Ce premier épisode de VisionQuest ne déçoit absolument pas : le fan service est impeccable, les enjeux efficaces et la nouvelle ambiance 100% inédite au sein du Marvel Cinematic Universe parfaitement mise en scène – avec juste ce qu’il faut de rappels de ce qu’est la franchise. Oh, ce n’est pas le reste de la trilogie et ce n’est pas encore aussi addictif, mais je sens tout le potentiel de la série. J’ai juste peur d’en attendre trop pour la suite, parce que pour l’instant, c’est exactement la surprise que je pensais qu’elle serait et parce que je n’ai pas oublié que les premiers épisodes des deux autres séries qui précèdent n’avaient pas eu non plus tout ce que j’en attendais avant que le reste soit incroyable. Bref, j’en attends trop.
Spoilers
Vision mène une vie secrète aussi discrète que possible, tout en essayant de digérer tout ce qui lui est arrivé.
You see, I am Vision. And yet, I am not.
Bientôt une semaine que ces deux premiers épisodes m’attendent, il est plus que temps que j’essaie de voir ce que vaut cette série. En plus, la pause d’une actualité hyper anxiogène ne fera pas de mal, parce que j’ai vraiment l’impression que le pays est en roue libre. Rien de tel qu’une petite dose de Marvel pour s’anesthésier et oublier les dingueries politiques que l’on vit coup sur coup depuis samedi.
Bon, après, comment ça le logo Marvel Television est complètement réadapté pour Vision ? Cela fonctionne bien, surtout qu’on nous fait un résumé de l’histoire de Vision. J’ai l’impression d’être devant une série du début des années 2000 et c’est hyper cohérent avec ce qu’était WandaVision – la dernière fois que l’on a pu voir Vision. Le titre de l’épisode, lui, est plutôt une référence à Ultron, dont la présence a été plus que spoilée par la promo.
J’adore le résumé qui est proposé. C’est parfaitement bien dosé, ça résume des heures de contenus dans lesquelles Vision n’avait que quelques minutes à chaque fois. Le tout est raconté par Vision lui-même, sans dialogue : un simple monologue avec des images de la bataille du Wakanda ou de Westview est largement plus efficace qu’un résumé complet. Cela a un côté générique explicatif type Mutant X à l’époque, et j’adore tout simplement cette introduction.
Je rappelle que Vision n’a jamais été mon perso préféré et que la série a du taf pour me convaincre, alors que cette première scène soit un résumé comme ça est une excellente chose. À la fin de celui-ci, Vision affirme être Vision et ne pas l’être en même temps. Un vrai petit Shakespeare en devenir ! La série nous prend ensuite par surprise en révélant que Vision serait désormais un homme au dos coincé alors qu’il nettoie un bar pour sa proprio et boss très, très anglaise.
Cette dernière l’interroge assez vite sur Wanda. Vision ne sait pas trop quoi répondre, parce que sa copine a tout de même était « comme écrasée par le poids d’une montagne ». Tiens, il est au courant de Doctor Strange and the multiverse of madness ? J’ai adoré l’écriture de ce dialogue entre Vision et celle qu’il appelle Mme Guthrie, franchement. Les scénaristes font déjà un bon job pour réintroduire le perso dans un univers différent – même si le cœur W+V, c’était sacrément gnangnan.
Comme toujours avec cette trilogie, le premier épisode nous introduit cependant dans un univers étrange et loin de celui qu’on attendait. Vision en simple barman ? Je sais qu’il faut se méfier. Quand on le voit quitter son job pour rentrer chez lui, il s’enferme en fait dans le placard du dimanche. Il y est rechargé.
Et quand il se recharge, Vision est simplement embarqué dans son serveur interne où les fans de Marvel n’ont qu’une seule envie : hurler de joie. Il y est en effet accueilli dans un grand manoir anglais type années 20 (enfin, 1920 du coup, il est temps de le préciser, on est en 2026) par des domestiques qui sont d’autres robots et IA. Et autant Dume et U ne sont pas spécialement remarquables, autant retrouver Jarvis ou voir Friday à l’écran, c’est du fan service de fou furieux.
