaissance, même, à en juger par leurs retrouvailles. Je me souvenais juste assez de l’épisode pour m’attendre à ce qu’elle finisse par le trahir – ou alors c’est simplement hyper prévisible, parce que dès qu’elle apparaît, on sent quand même bien qu’elle ne va pas monter dans le Bus, boire un verre avec Coulson et repartir gentiment chez elle. Je n’avais pas aimé ce personnage à l’époque, je ne l’aime toujours pas aujourd’hui. C’est lourd.

Avant ça, tout le monde doit néanmoins faire équipe lorsque des rebelles attaquent le site. C’est assez chaotique et c’est précisément le problème : Ward veut donner des ordres à tout le monde, FitzSimmons ne pensent qu’à protéger leur matériel, Skye fait ce qu’elle peut et May finit par prendre les choses en main. Tout le monde survit et parvient à rejoindre le Bus avec le 0-8-4, mais personne ne fonctionne vraiment encore comme une équipe : le reste de l’épisode va bien faire en sorte de les faire devenir une équipe.

C’est lourdement souligné ensuite avec une dispute générale à bord, mais j’aime beaucoup l’idée derrière, parce que c’est hyper whedonien dans l’écriture – et parce que ça colle avec Coulson qui a déjà fait ça pour les Avengers. Chacun est compétent dans son domaine et pourtant, mis ensemble, ils sont incapables de communiquer. Coulson les laisse plus ou moins s’engueuler parce qu’il sait bien qu’ils vont devoir comprendre seuls comment faire fonctionner tout ça.

Camilla, elle, a une solution beaucoup plus simple : prendre le contrôle de l’avion et voler l’arme. L’équipe se retrouve donc enfermée dans la soute pendant que Camilla prévoit de ramener le 0-8-4 au Pérou. Et c’est là que l’épisode me plaît vraiment, parce que la résolution repose exactement sur ce qui ne fonctionnait pas jusque-là. Aucun d’entre eux ne peut sortir seul de cette situation. Fitz a ses petits drones, Simmons comprend la dangerosité de l’arme, Ward connaît la sécurité du Bus, Skye se souvient des canots de sauvetage au bon moment et May peut évidemment se libérer, puis se battre. Chacun apporte un morceau du plan et, en les mettant tous ensemble, ils trouvent une solution : c’est exactement ce que disait Skye plus tôt avec Ward. D’ailleurs, aaaah, Skye/Ward. J’ai envie de shipper quand ils partagent ce verre. Tss.

Ce n’est pas d’une subtilité folle pour un épisode 2 qui doit nous expliquer que « regardez, ils deviennent une équipe », mais ça marche super bien. Ils déclenchent l’arme pour faire exploser une partie du Bus, la dépressurisation permet d’ouvrir les portes et tout le monde peut reprendre le contrôle de l’avion. Skye parvient même à sauver Ward in extremis grâce au canot de sauvetage vu sur le prospectus de sécurité qu’il lui avait montré au début de l’épisode. La boucle est bouclée, ils ont tous servi à quelque chose et l’équipe commence réellement à exister.

Le 0-8-4 peut finalement être envoyé dans l’espace pour terminer sa course dans le soleil, ce qui paraît effectivement un peu plus sûr que de laisser traîner une arme HYDRA au Tesseract quelque part. Quand il en parle avec May, Ward accepte de s’occuper de la formation de Skye. Cette scène entre eux… Spoiler, mais effectivement, il y a déjà des petits trucs qui me font regarder Ward et May différemment. Je n’avais pas relevé ça du tout au premier visionnage.

Skye ? On pourrait presque croire qu’elle est désormais complètement intégrée au groupe. Sauf que…. Elle reçoit un message du Rising Tide et fait ce petit pas en arrière avant de répondre discrètement qu’elle est infiltrée. C’est tellement dramatique pour pas grand-chose, presque ridicule avec le recul, et en même temps… iconique. J’adore. Pourtant,

Post-générique (purée, je n’ai pas le « We’ll return in a moment » sur mes DVDs, c’est trop triste), Samuel L. Jackson en personne vient engueuler Coulson parce qu’il a déjà réussi en six jours à faire un énorme trou dans son avion flambant neuf et lui rappeler que Skye représente un risque. La scène est marrante et, en 2013, c’était forcément un énorme moyen de dire aux spectateurs : regardez, cette série compte vraiment dans le MCU ! Avec le recul, c’est presque énervant.

