Euphoria – S03E03 – The Ballad of Paladin – 16/20

Au moins, la série continue de me surprendre par son rythme, me prenant de court sur ce qui est proposé dès cet épisode, par sa violence parfois, par sa capacité à faire sombrer chaque fois un peu plus loin et un peu plus bas ses personnages. C’est ce qui lui apporte une si bonne note – avec l’esthétique et le casting parfait toujours – quand, en réalité, l’intrigue de cette saison me déçoit et ne parvient pas à m’accrocher totalement. Et pourtant, qu’est-ce que j’ai envie de voir la suite !

Spoilers 

Rue continue le trafic et invite Jules au mariage de Nate et Cassie.

Anything can be improved.

C’est reparti sans résumé pour un nouvel épisode d’une heure. Pourquoi pas ? On y suit la déchéance de Jules (enfin, j’anticipe une déchéance) et la manière dont elle est devenue escort. Artiste en galère, Jules a accepté de devenir escort sur conseil de sa coloc Vivian qui lui a présenté ça comme de l’argent facile : il suffit après tout de faire des rencarts, mais en étant payé.

C’est vrai que ça paraît tentant. Je suis assez surpris du changement physique pour Jules – elle est beaucoup plus maigre, non ? Elle était déjà si maigre, mais là, c’est au niveau du visage. Bref. Jules comprend qu’elle peut payer son loyer en voyant le même type deux fois par mois et en lui faisant lécher ses bas. Partant de là, Jules se fait plaisir en multipliant les clients pour agrandir son capital financier. Comment s’arrêter une fois pris dans l’engrenage ?

C’est montré sans détour, mais sans vraie explication non plus. J’aime bien que la série développe le personnage de Jules, mais je suis un peu déçu qu’on enchaine sur des questions concernant le fait qu’elle soit transgenre : elle rencontre un chirurgien plastique qui a plein de commentaires à faire sur son corps. Je suppose que c’est bien pour la représentation de revenir dessus, mais j’ai envie de vivre dans un monde où ce n’est plus tellement un sujet – et puis, en plus, l’acteur jouant le chirurgien esthétique, au secours.

Bref, ce bâtard est en couple et a une famille, mais il passe tout de même du bon temps avec Jules. Cette dernière explique donc à son père qu’elle n’a pas vraiment besoin d’aller en école d’art pour devenir une artiste – ce n’est pas complètement faux, je suppose, rien ne vaut l’entraînement. Le problème, c’est qu’elle se fait plein d’argent alors à quoi bon vraiment travailler ? Son art, ce n’est pas du travail.

Elle a une vie parfaite : elle ne voit plus que son chirurgien plastique (qui l’enroule dans du plastique ? C’est une œuvre d’art, ma foi) qui la paie plus qu’elle n’aurait jamais imaginé.

Pendant ce temps, Rue bosse toujours dans le club de strip-tease, qui emploie une gogo danseuse avec une minerve. C’est original comme tout, mais je suis content de voir qu’elle a pu garder sa minerve finalement – contrairement à l’avis du boss dans l’épisode précédent. Était-ce vraiment utile d’avoir toute la scène de sa lap-dance ? Probablement pas, mais c’est Euphoria, et même s’il n’y a plus tellement de sexe, c’est logique d’avoir ce genre de scènes.

Par contre, quel enfer : on découvre que Rue monte en grade dans le trafic d’Alamo. Elle en est très heureuse, mais ça fait d’elle une trafiquante d’armes désormais et ça… Je ne suis pas fan. Les américains. Bon, je sais, les premiers épisodes parlaient de drogue, ce n’est pas franchement mieux. En tout cas, Rue est très heureuse de son nouveau poste, surtout qu’elle se fait de la thune au passage.

Elle espère quand même rejoindre un jour des activités plus légales, mais qu’importe, ce n’est pas le cas pour le moment… Et Alamo lui fait un petit cours d’histoire truqué pour lui faire prendre conscience que ce qui est illégal aujourd’hui ne le sera peut-être pas demain et ne l’était peut-être pas hier. Ben super. On nous justifie un peu trop de tomber dans l’illégalité à mon goût.

Alamo n’est vraiment pas un personnage que je vais apprécier et l’intrigue de la saison non plus : on repart donc sur la rivalité Laurie/Alamo, avec la bonne idée d’avoir un cochon dans le club de striptease et une pauvre danseuse qui se retrouve pleine de sang quand Alamo le tue. Par chance, Rue connaît bien Laurie : elle sait comment venger Alamo. Elle propose à Alamo de s’attaquer à Paladin, le perroquet de Laurie. Mais enfin, pas les animaux !

Rue continue de voir Jules, évidemment, et c’est sans trop de surprise qu’elle l’invite au mariage de Cassie et Nate. Il faut bien que ce soit l’événement de la saison. Jules est même payée pour y aller. Je pensais que ce serait l’événement de fin de saison, d’ailleurs, alors je suis très surpris que le mariage soit déjà cette semaine : on y suit Maddy qui vient voir tout ça (« je vois un peu plus que son visage » est la meilleure réplique de l’épisode, je crois), Nate qui vomit et bien sûr Jules qui revoit son plan cul préféré – le père de Nate.

C’est quelque chose ce mariage. Je comprends que Nate soit tout stressé et vomisse, en fait. Malgré tout, le mariage doit avoir lieu. Que ça va vite ! On suit donc Cassie dans sa belle robe blanche qui se rapproche de l’autel et de Nate. Elle est accompagnée par sa mère qui décide de lui faire tout un discours sur son propre mariage et… Au secours ? Elle est toujours aussi horrible, en fait. Nate, lui, est magnifique : ça doit aider à donner du courage.

