Suits LA – S01E01 – Seven Days a Week and Twice on a Sunday – 16/20

Eh, je crois que je suis tombé dans le piège tendu par NBC. Je n’étais pas convaincu du tout par la première moitié de l’épisode, qui retrouvait toutes les caractéristiques de la série d’origine les unes après les autres (musique, dialogue, ambiance, rythme… flashbacks, merde), en omettant le meilleur (le générique, pour l’instant au moins, et le casting). Pourtant, la deuxième moitié renverse bien la situation et promet un drama qui sera sympathique à suivre une fois qu’on connaîtra mieux les personnages. Le pari n’est peut-être pas mauvais, mais je me pose quand même la question de la diffusion à la semaine. On le sait que la série d’origine cartonne en streaming précisément parce qu’on peut enchaîner les épisodes… et ce n’est pas le cas de ce spin-off pour le moment !

Spoilers 

La firme de Ted et Stuart s’apprête à fusionner avec celle de Samantha, l’ex de Ted. Entre autres.

You have a lot of flaws, Ted, but you see me for who I am.

Que ça commence mal ! La série commence littéralement parce que je détestais le plus avec Suits : un flashback. Ainsi, en 2010, on découvre Teddy, le héros de la série (vais-je supporter de revoir Stephen Amell à si forte dose ?) menacer un homme pour s’assurer qu’il aille témoigner malgré le risque que ça représente sur sa vie. C’est selon lui la bonne chose à faire pour sa fille – qu’il promet de faire arrêter s’il ne témoigne pas – et pour le bien de la société… Seulement voilà, tout ça ne sert à rien : l’homme n’est pas convaincu que c’est une bonne chose pour lui de témoigner et il meurt aussitôt, tué dans une explosion.

Bref. 2010, Amell et des flashbacks avec filtre dégueulasse ? Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ? Malheureusement, il faut faire avec : les flashbacks sont répartis sur tout l’épisode et nous présente ce cas, avec l’homme qui meurt et Ted qui fait tout ce qu’il peut pour gagner son procès malgré tout, quitte à prétendre que l’homme est encore en vie en s’arrangeant avec son médecin. Allons bon. On nous vend aussi une Samantha qui n’a rien à voir avec celle de Suits et qui est sa petite amie, avocate également, et son père, avec qui les relations sont compliquées. C’est un avocat aussi et Ted ne veut surtout pas lui ressembler : il refuse donc, malgré son boulot, de défendre des criminels et veut absolument éviter de vider les prisons – il ne sera pas du genre à faire des crasses pour doubler et être le premier de la file.

Voilà pour les flashbacks qui hantent encore Ted dans le présent ; particulièrement l’explosion du début d’épisode. Ted se réveille alors. On découvre qu’il a donc des cauchemars de ce souvenir, quinze ans plus tard. Il a un fils autiste qui le réveille et s’occupe de lui. C’est un renversement de rôle intéressant. On note que Ted dort sur le canapé et qu’il a une vie personnelle plus développée en quinze secondes que la plupart des personnages de la série originale. Soit.

C’est étrange comme tout cette série. Elle reprend clairement tous les codes de Suits : la ville est différente, d’accord, mais les filtres de couleur sont les mêmes, la musique est la même, les costumes sont les mêmes, les dialogues se ressemblent tellement… mais les acteurs et les personnages sont différents. Difficile, donc, de savoir exactement qui est qui dans cet épisode. On a clairement des avocats prêts à tout pour avoir leur nom sur le mur, encore et toujours.

Est-ce que je vais aimer cette série ? Ce n’est pas gagné. J’ai l’impression que Suits introduisait mieux ses personnages. Pour l’instant, on rencontre toute cette nouvelle firme et ses protagonistes sans avoir les noms de chacun. C’est emmerdant. Il est immédiatement question de travail, alors que les connaître personnellement aiderait à mieux les connaître : un premier procès pointe le bout de son nez avec un homme accusé de meurtre et le potentiel que son affaire soit digne d’OJ Simpson.

