Cette semaine sur le blog #5 : j’ai bien accroché au pilot de Line of Fire

Salut les sériephiles,

La semaine dernière, je vous annonçais que je n’avais plus d’avance sur les articles et, finalement, le blog aura encore plutôt bien tourné. Je triche un peu avec cet article-ci qui est planifié depuis vendredi, cela dit. Le bilan est bon : je suis à jour dans les séries hebdomadaires que je voulais regarder et j’ai réussi à publier normalement avant ce week-end où, comme prévu, je suis parti profiter d’un petit shoot de dopamine dans le sud. Oui, on est comme ça ici, on prévoit de fuir la grisaille parisienne l’année où il n’y a pas tellement de grisaille.

Ces sept derniers jours auront en fait été plutôt productifs : une nouvelle série testée, le retour de « Performance remarquable » et un article que je repoussais depuis un moment – oh, j’en ai d’autres qu’il va falloir que je prenne le temps de publier d’ailleurs.

Une fois de plus, c’est pas tellement le sujet, donc revenons-en à nos moutons :

Côté visionnage

C’est comme les semaines précédentes et vraiment ce mois de septembre aura été plus routinier que d’habitude sur le blog : The Rookie continue, mon rewatch d’Agents of S.H.I.E.L.D. aussi, Last Seen fonctionne toujours bien sur moi et le succès de Lanterns me laisse assez perplexe (malgré des épisodes qui peuvent être très réussis individuellement, hein, je trouve que ce n’est pas si fou).

La vraie nouveauté de la semaine, c’est donc la diffusion du pilot de Line of Fire. J’espérais avoir le temps de tester et je suis vraiment content de l’avoir fait : le pilote m’a beaucoup plu. 18/20 pour commencer, c’est rare ces dernières années, mais voilà, c’est exactement le genre de nouveauté que j’espérais voir à la rentrée : une série de network avec plein de personnages, des relations déjà compliquées et plusieurs intrigues lancées dès le départ. Je ne peux que la conseiller !

Côté blog

Contre toute attente, j’ai aussi réussi à caser deux articles en dehors des critiques cette semaine. D’abord le retour de « Performance remarquable », que j’espérais avoir le temps d’écrire et puis… Disneyland Paris, évidemment ! Deux semaines que l’article me démangeait ! Bref, je comptais aller au cinéma, j’ai changé mes plans et ça m’a au moins permis de passer une soirée magique (forcément) sur le parc. Je vous partage ça avec une avalanche de photos des décos d’Halloween déjà en place, bien sûr :

La semaine prochaine sur le blog…

Puisque Disneyland Paris a gagné cette semaine alors que je pensais passer dix jours loin du parc, le cinéma est normalement repoussé à demain soir. Bref, vous l’aurez compris, je vais ENFIN revoir Avengers Endgame sur grand écran. Je n’y vais pas tellement pour l’ambiance (petit cinéma, il n’y aura pas grand monde) ou pour les scènes supplémentaires (ça va m’agacer la bande-annonce du prochain et tout), mais vraiment juste pour le kiff et le repos (j’anticipe le contrecoup du week-end, quoi).

Pour le reste, pas le temps de me remettre de mon week-end : le prochain podcast 42 minutes est en direct mardi à 21h et, ensuite, ben DLP mercredi, puis un enchaînement spectacle, concert et crémaillère fera qu’on sera de nouveau dimanche. Entre ça et, forcément, le boulot, je ne vais pas poser les pieds par terre.

Autant dire que je ne m’attends pas à une semaine particulièrement riche en visionnages ou en articles, donc, surtout que je n’ai pas tellement d’avance ; même pour The Rookie, oui. Je vais essayer de suivre mes hebdos et de ne pas trop accumuler de retard ; mais je ne fais pas de promesse vaine.

Et pour ne rien arranger à mon planning qui déborde, Disney + va commencer la diffusion de Coven Academy vendredi. J’ai trop hâte !

Coven Academy : la nouvelle série de sorcières de Disney+ parfaite pour Halloween ?