Franchement, la série me prend vraiment par surprise : le mariage est expédié bien plus rapidement que ce que j’aurais cru. Il n’est même pas vraiment le sujet central de l’épisode. Et en même temps, pourquoi suis-je surpris ? C’est Euphoria après tout… De là à ce qu’on ne puisse même pas avoir Rue qui reste à la réception ou de scènes où les personnages se parlent ? C’est triste.

Rassurons-nous, on a quand même des scènes où Maddy récupère Jules en +1 et où elles critiquent tout ce qu’elles voient avec Lexie. C’est plutôt drôle à voir. Durant le mariage, Nate a droit à un discours de son père – parce qu’ils se sont réconciliés. Jules est curieuse de ce qu’il se passe, alors elle en parle directement avec le père. Que j’adore cet acteur, que je suis triste de sa mort.

Le pire dans tout ça ? Jules papote avec lui et se retrouve l’air de rien à être presque à le draguer. Il faut dire qu’elle est à moitié nue dans sa tenue, hein. Le père lui raconte qu’il aime coucher avec les jeunes, mais qu’il n’est pas pédophile pour autant – il s’est juste fait avoir par le mensonge d’un ado mentant sur son âge ; la sextape de Jules et lui n’est jamais arrivée au commissariat, il a eu un accord avec les avocats et n’est pas en prison. Sa vie n’est pas simple pour autant, parce qu’il est sur la liste des agresseurs sexuels.

Autre chose n’est pas si simple à ce mariage : la vie de Nate. Au beau milieu de sa réception, il se fait donc menacer par un type à qui il doit apparemment plein d’argent. Le type n’est pas discret et en parle à la réception, ce qui fait que des invités en entendent parler. La meilleure pote de Cassie balance évidemment toutes les infos à son mari aussitôt, Cassie stresse et Lexi essaie d’être une aide pour elle, mais bon, Cassie refuse l’aide.

She seems pretty sad for a girl so in love, si vous voulez mon avis. Elle est au bord des larmes tout le long de la danse de mariage, Nate essaie de la rassurer, mais il est assez clair que ce mariage court à la catastrophe. Maddy le vit mal, parce qu’elle voit un mariage heureux, Nate le vit mal, parce qu’il sait qu’il est dans la merde, Cassie le vit mal, bref, c’est la merde. En même temps, quand t’as des dettes, ce n’est pas la meilleure idée d’organiser un immense mariage comme il le fait.

Nate s’explique en tout cas à son pote : les travaux ont rencontré des problèmes à cause d’une espèce de fleur protégée. En parallèle, la meilleure amie de Cassie se sent arnaquée : elle attaque donc la mariée en lui reprochant les problèmes d’argent de Nate qui l’impactent directement, là où Cassie insiste pour dire que ça n’a rien à voir avec elle. J’ai bien ri. Je retrouve dans cet épisode la Cassie que j’aimais beaucoup dans les premières saisons, c’est chouette.

Maddy étant partie du mariage, Jules se retrouve seule au mariage – elle y croise Nate, inévitablement. Il fallait vraiment qu’elle vienne à ce mariage, en fait. Elle peut ainsi assister, avant de rentrer chez elle auprès de son client, à une crise de nerfs de Cassie bien plus qu’attendue : elle en veut à Nate d’avoir des problèmes d’argent et de ne pas être capable de lui apporter tout ce dont elle rêve. Connasse : c’est un peu tout ce qu’il fait, apparemment, mais bon, elle lui en veut et lui ouvre une bouteille de champagne à la gueule.

Malgré ce scandale, le mariage continue. Les mariés finissent par s’éclipser en limousine et la mère de Cassie est persuadée d’assister à un mariage de rêve. Dans la limousine, l’ambiance n’est pas au beau fixe pourtant. Nate fait ce qu’il peut pour convaincre Cassie qu’il est amoureux d’elle et fera tout pour elle : le mariage n’est peut-être pas le jour le plus heureux de sa vie, mais il va s’assurer que la nuit de noces soit au top. Cassie se laisse convaincre, bien sûr.

Malheureusement, la nuit de noces est atroce : des hommes de main les attendent dans la maison. Franchement, c’était si prévisible, je ne comprends pas comment Nate ne s’est pas un peu méfié de ce qui l’attendait. Le mariage restera dans les mémoires comme le jour où Nate se fait donc tabasser extrêmement violemment en rentrant chez lui avec Cassie. Elle se prend aussi un coup et saigne un peu du nez. Rien de bien méchant à côté de Nate, mais elle fait également une crise et est digne d’un bébé faisant un caprice.

La série me laisse vraiment dans un sale état : je suis mort de rire par la crise de larmes de Cassie (ça pourrait être mal joué, mais c’est terriblement efficace et l’humour est là quand on la voit pleurer de quelques gouttes de sang alors que Nate se fait éclater la tronche contre une barre de métal) et terrifié à la fois. Oui, terrifié, parce que Nate prend super cher et que je me suis demandé s’ils allaient aller jusqu’à le tuer – ça n’aurait eu aucun sens pour qu’il rembourse sa dette, mais allez savoir.

S’en prendre à son visage, c’est une chose ; mais quand ils sortent une arme blanche (j’ai cru à un couteau, c’était une cisaille) et qu’un des hommes de main s’attaquent à son entrejambe au même moment, je me suis dit que la série allait nous le rendre eunuque (ça aurait été une évolution dingue après la saison 1 en vrai). Finalement, les méchants se contentent de lui couper le petit orteil… Quel enfer. Joyeux mariage, Cassie ; et encore une belle erreur de la part de Nate. Hâte de savoir ce qu’il a fait exactement dans le prochain épisode, mais en tout cas, c’est triste comme tout comme mariage.

