Lanterns – S01E08 – Dirt and Stars – 16/20

Cet épisode final résume finalement assez bien toute la saison à mes yeux : il y a de bonnes idées, quelques excellentes scènes et des résolutions qui me paraissent aussi beaucoup trop faciles pour des intrigues préparées pendant huit épisodes. Je reste donc frustré par l’écriture de la série, même si les dernières minutes permettent au moins de conclure correctement le parcours de John. La qualité est là, mais ce n’est pas un coup de cœur parce que je trouve que tout est inutilement compliqué alors que ça pourrait être excellent si ça n’essayait pas de se vouloir plus intelligent que ça ne l’est réellement.

Spoilers 

Il est temps de savoir qui a tué Hal.

He deserves peace.

Allez, il est temps d’enfin en finir avec cette saison, en espérant que le dernier épisode remonte le niveau. J’avoue que je ne suis pas mécontent d’arriver à la fin, mais je suis surpris qu’on revienne pour ça en 2016. J’ai beaucoup aimé le tout premier plan de cet épisode, d’ailleurs, avec le château d’eau qui tombe. Voilà une image qui permet immédiatement de nous remettre dans l’ambiance de la catastrophe sans avoir besoin d’en faire des tonnes.

On revient donc en 2016 pour voir le moment où Kerry s’est occupée d’Hal après la destruction de la ville. En le retrouvant, elle lui demande si ça valait vraiment le coup d’avoir autant de morts. C’est triste comme tout le monde est d’accord, en fait. Hal sait parfaitement qu’il a merdé et qu’il risque de finir en prison pour mise en danger de la population ; Kerry se sent triste d’avoir eu raison. Leur échange ne m’a pas passionné, mais il permet au moins de comprendre comment on en arrive à la suite.

Dix ans plus tard, Kerry attend ainsi Hal à sa sortie de prison avec des fleurs et une bière. On nous fait donc un flashback pour ne toujours rien nous montrer de plus sur la naissance de leur relation ? Je suis vraiment intrigué de savoir à quel moment elle est tombée amoureuse de lui, parce que rien dans les épisodes précédents ne justifiait à mes yeux qu’ils se mettent en couple. Il faudra pourtant se faire à l’idée : Hal revient vivre à Rushville et ils commencent assez rapidement une relation.

Je n’accroche pas du tout. Je ne vois pas de romance dans leur relation et j’avais le même souci avec le plan cul de John et Zoé. Enfin bon. La scène suivante n’arrive pas à me convaincre davantage sur leur couple, mais elle me fait en revanche aimer Kerry un peu plus. Nous les retrouvons lors d’un rencard au restaurant où toute la ville les dévisage. On apprend à quel point Hal est encore détesté à Rushville – pneus dégonflés, insultes écrites avec de la merde dans son jardin, etc. – mais aussi à quel point Kerry lui a pardonné et assume son choix.

Kerry fait donc une petite annonce dans le restaurant histoire qu’il soit bien clair qu’elle est amoureuse de lui et, surtout, que toute personne qui voudra s’en prendre à Hal devra aussi s’en prendre à elle. Elle rappelle qu’il pourrait vivre n’importe où ailleurs comme un héros, mais qu’il a choisi de revenir dans la ville qu’il a détruite pour tenter de réparer ce qu’il pouvait encore réparer. Pourquoi pas, ma foi ? C’est amusant à voir et Kelly Macdonald est une fois encore excellente comme actrice, ce que tout l’épisode confirme par ailleurs.

Les scènes suivantes me paraissent plus mystérieuses. On voit Hal et Kerry qui ont couché ensemble – avait-on besoin de ça ? – puis Hal qui se fait attaquer chez lui. En effet, sa maison est incendiée à coups de cocktails Molotov. Il tente de sauver Earl, sa plante carnivore, puis monte à l’étage. Euh… Vu l’état de la maison à ce moment-là et les flammes partout, c’est vraiment une idée de merde. Autant sortir et abandonner tout le reste (probablement, il allait chercher des trucs de Green Lantern en vrai ?). Malheureusement, l’escalier finit par s’effondrer et Hal tombe inconscient au milieu de l’incendie.

Il se réveille alors dans le laboratoire déjà vu plus tôt avec une peau toute neuve, exactement comme John quelques épisodes auparavant. Et bim, surprise : c’est Noah qui vient de le sauver. Mieux encore, il révèle à Hal qu’il est lui aussi un Manhunter, ou en tout cas quelque chose qui s’en rapproche suffisamment pour posséder les mêmes capacités et savoir utiliser la technologie de Zoé. Euh… OK ?

Quelle drôle d’idée de nous montrer ça maintenant ? Pourquoi ne pas choisir un ordre chronologique pour raconter cette histoire ? Vraiment, je me répète, mais je ne comprends pas le puzzle fabriqué par les scénaristes. C’est tortueux pour aucune raison : on nous montre maintenant ce qu’Hal a découvert avant sa mort parce qu’on avait besoin de nous cacher l’identité de Noah pendant sept épisodes, mais ça tombe comme un cheveu sur la soupe alors que ça aurait pu être intéressant de le savoir quand Zoé était encore là, je trouve.

Tout ça est cependant le récit que Sinestro fait à John en 2026, et c’est pour ça qu’on ne l’a que maintenant. Soit, Hal avait raconté tout ça à son ex-mentor. On en revient donc au présent où Sinestro explique également que le portail appartient à Zoé : elle l’avait créé pour pouvoir revenir sur la planète qu’elle avait détruite, par nostalgie ou culpabilité. Noah l’a découvert lui aussi et s’en est servi pour rejoindre Sinestro ? Mais comment savait-il que Sinestro était… ah.

Mieux encore, donc, c’est Noah qui a organisé l’évasion de Sinestro de sa prison spatiale. John refuse d’abord de faire revenir Hal pour discuter avec Sinestro, parce qu’il ne reste quasiment plus de batterie à la bague. Il a bien raison : il suffit de torturer un peu Sinestro pour qu’il finisse par cracher le morceau du plan de Noah. Le raisonnement est assez logique bien que ça paraisse wtf quand on nous le présente comme ça : Sinestro est le seul être connu à avoir réussi à tuer un Gardien et Noah avait besoin de quelqu’un capable de lui fabriquer une lanterne sans passer par eux. Sinestro s’est donc retrouvé à forger pour lui une lanterne sur cette planète.

Cette fameuse lanterne devient aussitôt intéressante pour John : elle lui permettrait enfin de recharger la bague. Le problème, c’est qu’elle a été forgée sur une planète où absolument tout est contaminé par cette peur qui rendait les habitants fous. Sinestro explique même que la peur peut devenir l’une des forces les plus puissantes de l’univers si elle est correctement canalisée. La lanterne utilise donc toujours la volonté, mais elle contient également des traces de cette peur. Ah, ce n’est donc pas juste une lanterne, il y aura possiblement des effets secondaires avec.

Je vois assez bien où la série veut aller avec toute son obsession autour de la peur depuis le premier épisode, et j’aime l’idée que John se retrouve à utiliser une bague alimentée par la peur qu’il a réprimée toute sa vie. On a passé la saison à expliquer à John qu’il ne devait jamais avoir peur, avant de nous montrer que c’était peut-être précisément le problème. Bon, c’est parfois amené avec de gros sabots, mais au moins ça finit par servir à quelque chose.

John s’apprête donc à recharger la bague quand Hal revient pour l’en empêcher. Ils ne savent absolument pas ce que cette lanterne trafiquée pourrait faire à son anneau et, surtout, recharger complètement la bague risque de supprimer définitivement l’Halogram. John hésite donc et, pour une fois, ce n’est pas seulement parce qu’il a peur de devenir Lantern : il n’a pas spécialement envie de faire disparaître Hal une deuxième fois.

On apprend alors que Sinestro avait demandé à Hal de tuer Noah lorsqu’il avait découvert son existence. C’est même pour ça qu’Hal était venu jusque sur cette planète après avoir suivi le gamin à travers le portail. Sinestro considère qu’un Manhunter restera toujours un Manhunter et que sa programmation finira forcément par prendre le dessus… Ce qui n’était pas l’avis d’Hal, évidemment. Pour lui, Noah avait déjà montré qu’il possédait une conscience : il aurait pu laisser Hal mourir dans l’incendie, mais il l’avait sauvé. Il avait également fait fabriquer une lanterne sans même posséder de bague pour l’utiliser. Sinestro ne voit là qu’une bombe à retardement ; Hal, lui, y voit surtout quelqu’un capable de faire des choix malgré ce qu’il est – et ça n’a RIEN à voir avec le fait qu’il couche avec Kerry, bien sûr.

Le comble, c’est quand même d’avoir ensuite l’Halogramme qui reproche à Sinestro de trop parler. Je suis bien d’accord que ça parle trop dans cette série, mais tout de même. Entre eux deux et John, il y a des moments où j’ai vraiment l’impression qu’on passe dix minutes à expliquer quelque chose qui pourrait tenir en trois phrases – ou être montré en deux minutes à l’écran plutôt que d’être expliqué longuement comme ça.

John et Hal décident finalement de repartir sur Terre sans recharger la bague et abandonnent Sinestro derrière eux. Le pauvre est vraiment coincé : il se retrouve sur une île entourée d’un lac – je pensais que c’était la mer dans l’épisode précédent, oups – dans lequel il ne peut pas nager et où l’air est littéralement capable de rendre fou. Cela ne donne pas trop envie. Il ne reste que quelques minutes de batterie, en tout cas, et John et Hal continuent de perdre leur temps en silences et bavardages inutiles. John hésite toujours à recharger l’anneau avec la lanterne de Sinestro, surtout que Hal risque alors de disparaître définitivement. Ce dernier lui conseille pourtant de le faire : Noah peut être dangereux et John aura besoin de la bague s’il veut avoir une chance face à lui.

