This is us – S05E04

Épisode 4 – Honestly – 16/20
Les parallèles établis dans cet épisode entre les différentes intrigues sont très bons, et même meilleurs que d’autres fois, mais j’ai eu du mal avec certains éléments. Les révélations inattendues après cinq saisons à côtoyer certains personnages que l’on a l’impression d’avoir exploré sous toutes les coutures, c’est très étrange, et ça fait deux saisons que ça dure. Ca me conforte dans l’impression qu’il va falloir abandonner le passé à un moment pour se concentrer sur le futur. En attendant, c’est toujours très bon comme série, malgré ces drôles de réécriture.

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Spoilers

Believe me Kevin, I wish I didn’t have to interrupt.

Eh, mon jour férié de la semaine dernière me manque, mais j’ai quand même envie de voir cet épisode ce soir plutôt que d’attendre pour le voir, et ça, même si je sais qu’il faudra attendre deux semaines avant le prochain*, parce que Thanksgiving va passer par là. En attendant, on reprend avec Jack et Rebecca profitant d’un moment calme un matin où ils n’ont pourtant que peu dormi… ben moi, j’en profiterai pour dormir plus, franchement.

Mais bon, ils ont un couple tellement parfait à réussir à communiquer malgré les trois bébés qui pleurent beaucoup trop régulièrement pour leur bien… Le lendemain soir, ils réussissent à coucher les trois bébés, mais Kevin se met à pleurer au moment où les parents allaient pouvoir faire de même. C’est dur d’avoir des triplés, et c’est encore plus dur quand Kevin pleure tout le temps. Rebecca pète un câble de ne pas pouvoir aller voir son fils, même si elle était d’accord pour le laisser pleurer un peu.

Un peu, mais pas une demi-heure. Ou pas six minutes qui semblaient durer trente minutes.

Elle le rendort, mais ça ne marche à nouveau pas… et Jack est alors forcé de s’interposer entre la mère et son fils. Rebecca est hyper inquiète pour lui, parce qu’elle l’entend pleurer encore et encore. Finalement, elle semble s’y faire et Kevin finit par arrêter de pleurer de lui-même en fin d’épisode quand Jack déprime à son tour de ne pas l’entendre arrêter de pleurer.

Quelques années plus tard, un flashback sur les adolescents nous apprend que Kevin commence à avoir des problèmes concernant sa nourriture. C’est gros que les scénaristes commencent seulement à aborder le sujet cette année et faire comme si ça avait toujours été là, mais bon… On a eu la même chose avec Kate l’an dernier. Ca passait mieux, je trouve.

Pour cette saison, on a donc Kevin adolescent à fond dans son sport, quitte à bouffer beaucoup trop d’œufs dès le petit-déjeuner et à passer sa nuit à réviser les règles et les positionnements à connaître pour son entraînement. Malgré tout ça, l’entraînement se passe super mal, avec un coach peu satisfait de son travail. Il s’en plaint même à Jack à la fin de l’entraînement.

La conséquence ? Kevin décide d’arrêter le sport, tout simplement, parce que le foot américain, c’est naze. Et dur. Face à la difficulté, il veut arrêter le sport, mais Jack n’a pas du tout envie que ça se termine comme ça. Il va jusqu’à dire à Rebecca qu’il pense que si Kevin est si doux, c’est parce que quand il était bébé, elle était trop gentille avec lui.

Doux ? Kevin l’entend évidemment, et il le prend mal. Il demande alors à Randall de l’aider à réviser, ce qui fait que Rebecca n’ose pas les interrompre pour dire à Kevin de vraiment arrêter le foot américain si c’est ce qu’il veut. Il faut dire que voir ses deux fils se faire un high five, c’est assez rare pour vouloir en profiter… Et pour le partager aussitôt à Jack. Ah, ce couple qui partage tout, c’est tellement parfait.

A l’étage, en revanche, Kevin n’écoute pas vraiment son frère quand il lui dit que pour chaque test, il doit réviser pendant des heures parce qu’il n’a pas le droit de se planter en tant que « lui » dans son école. Tout est dit. Au moins, il l’a écouté pour lui voler sa technique d’apprentissage d’un cours… ou d’un rôle ; parce qu’il l’utilise encore dans le présent.

Dans le présent, justement, nous retrouvons à nouveau Kevin – sans Madison, zut ! – qui se rend dans un immense hangar pour un test concernant son prochain film, peut-être. Il faut que tout s’y passe bien, mais il se sent à la ramasse quand le directeur est fan de l’actrice choisie, Eva, mais pas tellement de lui. On assiste ensuite aux essais et on voit bien que la distanciation impacte Hollywood dans des aspects parfaitement improbables.