Sinon, je ne peux pas dire que je retrouve la Rue que j’aimais dans les premières saisons, en revanche. Pendant que le mariage se déroule, elle est donc simplement une trafiquante mêlée à des choses qui la dépassent. Elle découvre que Faye est en couple et a davantage d’accès qu’avant au business de Laurie. Il faudrait qu’elle comprenne que tout le problème vient de là, mais bon.

En attendant que ça se fasse, Laurie essaie de rembaucher Laurie, en vain. Si elle savait le vrai plan ! L’homme de main d’Alamo est évidemment là pour empoisonner le perroquet de Laurie, discrètement… Mais suffisamment peu discrètement pour qu’elle puisse savoir à quel point c’est signé. Il récupère une plume de l’oiseau après avoir mis un cachet dans son eau. Même si Laurie veille au grain, elle ne comprend pas ce qui est en train de se passer. Rue et l’homme de main peuvent donc partir avec la drogue, sans problème.

Rue se fait toutefois arrêter par la police pour un contrôle routinier qui la stresse immédiatement. Il y a de quoi parce que c’est une vraie arrestation de la part d’un flic du DEA (contrôle des drogues). L’épisode se termine tout de même par la mort du perroquet de Laurie, ce qui me rend certes triste, mais par rapport à tout le reste, bon… Ce n’est peut-être pas le plus grave, finalement. Putain, pauvre oiseau.

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Euphoria – S03E02 – America My Dream – 16/20

Avoir retrouvé la série au top de sa forme dans le premier épisode n’aide pas celui-ci à se démarquer autant qu’il le devrait. J’ai beaucoup aimé la première partie de celui-ci, mais dans l’ensemble, je retrouve ce que je reprochais à la série déjà il y a quatre ans : les épisodes durent une heure, je suis à fond dedans quand je regarde, mais dans le fond, ça ne raconte pas grand-chose. Et comme ici, j’ai trouvé la réal paresseuse et pas du tout aussi marquante que ce qu’elle devrait et que ce qu’elle était, je reste sur ma faim, malgré un très bon épisode.

Spoilers 

Maddy se construit une carrière à la sueur de son front – et des pieds d’une autre. Rue aussi.

Welcome to paradise, kid.

L’avantage d’avoir une semaine de retard pour commencer la saison est que j’ai déjà le deuxième épisode à voir… L’inconvénient, c’est que je risque peut-être l’overdose. Et en même temps, j’ai eu envie d’enchaîner : c’est bon signe. La fin du premier m’a laissé sur ma faim, surtout qu’il y a certains personnages que j’aurais aimé voir davantage.

Par exemple, j’adore le personnage de Maddy et je l’avais presque oublié. La voir arriver en ville, débarquer auprès d’une productrice (je crois ?) et aussitôt se débrouiller pour être embauchée avec un discours claqué au sol. Ce début d’épisode se concentre donc sur elle et sur la manière dont elle a suivi son propre rêve américain.

Cela se construit avec beaucoup de travail et j’aime comment c’est démontré ici. Le montage est rapide et tout paraît presque simple dans la vie de Maddy. Pourtant, la pandémie éclate et il est clair que ça la met en difficulté. Le Covid, c’est quelque chose pour cette génération : personne n’y croit vraiment. C’est ainsi qu’alors Maddy est payée à ne rien faire, elle se décide à faire quelque chose, évidemment.

Elle rencontre ainsi Katelyn sur une plage et en fait une vraie top-modèle le temps d’un shooting. Sentant qu’il y a un filon, elle monte sa carrière comme elle peut.

Nous suivons donc Maddy qui propose à Katelyn de vendre son corps, mais avec une éthique toute personnelle. La nudité, c’est OK, sans tout montrer. Les pieds, c’est un gros marché. Il suffit de profiter de tout ça. De son côté, Dylan, lui, prend très mal de ne pas pouvoir travailler. C’est assez drôle à voir, et ce n’est pas un hasard : Maddy profite du client de sa boss pour faire monter la popularité de Katelyn.

C’est d’abord un shooting photo, puis une fois que Katelyn commence à être vraiment connue pour son contenu, c’est une paparazzade du couple. Cela ne plaît pas du tout à la boss de Maddy qui lui ordonne d’arrêter de bosser avec Katelyn : le porno (même si Maddy assure que ce n’est pas ça), ça fait mauvaise image pour Dylan.

Et pourtant, la suite donne raison à Maddy. Katelyn devient une vraie star à son tour et se fait énormément d’argent, argent que Maddy aurait pu toucher elle aussi si elle n’avait pas viré sa jeune pousse. Pauvre Maddy, enfermée dans ses regrets et son rôle d’assistante. Et tout ça nous mène à Maddy découvrant les vidéos TikTok de Cassie qui se prend pour une chienne. En vrai, c’est Cassie qui envoie un DM à Maddy.

Je suis curieux de ce qu’elle peut bien avoir à lui dire maintenant qu’elle est avec Nate. C’est hilarant en tout cas : Cassie serait un modèle parfait pour Maddy (elle est belle, mais incapable de savoir quoi faire exactement, comme nous le montre un horrible montage où Cassie se sexualise dans tous les rôles possibles), mais elle est avec Nate et ça, Maddy ne peut le pardonner. Elle lui donne rendez-vous dans un club très sélect avec l’intention très évidente d’être celle qui a le plus réussi – elle débarque avec un manteau de fourrure qui, en plus d’être magnifique, nous rappelle que c’était déjà l’esthétique dont elle rêvait en saison 1 (elle avait suggéré à Nate, comme elle sait si bien le faire, de lui en acheter un…).

