Agents of S.H.I.E.L.D. – S01E01 – Pilot – 16/20

Je ne vais pas faire semblant que la nostalgie n’entre pas en ligne de compte pour cette note. En vrai, c’est un très solide 15/20 auquel j’ajoute volontiers un point pour le plaisir de retrouver la série et ses personnages treize ans après. Le pilot a vieilli sur quelques détails, il présente énormément de choses en quarante minutes et certains personnages me paraissent aujourd’hui beaucoup trop jeunes pour être totalement crédibles dans leurs fonctions, mais ça reste une introduction hyper efficace à l’univers. Et surtout, j’avais oublié à quel point Agents of S.H.I.E.L.D. cherchait dès son premier épisode à s’inscrire directement dans le MCU. Ça fait plaisir à revoir.

Spoilers 

Après la bataille de New York, Phil Coulson constitue une petite équipe du S.H.I.E.L.D. pour retrouver Mike Peterson, un homme ordinaire qui vient mystérieusement d’acquérir des super-pouvoirs.

With great power comes… a ton of weird crap that you are not prepared to deal with.

L’épisode commence loin du S.H.I.E.L.D., puisqu’on découvre Mike Peterson avec son fils Ace avant qu’une explosion ne secoue un immeuble. Mike se précipite à l’intérieur et en ressort avec une femme dans les bras en utilisant une force clairement surhumaine. Il est filmé par Skye, qui appartient au Rising Tide et semble bien décidée à prouver au monde que les super-héros existent et que le S.H.I.E.L.D. cache tout un tas de choses au public. Après Avengers, ce n’est plus forcément le scoop du siècle de dire que des gens avec des pouvoirs existent, mais l’idée est plutôt de savoir combien d’autres sont encore dissimulés. C’est une scène d’intro dont j’avais oublié le côté voix off, mais à part ça, elle ne vieillit pas si mal !

Pendant ce temps, Grant Ward est en mission à Paris et… j’avais COMPLÈTEMENT oublié la Tour Eiffel dans ce pilot. Je ne sais pas comment c’est possible alors qu’elle est quand même bien visible, mais voilà l’une des premières surprises de ce rewatch, on est à Paris. Ward récupère un objet d’origine Chitauri et on comprend rapidement que s’il est très bon sur le terrain, beaucoup moins avec les gens. Maria Hill lui apprend ensuite qu’il va devoir intégrer une équipe chargée de gérer les phénomènes étranges qui se multiplient depuis la bataille de New York. Il lui parle alors de Coulson, mort, ce qui permet évidemment à ce dernier de surgir derrière lui.

L’entrée est toujours aussi cool et fonctionne. C’est assez fou de revoir le pilot aujourd’hui et de constater à quel point il s’appuie sur les films. Les Chitauris, la bataille de New York, Maria Hill, la mort de Coulson… Agents of S.H.I.E.L.D. n’essaie pas du tout d’exister dans un coin du MCU sans trop faire de bruit : au contraire, elle veut clairement être la série qui raconte ce qu’il se passe entre les films. Elle était vendue comme ça, il y a PLEIN de réfs discrètes, c’est top.

Quant à Coulson, son retour reste assez simple : il a survécu, il s’est reposé à Tahiti et c’était un endroit magique. Voilà, voilà. Je connais suffisamment la suite pour sourire à chaque fois que le sujet revient, mais le pilot sème déjà très lourdement l’idée qu’il y a un truc qui cloche dans cette histoire, avec la réplique qui revient deux fois. J’étais passé à côté au premier visionnage et je me demande comment maintenant. Ward accepte en tout cas de rejoindre cette nouvelle équipe et Coulson part ensuite récupérer Melinda May, qui travaille derrière un bureau et n’a visiblement aucune envie de retourner sur le terrain. C’est assez amusant de la revoir ainsi quand on sait ce qu’elle va devenir dans la série.

