Dernier dimanche d’août et, comme chaque année, j’ai passé une partie de mes vacances à me dire que j’allais relancer le blog avant de reprendre le travail. Pour une fois, je crois que j’ai tenu ma résolution et que je l’ai même prise un peu trop au sérieux cette semaine : j’ai beeeeaaaaucoup écrit. Profitez-en car dans quelques jours je serai probablement en train de corriger des copies en me demandant où est passé mon temps libre. En attendant, et avant que je mange ma petite pizza de réconfort, voilà donc ce qu’il s’est passé sur le blog :
C’était plutôt une excellente semaine comme je n’en fais plus depuis longtemps : je suis venu à bout de mes rattrapages, enfin !, des saisons entamées pour la… euh beh saison : les critiques de Scrubs (épisodes 6 à 9) et Daredevil Born Again (épisodes 4 à 8) sont donc dispos sur le blog. Grosso modo, je suis prêt pour la rentrée des séries, même si j’ai constaté après que celle-ci n’existait plus tellement. Ensuite, j’ai commencé la saison 8 de The Rookie (épisodes 1 et 2 dispos sur le blog, mais j’ai vu un peu plus), poursuivi tranquillement mon visionnage hebdo de Lanterns et surtout, je me suis empiffré toute la saison 1 de The Good Wife. Bon, allez, il est temps que les vacances se terminent !
Côté blog
Là aussi, on voit que j’ai plein de temps à perdre sur ma dernière semaine de vacances (celle où je n’ai pas beaucoup bossé par rapport aux autres, en fait). J’ai eu envie de reprendre le blog en main et d’écrire plein de choses, l’actualité aidant bien avec Arrivals qui débarque par surprise avant-hier ! Bref, ça vous fait quatre nouveaux articles à découvrir si vous êtes passés à côté :
Vous pensiez que la rentrée allait m’arrêter ? Vous aviez raison MAIS j’ai anticipé un peu et il y aura des articles quand même ! Incroyable, non ? Au programme : je continuerai de poster les critiques de la saison 8 de The Rookie, on parlera un peu de 9-1-1 à l’occasion de sa diffusion française et je posterai même une chronique sur un tout nouveau rewatch (ceux qui ont Twitter doivent déjà savoir de quoi je parle, a priori).
Oui, oui, c’est tout un planning millimétré et ce sera comme ça pendant encore au moins trois semaines – dans l’idée, j’aimerais que cette petite avance me permette de continuer jusqu’en octobre au moins, en parallèle de mes visionnages à la semaine. Je suis un peu fou, je sais, mais regardez, ça tient déjà pour cette semaine, c’est bien, non ? Clairement, je ne suis pas peu fier de moi sur ce coup-là. D’ailleurs, en parlant de coups… RDV jeudi matin si tout va bien 😉
Bonne semaine à tous – et bonne rentrée si vous êtes concernés, malheureux que vous êtes…
Je vous préviens tout de suite : je n’ai rien de particulier à vous dire aujourd’hui, mais comme j’ai repris goût ces deux derniers jours à l’écriture d’articles un peu blabla, je me suis dit que j’allais continuer. Trouver un sujet pour écrire 500 mots n’a jamais été aussi simple, en plus.
En effet, un coup d’œil aux articles les plus lus du blog depuis une semaine vous aura permis de constater que ce titre d’article est certes très facile, mais aussi tout à fait véridique ! Younger a débarqué dans le catalogue Netflix mi-décembre et depuis c’est une avalanche de contenu Younger qui perce petit à petit dans mon fil Insta. Quel plaisir que la série s’offre cette seconde jeunesse vraiment bienvenue, mais quelle galère : ça me donne tellement envie de la revoir ! En plus, je n’ai jamais écrit les critiques de la saison 1 parce que j’avais tout bingewatché en un aprèm et que, bon, c’était y a dix ans et c’était le tout, tout, tout début du blog… Pourquoi nous la ramener aujourd’hui ?
Je me rends compte en effet que la série ayant été diffusée à un rythme fou (une saison tous les six mois parfois ?), je ne l’ai jamais vraiment revue… et donc j’ai oublié plein de choses ! Quel bonheur se serait de pouvoir enchaîner tous les épisodes, surtout que les sept saisons ne font que douze épisodes à chaque fois…
Et que m’en reste-t-il de cette aventure folle ? Le traumatisme de la scène de la chèvre (si vous ne l’avez pas encore vue, je n’en dirais rien), un livre qui prend la poussière dans ma bibliothèque (Marriage Vacation) et de bons souvenirs. Je veux dire, Lisa & Kelsey me manquent énormément quand il est question de rire devant ma télévision. Lauren aussi. Même le triangle amoureux chiant avec Josh et Charles (OK, c’est la base de la série) me manque. Et Diana et ses bijoux improbables aussi. Bref, je suis tellement jaloux des gens qui vont la découvrir seulement aujourd’hui !