Et c’est le cas. Elle comprend assez vite que Cassie a attendu d’être fiancée pour revenir vers elle et s’excuser, histoire de lui prouver qu’elle avait eu raison au lycée de lui prendre son mec car ils avaient de vrais sentiments. Je continue de trouver ça très étrange que Nate et Cassie soient encore ensemble, mais soit. Très vite, Maddy sait exactement pourquoi Cassie est là et elle tient sa vengeance si simplement : elle accepte donc de bosser avec son ancienne meilleure amie.

De son côté, Nate continue de gérer comme il peut l’entreprise de son père. Je le savais, mais j’avais oublié : Eric Dane est dans cette saison. Cela m’a rendu si triste de revoir l’acteur. La réalisation a beau être au top dans cette série, on sent une vraie galère : l’acteur était déjà très malade et ça se voit dans la manière dont c’est filmé – un gros plan bien serré pour lui, mais du large pour Nate ? Ce n’est pas si malin. Non, vraiment, ça m’a rendu triste.

Le personnage, lui, n’est pas malade, et ça rend ça étrange. Le dialogue est hilarant, cela dit, avec le père de Nate qui affirme à son père qu’il n’est pas gay. J’ai tellement ri de voir la femme de ménage réagir à la conversation.

En attendant, Nate continue de vouloir monter sa maison de soin et de trouver des investisseurs. Malheureusement pour lui, Cassie lui met des bâtons dans les roues sans même le savoir. Ainsi, elle confie à sa meilleure amie qu’elle a un OnlyFan où elle fait le bébé. La meilleure amie en parle aussitôt à son mari qui, justement, est un des investisseurs de Nate. Ce dernier comprend que Nate n’a peut-être pas tout l’argent qu’il assurait d’avoir.

Cela nous mène rapidement à une scène où Nate confronte Cassie – devant leurs potes – concernant le OnlyFan. J’ai beaucoup ri de la dynamique dans ce couple, même si c’est une fois de plus hyper toxique. Disons que ce qui est drôle vient du fait que c’est vraiment un exemple parfait de tout ce qu’un couple ne devrait jamais être. Bref. Cassie finit par accepter de supprimer son OnlyFan en échange des fleurs qu’elle voulait pour le mariage. C’est simple. L’humour vient aussi de la femme de ménage – même si ce n’est pas sans me rappeler Gossip Girl, tout de même.

Si Cassie est heureuse de tout ça, je me demande ce qu’elle dira ensuite à Maddy (parce que bon, elle lui a assuré que Nate la soutenait à fond dans ce qu’elle faisait alors qu’il est clair qu’ils ne communiquent plus). En tout cas, Cassie comprend qu’elle ne doit plus avoir de secret pour Nate : elle lui avoue donc qu’elle revoit Maddy. Sa Maddy. J’ai trouvé ça drôle de voir la réaction de Nate, mais je trouve ça encore mieux de savoir que Cassie l’a invitée au mariage. Ce sera clairement l’événement de fin de saison.

Bien sûr, nous retrouvons aussi Rue dans cet épisode. Elle est toujours avec Alamo. Celui-ci l’embauche donc pour l’aider à couvrir la mort de la fille de l’épisode précédent. Rue n’est pas habituée à le faire, mais elle s’en sort plutôt bien et fout le feu à ses affaires dans le désert. Si elle est sûre d’avoir fait un pacte avec le Diable, elle nous informe en voix off qu’elle est heureuse d’être libre – et rapidement promue.

Rue se sent ainsi libérée de Laurie, mais ce n’est pas exactement le cas : Laurie prend très mal l’appel d’Alamo qui l’accuse d’avoir vendu de la drogue mélangée à du Fentanyl. Laurie est sûre d’être innocente, mais c’est évidemment une erreur humaine qui vient bien de son côté – c’est Faye qui fait de la merde. Est-ce qu’on est surprise ? Non.

Laurie refuse de laisser partir Rue, mais Alamo considère que c’est fait. Il envoie donc Rue bosser dans un club de striptease. Les règles sont simples : pas le droit de boire, se droguer ou coucher pendant le service. Ce n’est pas si simple pour Rue parce que la marchandise est alléchante si l’on en croit son regard. Elle fait pourtant avec.

Elle fait bien : après une nuit de travail compliqué (y compris à nettoyer des toilettes bouchées), Rue peut ainsi coucher avec Angel, une des stripteaseuses. Cela dit, quand elle couche avec, la voix off prend le dessus et nous narre un flashback qu’on attendait tous.

Jules ! Rue assure qu’elle couche avec Angel aussi parce que Jules lui manque. Après le lycée, Jules a fait une école d’art et a eu une vie plutôt cool. Rue a gardé le contact avec elle pendant un temps, mais elle n’avait rien à faire de sa vie et a fini par replonger dans la drogue. Pff. J’avais espoir qu’être mule ne voulait pas forcément dire qu’elle n’était plus sobre, et le premier épisode nous y faisait croire. Pourtant, ce n’est pas le cas : Rue confirme qu’elle n’est plus sobre. Bien sûr, à l’époque, elle a touché le fond aussi et s’est relevée depuis, mais c’est tout.

Jules ? Nous n’en saurons pas plus pour le moment. L’épisode se concentre plutôt sur la reconversion professionnelle de Rue, qui se passe bien. Elle sait gérer avec efficacité les caprices des filles et on découvre les coulisses de ce club de strip-tease. C’est plutôt efficace, avec une fois de plus des idées de la part des scénaristes pour nous faire découvrir des endroits inattendus. Le club de striptease, c’est déjà un peu plus un classique, je trouve, et la réalisation s’essouffle un peu, peinant à trouver de bonnes idées de mise en scène.

