Line of Fire – S01E01 – Pilot – 18/20

C’est parti pour mon avis sur ce premier épisode et, franchement, enfin une série de network qui sait précisément ce qu’elle est et ce qu’on attend d’elle : une multitude de personnages, des liens absolument pas crédibles entre eux, des dynamiques chaotiques entre les personnages et une enquête en trame de fond avec des twists qui vont révéler des secrets de famille plus soapesques les uns que les autres. Cela part extrêmement bien et ça attire encore plus mon attention que quand j’ai vu la bande-annonce.

Spoilers 

Une famille d’agents fédéraux (et autres) se réunit pour fêter la retraite du patriarche.

What your diner table conversations must be like.

J’ai tenté de voir cet épisode ce soir et autant dire que ça partait mal pour lui : il était un peu tard et je l’ai lancé parce que je voulais vraiment le voir, mais alors la première scène qui ne nous offre aucune vraie intro, se passe dans la nuit et voit une US Marshal poursuivre un homme dont on ne sait pas le crime qu’il a commis, ce n’était pas ce qu’il fallait pour me donner envie de rester.

Heureusement, le reste de la scène est bien plus intriguant. Profitant de l’obscurité, un mystérieux tueur abat son suspect, puis l’US Marshal au beau milieu de la forêt. Ensuite, il maquille la scène du crime pour faire en sorte de donner l’impression que les deux se sont entretués. Dire que le type allait se rendre bien gentiment, c’est con, tout de même !

Si la première minute ne me convainquait pas trop, ça n’a pas été le cas du tout du reste de l’épisode. La première scène qui présente un à un les personnages et leur fonction autour d’une conversation de groupe familiale était parfaite. Elle m’a rappelé ce que proposait Brothers & Sisters à la belle époque. Bon, les persos, vite fait : Mike, Clare, Russel, Micah, Jane. Je remercie la série d’avoir eu le bon goût de me mettre les prénoms en gros dès leur apparition. L’air de rien, ça m’aide bien pour la suite de la critique.

La conversation de groupe tourne autour d’une invitation à un pot de départ à la retraite du paternel, qui bossait pour les services secrets. Mike est sur le point de prendre sa retraite, donc : il lui reste tout de même une semaine de travail. Je n’arrive pas à me faire à l’idée que cet acteur est à l’âge de la retraite, il fait tellement jeune – enfin, non, mais pas vieux, quoi. Et pourtant, c’est bien le cas…

Tous les personnages disent ou non s’ils ont l’intention d’y aller, pendant qu’on les rencontre sur un matin tout ce qu’il y a de plus banal dans leur vie. Oui, oui, banal, même pour Jane, une autre US Marshall, qui est dans un hélicoptère et invite sa fille Clare, du FBI, à venir la rejoindre. Faut s’accrocher, mais ça se suit bien. Clare est en couple depuis quelques mois avec un type, Logan. Le truc, c’est que Logan en a marre de la voir s’éclipser tout le temps pour le boulot (je le sais parce qu’il s’en plaint à Joel, son voisin – putain, qu’est-ce que je suis content de retrouver cet acteur !). La relation entre Logan et Joel est forcément bizarre à mes yeux par contre, parce que j’ai vu Joel dans trop de rôles LGBT pour le penser tout à fait hétéro et, du coup, ce voisin pas si hétéro qui passe tout son temps chez Logan chaque fois qu’il se fait planter par sa copine ? Eh, ça ressemble à des rencards, quoi.

Loin de ces considérations romantiques, Clare rejoint sa mère sur la scène de crime, donc. L’US Marshall Farrel est morte et c’est suspicieux immédiatement pour Clare : elle ne comprend pas la précision de sniper du tir qui la tue (juste à côté du gilet pare-balle, quoi) ou la balle qu’elle semble s’être infligée. Bref, c’est parti pour une grande enquête, n’en déplaise à Brian.

Brian est le collègue de Jane qui milite pour une enquête simple : une simple fusillade entre une agente et un criminel. Il faut dire que la décédée, Libby, était son amie et qu’il veut l’enterrer au plus vite – il faut pour ça mettre un terme à l’enquête. D’accord. Cela fait un paquet de personnages à connaître, tout de même, et ce n’est que le début.

En tout cas, Clare a raison évidemment et comprend bien vite qu’il y a un a troisième tireur sur la scène de crime. Ce n’est toutefois qu’une théorie qu’elle doit prouver comme elle peut : sa mère lui laisse 12 heures pour le faire quand ils entendent tous que le suspect que Libby suivait n’était pas armé.

