Euphoria – S03E01 – Andale – 18/20

Je ne peux pas nier que c’est un plaisir de retrouver l’esthétique de la série et son casting. L’histoire ? Plusieurs années après, elle est hyper différente de ce que proposaient les deux premières saisons, mais tout est en même temps très raccord avec ce qu’on savait des personnages. C’est toujours aussi peu linéaire, c’est un ensemble assez fou de moments complètement improbables, mais c’est ce qui fait que ça fonctionne si bien, je suppose. La série a beaucoup changé, elle n’a absolument pas changé. Elle est un peu plus mature, peut-être, parce que ses personnages ont grandi… Mais ont-ils vraiment grandi ?

Spoilers 

Quelques années après le lycée, Rue est devenue… une mule.

And that is how I became a drug mule.

Le bonheur de retrouver le logo HBO et d’être plongé dans les souvenirs d’adolescence rien qu’avec ça ! Pour le reste, la saison 3 reprend de manière on ne peut plus classique : la voix off de Rue nous informe qu’elle n’a rien fait de bien depuis la fin du lycée. Ben tiens. Je ne crois pas, effectivement, que la série aurait pu proposer une suite joyeuse. C’est peut-être le principal problème de revenir pour une saison 3 d’ailleurs !

C’est avec un épisode d’une heure que la série revient pourtant, en commençant par une chouette scène où Rue se tape un road trip en plein désert. Elle y tombe en panne en s’embourbant, mais trouve quand même le moyen de trouver de l’aide pour repartir. Petite musique fun, nouveau leitmotiv « Andale » et étonnante décision de la part de Rue de passer illégalement une frontière. J’ai beaucoup ri de la scène qui la voit être coincée au-dessus d’un mur.

Je ne sais même pas comment les scénaristes ont pu avoir une idée pareille ! Le symbolisme est assez évident : Rue est une fois de plus complètement coincée dans sa vie, dans un entre-deux improbable. Cela est toutefois bien amusant et permet une scène jamais vue ailleurs : Rue se démerde comme elle peut pour récupérer ses affaires dans la voiture, puis passer de l’autre côté du mur. La voiture qui fait balancier, Rue qui fait de l’équilibre et finit seule dans le désert du Texas ? Efficace.

Zendaya semble déjà s’éclater plus que dans n’importe quel film et c’est sûrement ce qui me fait le plus plaisir. Une fois de plus, la production est léchée et les images donnent vraiment envie d’en voir plus. Par contre, on ne sait pas grand-chose de ce qu’on regarde pour l’instant : au bout de cinq minutes, on n’est pas plus avancé sur ce que la saison va nous montrer ou sur l’intrigue à venir. Par contre, en cinq minutes, je retrouve l’ambiance improbable de la série et l’humour bien particulier qui va avec.

Après tout ça et après une longue marche dans le désert, Rue dort dans une grange et est accueillie par une famille très religieuse. Sans surprise, elle leur ment et leur affirme qu’elle fait un exposé sur le mal qui passe la frontière illégalement. Tant pis si elle est exactement ce mal, en fait. En bon caméléon, Rue passe un excellent petit déj, ment sur son identité et se fait finalement déposer en voiture par une des filles de la famille, Daisy. Cette dernière n’a jamais mis les pieds sur internet apparemment et se montre curieuse, mais Rue refuse de lui donner les infos qu’elle espérait avoir.

Rue aurait grandi ? C’est bien l’une des premières fois qu’elle ne corrompt pas tout ce dont elle s’approche, non ?

Bon, ce qui est sûr, en tout cas, c’est que la série nous montre le retour de Rue au pays. Elle enchaîne la voiture avec un bus la ramenant en Californie. Tout ce qu’il faut en retenir, c’est que cette longue traversée du désert se fait avec des images toujours aussi sublimes. J’adore la série rien que pour ça, c’est apaisant autant de belles images. Et certes, il ne se passe pas grand-chose, mais c’est un rythme et une esthétique qui fonctionnent bien.