Salut les sériephiles, Vous connaissez probablement mon amour d’Halloween ? Je suis tombé totalement par hasard sur la bande-annonce de Coven Academy cet après-midi et je ne sais pas comment j’étais passé à côté jusque-là, mais je suis désormais beaucoup trop impatient de voir cette série. Elle arrivera le 2 octobre 2026 sur Disney+ en…

Allez, bonne semaine à tous – je vous la souhaite aussi chouette que celle qui se prépare pour moi !

Image à la une : affiche promotionnelle de Line of Fire (NBC)
Affiche promotionnelle Avengers Endgame (Marvel)

Aaron Pierre (Lanterns) – Performance remarquable #190

Salut les sériephiles,

Je l’annonçais dimanche dernier : avec un peu de chance, je trouverais le temps de caser une nouvelle « Performance remarquable » avant la fin de la semaine. Eh bien, je tiens presque mon programme ! Et cette fois, contrairement à Hayden Panettiere le mois dernier, je respecte parfaitement les nouvelles règles de cette rubrique : il s’agit bien d’un acteur qui m’a marqué dans un de mes visionnages récents. Mieux, je le vois quasiment chaque semaine depuis un mois !

Il faut dire que mon rapport à Lanterns est un peu compliqué. J’aime beaucoup de choses dans la série, j’en trouve d’autres beaucoup trop lentes, trop sérieuses ou trop vite expédiées et, après six épisodes, je ne suis toujours pas certain de comprendre ce qu’elle essaie de faire avec sa construction. Pourtant, au milieu de tout ça, Aaron Pierre réussit un truc plutôt essentiel : il me donne envie de continuer à suivre John, alors même que je ne suis même pas sûr d’aimer vraiment le personnage. Et ça mérite bien un article.

Aaron Pierre

La série : Lanterns
Le personnage : John Stewart

Pourquoi ?

Dès le pilot, j’avais beaucoup aimé un détail dans son interprétation : chaque « sir » adressé à Hal Jordan sonnait comme un gigantesque « fuck you ». C’est un peu devenu pour moi le résumé parfait de son John Stewart. Le personnage passe énormément de temps à se contrôler, à se tenir droit, à répondre comme il faut et à donner l’impression que rien ne l’atteint vraiment, mais Aaron Pierre arrive constamment à faire sentir tout ce qui bouillonne derrière – malgré ses castings marmonnés en permanence.

L’épisode 3 a évidemment beaucoup aidé à comprendre ce jeu. Lanterns nous révèle alors que le calme presque agaçant de John n’est absolument pas naturel : toute son enfance a été construite autour de l’idée qu’il devait maîtriser sa peur, ne jamais montrer ses faiblesses et devenir celui que ses parents avaient décidé qu’il serait. Ce n’est donc pas seulement un militaire très discipliné ou le jeune héros sérieux face au vieux Lantern qui fait n’importe quoi. C’est quelqu’un qui a appris à verrouiller tout ce qu’il ressent. À partir de là, j’ai trouvé le jeu de l’acteur vraiment efficace et j’avoue : j’étais convaincu.

Aaron Pierre arrive assez bien à jouer aussi une contradiction sans avoir besoin de nous la surligner : John veut la bague, estime qu’elle devrait être à lui et pense probablement être meilleur qu’Hal sur certains points… mais ça ne signifie pas qu’il est prêt à devenir Green Lantern n’importe comment.

Surtout, Aaron Pierre doit finalement jouer plusieurs versions du même personnage. Il y a John en 2016, encore persuadé qu’il sait parfaitement pourquoi il a été choisi et lancé dans cette formation complètement lunaire avec Hal ; et il y a celui de 2026, qui a abandonné sa bague, construit une autre vie et traîne derrière lui tout ce qu’il s’est passé dix ans plus tôt.

Bref, Lanterns n’est pas mon coup de cœur de l’année et John Stewart n’est même pas nécessairement mon personnage préféré de la série parce que je ne l’aime pas et que je n’ai pas de perso préféré dedans, loin de là, même. C’est justement ce qui me donne envie de choisir Aaron Pierre pour cet article : il n’a pas besoin que j’adore le personnage pour que je remarque sa performance. Il réussit à rendre intéressant un héros qui passe énormément de temps à cacher ce qu’il ressent et, surtout, à donner de l’épaisseur à tous ces moments où John ne dit rien.