Clare accepte le défi, annule son repas avec Logan, puis passe sa nuit à fouiller la scène de crime en papotant avec son frère Micah au téléphone. Elle n’est pas aidée par la pluie qui se met à tomber, par contre.

Du côté des Services Secrets, Mike bosse avec Micah et on sent qu’il y a des tensions. Micah est assigné à la surveillance d’une actrice super belle, évidemment, histoire qu’on puisse avoir une romance interdite bien rapidement. Genre, en une scène. C’est tellement prévisible – en plus, évidemment que le frère beau gosse finit torse nu bien rapidement. Ce ne serait pas une série, autrement. C’est très cliché, mais c’est le soap qu’on cherche dans une série de network après tout.

Par contre, durant la soirée, Micah est terrifié de se rendre compte qu’il y avait une webcam connectée dans l’appartement supposément hyper sécurisé. Qu’il fait du bon boulot !

J’ai moins aimé la scène qui voit Clare débarquer à la soirée hyper chic de ses parents en étant trempée et dégoulinante de boue. Elle y négocie 24h de plus sur son enquête, d’accord, mais ça nous présente Jane comme une connasse hyper hautaine avec sa fille. Le fait qu’elle se méfie des inconnus et imagine le pire d’eux en fait un personnage intéressant, mais avec ses propres enfants, bof, quoi. La scène semble exagérée, quoi.

Sinon, on suit aussi Russel entamer son job en tant que DOJ. La première chose qu’on lui dit ? Sa réputation familiale, avec que des agents sur le terrain, le précède et il ne devra jamais rien raconter à sa famille. S’il dit qu’ils ne mangent jamais ensemble, il est amusant de voir son père venir le voir dès le premier déjeuner pour lui demander un service.

Le lendemain, c’est la grande réunion de famille qu’on attendait depuis le début de l’épisode. Nous sommes au milieu de celui-ci et il y a déjà tellement d’histoires qui s’entremêlent, j’adore ! C’est le genre de dynamique qui manque trop souvent à mon goût dans les séries modernes ou les prestige dramas là. Là, c’est chaotique, mais ça fonctionne bien. Clare ramène donc Logan pour la première fois dans sa famille – et elle fait plaisir à tout le monde comme ça car tous voulaient se rencontrer. Elle est quand même bien angoissée de laisser Logan dans le grand bain des agents fédéraux, et c’est rigolo.

En parallèle, Clare se retrouve embarquée par Micah qui veut un conseil sur la webcam qui a pu le filmer, par Russel qui veut son conseil et par sa mère, à qui elle doit faire un résumé de ce qu’elle a découvert dans son enquête. Libby avait donc décidé de mener sa propre enquête sur le boss de Carlos, le criminel tué. Le boss étant Sandoval. C’est un nom qui sonne bien, tiens. On note aussi que Libby était en phase terminale et Clare en fait aussitôt la source de beaucoup de théories. Malheureusement, Jane apprend en même temps que l’enquête va être rapidement fermée, puisque Clare est la seule à s’inquiéter.

La réunion de famille est hilarante à suivre, franchement. J’aurais peut-être préféré qu’on reste à suivre le point de vue de Logan, qui est clairement jeté au milieu d’un joyeux bordel. Il apprend que les parents sont séparés et se débrouille pour révéler assez vite que Jane a un petit-ami aussi, Terry. Bien joué. Le repas tourne court pour lui quand il apprend qu’il y a aussi un autre demi-frère dans la famille : Jack. Mort cinq ans plus tôt. Comme il n’était pas au courant, Jane décide que la relation avec Logan n’est pas bien sérieuse.

Logan se rend compte bien vite qu’il ne connaît pas grand-chose de Clare et surtout que la famille de sa copine qui décide de se blesser en permanence n’est pas une si bonne excuse. Il se barre donc après une rapide explication avec Clare. On ne peut pas dire que ce soit la joie de vivre. En plus, au passage, Russel apprend que son père lui a décroché son job sans le prévenir et Micah essaie toujours de régler son affaire de webcam, sans grand succès.