John décide plutôt de retourner à Rushville et de profiter du match de football américain de Noah pour réfléchir.

Malheureusement, il est à peine revenu sur Terre qu’il se fait défoncer la gueule par Noah. J’ai tellement ri ! Je ne m’y attendais pas du tout et, pour une fois, le long détour n’a pas empêché la surprise de fonctionner. Noah récupère la bague avant de vérifier que John va bien. Là encore, ce n’est pas exactement le comportement du monstre sans conscience que Sinestro nous vend depuis dix minutes et on sent bien que la série veut créer un dilemme moral intéressant pour son héros.

En attendant et encore une fois, John se retrouve à conduire une voiture avec comme passager quelqu’un de potentiellement très dangereux. Noah lui demande évidemment pourquoi il a tué sa grand-mère. John lui explique alors qu’il pense avoir enfin compris Zoé : elle savait qu’elle ne pourrait jamais complètement échapper à sa programmation et qu’elle risquait de finir par attirer les Gardiens ou d’autres Manhunters jusqu’à Rushville. Elle l’avait donc sauvé pour qu’il puisse l’arrêter. Surtout, si Zoé disparaissait, personne n’aurait de raison de continuer à chercher un autre Manhunter dans cette ville : elle voulait donc protéger Noah. Ma foi, ça donne un peu plus de sens à tout ça, on va dire, mais ça n’en avait pas forcément besoin non plus.

Noah refuse de croire immédiatement à cette version, évidemment, mais on le voit tout de même réfléchir, notamment quand John arrive à un carrefour. Pardon, mais c’est nul le coup du carrefour et du « which way is it gonna be? » en mode il réfléchit à ses options. Il y a littéralement deux routes et on nous colle une grosse métaphore sur le choix entre le bien et le mal. Subtil… Mais tellement mal amené, en plus !

Noah choisit finalement la direction du lycée et de son match (où menait l’autre route, en fait ?). Il en profite pour jurer qu’il n’a pas détruit la maison d’Hal comme on le soupçonnait : au contraire, il était entré dedans pour le sauver… OK ? Qui donc a fait ça ? Billy ? On ne saura pas. En revanche, il affirme être bien son meurtrier. Hal connaissait sa véritable identité, Noah lui avait fait confiance et il a paniqué à l’idée que Kerry puisse apprendre qu’il était un Manhunter.

Quelle mort nulle ! La révélation fonctionne à peu près, c’est logique et tout, alors je suis tombé dans le panneau et j’y ai cru. Quoi qu’il en soi, c’est con de mourir pour ça, tout de même. John s’inquiète aussi, et c’est légitime, de savoir si Noah va le tuer à son tour. Celui-ci hésite clairement, mais préfère commenter l’ambiance du stade plutôt que de répondre directement. Il y a tellement de longs silences dans les conversations de cette série, ça m’ennuie.

Je dois bien dire que Noah ne me passionne pas tellement et m’a bien décroché de ce dernier épisode. Pourtant, il est développé par les scénaristes et le dilemme qu’on lui donne n’est pas idiot. Il explique notamment qu’il rêve parfois d’avoir suffisamment de pouvoir pour éliminer ceux qui pourraient s’opposer à lui, prendre le contrôle et faire des choses particulièrement inquiétantes, mais qu’il ne sait pas si ce sont simplement des pensées ou sa programmation de Manhunter qui commence à prendre le dessus.

Le problème, c’est que tout ça arrive à dix minutes de la fin de la saison. J’aurais peut-être été davantage investi si on avait réellement développé Noah auparavant autrement que comme « le fils de Kerry insup’ qui accessoirement joue au football à l’arrière-plan ». Là, on m’explique soudainement qu’il est au cœur de tous les enjeux de la saison et qu’on doit s’inquiéter de sa lutte intérieure. Elle est passionnante et mériterait d’être le cœur de la série bien plus que les considérations de Zoé ou, pire à mon sens, Hal.

Et puis Noah rend la bague à John avant de lui demander… de le tuer. OK. Il sait que John a tué sa grand-mère et considère qu’il est probablement le mieux placé pour faire la même chose avec lui si sa nature de Manhunter finit par prendre le dessus. Il veut simplement jouer son dernier match avant de mourir. C’est Kerry qui va être heureuse, tiens !

Cela laisse John dans la merde, en tout cas. Pour une fois, il espère qu’Hal puisse être là pour lui donner son avis, mais non : la bague est pratiquement déchargée et l’Halogram refuse d’apparaître. Face à un tel dilemme, je comprends que John ressente le besoin de retrouver son mentor, cependant. C’est plutôt bien amené, ça offre un début de conclusion à cette relation. En l’absence d’Hal, John décide donc d’aller voir Kerry. La scène est hilarante simplement parce qu’il fait deux têtes de plus qu’elle et que ça ne m’avait jamais autant choqué que durant ce passage où on les voit côte à côte. J’imagine que c’était un casse-tête permanent de les filmer ensemble.

John vient papoter du match avec Kerry, qui n’est pas naïve et lui en veut encore de l’avoir abandonnée dans l’épisode précédent. Il finit surtout par lui raconter son enfance et la peur permanente de sa propre mère. Bernadette voulait faire de lui quelqu’un qui n’aurait peur de rien, mais pour obtenir ça, c’est elle qui a vécu toute l’enfance de son gamin dans la peur qu’il ne soit pas à la hauteur.

John fait alors le rapprochement avec Kerry : elle aussi a passé toute sa vie à avoir peur pour son fils le Manhunter. À mes yeux, c’est là un coup de poker car rien n’indiquait que Kerry était au courant – même si ça reste plutôt logique puisqu’elle est sa mère. Et c’est là qu’il faut comprendre le mensonge de Noah : il a protégé sa mère, qui est la véritable meurtrière de Hal Jordan. Pour protéger son fils, quoi. Soit.

Nous revenons donc au fameux soir où Hal vient la retrouver au stade après avoir découvert que Noah était un Manhunter. Kerry savait déjà depuis longtemps ce qu’était son fils, mais elle ignorait que Noah le savait lui-même. En réalité, Noah est bien son fils, mais il n’a pas vraiment de père. Après que Zoé a utilisé sa technologie pour faire repousser le petit doigt de Kerry des années plus tôt, celle-ci s’est retrouvée enceinte alors qu’elle n’avait couché avec personne depuis des mois. Noah est donc une sorte d’hybride, né d’une femme humaine mais issu en partie de cette technologie Manhunter.

Bon. On a eu 150 flashbacks, mais cette partie-là, on ne l’aura pas. Je continue de penser que Noah tombe comme un cheveu sur la soupe de cette saison alors que ça aurait été top d’avoir des infos sur lui. Le plus important, c’est qu’Hal ne vient même pas annoncer à Kerry qu’il faut tuer Noah. Au contraire. Il a refusé la solution de Sinestro et veut protéger le gamin. Il propose à Kerry de partir avec Noah dans une planque au Mexique afin qu’ils puissent tous les trois réfléchir à une solution avant que les Gardiens apprennent son existence.

Et là, Kerry pète un câble pour absolument aucune raison. Elle sort son flingue et tire sur Hal en pleine tête alors qu’il est littéralement en train de lui dire qu’il l’aime. Pardon ? C’est le meurtre le plus con que j’ai vu depuis un moment, c’est même encore plus con que l’hypothèse où c’était Noah qui tuait Hal. Kelly Macdonald est incroyable dans la scène et je comprends tout ce que les scénaristes veulent faire autour de la peur d’une mère qui protège son enfant, mais l’écriture n’est simplement pas assez bonne pour moi. Rien ne justifie qu’elle sorte son arme aussi soudainement. Ils sont à peine au début de la dispute et Hal ne menace même pas Noah : il essaie de trouver une manière de le sauver.

Je suis resté choqué devant la scène, mais vraiment pas pour la bonne raison. On dirait vraiment un coup d’un scénariste qui s’est dit « c’est une idée géniale » mais qui n’a pas su l’écrire de manière crédible ? Et après tout ça, Kerry a en plus fait le choix d’appeler John pour résoudre son meurtre. Elle aurait très bien pu laisser tout le monde dans l’ignorance et être beaucoup plus en sécurité.

Elle explique alors ce qu’elle cherchait réellement en faisant revenir John : elle voulait savoir si son fils était un monstre. Mais lol ? C’est limite elle le monstre qui tue son mec absolument sans raison. John est probablement la personne la mieux placée pour le lui dire, mais non, il se contente de la rassurer sur Noah. Il a connu Zoé, il a tué un Manhunter et il connaît désormais une bonne partie de leur histoire. Surtout, Noah vient de lui donner plusieurs preuves qu’il n’est pas simplement guidé par sa programmation.