La chronologie est à nouveau étrange, en plus, puisqu’on enchaîne avec une scène entre Rue et Maddy. Elles sont encore en contact alors ? C’était un peu étrange comme manière de rassembler les deux personnages, mais elles ont une relation excellente à se dire la vérité sans filtre. Maddy se fout donc de la gueule de Rue encore amoureuse de Jules quoiqu’elle en dise – ce qui permet à Rue d’envisager de recontacter Jules – alors que Maddy vient juste de recevoir le DM de Cassie. Hop, round 2 pour Nate. Des retrouvailles intéressantes, ma foi.

Bref, je suis déjà revenu dessus au début de la critique, alors concentrons-nous plutôt sur Rue qui doit gérer les filles de son club. Il y en a une en particulier qui est horrible et énervée tout le temps : Angel. Rue finit par comprendre le problème : elle était la meilleure amie de Tish, celle qui a fait une overdose par sa faute. Rue se sent donc forcée de lui annoncer enfin la vérité. Malheureusement, la vérité ne fait pas du bien à Angel, loin de là. Elle tombe dans une spirale négative que Rue ne connaît que trop bien : celle de la drogue et de la dépression.

On passe aussi beaucoup trop de temps à mon goût avec Alamo : on le voit être choqué et en boucle sur le fait que Laurie a osé le traiter de cochon. Cela ne lui plaît pas, il ne s’en remet pas. Il envoie donc un cochon directement chez Laurie, ce qui nous permet d’avoir des nouvelles de Faye (et la seule scène de cul de ces deux heures). Je note donc que Laurie et Alamo vont vraiment être des persos importants cette saison si on a droit à des petites scènes en plus comme celle-ci. Je ne suis pas convaincu, parce que je ne les aime pas trop, mais bon.

Cela dit, c’est grâce à Alamo qu’Angel peut avoir une seconde chance, faut peut-être que je change d’avis sur lui : il accepte de lui payer une cure de désintox. Bon, il faut encore que Rue parvienne à convaincre Angel et c’est horrible à quel point la scène où Angel refuse d’y aller est… hilarante ? Cela n’a rien de drôle en vrai, mais dans la série… Voir Rue devoir convaincre quelqu’un d’aller en cure ? L’argument du bowling ? Non, vraiment, j’ai éclaté de rire. Et bien sûr, Angel finit par y aller.

Le centre payé par Alamo ne vend vraiment pas du rêve, mais il a le mérite d’exister. Rue fait tout ce qu’elle peut pour rassurer Angel et la manière dont c’est écrit/filmé ne m’a pas rassuré pour Angel. Elle est clairement abandonnée dans un centre qui va mal s’occuper d’elle, il me semble. Rue fait toutefois confiance à Alamo, même si elle sent bien que c’est un peu étrange de ne pas au moins remplir un formulaire. On verra dans un prochain épisode ce qu’il en est, je suppose.

Au moins tout ça permet à Rue d’en venir à la conclusion qu’elle doit retrouver Jules. Elle se rend donc sur son nouveau lieu de travail. Voir Rue semble faire grandement plaisir à Jules. Je suis bien curieux de voir ce que la série va proposer, parce qu’il reste peu de temps à l’épisode. Nous les suivons monter dans un ascenseur et elles semblent vraiment se comporter comme deux ados sur le point de remettre le couvert.

Avant tout ça, Jules veut prendre des nouvelles de Rue. Elle apprend donc qu’elle est toujours SDF – elle dort chez Lexi, donc – et qu’elle est « California sober ». Une définition ? C’est sympa : Rue boit de l’alcool, fume un peu d’herbe mais évite ce qui peut la détruire. La réponse de Jules est parfaite : « elle veut savoir pourquoi Rue est venue quand même. Au passage, Jules parle aussi de son petit-ami, celui qui offre un magnifique appartement et a sa propre maison.

Jules se défend bien, en tout cas, affirmant que l’être humain n’est pas fait pour être monogame et que Rue ne peut pas s’attendre, après tout ce temps, à ce que tout soit comme avant. La série semble nous parler directement avec cette réplique, mais elle nous laisse sur un cliffhanger juste après : Jules invite Rue dans son bain. Putain. Rue évitera-t-elle ce qui la détruit… ou pas ?

C’est étonnant comme fin, ça donne l’impression aussi que la série n’a rien raconté en deux épisodes, alors que pourtant, il s’est passé plein de choses en deux heures. On a aussi entendu plein de chansons pas si récentes (très étonnante la bande-son de ces deux épisodes, avec des tubes de la dernière décennie et d’autres des années 60), vu la réal pas au meilleur de sa forme et, putain faut que j’en parle, on a aussi eu plein PLEIN de scènes où j’avais envie de recoiffer la mèche rebelle sur le front de Maddy. Il en faut peu pour me stresser. En plus, je trouve que son poids est bien plus stressant que la mèche – elle est hyper maigre, ça m’a vraiment choqué en début d’épisode avec la scène sur la plage ; je n’avais pas souvenir d’une taille si fine. J’espère que l’actrice ne met pas en danger sa santé.

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Euphoria (S03)

On en était où ?