Tout ça fonctionne vraiment bien et mène les deux frères et la sœur à se bourrer la gueule dans le parc du quartier. C’est plutôt rigolo et je trouve que la série se suffit à elle-même comme ça sans avoir à tous les mettre sur une même enquête comme on nous l’a vendue dans le synopsis. Pendant que les trois se confient les uns les autres, il est révélé que les parents continuent de coucher ensemble – même si elle a un copain. Allons bon.

Ils sont interrompus alors qu’ils allaient remettre le couvert, cependant : Russel et Micah reviennent pour parler à leur père. Mike apprend ainsi à Russel qu’il n’aurait pas dû lui demander de récupérer des infos confidentielles et qu’il n’avait pas eu besoin de dire quoi que ce soit pour qu’il obtienne le job. Bien.

En parallèle, Micah découvre que la webcam n’enregistrait rien du tout et que tout va bien.

Même si Jane lui dit de lâcher l’affaire, Clare continue évidemment son enquête sur Libby. Elle contacte ainsi le veuf de Libby et découvre que Libby parlait sur Discord avec Sandoval. Allons bon. Cette fois, les US Marshall sont bien forcés de voir que la scène de crime était plus complexe qu’elle ne semblait. Quant à Jane, elle est très sympathique finalement : elle révèle à sa fille qu’elle ne croit pas en elle, elle est sûre d’elle. C’est meugnon. Elle explique qu’elle savait déjà que Libby n’était pas clean et agissait selon son propre agenda. Ramener un membre du FBI dans tout ça, c’était lui permettre de révéler ça sans avoir à le faire elle-même, parce que personne ne l’aurait cru.

Elle essaie alors de convaincre sa fille de donner une nouvelle chance à Logan, mais c’était déjà le plan de Clare. Malheureusement, ça n’arrivera pas. En effet, de son côté, cependant, Logan débarque à nouveau chez sa belle-famille afin de s’excuser. Il trouve la porte ouverte et rentre dans la maison sans y être vraiment invité. Que c’est triste, on sent tout de suite que ça va mal tourner pour un des personnages de la série. Dans le salon, Logan se décide à être curieux : il trouve ainsi une photo de Jack et découvre qu’il s’agit de Joel, son voisin. Oh non.

Joel est juste derrière lui et n’hésite pas à le poignarder, juste après avoir dit qu’ils n’étaient ni l’un ni l’autre pas qui ils prétendaient être. Autant je me doutais que Jake et Joel allaient être la même personne, autant le coup du meurtre de Logan, je ne l’ai pas vu venir du tout. Ceci dit, on ne confirme pas encore qu’il est mort – un petit coma ne serait pas étonnant pour un soap.

En attendant, Nia Wallace, du Homeland Security, est celle qui est en charge de l’enquête. Elle réunit toute la famille chez Jane, le lieu du crime, histoire de les informer de ce qu’il se passe : ils ont affaire à un tueur en série qui s’en prend à des agents fédéraux de différentes agences. Et comme si ça ne suffisait pas, Jane et Mike ont une piste concrète : les crimes sont signés d’un cygne en origami. Un fan de Prison Break ? Non : Jane sait que ça pourrait être Jack, même si elle ne veut pas y croire. Elle a fait disparaître le cygne de la scène du meurtre de Libby, Mike en fait de même pour celle de Logan.

Allons bon. Le mystère est bon, je mords avec l’hameçon avec plaisir. Quant à Mike, il doit repousser sa retraite tant que l’affaire n’est pas réglée, à la demande de Nia Wallace qui demande à la famille de continuer de vivre comme si de rien n’était, juste après avoir expliqué à Clare que son copain avait été tué à cause de sa famille. Ben oui, bien sûr, et la marmotte, elle met le chocolat, dans le papier alu !

Photo promotionnelle de l’épisode – Apple

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Line of Fire (S01)

De quoi ça parle ?

Les Hollingsworth ne sont pas exactement une famille comme les autres : entre FBI, US Marshals, Secret Service et Department of Justice, tout le monde travaille pour le gouvernement. Lorsqu’une affaire apparemment classique révèle un complot bien plus vaste, toute la famille se retrouve directement visée.

Ce que j’en attends

C’est probablement la nouveauté network de cette rentrée qui m’intrigue le plus (en même temps, y en a tellement peu…), ce qui n’était pourtant pas gagné avec Peter Krause en tête d’affiche : après 9-1-1, j’avais eu ma dose, je dois dire, et ça ne me dérangeait pas de ne plus le voir, j’avoue. Le concept n’a rien de révolutionnaire sur le papier, mais la bande-annonce donne l’impression d’une série plus ambitieuse visuellement que le procédural NBC classique, et le mélange famille dysfonctionnelle/complot impliquant plusieurs agences peut être très efficace… En tout cas, ça me parle, ça semble fait pour moi.