Il a sauvé Hal alors qu’il aurait pu le laisser mourir. Il a rendu la bague à John alors qu’il aurait pu la garder. Il a prétendu avoir tué Hal afin de protéger sa mère. Oui, il est capable d’amour. John explique donc à Kerry qu’elle a bien élevé son fils. Ce qu’il vient de faire, ce n’est pas de la programmation : c’est de l’amour. Elle craignait depuis toujours, d’avoir élevé un monstre sans pouvoir empêcher sa nature de reprendre le dessus, mais bon, pour l’instant, c’est bon…

John lui révèle aussi que Noah lui a demandé de le tuer. Il refuse de le faire, mais il comprend que le gamin a peur de ce qu’il pourrait devenir. Avec le bon accompagnement, il peut peut-être continuer d’être celui que Kerry a élevé et si sa programmation finit malgré tout par prendre le dessus, John sera là pour l’arrêter. Soit. Vraiment, ça pourrait peut-être faire une mini-série intéressante ; mais pour l’instant, on ne connait rien du personnage de Noah et il est trop au cœur de tout. En fait, on ne le connaît tellement pas que j’ai cru son mensonge quand il disait avoir tué Hal alors que ça aurait dû être évident qu’il protégeait Kerry. C’est dire à quel point la série ne m’a jamais permis de connaître Noah ou de m’intéresser vraiment aux personnages secondaires.

D’ailleurs, Kerry annonce de son côté qu’elle compte se rendre après le match pour le meurtre d’Hal. John lui dit de ne pas le faire, parce qu’il ne pense pas que ce soit ce qu’Hal aurait voulu. OK, c’est juste, mais… On va donc la laisser s’en tirer parce qu’elle s’est comportée en mère protégeant son fils ? Je comprends là encore ce que la série veut raconter, je vois le pardon, la peur, les choix impossibles et tout ce qu’on veut, mais… eh… C’est un peu facile tout de même. La femme a quand même tiré dans la tête de son mec en plein milieu d’une conversation, alors que le mec en question ne faisait que la protéger et n’était pas une menace ?

Bien sûr, Noah gagne ensuite son match de football américain. Tant qu’à faire. Il décide même finalement d’aller à l’université du Nebraska, donc j’imagine que son programme « jouons mon dernier match puis tuez-moi » est annulé. Ou alors, il prend cette décision dans l’espoir de ne pas y aller, allez savoir. En tout cas, ce sera sa dernière scène et la dernière de Kerry pour cette saison 1. Je reste sur ma faim.

Avant de quitter la ville, John décide d’utiliser la lampe permettant d’appeler le Green Lantern en service. Guy Gardner débarque donc une fois de plus, pas très heureux de revenir à Rushville et portant toujours sa coupe de cheveux de merde. John lui révèle qu’il a récupéré la bague d’Hal et possède désormais une lanterne non autorisée, ce qui n’enchante évidemment pas Guy. John lui annonce surtout son choix : il va devenir le Green Lantern de la Terre.

Guy peut garder le reste du secteur 2814 et aller s’occuper des étoiles autant qu’il veut ; John, lui, récupère la boue. You take the stars. I’ll take the dirt. Ah ben voilà le titre de l’épisode ! Et j’aime bien, en plus, ça sonne bien, il y a une logique, c’est plutôt cool et tout. Bon, par contre, John est en roue libre, pour qui il se prend, en fait ?

Guy lui explique évidemment que ça ne fonctionne pas comme ça et que les Gardiens vont probablement envoyer une armée pour récupérer la bague et cette lanterne fabriquée illégalement par Sinestro. John s’en fout et lui demande simplement de transmettre un message très précis : s’ils « cherchent dans leur cœur », il est certain qu’ils trouveront en eux de quoi le laisser tranquille. Guy comprend aussitôt qu’il s’agit d’un code.

Le sous-entendu me semble assez clair : John connaît désormais leurs secrets sur les Manhunters, leurs créations et leurs cœurs cristallisés. Autrement dit, les Gardiens auraient probablement intérêt à ne pas trop venir lui chercher des noises s’ils ne veulent pas que leur secret soit révélé. Cela dit, même si le secret est révélé, je ne suis pas sûr que ça change grand-chose, vu leur puissance hein… mais bon, c’est de la politique, on va dire.

OK, c’est un rebondissement que je ne voyais pas forcément venir, mais qui fonctionne bien. John ne redevient pas Green Lantern parce qu’on lui explique une fois de plus que c’est son destin. Il décide enfin lui-même de prendre la bague, mais sans accepter tout ce qui va avec. Guy se barre donc, un peu frustré et j’ai trouvé ça drôle.

Hal revient alors sous forme d’hologramme et explique qu’il écoutait tout. Il a simplement laissé John se débrouiller seul parce qu’il n’avait plus besoin de lui, contrairement à ce qu’il pensait. Il lui demande tout de même s’il est sûr de son choix, parce qu’il prend un risque énorme en laissant Noah en vie et en défiant les Gardiens de cette manière… mais reconnaît aussi que John sera probablement un meilleur Lantern qu’il ne l’a jamais été. Ch’est meugnon.

Eh, je fais de l’humour nul, mais en vrai, j’aime bien cette conclusion et ce passage de flambeau. Il aura fallu attendre qu’Hal soit mort et transformé en hologramme pour qu’il sache enfin dire quelque chose de gentil à son élève, mais mieux vaut tard que jamais. Une vraie relation père-fils, dis donc. Est-ce qu’un jour Damon Lindelof règlera ses daddy issues ? C’est fou d’avoir autant besoin de montrer des relations père-fils chaotiques comme ça dans ses projets, y a un truc, c’est sûr.

Pour conclure la série, il faut encore que John recharge la bague, de toute manière, pour voir si tout ça est vraiment possible. Hal sait que cela risque de le faire disparaître définitivement et lui donne un dernier conseil : il ne faut pas avoir peur d’avoir peur. Cela résume plus ou moins toute la saison et oblige également John à remettre en question le fameux serment des Green Lanterns. Avant de disparaître, Hal demande simplement à John ce qu’étaient ses derniers mots. Il n’avait soi-disant pas réussi à entendre cette partie de la conversation avec Kerry. John lui révèle qu’il lui avait dit « Je t’aime ». L’Halogram répond alors qu’il l’aime aussi.

Bon, cette partie-là, ça ne fonctionne pas du tout sur moi tant c’était naze et kitch, mais l’amour est toujours ringard, peu importe comment on le présente. Bref, John recharge finalement la bague grâce à la lanterne de Sinestro et prononce son propre serment. Il ne prétend plus être incapable d’avoir peur : il décide au contraire de l’accepter et de faire ce qui est juste malgré elle. C’est cohérent avec son parcours, même si la série nous aura quand même répété le thème un paquet de fois avant d’arriver jusque-là (et moi aussi, du coup).

La saison se termine alors sur John qui règle quelques dernières choses. Il laisse tout l’argent demandé à Maggie avec une lettre lui disant qu’il est toujours désolé (c’est tellement n’importe quoi !), remet les affaires d’Hal à leur place puis rentre chez lui, où ses frères et ses parents sont encore là. Il retrouve notamment sa mère, avec qui toute cette histoire de Green Lantern avait commencé des années plus tôt. Un vrai héros. D’ailleurs, le dernier plan de la saison nous montre qu’il est enfin capable de voler à son tour.

C’est bon, cette fois : John Stewart est le Green Lantern de la Terre.

En bref

Je ressors assez partagé de cette première saison de Lanterns, et je pense que mes notes en dents de scie le montrent assez bien. Il y avait vraiment de bonnes idées : le duo John/Hal fonctionne souvent, le casting est excellent, l’univers de Green Lantern est utilisé d’une manière assez originale et plusieurs mystères m’ont suffisamment accroché pour me donner envie de revenir chaque semaine. J’ai aussi beaucoup aimé certaines utilisations des pouvoirs et cette idée de raconter une histoire de super-héros qui ressemble davantage à une enquête qu’à ce qu’on voit habituellement dans le genre.

Le problème, c’est vraiment la manière de raconter tout ça. J’ai passé huit épisodes à avoir l’impression qu’on me donnait des morceaux de plusieurs films dans le désordre plutôt qu’une vraie saison de série. On prend énormément notre temps au début, on expédie soudain une énorme partie de l’intrigue au cinquième épisode, puis on saute dix ans plus tard pour lancer quasiment une nouvelle histoire. Les scénaristes adorent également passer par des détours, des longues conversations et des révélations gardées artificiellement pour plus tard alors qu’un récit chronologique aurait parfois été à mon sens beaucoup plus efficace et agréable à suivre.

Et surtout, je n’ai jamais vraiment accroché aux personnages. Je reconnais volontiers les qualités d’Hal, John, Kerry ou même Noah sur le papier, mais leurs histoires personnelles m’ont rarement passionné autant que la série semblait attendre de moi. Je ne regrette donc pas d’avoir vu Lanterns et je ne peux pas dire que c’était mauvais. Loin de là. Il y a même eu plusieurs épisodes vraiment très bons. Simplement, ce n’était clairement pas la série Green Lantern que j’aurais imaginée et son style de narration m’aura régulièrement laissé sur le bord de la route.

À l’heure où j’écris ces lignes, Lanterns n’a pas encore officiellement obtenu de saison 2, même si les scénaristes travaillent déjà sur une éventuelle suite. Avec cette fin, il y aurait évidemment de quoi faire : John doit désormais s’installer comme protecteur indépendant de la Terre, Guy lui promet plus ou moins que les Gardiens ne laisseront jamais passer ça et il reste à voir jusqu’où ils seraient prêts à aller pour récupérer la bague.

Je ne suis pas sûr d’avoir réellement envie de repartir pour huit épisodes construits de la même manière, cependant. Il me semble aussi qu’il ne faudrait surtout pas revoir Kerry et Noah immédiatement. Leur histoire a suffisamment occupé cette saison et j’aurais besoin que la série passe à autre chose avant de revenir à eux, même si c’est dommage parce que Kerry est probablement le personnage le plus complexe de la saison et Kelly Macdonald était excellente. Pour une éventuelle suite, j’aurais surtout envie de voir ce que John fait concrètement de son nouveau rôle de Green Lantern de la Terre et à quel point il est accepté ou non…

Photographies promotionnelles de l’épisode — HBO / Warner Bros. Television / DC Studios.

