9-1-1 – S09E14 – D.I.Y – 16/20

Les intrigues ne sont pas forcément écrites avec beaucoup de logique, mais j’aime beaucoup ce vers quoi on se dirige pour les personnages, et c’est déjà bien. J’ai même eu l’impression que, pour une fois, une ou deux intrigues allaient vraiment avoir un impact sur du plus long terme. Ce ne serait pas du luxe pour cette série qui se contente d’enchaîner les catastrophes qui n’arrivent qu’une fois dans la vie et de les accumuler pour ses personnages.

Spoilers

May se cherche un avenir, Maddie se retrouve propulsée dans le sien et Buck est plutôt coincé dans le passé.


You’re invited to the wedding, you’re basically family at this point.

L’épisode commence par une visite immobilière pour un jeune couple et ce n’est pas bien passionnant à première vue. On sait toutefois que ça va rapidement tourner vinaigre… Je m’attendais à un accident, mais c’est finalement une arnaque financière importante. Le couple est heureux d’emménager dans une maison qui, en fait, ne peut pas être réparée. Je veux dire, ils embauchent un type qui lance des travaux et leur dit que rien ne peut être fait pour leur maison… Et pourtant, ils continuent d’essayer.

Nos pompiers sont donc appelés une première fois chez le couple car le mari est électrocuté. On voit bien vers quoi on se dirige : plein d’interventions. Je pensais que ça occuperait l’épisode, mais en fait, on se contente d’un montage où on voit le couple se planter un clou dans le front, avoir la main coincée dans les toilettes ou se faire une torsion testiculaire. C’est fun comme tout leur vie, dis-donc.

On passe pourtant l’épisode avec eux. Le casting est bon, heureusement, les deux acteurs sont excellents. Les personnages en arrivent à considérer la rupture la veille de leur mariage, et ils décident d’abandonner les travaux. De toute évidence, la maison est une métaphore de leur relation : elle est cassée, ils veulent la réparer, ils la laissent prendre feu dans une scène qui est marrante comme tout. Faites-nous un spin-off comédie sur eux, en vrai.

C’est le retour de May, et je suis vraiment pour qu’on lui donne un rôle principal dans la série. Son intrigue cette semaine consiste à la voir vouloir être employée pour un stage de droit auprès d’une brillante avocate. Son nom aide bien à cela : l’avocate connaît déjà Athena. Pourtant, Athena n’utilise pas de piston pour autant, n’appelant pas en avance. Il n’empêche que May est connue de cette Gabby.

Je n’aime pas trop quand les séries nous imposent des personnages (surtout après neuf saisons !) comme étant des relations très proches de personnages que l’on suit depuis des années. Ainsi, apparemment, Gabby est très pote avec Athena et un peu aussi avec Hen. Franchement, c’est trop. Bon, allez, May foire son entretien évidemment. L’entretien se déroule dans une voiture et à l’hôpital en même temps, parce que l’avocate a une urgence à régler, donc ça n’aide pas. Le truc, c’est que May assiste à une situation dont la tension grimpe vite : un infirmier refuse de donner une fiole de sang à des policiers parce qu’ils n’ont pas de mandat.

Les policiers sont clairement en tort, la tension monte, ça en vient aux mains et c’est n’importe quoi. Dépassée par la situation, May décide de prendre les choses en main et détruit la fiole de sang en la piétinant. Bon. L’idée est de récupérer du sang pour faire un test ADN : le piétiner n’empêche pas le test ADN ? Peut-être qu’il y a une histoire de quantité, allez. De toute manière, c’est complètement idiot, elle n’a aucune raison de faire ça et détruit des preuves dans une affaire criminelle.

Il n’en faut pas plus pour qu’elle soit arrêtée, avec le client de l’avocate. Y en a qui foire des entretiens d’embauche, et puis il y a May qui les foire, quoi.

Heureusement, Athena peut payer la caution, alors May est rapidement relâchée. Cela n’empêche qu’elle a fait une impression à sa future boss qui n’est peut-être pas celle qu’elle voulait laisser. Cette dernière fait comprendre à May qu’elle n’est pas faite pour être avocate si elle ne supporte pas les injustices parfois créées par les règles et les lois. Effectivement.