En tout cas, la lecture des répliques se déroule plutôt très mal pour Kevin qui est mis en difficulté par le directeur. Ce dernier trouve que Kevin est un bon acteur… mais il ne le voit pas encore comme un excellent acteur. C’est compliqué pour Kevin, qui décide d’appeler Kate et de lui partager son plan pour s’occuper de sa mère, afin d’oublier sa dure journée.

Pendant ce temps, Tobby et Kate continuent de flipper concernant la grossesse à venir. Une mère porteuse peut changer d’avis à n’importe quel moment avant la naissance, et après tant qu’elle n’a pas signé les papiers. C’est horrible comme système pour les futurs parents, mais ça protège la femme enceinte, alors bon, difficile de trouver une formule parfaite.

Kate se rend en tout cas à une échographie pour voir pour la première fois sa fille, et elle fait l’erreur de dire toute heureuse que Chloé est là. Oups : il faudrait peut-être parler prénom avant avec la mère porteuse. Chloé, c’est le nom d’une ex-partenaire de son défunt mari qu’elle détestait cordialement, parce qu’elle crachait sur elle dans son dos pendant toute l’année.

Bon, ce ne sera donc pas une Chloé, mais est-ce si grave ? Probablement pas ! Le but est tout de même d’avoir un bébé là. Pourtant, Kate n’en parle pas du tout à Kevin quand il l’appelle, préférant se concentrer sur la crise que vit son frère en tant qu’acteur et sur celle que vit Randall sur sa place dans la famille.

Si Kate ne va pas bien du tout, cela dit, c’est surtout parce que sa mère porteuse a envisagé de faire un avortement… et que Kate aussi a été confrontée à ça. PARDON ? Le choc est total là, parce que jamais ça n’a été abordé dans la série, et en cinq saisons, dont toute une consacrée aux tentatives de grossesses de Kate, je trouve ça gros. Ca n’a jamais été abordé ! Bon, cela dit, le choc fonctionne très bien et la scène est exceptionnelle pour les deux actrices interprétant Kate.

En parallèle, Randall va passer sa journée avec le copain de Déjà, et ça le fait kiffer à fond : Malick va passer une journée de stage avec lui à la mairie pour voir comment la ville va fonctionner. La journée est longue pour lui, et il finit par avoir envie de s’endormir, mais malgré ça, Randall lui fait encore confiance pour couper le stream de son annonce internet du jour. C’est la pire des idées du monde !

Evidemment, ça plante, mais ce n’est même pas tellement la faute de Malick : il oublie de couper le stream parce qu’il est au téléphone à s’occuper de sa fille… Le vrai problème, c’est toutefois qu’une fois l’annonce terminée, Randall se décide à changer en retirant sa chemise et en dansant. L’acteur était super drôle à voir dans sa petite danse, Beth et les filles dans leur panique… mais Malick a déconné sec et je ne préfère pas imaginer les conséquences sur Randall là.

Il le prend plutôt calmement, comme toujours, mais avoue tout de même à Malick qu’il est bien déçu de lui. Pourtant, celui-ci a une bonne défense, avec un réveil à 4h30 du matin pour pouvoir tout faire et s’occuper de sa fille, qui reste sa priorité numéro 1, peu importe le reste. Bon, ben… Plus les épisodes passent, plus Malick est kiffant. C’est un excellent personnage, c’est clair, et je suis content que Randall le prenne en stage longue durée.

Finalement, tout ça servait finalement à ce que la vidéo de Randall dansant torse nu fasse le buzz, mais pas qu’un peu : elle finit par passer un peu partout dans les médias, jusqu’à ce qu’un certain grand-père asiatique la regarde… Et comme Randall parle de William dans la vidéo, ben… La suite au prochain épisode ! Par contre, j’aurais aimé avoir les réactions de Kevin et Kate face à cette vidéo, mais bon, on va faire comme si et se contenter des très bons memes vus par Randall en fin d’épisode !