Qui s’en souvient, franchement ? Voilà ce que j’écrivais en fin de saison 2 : « Fez est arrêté, mais nous ne savons rien de la réaction de Lexi pour l’instant. Cassie est embarquée dans une relation toxique avec Nate qui vient de rompre avec elle, mais on peut garder espoir pour Nate maintenant qu’il a fait arrêter son père. Kat et Maddy ont tout à reconstruire maintenant qu’elles sont célibataires. Rue et Jules aussi, avec un Elliot qui ne peut plus être leur ami et une relation amoureuse stoppée par la drogue et la détox de Rue. »

Saison 1 | Saison 2

Ce que j’en attends

Comment savoir ? Cela fait quatre ans, QUATRE ANS, que je n’ai plus vu d’épisode de la série. Autant je l’adore pour son ambiance, sa réalisation et son casting, autant je n’ai aucune envie d’un rewatch avec cette série. Je me contente donc de suivre les projets du casting au cinéma, avec beaucoup de plaisir en général, et je ne me pose plus trop de question sur la série.

La sortie de la saison 3 me laisse dubitatif. La saison 2 concluait suffisamment les choses pour qu’elle ne soit pas nécessaire. Je me demande sur quel terrain ils vont bien pouvoir aller avec cette nouvelle courte salve d’épisodes. Est-ce vraiment utile de rouvrir une intrigue et une saison ou est-ce que ça va juste être frustrant ? J’espère que ce sera plus fluide que la saison 2 qui partait dans tous les sens, j’espère qu’on aura des hommages aux acteurs décédés (c’est si triste), j’espère retrouver l’ambiance chaotique et accrocher à nouveau aux mêmes personnages (Lexi et Rue en tête). Voilà, en fait, j’ai bien des attentes. Elles sont juste très basses parce que je ne sais pas à quoi m’attendre : je n’ai vu aucune image (à part l’étrange affiche promo qui ne vend plus du tout la même série, je trouve), je n’ai rien lu sur cette saison (l’impression que personne n’en parle et que c’est un fail par rapport aux deux premières).

Bref, autant me taire et lancer la série pour me faire une idée :

Note moyenne de la saison : –/20

Euphoria – S03E01 – Andale – 18/20

Je ne peux pas nier que c’est un plaisir de retrouver l’esthétique de la série et son casting. L’histoire ? Plusieurs années après, elle est hyper différente de ce que proposaient les deux premières saisons, mais tout est en même…

Euphoria – S03E02 – America My Dream – 16/20

Avoir retrouvé la série au top de sa forme dans le premier épisode n’aide pas celui-ci à se démarquer autant qu’il le devrait. J’ai beaucoup aimé la première partie de celui-ci, mais dans l’ensemble, je retrouve ce que je…

Euphoria – S03E04 – Kitty Likes to Dance – 15/20

La série commence à ressembler à l’ombre d’elle-même et ça me rend triste : il n’y a plus tellement de surprise du côté de la réalisation, l’écriture des intrigues secondaires ne parvient pas à me convaincre (quand c’est le cas,…

Euphoria – S03E05 – This Little Piggy – 12/20

Je regarde cet épisode avec du retard parce que je suis bien moins passionné par la série que ce que j’aimerais. C’est bien simple, cette saison est loin d’être aussi impertinente et efficace que ne l’était le début de…

Euphoria – S03E06 – Stand Still and See – 12/20

Si je m’interdisais de descendre si bas jusqu’ici, il faut bien reconnaître que cette saison ne tient pas ses promesses. Après plusieurs années d’attente et sans garantie de retrouver les personnages avant genre 2030, c’est tout de même frustrant…

Euphoria – S03E01 – Andale – 18/20

Je ne peux pas nier que c’est un plaisir de retrouver l’esthétique de la série et son casting. L’histoire ? Plusieurs années après, elle est hyper différente de ce que proposaient les deux premières saisons, mais tout est en même temps très raccord avec ce qu’on savait des personnages. C’est toujours aussi peu linéaire, c’est un ensemble assez fou de moments complètement improbables, mais c’est ce qui fait que ça fonctionne si bien, je suppose. La série a beaucoup changé, elle n’a absolument pas changé. Elle est un peu plus mature, peut-être, parce que ses personnages ont grandi… Mais ont-ils vraiment grandi ?

Spoilers 

Quelques années après le lycée, Rue est devenue… une mule.

And that is how I became a drug mule.

Le bonheur de retrouver le logo HBO et d’être plongé dans les souvenirs d’adolescence rien qu’avec ça ! Pour le reste, la saison 3 reprend de manière on ne peut plus classique : la voix off de Rue nous informe qu’elle n’a rien fait de bien depuis la fin du lycée. Ben tiens. Je ne crois pas, effectivement, que la série aurait pu proposer une suite joyeuse. C’est peut-être le principal problème de revenir pour une saison 3 d’ailleurs !

C’est avec un épisode d’une heure que la série revient pourtant, en commençant par une chouette scène où Rue se tape un road trip en plein désert. Elle y tombe en panne en s’embourbant, mais trouve quand même le moyen de trouver de l’aide pour repartir. Petite musique fun, nouveau leitmotiv « Andale » et étonnante décision de la part de Rue de passer illégalement une frontière. J’ai beaucoup ri de la scène qui la voit être coincée au-dessus d’un mur.

Je ne sais même pas comment les scénaristes ont pu avoir une idée pareille ! Le symbolisme est assez évident : Rue est une fois de plus complètement coincée dans sa vie, dans un entre-deux improbable. Cela est toutefois bien amusant et permet une scène jamais vue ailleurs : Rue se démerde comme elle peut pour récupérer ses affaires dans la voiture, puis passer de l’autre côté du mur. La voiture qui fait balancier, Rue qui fait de l’équilibre et finit seule dans le désert du Texas ? Efficace.

Zendaya semble déjà s’éclater plus que dans n’importe quel film et c’est sûrement ce qui me fait le plus plaisir. Une fois de plus, la production est léchée et les images donnent vraiment envie d’en voir plus. Par contre, on ne sait pas grand-chose de ce qu’on regarde pour l’instant : au bout de cinq minutes, on n’est pas plus avancé sur ce que la saison va nous montrer ou sur l’intrigue à venir. Par contre, en cinq minutes, je retrouve l’ambiance improbable de la série et l’humour bien particulier qui va avec.