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Lanterns – S01E07 – The Jordan Boys’ Legacy – 15/20

Si j’ai lancé cet épisode sans grande envie et juste pour finir la saison, je dois dire que je ne l’ai pas trouvé si désagréable. Je continue de trouver la manière de raconter l’histoire bien trop tortueuse pour rien et de ne pas accrocher aux personnages, mais il y a de bons twists, quelques excellentes scènes permettant au casting de briller et… Ouais, OK, il y a aussi un peu un mystère qui me fait revenir, j’avoue.

Spoilers 

John déterre Hal pour découvrir qui peut bien l’avoir tué.

No, I just wish I killed you.

Le temps passe et il passe vite : déjà un mois que cet épisode a été diffusé et donc cinq semaines que je n’ai pas regardé la série. Elle ne me manque pas tellement et en vrai, je n’ai pas plus envie que ça d’y revenir. À deux épisodes de la fin de saison, ça me soule de ne pas tout voir cependant, alors je m’y remets histoire de la compléter et de pouvoir dire que j’ai tout vu. En plus, elle n’était pas si mauvaise et avait vraiment ses qualités, alors j’ai bon espoir.

Mon espoir est vite balayé par la première scène qui nous ramène en 1975 pour nous montrer l’enfance d’Hal. Qu’est-ce que j’en ai à faire de lui, honnêtement ? Ne peut-on pas laisser les morts être morts, finalement ? Non, j’exagère, mais c’est-à-dire que l’épisode nous montre son enfance et qu’il n’a pas une enfance qui me passionne : il fait du baseball et c’est vraiment un aspect de la culture étatsunienne qui m’échappe complètement – je n’arrive pas à m’y intéresser.

Quand en plus on nous présente ça pour nous dire qu’il est surprotégé par un père qui veut qu’il soit le meilleur et fasse tout pour ça, quitte à se mettre le coach à dos ou quitte à ce que son père se batte avec le coach… Bon, voilà, quoi, c’est pas mon monde ; pas ma vision des choses.

En tout cas, Hal était sur le point de réussir un no-hitter quand son coach a voulu le remplacer. Il a refusé de rendre la balle, s’est battu avec quasiment toute son équipe et c’est pour ça que son père, Martin, est ensuite convoqué pour le remettre dans le droit chemin. Ce n’est donc pas ce qu’il se passe, le passage sert surtout à nous montrer à quel point petit Hal admirait son père et le voyait comme son héros. Martin lui transmet une clé, comme son propre père l’avait fait avant lui, en lui expliquant qu’elle ouvre un coffre contenant ce qu’il faut en cas d’échec. C’est le fameux « Jordan boys’ legacy » du titre : quelque chose que les hommes de la famille se transmettent de père en fils et que, d’après Martin, les femmes de la famille ne pourraient pas « porter ». Charmant.

Petit Hal était un grand fan de son père et avait une belle relation (toxique) avec lui – il le voyait comme son héros, son tout. Malheureusement, le père meurt jeune sans qu’on ne sache exactement comment. Le gamin est triste au moment de regarder son père dans le cercueil… et on nous fait une transition vers Hal qui regarde son propre corps dans la tombe.

Nous sommes de retour en 2026 et John essaie de résoudre le meurtre d’Hal. En vrai, ça faisait un cliffhanger digne d’une fin de saison, je trouve. Bref, ce n’est pas la question : l’hologramme de Hal Jordan n’est pas très heureux de découvrir qu’il est mort et que John est le nouveau Green Lantern. Le mensonge de John ne dure que quelques instants avant qu’il ne révèle qu’il a volé la bague sur le cadavre pour pouvoir résoudre l’énigme de sa mort.

Le truc, c’est qu’Hal n’est pas ravi du vol et n’a pas franchement confiance en John. En vrai, ça peut se comprendre, mais John n’a pas de temps à perdre : il ne reste que 2% à la bague. Heureusement, ce sont des pourcentages de batterie plus efficaces que ceux d’une batterie de téléphone : il leur reste donc plus d’une heure avant qu’Hal ne disparaisse à nouveau définitivement.

John le met donc en veille pour l’amener jusqu’au bâtiment où le coffre à reconnaissance vocale refuse de s’ouvrir. Hal étant super chiant, il refuse également de l’ouvrir avec sa voix, refusant de parler tant que John ne lui aura pas parlé.

Quand John accepte, bien forcé, Hal s’intéresse plus à la vie de John qu’à sa mort. Il s’intéresse de savoir qui est Marcus, puis veut parler à la police. John est ainsi forcé de lui expliquer qu’Hal était amoureux de la shérif et que Kerry a autre chose à faire que de le voir – il faut la laisser faire son deuil. Seulement voilà, Hal veut évidemment voir de qui il était amoureux.

John n’a d’autre choix que de l’emmener auprès de Kerry. La ville n’a jamais été si grande, par contre, il met trois plombes à la rejoindre. Ce n’est pas bien convaincant et pour ne rien arranger, Hal réapparaît chaque fois qu’il le veut – en fait, chaque fois que John pense à lui. C’est une bonne excuse pour le faire revenir et pour nous montrer une fois de plus que John est particulier : même quand il n’a pas la bague sur lui, Hal peut apparaître. Aucun Lantern ne peut le faire en théorie, mais lui, il y parvient. Evidemment.

Le truc, c’est quand même qu’Hal apparaît beaucoup alors qu’ils sont censés avoir peu de temps. Je ne suis pas sûr de saisir l’intérêt de toutes les scènes en plus. Quand c’est pour développer la relation John/Hal, ça peut le faire (oh c’est meugnon, il fait un compliment à John maintenant qu’il est mort) ; mais quand c’est pour qu’Hal découvre un peu plus la mythologie de la ville… bon, voilà quoi.

Kerry ? On la retrouve alors qu’elle est dans le gymnase de la ville à voir son fils faire un long discours. Elle ne semble pas trop être en train de vivre un énorme deuil et est même plutôt joyeuse, mais bon, l’actrice est excellente : dès que John arrive et lui fait revenir Hal sous le nez, elle change du tout au tout. Avant ça, Billy n’est pas ravi de voir John mais ça n’apporte rien à la série de nous le ramener, je trouve. Franchement, j’ai de la peine pour Kerry et je préfère parler de ça : elle se retrouve face à un hologramme de son mec mort, mais un hologramme créé avant qu’il ne la connaisse. C’est donc un inconnu qui est face à elle : un inconnu avec la voix et l’humour de merde de son mec ; et elle ne peut pas le toucher. La pauvre, franchement.

Hal lui pose quelques questions pour vérifier s’ils se connaissent vraiment. J’ai bien aimé cette scène, surtout que ça nous montre bien l’attachement de Kerry et à quel point elle le connaît bien : elle est aussi chiante que lui quand elle répond à sa question sur ce qu’il peut bien penser de John. C’est logique : Hal s’inquiète de savoir s’il peut avoir confiance en la personne qui l’a déterré et j’aime que Kerry s’en rende compte mais laisse tomber. Elle veut aller au bout de l’enquête avec eux, mais doit tout de même gérer la fête qu’elle organise pour son fils avant ça. Allons bon.

Le problème, c’est qu’Hal considère désormais que c’est Kerry qui est coupable de son meurtre. Il refuse donc d’aller au box avec Kerry. Tant mieux, ça nous fait gagner du temps après tout : Jordan et John se retrouvent donc face au coffre de Jordan. Cette fois-ci, sa voix peut l’ouvrir, même si selon lui, il essayait probablement de garder quelque chose caché à l’intérieur.

Dedans, il y a un flingue, un poncho et… un portail qui mène vers une autre planète. Nous voilà bien. C’est original comme idée et ça nous dépayse complètement car la série quitte clairement son ton encore un peu réaliste des premiers épisodes. Après un détour pour s’éloigner du garage où était le coffre, Jordan rouvre le portail.

Il le mène, toujours avec l’hologramme, sur une autre planète où l’air est respirable, comme promis. John se retrouve ainsi au milieu d’un désert très sombre. On ne voit pas bien ce qu’il se passe, mais bon, il y a une lueur lumineuse au loin dans le désert et une sorte de vaisseau spatial dans le ciel au-dessus d’eux. Il faut en retenir aussi que John a l’impression d’être déjà venu par le passé, ce qui est surprenant puisqu’il n’a jamais quitté la Terre.

Le vaisseau est une ville à l’abandon d’après l’hologramme qui peut s’y rendre : John comprend vite pourquoi c’est désert au-dessus d’eux. Au sol, dans le sable, il y a tout un tas de squelettes. Yep : un Manhunter a défoncé cette planète, et c’est probablement celle d’Antaan. John comprend qu’il se souvient donc être venu à cause de la torture que celui-ci lui avait fait subir.

Cela ne nous dit pas pourquoi Hal est venu sur cette planète, par contre. Bien sûr, John et Hal ne peuvent s’entendre à merveille sur un long temps. Inévitablement, John utilise une technique éprouvée pour désactiver l’hologramme : il se met à chanter sans l’écouter. C’est efficace, apparemment. Bien qu’ils soient dans un désert, à la nuit tombée, John et Hal se retrouvent à ramer dans le noir complet sur une mer pas si calme – parce qu’il y a bien sûr un orage.