Tout ça nous laisse une May perdue dans ce qu’elle veut faire de sa vie. Elle en arrive donc à envisager d’être infirmière ? Pardon, mais ça devient n’importe quoi à ce stade – entre le repas avec l’avocate, Hen et Athena et son rencard avec l’infirmier, je comprends qu’elle soit paumée, mais… Qu’elle retourne au centre d’appels, non ?

Au centre d’appels, justement, on aurait besoin d’elle en plus ! Les équipes ont droit à une réunion de routine où Sue perd soudainement l’usage de la parole. Heureusement, elle est entourée des meilleurs professionnels des urgences et est rapidement emmenée aux urgences. Une fois à l’hôpital, elle peut compter sur le soutien de Maddie et Josh, évidemment. Le problème, c’est que sur son lit d’hôpital, elle dit que la seule chose dont elle a besoin, c’est qu’on la remplace.

Et quand il est évident que Josh est le remplaçant parfait, Sue demande à Maddie de le faire. C’est si triste pour lui, parce qu’il le prend mal évidemment et annonce aussitôt à Maddie qu’il démissionne. Pardon ? C’est un peu excessif comme réaction, mais il a au moins le tact de ne pas le dire devant Sue, je suppose.

Maddie ne sait pas trop quoi faire, en parle avec Chimney et finit par accepter le poste de Sue, parce qu’il faut bien que quelqu’un le fasse de toute manière. J’ai bien aimé la voir douter, mais prendre ce rôle à cœur, comme elle le fait à chaque fois. La vie de Sue n’est pas si évidente, par contre. Maddie se rend compte que le travail de Sue est épuisant, parce qu’il faut courir d’un poste à l’autre. La pauvre. En plus, il faut enchaîner la journée de travail avec une visite à Sue, évidemment.

Là, Sue lui explique qu’elle n’a pas choisi Josh car il s’implique trop (mdr, c’est sûr que Maddie non…), qu’il ne supporterait pas de la décevoir et qu’il voudrait tout faire tout seul. C’est bien le dernier point qui est le seul valide à mes yeux : quand on dirige, il faut savoir déléguer. Sue est persuadée que Maddie saura le faire – pourtant, dans cet épisode, on la voit récupérer l’appel d’une collègue sans la moindre raison autre que celui du plaisir d’étaler ses connaissances. Il est évident que l’autre opératrice (purée, je ne connais toujours pas son nom) aurait pu le faire aussi.

Bon, l’épisode se termine en tout cas avec Maddie un peu plus à l’aise dans ses bottes avec ce nouveau poste. Sue reste à l’hôpital pour le moment et Josh… reprend son poste, parce qu’il ne veut pas laisser Maddie toute seule. Pardon, mais c’est un paillasson à ce stade ? Les scénaristes auraient au moins pu lui accorder une scène avec Sue pour le faire changer d’avis, quoi.

Enfin, une dernière intrigue ne m’a pas passionné du tout et n’aura absolument aucun impact à long terme quand elle devrait en avoir un : celle de Buck. À la caserne, Buck a repris le boulot sans voir de psy, apparemment. Il repousse indéfiniment son RDV et attire l’inquiétude d’Eddie. Il ne le lâche pas d’une semelle, donc. Il débarque même chez lui avec de la pizza et Christopher, mais Buck refuse de leur ouvrir la porte. C’est nul comme intrigue : je vois mal pourquoi Buck réagirait comme ça. Avoir peur des autres, pourquoi pas, mais Eddie ? Bon. Mettez-les en couple, ça ira plus vite.

En attendant, les scénaristes les font se disputer devant des patients et c’est si peu intéressant. Buck finit par inviter Eddie et Christopher, tout semble se passer à merveille dans le meilleur des mondes, mais, finalement, il est révélé que Buck prend des médicaments. Allez, c’est parti pour trois épisodes avec Buck qui se drogue, avant qu’on passe à autre chose et qu’on oublie. Je crois que je commence à être vraiment lassé de ces micro-arcs qui n’ont jamais de conséquences à long terme. Quand je pense qu’ils ont tué Bobby en un épisode mais qu’ils font des arcs de trois ou quatre épisodes pour plein de trauma…

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9-1-1 – S09E13 – Mother’s Boy – 12/20

C’est du grand n’importe quoi, une fois de plus. Je suis surpris que les scénaristes puissent avoir des idées pareilles, dignes de mauvais films d’horreur des années 90, et nous les vendre tant ça paraît être du revu et du… médiocre, en fait. Annulez la série si c’est pour en faire ça, parce que là, je commence à trouver ça triste cette saison. Au moins, ça, ça n’aura aucune conséquence sur la suite de la série. Aussitôt vu, aussitôt oublié.