Je me concentre donc principalement sur Ted : il se débrouille pour obtenir une certaine Dylan comme cliente avec l’aide de son pote Rick – mais il fait comme si Rick n’était pas son pote justement. Dylan voit Rick se battre pour elle, Ted lui promet monts et merveilles et voilà l’actrice qui signe avec la firme, malgré une fusion à venir. Oui, il est comme toujours question d’arrangements et de fusion qui posent problème, mais eh, Ted réussit finalement à obtenir ce qu’il veut. Soit. Il a sa propre Donna qui n’est pas à la hauteur de Donna, Roselyn. C’est inévitable de faire la comparaison entre les personnages, pas vrai ? Je suppose que cela fait de Ricky, avocat beau-gosse très pote avec Ted, un second Mike… Et Erica est une avocate en compétition avec Rick donc… Rachel ou Samantha, peut-être ?

Bien sûr, la série a son Louis aussi, même si le but n’est pas d’avoir un nouveau Louis, je sens que le barbu, Stuart, sera Louis. Stuart. Il veut parler de la fusion avec Ted, qui finit par accepter celle-ci, mais il a aussi l’intrigue la plus intéressante pour le moment : il cherche un témoin pour son client qui risque d’être accusé du meurtre de son partenaire, dans son propre jardin. D’ailleurs, juste après cette scène, on a eu droit au titre la série en gros à l’écran. Ils n’ont pas de générique ? Comment osent-ils ? On a la même montée en tension, mais pas de générique, juste un pauvre Suits LA. Tss.

Stuart et Ted sont donc les associés principaux de la boîte qui est sur le point de fusionner avec une autre. Ils bossent ensemble depuis 12 ans. Soit. Ted défend quand même son partenaire coûte que coûte, y compris face à Lester, l’homme qui a besoin d’un témoin pour être innocenté et qui n’a plus envie d’être représenté par Stuart, son avocat. Difficile d’être représenté par un avocat qui le pense coupable, apparemment.

Sans trop de surprise, Stuart s’avère malheureusement être un personnage terrible et horrible avec celui qui est supposé être son meilleur ami. La fusion ? Un leurre pour faire vider tout l’étage de sa firme et trahir Ted. Le but est clair : il récupère les avocats et clients pour sa propre firme, sans Ted, et Ted se retrouve sur le carreau. En théorie. En pratique, il a toujours avec lui Rick, qui lui reste fidèle, et il rencontre Amanda Stevens. Elle bosse pour lui depuis deux ans, gérant les procès pro-bono, mais il ne la connaît pas. Splendide. Elle est richissime mais bosse pro-bono, c’est beau. Elle refuse finalement d’aider Ted, parce que ça ne fait pas partie de leurs arrangements de base.

Ted se débrouille donc sans elle. Son but est clair : il doit récupérer les clients des avocats principaux qui sont partis de sa firme pour suivre Stuart. Afin de le faire, il se rend auprès de ce dernier pour lui faire avouer sa trahison – et l’enregistrer au passage. La raison de la trahison ? Stuart n’apprécie pas Ted, parce qu’il s’est foutu de lui devant toute la firme. Il a donc décidé de créer sa propre firme pour se venger. Logique. Il est assez con pour critiquer certains clients, par contre, et Ted peut donc se servir tout de suite de l’enregistrement.

Ted n’est pas le seul à avoir un coup d’avance, cependant : Stuart décide d’appeler Erica pour lui proposer un poste dans sa firme… mais dans six mois. Le but est clair : il veut une espionne au sein de la firme de Ted. Cela se comprend et il a un atout pour le faire : il propose un poste qui constitue une promotion qu’Erica ne peut prétendre avoir avec Ted, puisqu’il aura plutôt envie de la filer à Rick, un de ses meilleurs amis à qui il a déjà promis le poste. C’est gênant comme tout, mais cette scène a marqué la bascule pour moi : c’est là que je me suis rendu compte qu’on était dans une histoire prenante et à nouveau bien foutu comme à la bonne époque.

Oh, c’est simple et bien sûr que je suis prévisible, mais j’ai bien aimé, surtout que, du côté des personnages, j’ai pour l’instant surtout accroché au personnage de Rick. La veille, il a tourné le dos à Lia, une avocate bossant pour Erica et qui voulait désormais bosser pour lui. Celle-ci est un personnage que j’aime bien aussi, elle a la petite vibe Katrina (qu’est-ce que j’aurais préféré un spin-off sur Katrina montant sa propre firme à Los Angeles !) qui va bien. Elle est prête à tout pour monter en grade en tout cas : elle essaie donc de se débarrasser d’Erica en bossant pour Rick, surtout qu’il sera promu plus vite.