Pourtant, Joshua Safran me rend quand même hyper méfiant. C’est le créateur de cette série (dont la saison 1 fait dix épisodes), mais aussi celui de… Quantico. Et autant j’avais adoré le point de départ de Quantico, autant je n’ai pas oublié le bourbier qu’elle est vite devenue avec des réinventions de l’ADN de la série tous les dix épisodes.

Ceci dit, elle avait réussi à me rendre accro (il y a onze ans déjà !) avec son délire de grandes conspirations qui se perdait dans les rebondissements et les fausses pistes. Avec seulement dix épisodes ici, il y a peut-être moins de risques de tourner en rond. Mon autre crainte vient justement de ce format : tout dans la promo me donne l’impression d’une mini-série qui ne sait pas qu’elle en est une. J’espère donc surtout une intrigue qui avance vraiment et, par pitié, pas un énorme cliffhanger pensé pour une saison 2 qui n’arriverait jamais. Bref, je milite déjà pour son renouvellement.

Note moyenne de la saison : –/20 

Line of Fire – S01E01 – Pilot – 18/20

C’est parti pour mon avis sur ce premier épisode et, franchement, enfin une série de network qui sait précisément ce qu’elle est et ce qu’on attend d’elle : une multitude de personnages, des liens absolument pas crédibles entre eux, des dynamiques…

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La rentrée séries, quelle rentrée séries ?

Salut les sériephiles,

Il fut un temps où la fin du mois d’août signifiait une chose : une quantité beaucoup trop importante de nouvelles séries à tester courant septembre, souvent pour la troisième semaine du mois. En mai, puis en août, il fallait regarder les trailers, choisir les pilotes prioritaires, essayer de deviner ce qui serait annulé au bout de trois épisodes et, surtout, espérer tomber sur le prochain gros coup de cœur. En 2026, j’ai l’impression que le problème est réglé : il n’y a quasiment plus de rentrée séries. Comme en plus, ils annoncent une météo chaude et tout, venez, on reste sur nos transats et on prolonge les vacances d’un mois ! Non ? Bon.

Évidemment, les plateformes ont changé la donne depuis longtemps et les nouveautés sortent désormais toute l’année. Du coup, les networks américains semblent avoir complètement abandonné l’idée de faire de septembre un événement. ABC ne lance même aucune nouvelle fiction cet automne et, ailleurs, les nouveautés se comptent sur les doigts d’une main. Je ne réclame pas quinze chefs-d’œuvre. Je veux juste retrouver ce plaisir de tester beaucoup trop de pilotes, y compris ceux qui ont l’air mauvais, ceux qui seront annulés trop vite et ceux dont personne n’attend rien. Là, même les séries de retour ne reviennent pour la plupart qu’à la mi-octobre… Logique, puisque toutes les saisons sont raccourcies. Merci les plateformes, je vous déteste.

Le pire dans tout ça ? Je suis forcé de me tourner vers les plateformes pour avoir des choses à me mettre sous la dent. Et même comme ça : j’ai fait ma sélection avant de regarder les trailers et je ne regrette pas de les avoir regardés. Voilà ce que ça a donné :

Le 9 septembre, Apple TV lancera Last Seen. Pour une fois, je suis plutôt curieux : Patrick Brammall y incarne un opérateur des services d’urgence qui reçoit un appel lui faisant penser que son interlocutrice pourrait être sa fille disparue depuis des années. Je connais peu le casting, mais le mystère présenté dans la bande-annonce fonctionne et Apple reste suffisamment fiable pour me donner envie de tester. Je ne suis pas sûr du tout d’avoir le temps d’y jeter un oeil parce que la date est très proche de la rentrée scolaire, pour le coup, mais bon, je me la garde dans un coin… À défaut de rattraper le reste. Ce sera une mini-saison, encore une fois : six épisodes, dont deux dès le premier soir !

