American Horror Story – S09E09

Épisode 9 – Final Girl – 16/20
C’est une bonne fin de saison, mais ça reste dommage de voir que ça n’atteint pas le fun et le niveau de la première partie ! Quoiqu’il en soit, cet épisode apporte des réponses, quelques twists et un sentiment de conclusion que toutes les saisons n’ont pas toujours réussi à m’apporter. Il y avait de bonnes idées pour mettre un terme à cette neuvième saison, parfaite à bingewatcher lors d’une journée où il fait trop chaud. Surtout en plein #WESéries. Bonne nuit.

Saison 9


Spoilers

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Don’t you dare take the best dick that happened to me.

Il est temps de faire un dernier tour à Camp Redwood, avec de nouveaux personnages. On suit donc un homme qui est emmené par un chauffeur Uber à proximité du camp qu’il cherche. Uber ? Bienvenue en 2019 ! Je trouve l’idée plutôt sympa pour boucler cette saison, même si ça n’a rien de révolutionnaire. Et je découvre aussi que les épisodes précédents ne datent pas des années 90, mais de 1989.

Après le festival de 1989, Montana explique à notre bel inconnu que les gens ont fini par oublier le camp Redwood et ne plus y venir. L’éternité est alors terriblement longue pour les fantômes sur place, surtout qu’ils n’ont jamais entendu parler de téléphone portable par exemple. Ah, la mort des années 80, c’est compliqué pour les fantômes.

Et pas que pour eux, d’ailleurs ! Ainsi, notre inconnu nous révèle qu’il est Bobby Richter, le fils de Mr Jingles. C’est con. Il est dans de beaux draps à tomber sur Montana, surtout qu’il lui dit que l’aérobic n’a pas super réputation désormais. Au moins, il peut avoir rapidement des réponses, la série nous révélant que Montana et Trevor sont finalement en couple pour l’éternité et prêt à s’amuser avec Bobby.

Des réponses ? Son père est mort et les fantômes ne l’ont jamais revu depuis la fois où Montana l’a vu être pris dans le lac. Pour le reste… Trevor lui raconte toute l’histoire d’Halloween 1989. Tout ça commence par Trevor qui veut ainsi faire annuler le festival et bloque la route pour renvoyer les artistes et le public chez eux avant même d’atteindre Camp Redwood.

Inévitablement, ça laisse Margaret furax de voir son meilleur plan tomber à l’eau. Elle tue Courtney, qu’elle juge responsable de ce qui est arrivé pour avoir dit à Trevor que Kajagoogoo était mort, puis se rend à la sortie du Camp Redwood où elle n’apprécie pas de voir Trevor avec un couteau. Rapidement, elle décide donc de lui tirer dessus dans la jambe, pour qu’il ne puisse plus marcher, puis dans la poitrine, pour le tuer lentement.

Elle ne reste pas le voir agoniser, mais lui fait tout de même remarquer qu’il est à quelques mètres du panneau de Camp Redwood. C’est con. Avant de partir, elle lui tire aussi dans l’entrejambe, parce que c’est rigolo. Une fois Margaret partie, on découvre Montana qui a assisté à toute la scène depuis le camp. Elle ne peut en sortir, mais elle peut espérer que son mec – dont elle est toujours amoureuse, clairement – vienne jusqu’à elle.

Autant j’aime l’idée de l’épisode se déroulant partiellement en 2019, autant toute l’intensité dramatique de cette scène tombe à l’eau comme le festival : même quand on le voit galérer et abandonner, on sait que Trevor va finalement atteindre le camp, puisqu’il est là en 2019. S’il n’y arrive pas tout seul, c’est finalement Brooke qui lui vient en aide, même si elle sait que Montana la déteste. Et ceci explique que Montana soit désormais gentille en 2019, parce que Brooke lui a fait comprendre que sa méchanceté ne menait à rien. Mouais. Admettons, c’est rigolo comme tournure des événements.

En 2019, par contre, Bobby découvre que Brooke a échappé au couloir de la mort. C’est plutôt marrant. Le pauvre a eu une lettre de sa tante lui parlant de camp Redwood et il a eu le temps de faire ses recherches, mais la vérité n’a donc jamais éclaté au grand-jour.