Et puis arrivent Fitz et Simmons. MON DIEU QU’ILS SONT JEUNES. C’est probablement ce qui me choque le plus dans ce rewatch pour le moment. Tout le monde paraît jeune, mais FitzSimmons particulièrement. On nous présente quand même deux scientifiques capables de comprendre à peu près tout ce que les technologies humaines ou extraterrestres peuvent leur balancer à la figure, et ils ont presque l’air de sortir du lycée. Ce n’est pas hyper crédible vu comme ça. Cela dit, leur dynamique fonctionne déjà immédiatement : ils parlent beaucoup trop vite, souvent en même temps, se complètent sans avoir besoin de réfléchir et donnent vraiment l’impression d’être un seul personnage coupé en deux. Quel plaisir de les revoir comme ça au tout début.

Il manque encore Skye à l’équipe, et elle n’a pour le moment aucune envie d’en faire partie. Elle tente plutôt de retrouver Mike Peterson, dont elle a découvert l’identité, pour le convaincre de révéler au monde ce qu’il lui est arrivé. Mike, lui, aimerait surtout que ses pouvoirs changent enfin sa vie. Il a perdu son travail, galère financièrement et veut pouvoir offrir quelque chose de mieux à son fils. On comprend assez vite qu’il ne s’agit pas d’un super-héros caché mais d’un homme qui a accepté de servir de cobaye à un projet mystérieux parce qu’il n’avait plus beaucoup d’autres solutions.

Le S.H.I.E.L.D. finit par récupérer Skye et l’embarque dans le Bus, où elle refuse évidemment de coopérer. Coulson a alors une méthode assez particulière pour gagner sa confiance : plutôt que de lui injecter le sérum de vérité qu’il menace d’utiliser, il l’injecte à Ward et la laisse lui poser les questions qu’elle veut. C’est complètement absurde comme manière de mener un interrogatoire, mais j’adore la scène parce qu’elle dit déjà beaucoup de Coulson. Il comprend que forcer Skye ne servira à rien et préfère lui prouver qu’il peut lui faire confiance. Bon, Ward apprécie un peu moins la technique. Moi, j’avais oublié alors que ça aurait dû me marquer, surtout que c’est le genre de surprise dont Joss Whedon raffole. On sent sa patte dans tout l’épisode, c’est parfois un peu lourd, mais je crois vraiment qu’il y a eu aussi des consignes d’au-dessus parfois.

Pendant ce temps, May et FitzSimmons fouillent les restes du laboratoire qui a explosé au début de l’épisode – avec plein de références à Blanche-Neige, tiens, on est sur une scène Disney. Le S.H.I.E.L.D. récupère suffisamment d’éléments pour comprendre qu’il se passe quelque chose de beaucoup plus important autour de Mike. Et là encore, j’avais oublié à quel point le MCU est utilisé dans l’intrigue elle-même : le dispositif Centipede mélange de la technologie Chitauri, des radiations gamma, le sérum du super-soldat et Extremis. En gros, ils ont pris à peu près tout ce que les films Marvel avaient présenté jusque-là et décidé de faire une soupe avec.

Le problème, évidemment, c’est que le mélange est instable. Un précédent cobaye est justement responsable de l’explosion du laboratoire et FitzSimmons comprennent que Mike risque de subir exactement le même sort. En parallèle, Mike commence déjà à perdre le contrôle. Il retourne voir son ancien employeur pour demander à récupérer son boulot, se fait rejeter et l’agresse en utilisant ses nouveaux pouvoirs. On reste dans quelque chose de plutôt schématique sur le mec qui se croit soudain tout permis parce qu’il est devenu plus fort, mais J. August Richards (je l’adore !) parvient à rendre Mike assez attachant pour qu’on ait surtout envie qu’il s’en sorte. Il veut être un héros aux yeux de son fils et se retrouve progressivement à faire exactement l’inverse.