Dès le lendemain, Netflix proposera Crew Girl et… au secours. Il s’agit de huit épisodes autour de Teagan Tao, jeune prodige de l’aviron dont la vie bascule après un scandale familial. Nouvelle école, compétition, rivalités, romance… Je souffle fort. Je peux aimer une série adolescente, une romance ou une série sportive. En vrai, le synopsis me tentait presque, mais cette bande-annonce me donne vraiment l’impression d’avoir déjà vu cette série dix fois – en film. Le jeu des acteurs n’arrive pas à me convaincre, le postulat de base ne me tente pas ; bref, ce sera finalement sans moi parce que ça a l’air chiant, quoi. Et tant qu’on est dans le chiant, d’ailleurs :

Le 20 septembre, American Hostage arrivera sur MGM+ et c’est probablement ma plus grosse frustration. La série raconte une histoire vraie se déroulant dans les années 70 : un preneur d’otages exige d’être interviewé par un célèbre journaliste radio local. L’histoire me tente énormément, seulement le trailer me donne déjà envie de me barrer : tout a l’air très grave, très lent, très « prestige drama », très… chiant, en fait. Je n’ai juste pas envie en ce moment de regarder une série qui semble me demander de supporter pendant huit heures un concept qui pourrait tenir dans un film d’1h30. Ouais, c’est comme ça que je ressens un « prestige drama » ou un épisode de Game of Thrones d’ailleurs, je me fais chier, y a pas à se prendre autant au sérieux tout le temps et à trainer comme ça. Allez, critiquez, je suis un trentenaire aigri – pire ! Un millennial.

Heureusement, le lendemain, NBC lancera Line of Fire. Enfin une nouvelle série de network ! Et c’est peut-être celle qui me tente le plus, même si j’ai failli passer mon chemin parce que Peter Krause, je me le suis assez bouffé dans 9-1-1. La série suit la vie d’une famille dont les membres travaillent pour différentes agences américaines, entre FBI, Marshals, Secret Service et Department of Justice. Bien sûr, ils se retrouvent tous sur la même affaire à un moment. Si le concept peut être sympa sans être franchement novateur pour un network, j’ai davantage l’impression devant ce trailer de voir une grosse série destinée à une plateforme qu’une nouvelle série NBC pensée pour s’installer pendant plusieurs saisons. C’est probablement beaucoup trop tôt pour annoncer son annulation, j’en ai conscience, mais disons que je ne parierais pas encore sur une saison 2 : ça a tout de la mini-série. Du coup, j’ai peur d’avance de la fin en queue de poisson pour ouvrir vers une saison 2 alors que ce sera annulé. Les grands classiques.

Vous voyez où j’en suis : je regarde du côté des séries françaises pour trouver des nouveautés de rentrée. Jérôme Niel (putain, il a des cheveux longs et ça lui va grave bien ?) incarne un homme qui retrouve un ancien camarade d’école, désormais candidat à la mairie de sa ville. Son admiration pour lui va progressivement tourner à l’obsession. Sept épisodes sont prévus à partir du 25 septembre sur HBO Max. L’affiche et le concept m’intriguent vraiment, Jérôme Niel aussi parce que je l’aime bien en général quand il n’est pas à faire des tutos (jamais compris, ça), mais la bande-annonce me laisse beaucoup plus dubitatif. Là encore, je testerai si je trouve du temps (lol, de qui je me moque ?), mais davantage par curiosité qu’autre chose.

Et enfin, le 30 septembre : Scrubs. Une saison 2 d’un revival d’une série lancée en 2001 est ce que j’attends le plus impatiemment en ce mois de septembre… Et encore, ce sera dans la nuit du premier octobre, ici, hein. C’est probablement ce qui résume le mieux mon problème avec cette rentrée 2026 : parmi tout ce que j’ai repéré pour septembre, la série que j’attends le plus n’est même pas une nouveauté et même pas en septembre. Les séries n’ont pas disparu et certaines de celles citées ici seront peut-être excellentes, mais en attendant, c’est la disette, cette rentrée séries… Bref, ça me donne envie de rester en vacances.

Suits LA – S01E02 – Old Man Hanrahan – 16/20

Tous les ingrédients semblent réunis pour que cette série fonctionne. Malgré un petit goût de réchauffé et déjà consommé, la nouvelle sauce qu’ajoute Los Angeles à ce spin-off prend plutôt bien et apporte une touche d’originalité sympathique. Plutôt que d’être coincés avec des deals auxquels on ne comprend pas grand-chose, on a en effet des histoires d’Hollywood ou de meurtres. Et ça, ça me connaît un peu plus. Bref, c’est vraiment accrocheur.

Spoilers 

Ted demande à Erica de sécuriser une de leur nouvelle cliente, importante pour leur image.