La série tire finalement partie des quatre ans de pause : cela permet d’avoir une Rue adulte qui nous raconte en flashback ce qui lui est arrivé, dans une narration toujours aussi éclatée qu’avant. Est-ce qu’elle a repris la drogue ? Pas exactement. Rue est devenue une mule pour le compte de Laurie. Il faut se remettre le personnage de Laurie en tête, bien sûr, mais ça va à peu près : c’est une dealeuse à qui Rue a eu la mauvaise idée d’emprunter de l’argent.

Laurie retrouve donc Rue et lui annonce qu’avec les intérêts de son prêt, Rue lui doit désormais bien trop d’argent. Rue ne peut pas rembourser et devient donc une mule pour rembourser sa dette. Contre toute attente, la série nous propose une horrible scène où nous voyons Zendaya avaler des paquets de drogue. On apprend également qu’elle a eu la mauvaise idée d’embarquer avec elle Faye. Mais enfin !

On ne sait pas exactement comment Faye est tombée assez bas pour être une mule ou comment elles ont repris contact. En plus, il y a plein de dangers à être une mule. Le principal, c’est celui que les ballons avalés explosent et tuent sur place la mule.

Pour autant, Rue prend le risque. Nous la voyons ainsi passer la frontière avec Faye, avec plein de stress… mais bien sûr, Rue étant Rue, elle réussit à faire ce qu’il faut comme il le faut. Pire encore, la voix off nous apprend qu’après deux ans à faire la mule, elle se retrouve être la préférée de la famille de Laurie quand il s’agit d’introduire du Fentanyl aux USA. C’est peu glamour, en tout cas, et la série s’éclate bien dans ses transitions. L’enchaînement de Zendaya sur son seau prête à chier la drogue et l’eau des spaghettis qu’on égoutte ? Du grand art, l’air de rien.

Bref, Euphoria est égale à elle-même. Elle a vraiment cette capacité à nous proposer une vision décousue de la vie avec une esthétique incroyable. Une fois toute cette histoire de drogue oubliée, la série se dirige vers autre chose : Rue revient dans sa petite ville habituelle où elle est chauffeur Uber. On la voit ainsi reprendre contact avec Lexi. C’est assez triste de voir que Rue n’est plus droguée, mais l’est toujours autant quand il s’agit de mentir. Elle est accro au mensonge.

Dans la conversation, on apprend que Gia et Lexi sont premières de classe. Rue passe son temps à mentir à Lexi sur ce qu’elle fait, mais elle s’arrange encore pour lui parler de Fez. Bon. Ils ont rompu il y a plusieurs années, en théorie, mais voilà donc que Lexi a encore des remords et des regrets. Fez est en prison pour trente ans, rien que ça, et Lexi bosse désormais pour Hollywood. Elle n’y est pas la scénariste qu’on espère : elle distribue les cafés, conduit les voitures… Ah lala.

Elle est toujours célibataire, bosse aussi parfois avec Maddy, manager de quelques acteurs, dont un certain Dylan Reid. Ah, un nouveau personnage, un nouveau BG pour faire vaciller le cœur de Lexi, super. Évidemment, Dylan ne sait pas exactement qui elle est, mais il la remarque quand elle a une bonne remarque à faire sur la scène.

Jules est mentionnée au passage, entre deux, et serait donc désormais à la limite de la prostitution. Une sugar baby. Super, comme tout le reste de la série. Maddy ? Elle passe sa vie derrière un bureau, ou en avant-première, mais récupère 10% de tout ce que Dylan gagne. En théorie. En pratique, ça va à son boss et c’est triste.

Je suis surpris qu’après tout ce temps, Rue retrouve également son parrain. Elle se met à lui parler de religion et Ali se retrouve à justifier l’homophobie de la Bible comme il peut auprès de Rue. C’est inattendu tout en étant tellement raccord avec la série – je n’ai pas oublié leur épisode spécial post Covid là. Rue va donc partir dans un délire religieux pour cette saison ? C’est plutôt raccord avec le personnage complètement paumé qu’on connaît, je suppose, surtout aux USA. La voilà qui se met à écouter la Bible au volant de son Uber.

Cela ne l’empêche pas de continuer à partir en vrille à côté : elle continue d’être une mule pour Laurie après tout. On lui confie justement un nouveau passage à risque – tandis que Faye semble sur le point de trouver un amour complètement dysfonctionnel avec un tueur de poules. Allez, qu’importe. L’essentiel est que Rue sait se mettre dans la merde partout où elle passe. Ainsi, elle délivre un sachet de drogues (sans avoir à les avaler) dans une villa luxueuse. Son envie de faire pipi la mène alors à en voir un peu trop et devenir pote avec une des nanas à moitié nue présente à la fête.