Quand ça ne fonctionne pas, elle n’hésite pas à trahir Erica pour de vrai, cette fois en racontant à Ted qu’elle est missionnée par Stuart pour espionner l’entreprise. Seulement voilà, quand Ted la confronte, on a un retournement de situation digne de la série d’origine : Erica révèle que sa vraie allégeance va à Ted, pas à Stuart. Elle testait simplement Lia, pour voir si elle pouvait avoir confiance en elle. Quant à la proposition de Stuart… Il est évident pour elle que Stuart l’a faite aussi à Rick qui, effectivement, a laissé une lettre de démission sur son bureau. Petit bâtard ?

Je ne suis pas sûr.  En vrai, Ted l’a engueulé la veille sans trop de raison et à présent il reproche à Ted d’être joyeux d’aider Lester, parce qu’il se consacre à un cas qu’il est supposé détester et mépriser juste pour sauver sa firme – Rick se barre donc avant de devenir lui-même quelqu’un qu’il n’aime pas. Merveilleux. C’est vrai que Ted est un personnage avec ses nuances : dans le passé, il se plaint de son père et refuse de défendre des criminels ; dans le présent, il prend le cas de Lester que tout accuse.

Au moins, tout ça fait qu’on aime Erica désormais. En théorie. En pratique, je n’ai pas encore décidé : j’ai le droit d’aimer les méchants de la série ou pas ? On enchaîne en plus sur une scène entre Erica et… sa mère ? Une femme plus âgée en qui elle a toute confiance, en tout cas. Cela lui permet de se confier sur la situation pour savoir qui choisir entre Ted et Stuart – et le conseil est de se faire confiance. Elle est vraiment présentée comme la vraie héroïne de cette série, j’ai l’impression : elle négocie donc une vraie promotion à Ted. La voilà nommée partenaire de la firme, même si elle sait que Ted lui préférait Ricky. L’honnêteté entre eux pourrait les mener un peu loin ; surtout qu’elle apprécie Teddy pour ce qu’il est et qu’elle tente d’accorder sa confiance à Lia malgré sa trahison récente. En même temps, elle trahit peut-être Erica, mais on peut facilement argumenter qu’elle le fait pour la firme… ce qui est plutôt positif ?

Malgré les déboires professionnelles, Ted a encore plein de choses à régler dans sa vie privée aussi. Il retourne voir son ex, Samantha. Il vient la voir au prétexte que son père est en train de mourir, ce que Roselyn a annoncé dès le départ en mode « je sais ce qu’il a fait, mais c’est ton père, il faut lui dire adieu » mais sa vraie intention est de comprendre sa trahison : c’est avec la firme de Samantha que sa firme à lui devait fusionner et c’est à cause de cette fusion et d’un accord qu’il signe permettant à Stuart de récupérer ses clients que Ted perd tous ses clients.

Il n’y a pas tellement d’alchimie entre Ted et Samantha, je trouve, j’espère que la série ne traînera pas trop sur ce couple. Bon, c’est le problème aussi de regarder une série dont je n’aime pas trop le lead, je suppose. Malheureusement, le lead est celui avec qui on passe le plus de temps, nous le voyons donc se rendre auprès de son père aussi. La tension est palpable, et pour cause : Ted reproche à son père, mourant désormais, d’avoir laissé son frère mourir et de ne pas être venu à l’enterrement. Son frère ? Un autiste également, comme son fils… qui n’est pas son fils mais le fantôme de son frère, avec qui il vit encore aujourd’hui donc. Son père ? Il le laisse mourir seul, s’en foutant pas mal de ce qu’il est. Eh ben, ça valait le coup de faire un aller-retour en avion de l’autre côté des USA, dis donc.

L’épisode se termine malgré tout sur un win relatif de Ted. Vraiment, c’est très relatif : il pique Lester à Stuart devant une juge ; et il assure qu’il plaidera non-coupable car il n’a pas commis de meurtre.

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Suits LA (S01)

De quoi ça parle ?

Croyez-le ou non, je n’en sais rien. En m’appuyant sur le titre de la série, cependant, je peux déjà vous dire qu’il va s’agir de suivre le quotidien compliqué d’avocats dans une firme à Los Angeles où tout le monde se mettra des bâtons dans les roues pour avoir la meilleure promotion. Le tout avec une sauce de drama et de relations romantiques. Suits, quoi.