Dans le passé, on découvre que Trevor et les autres fantômes se sont mis en tête de tuer Margaret et de s’en débarrasser pour de bon. Ils ont commencé bien sûr par Bruce, facile à tuer. Pour Ramirez, c’est évidemment Montana qui s’en charge. Elle prétend être encore amoureuse de lui et pouvoir lui présenter Billy Idol pour l’attirer dans un piège.

Non mais vraiment ? Il tombe là-dedans pour de vrai, sérieusement. Sans surprise, Ramirez se retrouve à être tué par Montana dans une cabane du parc, donc, mais aussi par un paquet de fantômes qui veulent tous se venger de lui. Il menace de revenir se venger… mais c’est exactement ce que veulent tous les fantômes, en fait. Chaque fois qu’il est ressuscité par Satan, les fantômes s’amusent donc à le faire souffrir. S’ils le tuent dans le camp, c’est précisément pour ça. Pour ça, et parce qu’ils savent que s’il était tué ailleurs, il aurait été ressuscité par Satan et aurait pu aller tuer Bobby facilement. Ben oui, tout ça est fait pour sauver Bobby, en fait.

Tout ? Comme par hasard, le jour de l’arrivée de Bobby en 2019, Chet et Bertie (oui elle est de retour dans la série) se mettent à flirter au lieu de surveiller la résurrection de Richard Raminez. Il n’en faut pas plus pour qu’il s’échappe et arrête la conversation de nos fantômes et Bobby, qui voulait reste à Camp Redwood pour retrouver son père.

Oh, tous les fantômes se mettent à le chasser aussitôt, mais il n’est pas facile de mettre un terme aux actions du disciple de Satan, qui parvient tout de même à blesser Bobby. Montana lui conseille de se rendre dans un asile pour parler au directeur, afin d’être soigné et d’avoir ses réponses. Mouais. J’imagine qu’on est bon pour le retour de Donna là. C’est effectivement le cas, malgré quelques détours peu passionnants.

Finalement, Donna raconte la vérité et est la « final girl » du titre. OK, elle est noire, donc c’est sympa, mais je m’attendais vraiment à un nouveau personnage. La nuit d’Halloween 1989, Margaret a donc été tuée par tous les fantômes du Camp, mais pas sans avoir fait quelques dégâts avant. Elle a blessé Donna et surtout, elle a tiré sur Brooke, laissée pour morte. Seulement voilà, quelqu’un a envoyé des chèques régulièrement à Bobby, et ce n’était pas son père, ni Donna. Ni Margaret, de toute évidence. Margaret a eu une fin particulièrement brutale, bras coupés, jambes coupées, décapitée. Le tout était broyé avant d’être expulsé en-dehors de Camp Redwood, pour s’assurer qu’elle allait bien mourir et ne pas revenir en fantôme.

C’est hyper violent, mais ça fonctionne bien. Reste alors à révéler que Brooke est encore en vie. Comme toujours, ne pas la voir avoir son dernier souffle à l’écran était un indice clair de ce qui l’attendait. Si elle est encore en vie, c’est parce que Ray est revenu auprès de ce qu’il pensait être son cadavre. Elle était simplement blessée par balle, au beau milieu de l’infirmerie. C’est pratique : il n’a pas assisté au meurtre de Margaret immédiatement, arrivant après coup… parce qu’il était occupé à sauver la vie de Brooke et se débrouiller pour l’emmener hors du camp.

C’est un peu gros tout de même, il y a une sacrée prise de risque et comme je le pensais, elle s’écroule dès qu’elle sort du camp… Oui, mais voilà, quelqu’un aurait appelé les secours qui seraient venus la chercher… Sans que Donna ne la voie jamais ? OK. Donna, elle, est restée avec les fantômes un temps, puis elle leur a rendu visite, puis elle a arrêté.

Ce n’est pas si simple après tout : les fantômes la voient vieillir, c’est compliqué pour eux. Cela aurait été encore plus compliqué avec Brooke : elle a eu une jolie vie, un mari médecin et de beaux enfants. Et elle a payé Bobby pour qu’il puisse avoir une belle vie loin de Camp Redwood, comme elle. Malheureusement, il ne l’entend pas comme ça.