Spoilers

Buck et Eddie décident de rentrer de Nashville en voiture plutôt qu’en avion. Et c’est une mauvaise idée.


I’m not Derrick and you know it.

Après le très mauvais crossover avec Nashville, il a été difficile de trouver la motivation pour reprendre la série. Ceci dit, j’ai quatre épisodes de retard, bientôt cinq, il est temps de me reprendre en main, je crois. Cet épisode reprend avec Buck et Eddie encore à Nashville où ils sont bloqués : les avions ne circulent plus. Le problème est qu’ils doivent rentrer au plus vite pour ne pas rater encore une fois l’anniversaire d’Hen.

Buck propose donc une super solution : un roadtrip. C’est plus écolo, ça colle bien à leur impatience et, surtout, ça permet d’avoir un accident qui fera remonter un peu les audiences. C’est tellement prévisible – et pas uniquement parce que le début de l’épisode nous a montré cet accident. Est-ce que la série peut se permettre de perdre du temps avec un roadtrip ? En vrai, pas tellement.

Buck a beau dire que ce sera fun, on voit bien que ça dure des heures et des heures. Ils sont épuisés, la musique a ses limites, la conversation entre eux aussi apparemment. Le pire, c’est quand ils se retrouvent dans des embouteillages et comprennent qu’ils ne parviendront pas à rentrer à l’heure pour l’anniversaire d’Hen. C’est hilarant, surtout que Buck a grave confiance en lui-même : il assure qu’on peut suivre ses conseils autant que ceux de son application GPS.

Encore une fois, Buck ne veut pas rester coincé et déteste attendre : il propose donc à Eddie un détour, mais très vite, nos deux pompiers se perdent en route. Voilà donc l’épisode qu’on va nous imposer : deux hommes adultes avec un égo si gros qu’ils se perdent en route, ratent l’anniv de leur pote et se comportent comme des gamins dans un diner.

Le truc, par contre, c’est qu’ils sont loin de là où ils devraient être et n’ont plus tellement de réseau. On sait très bien que ça mène à des emmerdes. Bien sûr, ils s’engueulent en plein diner sur la situation dans laquelle ils se retrouvent coincés et… ça termine mal : ils sont aux USA, au milieu de nulle part et s’engueulent comme le vieux couple qu’ils sont. Il n’en faut pas plus pour que les clients du diner les prennent pour un couple gay et leur cherche des noises. Putain.

Eddie prend la mouche et n’apprécie pas du tout, montant le ton avec un des clients l’appelant princesse. Et voilà comment ils finiront par avoir un accident de voiture : le gérant du bar utilise un flingue pour calmer le jeu et leur dit de sortir de son bar. Alors que Buck s’excuse de s’être emporté dans le bar, ils sont poursuivis par un énorme truck qui les fait sortir de la route. Allez. L’homophobie tue. Je déteste le monde et ses dangers, ça n’a aucun sens en 2026, putain.

Eddie se réveille à l’hôpital où on lui dit qu’il va bien malgré l’accident. Le problème, c’est qu’il était tout seul dans la voiture. Quand il parle de Buck, on lui dit que c’est normal d’avoir quelques maux de tête et d’être confus. Ce n’est pas ce qui lui arrive, toutefois : il sait très bien que Buck était là.

Le shérif lui rend donc visite, mais il semble être tout aussi homophobe que les clients du diner : il envisage que la dispute de couple a pu mal tourner et qu’Eddie serait celui ayant fait du mal à Buck. Super.

Pendant ce temps, à Los Angeles, tout le monde attend le retour des pompiers. Chimney finit par avoir des nouvelles d’Eddie et prévient immédiatement Athena, puis Maddie. Notre pauvre Maddie n’a pas assez souffert comme ça ? Elle s’angoisse aussitôt pour son frère. Au moins, on lui rend la monnaie de sa pièce, on va dire.