Ce que j’en attends

J’adorais Suits. Je me suis mangé tellement d’épisodes (et de saisons !) d’un coup quand j’ai commencé à rattraper la série ! Je ne suis pas surpris qu’elle cartonne aujourd’hui en streaming sur les plateformes qui la diffusent, au point de donner envie à NBC de tenter ce spin-off quelques années après la fin de la série d’origine. J’ai mes doutes sur l’efficacité d’un spin-off : je n’aime vraiment pas beaucoup Stephen Amell, casté comme lead ici (mais j’adore Maggie Grace, cela dit) ; rien ne remplacera jamais la fraîcheur de la série d’origine et de son improbable twist de départ. Surtout, le carton que connaît la série d’origine est lié à deux ingrédients : son casting, avec juste accessoirement Meghan Markle – connue aujourd’hui mondialement pour son mariage et les péripéties qui y sont liées – et le fait de pouvoir enchaîner les épisodes.

En diffusion à la semaine, c’était plus chaotique de suivre Suits et j’en ai fait les frais. J’ai mis des années à rattraper la fin de la série (juste pour ne pas me faire spoiler avec ce spin-off, oui ; et non, le premier épisode ne parle pas du tout de la série d’origine) alors j’ai un peu peur que ce spin-off propose la même chose ; surtout que j’ai du mal en ce moment à suivre mes séries hebdomadaires.

Et en même temps, est-ce que je ne passe pas mon temps à me plaindre de ne plus accrocher aux séries parce qu’elles manquent toutes des ingrédients que j’aimais à l’époque ? Celle-ci annonce la couleur en promettant vraiment de reprendre tous les ingrédients du succès de la série d’origine. Sans aller jusqu’à lui souhaiter le même succès, j’espère qu’elle tiendra la route !

Note moyenne de la saison : –/20

Suits LA – S01E02 – Old Man Hanrahan – 16/20

Tous les ingrédients semblent réunis pour que cette série fonctionne. Malgré un petit goût de réchauffé et déjà consommé, la nouvelle sauce qu’ajoute Los Angeles à ce spin-off prend plutôt bien et apporte une touche d’originalité sympathique. Plutôt que…

The Irrational – S01E05 – Lucky Charm – 14/20

Voilà, je retrouve davantage ce que je cherche avec ce procédural : c’est un peu fun dans l’intrigue proposée, ça fonctionne bien du côté du fil rouge et de l’équilibre de l’épisode, les personnages donnent envie d’apprendre à les connaître à nouveau et les scénaristes savent miser sur les bonnes dynamiques pour ne pas nous ennuyer. J’espère que la suite de la série continuera davantage sur cette lancée, parce que ça redevient un divertissement efficace – ce n’est pas exceptionnel, mais ça permet de se divertir, quoi.

Spoilers

Pourquoi une experte en poker perdrait-elle soudainement dans un tournoi contre un amateur ?


It doesn’t look like someone who is in control

Est-ce une bonne idée d’enchaîner sur cet épisode alors que je n’ai pas aimé le précédent ? En vrai, peut-être : j’ai espoir que ça me permette de changer d’avis sur la série !

Las Vegas | Phoebe | Fil rouge

Las Vegas

L’épisode commence de manière surprenante, parce qu’il ne commence pas immédiatement par une scène entre Kylie et Alec comme d’habitude. Bon, elle arrive assez vite, avec Kylie qui sert désormais d’assistante à son frère apparemment. Elle l’aide à faire du tri entre des sacs à main jusqu’à ce qu’Alec reçoive un appel de la protagoniste de la première scène de l’épisode, une joueuse de poker.

Contre toute attente, cette joueuse professionnelle qui semble être dans la merde après avoir perdu contre un certain Ethan est en fait une ancienne étudiante d’Alec. Alors qu’il se rend à Las Vegas pour l’aider, avec Kylie, Phoebe et Rizwan, on découvre donc que Camille, c’est son nom, a tout plaqué pour le poker… mais est maintenant dans la merde. Pour s’en sortir, elle a besoin de gagner, mais elle soupçonne Ethan de tricher et a besoin d’Alec pour le prouver.

Et bon, quand Ethan explique à Alec qu’il pense gagner grâce à un porte-bonheur, on comprend bien qu’il va y avoir autre chose à creuser. C’est plutôt intéressant comme manière de surprendre que d’amener tous les personnages à Las Vegas… mais par contre amener Kylie à voler le porte-bonheur, c’était un peu naze. En plus, pardon, mais bon, où est la discrétion ? Elle lui fait prendre des photos d’elle, ce qui est une excuse pourrie pour le voler, et passe la soirée dans son costume orange à côté d’Alec qui a déjà parlé avec Ethan avant. Quel foutage de gueule, quoi.