Way to suck the fun out of the morning. You’re here to tell me I have a tumor?

Y aura-t-il un générique ? Pas sûr, mais on retrouve la même petite musique d’ambiance pour le résumé de l’épisode précédent que dans la série-mère. Je n’arrive pas à m’y faire : les deux séries sont vraiment sur les mêmes codes. Cela ne peut que fonctionner, pas vrai ? En vrai, oui. Ils ont repris Greenback Boogie en générique, sérieux ! Il faut que je vous avoue que je suis un peu nostalgique de la série d’origine quand j’entends ce générique et un peu déçu, aussi, parce que ce nouveau générique où l’on voit les personnages a un vrai petit feeling début des années 2000… et j’adore, tout simplement !

Ted confie dès le début d’épisode le cas de Dylan à Erica. Je me doutais bien qu’elle serait importante pour la série. Après tout, c’est la première cliente qu’on a pu apercevoir. Le problème, c’est qu’Erica ne connaît pas grand-chose de Dylan et de sa carrière d’actrice. Elle a donc besoin d’aide pour mieux la cerner et fait appel pour cela à Leah (et pas Lia comme je l’entendais apparemment ?). Elle est là pour l’humour, ça se sent, et j’attends de voir ce que ça va donner après quelques épisodes, tout de même. Pour l’instant, j’ai l’impression que c’est un peu forcé (la scène où elle mange le paquet trouvé par terre, la scène où elle fait le feu avec sa main… je ne sais pas trop).

J’aime beaucoup l’actrice choisie pour interpréter Dylan – j’espère l’entendre chanter même – et on se retrouve avec une nouvelle scène où elle appelle Rick pour comprendre cet étrange changement d’avocat : elle a signé avec lui et Ted, elle se retrouve avec Erica et ne comprend pas les dramas. Son problème ? Qu’il est grave ! Elle a signé pour un petit film indépendant, mais ça l’empêche de faire un gros film de la WB. Gênant.

En parallèle, Stuart commence ses premiers jours en tant que partenaire de Samantha. Le couple a du mal à trouver son équilibre, clairement, et ça se fait un peu en dépit de Rick. Il ne peut pas avoir la promotion qu’il espérait : Samantha bloque, parce que c’est aussi sa firme et qu’elle a déjà fait une faveur à Stuart en dégageant Ted de leur fusion.

Bien sûr, Rick est énervé, surtout que la solution que Stuart lui apporte consiste à voler un client à Ted. C’est con : il vient de le quitter en lui reprochant de ne plus se respecter et de ne plus avoir les bonnes méthodes et le voilà qui se retrouve à avoir des méthodes de merde. Il lance donc une vraie compétition avec Erica qui est en plus un peu en mauvaise posture avec Leah qui a fait de la merde avant : Erica cède donc la possibilité de bosser sur le cas de Dylan à Rick, qui a besoin d’un gros client, et accepte son challenge.

Ils sont ainsi en compétition pour garder Dylan. Rick gère plutôt bien le cas de Dylan, j’imagine que les scénaristes savent faire. Le problème, c’est que le producteur du film indépendant aussi sait ce qu’il fait : il bloque donc l’actrice en lui offrant 35 scènes supplémentaires, rien que ça. Ce n’est pas un souci pour Erica qui veut vraiment la garder et s’arrange pour qu’elle fasse de la promotion pour WB en même temps que le shooting du film indépendant, parce que son contrat ne lui interdit pas de le faire. C’est con.

Les choses se présentent bien pour Erica, qui récupère donc Dylan. Cette dernière est toutefois une vraie perle et tient à dire à Nick qu’elle ne travaillera pas avec lui. Il accepte, mais en profite pour lui parler d’une de ses idées vis-à-vis du film indépendant. Superbe. Il récupère donc Dylan, puis passe voir Erica – avec une scène qui permet de comprendre qu’ils ont possiblement eu une relation par le passé.

En attendant, c’est problématique pour Erica : elle a accepté un challenge dont elle n’avait pas besoin et l’a perdu – perdant au passage Dylan, qui est une cliente importante pour l’image de la firme de Ted déjà bien à genou avec tout ce qu’il s’est passé. Ted lui fait la morale, mais le but est surtout de comprendre qu’ils ne doivent pas sous-estimer Rick à nouveau. Au passage, Erica comprend surtout qu’elle aurait mieux fait d’écouter Leah : elle avait eu la même idée que Rick en lisant le script, ce qu’Erica n’a pas fait. Les connaissances de Leah auraient pu permettre de garder Dylan comme cliente.