Athena essaie de coordonner les recherches depuis LA, mais ce n’est pas évident, surtout que le shérif est plutôt incompétent dans son genre. Elle fait donc appel à Eddie pour en savoir plus : il tourne en rond, alors ça tombe bien. Comprenant que le shérif ne fera rien pour leur venir en aide, elle demande à Eddie de s’enfuir par la fenêtre et de reprendre les recherches par lui-même, même s’il est blessé. Non mais… Toujours plus, sérieusement !

Il parvient à s’enfuir et trouve le moyen de retourner dans le diner. En interrogeant une surprise, il en apprend plus sur la serveuse de la veille – et grâce à ça, Maddie peut faire quelques recherches et lui indiquer où aller et quoi faire. C’est merveilleux. Elle décide aussi de faire ses bagages et explique à Chimney qu’elle fait ça pour son frère car il le ferait aussi pour elle – et effectivement, il l’a déjà fait, on le sait.

En parallèle, Buck se réveille dans un lit où une femme semble prendre soin de lui comme il faut. Il s’agit de la serveuse du diner, mais le problème est qu’elle pense être… sa mère. Outch. Elle s’occupe de Buck comme un enfant – c’est plutôt mieux et plus cool que l’agression homophobe qu’on redoutait… mais bon, ce ne sont pas de supers soins médicaux pour autant.

La serveuse décide donc que Buck serait son fils Derrick et l’enferme derrière des barreaux. Après un peu de torture, Buck comprend qu’il n’a plus d’autres choix que de jouer le jeu : il se fait donc passer pour le fils de cette psychopathe, afin de s’acheter la paix – et surtout de trouver un moyen de s’enfuir. Un grand type comme ça qui se retrouve otage, quelle tristesse.

Bien que blessé, il n’en reste pas moins pompier et extrêmement bien entraîné physiquement. Il parvient donc à piéger la femme qui le tient prisonnier. Il réussit même à la bloquer dans la chambre. Malheureusement, elle a tout prévu : le reste de la maison est sous grille aussi. Et alors qu’il pense avoir progressé et être tranquille : il a deux surprises. La première, c’est que le fils est encore en vie, sur un lit médicalisé ; la deuxième, c’est que la femme a un mari tout aussi cinglé que sa femme.

Un flashback nous révèle même qu’il bosse lui aussi au diner et qu’il a écouté sa femme quand elle lui a dit qu’elle était sûre que c’était leur fils qui venait de passer la porte de leur diner. Non mais sérieusement ! Les américains sont fous. Heureusement, Buck parvient à papoter un peu avec la mère qui le retient prisonnier : il peut ainsi lui dire qu’il est temps de laisser son fils partir.

Elle est de toute évidence prête à le faire : elle envisage donc de tuer Buck. Par chance, c’est le moment qu’Eddie choisit pour arriver sur place, lui aussi. Alors que les ravisseurs envisagent de tuer Eddie, Buck leur dit qu’il a un fils et qu’il faut juste le convaincre de s’éloigner. La femme fait tout ce qu’elle peut pour ça, elle est plutôt convaincante mais… Eddie a quand même un soupçon quand il voit une bâche un peu plus loin.

Cet abruti ne fait pas semblant de partir et se dirige au contraire vers la bâche, où il trouve le gros truck qui les a fait sortir de la route la veille. La femme veut donc le tuer, mais Eddie arrive à la désarmer, ce qui ramène le mari. Buck réussit à faire tomber le mari qui braquait Eddie et tout est bien qui finit bien. Le shérif peut même constater à quel point il est mauvais en enquête – au moins, il arrive à temps pour arrêter les méchants, mais lui, son but était de coincer Eddie.

Tout est nul qui finit bien. Buck voit un médecin et peut même rentrer à la maison. Bon, il ne le fait pas à temps pour l’anniversaire surprise de Hen. En effet, pendant que d’un côté, Chimney organisait un anniversaire surprise avec toute la caserne et la famille, il s’avère que Karen faisait de même avec un voyage en famille. Ni l’un ni l’autre ne prévient l’autre du plan pour éviter de ruiner la surprise… En vrai, c’est peut-être le meilleur gag et le meilleur moment de cet épisode.

