C’est un bon épisode et je trouve ça dingue que cette saison parvienne enfin à produire des épisodes qui soient à la hauteur d’une série qui a neuf ans d’expérience. C’est plutôt rassurant pour la suite, parce qu’une saison 10 est commandée, mais je me pose la question de ce qu’il s’est passé en début d’année pour qu’on nous propose des épisodes si nazes. Au moins, je me console avec celui-ci.
Spoilers
Les habitants d’un hôtel sont énervés de multiples fausses alarmes incendie.
Now we need police and lots of them.
L’épisode commence par Chimney complètement débordé par une foule bien énervée. Il y a apparemment eu un incendie, des gens ont failli tout perdre et tout le monde se retourne contre notre capitaine et son équipe. Ils sont forcés de se retrancher dans leur camion et lors de l’audience qui suit pour comprendre ce qu’il s’est passé, Chimney affirme qu’il ne comprend pas ce qu’il s’est passé.
Trois jours plus tôt, parce qu’évidemment, c’est ce genre d’épisode, la réponse sur ce qu’il s’est passé semble arriver vite quand Sam débarque à la caserne : il est là pour remplacer Buck pendant qu’il est en arrêt. Je ne le sens pas. Ce jour-là, l’équipe débarque dans un hôtel dont les alarmes sonnent alors qu’il n’y a ni fumée, ni feu. Les pompiers cherchent tout l’hôtel, en vain, et finissent par comprendre que le problème vient de piles retirées dans un des détecteurs incendie d’une des chambres de l’hôtel.
Tout le monde en veut à l’homme qui a fait ça, mais au moins le problème semble réglé pour un bon moment. Seulement, ce n’est finalement pas le cas. Il y a ensuite plusieurs fausses alarmes qui se déroulent dans cet hôtel. C’est intrigant : cinq alarmes incendie de suite, forcément, ça finit par énerver tout le monde. Je comprends mieux. Au milieu de tout cet énervement, le manager de l’hôtel pousse même un de nos pompiers du haut de quelques marches, le faisant tomber. Chimney est obligé de le plaquer contre un mur pour lui rappeler qu’ils ne font que leur job, même s’il n’y a pas d’incendie. Crier au loup pour rien ? On sait comment ça se termine et on comprend la blague de Chimney à l’opérateur quand il dit de leur raccrocher au nez s’il y a une sixième alarme.
Le plus incroyable dans cette histoire ? Quand il y a réellement un incendie, l’alarme ne se déclenche pas. Il faut donc un appel au 911 pour que les pompiers débarquent enfin et vident l’hôtel. Ils sauvent tous les résidents de l’hôtel, qu’ils commencent à bien connaître, mais ceux-ci sont énervés d’apprendre que le feu s’est répandu dans tout l’hôtel et qu’ils vont perdre tout ce qu’ils ont. C’est là que la foule s’excite et que ça se passe mal entre eux et nos pompiers.
Pour ne rien arranger, Chimney est obligé d’ordonner que son équipe s’enferme dans le camion, laissant donc les flammes ravager le building. Son but est d’attendre l’arrivée de la police. Logique. Seulement voilà, la police met du temps à arriver et entre temps, il remarque que le manager revient et rentre à nouveau dans l’hôtel.
Chimney se met aussitôt à le poursuivre pour l’arrêter et lui sauver la vie face aux flammes. C’est peine perdue : l’homme ouvre une porte et se prend une explosion de flammes à la tronche. C’est un peu bien fait, non ? Bon, peut-être pas, parce qu’il meure quelques jours plus tard de ses blessures, mais qui se précipite dans un immeuble en flammes comme ça, alors qu’un pompier dit de ne pas le faire ? Il n’était pas bien malin.
En tout cas, tout ça mène donc à une audience disciplinaire où l’on tente de comprendre ce qui a si mal tourné. Si elle commence alors que le manager est encore en vie, apparemment sauvé par Chimney, on comprend vite que le narratif est bien différent du point de vue de ceux en charge de sanctionner et juger ce qu’il s’est passé.