On passe d’un extrême à l’autre, quoi. En plus, pour ne rien arranger, John se met à délirer et à avoir des hallucinations. Cela ne nous aide pas tellement à comprendre ce qu’il se passe de le voir imaginer son père puis son frère lui hurler qu’il a peur de ne pas avoir ce qu’il faut pour être un Lantern. On en revient toujours au même : John est complètement déglingué par son père et par la question « est-ce que tu as peur ? ».

L’hallucination s’arrête quand l’hologramme de Jordan décide d’envoyer John dans l’eau. Quand celui-ci revient à la surface, il explique qu’il a ces hallucinations qui étaient sur le point de le mener au suicide (apparemment) à cause du gaz présent sur la planète – le gaz qui a poussé tous les habitants de la planète à s’entretuer. Eh, encore une fois : la série me plaît bien, mais je n’aime pas comment tout est présenté. C’est l’écriture qui me pose problème, on nous fait trop passer par des chemins tortueux pour pas grand-chose.

Je veux dire, le gaz là, c’est vraiment juste une étape qui est aussitôt oubliée : John se remet à ramer – on se croirait sur le Styx – et hop, Jordan décide de se confier sur la mort de son père. À nouveau : ça ne m’intéresse pas. Je vieillis mal, peut-être, mais je ne vois pas ce que ça apporte à la série de savoir que le père de Jordan s’est suicidé. Cela n’explique pas (ou en tout cas ne justifiera jamais) qu’Hal soit si chiant et imbu de lui-même, non ? Apparemment, ça justifie une fois de plus la proximité entre John et Hal.

Ils sont devenus de vrais potes dans cet épisode, yay. Bon, par contre, on approche de la fin et c’est là qu’on apprend que John a perdu son flingue dans l’eau. Ce n’est pas bien malin, surtout que la bague est presque déchargée. L’épisode se termine sur une dernière métaphore un peu lourde : Hal dit à John qu’il a un bon bras, exactement comme son propre père le lui avait dit en 1975. La raison ? John frappe le visage d’un type qui a eu la mauvaise idée de prendre Hal en otage. L’hologramme n’a qu’à disparaître pour être libéré, quoi.

L’homme ? Il connaît John apparemment, et on ne sait pas grand-chose de lui si ce n’est qu’il est en fuite depuis des années : il s’agit de Sinestro. Apparemment, son but était ici de voler le bateau de John et de trouver le portail pour venir sur Terre. Pourquoi ? On va voir ça dans le dernier épisode, hein.

Oh et sinon, en parallèle de tout ça, on suit aussi Marcus faire des virements pour John – et ça sent tellement le frère qui va le voler – afin qu’il puisse donner à Maggie l’argent qu’elle réclame. Who cares ? Marcus, évidemment : il se demande même si son frère n’a pas tué directement le père de Maggie pour céder à un chantage aussi grossier (il file même sa montre à Maggie le temps de débloquer l’argent, et sérieux… Pourquoi ?).

Photo promotionnelle de l’épisode — HBO / Warner Bros. Television / DC Studios.

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Lanterns – S01E06 – Bad Optics – 14/20

Très étrange épisode 6 : je ne parviens pas à comprendre la manière dont cette saison est construite ni où les scénaristes veulent nous amener avec ces twists. Si ça reste plutôt efficace, force est de constater que je n’aime pas les personnages et que j’ai l’impression de voir des bouts de films dans le désordre – ou rallongés sans intérêt parfois – plutôt qu’une vraie histoire de série. À croire que les prestige dramas ne sont pas vraiment pour moi…

Spoilers 

En 2026, John a repris sa vie de civil loin de Green Lantern… jusqu’à ce que son passé le rattrape.

I was the Green Lantern… for five minutes.

Comme je le supposais la semaine dernière, cet épisode prend la décision – et la direction – de commencer en 2026, où nous suivons John essayer de convaincre un ensemble d’officiels d’acheter son produit de défense de la ville. Nous sommes dans une série DC et il est bien sûr question de Metropolis et Superman, ce que je trouve toujours un peu perturbant ici. J’avais du mal à savoir dans quel univers DC on était exactement, mais l’épisode confirme plus tard qu’on est bien dans celui des films récents. John, lui, a complètement repris sa vie de civil et travaille désormais avec son frère Marcus, loin de tout ce qui concerne Green Lantern.

Il reçoit aussi des appels de sa mère, qui l’informe qu’Hal Jordan veut s’excuser auprès de lui. Lol. Bernadette a gardé le contact avec Hal pendant qu’il était enfermé, puis après sa libération, parce que le pauvre homme n’avait apparemment pas de famille. Depuis quand Bernadette a un cœur exactement ? C’est étrange comme tout, mais ça fonctionne suffisamment pour que John prenne immédiatement la route vers Rushville. Il veut ses excuses et ça m’intéressait parce que je pensais vraiment qu’il retrouverait Hal mort après dix ans sans lui parler… Sauf que Bernadette lui a menti : Hal n’a jamais demandé à le voir pour s’excuser et semble même surpris lorsque John lui réclame ces fameuses excuses.

Hal considère plutôt qu’il a pris ses responsabilités puisqu’il a fait son temps en prison et qu’il n’a jamais révélé le rôle de John dans tout ce qui s’était passé dix ans plus tôt. C’est loin d’être suffisant pour John, évidemment, et Hal reprend aussitôt ses manipulations psychologiques avec son ancien bleu : il lui parle de la peur qu’il aurait eue une fois la bague entre les mains et qui expliquerait finalement pourquoi il l’a abandonnée. Perso, je ne suis pas convaincu du tout par ce choix de la série. Il aurait été beaucoup plus intéressant d’avoir les conséquences directes de ce qu’on a suivi jusqu’ici. Là, franchement, avoir un bond de dix ans pour qu’on nous raconte après coup comment les personnages ont vécu tout ça, ça ne me plaît pas, surtout qu’encore une fois, ils vont vouloir nous faire croire qu’ils sont brillants quand ils révèleront des parties manquantes à la compréhension dans un épisode flashback. C’est tellement artificiel et paresseux, ça m’énerve.

Les deux hommes s’embrouillent, John frappe Hal puis reprend la route. Avant qu’il parte, Hal lui demande toutefois de ne révéler à personne qu’il était là et qu’ils se sont vus. Le truc, c’est que le soir même, Kerry appelle John pour lui annoncer la mort d’Hal. C’est d’autant plus problématique que John vient précisément de lui péter le nez quelques heures plus tôt. Nous retrouvons donc enfin la scène qui terminait le pilot : Hal est assis mort dans les gradins du stade avec une balle dans la tête.

Je m’interroge toujours sur la raison qui explique que John vérifie immédiatement la main du cadavre d’Hal. Cela fait dix ans qu’il n’est plus Green Lantern et John sait mieux que personne ce qu’est devenue sa bague puisqu’il la lui a prise avant de la rendre aux Gardiens. Pourtant, la scène du pilot donnait clairement l’impression qu’il s’attendait à la trouver. À moins qu’il me manque quelque chose (wink, wink, on vous fera un flashback), c’est franchement étrange ou juste une fausse piste du pilot très mal écrite.

Kerry, de son côté, se demande qui a bien pu tuer Hal mais reconnaît que toute la ville le détestait. Elle révèle surtout ce qui s’est passé pendant ces dix années : elle et Billy sont séparés depuis trois ans et Hal lui écrivait déjà lorsqu’il était en prison. À sa sortie, il est revenu vivre à Rushville pour essayer de réparer ce qu’il avait fait. Il frappait aux portes des habitants pour proposer de tondre leur pelouse, faire leurs courses ou les aider de n’importe quelle manière. La ville qu’il a participé à détruire dix ans plus tôt ne lui a évidemment pas pardonné et il s’est surtout pris énormément de portes au nez.

Le pire pour Kerry, c’est qu’elle a l’impression qu’il est revenu pour elle. Et c’est là que la série commence à me perdre encore davantage : à quel moment Kerry et Hal sont-ils supposés être devenus si proches ? Leur relation en 2016 ne me faisait pas du tout croire à une romance et j’ai vraiment l’impression qu’on me demande d’accepter qu’un couple s’est développé simplement parce que c’est un homme et une femme qui se côtoyaient. On nous raconte une relation entière dix ans plus tard sans nous l’avoir vraiment montrée et je ne trouve pas ça très convaincant.

Comme John a fait pas mal de route dans la journée, Kerry lui propose de dormir chez elle. Il préfère finalement passer la nuit dans la maison qu’Hal occupait depuis sa sortie de prison et y retrouve Earl, la plante carnivore de l’ancien Green Lantern. Pardon ? Bon, Hal vivait là récemment, donc Earl n’est pas resté seul dix ans dans cette baraque, mais qui s’en est occupé pendant toutes les années où Hal était en taule exactement ? La plante semble en plus comprendre ce que dit John : quand il annonce la mort d’Hal au téléphone, elle réagit d’une manière assez triste. Je ne sais pas comment John parvient à dormir tranquillement juste à côté de cette chose carnivore, mais soit.

Le lendemain matin, Kerry lui paie un café dans le même diner où John a frappé Hal quelques heures plus tôt. C’est intéressant parce que Maggie, la serveuse, décide aussitôt de couvrir John en affirmant qu’Hal était seul. C’est plutôt pratique pour lui, même si je suppose que la haine générale envers Hal aide pas mal. John participe ensuite officiellement à l’enquête sur sa mort, ce que je trouve toujours particulièrement improbable : Kerry enquête sur un homme avec qui elle était liée et prend comme partenaire un type qui connaissait la victime, vient de la frapper et lui cache précisément ce détail. Elle le « députe » (oups, ça sonne mal en français comme ça, mais je sais pas comment on dit, alors on fera avec) rapidement pour régler le problème administratif, mais franchement, ça ne rend pas la situation beaucoup moins étrange.