Après tout ça et après une longue marche dans le désert, Rue dort dans une grange et est accueillie par une famille très religieuse. Sans surprise, elle leur ment et leur affirme qu’elle fait un exposé sur le mal qui passe la frontière illégalement. Tant pis si elle est exactement ce mal, en fait. En bon caméléon, Rue passe un excellent petit déj, ment sur son identité et se fait finalement déposer en voiture par une des filles de la famille, Daisy. Cette dernière n’a jamais mis les pieds sur internet apparemment et se montre curieuse, mais Rue refuse de lui donner les infos qu’elle espérait avoir.

Rue aurait grandi ? C’est bien l’une des premières fois qu’elle ne corrompt pas tout ce dont elle s’approche, non ?

Bon, ce qui est sûr, en tout cas, c’est que la série nous montre le retour de Rue au pays. Elle enchaîne la voiture avec un bus la ramenant en Californie. Tout ce qu’il faut en retenir, c’est que cette longue traversée du désert se fait avec des images toujours aussi sublimes. J’adore la série rien que pour ça, c’est apaisant autant de belles images. Et certes, il ne se passe pas grand-chose, mais c’est un rythme et une esthétique qui fonctionnent bien.

La série tire finalement partie des quatre ans de pause : cela permet d’avoir une Rue adulte qui nous raconte en flashback ce qui lui est arrivé, dans une narration toujours aussi éclatée qu’avant. Est-ce qu’elle a repris la drogue ? Pas exactement. Rue est devenue une mule pour le compte de Laurie. Il faut se remettre le personnage de Laurie en tête, bien sûr, mais ça va à peu près : c’est une dealeuse à qui Rue a eu la mauvaise idée d’emprunter de l’argent.

Laurie retrouve donc Rue et lui annonce qu’avec les intérêts de son prêt, Rue lui doit désormais bien trop d’argent. Rue ne peut pas rembourser et devient donc une mule pour rembourser sa dette. Contre toute attente, la série nous propose une horrible scène où nous voyons Zendaya avaler des paquets de drogue. On apprend également qu’elle a eu la mauvaise idée d’embarquer avec elle Faye. Mais enfin !

On ne sait pas exactement comment Faye est tombée assez bas pour être une mule ou comment elles ont repris contact. En plus, il y a plein de dangers à être une mule. Le principal, c’est celui que les ballons avalés explosent et tuent sur place la mule.

Pour autant, Rue prend le risque. Nous la voyons ainsi passer la frontière avec Faye, avec plein de stress… mais bien sûr, Rue étant Rue, elle réussit à faire ce qu’il faut comme il le faut. Pire encore, la voix off nous apprend qu’après deux ans à faire la mule, elle se retrouve être la préférée de la famille de Laurie quand il s’agit d’introduire du Fentanyl aux USA. C’est peu glamour, en tout cas, et la série s’éclate bien dans ses transitions. L’enchaînement de Zendaya sur son seau prête à chier la drogue et l’eau des spaghettis qu’on égoutte ? Du grand art, l’air de rien.

Bref, Euphoria est égale à elle-même. Elle a vraiment cette capacité à nous proposer une vision décousue de la vie avec une esthétique incroyable. Une fois toute cette histoire de drogue oubliée, la série se dirige vers autre chose : Rue revient dans sa petite ville habituelle où elle est chauffeur Uber. On la voit ainsi reprendre contact avec Lexi. C’est assez triste de voir que Rue n’est plus droguée, mais l’est toujours autant quand il s’agit de mentir. Elle est accro au mensonge.

Dans la conversation, on apprend que Gia et Lexi sont premières de classe. Rue passe son temps à mentir à Lexi sur ce qu’elle fait, mais elle s’arrange encore pour lui parler de Fez. Bon. Ils ont rompu il y a plusieurs années, en théorie, mais voilà donc que Lexi a encore des remords et des regrets. Fez est en prison pour trente ans, rien que ça, et Lexi bosse désormais pour Hollywood. Elle n’y est pas la scénariste qu’on espère : elle distribue les cafés, conduit les voitures… Ah lala.

Elle est toujours célibataire, bosse aussi parfois avec Maddy, manager de quelques acteurs, dont un certain Dylan Reid. Ah, un nouveau personnage, un nouveau BG pour faire vaciller le cœur de Lexi, super. Évidemment, Dylan ne sait pas exactement qui elle est, mais il la remarque quand elle a une bonne remarque à faire sur la scène.

Jules est mentionnée au passage, entre deux, et serait donc désormais à la limite de la prostitution. Une sugar baby. Super, comme tout le reste de la série. Maddy ? Elle passe sa vie derrière un bureau, ou en avant-première, mais récupère 10% de tout ce que Dylan gagne. En théorie. En pratique, ça va à son boss et c’est triste.

Je suis surpris qu’après tout ce temps, Rue retrouve également son parrain. Elle se met à lui parler de religion et Ali se retrouve à justifier l’homophobie de la Bible comme il peut auprès de Rue. C’est inattendu tout en étant tellement raccord avec la série – je n’ai pas oublié leur épisode spécial post Covid là. Rue va donc partir dans un délire religieux pour cette saison ? C’est plutôt raccord avec le personnage complètement paumé qu’on connaît, je suppose, surtout aux USA. La voilà qui se met à écouter la Bible au volant de son Uber.