*EDIT – Bon, ben en fait, la série revient seulement le 5 janvier, il faut donc attendre un mois et demi…

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This is us – S05E03

Épisode 3 – Changes – 16/20
Même si l’épisode est moins bouleversant que beaucoup d’autres de la série, il a ses excellents moments pour me faire adorer encore plus certains personnages. Il a aussi ses points faibles malheureusement, du côté des flashbacks en ce qui me concerne, parce qu’ils n’ont pas réussi à piquer mon intérêt pour l’instant. Ca commence à manquer de substance et de choses à raconter dans le passé, je crois, surtout quand il y a tant à dire du présent en 2020.

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Spoilers

Do not insult me, I know the episode.

Il est enfin temps pour cette saison de reprendre après une semaine forcée de pause pour cause d’élection présidentielle. C’était assez insupportable comme semaine, alors en plus être privé de This is us, c’était vraiment super frustrant. Bon, après, cet épisode recommence à des kilomètres des intrigues en cours avec une petite fille et son grand-père vietnamiens en train de pécher. Allez savoir !

On découvre ensuite qu’ils ont un parfait accent américain aussi : ils ne parlent vietnamien que lorsqu’ils sont à chercher des poissons dans la mare à côté. Très vite, j’ai cerné où ils voulaient en venir avec cette intrigue, puisque le grand-père veut présenter à sa petite-fille une femme… évidemment, il s’agit de la mère biologique de Randall. Mais où vont-ils avec cette intrigue ?

En début d’épisode, on voit Randall se chercher un nouveau psy, et on comprend que c’est bien compliqué pour lui de trouver le psy parfait, particulièrement au milieu d’une pandémie où tous travaillent de chez eux. Pendant que Randall est occupé, Beth galère avec les enfants, surtout qu’elle a deux adolescentes à gérer. Elles aussi sont en pleine pandémie et ça m’a l’air compliqué de leur donner envie d’aller à l’école quand l’école se fait depuis leur chambre.

Pourtant, elles ont la chance d’avoir une énorme maison, tout de même. J’aime bien comment leur quotidien est crédible… et je me dis que cette pandémie va leur faire quelques économies de tournage, parce que ça limite les lieux où aller.

Le psy de Randall ? Je ne lui fais pas trop confiance pour l’instant. Je comprends que Randall le choisisse parce qu’il le voit avec sa fille et tout, mais ce psy qui raconte toute sa vie à son patient avant même qu’il soit son patient ? C’est étrange !

Bon, raconter toute sa vie, c’est ce que Randall est censé faire, mais finalement, c’est Tess qui raconte toute sa vie en ligne. Elle poste des raps avec une copine – dont le pronom est « ils », donc va falloir que je vois comment on les désigne quand il est question de dire « une copine », j’ai des choses à apprendre moi – pour critiquer ses profs, notamment une prof raciste qui lui touche les cheveux parce qu’elle est noire. Ca existe encore, ça ?

Le rap de Tess est ridicule en revanche, et comme en plus elle insulte une prof en ligne, il faut que la réponse des parents soit à la hauteur. J’ai aimé la manière dont c’était traité, avec Randall réussissant à l’apaiser et rétablir le dialogue ; tout en la punissant pour six semaines. Six semaines ? Bordel, c’est une éternité, six semaines sans portable pour une ado en plein confinement. Finalement, l’épisode se termine là-dessus pour eux, avec Randall racontant aussi une histoire de son passé pour son psy, mais j’y reviendrai en évoquant les flashbacks.

Pendant ce temps, Madison se lève à cinq heures du matin pour se maquiller alors que Kevin fait quelques exercices. Eux aussi sont touchés par la pandémie évidemment. Certes, ils se fiancent, mais ils ne se connaissent pas encore à fond. La cohabitation forcée de la pandémie, c’est bien, mais ça ne fait pas tout : Madison découvre le régime strict de Kevin et la jalousie de le voir se préparer à tourner des scènes d’amour dans son prochain film.

Bien sûr, ce n’est pas exactement le problème. Madison se rend compte que Kevin et elle sont toujours des étrangers, et elle a l’impression de ne pas pouvoir tout lui raconter. Quand en plus ils sont interrompus par des fans de Kevin voulant des selfies… Madison pète un câble. Ah, ça fait du bien de retrouver Madison sur les nerfs comme on la connaît depuis toujours.

Oui, depuis toujours, et depuis toujours, elle a des problèmes avec la nourriture. Pfiou. Je me suis senti aussi à la ramasse que Kevin sur ce coup-là : Madison attend des jumeaux alors qu’elle a passé sa vie a essayer de ne pas grossir ? Et Kevin saute des repas ? Mais c’est atroce ! Les scénaristes ne sont pas sympathiques du tout là, quelle angoisse. J’ai de la peine pour elle, et une fois de plus, elle est en train de s’imposer comme un personnage que j’adore et qui est parfaite pour Kevin – qui a eu ses batailles aussi avec l’alcool.