J’aime beaucoup l’ambiance qui nous embarque dans quelque chose de totalement différent du reste du MCU. On sent que les acteurs s’éclatent, que les scénaristes ont des petits jeux de mots (le data leak, j’ai ri) et que le personnage de Vision est en apprentissage permanent. Ainsi, Friday l’aide en fait à améliorer ses capacités sociales.
L’humour est bon, même si c’est parfois un peu trop appuyé – l’arrivée d’Edith, l’IA de divertissement par exemple, m’a paru quelque peu lourde. Ce qui est sûr, c’est que la série fait bien son travail pour introduire un nouvel univers avant de proposer une vraie intrigue. En attendant, donc, Vision est dans son monde où tout est sous contrôle, malgré quelques petites perturbations. Eh, ce n’est pas sans rappeler le premier épisode de Wandavision avec la sitcom qui avait ses perturbations ! Le fait d’avoir de la couleur rend ça un peu mieux.
J’aime en tout cas que la série reprenne le même code de passer par l’humour et le détournement complet de nos attentes. Ce n’est certainement pas comme ça que j’imaginais l’intérieur de Vision franchement : il est coincé dans son propre film très années 1920, mais il s’enferme aussi au cinéma pour revoir des bouts de sa vie. On nous y rappelle l’intrigue Ultron, puis tout ce qu’il s’est passé dans Wandavision.
Il est d’abord question d’amour pour Wanda, mais ensuite, on voit Dume et U recevoir un coup de fil d’en haut afin de passer des bobines piratées au S.W.O.R.D. Ben voilà autre chose ! Les films montrent la naissance des jumeaux et ça énerve beaucoup Vision. Il décide donc de monter voir aussitôt Ultron, celui qui a passé ce coup de fil pour qu’on lui montre ses fils. Vision refuse de les voir, mais au moins, c’est rassurant : il a encore des émotions quand il les voit, contrairement au reste de sa vie. C’est juste con que ce soit la colère l’émotion principale.
Ultron semble plus confortable avec lui-même quand il est sous sa forme robotique, mais Vision lui demande de prendre forme humaine. C’est bien la première fois qu’on voit son « avatar » et ça vient avec le mot « asshole » en gros à l’écran. J’ai ri. Je trouve moins drôle la suite où Vision refuse de reconnaître la vérité qu’était Westview. Pour lui, tout ça n’était qu’une illusion ? Heureusement qu’Ultron est là pour lui faire prendre conscience que non, c’est bien plus que ça.
On apprend au passage ce qu’on avait déjà deviné : le jour, Vision vit à Édimbourg, là où il était avec Wanda au début d’Infinity War. Il est toujours amoureux d’elle et finit par expliquer que Wanda était sa raison de vivre dans le monde des humains qu’il ne comprend pas trop. S’en plaindre à Ultron qui voulait juste nous détruire, c’est un choix, tout de même. La scène tourne à la séance de psy, l’air de rien, et c’est un choix original. Si j’accroche plutôt bien, il faut bien reconnaître que ce n’est pas encore au niveau de WandaVision ou Agatha. Après, quel plaisir de revoir des images de Wanda Maximoff sur mon écran. Et quel plaisir aussi de découvrir qu’Ultron est un amateur d’art autant qu’il l’est d’armes de destruction massive. Un vrai petit Hitler en puissance, quoi, mais en même temps, ça ne surprend pas après son film où il voulait détruire le monde.
En tout cas, Ultron demande à Vision de recommencer à vivre davantage, mais Vision se contente de vouloir observer le monde. On sait très bien que ça ne pourra pas durer et quand on voit qu’Ultron semble mettre au point un plan pour s’échapper de Vision, on sait que ça ne dit rien qui vaille !