Rue étant Rue, elle est vite invitée à la fête. Sa présence dérange bien sûr l’homme de main du boss qui essaie de l’exfiltrer de la soirée, mais bien sûr, c’est trop tard : elle est remarquée par Alamo Brown, le boss en question. Il n’apprécie pas trop de voir une nouvelle qui ne se présente pas et passe donc du temps à lui parler. Il se présente à elle comme étant dans le marché de la chatte. Allons bon, est-ce que Rue va devenir prostituée en plus de tout le reste ?

Alamo explique à Rue qu’il possède des clubs de striptease avec du nu intégral. Il n’en faut pas plus pour que Rue essaie de se faire embaucher non pas comme strip-teaseuse ou prostituée, mais comme manager d’un club. Elle déteste bosser pour Laurie et elle adore ce qu’elle voit dans sa villa, où il y a plein de femmes à poil. Forcément.  

Rue se retrouve en tout cas plus dans la merde que prévu quand la drogue qu’elle a ramené à Alamo se révèle provoquer une overdose chez une de ses filles. Il n’en faut pas plus pour énerver le boss. Il confronte Rue et semble prêt à la tuer en contrepartie, mais Rue tente de s’en tirer en expliquant sa vie chaotique depuis l’horrible chantage de Laurie. C’est plutôt cohérent. Au passage, elle dit croire en Dieu, ce qui est probablement une grossière erreur.

Alamo joue le jeu en tout cas et lui dit que si elle croit en Dieu, il est temps de voir s’il croit en elle. Il lui met une pomme sur la tête et décide de lui tirer dessus. C’est un sacré wake-up call pour elle, je suppose. Rue finit morte de rire quand la pomme éclate au-dessus de sa tête sans la blesser. Drôle de fin d’épisode qui laisse une nouvelle fois l’impression que la série ne raconte pas grand-chsoe, tout en racontant plein de choses. Etonnant, quoi.

Bien sûr, on retrouve aussi Cassie et c’est bien la seule chose que j’ai pu voir de la saison 3 avant de la commencer : elle a une vie pleine de richesse et cherche à devenir une célébrité sur Tik Tok. Nous retrouvons donc Sydney Sweeney en train de faire la chienne pour créer du contenu. Ben super. La critique des réseaux sociaux est assez facile et évidente. Il est facile aussi de capitaliser sur le sex-appeal de l’actrice pour ça.

De manière plus surprenante, nous découvrons que la villa de luxe dans laquelle elle vit est à Nate. Il n’est pas ravi de rentrer du taf pour voir Cassie en train de faire le chien devant leur femme de ménage occupée à la filmer plutôt qu’à… faire le ménage. La scène est plutôt marrante, mais pour le coup, on sent vraiment que Jacob Elordi a pris quatre ans depuis la saison 2. Je ne sais pas s’il s’éclate autant que Zendaya avec la série.

Peut-être que c’est la barbe qui le vieillit aussi. En tout cas, si on a pu croire un temps qu’il s’était assagi, il n’en est un peu rien : assez vite, il retombe dans les travers du personnage et demande à Cassie de se comporter comme sa chienne. Il la siffle et tout. La série semble avoir pris en maturité aussi, puisqu’elle a la bonne idée de nous épargner de faire durer la scène sur du sexe qui serait gênant.

Tout leur argent ? Nate a repris le business de son père, tout simplement. Enfin, ce n’est pas si simple : alors que son mariage avec Cassie approche, il voit bien qu’il a besoin de ramener plein d’argent, mais qu’il n’est pas si évident de construire des maisons en Californie. Pour autant, le cadre fait rêver tout de même et il rêve, espérant créer une maison de soin incontournable. C’est mieux que les rêves de sa future femme qui se met à considérer la création d’un OnlyFan. Rien de pornographique, se rassure-t-elle, c’est juste pour faire en sorte que les gens se sentent spéciaux.

Le problème, dans tout ça, c’est que Cassie elle-même ne se sent pas si spéciale. On la voit scroller sur les réseaux et elle est si triste dans sa vie parfaite.