Bon, malgré la perte de son porte-bonheur, Ethan gagne au poker à nouveau, et ça continue de foutre Camille dans la merde. Elle a besoin de cash, en théorie, pour payer des types qui décident de la menacer jusque dans sa chambre d’hôtel. Ce n’est pas hyper malin de leur part : ils tombent ainsi nez à nez avec Alec, qui réussit, comme toujours, à blablater la situation. Une fois les agresseurs sortis de la chambre, il prend la peine de parler avec Camille pour comprendre un peu mieux ce qu’il se passe dans sa vie.

Elle finit par reconnaître qu’elle a mis en jeu plus qu’elle n’avait. C’est débile, mais c’est ce que beaucoup d’autres gens font quand ils tombent dans l’addiction au jeu, après tout. J’aime bien qu’Alec prenne la décision de ne pas la juger, mais de l’aider tout de même. Et il le fait en prouvant que les statistiques ne sont pas logiques quand il est question d’Ethan. Ce n’est pas suffisant pour que Camille gagne à nouveau au poker – même quand Ethan décide d’arrêter de jouer. J’ai bien aimé les observations d’Alec et Kylie pendant la partie de poker, en tout cas. Cela nous faisait une nouvelle manière de voir le poker – la psychologie des joueurs.

Pour autant, ça n’aurait pas été suffisant pour que l’épisode soit top. Finalement, ce qui fonctionne dans cet épisode, c’est la présence de Kylie, un personnage qui est top et à la dynamique efficace avec Alec… Et le fait d’avoir une double intrigue, parce que ouais, il y a deux enquêtes et ça donne un peu plus l’impression d’être devant une série comme ça. L’épisode précédent ne fonctionnait pas si bien.

Après, je ne peux pas en faire trop pour celui-ci non plus : quand Alec s’est fait kidnapper par les méchants, là… Pff, j’ai soupiré et j’ai trouvé ça nul. L’idée est toutefois bonne : ça permet finalement d’avoir leur aide pour retrouver Ethan. Et hop, Ethan révèle qu’il trichait bel et bien avec un dispositif dans ses baskets lui indiquant quoi jouer. C’est naze tellement c’est évident qu’un casino verrait forcément une triche si grossière !

Je mets de côté ce détail pour apprécier pleinement la suite : c’est chouette, parce qu’Alec refuse que Camille triche à son tour mais propose plutôt un stratagème bien pensé pour que Kylie perturbe le système de triche et que Rizwan distribue des boissons… permettant de voir qui se sent surpris et coupable. J’ai bien aimé ce petit détail. Je ne sais pas s’il fonctionnerait vraiment, et surtout de manière si visible, mais ça fonctionnait dans l’épisode.

Et tout est bien qui finit bien : Camille règle ses dettes en gagnant le tournoi de poker, la gérante du tournoi est finalement celle qui gérait la triche, et hop.

Las Vegas | Phoebe | Fil rouge

Phoebe

En parallèle de tout ça, on comprend assez vite, quand Phoebe arrive à Las Vegas, qu’elle n’aime pas beaucoup Camille. Il y a une tension évidente entre elles, une rivalité au minimum, une histoire qui s’est mal terminée, assurément. Ainsi, on découvre que Phoebe n’est pas fan de poker et de jeux… Mais ça ne l’empêche pas, comme tout le monde, de tomber dans l’addiction des jeux. Il faut dire qu’elle gagne sa première partie à une machine, c’est assez fou.

Bon, son but est de réussir à se mêler à la foule des joueurs pour pouvoir les étudier du point de vue psychologique. Cela mène à quelques scènes amusantes avec Phoebe et Rizwan dans les allées du casino. J’aime bien. J’aime bien aussi la scène entre Camille et Phoebe – avec une Phoebe qui en veut à Camille de l’avoir abandonnée alors qu’elles étaient amies.

Bien sûr, l’épisode se termine sur une réconciliation, ça va de soi, mais ça prend assez son temps pour que ça passe comme intrigue. Franchement, j’espère qu’on reverra Camille. C’est un personnage surprenant pour une série, mais je pense qu’elle fonctionnerait bien sur du plus long terme.