La série nous révèle qu’il a aussi ses problèmes avec la bouffe : lui aussi compte les calories, lui aussi a peur de grossir, lui aussi veut un corps parfait. Et pas que parce qu’il est acteur. Oh mon dieu, j’adore, ils sont faits pour être ensemble, finalement. La scène où Kevin lui raconte tout ça frappe particulièrement juste, parce qu’il est évident que ça résonne aussi pour Justin Hartley, cette intrigue. OK, il n’est pas devenu célèbre uniquement parce qu’il a retiré son t-shirt comme l’a fait le personnage de Kevin, mais bien sûr qu’en tant qu’acteur il vieillit et doit sentir que les rôles seront plus durs ensuite. Enfin bon, il n’a plus rien à prouver, je crois.

J’adore ce couple. J’adore la manière dont il raconte ses défauts et problèmes à Madison – de son alcoolisme et daddy issues à ses chaussettes et tong eeew – pour lui faciliter la vie. Elle est boulimique et elle est fan d’Outlander, ce qui est apparemment un défaut, particulièrement parce qu’elle va aussi en convention. ET ALORS ?

En parallèle, Kate et Toby se préparent à rencontrer la mère porteuse de leur futur. C’était marrant de les voir super stressés, de même qu’il était drôle de découvrir que celle-ci était une grande fan de Buffy. Je peux comprendre qu’on soit fan et tout… mais de là à appeler sa fille Willow ? C’est étrange. J’aime bien ce nouveau personnage, et c’est fou à quel point j’ai tendance à apprécier les mères porteuses dans les séries ces derniers temps.

Il y a une distance entre eux, il y a une méfiance naturelle envers la mère porteuse, mais ce sont finalement Toby et Kate qui font le premier vrai faux pas en s’engueulant pour l’absence d’un paquet de couches chez eux parce que Toby a oublié de le mettre dans le coffre de la voiture. La tension grimpe vite entre eux, mais la dispute est finalement de courte durée puisqu’ils se mettent vite d’accord, le tout devant la mère porteuse. Il n’empêche qu’elle, elle les voit s’engueuler. Au moins, c’est bien plus humain comme ça.

En plus, la mère porteuse est très compréhensive et leur raconte qu’elle aussi s’engueulait souvent avec son mari. Elle aime les voir s’engueuler et se réconcilier, parce que ça lui rappelle son défunt mari. Ah oui, vie triste : elle s’est mariée avec son copain de lycée qui est mort d’un cancer et est actuellement enceinte d’un parfait inconnu coup d’un soir.

Bien sûr, pour Kate et Toby, c’est compliqué de vivre tout ça : Kate a envie de s’en faire une amie et ils sont partagés entre excitation heureuse et angoisse horrible de savoir qu’ils ont une mère porteuse… qui pourrait changer d’avis sur eux à n’importe quel moment. Cette saison me fait apprécier ces personnages, ça tombe bien.

Côté passé, les acteurs ont bien grandi, inévitablement, particulièrement Kevin, alors que l’actrice interprétant Kate a tout simplement fondu. C’est super plaisant de retrouver tout ce petit monde, mais ça ne l’est pas pour Rebecca et Jake de vivre la puberté des adolescents en même temps. Tout ça ne semble pas évident à gérer.

Kevin est à fond dans le foot et s’en fait une obsession, Kate a juste envie de retrouver un ancien ami qui devient son partenaire de sciences et dont elle aimerait faire son petit-ami, Randall est perturbé par sa co-équipière, surtout quand elle se met du rouge à lèvres. Bon, vous aurez compris à la manière dont je résume tout ça que c’est la partie de l’épisode qui m’a le moins passionné ; surtout qu’on y voit Rebecca essayer d’être super cool comme maman, alors que bon, on sait que ce n’est pas le cas et qu’elle sera toujours à cran.

C’était chouette de la voir s’entendre avec Kate pour une fois, de même qu’il était chouette de voir Kevin s’entraîner avec son père – même si ça vire ensuite à l’obsession malsaine et nocturne. Quant à Randall, il refuse d’embrasser l’amie de Kate qui s’est toujours demandé ce que ça ferait d’embrasser « quelqu’un comme lui ». Oups. Ca sonne mieux quand c’est Adèle qui le chante, tout de même !

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