À la morgue, Bitsy, la légiste, n’aime clairement pas John non plus et l’ignore quasiment. Elle leur apprend surtout qu’Hal a reçu une balle à bout portant et qu’il ne semble pas avoir essayé de se défendre. Parmi les affaires retrouvées sur lui, une clé les mène ensuite vers un box de stockage où ils découvrent une sorte de coffre extraterrestre. Malheureusement, celui-ci ne peut être ouvert que grâce à la voix d’Hal en direct. Kerry tente d’utiliser un ancien message vocal qu’il lui avait laissé, mais l’IA repère immédiatement qu’il s’agit d’un enregistrement. C’est encore une manière de nous montrer que Kerry et Hal étaient assez proches pour qu’elle ait conservé ses messages. Encore une fois, j’ai vraiment l’impression d’avoir raté plusieurs épisodes de leur relation.

Alors que John envisage ensuite de rentrer chez lui, Kerry lui propose de rester un peu plus longtemps à Rushville et de dîner avec elle. Avant ça, il découvre une énorme lampe permettant d’appeler Green Lantern, sorte de Bat-Signal local installé près du mémorial consacré aux victimes de la catastrophe de 2016. Il l’allume parce qu’il cherche le Green Lantern actuel, mais forcément, dans une ville qui déteste tout ce que ce symbole représente (mais dans ce cas pourquoi est-ce que la lampe est présente sur le mémorial ???), ça ne passe pas très bien. Billy et plusieurs de ses potes débarquent pour lui demander d’éteindre la lumière, John refuse et finit par leur mettre une raclée.

Il se rend ensuite comme si de rien n’était chez Kerry pour dîner avec elle et Noah, devenu adulte. Enfin, je suppose qu’il est encore censé être assez jeune, mais comme toujours avec des adultes qui jouent des ados, c’est perturbant. Évidemment, Kerry reçoit pendant le repas un appel lui apprenant que John vient de tabasser son ex-mari et plusieurs habitants. Elle l’arrête aussitôt. C’est tellement idiot : le type frappe Billy en pleine ville et espère tranquillement passer toute la soirée chez Kerry sans qu’elle l’apprenne ? On l’a connu plus malin que ça (quoique… peut-être pas finalement ?).

Une fois en cellule, John appelle Marcus pour obtenir l’argent nécessaire à sa caution le lendemain matin. Et c’est là qu’il reçoit la visite du Green Lantern du moment qui… n’est autre que Nathan Fillion ? Il est partout celui-là. Marvel, DC, ABC, ça fait une sacrée carrière à gérer de front. Et la coupe blonde dégueulasse qu’il arbore ? On est à ça du crime contre l’humanité comme je le pensais déjà la dernière fois que je l’avais vu sur grand écran. On comprend surtout que Guy Gardner est bien celui que nous connaissons déjà dans le nouveau DCU, donc voilà au moins ma question du début sur la continuité réglée.

John veut que Guy récupère sur Oa l’ancien costume d’Hal et sa bague désactivée afin qu’il puisse être enterré avec. Guy n’est pas spécialement motivé à se mêler de tout ça – « bad optics », apparemment – et John lui rappelle alors qu’il ne possède sa propre bague que parce que lui-même a refusé celle d’Hal. Bon, ça remet un peu Guy à sa place, on va dire, mais que c’était lourdingue. Celui-ci finit par accepter et glisse aussi au passage que Sinestro s’est échappé de prison. OK, cool, ça manquait d’un objectif pour la suite ?

Sinon, une fois de plus, il est question d’Harry Potter dans cette série avec une nouvelle blague autour d’Azkaban. HBO en fait des caisses, on a compris qu’ils avaient les droits et bientôt une série à diffuser. Là, ça devient juste lourdingue (encore). Quant à Nathan Fillion, il n’est finalement pas si différent d’Hal dans sa manière de jouer Lantern : arrogant, agaçant et persuadé d’être beaucoup plus cool qu’il ne l’est réellement. Pfiou, quel enfer. À croire que c’est un trait de caractère obligatoire pour porter cette bague.

À sa sortie de cellule, John découvre que son père a utilisé un flingue pour exploser une fenêtre dans sa maison de retraite. Son frère refuse d’abord de s’en occuper et rappelle au passage que leur père a toujours consacré toute son attention à John, le fameux élu de la famille. Comme John finance l’album de son frère, il dispose quand même d’un argument suffisant pour qu’il aille régler le problème. Super la famille !

Maggie, la serveuse du bar, vient ensuite lui faire son propre chantage. Elle sait que John était avec Hal avant sa mort et qu’il lui a cassé le nez. Elle l’a couvert auprès de Kerry mais son silence a un prix très précis : 314 536,27 dollars, plus la montre de John. Elle appelle ça des réparations pour ce qui est arrivé à Rushville dix ans plus tôt. C’est là qu’on comprend qu’elle est la petite fille à qui John s’était excusé dans les ruines à la fin de l’épisode précédent. J’aime bien l’idée de montrer que dix ans plus tard, les habitants paient encore littéralement les conséquences de tout ce chaos, mais qu’est-ce qu’elle est ridicule avec ses 27 centimes. À quel moment le calcul « avec les intérêts » est si précis, si arrêté ? Elle m’a soulé en une scène.

C’est vraiment un étrange choix, en plus, de placer la série en 2026 seulement maintenant. Je comprends l’idée de nous montrer les conséquences de tout ce qu’on a vu et ce qu’est devenu ce Lantern qui a refusé de l’être, mais pourquoi commencer cette histoire uniquement à l’épisode 6 et/ou dès l’épisode ? On a passé cinq épisodes à raconter une première intrigue avant de bondir dix ans plus tard et de repartir presque de zéro. Je ne comprends toujours pas la construction de cette saison.

John se rend ensuite aux funérailles d’Hal et croise à nouveau Guy Gardner, toujours parfait connard avec lui. Cela ne donne décidément pas très envie d’être Green Lantern. Il rencontre aussi Carol Ferris, une ancienne compagne d’Hal, qui lui confie l’éloge funéraire que celui-ci avait rédigé lui-même des années auparavant. Évidemment qu’Hal avait écrit son propre éloge, et évidemment qu’il s’imaginait une cérémonie gigantesque pleine de gens importants parce que lolilol c’est drôle de faire le contraste comme il n’y a quasiment personne. Il est pas drôle en fait, il est… lourdingue. Ma critique aussi, je me répète et je m’agace de plus en plus.

John finit par lire le texte devant Kerry et Carol. Pfiou, c’était… non, désolé, je n’ai pas d’autres mots : lourd. Honnêtement. Je n’aime pas les personnages, en fait, et c’est probablement l’un de mes gros problèmes avec la série. L’humour d’Hal, franchement, je ne le trouve pas drôle et son éloge funéraire volontairement grandiloquent m’a surtout ennuyé – je voulais juste la scène suivante où John allait récupérer sa bague.

L’enterrement n’est pas crédible non plus en plus. Comment ça, il n’y a PERSONNE qui se pointe au cimetière pour l’enterrement d’un ancien super-héros ? Vous ne me ferez pas croire que le monde entier lui a tourné le dos, y compris tous les gens qu’il a sauvés à une époque. On nous l’a vendu comme une superstar pendant des décennies, tout de même. De là à ce qu’il n’y ait pratiquement que John, Carol et Kerry devant sa tombe ? Pas un journaliste ? J’ai vraiment du mal à y croire.

Durant la nuit, John reçoit un appel de Marcus qui est avec le colonel censé finaliser leur gros contrat. John a tellement laissé son travail de côté depuis son arrivée à Rushville que la situation commence à dégénérer. Le colonel lui raccroche donc au nez, parce qu’il n’aime pas être négligé et passé au second plan. Quelqu’un de bien, encore. Lés zhommes, t’sais. Marcus en veut logiquement à son frère mais, au lieu de rentrer enfin chez lui, John continue ses propres occupations qui consistent désormais à… déterrer la tombe d’Hal.

Son plan devient alors assez évident si vous n’aviez pas encore compris ce qu’il regardait lorsque le cercueil d’Hal était ouvert. Il voulait faire venir Guy pour récupérer l’ancienne bague désactivée et faire en sorte qu’Hal soit enterré avec elle. Maintenant que la cérémonie est terminée, il peut tranquillement revenir la chercher. Il ouvre donc le cercueil, passe la bague au doigt et découvre qu’elle possède encore assez d’énergie pour faire apparaître l’hologramme d’Hal… qui se retrouve à regarder son propre cadavre.

Bon, ça fait un bon cliffhanger. Quelques scènes plus tôt, le coffre refusait précisément de s’ouvrir sans la voix vivante d’Hal Jordan et John vient maintenant de récupérer une sauvegarde consciente capable de parler avec sa voix. Je suppose donc qu’il va essayer de s’en servir pour accéder au box et comprendre ce qu’Hal cachait avant sa mort, voire résoudre le crime.