Le lendemain soir, Vision a droit à une autre soirée amusante et sympa à ranger le bar avec Fiona Guthrie. On quitte toutefois rapidement l’univers détendu et comique que la série instaurait jusque-là avec un coup de feu bien choquant : Fiona se fait tirer dessus alors qu’elle plaisante avec Vision et que rien ne laissait présager que ça allait arriver.
C’est choquant, honnêtement. Pourtant, Vision réagit avec calme et mesure. Il demande l’aide de Jarvis pour étudier ce qu’il se passe : un commando armé est en train d’approcher du bar pour s’en prendre à lui. Si, il y a quelques années, il aurait eu tendance à réagir avec calme, le nouveau Vision ne se laisse pas faire. Il met KO tous les hommes qui débarquent et n’hésitent pas à lui tirer dessus (enfin, il les tue par légitime défense, comme on dit). C’est une sacrée fusillade, une scène d’action à laquelle je ne m’attendais pas si tôt dans la série.
Bref, la surprise est au rendez-vous. Un homme reste toutefois à l’extérieur pour observer – et écouter – la manière dont Vision s’en sort. Il utilise ensuite une mitrailleuse qui défonce tout le bar et force Vision à reprendre sa forme robotique. Il s’envole ainsi par la verrière, voit son ennemi et se barre.
La série change alors de perspective : on suit le méchant qui vient constater son échec et parle avec son assistante par oreillette intermédiaire. On découvre que cet homme est un grand méchant qui n’hésite pas à tuer ses hommes (eh, il n’est pas si vilain : il tue le meurtrier de Fiona, parce qu’il avait ordonné de ne pas faire de victimes), mais aussi qu’il a son propre supérieur. Les noms ne sont pas donnés, mais on apprend vite que ce nouveau méchant utilise un cryptage du S.W.O.R.D. Ramenez-moi des personnages d’Agents of S.H.I.E.L.D, allez !
Le S.W.O.R.D ? Ils semblent vouloir récupérer Vision. C’est logique : ce sont eux qui ont décidé de le ressusciter.
De son côté, Vision doit faire son deuil de Fiona. Cela se fait rapidement, ce qui inquiète clairement Jarvis, essayant de lui faire prendre conscience qu’il vient de perdre son amie. Cependant, Vision assure qu’il va s’en remettre et qu’il n’était pas si proche de Fiona. Il prend ensuite la pire décision possible : il se dit qu’il doit penser comme un prédateur pour comprendre son ennemi et fait donc appel à Ultron pour lui venir en aide. Rien que ça.
L’avis d’Ultron est évidemment que Vision a fait le mauvais choix en décidant de se cacher. Ultron, lui, aurait été à la poursuite de leurs assaillants. Ce n’est pas la vision de… Vision : il préfère se déconnecter le temps que toute cette histoire se tasse. L’idée est simple : disparaître pour être sûr de ne mettre en danger personne.
Même si Jarvis lui conseille de contacter un ou deux Avengers, Vision est clair : il veut rester seul pour que personne ne soit en danger. Il n’y a qu’Edith que ça semble vraiment déranger… jusqu’à ce que Vision finisse par comprendre que c’est Ultron qui est responsable de la traque dont il est victime. Ultron détourne un peu sa culpabilité, tout de même, en expliquant que quelqu’un a mis la tête de Vision à prix. Un chasseur de prime, le Paladin, a répondu à l’appel et c’est à lui qu’Ultron a donné la localisation de Vision.
Forcément, ce dernier est agacé de découvrir que Fiona est morte à cause de lui. Oups. Une fois de plus, Vision menace de supprimer Ultron, mais ce n’est pas si simple : même quand Ultron le provoque pour qu’il le fasse, Vision s’y refuse, préférant réserver à Ultron un sort pire que la mort – l’ennui. Ma foi, c’est une jolie réplique, qui s’accompagne de la disparition de toutes les œuvres d’art auxquelles Ultron avait droit (et de son canapé). Tu parles d’une punition.