On apprend aussi que la femme qu’il a sauvée lors de l’explosion travaille en réalité pour le projet Centipede. Elle lui fait comprendre que les gens derrière tout ça ne vont certainement pas apprécier qu’il expose ainsi leurs expériences au grand jour. Mike, lui, continue de se persuader que ses pouvoirs sont son « origin story » et qu’il peut enfin devenir quelqu’un. Forcément, ça ne va pas du tout se passer comme prévu.

Skye finit par donner son identité au S.H.I.E.L.D. pour qu’ils puissent l’aider, mais Mike la retrouve avant eux. Il assomme May, embarque Skye avec lui et l’oblige à effacer toutes les informations permettant au gouvernement de les retrouver, lui et son fils. Skye trouve heureusement le moyen de prévenir discrètement Coulson et les autres, ce qui mène tout le monde à Union Station pour le final.

Et là, l’épisode réussit plutôt bien à réunir tout ce qu’il a mis en place jusque-là. Mike devient de plus en plus instable et risque littéralement d’exploser, Skye essaie toujours de le convaincre qu’il peut être aidé, un homme envoyé par Centipede tente de le supprimer pour effacer les traces du projet, May se retrouve déjà obligée de retourner sur le terrain et FitzSimmons cherchent une manière de neutraliser Mike sans le tuer. Ward, lui, attend simplement d’avoir une cible.

Coulson refuse pourtant de considérer Mike comme une cible. Il tente de lui rappeler qu’avoir des pouvoirs ne fait pas de quelqu’un un héros et que ce sont ses choix qui comptent. C’est un discours assez classique, surtout dans une série Marvel, mais il fonctionne bien parce qu’il correspond parfaitement au personnage de Coulson – et puis, il faut bien marquer ce pilot et donner un message à la série.

Ward finit par tirer sur Mike, mais, surprise, ce n’est pas pour le tuer : le tir permet de le neutraliser et de stabiliser son état grâce à une arme mise au point par FitzSimmons. L’assassin envoyé par Centipede est également maîtrisé par May et tout le monde s’en sort. Pour une première mission, l’équipe improvisée fonctionne déjà étonnamment bien alors que la moitié de ses membres ne voulait même pas en faire partie quelques heures plus tôt. Il ne reste plus qu’à récupérer Skye. Coulson lui propose de rejoindre l’équipe et lui laisse quelques secondes pour réfléchir parce qu’une nouvelle mission les attend déjà : un 0-8-4. Et comme s’il fallait encore une dernière petite touche Marvel / espionnage / gadget avant le générique, Lola, la voiture, se met à voler.

J’avais pas oublié ça, quand même.

Photographie promotionnelle de l’épisode — ABC Studios / Marvel Television

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Cette semaine sur le blog #1 : en attendant la rentrée…

Salut les sériephiles,

Dernier dimanche d’août et, comme chaque année, j’ai passé une partie de mes vacances à me dire que j’allais relancer le blog avant de reprendre le travail. Pour une fois, je crois que j’ai tenu ma résolution et que je l’ai même prise un peu trop au sérieux cette semaine : j’ai beeeeaaaaucoup écrit. Profitez-en car dans quelques jours je serai probablement en train de corriger des copies en me demandant où est passé mon temps libre. En attendant, et avant que je mange ma petite pizza de réconfort, voilà donc ce qu’il s’est passé sur le blog :

Côté visionnage

C’était plutôt une excellente semaine comme je n’en fais plus depuis longtemps : je suis venu à bout de mes rattrapages, enfin !, des saisons entamées pour la… euh beh saison : les critiques de Scrubs (épisodes 6 à 9) et Daredevil Born Again (épisodes 4 à 8) sont donc dispos sur le blog. Grosso modo, je suis prêt pour la rentrée des séries, même si j’ai constaté après que celle-ci n’existait plus tellement. Ensuite, j’ai commencé la saison 8 de The Rookie (épisodes 1 et 2 dispos sur le blog, mais j’ai vu un peu plus), poursuivi tranquillement mon visionnage hebdo de Lanterns et surtout, je me suis empiffré toute la saison 1 de The Good Wife. Bon, allez, il est temps que les vacances se terminent !