Lire aussi sur le blog :

Lanterns (S01)

De quoi ça parle ? Comme toujours, je me renseigne peu sur la série avant de la commencer, mais je sais tout de même qu’il est question de Green Lantern, un héros que j’ai toujours beaucoup aimé dans l’univers DC. La bande-annonce permettait de comprendre que l’actuel Green Lantern étant vieillissant, il se retrouve à…

Vu aussi dans…

Eh bien… Krypton, apparemment ?

Aaron Pierre incarnait Dev-Em dans la série DC que j’avais abandonnée après UN épisode en 2018. Mieux encore, il était bien présent dans ce fameux pilot. Est-ce que j’en gardais le moindre souvenir ? Absolument pas. À ma décharge, j’avais classé Krypton 73e de mon top cette année-là, sur 73 séries, en précisant que j’avais galéré à terminer ce premier épisode. Il y avait donc peut-être quelques signes indiquant que je n’allais pas m’en souvenir, hein.

Depuis, sa carrière a quand même sacrément accéléré. Il est passé par The Underground Railroad, Old, Rebel Ridge, Genius: MLK/X ou encore Mufasa : Le Roi Lion, auquel il prête sa voix dans la version originale. Ah, ouf, enfin un rôle dont je peux dire quelque chose ! Je ne peux pas dire qu’il est un grand acteur dedans parce que ben… c’est un lion en images de synthèse, quoi.

Ceci dit, je peux affirmer que je l’ai beaucoup écouté parce que contrairement à beaucoup, j’ai beaucoup aimé ce film qui n’était jamais qu’un Roi Lion 3 différent de celui sur Timon et Pumba, en vrai. Je sais pas, je trouve que ça fonctionnait, que la structure copiée sur le film d’origine était rigolote et que les chansons étaient entraînantes. Donc ouais, j’ai réécouté Aaron Pierre quelque fois sur Spotify.

L’info en +

Le plus amusant reste tout de même le parcours DC d’Aaron Pierre qui explique en partie pourquoi je ne sais pas trop qui il est – parce qu’ici, on est Team Marvel, déso pas déso. En 2018, il apparaissait donc dans Krypton dans le rôle d’un militaire particulièrement discipliné, Dev-Em. Huit ans plus tard, le voilà à nouveau chez DC dans la peau de… John Stewart, ancien militaire particulièrement discipliné. Bon, il y a peut-être un typecasting qui commence à se dessiner et ne va pas m’aider à accrocher plus que ça.

Cette fois, j’ai toutefois retenu son nom. Et vu les projets qui commencent déjà à s’accumuler autour de lui, ça tombe plutôt bien : après Lanterns, Aaron Pierre est notamment annoncé dans Star Wars: Starfighter (ce projet si intrigant qui arrive vite !) et doit également continuer à incarner John Stewart au cinéma. Pourquoi je me sens spoilé d’avoir lu cette info ?

On lui souhaite le succès et davantage de gifs à son effigie parce que pour l’instant, la recherche WordPress ne donne pas grand-chose, le pauvre. Quant à l’image à la une, c’est une photo promotionnelle du premier épisode de la série.

Lanterns – S01E06 – Bad Optics – 14/20

Très étrange épisode 6 : je ne parviens pas à comprendre la manière dont cette saison est construite ni où les scénaristes veulent nous amener avec ces twists. Si ça reste plutôt efficace, force est de constater que je n’aime pas les personnages et que j’ai l’impression de voir des bouts de films dans le désordre – ou rallongés sans intérêt parfois – plutôt qu’une vraie histoire de série. À croire que les prestige dramas ne sont pas vraiment pour moi…

Spoilers 

En 2026, John a repris sa vie de civil loin de Green Lantern… jusqu’à ce que son passé le rattrape.

I was the Green Lantern… for five minutes.