Ce début de saison s’est tellement appuyé sur les liens avec les films pour attirer le public qu’il a aussi créé une attente impossible à tenir. On nous balance Maria Hill dans le pilot, Fury dès l’épisode 2, des Chitauris, le Tesseract, HYDRA, … forcément que les gens attendaient ensuite que la série reste constamment branchée sur les films. Tout ça pour qu’elle finisse progressivement par s’éloigner du MCU…

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Photographie promotionnelle de l’épisode — ABC Studios / Marvel Television

Cette semaine sur le blog #2 : une rentrée chargée avec diffusions M6, rewatch et soirée jeux pour 42 minutes

Salut les sériephiles,

Vous vous souvenez quand je vous disais dimanche dernier que j’avais pris de l’avance pour que la rentrée ne flingue pas immédiatement le rythme retrouvé sur le blog ? Eh bien, je crois que ça l’a fait ! Après, si la rentrée est quasi-invisible sur le blog, croyez-moi bien que du côté de mes visionnages, c’est la disette. Bon, comme d’habitude, réussir à tout faire rentrer dans mon nouvel emploi du temps (merveilleux, pour l’instant) va me demander des ajustements, mais en attendant, les articles prévus ont bien été publiés et j’ai tout de même réussi à en écrire un peu plus que ce que j’avais annoncé. Bref, il y a de la lecture à rattraper si jamais vous êtes passés à côté 😉

Côté visionnage

J’ai certes pris un retard de 24h, mais j’ai pu continuer cette semaine Lanterns avec l’épisode 3 et je suis bien content d’avoir été patient avec la série ! En effet, c’était le meilleur des trois et ça me donne espoir pour la suite d’avoir eu enfin l’origin story qu’il manquait au pilot.

Du côté de The Rookie, c’est toujours les montagnes russes : énorme 19/20 pour le 8×03, qui réussit à peu près tout ce que j’aime dans la série, avant de redescendre à 14/20 avec un épisode 4 beaucoup plus anecdotique. Bref, cette série restera incapable d’avoir deux épisodes de même qualité à la suite, visiblement, mais pour autant, ce petit côté roulette russe fonctionne bien : ça me donne envie de lancer l’épisode suivant à chaque fois, avec l’espoir d’être à fond. Et puis au pire, c’est un bon fond sonore.

Cependant, cette semaine, j’ai surtout officiellement commencé mon rewatch d’Agents of S.H.I.E.L.D. ! Diffuser l’article me contraint un peu à le continuer désormais… mais treize ans après sa diffusion, je trouve qu’il est temps de confirmer que cette série est bien l’une de mes préférées et qu’elle mérite totalement son rewatch. Le but est de publier une critique par semaine pour l’instant et de me prendre un coup de vieux à chaque fois en constatant à quel point ils étaient jeunes au début de la série !

Côté blog

J’avais aussi promis quelques articles hors critiques et, là encore, j’ai réussi à tenir le programme. Cela donne ainsi trois lectures de rentrée à rattraper si vous les avez manquées :

Ce n’est pas le blog stricto sensu, mais bien sûr, mon jeudi soir (hum, à ce stade, c’était la nuit même) a aussi été consacré au podcast 42 minutes qui, une fois n’est pas coutume, portait bien mal son nom cette semaine. Si vous avez beaucoup de temps devant vous (qu’est-ce que c’est 5h après tout), vous pouvez ainsi rattraper une soirée jeux que j’ai passée en compagnie de Morgane et Aurélien, comme d’habitude. Sinon, vous pouvez aussi attendre qu’Aurélien fasse le montage, ce sera comme ça un peu moins long… mais bon, pas sûr que ça fasse une grande différence à ce stade !

