J’aime toujours autant cette série. Ces épisodes courts sont savoureux, on ne voit pas le temps passer et le rythme est saccadé comme il faut. J’aime quel a série mette en place plein de pistes à suivre en parallèle et j’aime qu’elle le fasse en jonglant vraiment bien entre chacune pour que ça avance à chaque épisode. Dans celui-ci, tout ne se recoupe pas encore, mais ce n’est pas dérangeant tellement on est embarqué dans l’histoire.
Spoilers
Paula se réveille derrière les barreaux.
I’m a fucking regular person.
Je crois que j’aurais eu besoin d’un récap de l’épisode précédent au début de celui-ci, mais bon, les pièces se sont remises en place assez rapidement tout de même. Paula se réveille en prison et se brosse les dents avec les doigts. Combien de temps après l’épisode précédent sommes-nous ? Pourquoi est-elle déjà en prison et pas juste en garde à vue ? Pourquoi la vibe Orange is the new black va-t-elle si bien à Tatiana Maslany ?
Elle reçoit la visite de Rebecca Halliday, son avocate. C’est un bon début d’épisode, en tout cas, et j’aime bien comme l’avocate met directement les pieds dans le plat. Cela permet à Paula de raconter tout ce qu’il s’est passé depuis le début de la série et j’aime voir comment elle n’a plus aucun mal à parler de son camboy désormais.
Le problème, c’est qu’elle raconte tout à cette avocate jeune devant elle… avant d’avoir la visite d’une deuxième femme qui se présente comme Rebecca Halliday. C’est dingue comme idée, mais j’aime beaucoup ce que ça donne.
L’avantage, c’est qu’elle est rapidement libérée et peut donc monter dans la voiture de Karl qui a payé sa caution. Elle doit être salée pourtant, la caution : elle est accusée d’un double homicide tout de même. Karl veut bien la croire, mais ça fait tout de même beaucoup à digérer pour lui. Il a tout caché à Hazel, la seule préoccupation de Paula désormais. Malheureusement pour elle, Paula perd évidemment la moindre chance d’avoir la garde sur ce coup-là. Comment pourrait-elle garder sa fille en étant accusée de meurtre ?
Elle promet à Karl de ne pas se battre contre lui et s’excuse. C’est beau. Cela doit lui imposer un sacré self control, en plus : c’est son pire cauchemar de perdre la garde de la petite, tout de même. J’imagine qu’elle sait que tout ça est temporaire… En attendant, elle rentre chez elle, retrouve son guacamole (la pauvre) et le ménage à faire, tout en écoutant un message de sa vraie avocate (la deuxième).
On lui conseille de faire une lettre d’absence pour son taf et gérer toute l’affaire comme elle peut. C’est d’autant moins évident qu’elle se retrouve seule dans son appartement à devoir faire face à tout ce qui lui arrive. Elle reçoit un appel de sa fille qui lui fait plaisir quelques instants, avant qu’Hazel ne lui raccroche limite au nez pour profiter de Mallory – elle a besoin de dessiner sa maman, mais puisque Mallory est là, bon, à quoi bon ?
Mallory prend mal la nouvelle quand elle apprend que Karl a fait libérer Paula. Elle s’en remet assez vite tout de même : elle trouve que c’est intéressant pour eux car c’est un geste qui les mettra en valeur pour obtenir la garde d’Hazel. Elle est tellement calculatrice à chaque étape, c’est fou.
Pendant ce temps, la série continue de nous faire de la promo assez peu discrète d’Amazon. Voir un camion Prime donne une idée à Paula qui la met aussitôt en place. Plutôt que de profiter de son temps de liberté, Paula décide donc de continuer son enquête et commande un paquet qu’elle fait livrer à la fausse adresse de Dennis.
Elle peut donc prendre en filature la vieille femme qui lui a menti dans l’épisode précédent jusqu’à l’adresse où elle dépose les colis pour Dennis. C’est tout de même bien dangereux comme plan, mais elle ne semble pas s’en rendre compte plus que ça. Paula se décide même à entrer par effraction dans la maison de Dennis ensuite : elle pète un carreau et se rend compte que c’est beaucoup moins simple que ce qu’on voit habituellement dans les films. J’ai bien ri de la voir le bras coincé dans la vitre partiellement brisée.