Il y retourne donc au plus vite, espérant pouvoir parler à son père… c’est raté. Il parle à la place à Margaret. Evidemment qu’elle est morte avant de quitter Camp Redwood. Elle a juste eu la bonne idée de se planquer pendant des années, dans l’espoir de pouvoir tuer Bobby. Au moment de passer à l’acte, elle est toutefois arrêtée par Benjamin. Evidemment qu’il revient pour sauver son fils… Il y a un petit câlin, des réconciliations, un meurtre de Benjamin par Margaret. Oups. Margaret revient pour chasser Bobby et le tuer, mais ce n’est toujours pas une réussite.

Il est sauvé in extremis par sa grand-mère, qui livre en pâture Margaret aux autres fantômes. Bobby peut donc s’enfuir en courant et survivre, comme le lui conseille Margaret, pour s’assurer de raconter les histoires de ces fantômes et faire survivre les années 80 pendant encore des années et des années. C’est une fin efficace, ma foi.

Saison 9

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EN BREF – C’est une sacrée saison que je ne regrette pas de ne pas avoir vu en septembre dernier. J’aurais même dû attendre avant de la commencer ! En effet, elle est parfaite pour l’été. C’est un bon slasher, surtout les cinq premiers épisodes, qui sont conçus pour être vus par une journée de canicule. Je me répète, mais je le pense vraiment.

La deuxième partie de saison est moins réussie, mais elle est aussi moins ratée que beaucoup d’autres dans cette série. On ne refera pas la série, on sait à quoi s’attendre quand on la regarde : elle n’arrive pas à faire autrement que de tuer de bonnes idées trop rapidement et d’en pondre d’autres en cours de route dont on n’a pas grand-chose à faire car c’est trop secondaire.

C’est comme ça. Après neuf saisons, je suis au courant, mais je reviens chaque année malgré tout, pour voir ce que ça donne. Parfois, je suis déçu et c’est naze. Parfois, comme pour cette saison, c’est génial.

Cette saison me fait changer à nouveau d’avis : je trouvais qu’il était temps de mettre un terme à la série avec la saison Apocalypse qui concluait bien tout avec des rappels de saisons précédentes… mais face à une saison comme celle-ci, je me dis qu’ils peuvent continuer jusqu’à la saison 37 si ça leur chante.

Et une fois de plus, je vais insister sur un point important : le changement de casting a fait du bien pour éviter de revoir encore et toujours les mêmes acteurs enfermés dans les mêmes rôles… Bientôt, il faudra changer une fois encore, car ça commence à devenir redondant pour certains autres, même si je les aime beaucoup !

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Saison 9

American Horror Story – S09E08

Épisode 8 – Rest in Pieces – 14/20
Aïe, c’est encore un épisode de transition qui s’emmêle les pinceaux dans une entrelacs d’intrigues que les scénaristes ne parviennent plus à démêler de manière fluide comme plus tôt dans la saison. On touche une nouvelle fois au défaut de base de la série qui est de multiplier les intrigues secondaires sans raison et de dévier perpétuellement de sa course. Sur les saisons courtes et les épisodes courts comme ils font dorénavant, c’est mieux qu’en début de série… mais ça reste un défaut qui provoque l’ennui.

Saison 9


Spoilers

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She can’t recognize you, you’re dead!

La veille d’Halloween et du festival, Donna et Brooke se font un déjeuner dans un diner où Brooke a droit à un rattrapage sur les années 80 et les films d’horreur, se terminant par la « final girl », celle qui survit aux films d’horreur pour tout raconter. Pour Donna, il s’agira soit de Margaret, soit de Brooke, mais pas d’elle-même, parce qu’elle est noire. Certes. Je pense que la série nous fera bien un délire de ce genre, mais elle va nous pondre un autre personnage pour ça.

D’ailleurs, ça tombe bien nos deux amies sont interrompues par une journaliste, Stacey, qui écrit un livre sur le massacre de Redwood. Ben oui, c’est bien pratique, tout de même. Celle-ci reconnaît bien évidemment Brooke, mais également Donna, comme elle le révèle plus tard. Son enquête sur Redwood fait qu’elle sait tout sur ce qu’il s’est passé là-bas… mais elle est tout de même surprise d’entendre Brooke lui révéler qu’elles font tout ça pour la vengeance parce que la seule vraie serial-killer de Redwood est Margaret Booth.