Comme je le supposais la semaine dernière, cet épisode prend la décision – et la direction – de commencer en 2026, où nous suivons John essayer de convaincre un ensemble d’officiels d’acheter son produit de défense de la ville. Nous sommes dans une série DC et il est bien sûr question de Metropolis et Superman, ce que je trouve toujours un peu perturbant ici. J’avais du mal à savoir dans quel univers DC on était exactement, mais l’épisode confirme plus tard qu’on est bien dans celui des films récents. John, lui, a complètement repris sa vie de civil et travaille désormais avec son frère Marcus, loin de tout ce qui concerne Green Lantern.

Il reçoit aussi des appels de sa mère, qui l’informe qu’Hal Jordan veut s’excuser auprès de lui. Lol. Bernadette a gardé le contact avec Hal pendant qu’il était enfermé, puis après sa libération, parce que le pauvre homme n’avait apparemment pas de famille. Depuis quand Bernadette a un cœur exactement ? C’est étrange comme tout, mais ça fonctionne suffisamment pour que John prenne immédiatement la route vers Rushville. Il veut ses excuses et ça m’intéressait parce que je pensais vraiment qu’il retrouverait Hal mort après dix ans sans lui parler… Sauf que Bernadette lui a menti : Hal n’a jamais demandé à le voir pour s’excuser et semble même surpris lorsque John lui réclame ces fameuses excuses.

Hal considère plutôt qu’il a pris ses responsabilités puisqu’il a fait son temps en prison et qu’il n’a jamais révélé le rôle de John dans tout ce qui s’était passé dix ans plus tôt. C’est loin d’être suffisant pour John, évidemment, et Hal reprend aussitôt ses manipulations psychologiques avec son ancien bleu : il lui parle de la peur qu’il aurait eue une fois la bague entre les mains et qui expliquerait finalement pourquoi il l’a abandonnée. Perso, je ne suis pas convaincu du tout par ce choix de la série. Il aurait été beaucoup plus intéressant d’avoir les conséquences directes de ce qu’on a suivi jusqu’ici. Là, franchement, avoir un bond de dix ans pour qu’on nous raconte après coup comment les personnages ont vécu tout ça, ça ne me plaît pas, surtout qu’encore une fois, ils vont vouloir nous faire croire qu’ils sont brillants quand ils révèleront des parties manquantes à la compréhension dans un épisode flashback. C’est tellement artificiel et paresseux, ça m’énerve.

Les deux hommes s’embrouillent, John frappe Hal puis reprend la route. Avant qu’il parte, Hal lui demande toutefois de ne révéler à personne qu’il était là et qu’ils se sont vus. Le truc, c’est que le soir même, Kerry appelle John pour lui annoncer la mort d’Hal. C’est d’autant plus problématique que John vient précisément de lui péter le nez quelques heures plus tôt. Nous retrouvons donc enfin la scène qui terminait le pilot : Hal est assis mort dans les gradins du stade avec une balle dans la tête.

Je m’interroge toujours sur la raison qui explique que John vérifie immédiatement la main du cadavre d’Hal. Cela fait dix ans qu’il n’est plus Green Lantern et John sait mieux que personne ce qu’est devenue sa bague puisqu’il la lui a prise avant de la rendre aux Gardiens. Pourtant, la scène du pilot donnait clairement l’impression qu’il s’attendait à la trouver. À moins qu’il me manque quelque chose (wink, wink, on vous fera un flashback), c’est franchement étrange ou juste une fausse piste du pilot très mal écrite.

Kerry, de son côté, se demande qui a bien pu tuer Hal mais reconnaît que toute la ville le détestait. Elle révèle surtout ce qui s’est passé pendant ces dix années : elle et Billy sont séparés depuis trois ans et Hal lui écrivait déjà lorsqu’il était en prison. À sa sortie, il est revenu vivre à Rushville pour essayer de réparer ce qu’il avait fait. Il frappait aux portes des habitants pour proposer de tondre leur pelouse, faire leurs courses ou les aider de n’importe quelle manière. La ville qu’il a participé à détruire dix ans plus tôt ne lui a évidemment pas pardonné et il s’est surtout pris énormément de portes au nez.