Elle essaie donc de parler avec Nate lors du dîner aux chandelles (bien trop de bougies !) qui suit. Elle veut à tout prix le convaincre de dépenser 50 000$ pour les fleurs du mariage, mais ce n’est pas du tout dans les plans de Nate. Il est sacrément bâtard et autoritaire avec elle. Je vais à nouveau le détester cette saison. L’enfermer dans un rôle de fiancé toxique et maltraitant ? C’est si logique.

Le truc, c’est que Cassie tient vraiment à ses fleurs. Elle propose donc à Nate son idée d’un OnlyFan. Cela ne va pas du tout à Nate, alors elle lui propose tout simplement d’annuler le mariage s’il n’a pas de quoi payer le mariage de ses rêves. C’est presque triste de voir Nate acculé comme ça alors même que j’étais en train de me dire que le personnage était absolument détestable, une fois de plus. Les scénaristes sont forts pour ça – et forts aussi pour me faire m’intéresser à peu près à une intrigue dont je ne devrais rien, mais alors vraiment rien, avoir à foutre. Il y a un sacré jeu de pouvoir entre eux, et finalement, c’est Cassie qui tient la meilleure carte : celle du sexe.

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What if – S03E08 – What if… What if ? – 18/20

Ils se sont donnés du mal pour trouver le titre de leur épisode final, dis donc ! Si j’aime bien ce qui est proposé pour la fin de la série, je reste, comme avec le reste de la saison, plutôt déçu : c’est un ensemble assez convenu et prévisible, qui n’est pas à la hauteur des enjeux de la saison 2 et de son excellente fin. Pourtant, on sent bien qu’ils proposent quelque chose censé être plus impactant… mais non, mon implication n’est pas la même. Bref, c’est un excellent épisode (enfin), mais ce n’est pas suffisant malgré tout par rapport à mes attentes.

Spoilers

Et si on se terminait cette série une fois pour toutes ?

So… This is…
Everything.

Comment devient-on Gardien du multivers ? Eh bien, il faut être un disciple de l’Eminence et accepter le sacrifice de beaucoup, beaucoup de soi – à commencer par son prénom, apparemment. La première scène de l’épisode nous montre donc notre Gardien accepter de ne devenir personne et se contenter de tout observer, sans intervenir. Il prête serment auprès de l’Eminence qui fait de lui, avec plaisir et certitude, le Gardien. Dommage qu’on sache déjà qu’il va partir en vrille après.

Bien qu’il soit Gardien, on sent dès sa première journée qu’il partira en vrille : il commence par émettre un jugement sur les univers qu’il doit observer en les jugeant jolis, avant d’être rappelé à l’ordre. Il doit simplement observer… mais se demande aussitôt l’intérêt d’une telle mission. Bref, il remet trop les choses en question pour être excellent dans son job où il faut observer sans agir.

Ce n’est que des centaines de siècles plus tard que son Eminence s’en rend compte apparemment. Comme quoi, on peut tout savoir sur tous les univers et rester un abruti fini. L’Eminence reproche au Gardien ses multiples interventions et sa trahison, blablabla, et on en arrive à une scène où il apparaît logique que pour faire taire ce Gardien rebelle qui continue de tout remettre en question, le plus simple est encore de tuer sa pire création – création venue de son intervention, en tout cas. C’est ainsi que Peggy est menacée de mort par l’Eminence, afin que le Gardien se souvienne qu’il n’est supposé être personne et donc ne pas s’attacher.

Le problème, c’est que Peggy a toute une équipe avec elle. Ainsi, Ultron débarque du ciel au moment opportun pour sauver Peggy, mais aussi pour libérer le Gardien, tout surpris par cette alliance entre les deux ennemis. Le vaisseau de Peggy, menée par ses coéquipières, parvient ainsi à intégrer la 5e dimension.

L’Eminence regrettait que le Gardien mette en danger cette dernière par ses interventions, la voilà servie à présent. Elle se retrouve à devoir se battre contre Ultron qui se sacrifie pour que Peggy puisse être sauvée. C’est censé être sa programmation : il veut la paix, rien de plus. Bon, son sacrifice est plutôt vain, parce qu’il ne retient pas l’Eminence assez longtemps pour que le reste de l’équipe puisse faire grand-chose.