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9-1-1 – S09E12 – Dads and Cads (1) – 12/20

Comme pour l’épisode précédent, je me retrouve déçu parce que j’en attendais sûrement un peu trop – et surtout, j’en attendais autre chose. Pour le reste, l’épisode est assez médiocre dans son écriture. Je trouve que ça manque vraiment de maturité dans la psychologie des personnages et les situations présentées, ce qui est tout de même étrange à écrire, particulièrement quand on est en saison 9. C’est comme ça, je suppose.

Spoilers

Les parents de Buck et Maddie débarquent en ville, Harry fait une découverte inattendue chez sa sœur (enfin, tout le monde l’attendait, mais pas lui).


I’m not looking for boring.

Est-ce vraiment utile de nous faire un crossover ? Je ne sais pas. Habituellement, j’adore ça, mais là, les deux séries sont tellement différentes que je ne sais pas si ça vaut le coup. Faisons comme si. L’épisode commence par un premier rencard plutôt sympathique entre deux personnages. Le seul problème est que la femme cherche des red flags pour le type et qu’il oublie de lui dire qu’il est un braqueur. C’est un comportement complètement con et fou, mais le pire, c’est encore que la femme décide d’accepter d’être la complice de ce braqueur.

Le type vole la caisse d’un supermarché, le lui dit et elle s’enfuit avec. La fuite, c’est logique : ils sont menacés par le caissier qui a aussi un flingue, parce que bienvenue aux USA. Malheureusement, ça vire au drame quand la nana accepte de conduire ensuite et ne s’arrête pas quand Athena lui demande de le faire. Il faut dire que son rencard d’un soir arrive à la convaincre que c’est la situation dont elle rêvait depuis toujours. Lol.

Le rencard se termine sous la cargaison d’un camion qui s’effondre sur eux. Cela semble un rien douloureux de se prendre tout ça sur la tronche. Pourtant, le type s’en sort sans une égratignure. C’est plus compliqué pour sa conductrice d’un soir qui a besoin de secours plus intensifs. Elle peut compter, heureusement, sur Hen (et tout le reste de la caserne, OK) qui est là pour elle. Une fois dégagée de la voiture, elle propose quand même au braqueur de la rappeler. Une folie.

Maddie est toute stressée en début d’épisode (enfin, y a déjà dix minutes qui sont passées hein), mais elle a une bonne raison pour ça : ses parents débarquent en ville. Certes, la rencontre se déroule chez son frère, mais il y a de quoi stresser. Les parents sont insupportables avec elle dès qu’ils débarquent. De toute manière, ils sont interrompus par l’arrivée d’un livreur : Buck découvre qu’il a été sélectionné pour participer à un championnat à Nashville.

Nous n’en avons jamais entendu parler avant, mais bon, allez hop, crossover. Buck et Eddie ont tous les deux été inscrits au tournoi par Bobby. Hen veut aussitôt qu’ils reviennent victorieux et… Le crossover sera uniquement dans le deuxième épisode ? A quoi bon mettre un numéro 1 à cet épisode ? En plus, Buck est insupportable à vouloir remporter absolument le tournoi et être hyper compétitif comme s’il en avait toujours rêvé alors que… non ?

Bon, sinon, les parents de Buck et Maddie débarquent en ville pour faire une grande annonce à leurs enfants. Ils essaient de reporter un peu les choses, mais quand Maddie et Buck comprennent qu’il y a quelque chose à savoir, ils les poussent à tout dire : les parents racontent donc qu’ils sont sur le point de divorcer. Maddie s’en confie à Chimney dès qu’elle rentre, toute perturbée. De son côté, Buck… n’en parle pas à Eddie. Encore une fois, les scénaristes veulent nous forcer le couple Buck/Eddie alors que les acteurs n’en veulent pas et que c’est peu probable que ça arrive.