Cela n’a aucun sens, mais admettons. Brooke profite de l’opportunité de pouvoir tout raconter, parce qu’elle y voit aussi l’opportunité d’entrer discrètement à Redwood, dans sa voiture. Une fois sur place, Brooke raconte tout ce qu’elle peut et on découvre donc que Brooke n’a pas pu témoigner lors de son procès, ce qui explique un peu mieux pourquoi elle a été condamnée à mort… Mais bon, la police aurait pu enquêter un peu plus.

Brooke envisage en tout cas de tuer Stacey et le révèle à Donna. Elle n’était pas une tueuse avant, elle l’est désormais. Elle révèle à Stacey que Donna a joué son rôle dans l’interminable nuit du début de saison, avant de la menacer de mort pour de bon. Elle y était presque, mais Donna l’empêche finalement de tuer Stacey. Elle ne veut tuer que Margaret, parce que ça ne sert à rien selon elle de tuer Stacey, qui est innocente.

Après le générique, la saison continue de nous servir une belle bande-originale – j’ai oublié de parler du générique de Charmed il y a deux épisodes dis donc ! – et nous prépare le terrain pour un bel Halloween, avec Bruce qui arrive à Redwood pour se venger de Donna et Brooke qui auraient mieux fait de le tuer.

Il prend en stop un fantôme, alors qu’il a une femme dans le coffre. Même si ce n’est pas nécessaire, la série nous propose alors un flashback sur la manière dont Bruce a été sauvé par celle-ci. Le lendemain, il n’hésite donc pas à la tuer pour la remercier, après s’être moqué d’elle. Être gentil dans cette série, ça n’a jamais rien apporté.

La preuve est faite aussi avec Courtney, l’assistant de Margaret, qui se retrouve à devoir nettoyer le bus de la star internationale. Pas évident la vie… surtout quand le groupe répète comme si de rien n’était. Ben oui, ça vaut le coup de mourir au Camp Redwood après tout, je comprends ce qu’ils viennent tous y faire…

Ainsi, Benjamin débarque au beau milieu d’un solo de Ramirez qui vivait pourtant sa meilleure vie dans l’attente du festival. Le combat entre les deux tourne court quand Benjamin est finalement percuté par la voiture de Bruce. Oups. Benjamin meurt donc une nouvelle fois, l’occasion de nous révéler qu’à chaque mort, les fantômes oublient quelques souvenirs d’eux et peuvent perdre des parties de leur corps. Cela ne donne pas du tout envie quoi.

Bruce me confirme en tout cas que Ramirez s’appelle bien Richard, je ne m’étais donc pas trompé dans l’épisode 2. Youpi. Sans trop de surprise, les deux serial killers s’associent pour tuer Benjamin ensemble et ils sont aidés alors par Xavier, qui leur montre l’emplacement de la tombe de Benjamin. Bruce en a pour son argent, à voir un cadavre de Benjamin, et Xavier se faire tuer par Benjamin qui a l’air bien en vie. C’est sûr que les fantômes sont bizarres cette saison.

Le truc, c’est que la relation Benjamin/Ramirez ne me passionne pas tellement, surtout qu’ils sont bavards. Au moins en début de saison, on se battait sans parler. Là, ça papote, Ramirez menace le bébé de Benjamin, puis Benjamin se fait tuer par Margaret. Elle a besoin de tueurs et est contente de retrouver Ramirez qu’elle connaît évidemment.

Benjamin ? Il se réveille à la merci de tous les fantômes de ses victimes. Xavier, Ray, Montana et les figurants de la saison (désolé les gars) se retrouvent donc à le menacer… Ce qui pousse Benjamin à enfin révéler le passé de Montana et sa relation avec Ramirez. C’est vrai que personne n’en a parlé jusque-là, c’était marrant à voir. Par contre, ça m’a un peu blasé de voir Benjamin les supplier de le libérer pour pouvoir libérer son fils.

Les autres fantômes n’en ont rien à faire et s’amusent à le tuer, en boucle, parce que c’est rigolo de le voir souffrir et mourir lentement. Ah. C’est con, il avait un joli plan avec son suicide Benjamin, mais il tombe finalement dans le piège de sa mère qui savait parfaitement qu’il souffrirait davantage comme cela : ses victimes peuvent s’amuser avec lui, encore et encore.