Certes, elles s’enfuient de la cinquième dimension avec le Gardien, mais il est impossible d’échapper à l’Eminence et aux autres Gardiens. Ils voient tout, ils savent tout, ce qu’il s’est passé, ce qu’il se passera, ce qui aurait pu se passer aussi. Bref. Ce sont des ennemis redoutables qu’il paraît impossible de vaincre. Impossible n’est pas Peggy, toutefois, et ce n’est pas trop le crédo de son équipe non plus. Elles décident d’aller demander de l’aide à Strange, en s’infiltrant comme elles peuvent dans les interstices du multivers pour gagner du temps.

On ne sème pas si simplement pour autant les Observateurs de l’Univers qui les retrouvent et veulent se venger. Franchement, à ce stade, la série est partie tellement en vrille qu’il faut qu’elle se trouve une conclusion et vite. Le concept du Gardien était bien et était déjà censé être celui qui régit tout l’univers. On se retrouve désormais avec une équipe de Gardiens au pluriel et l’Eminence. Je comprends l’intérêt de la conclure – pas de la conclure avec une saison si médiocre.

Bon, et donc, comment ça se termine ? Eh bien, le Gardien, le nôtre, continue de vouloir protéger Peggy quoiqu’il en coûte. Quand ils font tous face à l’Eminence, c’est sans hésiter que le Gardien propose, pour les sauver, de les transformer à leur tour en Observateur. Ouep. De simples mortels peuvent devenir des êtres supérieurs, il suffit d’accepter de renoncer à sa vie, son jugement et jurer de protéger le multivers.

Elles le font sous la menace, mais ça fonctionne quand même : le Gardien partage les secrets et les rites anciens de la 5e dimension. Cela énerve d’autant plus l’Eminence, inévitablement, mais celle-ci n’est pas au bout de ses peines. Le Gardien a décidé de l’énerver encore plus, n’hésitant pas à lui rappeler aussi qu’il a un nom : Uatu.

C’est ainsi que Uatu mène l’équipe de super-héroïnes devenues des Gardiennes dans une bataille épique. Tout se déroule par chance sur une planète désertique. Le combat est vraiment sympa, avec de la bonne musique (les petites notes d’X-Men quand Tornade se bat !), des gags réussis (Kahori qui se la joue Gardien dans le ciel) et des armes bien trop chouettes (le bouclier coupé en deux de Carter, j’adore).

Bon, en revanche, le combat en arrive aussi à détruire une planète et me paraît un peu vain : chacun des Gardiens veut voir les autres renoncer, mais ils sont supposés avoir une force à peu près égale. Pourtant, l’équipe de nos héros prend le dessus, forçant l’Eminence à renoncer à ses propres promesses. Elle refuse de le faire, forçant Peggy et son équipe à la tuer. Comme c’est au-dessus des forces de Uatu de voir son ancien supérieur mourir, il les arrête toutefois une seconde avant qu’il ne soit trop tard.

C’est un mauvais plan : loin d’être reconnaissant, l’Eminence décide de révéler le dernier tour dans sa manche. Elle fusionne avec d’autres Gardiens et promet la fin de nos super-héroïnes. Ah pour une équipe qui ne doit pas intervenir, elle a la possibilité de réécrire tous les univers, tout de même. En effet, la dernière menace consiste, et c’est plutôt sympa, à supprimer de l’existence les héroïnes et toutes les versions d’elles qui ont pu exister.

Cela fait de jolis effets et de jolies images, mais ça ne plaît pas à Peggy. Elle se relève malgré la force du coup qu’elle est en train de subir et part à l’attaque de l’Eminence une fois pour toute. Son attaque permet de l’enfermer dans l’univers de Strange. Celui-ci y a tous les pouvoirs, ce qui fait que l’Eminence n’en a plus aucun.