Cela dit, le simple fait d’être sur Netflix ne justifie pas tout son succès ces derniers jours, je suppose. L’algorithme la met en avant puisque la série est du créateur d’Emily in Paris, et ça doit aider énormément. Seulement, ce qui explique probablement son efficacité aussi aujourd’hui, c’est un autre détail, et pas des moindres : c’est que la série se concentre énormément aussi sur la lecture et les manuscrits (forcément).
Je me rends compte ainsi qu’elle était en avance sur son temps : imaginez si elle commençait en 2026 ? La romance est devenu un véritable phénomène littéraire – et la romantasy aussi. De mémoire, la série avait son propre Game of Thrones avec justement ce petit côté spicy en plus, qu’on retrouve tout à fait dans la romance. C’est qu’à l’époque Game of Thrones était hyper tendance… Aujourd’hui, on est plutôt sur du Heated Rivalry et de la romance bien comme il faut (eh, même La Femme de ménage, en vrai, faudra que j’en fasse un article un jour, tiens).
Je sais, je sais, quand je dis que Youngerest en avance sur son temps, j’abuse un peu : Booktube existait et cartonnait à l’époque… mais ce carton n’a rien à voir avec ce qu’est TikTok aujourd’hui pour la littérature. Vraiment, je me dis que le nombre de romans qui pourraient surfer sur la tendance d’une série comme Younger et faire leur promo dans cette série maintenant que c’est redevenu hype de lire est phénoménal. Et je me dis aussi que c’est ce qui peut expliquer son succès sur Netflix aujourd’hui, indépendamment du fait que ce soit une série hyper drôle, pertinente et vraiment efficace dans tout ce qu’elle raconte.
De là à espérer un jour un revival de la série, comme c’est tant à la mode et comme Suits a pu l’avoir à sa manière ? Si je critique tout le temps les reboots et les revivals (à juste titre pour Suits LA, bien vite annulée), je dois dire que je ne serais pas contre. La série me manque pour sa fraîcheur – Emily in Paris, du même créateur, est un carton aussi, mais n’est pas si fun en comparaison alors je n’ai pas accroché. Et puis, les actrices doivent s’ennuyer, en plus. Enfin, peut-être pas : Hilary Duff est de retour avec un nouveau single bien trop cool et sortira son album le 20 février. Elle m’a déjà préparé mon meilleur cadeau d’anniversaire, c’est trop généreux.
Bref, pour répondre à la question que je pose dans le titre de l’article, finalement, cette deuxième jeunesse, la série se l’offre en capitalisant sur tout ce qui a fait son succès à l’origine et qui est encore terriblement à la mode aujourd’hui. C’est féministe, c’est décomplexé, c’est fun, c’est réaliste (mais si), c’est cru et c’est terriblement efficace. J’ai tellement envie de la revoir (mais toujours en VO, parce que la VF n’a pas le même charme… le sexe et le cru sonnent mieux en anglais, je pense)… Et c’est dispo sur Netflix, alors n’hésitez pas.
Mes critiques de presque tous les épisodes de la série sont toujours en ligne :
Troisième jour et me revoilà, avec une question qui n’a pas grand intérêt pour le blog. Pour les plus curieux d’entre vous, ou pour ceux qui arrivent ici en passant par le widget WordPress, la réponse est Nanterre-Université, à une époque où elle s’appelait comme ça (mais bon, elle a changé de nom trois fois rien que le temps que j’obtienne mon master). Pour les autres, je vais détourner l’article, une fois de plus, parce que je suis toujours au début de ma quête qui consiste à retrouver ma passion pour les séries.
Et oui, cette question m’y a fait penser. Cela peut paraître improbable, et pourtant, ça m’a rappelé que quand j’étais encore étudiant, j’avais tendance à dépenser encore plus dans les objets dérivés. J’étais tellement fan de séries que j’avais toujours envie d’acheter des objets en rapport avec les séries, y compris des vêtements. C’est comme cela que j’ai réussi à me faire offrir un pull Community à l’effigie de la fac de Greendale, et que je me suis retrouvé à l’université de Greendale moi-même.
Un jour que je prenais le train pour Versailles, un couple d’américains approchant de la soixantaine s’est assis en face de moi. Assez vite, j’ai remarqué qu’ils me regardaient un peu trop, alors j’ai fini par lever les yeux de You’re never weird on the Internet de Felicia Day. Parce que oui, j’étais en train de lire cette petite pépite. Nos regards se croisent et là, l’américaine me dit bonjour et entament la conversation. C’est très américain ce genre de small talk et j’étais tout content de pouvoir sortir mon horrible accent pour lui répondre.