La semaine prochaine sur le blog…

La semaine va être très clairement marquée par la sortie du film Dix pour Cent ce jeudi 10 septembre sur Netflix. Si je sais déjà que je ne vais pas le voir tout de suite, j’ai tellement hâte de le regarder que je ne pouvais pas ne pas vous en parler ici. D’ici jeudi, je vais également (évidemment) faire un petit récap d’où on en était quand on a quitté ces personnages il y a six ans.

Pour le reste, vous l’aurez compris, je vais poursuivre la publication des critiques de la saison 8 de The Rookie et mon rewatch d’Agents of S.H.I.E.L.D., tout en espérant me maintenir à jour dans Lanterns. Ce sont clairement les trois séries qui feront vivre le blog ce mois-ci. Autrement, ce serait bien que je fasse un tour du côté des recherches menant ici, je suis sûr qu’il y a de quoi faire depuis le mois dernier – surtout maintenant que j’ai réinstallé Google Search Console qui est une petite mine d’or concernant les recherches extravagantes et marrantes que je vise pour ces articles.

On devrait donc se retrouver rapidement, mais croisons les doigts parce que j’ai aussi une semaine très chargée au travail – y compris le soir. Satanée rentrée, n’est-ce pas ?

Allez, bonne semaine à tous !

Capture d’écran de l’épisode 6 saison 4 de Dix pour Cent — France 2
Image à la une : affiche Agents of S.H.I.E.L.D. saison 1 — ABC Studios / Marvel Television

Agents of S.H.I.E.L.D. – S01E01 – Pilot – 16/20

Je ne vais pas faire semblant que la nostalgie n’entre pas en ligne de compte pour cette note. En vrai, c’est un très solide 15/20 auquel j’ajoute volontiers un point pour le plaisir de retrouver la série et ses personnages treize ans après. Le pilot a vieilli sur quelques détails, il présente énormément de choses en quarante minutes et certains personnages me paraissent aujourd’hui beaucoup trop jeunes pour être totalement crédibles dans leurs fonctions, mais ça reste une introduction hyper efficace à l’univers. Et surtout, j’avais oublié à quel point Agents of S.H.I.E.L.D. cherchait dès son premier épisode à s’inscrire directement dans le MCU. Ça fait plaisir à revoir.

Spoilers 

Après la bataille de New York, Phil Coulson constitue une petite équipe du S.H.I.E.L.D. pour retrouver Mike Peterson, un homme ordinaire qui vient mystérieusement d’acquérir des super-pouvoirs.

With great power comesa ton of weird crap that you are not prepared to deal with.

L’épisode commence loin du S.H.I.E.L.D., puisqu’on découvre Mike Peterson avec son fils Ace avant qu’une explosion ne secoue un immeuble. Mike se précipite à l’intérieur et en ressort avec une femme dans les bras en utilisant une force clairement surhumaine. Il est filmé par Skye, qui appartient au Rising Tide et semble bien décidée à prouver au monde que les super-héros existent et que le S.H.I.E.L.D. cache tout un tas de choses au public. Après Avengers, ce n’est plus forcément le scoop du siècle de dire que des gens avec des pouvoirs existent, mais l’idée est plutôt de savoir combien d’autres sont encore dissimulés. C’est une scène d’intro dont j’avais oublié le côté voix off, mais à part ça, elle ne vieillit pas si mal !

Pendant ce temps, Grant Ward est en mission à Paris et… j’avais COMPLÈTEMENT oublié la Tour Eiffel dans ce pilot. Je ne sais pas comment c’est possible alors qu’elle est quand même bien visible, mais voilà l’une des premières surprises de ce rewatch, on est à Paris. Ward récupère un objet d’origine Chitauri et on comprend rapidement que s’il est très bon sur le terrain, beaucoup moins avec les gens. Maria Hill lui apprend ensuite qu’il va devoir intégrer une équipe chargée de gérer les phénomènes étranges qui se multiplient depuis la bataille de New York. Il lui parle alors de Coulson, mort, ce qui permet évidemment à ce dernier de surgir derrière lui.