Cela ne l’empêche pas de continuer à partir en vrille à côté : elle continue d’être une mule pour Laurie après tout. On lui confie justement un nouveau passage à risque – tandis que Faye semble sur le point de trouver un amour complètement dysfonctionnel avec un tueur de poules. Allez, qu’importe. L’essentiel est que Rue sait se mettre dans la merde partout où elle passe. Ainsi, elle délivre un sachet de drogues (sans avoir à les avaler) dans une villa luxueuse. Son envie de faire pipi la mène alors à en voir un peu trop et devenir pote avec une des nanas à moitié nue présente à la fête.

Rue étant Rue, elle est vite invitée à la fête. Sa présence dérange bien sûr l’homme de main du boss qui essaie de l’exfiltrer de la soirée, mais bien sûr, c’est trop tard : elle est remarquée par Alamo Brown, le boss en question. Il n’apprécie pas trop de voir une nouvelle qui ne se présente pas et passe donc du temps à lui parler. Il se présente à elle comme étant dans le marché de la chatte. Allons bon, est-ce que Rue va devenir prostituée en plus de tout le reste ?

Alamo explique à Rue qu’il possède des clubs de striptease avec du nu intégral. Il n’en faut pas plus pour que Rue essaie de se faire embaucher non pas comme strip-teaseuse ou prostituée, mais comme manager d’un club. Elle déteste bosser pour Laurie et elle adore ce qu’elle voit dans sa villa, où il y a plein de femmes à poil. Forcément.  

Rue se retrouve en tout cas plus dans la merde que prévu quand la drogue qu’elle a ramené à Alamo se révèle provoquer une overdose chez une de ses filles. Il n’en faut pas plus pour énerver le boss. Il confronte Rue et semble prêt à la tuer en contrepartie, mais Rue tente de s’en tirer en expliquant sa vie chaotique depuis l’horrible chantage de Laurie. C’est plutôt cohérent. Au passage, elle dit croire en Dieu, ce qui est probablement une grossière erreur.

Alamo joue le jeu en tout cas et lui dit que si elle croit en Dieu, il est temps de voir s’il croit en elle. Il lui met une pomme sur la tête et décide de lui tirer dessus. C’est un sacré wake-up call pour elle, je suppose. Rue finit morte de rire quand la pomme éclate au-dessus de sa tête sans la blesser. Drôle de fin d’épisode qui laisse une nouvelle fois l’impression que la série ne raconte pas grand-chsoe, tout en racontant plein de choses. Etonnant, quoi.

Bien sûr, on retrouve aussi Cassie et c’est bien la seule chose que j’ai pu voir de la saison 3 avant de la commencer : elle a une vie pleine de richesse et cherche à devenir une célébrité sur Tik Tok. Nous retrouvons donc Sydney Sweeney en train de faire la chienne pour créer du contenu. Ben super. La critique des réseaux sociaux est assez facile et évidente. Il est facile aussi de capitaliser sur le sex-appeal de l’actrice pour ça.

De manière plus surprenante, nous découvrons que la villa de luxe dans laquelle elle vit est à Nate. Il n’est pas ravi de rentrer du taf pour voir Cassie en train de faire le chien devant leur femme de ménage occupée à la filmer plutôt qu’à… faire le ménage. La scène est plutôt marrante, mais pour le coup, on sent vraiment que Jacob Elordi a pris quatre ans depuis la saison 2. Je ne sais pas s’il s’éclate autant que Zendaya avec la série.

Peut-être que c’est la barbe qui le vieillit aussi. En tout cas, si on a pu croire un temps qu’il s’était assagi, il n’en est un peu rien : assez vite, il retombe dans les travers du personnage et demande à Cassie de se comporter comme sa chienne. Il la siffle et tout. La série semble avoir pris en maturité aussi, puisqu’elle a la bonne idée de nous épargner de faire durer la scène sur du sexe qui serait gênant.

Tout leur argent ? Nate a repris le business de son père, tout simplement. Enfin, ce n’est pas si simple : alors que son mariage avec Cassie approche, il voit bien qu’il a besoin de ramener plein d’argent, mais qu’il n’est pas si évident de construire des maisons en Californie. Pour autant, le cadre fait rêver tout de même et il rêve, espérant créer une maison de soin incontournable. C’est mieux que les rêves de sa future femme qui se met à considérer la création d’un OnlyFan. Rien de pornographique, se rassure-t-elle, c’est juste pour faire en sorte que les gens se sentent spéciaux.

Le problème, dans tout ça, c’est que Cassie elle-même ne se sent pas si spéciale. On la voit scroller sur les réseaux et elle est si triste dans sa vie parfaite.

Elle essaie donc de parler avec Nate lors du dîner aux chandelles (bien trop de bougies !) qui suit. Elle veut à tout prix le convaincre de dépenser 50 000$ pour les fleurs du mariage, mais ce n’est pas du tout dans les plans de Nate. Il est sacrément bâtard et autoritaire avec elle. Je vais à nouveau le détester cette saison. L’enfermer dans un rôle de fiancé toxique et maltraitant ? C’est si logique.

Le truc, c’est que Cassie tient vraiment à ses fleurs. Elle propose donc à Nate son idée d’un OnlyFan. Cela ne va pas du tout à Nate, alors elle lui propose tout simplement d’annuler le mariage s’il n’a pas de quoi payer le mariage de ses rêves. C’est presque triste de voir Nate acculé comme ça alors même que j’étais en train de me dire que le personnage était absolument détestable, une fois de plus. Les scénaristes sont forts pour ça – et forts aussi pour me faire m’intéresser à peu près à une intrigue dont je ne devrais rien, mais alors vraiment rien, avoir à foutre. Il y a un sacré jeu de pouvoir entre eux, et finalement, c’est Cassie qui tient la meilleure carte : celle du sexe.

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