Malgré tout, on arrive à se comprendre et assez vite le mari entre dans la conversation. Vous devez le voir venir avec le titre de l’article, mais inévitablement, le couple finit par me demander où se trouve la fac de Greendale où je fais mes études. J’aurais pu leur mentir et improviser quelque chose, parce que de toute manière, je savais bien que je ne les reverrais jamais et que la conversation n’allait pas durer vingt minutes non plus, mais bon, je me suis retrouvé à leur expliquer que j’étais fan de séries. Là-dessus, il a fallu leur raconter tout Community.
Et si j’ai bien senti qu’ils étaient un peu déçu que je ne sois pas un américain, ni un étudiant de retour en France après des études aux USA, moi, j’étais tout content d’avoir pu faire la promotion de cette excellente série. S’ils étaient déçus, moi, j’ai senti qu’en fait, j’appartenais bien au campus de Greendale. J’en connais la devise par cœur – E pluribus anus – quand je n’ai aucune idée de la devise de ma fac (en a-t-elle une, même ?) et je pense plus souvent à la série qu’à mes cours, hein.
Pour cette raison, je ne vous la recommanderai jamais assez d’ailleurs, elle raconte les aventures d’un study group dans une fac américaine – un Community college, l’équivalent d’une fac publique avec peu de moyens, en gros. Dis comme ça, ça ne vend pas du rêve, mais allez-y les yeux fermés : c’est une comédie excellente, qui verse dans l’humour meta, les parodies et les running gags grâce à un petit groupe de personnages stéréotypés, mais tout de même surprenant. Il y a six saisons et un film à voir. Bon, j’attends encore le film, ralenti par la grève des scénaristes, mais il arrive, pour de vrai.
Peut-être qu’un rewatch de Community pourrait m’aider à retrouver ma passion des séries ? C’est quand même un souvenir totalement random que je vous raconte aujourd’hui, mais assez caractéristique d’à quel point les séries envahissaient ma vie avant. Aujourd’hui, quand il s’agit d’acheter des stickers pour décorer mon agenda, je me résigne à en choisir de mes séries en cours sans être autant à fond. Et ça, il faut que je trouve le moyen d’y remédier.
Vous l’aurez compris, ces articles répondant aux questions WordPress sont là aussi pour ça. Et après tout, je pense qu’on peut bien dire que j’ai fréquenté l’université de Greendale. C’était après être passé par l’Hearst College de Neptuneet par le campus de l‘université de Sunnydale, souvenez-vous… Depuis, bien sûr, j’ai eu la chance d’intégrer Brakebills et je vous invite à m’y rendre une petite visite :
Je suis au bout du rouleau : je viens une nouvelle fois de terminer la saison 5 de The Magicians, et je suis toujours aussi dégoûté par l’annulation de la série. Elle est si incroyable, et la fin est tellement parfaite et imparfaite en même temps que ça résume parfaitement ce qu’est cette série et cette saga littéraire à mes yeux : une incroyable aventure avec des versions et des ouvertures possibles dans tous les sens. Je vous jure, j’en ai cherché une fanfic sur la saison 6 tellement j’étais frustré. Je n’ai pas trouvé mon bonheur pour autant.
Take on me
La saison 5 commence de manière difficile pour les fans : il faut se faire à l’absence de Quentin. Je me souviens qu’au premier visionnage, j’avais trouvé dur de me remettre dans le deuil du personnage autant que Julia ou Alice, parce que j’avais eu le temps de m’en remettre entre les saisons. Pour le rewatch, l’approche a été totalement différente, parce que j’ai enchaîné plus vite.
Dans les deux cas, j’ai aimé l’adieu que la série réservait au personnage de Quentin. C’est fait de manière sympathique, avec juste ce qu’il faut pour qu’on croit que l’acteur puisse revenir quand bien même on sait que non et surtout juste ce qu’il faut pour que les personnages soient capables de faire le deuil et d’avancer vers de nouvelles aventures.
En fait, c’est même principalement la clé de ce début de saison : elle ne nie pas le décès du personnage et s’en sert pour justifier le départ de deux quêtes. La première est celle de Julia pour sauver la Terre de l’Apocalypse, la deuxième est celle d’Alice pour comprendre ce que Q faisait avec une page sur la « World Seed ». Et pour nous régaler, en parallèle, Margo et Eliott sont coincés dans le futur de Fillory.