Bref, l’idée reste que Buck prétend que tout va bien et fait le fort, mais ça l’affecte forcément un peu ce divorce. Il réconforte sa sœur, qui en a bien besoin. Au boulot aussi, Maddie a un appel qui lui rappelle la fragilité des relations de couple quand une femme s’inquiète que son mari soit possiblement parti se suicider au bord d’un lac. Finalement, il ne fait que se raser et est toujours fou amoureux de sa femme – en fait, il a écrit la note de suicide il y a des années, avant de la rencontrer. C’est-y pas mignon.

De son côté, Buck a droit à une visite de son père. Ce dernier a conscience d’être un père terriblement mauvais, et bien plus mauvais que ce que Bobby pouvait être pour Buck. C’est bien que la série prenne le temps de traiter un peu les daddy issues de Buck, c’est cool que le père sache être naze et l’ensemble est plutôt bien mené… Mais ça aurait mérité un épisode complet, pas une scène à la va-vite comme ça. C’est d’autant plus précipité que ça se fait alors que Buck s’apprête à quitter la ville pour aller nous faire un petit Heated Rivalry à Nashville.

En parallèle, on a une intrigue complètement naze qui se déroule : May et Ravi sont officiellement en couple et tout s’est fait hors écran apparemment. C’est dommage. C’est plutôt marrant que ce soit confirmé quand Harry débarque chez sa sœur pour lui faire un cadeau (des donuts) et entre sans frapper. Il tombe ainsi sur Ravi complètement nu dans la cuisine. Enfin complètement nu… Comment ça Ravi garde ses chaussettes ?

Harry est tout choqué, ce que je peux comprendre parce que c’est inattendu… mais ça devient ridicule et naze quand il est apparemment traumatisé d’avoir vu l’entre-jambe de Ravi. Comme si c’était la première fois ? Ils sont pompiers et collègues, ils partagent un vestiaire… Bon, on ne me fera pas croire qu’ils ne se sont pas vus à poil, franchement. Allez, on s’en fout, passons à autre chose. Harry en est incapable, malheureusement.

Le plus drôle dans cette affaire, c’est encore qu’Harry en veut à Ravi et lui fait plein de reproches parce qu’il couche avec sa sœur. Voir Chimney décider de ne pas s’en mêler, c’était hilarant. Tu parles d’un capitaine, cela dit… Ravi finit par expliquer à Harry que ce n’est pas à lui qu’il en veut : c’est à May. Cela mène à une conversation codée à la table d’Athena où Harry reproche à sa sœur de coucher avec un de ses collègues. Je peux comprendre son point de vue, mais bon, elle a raison : ils peuvent bien faire ce qu’ils veulent de leur temps libre. En plus, dans cette série comme dans tant d’autres, ils sont tous de la même famille, donc c’était un peu inévitable. Ravi n’étant pas le pompier le plus intégré au casting, il peut tout aussi bien être viré de la caserne (par les scénaristes) en cas de souci.

En attendant, en fin d’épisode, Harry se rend chez sa grande sœur pour lui rendre sa clé d’appartement… et s’excuser pour son comportement. May décide de lui laisser la clé et il est à peu près sûr qu’il saura désormais frapper avant de l’utiliser, de toute manière. Quant au fait que sa sœur soit avec Ravi, il semble s’en remettre, finalement. Encore heureux. J’espère qu’on aura droit d’en voir un peu plus concernant ce couple, parce que c’est plus intéressant que beaucoup d’autres intrigues.

Sinon, je le laisse là parce que ça ne servait à rien finalement, mais une deuxième intervention pour les pompiers voit une femme faire une réaction allergique provoquée après un coït, et la pauvre femme découvre en plus qu’elle a chopé une MST via son mec qui l’a trompé avec sa sœur. Rien que ça.

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9-1-1 – S09E11 – Going Once, Going Twice – 13/20

Je pense que j’avais un peu trop d’attente pour cet épisode, mais il faut bien reconnaître que s’il s’occupe de travailler un peu les personnages, il va beaucoup trop vite en besogne, comme toujours avec cette série. Et c’est dommage, surtout qu’en cette semaine de reprise, ça se fait en plus sans une bonne dose d’adrénaline. Alors, OK, il y a des choses intéressantes pour la suite, mais on en revient trop vite à la normalité pour que ça puisse me convaincre à 100%. C’est devenu routinier de regarder la série quand à une époque, ça coupait le souffle.