Le Gardien ne tente pas pour autant de tuer l’Eminence. Il raisonne et dialogue avec, histoire de lui faire comprendre que le sacrifice de Peggy n’était pas vain et qu’il peut encore voir les choses différemment, apprendre finalement à se comporter comme le Gardien faisait, avec amour pour la Création. Mouais. C’est une conclusion sympa, qui fait aussi de Peggy la plus grande déesse du Multivers, capable peut-être d’observer le Gardien. Quant à Uatu, à la question de Tornade sur l’existence ou non d’une vie après la mort et au-delà de tout ce qu’ils ont déjà vu ensemble, il se contente de réciter le générique de la série et conclure sur la question qui nous taraude tous : et si ?

En bref

Ce fut une saison poussive et pénible – celle de trop, finalement. Elle a tenté de revenir à ses propres origines en reniant toute l’évolution de la saison 2 sans trop de raison, pour retomber inévitablement, parce qu’il y en avait besoin, sur les deux derniers épisodes dans tout ce que la saison 2 avait apporté. Pourquoi le retarder autant ? Pourquoi proposer des épisodes si déconnectés de la fin ? Ils savaient faire mieux puisqu’ils l’ont fait en saison 2 en proposant des épisodes qui permettaient de rattacher les différentes intrigues entre elles et de faire des liens sympathiques.

Cette saison ne m’a pas plu. La conclusion est sympa, mais elle paraît étrangement moins épique que celle de la saison 2. Non, vraiment, en ce qui me concerne, c’est un rendez-vous manqué. Rendez-vous manqué qui explique peut-être aussi pourquoi j’ai mis tant de temps à publier les articles. Mais bon.

What if – S03E07 – What if… the Watcher Disappeared ? – 17/20

C’est tellement frustrant : cet épisode propose ENFIN ce que j’aurais aimé voir dès le premier épisode. Je sais bien que c’est une anthologie et qu’avoir un ou deux épisodes coupés du reste aurait été nécessaire à un moment dans la saison… mais sincèrement, c’est le premier épisode de la saison où j’ai eu l’impression de retrouver vraiment ce que j’aimais avec les What if, avec une suite aux intrigues et aux personnages des saisons précédentes. Dommage que ce soit pour l’avant-dernier épisode de la saison.

Spoilers

Captain Carter et sa nouvelle équipe découvrent que le Gardien est peut-être en danger.

She was taken by someone from a world beyond my own.

Alléluia ! Cet épisode commence si bien par rapport à tout le reste de la saison. C’est simple, il commence par ce que j’attendais du premier épisode de la saison : Captain Carter débarque avec sur une Terra Nova sur le point d’être détruite. Elle se retrouve à expliquer à Nebula que son équipe est là pour l’aider à sauver son univers, sur le point d’être englouti par un ennemi.

Très cool ? C’est à peine le sommet de l’iceberg. Captain Carter fait équipe aussi avec la fille d’Howard le Canard et Darcy devenue une super-héroïne, Kahori, qui est peut-être la meilleure trouvaille de la série et… Storm ! Tornade ! Les X-MEN, enfin dans le MCU ailleurs que dans des films ayant un trop bon succès au box-office par rapport à leur intrigue, si vous voulez mon avis ! Toute cette équipe n’a aucun mal à sauver Terra Nova, mais c’est parce que ce n’est pas le sujet de l’épisode. Pourtant, les voir se rencontrer et faire équipe aurait été une saison bien plus intéressante – on les voit plus tard en train de se faire un babyfoot et c’était plus cool que tout le reste de la saison, non ? Kahori qui utilise ses pouvoirs pour gagner, ça m’a fait rire, pardon.

Bref, si on les suit, c’est parce qu’elles vont se mettre en quête de retrouver le Gardien. Comme par hasard, il y a effectivement trois morceaux de la cabine d’observation du Gardien qui tombe sur la planète où sont les filles. Peggy n’a aucun mal à les reconnaître et comprend que son ami est en danger. Elle a aussitôt pour but de venir en aide au Gardien, et ne perd pas de temps pour le faire. Toute son équipe s’active donc pour que le vaisseau puisse atteindre la 5e dimension. Pour cela, il faut d’abord des matériaux capables d’y résister – et ça tombe bien, les morceaux de la cabine en viennent justement.

Malheureusement, le premier essai est loin d’être concluant. Heureusement, elles avaient trois morceaux de réalité du Gardien : elles peuvent faire de nouveaux tests, avec une Tornade qui s’éclate avec le marteau de Thor. Thornade ? J’ai le droit à ce jeu de mots pourri ? On a envie d’y croire, mais bien sûr, ce serait trop simple qu’elle parvienne par elle-même à emmener toute son équipe dans la cachette du Gardien. Par chance, il reste un morceau à utiliser.