Le pire pour Kerry, c’est qu’elle a l’impression qu’il est revenu pour elle. Et c’est là que la série commence à me perdre encore davantage : à quel moment Kerry et Hal sont-ils supposés être devenus si proches ? Leur relation en 2016 ne me faisait pas du tout croire à une romance et j’ai vraiment l’impression qu’on me demande d’accepter qu’un couple s’est développé simplement parce que c’est un homme et une femme qui se côtoyaient. On nous raconte une relation entière dix ans plus tard sans nous l’avoir vraiment montrée et je ne trouve pas ça très convaincant.

Comme John a fait pas mal de route dans la journée, Kerry lui propose de dormir chez elle. Il préfère finalement passer la nuit dans la maison qu’Hal occupait depuis sa sortie de prison et y retrouve Earl, la plante carnivore de l’ancien Green Lantern. Pardon ? Bon, Hal vivait là récemment, donc Earl n’est pas resté seul dix ans dans cette baraque, mais qui s’en est occupé pendant toutes les années où Hal était en taule exactement ? La plante semble en plus comprendre ce que dit John : quand il annonce la mort d’Hal au téléphone, elle réagit d’une manière assez triste. Je ne sais pas comment John parvient à dormir tranquillement juste à côté de cette chose carnivore, mais soit.

Le lendemain matin, Kerry lui paie un café dans le même diner où John a frappé Hal quelques heures plus tôt. C’est intéressant parce que Maggie, la serveuse, décide aussitôt de couvrir John en affirmant qu’Hal était seul. C’est plutôt pratique pour lui, même si je suppose que la haine générale envers Hal aide pas mal. John participe ensuite officiellement à l’enquête sur sa mort, ce que je trouve toujours particulièrement improbable : Kerry enquête sur un homme avec qui elle était liée et prend comme partenaire un type qui connaissait la victime, vient de la frapper et lui cache précisément ce détail. Elle le « députe » (oups, ça sonne mal en français comme ça, mais je sais pas comment on dit, alors on fera avec) rapidement pour régler le problème administratif, mais franchement, ça ne rend pas la situation beaucoup moins étrange.

À la morgue, Bitsy, la légiste, n’aime clairement pas John non plus et l’ignore quasiment. Elle leur apprend surtout qu’Hal a reçu une balle à bout portant et qu’il ne semble pas avoir essayé de se défendre. Parmi les affaires retrouvées sur lui, une clé les mène ensuite vers un box de stockage où ils découvrent une sorte de coffre extraterrestre. Malheureusement, celui-ci ne peut être ouvert que grâce à la voix d’Hal en direct. Kerry tente d’utiliser un ancien message vocal qu’il lui avait laissé, mais l’IA repère immédiatement qu’il s’agit d’un enregistrement. C’est encore une manière de nous montrer que Kerry et Hal étaient assez proches pour qu’elle ait conservé ses messages. Encore une fois, j’ai vraiment l’impression d’avoir raté plusieurs épisodes de leur relation.

Alors que John envisage ensuite de rentrer chez lui, Kerry lui propose de rester un peu plus longtemps à Rushville et de dîner avec elle. Avant ça, il découvre une énorme lampe permettant d’appeler Green Lantern, sorte de Bat-Signal local installé près du mémorial consacré aux victimes de la catastrophe de 2016. Il l’allume parce qu’il cherche le Green Lantern actuel, mais forcément, dans une ville qui déteste tout ce que ce symbole représente (mais dans ce cas pourquoi est-ce que la lampe est présente sur le mémorial ???), ça ne passe pas très bien. Billy et plusieurs de ses potes débarquent pour lui demander d’éteindre la lumière, John refuse et finit par leur mettre une raclée.

Il se rend ensuite comme si de rien n’était chez Kerry pour dîner avec elle et Noah, devenu adulte. Enfin, je suppose qu’il est encore censé être assez jeune, mais comme toujours avec des adultes qui jouent des ados, c’est perturbant. Évidemment, Kerry reçoit pendant le repas un appel lui apprenant que John vient de tabasser son ex-mari et plusieurs habitants. Elle l’arrête aussitôt. C’est tellement idiot : le type frappe Billy en pleine ville et espère tranquillement passer toute la soirée chez Kerry sans qu’elle l’apprenne ? On l’a connu plus malin que ça (quoique… peut-être pas finalement ?).