Spoilers

Eddie découvre la toxicité de sa relation à Abigail ; Buck nous fait une petite crise de la quarantaine avant l’heure.


It’s 2026, outdate is making a comeback.

Incroyable, mais vrai ; improbable, mais pourtant ; ils l’ont fait : l’épisode 911 de la série a été diffusé hier soir. Non, ce n’est pas le 911e épisode, calmons-nous, mais son code est littéralement 9×11, donc 911. Je n’aurais pas cru ça possible, mais je crois aussi que j’en avais trop d’attente, parce que c’est un épisode comme un autre, finalement.

L’épisode commence par Buck ayant un mal de dos et s’attirant les moqueries des plus jeunes de l’équipe, parce que nous avons désormais un vestiaire complet avec Buck, Eddie, Raja et Harry. Avant leur départ, Chimney les arrête pour qu’ils signent tous leur inscription à une soirée où des rencards avec les pompiers sont mis aux enchères. C’est terrible comme idée, mais ça existe depuis des années et des années. Et si c’est dérangeant comme tout cette idée, tous les pompiers sont un peu obligés de s’y mettre.

Mieux encore, on découvre qu’il y a eu une guerre des enchères la dernière fois que ça a eu lieu : Buck a ainsi rapporté 8001 dollars. Désormais, il n’a plus tellement envie de s’inscrire, d’être objectifié et d’être ce type. Chimney refuse de le comprendre et je ne vois pas pourquoi. Bien sûr, l’épisode propose aussi des interventions de nos pompiers. La première est particulièrement naze, avec une mamie, Blanche, défonçant le mur du salon de sa pote avec sa voiture. Quand je dis que c’est naze, c’est gentil, parce que le but est de nous montrer que Buck a encore du succès auprès de la gent féminine (et masculine), mais pour le troisième âge qui a apparemment du mal à gérer ses hormones. Sérieusement.

Buck se retrouve donc à essayer une nouvelle fois un backflip comme à la belle époque, en vain. C’était un peu drôle. En attendant, la liaison entre les pompiers et les civils sera faite par… May. Pfiou, les scénaristes ne savent plus comment la ramener dans la série, je crois. Elle les coache donc pour être les meilleurs pompiers sexys possibles, histoire que la caserne rapporte plein de sous. De mon côté, ça me donne envie d’un couple Ravi/May. Ils seraient incroyables, non ?

Pendant ce temps, à l’hôpital, Hen reçoit de très bonnes surprises : son cas médical se stabilise et s’améliore. Elle revient donc à la caserne pour annoncer tout ça à Chimney. Elle peut à nouveau marcher par elle-même et est déjà en suffisamment bonne santé pour reprendre le taf. Le truc, c’est qu’Hen n’est pas encore sûre d’être prête : elle a peur de reprendre le travail, d’être trop stressée et de finir à nouveau dans un fauteuil roulant.

Hen prend donc la décision de quitter la caserne, même si elle ne sait pas encore ce qu’elle va bien pouvoir faire de sa vie – à part rester en bonne santé. C’est terrifiant. Cela me rend un peu triste pour le personnage, mais je me demande vraiment ce que la série a en stock pour elle maintenant. La faire aller dans l’espace, c’était vraiment n’importe quoi.

Ce qui est sûr, c’est que tous les personnages sont paumés désormais et cherchent à trouver quoi faire de leur vie maintenant qu’ils sont plus vieux. Hen démissionne, Buck est en pleine crise existentielle maintenant qu’il n’est plus qu’un beau gosse creux comme dix ans plus tôt (mouais, il n’a jamais été que ça ?) et Maddie ne se reconnaît plus dans le miroir. Ben super. Je viens d’avoir 33 ans, moi, et je n’ai pas du tout ce genre de sentiment ou nostalgie. Est-ce qu’il faut que je commence à me poser ce genre de questions ou dois-je attendre la crise de la quarantaine ?

Hen n’y est pas encore, heureusement. Alors qu’elle conduit avec Karen, elles ont un accident quand une voiture leur rentre dedans. Elles vont bien, évidemment, et le but est de montrer qu’Hen a toujours des réflexes incroyables et une gestion du stress parfaite : quelle chance d’être rentrée dans la voiture d’Hen, hein. Elle peut s’occuper des deux voitures renversées, des conducteurs blessés, des civils qui n’agissent pas comme il faut, etc. Bref, elle retrouve son identité.