Côté blog

Là aussi, on voit que j’ai plein de temps à perdre sur ma dernière semaine de vacances (celle où je n’ai pas beaucoup bossé par rapport aux autres, en fait). J’ai eu envie de reprendre le blog en main et d’écrire plein de choses, l’actualité aidant bien avec Arrivals qui débarque par surprise avant-hier ! Bref, ça vous fait quatre nouveaux articles à découvrir si vous êtes passés à côté :

La semaine prochaine sur le blog…

Vous pensiez que la rentrée allait m’arrêter ? Vous aviez raison MAIS j’ai anticipé un peu et il y aura des articles quand même ! Incroyable, non ? Au programme : je continuerai de poster les critiques de la saison 8 de The Rookie, on parlera un peu de 9-1-1 à l’occasion de sa diffusion française et je posterai même une chronique sur un tout nouveau rewatch (ceux qui ont Twitter doivent déjà savoir de quoi je parle, a priori).

Oui, oui, c’est tout un planning millimétré et ce sera comme ça pendant encore au moins trois semaines – dans l’idée, j’aimerais que cette petite avance me permette de continuer jusqu’en octobre au moins, en parallèle de mes visionnages à la semaine. Je suis un peu fou, je sais, mais regardez, ça tient déjà pour cette semaine, c’est bien, non ? Clairement, je ne suis pas peu fier de moi sur ce coup-là. D’ailleurs, en parlant de coups… RDV jeudi matin si tout va bien 😉

Bonne semaine à tous – et bonne rentrée si vous êtes concernés, malheureux que vous êtes…

Comment Younger s’offre une deuxième jeunesse

Salut les sériephiles,

Je vous préviens tout de suite : je n’ai rien de particulier à vous dire aujourd’hui, mais comme j’ai repris goût ces deux derniers jours à l’écriture d’articles un peu blabla, je me suis dit que j’allais continuer. Trouver un sujet pour écrire 500 mots n’a jamais été aussi simple, en plus.

En effet, un coup d’œil aux articles les plus lus du blog depuis une semaine vous aura permis de constater que ce titre d’article est certes très facile, mais aussi tout à fait véridique ! Younger a débarqué dans le catalogue Netflix mi-décembre et depuis c’est une avalanche de contenu Younger qui perce petit à petit dans mon fil Insta. Quel plaisir que la série s’offre cette seconde jeunesse vraiment bienvenue, mais quelle galère : ça me donne tellement envie de la revoir ! En plus, je n’ai jamais écrit les critiques de la saison 1 parce que j’avais tout bingewatché en un aprèm et que, bon, c’était y a dix ans et c’était le tout, tout, tout début du blog… Pourquoi nous la ramener aujourd’hui ?

Je me rends compte en effet que la série ayant été diffusée à un rythme fou (une saison tous les six mois parfois ?), je ne l’ai jamais vraiment revue… et donc j’ai oublié plein de choses ! Quel bonheur se serait de pouvoir enchaîner tous les épisodes, surtout que les sept saisons ne font que douze épisodes à chaque fois…

Et que m’en reste-t-il de cette aventure folle ? Le traumatisme de la scène de la chèvre (si vous ne l’avez pas encore vue, je n’en dirais rien), un livre qui prend la poussière dans ma bibliothèque (Marriage Vacation) et de bons souvenirs. Je veux dire, Lisa & Kelsey me manquent énormément quand il est question de rire devant ma télévision. Lauren aussi. Même le triangle amoureux chiant avec Josh et Charles (OK, c’est la base de la série) me manque. Et Diana et ses bijoux improbables aussi. Bref, je suis tellement jaloux des gens qui vont la découvrir seulement aujourd’hui !