En fin d’épisode, Benjamin est finalement tué par son propre frère qui sort de l’eau sous les yeux de Montana. Il se réveille alors au son de la voix de Bobby et de la bonne odeur d’un pique-nique préparé par sa mère. Cette dernière n’en a rien à faire de son petit-fils, et moi, je suis blasé. Benjamin était un bon personnage, mais son obsession de sauver son fils est redondante, en peu de temps. Et puis, comme toujours, il y a trop d’intrigues compilées dans la même saison. Benjamin obtient ici une sorte de happy end avec des réconciliations familiales, finissant avec sa mère et son frère.

Bon, bon, bon, next. Dans tout ça, j’en oublie les motivations de Margaret. Elles sont pourtant bonnes. Elle est frustrée de voir son mari retourner dès qu’il en a l’occasion coucher avec Montana qui l’attire toujours autant sans le moindre problème. C’est d’ailleurs Montana qui nous fait le résumé de la vie d’un fantôme dans cette saison : ils sont grosso modo en vie comme si de rien n’était, sauf qu’ils ne peuvent quitter Redwood et qu’ils ont envie d’être en vie. Mouais, ça va, franchement, mais ce n’est pas la meilleure idée des scénaristes de la série.

Le couple Trevor/Montana ne l’est pas non plus… Trevor propose à Montana de mourir à Redwood, de manière à pouvoir rester avec elle pour l’éternité. C’est mignon comme tout, mais Montana refuse qu’il fasse cela pour elle parce qu’il ne la connaît pas. Sans même lui parler de son improbable couple avec Xavier, elle réussit à le faire changer d’avis et nous balance un gros discours de féministe en lui révélant qu’elle est l’ex d’un serial killer et en lui reprochant sa réaction.

Il est amusant autant de l’entendre dire qu’elle est à son tour une serial-killer, puis se débarrasser de Trevor qui nous fait une jolie parodie de plein de films. Amusant, oui, mais parfaitement inutile et un peu long, aussi.

Margaret s’associe en tout cas avec un maximum de tueurs dans cet épisode pour révéler enfin son plan ultime, destiné à la rendre millionnaire au moins : elle compte tuer tous les artistes venant à son festival, pour pouvoir organiser un festival permanent du meilleur de la musique des années 80 à Redwood. C’est un plan solide, ma foi. Par contre, où est le cliffhanger au juste ? Ah, j’oubliais, Ramirez et Bruce tuent Stacey, aussi. L’épisode aurait manqué de meurtre, sinon.

Saison 9

American Horror Story – S09E07

Épisode 7 – The Lady in White – 16/20
Mensonges sur mensonges, révélations sur révélations, ça fait beaucoup pour cet épisode qui propose tout de même de bonnes scènes et de bonnes idées, tout en restant plus cohérent que certaines saisons passées à mes yeux. C’était sympathique, mais ça n’en reste pas moins une grosse transition vers la suite de l’histoire qui se fait un peu trop attendre à mon goût… En plein binge-watching, c’est gênant, tout de même !

Saison 9


Spoilers

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I do have a reason to live and it’s to see her die.

L’épisode s’ouvre sur un retour attendu dans la série et un passage dans un nouveau camp, en 1948. Superbe ! On y suit une barmaid qui éduque ses enfants de manière discutable, mais bon, ce sont les années 40, que voulez-vous ? Elle s’inquiète tout de même pour ses fils, confiant le petit frère au grand pour qu’ils aillent se baigner ensemble au lac.

Le grand n’a pas envie de se baigner, il interdit donc à son frère d’aller dans l’eau… mais l’abandonne finalement, préférant aller mater le maître-nageur et une nageuse fricotant dans les bois que de surveiller ce petit. De toute manière qu’il le surveille ou non, ça n’aurait rien changer : une fois dans l’eau, le petit ne se noie pas… il passe dans le moteur électrique d’un bateau qui ne l’avait pas vu. OUILLE.

La mère accuse alors le maître-nageur de l’avoir tué, mais elle accuse aussi Benjamin… Ah. Voilà donc l’enfance joyeuse de Mr Jingles. C’est sympathique.

De retour dans les années 90, Donna a donc sauvé la vie de Brooke, mais avec des médicaments qui ne sont pas faciles à purger de son corps. En plus, Brooke la déteste et refuse de lui faire confiance, inévitablement. C’est vrai que c’est à cause d’elle si Mr Jingles était là à Camp Redwood après tout, même s’il est loin d’être le plus gros meurtrier de la saison.