Une fois en cellule, John appelle Marcus pour obtenir l’argent nécessaire à sa caution le lendemain matin. Et c’est là qu’il reçoit la visite du Green Lantern du moment qui… n’est autre que Nathan Fillion ? Il est partout celui-là. Marvel, DC, ABC, ça fait une sacrée carrière à gérer de front. Et la coupe blonde dégueulasse qu’il arbore ? On est à ça du crime contre l’humanité comme je le pensais déjà la dernière fois que je l’avais vu sur grand écran. On comprend surtout que Guy Gardner est bien celui que nous connaissons déjà dans le nouveau DCU, donc voilà au moins ma question du début sur la continuité réglée.

John veut que Guy récupère sur Oa l’ancien costume d’Hal et sa bague désactivée afin qu’il puisse être enterré avec. Guy n’est pas spécialement motivé à se mêler de tout ça – « bad optics », apparemment – et John lui rappelle alors qu’il ne possède sa propre bague que parce que lui-même a refusé celle d’Hal. Bon, ça remet un peu Guy à sa place, on va dire, mais que c’était lourdingue. Celui-ci finit par accepter et glisse aussi au passage que Sinestro s’est échappé de prison. OK, cool, ça manquait d’un objectif pour la suite ?

Sinon, une fois de plus, il est question d’Harry Potter dans cette série avec une nouvelle blague autour d’Azkaban. HBO en fait des caisses, on a compris qu’ils avaient les droits et bientôt une série à diffuser. Là, ça devient juste lourdingue (encore). Quant à Nathan Fillion, il n’est finalement pas si différent d’Hal dans sa manière de jouer Lantern : arrogant, agaçant et persuadé d’être beaucoup plus cool qu’il ne l’est réellement. Pfiou, quel enfer. À croire que c’est un trait de caractère obligatoire pour porter cette bague.

À sa sortie de cellule, John découvre que son père a utilisé un flingue pour exploser une fenêtre dans sa maison de retraite. Son frère refuse d’abord de s’en occuper et rappelle au passage que leur père a toujours consacré toute son attention à John, le fameux élu de la famille. Comme John finance l’album de son frère, il dispose quand même d’un argument suffisant pour qu’il aille régler le problème. Super la famille !

Maggie, la serveuse du bar, vient ensuite lui faire son propre chantage. Elle sait que John était avec Hal avant sa mort et qu’il lui a cassé le nez. Elle l’a couvert auprès de Kerry mais son silence a un prix très précis : 314 536,27 dollars, plus la montre de John. Elle appelle ça des réparations pour ce qui est arrivé à Rushville dix ans plus tôt. C’est là qu’on comprend qu’elle est la petite fille à qui John s’était excusé dans les ruines à la fin de l’épisode précédent. J’aime bien l’idée de montrer que dix ans plus tard, les habitants paient encore littéralement les conséquences de tout ce chaos, mais qu’est-ce qu’elle est ridicule avec ses 27 centimes. À quel moment le calcul « avec les intérêts » est si précis, si arrêté ? Elle m’a soulé en une scène.

C’est vraiment un étrange choix, en plus, de placer la série en 2026 seulement maintenant. Je comprends l’idée de nous montrer les conséquences de tout ce qu’on a vu et ce qu’est devenu ce Lantern qui a refusé de l’être, mais pourquoi commencer cette histoire uniquement à l’épisode 6 et/ou dès l’épisode ? On a passé cinq épisodes à raconter une première intrigue avant de bondir dix ans plus tard et de repartir presque de zéro. Je ne comprends toujours pas la construction de cette saison.

John se rend ensuite aux funérailles d’Hal et croise à nouveau Guy Gardner, toujours parfait connard avec lui. Cela ne donne décidément pas très envie d’être Green Lantern. Il rencontre aussi Carol Ferris, une ancienne compagne d’Hal, qui lui confie l’éloge funéraire que celui-ci avait rédigé lui-même des années auparavant. Évidemment qu’Hal avait écrit son propre éloge, et évidemment qu’il s’imaginait une cérémonie gigantesque pleine de gens importants parce que lolilol c’est drôle de faire le contraste comme il n’y a quasiment personne. Il est pas drôle en fait, il est… lourdingue. Ma critique aussi, je me répète et je m’agace de plus en plus.