Ainsi, le nouveau, Sam, annonce qu’il a vu Chimney frapper le manager quand il a poussé Ravi dans les escaliers ; Harry se sent harcelé de questions comme si on le soupçonnait et surtout, on reproche toutes les décisions du capitaine concernant l’intervention, surtout quand il fait des blagues sur l’alarme incendie ou qu’il refuse d’éteindre le feu. Certes, il semble avoir sauvé le manager…
Le problème, c’est que Chimney prend tout dans la gueule quand même. Il n’a rien fait de mal, c’est très clair, surtout qu’on connaît le personnage, mais on lui reproche l’état de Buck et toutes les folies de la saison. Pourtant, personne ne parle de l’espace, alors que pourtant !, c’est quelque chose. Et il y a pire : l’alarme ayant été désactivée, on commence à soupçonner Chimney d’avoir eu ce geste malheureux. C’est d’autant plus problématique qu’on le pousse alors à démissionner, ce qui énerve Hen et le reste de la caserne.
Pendant ce temps, comment Buck occupe-t-il son arrêt ? Eh bien, il apporte de la bouffe et des fringues à sa sœur. Il le fait pour remercier Maddie et le reste de sa famille étendue d’avoir accepté de l’aider si rapidement et facilement. L’avantage pour lui, c’est qu’il n’est pas soupçonné de quoique ce soit dans cette affaire. Il est même moins dans la merde que ses collègues : si Chimney est sanctionné, ils risquent tous d’être mutés dans d’autres casernes.
Personne n’en a envie : ils se réunissent donc pour tenter de comprendre ce qu’il s’est passé et prouver que Chimney n’est pas responsable de l’incendie. Nos pompiers font donc équipe avec Maddie puis May (mais quel rapport avec sa nouvelle ambition d’infirmière ?) qui apporte les plans de l’hôtel. Franchement, nos pompiers, Maddie, Josh, May font un travail d’enquête qui n’est certainement pas leur boulot. Ils finissent par comprendre comment sauver le poste de leur capitaine grâce à ça : l’incendie viendrait en fait d’un étage en particulier, et peut-être même d’un faux mur côté sud-ouest du bâtiment.
Sans trop de surprise pour nous, quand les pompiers se rendent dans le bâtiment (alors qu’ils n’en ont probablement pas le droit), ils tombent sur un faux mur qui mène à une horrible pièce sans rien où sont enfermés des migrants. Ils sont enfermés pour plusieurs jours et apparemment laissés là pour qu’ils meurent.
Ce sont eux qui ont provoqué des dysfonctionnements dans l’hôtel provoquant plein d’appel au 911, eux aussi qui ont régulièrement déclenché les alarmes incendies. Malheureusement, nos pompiers ne les trouvaient jamais. Et puis, à force, leur système a fini par vraiment déclencher un incendie.
L’épisode est assez horrible et angoissant quand on les voit être enfermés dans un sous-sol où on les laisse pour mort. C’est intéressant de voir que ça permet de faire de nos pompiers des héros, à nouveau. Forcément. Ils le sont vraiment, après tout.
Il reste à régler le coup de Sam qui pense avoir vu Chimney frapper un homme. Il a en fait entendu quelqu’un le dire. Comme il s’avère assez influençable, il a répété ça quand on l’a interrogé. Il promet de réviser son témoignage, alors que les migrants permettent aussi d’innocenter autant que possible Chimney et d’accuser le manager. La fin d’épisode voit donc tout reprendre à peu près son cours selon la normale, avec même Buck qui reprend du service. Merveilleux, non ?
On note tout de même que c’est encore et toujours le même enquêteur de la police, Hooks, qui est affectée aux affaires de la caserne, et il ne semble pas si bienveillant et gentil que ça… Affaire à suivre pour la fin de saison ?