Petit à petit, Donna gagne la confiance de Brooke. Cela se fait jour après jour, mais quand elle revient avec la promesse de nouveaux papiers pour Brooke, cette dernière s’attaque à elle pour le principe. Elle veut comprendre pourquoi Donna fait ça pour elle, mais c’est évident qu’elle veut juste se racheter après sa confrontation avec le mal incarné.

1825 jours enfermés ne font pas du bien à Brooke. Elle est toujours aussi insupportable, même si j’ai désormais de la peine pour elle. Elle dit avoir raté toutes les années 80 et en être dégoutée, en même temps. C’est plutôt sympa comme duo en tout cas de retrouver Brooke et Donna ensemble, y compris quand elles font des rollers dans les années 90.

Là, elles sont contactées par un certain Bruce qui veut les emmener à Redwood, mais elles refusent son aide… jusqu’à ce que leur voiture semble en panne. Ah, merci pour le Bingo Séries, j’ai cru que cette série ne m’apporterait rien ! Comme par hasard, Bruce est capable de les dépanner et gagne bien vite leur confiance. Il est tellement un tueur.

Il se drogue à l’arrière de la voiture de Donna, avant de les faire flipper en parlant de meurtres commis par des étrangers. Cela ne fonctionne tellement pas sur Brooke… Elle est habituée à gérer la prison, après tout. Elles demandent donc à Bruce de sortir de la voiture dans laquelle elles l’ont pris en stop, mais ça ne fonctionne pas. Du tout. Ils sont finalement repérés par un policier qui va les sortir de cette situation épineuse : Bruce est évidemment un meurtrier s’en prenant aux jeunes filles de la région.

Il n’hésite pas à tuer le flic, mais ça permet à Donna et Brooke de s’enfuir, parce qu’elles sont débrouillardes. Evidemment. Elles ne sont pas assez malignes par contre : après avoir tué le flic, Bruce vole sa voiture et s’arrange pour leur rentrer dedans, puis tuer un témoin. Une fois que c’est fait, il vole à nouveau une voiture, pour emmener Donna et Brooke avec lui et leur proposer un petit dilemme.

Brooke se retrouve avec le choix de mourir d’une balle dans la tête ou de faire avancer la voiture à laquelle Donna est attachée, de manière à la tuer de manière bien brutale. Bon. La solution est désespérée, mais Brooke s’est habituée au mal en prison. Elle décide donc plutôt de faire une marche arrière impeccable qui laisse Donna en vie, tout en maîtrisant Bruce par surprise en utilisant notamment son deuxième flingue. Bien joué.

Il s’en est pris aux deux mauvaises personnes avec elles… Et il est ainsi pris en otage par Donna et Brooke. Ce fut rapide. Brooke lui coupe les pouces puis le ligote en plein désert, parce que c’est bien plus drôle que de le tuer, apparemment.

De son côté, notre cher Mr Jingles retourne à Redwood et retombe sur Pete, celui qui se faisait passer pour lui. Mort à Redwood, il hante à son tour les lieux et souhaite désormais s’en prendre à Mr Jingles, qu’il considère comme responsable de sa mort. Pete et ses potes sont toutefois interrompus par Ray : Montana interdit les meurtres jusqu’au festival de Margaret.

Le festival, c’est justement ce qui emmène Mr Jingles espérant trouver un moyen de se débarrasser de Ramirez une fois pour toute, comprenant que c’est lui qui est responsable de la mort de sa femme. Il raconte aussi aux autres fantômes le massacre du camp Golden star, celui où il vivait avec sa mère et son frère éclaté par le moteur de bateau. Il s’agit évidemment du même camp que Redwood, juste avec un autre nom.

Quant au massacre, ben la mère a tué tous les gens qu’elle jugeait responsable, avant de s’en prendre à Benjamin qui n’avait qu’une dizaine d’années. Il a alors réussi à la tuer, par légitime défense, ce qui laisse désormais le fantôme de sa mère sur place, à hanter les autres fantômes et à les terrifier. C’est n’importe quoi, à ce stade.

Benjamin devient attachant, ce qui est une réussite, mais ça n’a pas de sens de voir qu’il est revenu bosser à Redwood malgré ce passé et n’a jamais revu sa mère. D’ailleurs, où était la mère pendant la première moitié de saison ? J’aurais aimé la voir, j’adore cette actrice ! Puis, ça aurait été plus logique qu’elle revienne s’en prendre à son fils plus tôt.