Las Vegas | Phoebe | Fil rouge

Fil rouge

Loin de Las Vegas, Marisa continue de bosser avec son mec, mais bon, on sent que ça ne se passe pas si bien entre eux. Après l’épisode précédent où ils s’envoyaient des petits piques, nous nous retrouvons avec un épisode où son mec est saoulé de voir Marisa s’enfermer beaucoup trop dans le travail. Le problème n’est pas le travail en général, mais plutôt le fait qu’elle enquête sur le fil rouge de la saison.

Nous la retrouvons à nouveau en train d’interroger son seul témoin de l’explosion, celui qui a été arrêté. Son but ? En savoir plus sur le logo du camion devant l’Eglise, car elle est sûre d’avoir là une preuve tangible. Certes. Par chance pour elle, en cours de route, elle récupère l’aide de son petit-ami.

Elle finit même par trouver un suspect au mugshot photoshoppé comme jamais. La suite au prochain épisode, pour avoir quelques réponses ? Théoriquement, oui. En pratique, les nouvelles ne sont pas bonnes : son suspect s’est suicidé avant qu’elle n’arrive chez lui. Pardon, mais… Le copain du FBI là, c’est clairement une taupe ! Souhaitons plus de chance à Alec dans ses rencards avec Rose, l’experte en kidnapping, parce que oui, c’est apparemment un truc.

Las Vegas | Phoebe | Fil rouge

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The Irrational – S01E04 – Zero Sum – 10/20

Arf, ce quatrième épisode n’est pas glorieux pour plein de raisons : le concept scientifique proposé n’a pas vraiment besoin de science pour être expliqué – on le connaît tous. Les acteurs secondaires ne sont pas au top niveau. L’intrigue est prévisible de bout en bout. Le fil rouge est complètement oublié ; c’est un cheveu sur la soupe. Et je n’aime pas la soupe, surtout quand elle est tiède comme ça. Bref, je me suis ennuyé et c’est embêtant pour une série procédurale.

Spoilers

Pourquoi kidnapper quelqu’un si la famille n’a pas de quoi payer la rançon ?


It looks like a win-win-win

Tiens, j’ai déjà pris une semaine de retard dans ma seule série network du moment, ce n’est pas bien malin de ma part, ça. Après, c’est du procédural, c’est si rapide à rattraper de toute manière.

Kidnapping | Rizwan | Terroriste

Kidnapping

Pendant la signature d’exemplaires de son bouquin, Alec se retrouve contacté par un homme on ne peut plus malpoli qui décide de profiter de sa présence pour le faire enquêter sur la disparition de sa fille. En effet, la police ne peut pas encore l’aider car elle a disparu depuis trop peu de temps, mais il sait qu’Alec est son meilleur espoir pour retrouver sa fille, et tant pis si c’est une manière de parler censée flatter Alec uniquement. En effet, ça fonctionne et Alec se décide à aider l’homme, sans même faire payer le couple qui cherche sa fille. Non mais attendez, on se fout de nous ?

Je crois que oui, parce que l’actrice choisie pour jouer la mère n’est pas excellente non plus. Bon, après, ça ne doit pas être évident de jouer la mère éplorée par le kidnapping de sa fille – et par la rançon élevée qu’on n’a pas les moyens de payer. Et oui, évidemment, les kidnappeurs contactent la famille quand Alec est là pour entendre ce qu’il se passe.

Les kidnappeurs de Veronica refusent que la police se mêle de leur affaire, mais bon, Alec est déjà là, alors évidemment, il fait appel super vite à Marisa. Pour complexifier le cas, on découvre alors que la mère de famille a aussi eu une affaire avec son ancien patron richissime. Elle fait appel à lui pour retrouver plus vite Veronica, parce que Ted, l’ancien patron, a plein de contacts pour aider à faire face à des kidnappeurs.

Hop, il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’Alec détermine que la rançon n’est pas si idiote que ça si quelqu’un est déjà au courant de la liaison entre la mère et son patron – sauf que personne ne le savait, à part les principaux concernés et la kidnappée. Et l’ex copain, aussi. Bim, un suspect facile quand je soupçonne déjà le fils du patron moi.

L’épisode part ensuite en vrille totale, avec un faux deal de drogue organisé contre l’avis du FBI qui ne peut pas le faire sans accord, mais qui se rend quand même sur place pour kidnapper le petit ami, sauf que le petit-ami se rend compte de leur présence, et bim, course poursuite ; bim Alec peut deviner où ira le gamin en s’enfuyant. Pff. J’aime bien l’idée de tourner à droite sous la panique, c’est un vrai truc, mais c’est quand même un peu n’importe quoi.