L’entrée est toujours aussi cool et fonctionne. C’est assez fou de revoir le pilot aujourd’hui et de constater à quel point il s’appuie sur les films. Les Chitauris, la bataille de New York, Maria Hill, la mort de Coulson… Agents of S.H.I.E.L.D. n’essaie pas du tout d’exister dans un coin du MCU sans trop faire de bruit : au contraire, elle veut clairement être la série qui raconte ce qu’il se passe entre les films. Elle était vendue comme ça, il y a PLEIN de réfs discrètes, c’est top.

Quant à Coulson, son retour reste assez simple : il a survécu, il s’est reposé à Tahiti et c’était un endroit magique. Voilà, voilà. Je connais suffisamment la suite pour sourire à chaque fois que le sujet revient, mais le pilot sème déjà très lourdement l’idée qu’il y a un truc qui cloche dans cette histoire, avec la réplique qui revient deux fois. J’étais passé à côté au premier visionnage et je me demande comment maintenant. Ward accepte en tout cas de rejoindre cette nouvelle équipe et Coulson part ensuite récupérer Melinda May, qui travaille derrière un bureau et n’a visiblement aucune envie de retourner sur le terrain. C’est assez amusant de la revoir ainsi quand on sait ce qu’elle va devenir dans la série.

Et puis arrivent Fitz et Simmons. MON DIEU QU’ILS SONT JEUNES. C’est probablement ce qui me choque le plus dans ce rewatch pour le moment. Tout le monde paraît jeune, mais FitzSimmons particulièrement. On nous présente quand même deux scientifiques capables de comprendre à peu près tout ce que les technologies humaines ou extraterrestres peuvent leur balancer à la figure, et ils ont presque l’air de sortir du lycée. Ce n’est pas hyper crédible vu comme ça. Cela dit, leur dynamique fonctionne déjà immédiatement : ils parlent beaucoup trop vite, souvent en même temps, se complètent sans avoir besoin de réfléchir et donnent vraiment l’impression d’être un seul personnage coupé en deux. Quel plaisir de les revoir comme ça au tout début.

Il manque encore Skye à l’équipe, et elle n’a pour le moment aucune envie d’en faire partie. Elle tente plutôt de retrouver Mike Peterson, dont elle a découvert l’identité, pour le convaincre de révéler au monde ce qu’il lui est arrivé. Mike, lui, aimerait surtout que ses pouvoirs changent enfin sa vie. Il a perdu son travail, galère financièrement et veut pouvoir offrir quelque chose de mieux à son fils. On comprend assez vite qu’il ne s’agit pas d’un super-héros caché mais d’un homme qui a accepté de servir de cobaye à un projet mystérieux parce qu’il n’avait plus beaucoup d’autres solutions.

Le S.H.I.E.L.D. finit par récupérer Skye et l’embarque dans le Bus, où elle refuse évidemment de coopérer. Coulson a alors une méthode assez particulière pour gagner sa confiance : plutôt que de lui injecter le sérum de vérité qu’il menace d’utiliser, il l’injecte à Ward et la laisse lui poser les questions qu’elle veut. C’est complètement absurde comme manière de mener un interrogatoire, mais j’adore la scène parce qu’elle dit déjà beaucoup de Coulson. Il comprend que forcer Skye ne servira à rien et préfère lui prouver qu’il peut lui faire confiance. Bon, Ward apprécie un peu moins la technique. Moi, j’avais oublié alors que ça aurait dû me marquer, surtout que c’est le genre de surprise dont Joss Whedon raffole. On sent sa patte dans tout l’épisode, c’est parfois un peu lourd, mais je crois vraiment qu’il y a eu aussi des consignes d’au-dessus parfois.