Là, il faut que ce soit Xavier qui emmène Benjamin la rencontrer. La mère retrouve Benjamin avec beaucoup de haine et de rage, surtout que ce n’est pas la première fois que ça arrive : elle l’avait déjà revue avec Margaret suçant son doigt ensanglanté. C’est donc la mère qui a inspiré à Margaret, pendant son sommeil, son plan de tuer tout le monde, juste pour se venger de son fils qu’elle avait compris amoureux d’elle.

Eh ben. C’est génial parce que la mère avait toujours préféré le petit frère, mais ça commence à faire beaucoup de retournement de situation et de mensonges donnés dans les épisodes précédents. C’est toujours le cas avec cette série de toute manière. Pour faire souffrir Benjamin à vie comme elle l’espère, la mère finit par lui annoncer qu’il a passé un pacte avec le diable et que Ramirez va venir le réclamer. Si Ramirez le tue, il mourra à jamais… mais s’il se suicide, il pourra rester éternellement à Redwood. C’est bizarrement le choix qu’il fait en fin d’épisode.

On en arrive au festival, enfin, pour terminer l’épisode. L’attente sur seulement deux épisodes m’a paru interminable. Trevor y retrouve Montana et ne met pas longtemps à coucher avec, alors que Margaret essaie de tout organiser avec une super star internationale qui… meure bien rapidement, à cause d’un contrat passé avec le diable que Ramirez vient collecter rapidement. Voilà qui est fait. Tout son groupe est assassiné, pour faire bonne mesure et ajouter un massacre au camp.

Saison 9

American Horror Story – S09E06

Épisode 6 – Episode 100 – 15/20
Bof. Ils tenaient une super intrigue avec ce début de saison 9, mais comme d’habitude, ils abandonnent une bonne piste pour se concentrer sur des conséquences moins intéressantes. Quant au titre de l’épisode, il fait espérer de grandes choses quand ce n’est finalement qu’une sorte d’hommage à cet anniversaire particulier de la série… Je m’attendais à des retours ou au moins un clin d’œil ; finalement, la série propose un épisode classique. Pas la peine d’en faire un événement, donc.

Saison 9


Spoilers

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They can’t make you testify against your spouse.

La saison s’appelle 1984, mais l’épisode débute en 1985. Allons comprendre. Dingue de me dire en tout cas qu’ils n’en sont qu’à leur centième épisode alors que ça fait déjà neuf ans que la série existe… Avec ce titre, je ne sais pas trop à quoi m’attendre, mais je sens que ça risque de me déplaire, là.

Bon, en attendant, en 1985, il y a une touriste allemande qui veut se réveiller tôt le lendemain pour aller à Disneyland qui est gênée par la musique

Mr Jingles l’empêche toutefois de la tuer – ou juste de la violer, allons savoir. Il veut dormir aussi Mr Jingles et on comprend que ça commence à lui peser sur les épaules de vivre avec Ramirez. Ce dernier a tué onze victimes depuis l’été 84 et il en a marre de voir Ramirez tuer. Le truc, c’est qu’il n’a pas trop le choix : Satan l’a ressuscité et il a accepté d’être son serviteur, donc il se doit de faire ce que Ramirez lui demande.

C’est vrai qu’à Redwood on a eu des victimes coincées sur le périmètre, mais eux ne l’étaient pas car ils sont des disciples de Satan. Bim, un douzième meurtre peut avoir lieu grâce à ça… Ce n’est pas la touriste allemande, juste une victime qui restera inconnue. C’est toutefois la victime de trop, permettant à la police d’identifier Ramirez et de placarder sa photo partout en ville grâce à la presse.

Benjamin saisit cette occasion pour trahir Ramirez et dénoncer sa présence en plein centre-ville, restant alors pour voir son ancien allié se faire dégommer par la foule heureuse de mettre la main elle-même sur ce meurtrier en série qui sévit dans la région. Oups.

Après le générique, on reprend de manière étonnante sur des canards en train d’être photographiés par un nouveau personnage… Il est clairement à proximité de Camp Redwood notre photographe, alors j’ai de la peine pour lui, d’avance. Il passe des photos d’animaux a celle d’un tag indiquant que Brooke veut votre sang.