Par conséquent, les deux femmes font un deal que j’aime bien : Leah, qui est fan de films et séries, apprendra à Erica comment reconnaître les bons et mauvais scripts tandis qu’Erica lui apprendra à être avocate, même si ce n’était pas vraiment son rêve. Leah n’a pas eu le choix de faire ce qu’elle voulait : elle aurait préféré être scénariste, mais ses parents ne lui ont pas laissé la possibilité, parce qu’elle était de la première génération d’immigrés. C’est un peu simple et cliché, mais c’est efficace pour qu’on l’apprécie, malgré ses airs naïfs.

L’épisode réintroduit Maggie Grace et elle a vraiment un rôle qui m’intrigue pour le moment – elle s’appelle Amanda. Elle est heureuse d’avoir tout un étage du bâtiment pour elle après la trahison de Stuart, mais elle aime bien venir faire ses cafés à l’échelle où travail Ted. Cela sent bon la drague continuelle dans les différents épisodes. Bizarrement, Ted fait rapidement d’elle sa confidente quand il a des problèmes. Et je ne vois pas trop pourquoi.

Bien sûr, la série semble proposer un fil rouge avec la première grosse intrigue avec le procès que prend Ted en charge. Son client, Lester, est accusé de meurtre parce qu’il était sur les lieux du crime et avait du sang partout sur lui. J’aime beaucoup l’acteur, mais clairement le personnage ne semble pas dire la vérité quand il raconte ce qu’il s’est passé. Pourtant, Ted le croit, ce qui pose problème parce que même ses collègues sur le cas ne le croient pas.

Ted décide quand même de protéger Lester coûte que coûte, même quand il se retrouve face à une rapace pour le descendre, et ça se voit, au point où ça pose problème car il remet en question son instinct et ses convictions – ce dont il parle avec Amanda.

Dans tout ça, Ted se retrouve à devoir proposer dix ans de prison à son client, parce que c’est tout ce qu’il peut réussir à faire, surtout quand il y a des preuves qui s’accumulent du côté du mobile : Lester a volé de l’argent à Simon, celui qu’il est soupçonné d’avoir tué. C’est… gênant, au mieux, surtout qu’il ne l’a jamais dit avant. La scène suivante permet juste de caser le nom d’Harvey, un joueur de baseball ami de Ted, mais pas de Kevin. Soit.

En fin d’épisode, on découvre que de toute façon, tout ça n’était pas le mobile choisi par la rapace, qui se voit doter d’un nom au passage, Elizabeth. Non, Elizabeth a trouvé un mobile bien plus juteux et convaincant : Simon couchait avec la femme de Lester.

Allons bon. On pourrait finir l’épisode là-dessus, mais le cliffhanger voit finalement Amanda et Elizabeth se retrouver nez à nez. Et elles ont un passé un peu lourd – peut-être un couple ? Elles sont ennemies aujourd’hui, en tout cas, et Amanda promet de s’occuper du cas de Lester si jamais Ted le lui demande. Il assiste à l’échange, bien sûr, donc on en saura plus la semaine prochaine, je suppose.

La série nous propose un énième retour en 2010, bien sûr : on y suit Ted se rendre à un rencard avec Samantha, à un one-man show improvisé avec les pieds. Pas dingue du tout. Il était un super enquêteur et tout et tout, mais quelle flemme ces flashbacks. En plus, j’ai du mal à cerner le job qu’il était censé avoir : un avocat n’intervient pas comme il le fait dans les arrestations ; un enquêteur ne se pointe pas en costard comme il le fait en interrogatoire… Étrange. En tout cas, il avait déjà son acolyte qu’il a mis sur le coup de Lester et dont je n’ai toujours pas réussi à choper le nom après un épisode et demi (Kevin, il fallait juste attendre les ¾ de l’épisode).

Apparemment, tout ce que faisait Ted dans le passé, c’est s’arranger pour mettre des gens derrière les barreaux, et ça ne plaisait pas à Samantha de le voir utiliser des gens – surtout quand c’était elle qui était utilisée. Ne vous inquiétez pas, ça ne l’empêche d’avoir des répliques incroyables à la Suits (ce « You can kiss my perfect ass » est si ridicule qu’il en devient drôle !) et de rester en couple avec Ted.

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