La technologie et les pouvoirs divins ne suffisent pas à atteindre la 5e dimension ? Très bien. Kahori propose alors de faire appel à quelqu’un qui peut déjà y aller : Infinity Ultron. Franchement, tout cela est bien frustrant : on sent que l’équipe de super-héroïnes a vécu plein d’aventures avant d’en arriver là et j’ai l’impression que les suivre dans une de ces aventures pour le premier épisode de la saison aurait mieux fonctionné. Vraiment, ça prouve que ça n’était pas si compliqué de proposer une vraie bonne idée.

Bon, bien sûr, on ne peut pas dire qu’Inifinity Ultron soit une bonne idée, mais elles sont sûres d’elles. Elles ont quelques doutes, d’accord, parce qu’il est question de faire équipe avec un grand super-méchant, mais tout de même, elles le font. Les doutes sont juste l’occasion d’une scène pour nous faire apprécier cette version de Tornade.

Une fois que c’est fait, on peut observer en vitesse accélérée un Infinity Ultron qui prend le pouvoir sur son univers, détruisant les Gardiens de la Galaxie et tout un tas d’autres visages bien connus des fans que nous sommes. Une fois que tout est détruit, que fait Ultron ? Eh bien, il attend en silence, tout simplement, puisque le Gardien ne peut pas agir en théorie. C’est alors qu’il est dans cet état que Peggy décide de venir le contacter pour le convaincre de lui venir en aide.

Bon, et le Gardien dans tout ça ? Il est pris en otage par ses collègues, alors il ne peut pas nous faire le générique de l’épisode. C’était un peu frustrant de ne pas l’entendre comme d’habitude. À la place de ça, on a une version beaucoup moins rythmée, narrée par l’Eminence dont le boulot est d’observer les observateurs pour éviter qu’ils ne déraillent. Il n’a pas fait un super taf avec le Gardien, mais bon, il se rattrape. C’est ainsi qu’il se débrouille pour s’attaquer à Peggy et l’enlever, devant un Ultron incapable de venir en aide à Peggy.

Pourquoi le ferait-il ? Eh bien, voyez-vous, Ultron a changé depuis qu’il a supprimé toute vie de l’univers. Il s’est rendu compte qu’un univers sans vie était juste vide, pas en paix. Cela lui pose problème : la vie ne permet pas la paix non plus. Bref, il se rend compte qu’il a fait une erreur et est prêt à faire un nouveau chemin. C’est ce qu’il explique au reste de l’équipe de Peggy venue la chercher, du moins, quand elle le laisse parler. On ne les félicite pas les héroïnes qui pensent d’abord à donner des coups et venger Peggy – dont le bouclier est brisé tout de même ! – plutôt qu’à dialoguer.

Les trois coéquipières finissent par faire équipe avec Ultron quand elles comprennent qu’il a l’intention de les aider à retrouver Peggy. L’épisode peut donc terminer sur un cliffhanger où cette équipe improbable se dirige vers un morceau d’univers inexploré.

What if – S03E06 – What if… 1872 ? – 08/20

La seule chose de vraiment bien dans cet épisode, ce fut son générique. Après, faut bien avouer que c’est un épisode qui concentre à peu près tout ce que je déteste niveau concept, scénario ou personnages. C’était mal barré. Franchement, je me suis ennuyé, j’ai trouvé que c’était prévisible dans les grandes lignes et que l’épisode n’apportait vraiment rien de nouveau. Pourtant, j’avais vraiment envie d’y croire à cette saison. Quelle déception.

Spoilers

Le Gardien intervient au Far-West.

My sister has always been my hero.

Il faut bien reconnaître que j’ai soupiré très, très, très fort quand j’ai lu le titre de cet épisode. 1872, vraiment ? Je n’aime pas des masses les What if qui s’aventurent dans un passé trop lointain, mais là, la promesse d’un épisode far west n’a rien pour me vendre du rêve. Mais alors vraiment rien. Cette dernière saison ne me fait pas regretter l’annulation, au moins, c’est déjà ça de pris.