Si le mystère fonctionne et me donne envie de voir la suite, je reste très sceptique devant cet épisode qui relance la série sur une toute nouvelle piste ne justifiant pas tellement tout le temps investi sur 2016. En fait, c’est peut-être le côté prestige drama qui veut ça, mais je n’arrive pas à avoir l’impression d’être devant une série. Pourtant, on a bien un épisode par semaine comme j’aime et comme je le réclame toujours… Comme quoi, il ne suffit visiblement pas de découper une histoire en huit morceaux pour me donner cette sensation.

Photo promotionnelle de l’épisode — HBO / Warner Bros. Television / DC Studios.

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Lanterns – S01E05 – Lights Out – 18/20

Excellent épisode 5, qui confirme que Lanterns avait vraiment beaucoup de bonnes choses à raconter. Les personnages, les tensions et les révélations fonctionnent très bien, mais par contre qu’est-ce que c’est rageant et frustrant : tout va beaucoup trop vite ! J’aime bien ce qu’on nous raconte, beaucoup moins le fait qu’on semble déjà vouloir tout expédier au bout de cinq épisodes. J’ai eu l’impression d’être devant une fin de saison et donc d’avoir raté des éléments qui auraient été chouettes s’ils avaient été développés sur plusieurs épisodes. Franchement, approfondissez la psychologie des persos sur 22 épisodes, ça nous manque.

Spoilers 

La révélation de l’identité du Manhunter bouleverse tout et la tranquillité de la ville n’est plus.

Hal Jordan dies today.

C’est un peu la catastrophe de voir l’épisode si tard cette semaine, mais je suppose que l’essentiel, c’est de le voir quand même. Le travail commence à me déborder un peu, j’avoue, c’est le problème d’enchaîner les heures : j’ai beau avoir un emploi du temps incroyable, ben, la fatigue est là. Et puis, j’ai surtout eu à régler un problème administratif dans ma vie perso. La bonne nouvelle, c’est que ça semble être réglé. Bref, vous êtes là pour la critique, donc c’est parti :

L’épisode commence en 2007 et surprend en proposant cette fois-ci un flashback sur Kerry. On nous teasait quelque chose par rapport à son passé à Gotham, mais je pensais que ça attendrait la saison 2 vu le rythme de cette série. Finalement, c’est dès maintenant qu’on apprend un peu plus de choses sur son passé. Elle a fui Gotham à cause de la réputation de balance de son père, qui a apparemment été tué pour avoir parlé.

Deux hommes la traquent jusque dans un diner près de Rushville avec une mission assez claire : la tuer discrètement, récupérer son petit doigt comme preuve puis enterrer son corps. Kerry est prise au piège et comprend que c’est foutu pour elle. Elle est sauvée in extremis par Zoé. Attendez, pardon ? Kerry savait depuis tout ce temps que Zoé n’était absolument pas normale ? Non parce que dans quel monde une femme de son âge met à terre deux types robustes dans un bar avec cette facilité ?

Zoé tue l’un des hommes et laisse l’autre repartir avec une preuve suffisamment convaincante du « meurtre » de Kerry : son petit doigt. Voilà donc pourquoi il lui manque depuis le début. Kerry doit elle-même se le couper et le type peut rentrer à Gotham annoncer que le contrat a été rempli. Zoé, toujours aussi rassurante, le menace évidemment de massacrer toute sa famille s’il raconte ce qui s’est réellement passé.

Et voilà comment naît leur pacte. Zoé offre à Kerry une nouvelle vie, tranquille et sécurisée à Rushville, et lui promet même de faire repousser son doigt. En échange, elle ne lui demande qu’une chose : le jour où des gens viendront la chercher, Kerry devra la protéger comme Zoé vient de la protéger. J’aime bien ce flashback parce qu’il donne enfin du sens à l’attitude de Kerry depuis le début. Elle n’a jamais simplement été naïve ou aveugle face à tout ce qui se passe dans sa ville : elle savait. Elle a une dette envers Zoé depuis neuf ans et toute sa vie actuelle découle plus ou moins de ce marché. Cela aurait pu être savoureux d’avoir plusieurs épisodes consacrés aux dilemmes face auxquels elle est avec cette position. Ce n’est pas le choix de la série, évidemment.

Le cliffhanger de la semaine dernière voyait Hal se débrouiller pour laisser John avoir un accident de voiture, sans la bague cette fois-ci. Je ne m’attendais pas à ce que la série reprenne directement sur cette scène – je pensais vraiment qu’on nous l’enverrait à l’hôpital quelques heures plus tard. Finalement, John est coincé et blessé dans la voiture pendant qu’Hal vient lui expliquer qu’il n’avait pas d’autre choix que de le mettre hors-jeu. John lui a menti, savait que Zoé était probablement le Manhunter et, accessoirement, cherche depuis le départ à le remplacer. Pour Hal, la formation est donc terminée : John ne prendra pas sa bague. Mouais.

Et ça, pour être hors course, il l’est. Hal se barre tranquillement pendant que John reste prisonnier de la voiture. Celle-ci prend feu et finit par exploser alors qu’il est encore dedans. Autant on comprends bien que Zoé avait pu survivre à son explosion la semaine dernière, autant je ne vois vraiment pas comment John pouvait s’en sortir après ça, surtout que Zoé arrive à temps… et choisit volontairement de le regarder exploser un peu avant de lui venir en aide. Charmant.

Elle le récupère finalement dans un état assez terrifiant et l’emmène à l’hôpital. Voilà donc qui confirme définitivement pourquoi l’endroit est vide : Zoé possède une technologie suffisamment avancée pour soigner quasiment n’importe quoi et elle semble avoir fait profiter toute la ville de ses miracles depuis des années. John, complètement brûlé, peut ainsi être remis sur pied. Par contre, Zoé fonctionne toujours de la même manière : elle sauve quelqu’un lorsqu’il n’a plus aucune autre solution, puis elle lui demande quelque chose en échange. Kerry en 2007, William avant elle et maintenant John. Cette fois, le marché est simple : elle lui rend son corps, le protège et laisse Hal mourir. John récupérera ainsi la bague qui, selon elle, aurait toujours dû être la sienne.

C’est là qu’elle lui raconte aussi une partie plutôt importante de son histoire. Les Manhunters n’étaient pas simplement des monstres apparus de nulle part : ce sont les Gardiens eux-mêmes qui les ont créés pour imposer la justice dans la galaxie. Quand leurs méthodes ont été jugées trop violentes, les Gardiens ont décidé que leur création était une erreur et ont essayé de les exterminer. Décidément, plus on en apprend sur les Gardiens, plus ils ont l’air d’être des gens sympathiques à inviter pour le dîner.

John comprend également ce qui est arrivé à Abin Sur. C’est lui qui avait retrouvé Zoé et, au lieu de la livrer aux Gardiens, il avait choisi de l’épargner et de l’amener sur Terre. Même s’il a eu le bon goût de la sauver, Zoé l’a tué malgré tout : elle ne pouvait pas courir le risque qu’il change un jour d’avis ou qu’il révèle accidentellement sa présence. Connasse, un peu, non ? Je suis vraiment mitigé sur ce personnage et la relation John/Zoé. Elle dit ne pas avoir pu faire autrement, mais ça me semble tellement faux. C’est cependant le drama et la tragédie de son personnage aux yeux des scénaristes (c’est too much pour que j’adhère) : elle semble avoir développé des sentiments, des liens et une vraie vie humaine, mais son instinct de survie et sa programmation reprennent toujours le dessus.

Dans tout ça, John doit passer par une machine qui va lui refaire une peau toute neuve. J’ai aimé la blague quand il a peur de finir blanc, franchement, même si ça reste une sacrée facilité scénaristique de pouvoir le soigner si vite. Zoé lui met aussi une goutte de son sang dans l’œil et la machine lui fait revivre quelques souvenirs pendant que, nous, on se rince un peu l’œil grâce à la réal qui prend son temps sur Aaron Pierre complètement à poil – mais pas trop quand même, la machine le couvre, voyons. Allons bon, du female gaze – pour une fois – dans une série boys club ? Ce n’était pas forcément dans mon bingo.

Pendant ce temps, Hal continue évidemment son propre plan. Le petit hologramme de secours m’avait semblé totalement inutile et je l’avais oublié, mais il lui sert finalement de sentinelle et pourra l’alerter des déplacements de Zoé. Bon, soit. Hal retrouve ensuite Kerry, qui est obligée de donner le change parce que Zoé les observe en permanence. Elle lui tire donc dessus tout en essayant de lui expliquer discrètement pourquoi elle protège le Manhunter – du coup, ça aurait pu être top de le découvrir comme ça, mais l’épisode ayant commencé par là, ben… c’est longuet.

Bien sûr, Hal n’est absolument pas disposé à partir. Pour lui, Zoé reste une criminelle de guerre et doit répondre de ce qu’elle a fait. Kerry le prévient pourtant très clairement : s’il reste à Rushville, Zoé est prête à tout pour survivre et la ville paiera les conséquences. On sait donc immédiatement que ça va très bien se passer pour Rushville, mais je ne m’attendais pas à ce que l’épisode dérape si vite. Enfin, si vite… Kerry tire quand même plusieurs fois sur Hal. Ce n’est pas bien passionnant : il est constamment protégé par son bouclier, et c’est un peu la même chose dans la scène suivante où plusieurs hommes cherchent à se débarrasser de Green Lantern.

C’était un peu lourd. Hal décide ainsi de manipuler Antaan et ses hommes en leur faisant croire que le Manhunter qu’ils recherchent est William Macon. La scène glisse au passage quelque chose d’assez inattendu sur Hal et une possible bisexualité : il dit fonctionner selon les opportunités plutôt que selon des préférences très arrêtées quand Antaan suppose aussitôt que John comme Hal ont couché avec William. Franchement, je ne m’attendais pas forcément à ce que la série aille sur ce terrain-là et je n’ai pas bien compris le délire.