De son côté, Paladin continue sa traque de Vision grâce à l’alias qu’il avait : Sherwood Ellis. Ce nom lui permet de découvrir, par son assistante, qu’il existe un croisement de deux rues à Westview… L’assistante me soule un peu à pouvoir tout faire bien trop rapidement en tant que geek de service : elle hacke donc le S.W.O.R.D pour trouver ce qu’il s’est passé à Westview, puis pour se renseigner sur la famille disparue de Vision.
Ainsi, nos méchants trouvent vite la piste de Tommy. La promo a un peu trop spoilé pour que ce soit une surprise, surtout après Agatha.
La piste mène Paladin à Londres où un interrogatoire de police parle justement de tout ça. Nous, on nous présente le personnage de Tommy de manière bien plus orignale. Il apparaît presque comme un bon samaritain dans un bar où il rapporte une montre qu’il a trouvé. Une femme de son âge semble absolument vouloir récupérer la montre, puis la racheter même si elle n’est pas à ce jeune Tommy.
Cela semble d’abord un problème pour Tommy, mais quand un autre type veut racheter la montre de luxe en y mettant le prix, il finit par céder. Il est alors révélé que le fils de Vision se fait appeler Thomas et bosse en fait avec la jeune femme du bar. Ils sont des arnaqueurs qui viennent de vendre très cher une montre cassée. Malins. Après, c’est encore et toujours la même arnaque dans les séries. On nous suggère tout de même, alors qu’il empêche sa complice de le voler et qu’il lui redonne sa part du butin, que Tommy a toujours ses pouvoirs, parce qu’elle est bluffée par sa rapidité. Je vois ce que vous faites, hein !
Pas le temps d’approfondir, cela dit. En effet, une alerte en ville révèle alors à toute l’Angleterre qu’il y a eu une tuerie grave à Edimbourg : on l’attribue évidemment à Vision, puisqu’il y avait une caméra de surveillance pour montrer qu’il était sur les lieux et pas mort comme tout le monde le supposait. Cela perturbe grandement Tommy, qui manque alors de se faire choper par le type qu’il vient d’arnaquer. Franchement, c’est très prévisible et très convenu tout ça… mais en même temps, je reconnais que c’est efficace. C’est un nouveau personnage qu’on a envie de mieux cerner et je sais déjà que je vais l’adorer, parce que je l’aime bien dans les comics et que l’acteur est génial. J’ai surtout hâte des retrouvailles familiales et de ce que ça donnera par la suite (ouais, je vois loin, ce sera pour dans deux ou trois ans probablement).
Il s’enfuit à temps avec sa copine, avant de faire une crise de panique. Comme son jumeau dans Agatha All Along, Tommy a alors quelques images de sa vie à Westview qui lui reviennent… L’amie semble être habituée à gérer ça : elle lui rappelle son vrai nom, puis lui dit qu’il peut bien être qui il veut. C’est la vie qu’ils ont choisi de mener après tout. Cela fonctionne bien… jusqu’à ce que Paladin débarque. Il kidnappe ainsi Thomas sans le moindre souci.
Le but de Paladin est évidemment d’attirer Vision à lui. Il décide donc de transmettre aussitôt un signal spécifiquement pour Vision. Ce dernier abandonne sa sécurité et prudence habituelles pour demander à Jarvis de décrypter ce signal : cela permet à Paladin d’envoyer la vidéo de l’interrogatoire de police qu’il avait trouvée plus tôt.
On y voit un jeune Thomas Shepard déclarer à la police qu’il avait des parents différents, une mère nommée Wanda et un père robot. Et hop, Paladin déclare à Vision qu’il a son fils. La fibre paternelle va forcément jouer !
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Photographie promotionnelle de l’épisode — Marvel Television