L’interrogatoire de l’adolescent permet en tout cas de constater que le gamin est toujours amoureux de Veronica, que celle-ci avait besoin d’argent et qu’elle est possiblement responsable de son propre kidnapping. Les grands classiques. Il est dur de surprendre encore en 2023 avec ce genre d’intrigue. Bien sûr, cette théorie ne plaît pas du tout aux parents, et surtout au père, de Veronica. En plus, Alec n’est plus si convaincu que ça après un deuxième coup de fil des kidnappeurs. La vidéo semble convaincre Alec que Veronica ne fait pas semblant d’être terrifiée… alors que bon, elle est mauvaise actrice tout de même.

Finalement, le seul qui s’en tire en acting est son père, mais le personnage est particulièrement énervant à être un cliché ambulant. Cela dit, toute l’intrigue l’est : c’est sans la moindre surprise qu’Alec en arrive à la conclusion que le kidnappeur n’est autre que le fils du daddy riche. C’était une évidence dès le départ, et j’en arrive à me demander pourquoi ils font encore des enquêtes dans ce genre de cas.

Allez, ça donne tout de même des scènes marrantes, notamment l’experte en kidnapping qui se retrouve à devoir prétendre avoir trouvé un GPS dans les billets… Quant à l’aspect scientifique de l’épisode, il vise simplement à nous expliquer ce qu’est la jalousie en compliquant énormément les choses les plus simples du monde. Ce n’est pas bien grave, vous me direz, mais c’est un peu dommage tout de même.

Bref. On en arrive assez vite à une conclusion d’épisode plutôt réussie, et c’est contre toute attente à ce stade. J’ai beaucoup aimé la logique s’appliquant au discours d’Alec pour calmer Trey, le kidnappeur. Après tout, son père délègue quand il s’agit de retrouver Veronica, mais vient de lui-même quand c’est son fils qui est en danger. Tout ça donne même envie à Rose, l’experte en négociation, de coucher avec Alec. Elle a flirté avec lui tout l’épisode.

Kidnapping | Rizwan | Terroriste

Rizwan

Pendant qu’Alec s’amuse à jouer les négociateurs avec le kidnappeur de Veronica, il ne se rend pas au travail. Il demande donc à Rizwan de couvrir ses cours pour lui et ce n’est pas glorieux à voir. Rizwan ne voulait pas y aller, Phoebe le force, puis se fout de lui quand le cours est catastrophique. Disons que Rizwan manque un peu de confiance en lui. La sœur d’Alec s’en mêle pour découvrir les retours catastrophiques des étudiants, Alec fait un rapide speech qui redonne un peu confiance à Rizawan et hop, son cours s’améliore naturellement.

Par contre, là encore, on sent qu’on est dans une série, franchement. Je veux dire par là que son cours est une catastrophe et qu’il tente d’être cool alors que ça ne l’est pas. Et le ménage à faire après tant de serpentins ? Et le budget ? Non, vraiment, je ne suis pas convaincu. J’aime bien, cependant, que la série prenne le temps de construire une relation amicale entre Phoebe et Rizwan.

Le petit bonus plutôt sympathique est aussi que j’ai appris que la sœur d’Alec s’appelle Kylie. Ah, et qu’elle avait trois jobs, mais plein de temps libre quand même pour faire des recherches afin d’aider son frère. Cela dit, ça, c’était avant : voir comment Rizwan s’inquiétait pour son job lui a donné envie de trouver un job qui lui plaise davantage. Allez, pourquoi pas !

Kidnapping | Rizwan | Terroriste

Terroriste

Oh, et le fil rouge de la saison ? Ecoutez, on est sur un épisode 4 alors on sait bien qu’on aura moins à se mettre sous la dent que d’habitude. Dans cet épisode, on est donc réduit à peu de choses : Marisa se rend interrogé le terroriste supposé qui aurait mis la bombe dans l’Eglise. A force de le questionner, elle finit par comprendre qu’il n’était pas sur le lieu de l’explosion. Il a peut-être créé la bombe, mais il n’est pas le terroriste.

Bon. On s’en doutait déjà largement avec son procès ridicule là, donc on apprend vraiment peu de choses dans cet épisode. La recette est mal gérée, je trouve.

Kidnapping | Rizwan | Terroriste

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