C’est un petit détail qui fait la différence, je trouve : le gag est bon et réaliste. Il faut au moins ça pour nous raccrocher à une série qui n’a plus grand-chose d’autre de réaliste, non ? Paula entre dans la maison et commence sa fouille, mais c’est assez décevant car elle ne trouve pas grand-chose. Elle finit par mettre la main sur une photo de Dennis et Trevor. C’est déjà ça.
Par contre, dans le salon, il y a déjà un cambrioleur. La scène de combat qui suit est hilarante, parce qu’on sent que les deux femmes ne sont pas des pros du combat – enfin, en vrai, je pense que Tatiana doit l’être vu les rôles qu’elle décroche, mais là n’est pas la question. Un coup de cactus dans la tronche plus tard, Ashley décide de retirer sa cagoule et de révéler qu’elle est juste là pour récupérer la photo.
J’ai un peu de peine pour Paula qui se rend compte au passage que la tasse offerte par sa fille est brisée… mais en même temps, quelle idée de l’avoir dans son sac à main toute la journée ? J’ai beaucoup aimé la scène qui suit : elle permet à Paula de révéler qu’elle a tué Dennis, mais elle récupère enfin des informations utiles. Ashley lui révèle le plan de Trevor : l’influence de Dennis lui a donné les idées des arnaques et il s’en est pris à Paula parce qu’elle avait une fille – et parce que Portland, encore. Au passage, Paula apprend surtout qu’Ashley est témoin du meurtre de Sky : elle ne peut plus être accusée si une témoin dit toute la vérité à la police. Du moins, c’est ce qu’elle espère.
Paula décide d’appeler Gonzales aussitôt. Si Ashley n’a pas envie de témoigner, Paula la force à le faire puisqu’elle est déjà impliquée et déclare au téléphone que Dennis O’neil est responsable du meurtre de Trev. La flic est perplexe, mais elle l’écoute, c’est déjà ça. Malheureusement, au commissariat, Ashely se fait la malle, évidemment.
Bizarrement, elle semble d’abord vouloir rester mais se barre quand Paula ne lui fait pas confiance pour rester. C’est con : elle provoque ce qu’elle craint, Paula ! En tout cas, dans sa fuite, Ashley perd son sac. Dedans, il y avait un flingue, que Paula a la bonne idée de toucher à mains nues et de jeter dans une poubelle du commissariat (qu’est-ce qui pourrait mal tourner ?). Il y avait aussi une clé USB avec quelques vidéos des chats de Trevor avec ses clients.
Paula rentre donc chez elle après une scène où elle dit ses quatre vérités à Gonzales (c’est mérité, je trouve) et visionne tout ça, à la recherche d’informations. Aïe aïe aïe.
Au travail, Rudy raconte la vie de Paula au téléphone tout en étant débordé par le taf. Il faut dire que Paula est en prison et que Geri ne se pointe pas. En effet, Geri est occupée de son côté à mener sa propre petite enquête qui l’emmène dans les locaux des alumni de Yale. C’est plutôt intéressant, car elle rencontre ainsi Joyce, la recruteuse qui avait subi du chantage de la part de Dennis. Je ne m’attendais pas forcément à ce que cette intrigue revienne sur le devant de la scène. C’était pourtant évident que ça pouvait arriver.
Même si Geri ne récupère pas toutes les infos qu’elle espérait, elle décide de présenter à ses patrons le fruit de son travail. C’est sans pitié et ça leur plaît beaucoup. Rudy se rend compte que Geri lui cache des choses, surtout qu’elle n’est pas bien discrète quand elle met sous clé le papier dans un tiroir de son bureau. J’ai de la peine pour Rudy puisque Geri est vraiment peu agréable avec lui.
Cela ne justifie pas forcément qu’il décide ensuite de forcer le tiroir, mais au moins, ça lui permet de découvrir ce qu’il en est. J’aime bien la confrontation entre eux, surtout que ça permet à Geri de prouver qu’elle sait exactement ce qu’elle veut dans la vie, contrairement à lui. Peut-il vraiment lui en vouloir pour ça ? La dispute est bien suivie par tout le bureau, surtout quand Rudy explose la tablette de Geri devant tout le monde.
Rudy a aussi fait l’erreur de récupérer le téléphone de Dennis dans le bureau de Geri. Ce n’est que le début de ses erreurs horribles : il a la bonne idée de rallumer le portable, ce qui permet aussitôt à la première avocate de l’épisode, la fausse avocate, de le tracer. Et elle a un flingue. Oups.