Allez, ce n’est pas parce que tout m’indique que je ne vais pas aimer que ça va forcément être mauvais, non ? J’ai tenté d’y croire, mais eh, l’intrigue tournait bien autour du far west, de héros qui se dégomment à coup de revolvers. Des héros ? John Walker, Hawkeye au féminin… Qui sont ces gens ? Alors OK, le narrateur de la série fait bien son taf et après le générique, l’introduction de l’histoire était sympa (Ultron pour des comédies musicales ? Cela me plairait davantage que l’étrange numéro musical d’Agatha hein) et reflétait bien mon opinion sur cette intrigue (what the hell ?), mais n’empêche qu’on tourne en rond.

Ainsi donc cet épisode nous présente un monde dans lequel la sœur de Shang-Chi a émigré aux USA et s’est plantée dans son rêve américain. Par chance, il y a deux héros dans le far-west qui continuent de venir en aide aux plus démunis : Hawkeye et Ten Rings, nos héros du début d’épisode. Soit. Ils tombent sur Jun-Fan (le neveu de Shang-Chi, donc ?) qui s’est fait attaquer par le grand méchant de cet univers, The Hood. J’ai l’impression d’être dans Riverdale, et ce n’est vraiment pas une bonne chose.

Le gamin leur parle d’un train fantôme dans lequel Hood aurait embarqué ses parents, et hop, nos héros ont une nouvelle mission. Ils montent à bord du train fantôme après l’avoir trouvé sans trop de mal, quand bien même eux sont à chevaux. Le train passe au-dessus d’un canyon, et ils survivent sans aucun mal, parce que le train continue d’avancer comme si de rien n’était.

Dans le train, nos héros trouvent une centaine de personnes tous hypnotisés par The Hood. Il se cherche des « ouvriers » qui semblent plutôt être des esclaves lobotomisés. Oh, l’investisseur sur lequel tombent nos héros vend les choses différemment, mais ça ne change pas du tout ce que j’en pense. Sans trop de surprise, l’épisode est surtout l’occasion de voir le Gardien intervenir à nouveau dans les histoires qu’il nous montre.

Plutôt que de se contenter d’observer, il a vraiment pris l’habitude d’intervenir dans les univers. Cette fois, il le fait en sauvant la vie du gamin qui allait être jeté du train. Cela permet ensuite au gamin d’observer le combat entre ses héros et le grand-méchant – parce que oui, c’est sans aucune difficulté que les héros rencontrent Hood.

Bien sûr, tout n’est pas si simple : Kate Bishop se fait envoûter par une mélodie supposément entêtante, son allié se bat contre The Hood et manque de très peu de perdre. Quand il reprend le dessus sur le grand méchant, il se rend compte qu’il est en fait en train de se battre contre… sa sœur. Allons bon. Xialing est donc une méchante, mais elle assure être la gentille de l’Histoire : elle a battu The Hood et a pris sa place en volant son pouvoir.

Quand elle voit que son frère refuse de la suivre, elle n’hésite pas à le battre et menacer de le tuer. Franchement… Comment peut-elle penser qu’elle est la gentille après ça ? On ne sait pas trop. Ce qui est sûr, c’est que le petit est plus malin que les héros de l’épisode. Il décide de faire résonner une cloche pour sortir tout le monde de son hypnose.

C’est si simple comme situation. Cela fonctionne et permet à Kate de reprendre le dessus. Shang-Chi ? Il continue de se battre contre sa sœur, mais refuse une nouvelle fois de la tuer. Bref, il lui laisse l’avantage et est prêt à être tué par elle. Par chance pour lui, Kate débarque à temps pour tuer Xialin. Elle est dépitée d’avoir tué la sœur de Shang-Chi, bien sûr, mais eh, il s’en remet et reste pote avec Kate, affirmant que c’est The Hood qui a tué sa sœur.

Bref, tout est bien qui finit bien, mais uniquement grâce à l’intervention du Gardien. C’en est trop pour les autres gardiens. C’est donc à leur tour d’intervenir pour empêcher le Gardien d’intervenir. Allons bon. Le cliffhanger est le même que dans l’épisode précédent, sauf que cette fois, ils agissent vraiment et se confrontent à lui.