Cela dit, le simple fait d’être sur Netflix ne justifie pas tout son succès ces derniers jours, je suppose. L’algorithme la met en avant puisque la série est du créateur d’Emily in Paris, et ça doit aider énormément. Seulement, ce qui explique probablement son efficacité aussi aujourd’hui, c’est un autre détail, et pas des moindres : c’est que la série se concentre énormément aussi sur la lecture et les manuscrits (forcément).

Je me rends compte ainsi qu’elle était en avance sur son temps : imaginez si elle commençait en 2026 ? La romance est devenu un véritable phénomène littéraire – et la romantasy aussi. De mémoire, la série avait son propre Game of Thrones avec justement ce petit côté spicy en plus, qu’on retrouve tout à fait dans la romance. C’est qu’à l’époque Game of Thrones était hyper tendance… Aujourd’hui, on est plutôt sur du Heated Rivalry et de la romance bien comme il faut (eh, même La Femme de ménage, en vrai, faudra que j’en fasse un article un jour, tiens).

Je sais, je sais, quand je dis que Younger est en avance sur son temps, j’abuse un peu : Booktube existait et cartonnait à l’époque… mais ce carton n’a rien à voir avec ce qu’est TikTok aujourd’hui pour la littérature. Vraiment, je me dis que le nombre de romans qui pourraient surfer sur la tendance d’une série comme Younger et faire leur promo dans cette série maintenant que c’est redevenu hype de lire est phénoménal. Et je me dis aussi que c’est ce qui peut expliquer son succès sur Netflix aujourd’hui, indépendamment du fait que ce soit une série hyper drôle, pertinente et vraiment efficace dans tout ce qu’elle raconte.

De là à espérer un jour un revival de la série, comme c’est tant à la mode et comme Suits a pu l’avoir à sa manière ? Si je critique tout le temps les reboots et les revivals (à juste titre pour Suits LA, bien vite annulée), je dois dire que je ne serais pas contre. La série me manque pour sa fraîcheur – Emily in Paris, du même créateur, est un carton aussi, mais n’est pas si fun en comparaison alors je n’ai pas accroché. Et puis, les actrices doivent s’ennuyer, en plus. Enfin, peut-être pas : Hilary Duff est de retour avec un nouveau single bien trop cool et sortira son album le 20 février. Elle m’a déjà préparé mon meilleur cadeau d’anniversaire, c’est trop généreux.  

Bref, pour répondre à la question que je pose dans le titre de l’article, finalement, cette deuxième jeunesse, la série se l’offre en capitalisant sur tout ce qui a fait son succès à l’origine et qui est encore terriblement à la mode aujourd’hui. C’est féministe, c’est décomplexé, c’est fun, c’est réaliste (mais si), c’est cru et c’est terriblement efficace. J’ai tellement envie de la revoir (mais toujours en VO, parce que la VF n’a pas le même charme… le sexe et le cru sonnent mieux en anglais, je pense)… Et c’est dispo sur Netflix, alors n’hésitez pas.

Mes critiques de presque tous les épisodes de la série sont toujours en ligne :

Et la série m’a inspiré tant d’articles, parmi lesquels (c’est dans le désordre et non-exhaustif) :

Aaaah. Cela me donne envie de revoir toute la série ET de reprendre les articles quotidiens. Une catastrophe, cette seconde jeunesse !

Un détour par mon université préférée

Proposition quotidienne de rédaction
Quelles universités avez-vous fréquentées ?

Salut les sériephiles,

Troisième jour et me revoilà, avec une question qui n’a pas grand intérêt pour le blog. Pour les plus curieux d’entre vous, ou pour ceux qui arrivent ici en passant par le widget WordPress, la réponse est Nanterre-Université, à une époque où elle s’appelait comme ça (mais bon, elle a changé de nom trois fois rien que le temps que j’obtienne mon master). Pour les autres, je vais détourner l’article, une fois de plus, parce que je suis toujours au début de ma quête qui consiste à retrouver ma passion pour les séries.