Pendant ce temps, May et FitzSimmons fouillent les restes du laboratoire qui a explosé au début de l’épisode – avec plein de références à Blanche-Neige, tiens, on est sur une scène Disney. Le S.H.I.E.L.D. récupère suffisamment d’éléments pour comprendre qu’il se passe quelque chose de beaucoup plus important autour de Mike. Et là encore, j’avais oublié à quel point le MCU est utilisé dans l’intrigue elle-même : le dispositif Centipede mélange de la technologie Chitauri, des radiations gamma, le sérum du super-soldat et Extremis. En gros, ils ont pris à peu près tout ce que les films Marvel avaient présenté jusque-là et décidé de faire une soupe avec.

Le problème, évidemment, c’est que le mélange est instable. Un précédent cobaye est justement responsable de l’explosion du laboratoire et FitzSimmons comprennent que Mike risque de subir exactement le même sort. En parallèle, Mike commence déjà à perdre le contrôle. Il retourne voir son ancien employeur pour demander à récupérer son boulot, se fait rejeter et l’agresse en utilisant ses nouveaux pouvoirs. On reste dans quelque chose de plutôt schématique sur le mec qui se croit soudain tout permis parce qu’il est devenu plus fort, mais J. August Richards (je l’adore !) parvient à rendre Mike assez attachant pour qu’on ait surtout envie qu’il s’en sorte. Il veut être un héros aux yeux de son fils et se retrouve progressivement à faire exactement l’inverse.

On apprend aussi que la femme qu’il a sauvée lors de l’explosion travaille en réalité pour le projet Centipede. Elle lui fait comprendre que les gens derrière tout ça ne vont certainement pas apprécier qu’il expose ainsi leurs expériences au grand jour. Mike, lui, continue de se persuader que ses pouvoirs sont son « origin story » et qu’il peut enfin devenir quelqu’un. Forcément, ça ne va pas du tout se passer comme prévu.

Skye finit par donner son identité au S.H.I.E.L.D. pour qu’ils puissent l’aider, mais Mike la retrouve avant eux. Il assomme May, embarque Skye avec lui et l’oblige à effacer toutes les informations permettant au gouvernement de les retrouver, lui et son fils. Skye trouve heureusement le moyen de prévenir discrètement Coulson et les autres, ce qui mène tout le monde à Union Station pour le final.

Et là, l’épisode réussit plutôt bien à réunir tout ce qu’il a mis en place jusque-là. Mike devient de plus en plus instable et risque littéralement d’exploser, Skye essaie toujours de le convaincre qu’il peut être aidé, un homme envoyé par Centipede tente de le supprimer pour effacer les traces du projet, May se retrouve déjà obligée de retourner sur le terrain et FitzSimmons cherchent une manière de neutraliser Mike sans le tuer. Ward, lui, attend simplement d’avoir une cible.

Coulson refuse pourtant de considérer Mike comme une cible. Il tente de lui rappeler qu’avoir des pouvoirs ne fait pas de quelqu’un un héros et que ce sont ses choix qui comptent. C’est un discours assez classique, surtout dans une série Marvel, mais il fonctionne bien parce qu’il correspond parfaitement au personnage de Coulson – et puis, il faut bien marquer ce pilot et donner un message à la série.

Ward finit par tirer sur Mike, mais, surprise, ce n’est pas pour le tuer : le tir permet de le neutraliser et de stabiliser son état grâce à une arme mise au point par FitzSimmons. L’assassin envoyé par Centipede est également maîtrisé par May et tout le monde s’en sort. Pour une première mission, l’équipe improvisée fonctionne déjà étonnamment bien alors que la moitié de ses membres ne voulait même pas en faire partie quelques heures plus tôt. Il ne reste plus qu’à récupérer Skye. Coulson lui propose de rejoindre l’équipe et lui laisse quelques secondes pour réfléchir parce qu’une nouvelle mission les attend déjà : un 0-8-4. Et comme s’il fallait encore une dernière petite touche Marvel / espionnage / gadget avant le générique, Lola, la voiture, se met à voler.

J’avais pas oublié ça, quand même.

Photographie promotionnelle de l’épisode — ABC Studios / Marvel Television

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