Nous sommes cette fois en 1989 et ce pauvre touriste se fait dégommer par Montana. Celle-ci a toujours un joli profil en maillot de bain et réussit en effet à exciter le touriste qui se fait planter quelques fois par son couteau, pour le principe. Cela impressionne Xavier, qui réclame toutefois le prochain meurtre, même si ça blase les anciens morts de Redwood.

Ils cohabitent encore et toujours avec Ray qui est forcé de jouer les hommes de ménage pour le couple Il en a marre de le faire, cependant, et il leur dit clairement, tout en étant choqué de voir qu’ils n’en ont rien faire du sort réservé à Brooke, accusée des meurtres. La pauvre. Elle n’a tué que Montana, en légitime défense…

En même temps, j’aime bien l’évolution de Xavier. Il a fait le bien dans sa vie et ça a mené à son meurtre par Margaret, alors évidemment qu’il est méchant dans sa mort.

Plus tard encore, on découvre un reportage télévisé qui nous montre que Margaret est devenue une héroïne du rêve américain. Avec l’argent de son ex-mari, elle se décide en effet à racheter tous les manoirs et lieux hantés des États-Unis pour en faire des attractions touristiques, et ça marche du tonnerre. Elle a même un nouveau mari en la personne de… Trevor !

Trevor a survécu ! Pardon ? Après quelques mois dans le coma, il est désormais marié à Margaret et c’est bien drôle à voir. J’imagine qu’il fait tout ça pour l’argent, mais ça marche bien. Les deux se détestent, mais trouvent encore le moyen de coucher ensemble. En 1985, ils se sont arrangés pour qu’il ne révèle pas que Brooke est innocente, en échange de l’assurance que Margaret assurera sa stabilité financière. Pour cela, elle a exigé que Trevor se marie avec elle, histoire qu’il ne témoigne pas contre elle.

Brooke ? Après plusieurs appels des décisions prises à son procès, elle se retrouve dans le couloir de la mort, accusée du massacre de Redwood. Elle y retrouve évidemment Ramirez qui se moque d’elle et lui propose tout de même un marché avec Satan pour la protéger de la mort, marché qu’elle refuse. J’ai bien cru qu’elle allait accepter et enfin devenir intéressante… mais non.

Du côté de Margaret, les affaires ne se déroulent pas si bien, avec des ventes que les gens refusent par respect pour les morts et un nouveau double meurtre découvert à Redwood grâce à Ray ne faisant plus le ménage derrière Xavier et Montana. C’est une bonne chose pour Margaret finalement : elle organise aussitôt un concert au camp pour faire le buzz.

Il est donc révélé, enfin, que Chet est bien mort au fond du lac… et il a très envie de tuer Margaret quand il la voit, mais ce n’est pas si simple : Montana l’en empêche. Alors que Brooke se dirige vers la mort, en refusant une nouvelle fois l’offre de Ramirez, les choses peuvent enfin s’accélérer. Ramirez lance un nouveau rituel satanique, Brooke adresse ses derniers mots à Margaret qu’elle menace de mourir brûlé et peut donc passer à l’injection qui la verra mourir. Ce n’est pas si évident pourtant.

En effet, c’est bien Brooke qui est tuée par le gouvernement, alors que Ramirez lui, réussit à s’échapper de prison grâce à un rituel satanique de plus. La mort de Brooke n’est que temporaire cela dit, parce que Donna s’arrange pour la faire survivre. Wait what ? J’avais oublié son existence dans tout ça, mais c’est vrai qu’elle s’en tirait aussi en vie !

Dans tout ça, Mr Jingles s’en tire bien également. Il a désormais une vie de famille, en Alaska où il oublie son passé de meurtrier avec une femme oubliant son passé de prostituée, et un enfant tout mignon. C’est beau. Comme quoi on peut refaire sa vie facilement. Il s’appelle désormais Donald, bosse dans un vidéoshop où il déconseille aux gens de regarder des films d’horreur.

Malheureusement pour lui, avec le concert de Margaret à Redwood, quelqu’un remonte clairement la piste de son passé et décide de s’en prendre à lui. Il rentre donc chez lui pour trouver sa femme morte et une menace, gentiment déposée sur le ventre de son bébé. Aussitôt, il redevient Mr Jingle, abandonnant son bébé auprès de sa tante. Bien.

Saison 9