John finit par lire le texte devant Kerry et Carol. Pfiou, c’était… non, désolé, je n’ai pas d’autres mots : lourd. Honnêtement. Je n’aime pas les personnages, en fait, et c’est probablement l’un de mes gros problèmes avec la série. L’humour d’Hal, franchement, je ne le trouve pas drôle et son éloge funéraire volontairement grandiloquent m’a surtout ennuyé – je voulais juste la scène suivante où John allait récupérer sa bague.

L’enterrement n’est pas crédible non plus en plus. Comment ça, il n’y a PERSONNE qui se pointe au cimetière pour l’enterrement d’un ancien super-héros ? Vous ne me ferez pas croire que le monde entier lui a tourné le dos, y compris tous les gens qu’il a sauvés à une époque. On nous l’a vendu comme une superstar pendant des décennies, tout de même. De là à ce qu’il n’y ait pratiquement que John, Carol et Kerry devant sa tombe ? Pas un journaliste ? J’ai vraiment du mal à y croire.

Durant la nuit, John reçoit un appel de Marcus qui est avec le colonel censé finaliser leur gros contrat. John a tellement laissé son travail de côté depuis son arrivée à Rushville que la situation commence à dégénérer. Le colonel lui raccroche donc au nez, parce qu’il n’aime pas être négligé et passé au second plan. Quelqu’un de bien, encore. Lés zhommes, t’sais. Marcus en veut logiquement à son frère mais, au lieu de rentrer enfin chez lui, John continue ses propres occupations qui consistent désormais à… déterrer la tombe d’Hal.

Son plan devient alors assez évident si vous n’aviez pas encore compris ce qu’il regardait lorsque le cercueil d’Hal était ouvert. Il voulait faire venir Guy pour récupérer l’ancienne bague désactivée et faire en sorte qu’Hal soit enterré avec elle. Maintenant que la cérémonie est terminée, il peut tranquillement revenir la chercher. Il ouvre donc le cercueil, passe la bague au doigt et découvre qu’elle possède encore assez d’énergie pour faire apparaître l’hologramme d’Hal… qui se retrouve à regarder son propre cadavre.

Bon, ça fait un bon cliffhanger. Quelques scènes plus tôt, le coffre refusait précisément de s’ouvrir sans la voix vivante d’Hal Jordan et John vient maintenant de récupérer une sauvegarde consciente capable de parler avec sa voix. Je suppose donc qu’il va essayer de s’en servir pour accéder au box et comprendre ce qu’Hal cachait avant sa mort, voire résoudre le crime.

Si le mystère fonctionne et me donne envie de voir la suite, je reste très sceptique devant cet épisode qui relance la série sur une toute nouvelle piste ne justifiant pas tellement tout le temps investi sur 2016. En fait, c’est peut-être le côté prestige drama qui veut ça, mais je n’arrive pas à avoir l’impression d’être devant une série. Pourtant, on a bien un épisode par semaine comme j’aime et comme je le réclame toujours… Comme quoi, il ne suffit visiblement pas de découper une histoire en huit morceaux pour me donner cette sensation.

Photo promotionnelle de l’épisode — HBO / Warner Bros. Television / DC Studios.

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Cette semaine sur le blog #4 : Resident Evil et beaucoup de chaos (dans ma vie)

Salut les sériephiles,

Le blog continue de tourner, donc vu de l’extérieur, tout va bien. Il ne faut juste pas trop regarder quand je publie les articles des séries diffusées de manière hebdomadaire, parce que là, le retard commence à être franchement visible… Mais pas si catastrophique non plus, puisque je suis toujours les deux mêmes dans les sept jours de la sortie. On survit, quoi.

J’accuse comme toujours le boulot d’empiéter sur mon hobby, mais pas seulement. J’ai surtout passé une bonne partie de la semaine à gérer une situation administrative complètement ubuesque, avec soupçon d’usurpation d’identité, démarches dans tous les sens et dépôt de plainte. Pas de quoi en faire une série pour autant tant l’histoire est nulle, mais disons que ce n’était pas exactement la semaine idéale pour rentrer chez moi et me poser tranquillement devant trois épisodes.