Et oui, cette question m’y a fait penser. Cela peut paraître improbable, et pourtant, ça m’a rappelé que quand j’étais encore étudiant, j’avais tendance à dépenser encore plus dans les objets dérivés. J’étais tellement fan de séries que j’avais toujours envie d’acheter des objets en rapport avec les séries, y compris des vêtements. C’est comme cela que j’ai réussi à me faire offrir un pull Community à l’effigie de la fac de Greendale, et que je me suis retrouvé à l’université de Greendale moi-même.

Un jour que je prenais le train pour Versailles, un couple d’américains approchant de la soixantaine s’est assis en face de moi. Assez vite, j’ai remarqué qu’ils me regardaient un peu trop, alors j’ai fini par lever les yeux de You’re never weird on the Internet de Felicia Day. Parce que oui, j’étais en train de lire cette petite pépite. Nos regards se croisent et là, l’américaine me dit bonjour et entament la conversation. C’est très américain ce genre de small talk et j’étais tout content de pouvoir sortir mon horrible accent pour lui répondre.

Malgré tout, on arrive à se comprendre et assez vite le mari entre dans la conversation. Vous devez le voir venir avec le titre de l’article, mais inévitablement, le couple finit par me demander où se trouve la fac de Greendale où je fais mes études. J’aurais pu leur mentir et improviser quelque chose, parce que de toute manière, je savais bien que je ne les reverrais jamais et que la conversation n’allait pas durer vingt minutes non plus, mais bon, je me suis retrouvé à leur expliquer que j’étais fan de séries. Là-dessus, il a fallu leur raconter tout Community.

Et si j’ai bien senti qu’ils étaient un peu déçu que je ne sois pas un américain, ni un étudiant de retour en France après des études aux USA, moi, j’étais tout content d’avoir pu faire la promotion de cette excellente série. S’ils étaient déçus, moi, j’ai senti qu’en fait, j’appartenais bien au campus de Greendale. J’en connais la devise par cœur – E pluribus anus – quand je n’ai aucune idée de la devise de ma fac (en a-t-elle une, même ?) et je pense plus souvent à la série qu’à mes cours, hein.

Pour cette raison, je ne vous la recommanderai jamais assez d’ailleurs, elle raconte les aventures d’un study group dans une fac américaine – un Community college, l’équivalent d’une fac publique avec peu de moyens, en gros. Dis comme ça, ça ne vend pas du rêve, mais allez-y les yeux fermés : c’est une comédie excellente, qui verse dans l’humour meta, les parodies et les running gags grâce à un petit groupe de personnages stéréotypés, mais tout de même surprenant. Il y a six saisons et un film à voir. Bon, j’attends encore le film, ralenti par la grève des scénaristes, mais il arrive, pour de vrai.

Peut-être qu’un rewatch de Community pourrait m’aider à retrouver ma passion des séries ? C’est quand même un souvenir totalement random que je vous raconte aujourd’hui, mais assez caractéristique d’à quel point les séries envahissaient ma vie avant. Aujourd’hui, quand il s’agit d’acheter des stickers pour décorer mon agenda, je me résigne à en choisir de mes séries en cours sans être autant à fond. Et ça, il faut que je trouve le moyen d’y remédier.

Vous l’aurez compris, ces articles répondant aux questions WordPress sont là aussi pour ça. Et après tout, je pense qu’on peut bien dire que j’ai fréquenté l’université de Greendale. C’était après être passé par l’Hearst College de Neptune et par le campus de l‘université de Sunnydale, souvenez-vous… Depuis, bien sûr, j’ai eu la chance d’intégrer Brakebills et je vous invite à m’y rendre une petite visite :