J’avais totalement oublié le cliffhanger de l’épisode précédent : Eddie vient chercher Christopher à la sortie du bus scolaire après avoir pris du retard, mais surprise, il n’y est plus. C’est vrai qu’il vient de se faire kidnapper. Finalement, tout va bien : Eddie rentre chez lui, sur les conseils de la police, mais découvre que c’est Abigail qui est venue le chercher à l’école.

Eddie est légitimement énervé et Abigail ne comprend pas pourquoi il est effrayé. Il essaie de mettre les limites, en vain, avec cette psychopathe. Il explique à Abigail qu’elle n’est pas de sa famille : elle est son job. Il est sacrément violent avec elle et ça termine mal. En même temps, elle l’a poussé à bout sur ce coup-là à faire des dingueries comme ça.

Bien sûr, Eddie s’en veut et en parle ensuite à leur psy préférée, Alex. Cette dernière sait résoudre les conflits et problèmes, mais ici, il n’y en a pas tant que ça : Abigail est amoureuse d’Eddie et a apparemment été capable de le suivre pour trouver son adresse. C’est terrible, parce qu’elle essaie de le rassurer, mais elle ne fait qu’énerver Abigail qui les surveille.

Le soir, alors qu’Eddie regarde un film et essaie de surprendre son fils avec le film le plus spoilé de tous les temps (et aussi celui qui a le moins besoin d’être spoilé tellement il est prévisible), ils sont dérangés par l’alarme de la voiture d’Eddie qui se met à sonner. Ce dernier constate alors que sa voiture a un pneu crevé et un message peint sur la voiture « Stay away from her ». Reste loin d’elle ?

Eddie se tourne vers Athéna pour savoir quoi faire. Il ne veut pas porter plainte, bien sûr, car il se sent responsable de ce qu’il se passe avec Abigail. Athena lui conseille pourtant de le faire.

Elle accepte tout de même d’aller voir Abigail sur son lieu de travail miteux pour lui parler et essayer de la raisonner. Abigail a beau dire qu’elle laissera Eddie tranquille désormais, je n’ai absolument pas confiance en elle. Sans trop de surprise, donc, Abigail prend le temps d’appeler Eddie une dernière fois. Il pense aussitôt qu’elle va se suicider.

Ce n’est pas le cas : Eddie se rend à l’hôtel où elle bosse pour mieux découvrir qu’elle s’apprête à quitter l’hôtel. Elle lui disait au revoir non pas parce qu’elle allait se suicider, mais parce que son père venait la récupérer. Cela termine en combat à la main entre Eddie et le père d’Abigail, puis Athena débarque pour l’arrêter. Et autant l’intrigue d’Abigail fonctionnait bien jusque-là, autant j’ai trouvé ça nul de ramener encore son père.

Et sinon, la fin d’épisode nous propose donc de suivre la mise aux enchères de nos pompiers. Athena pète un câble de voir son fils aux mains de cougars et décident de payer pour le rencard avec son fils. Quelle chance. C’est n’importe quoi cette soirée, mais c’est plutôt drôle : Eddie n’a pas envie d’être avec n’importe qui, il demande donc à Maddie de l’acheter au téléphone.

C’était plutôt drôle, mais pas autant que la mise aux enchères de Ravi. Déjà, ça n’a aucun sens que personne ne veuille miser sur lui ; mais ça en a encore moins quand May décide de dépenser ensuite une fortune pour avoir un date avec lui. J’imagine que les scénaristes se sont dit la même chose que moi. Quant à Buck, tout se passe très bien pour lui : il arrache sa veste, mais il montre aussi qu’il est sexy parce qu’il sait cuisiner et s’occuper de bébés. N’est-il pas mignon ?

Il obtient un rencard avec les mamies de la seule vraie intervention de l’épisode tandis qu’une voix-off nous donne l’impression d’être devant la fin de la série, limite. Tout le monde est ravi, c’est déjà ça. May et Ravi ont un super rencard, Hen reprend du service (c’est nul car beaucoup trop rapide), Abigail s’en va après un petit câlin avec Eddie.

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