Franchement, j’aurais préféré ça aux trois heures perdues au commissariat – non pas que je critique les policiers qui ont été top avec moi. Non, mais par contre, les services publics sans moyens, tout ça, tout ça, votez bien en 2027 – et ouais, ça veut dire votez pas pour ceux qui font des promesses creuses populistes qui derrière vont bien nous la mettre à l’envers car ça, ça affecte directement notre quotidien. Hum. À une époque, je disais pas de politique sur le blog. F*ck Ed Sheeran, hein.

C’est pas le sujet, cela dit, donc revenons-en à nos moutons :

Côté visionnage

Heureusement, j’avais encore un peu d’avance avec The Rookie et mon rewatch d’Agents of S.H.I.E.L.D., donc le blog a pu continuer à être alimenté sans trop montrer la catastrophe qu’était ma vie perso derrière. Ce sont des sorties sympa et j’aime le fait que ça tourne sans que j’y réflechisse – mais j’oublie aussi d’en faire la promo un peu trop souvent.

Pour les séries que je suis vraiment à la semaine, c’est moins glorieux que la semaine dernière car j’ai tout vu hier, mais bon, comme je disais en intro, je suis content d’avoir pu les voir. Bref, Lanterns avance toujours avec un rythme qui me laisse perplexe tant tout est rushé (c’est tellement dommage, j’aurais aimé une saison plus longue !) et, en comparaison, j’ai surnoté Last Seen qui a tout bien calculé pour permettre des révélations à chaque épisode. J’ai trop hâte de voir la fin de cette courte saison 1 (il reste trois épisodes, faut que je me calme).

Côté blog

Direction septembre 2016, avec toutes les séries que je regardais déjà à l’époque et celles que j’avais complètement oubliées entre-temps… Mais aussi 2026 avec un article un peu en coup de tête sur Resident Evil ce matin ! En vrai, c’est en préparant cet article que je me suis rendu compte que je n’avais pas écrit grand-chose ici cette semaine et que je me suis décidé à transformer ma ligne de « je ne pense pas en faire un article ici, mais j’ai adoré » en article. Tout simplement.

La semaine prochaine sur le blog…

Cette fois, je n’ai plus d’avance du tout dans les articles donc si le blog continue à tourner normalement, ce sera uniquement parce que j’aurai réellement trouvé le temps de voir les épisodes et d’écrire derrière. J’espère continuer mes hebdos et tester Line of Fire, dont j’avais déjà parlé dans cet article sur la rentrée des séries, mais je préfère ne rien promettre.

En théorie, je me dis que ce serait bien de trouver le temps avant de partir en week-end pour un article « Performance remarquable » aussi… On verra bien ce que j’arrive à caser avant vendredi où la semaine sera déjà terminée pour moi, parce que, oui, je serais complètement off sur trois jours.

Je disais aussi la semaine dernière que je voulais écrire sur Disneyland Paris, mais bon, ben, je ne l’ai pas encore fait et je ne crois pas le faire dans les sept prochains jours. Soyez rassurés, j’y suis allé tout l’après-midi quand même aujourd’hui 🙂 Quant à un prochain article, ça arrivera bien assez vite parce que le début des festivités d’Halloween est prévu pour le 26 – week-end où je n’y suis pas, si vous avez bien suivi cet article. C’est con, je sais, et j’ai tellement hâte d’y remettre les pieds (le mercredi ?). Pfiou, dix jours sans y aller, vais-je survivre même ?

En attendant, il y a toujours mon article d’il y a deux ans pour me donner envie d’y être…

Est-ce que ça vaut le coup d’aller à Disneyland Paris pour Halloween ?

Salut les sériephiles ! Aujourd’hui, premier petit détour pour le blog dans l’univers de Mickey, mais version Halloween ! Alors oui, c’est un peu hors-sujet par rapport aux séries, mais fallait que je vous en parle, surtout depuis que j’ai craqué pour un pass annuel en avril. Autant vous dire que depuis, Disneyland Paris, je…

Allez, bonne semaine à tous !

Image à la une : affiche promotionnelle du film Resident Evil