En tout cas, l’homme à qui il s’adresse croit Hal lorsqu’il lui affirme que Macon est le Manhunter – son ex. Il décide donc de le confronter directement, puis finit par lui arracher le cœur. Bon ben adieu Macon. Tout ça pour ça ? C’est une bonne diversion pour Hal : pendant que les extraterrestres s’occupent du domaine, Hal pourra essayer d’attraper Zoé lui-même et la livrer aux Gardiens. Tout ce petit monde utilise donc tout le monde, c’est formidable. William sait visiblement ce qui l’attend et accepte de jouer son rôle jusqu’au bout. Il a gagné des décennies supplémentaires grâce à Zoé et semble parfaitement disposé à mourir pour elle. En vrai, sa mort fonctionne assez bien avec tout ce qu’on savait du personnage : sa fidélité à Zoé allait jusqu’au sacrifice… Mais ça m’a surpris que ça se fasse dans cet épisode et comme ça, si vite. On a passé quelques scènes à nous le dresser comme un perso important, avec des lubies nudistes incompréhensibles, pour… ça ?

OK, soit. Ensuite, Zoé déclenche son plan pour épuiser Hal. Des tirs orbitaux commencent à s’abattre sur Rushville, détruisant progressivement la ville et obligeant Green Lantern à utiliser encore et encore sa bague pour protéger les habitants. Là encore, j’aime beaucoup l’idée : plutôt que d’essayer de battre directement Hal, elle s’attaque à son principal point faible, l’autonomie limitée de son anneau, qu’il n’a pas rechargé, ça va de soi.

On a donc enfin droit à de vraies grosses scènes de Green Lantern. Hal protège les bâtiments, arrête les explosions comme il peut et essaie de sauver les habitants au milieu d’un Rushville qui part littéralement en morceaux. J’ai aimé ça, j’ai aimé le château d’eau qui s’écroule et j’aime surtout que la série assume enfin davantage son côté super-héroïque – même s’il n’a toujours pas l’air d’un super-héros très efficace, là. Après, quand ça enchaîne sur le gros brouillard noir et une longue scène où on ne distingue plus grand-chose à travers les lunettes vertes d’Hal… J’accroche beaucoup moins.

Il faut en plus gérer Antaan, qui s’approche en étant prêt à se faire exploser pour tuer le Manhunter. Hal utilise sa bague pour l’envoyer suffisamment haut dans les airs afin que son explosion n’emporte pas tout le monde avec lui. Adieu Antaan aussi, du coup ? Tout ça pour ça ?

Quand Hal retourne à l’hélicoptère, Zoé s’est évidemment enfuie. Enfin, presque toute Zoé : elle a préféré laisser son bras derrière elle plutôt que de rester menottée là où il l’avait attaché. Pratique de pouvoir faire repousser ses membres. Hal n’a pas ce luxe et doit toujours recharger sa bague. Il se rend au motel où il ne s’attend pas à trouver John. Et là, je trouve ça franchement peu malin de sa part : Hal ne sait pas que la voiture a explosé après son départ. De son point de vue, John pourrait donc très bien avoir réussi à s’en sortir et être revenu au motel. Qu’il soit aussi surpris de le voir là me paraît un peu étrange.

John, lui, n’a évidemment pas oublié ce qui vient de se passer et prend rapidement le dessus sur Hal – après s’être enfui de l’hôpital où Zoé ne l’a laissé apparemment qu’avec un seul garde. Elle est un peu concon. John prend rapidement l’avantage physiquement sur Hal et tente de récupérer la bague. Toute la rancœur accumulée entre eux éclate d’un coup : Hal lui répète qu’il ne sera jamais son remplaçant, John a passé sa vie entière à attendre exactement ce moment et aucun des deux n’est encore capable de faire confiance à l’autre.

Avant que John puisse vraiment gagner, un nouveau tir orbital vise directement le motel. Hal parvient in extremis à remettre la bague et utilise ce qu’il lui reste d’énergie pour les protéger. Le bâtiment, lui, leur tombe dessus quand même. John se barre en laissant Hal sous les décombres et quand Zoé arrive pour achever Green Lantern, elle pense évidemment que son marché avec John a fonctionné. Il lui a laissé Hal, elle va pouvoir le tuer et John récupérera ensuite sa précieuse bague.

Elle a de l’espoir ! Hal sait que si John voulait vraiment sa mort, il l’aurait tué lui-même. Il ne l’aurait pas simplement laissé là pour que Zoé fasse le boulot. Hal comprend donc avant elle ce qui vient de se passer : il est l’appât pour qu’il puisse se débarrasser de Zoé. Et effectivement, John est installé un peu plus loin avec son fusil de sniper. Zoé se prend une balle dans la tête et meurt. Elle aussi. Tout le monde crève, en fait, donc y a plus de série ensuite ?

J’ai beaucoup aimé cette scène cela dit, parce qu’elle utilise enfin quelque chose qu’on sait de John depuis le début : ce n’est pas simplement un futur Green Lantern, c’est aussi un militaire et un tireur entraîné, et c’est bien qu’il puisse gagner en se servant de ces talents humains. Pour le reste, il trahit Zoé qui pensait que son pacte avec lui fonctionnerait, mais en vrai, je ne vois pas comment elle a pu se dire que ça suffirait ? Il n’a aucune raison de ne pas la trahir : il a déjà eu ce qu’il voulait ; il ne risque rien à la descendre…

John lui arrache ensuite le cœur et celui-ci se cristallise immédiatement, comme si on avait encore un doute. J’ai trouvé sa mort presque trop rapide après tout ce qu’on vient d’apprendre sur elle. En cinq épisodes, on est passé du mystère complet à son identité, ses motivations, son histoire avec Rushville puis sa mort. Ça fait beaucoup en peu de temps, je n’appelle pas tellement ça une série. En revanche, j’aime bien que la série ne cherche pas à transformer ça en victoire héroïque : personne n’a vraiment gagné ici et la ville est pratiquement détruite.

John retourne ensuite auprès d’Hal, toujours vivant mais salement amoché. Il récupère la lanterne puis retire directement la bague du doigt de son ancien mentor. Hal n’a qu’une question : est-ce que tout ça en valait la peine ? John ne répond pas, met la bague et se barre. Hal lui lance tout de même un dernier avertissement pendant qu’il s’éloigne : les Gardiens l’ont remplacé par John et, tôt ou tard, ils remplaceront aussi John. Vu tout ce qu’on vient d’apprendre sur les méthodes des Gardiens, difficile de totalement lui donner tort.

John traverse ensuite les ruines de Rushville. J’aime beaucoup ce passage parce que toute l’euphorie qu’aurait pu provoquer le fait de le voir enfin obtenir la bague est volontairement absente. Il regarde juste ce qu’il reste de cette ville et les gens qui tentent de s’entraider au milieu du désastre. Kerry ordonne d’ailleurs aux hommes armés de ne pas lui tirer dessus lorsqu’ils le voient passer. Elle ne semble pas particulièrement dévastée par la mort de Zoé ou la destruction de la ville et je trouve ça complètement con comme scène, honnêtement. Vous allez me dire que je fais une fixette : mais ça aurait été tellement plus intéressant sur plusieurs épisodes et avec un vrai développement du perso…

La dernière scène ? John rejoint Lianna au bar, l’extraterrestre qui lui avait fait passer son entretien. Elle semble presque surprise, voire déçue, d’apprendre qu’Hal est encore vivant, mais est tout de même plutôt ravie du résultat : le Manhunter est mort, John possède la bague et il lui apporte même le cœur cristallisé de Zoé comme preuve. Tout se déroule donc plus ou moins comme les Gardiens l’espéraient.

Et puis John retire la bague et l’abandonne.

Franchement, cet épisode ressemblait à une fin de saison. Je ne comprends pas trop pourquoi il avance aussi vite : en cinq épisodes, la série vient de résoudre ou de bouleverser énormément de choses qui auraient largement pu avoir davantage de temps pour se développer. Le fait que Kerry soit du côté de Zoé était intéressant, mais c’est révélé aussitôt qu’on l’apprend en flashback à Hal alors qu’il y avait de quoi faire. Zoé est identifiée à la fin de l’épisode précédent, puis morte cinquante minutes plus tard. William et Antaan disparaissent eux aussi. Rushville passe d’une petite ville mystérieuse relativement calme à un champ de ruines en quelques scènes.

Puis, il y a ce choix de nous avoir montré dès le pilot que Kerry et John seront toujours là dix ans plus tard… Autant dire que ça enlève une partie du suspense : John ne va pas mourir dans la voiture, Kerry survivra à tout ce chaos, Hal ne risquait rien de l’épisode.

Je suis tout de même content de ne pas avoir été spoilé tellement il y aurait eu de quoi faire cette semaine. Et surtout, ce cliffhanger où John abandonne finalement la bague est très intéressant. Limite, ça pourrait fonctionner comme une fin de série et le message serait alors sacrément intéressant. Bon, le prochain épisode est dans deux jours, donc il n’en sera évidemment rien. Seulement, maintenant que toute l’intrigue du Manhunter semble pratiquement terminée, je ne sais absolument pas ce que les trois derniers épisodes vont raconter. Enfin si : il y a toujours un cadavre d’Hal Jordan qui nous attend dix ans plus tard.

Photo promotionnelle de l’épisode — HBO / Warner Bros. Television / DC Studios.

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