Oops they did it again
Autrement dit, en quelques épisodes, la série parvient à me réconcilier en proposant tout ce qu’il me manquait en saison 4. Souvenez-vous : je vous disais que j’étais frustré de ne pas avoir le duo Margo/Eliott et on commence par se centrer énormément sur eux. On enchaîne sur Eliott qui doit gérer son deuil de Q et refaire sa vie amoureuse, tout en ayant Margo qui culpabilise d’avoir voulu abandonner Josh et Fen. La résolution de faire venir tout le monde dans le futur est juste dingue quand on y pense, mais c’est tellement leur genre de twist que j’adore ce que ça donne.
Dans tous les cas, on a une bonne dose de Margo/Eliott cette saison. À mes yeux, ça culmine dans l’incroyable double épisode de mi-saison où nos héros se retrouvent à détruire la lune. C’est du pur Magicians en substance, ça avait été diffusé le jour de mon anniversaire et ça se concentrait sur ce duo que j’adore. Incroyable, tout simplement.
Des quêtes liées
Dire qu’ils se plaignaient de ne plus en avoir !
L’autre bon point de la saison 5, c’est qu’elle parvient à nous lier les quêtes de manière assez naturelle. J’aime beaucoup comment Julia finit par embarquer tout le monde dans sa quête pour empêcher l’apocalypse, quitte à la provoquer elle-même. Le fait que la quête soit d’abord pour Quentin est efficace, de même que le fait que Julia se trompe de planète et doive l’apprendre par Todd. J’adore Todd (et dire qu’il se tape Margo cette saison – et bordel qu’est-ce que j’éclate de rire chaque fois que je vois Margo à l’arrière-plan apercevoir Todd juste après avoir appris qu’elle avait couché avec dans la boucle temporelle).
Alice finit par rejoindre assez naturellement cette quête, et ça me rappelle vraiment ce que donnait les clés en saison 3 : chacun avait ses préoccupations, mais tout s’emboitait correctement. Bien sûr, il reste le problème de Penny 23, de sa perte de pouvoir et l’arrivée de Plum. Je leur pardonne parce que j’adore l’actrice incarnant Plum, l’acteur incarnant Penny et parce que j’adore le personnage de Plum dans les livres. Après, c’est peut-être le point faible de la saison.
Cela dit, réussir à donner une utilité aux personnages, tout en incluant la grossesse de Stella Maeve à l’intrigue et à l’épisode final, c’était un joli coup de maître. Cela fonctionne, on a encore une grossesse magique dans la série, mais ça permet une évolution complète du personnage de Julia. Elle aura tout subi avant la joie d’être mère, et elle s’y fait certes un peu vite, mais ça colle totalement comme fin pour ce personnage.
Non, vraiment, cette saison 5 fonctionne. Même les délires de Kady avec les autodidactes finissent par avoir un vrai intérêt quand elle croise la route de Fogg et que celui-ci revient bien malgré lui en fin de saison. Plus que jamais avant, tout est donc lié, et l’écriture de la saison est bien meilleure. J’ai réussi à apprécier Kady à son plein potentiel. Non parce que désolé, mais Kady, c’est un personnage avec lequel j’ai eu du mal depuis le départ : elle a tout pour me plaire, mais y a toujours quelque chose qui pose problème.
La fin d’un monde
Et puis, terminer la série sur la promesse d’un nouveau monde, c’était sacrément culotté. La fin de Fillory marque une fin naturelle pour la série : certes, elle s’appelle The Magicians, mais finalement, ce n’est ni plus ni moins que l’histoire de Fillory, qui s’est retrouvé au cœur de toutes les intrigues, puisqu’elle était le noyau de la magie. Que ce soit Margo qui la détruise, en plus !
J’aimerais tant voir la suite de cet épisode final qui parvient parfaitement son pari de conclure les intrigues tout en laissant la porte ouverte pour la suite. On sait qu’ils avaient de quoi faire une saison 6… Je suis frustré par la fin qui nous sépare Eliott et Margo, mais en même temps si heureux de voir Margo sourire comme ça et être si heureuse d’être à nouveau High King ! J’aimerais voir Eliott et Charlton (what’s a Charlton ?) vivre leur relation, ça tombe un peu comme un cheveu sur la soupe, quand même, mais ça promettait une histoire marrante, surtout avec ce fantôme pour les mater.
La magie continue d’exister, Julia et Penny ont une jolie quête devant eux grâce à HQ (Hope Quentin, simple, efficace), Zelda a une conclusion à la hauteur de son personnage, Fen et Josh sont enfin officiellement de la partie… Non vraiment, c’est une jolie fin ouverte, comme seuls eux pouvaient la maîtriser.
Maintenant, il est déjà temps pour un revival. Vraiment. Et pour le podcast spécial, j’ai déjà hâte (il est dispo à l’écoute sous ce magnifique gif de Margo) !