Manifest – S03E02

Épisode 2 – Deadhead – 12/20
Ouf, la série m’a paru moins parodique avec cet épisode qui renoue davantage avec ce que j’avais apprécié les saisons précédentes. Après un retour raté, il est difficile de réussir à tout concilier, mais la structure de l’épisode correspond davantage à ce que j’en attend et les avancées m’ont paru moins risibles, les grosses ficelles étant justifiées au moyen d’Appels, comme la série l’a toujours fait, à l’exception du premier épisode de cette saison.

Spoilers

Ben cherche un moyen de venir en aide à Vance alors que Michaela reprend le travail après sa lune de miel.

They’re alive again.

Forcément, après le premier épisode de cette saison, j’ai eu du mal à me décider à voir cet épisode. Je n’ai pas l’impression que ça fasse déjà deux semaines d’ailleurs, mais c’est pourtant le cas. J’ai vu un tas d’épisodes d’autres séries depuis, en plus, alors je me sens pas mal déconnecté pour ce rattrapage dominical en bonne et due forme.

L’épisode reprend sur la nouvelle protégée des Stone qui a des visions d’un ange de la mort la poursuivant, ce qui n’est pas un Appel rassurant. C’est finalement Liv qui s’en rend compte en premier alors que la nana veut tout cacher de ses Appels. En deux phrases, Liv la débloque et lui permet de se confier davantage, pour lui expliquer ensuite qu’elle doit comprendre l’Appel pour qu’il s’arrête. Elle est devenue plutôt douée à ça, Liv, et elle trouve immédiatement une piste pour aider sa nouvelle amie.

Difficile de ne pas rire lorsqu’on retrouve Ben dans cet épisode et qu’il cherche… ses lunettes. C’est vraiment son accessoire de la saison, non ? Il est désormais en pleines recherches pour venir en aide à Vance, même s’il lui a demandé de ne rien faire de tout ça. Ben est toutefois interrompu par la Directrice Zemmer du Pentagone, lui rendant visite avec quelques agents fédéraux.

Ils veulent savoir d’où ils revenaient dans l’épisode précédent, lui et les autres passagers. Le plus drôle est d’avoir Grace qui les écoute « discrètement » depuis la cuisine avant de les interrompre pour parler d’avocat. La scène était plutôt marrante et j’aime bien Grace, mais par contre, dès que les agents sont en-dehors de la maison, ils reprennent leur conversation sur Ben voulant retrouver Vance, sans même chercher à savoir s’ils sont écoutés. N’ont-ils jamais vu le moindre film ?

De son côté, Michaela reprend le travail et c’est plutôt sympathique, contre toute attente. Peut-être que c’est le côté policier qui manquait à la série dans le précédent épisode ? J’ai aimé ses interactions avec Jared (devenu lieutenant) dans tout l’épisode, ses retrouvailles avec sa partenaire et le fait qu’elles menaient l’enquête ensemble. Avant ça, Michaela est toutefois convoquée par sa boss qui lui explique qu’elle a eu bien du mal à lui assurer sa place car la hiérarchie voulait se séparer de Michaela. Notre héroïne comprend donc qu’elle doit faire profil bas et mener un travail de qualité, ce qui risque d’être compliqué avec les Appels et le fait que sa première enquête est celle du lac. On lui envoie ainsi une vidéo montrant les trois criminels de la saison précédente revenir à la vie et sortir du lac.

Ben découvre rapidement un message vocal de sa sœur pour le prévenir, et nous reprenons ensuite avec une bonne scène de stress pour Grace et Ben. Il faut dire qu’elle est plutôt maligne à imaginer qu’ils veulent se venger, alors que Ben calcule qu’ils ont simplement à attendre 84 jours pour que les criminels re-disparaissent et meurent pour de bon.

En tout cas, c’est intrigant de savoir pourquoi ils ont disparu comme ça, eux. L’avion ou Zeke, on comprend, ils étaient plutôt isolés… mais les criminels ? Grace décide en tout cas de se réfugier chez son petit frère pour protéger Cal : il est difficile de le trouver selon elle, surtout qu’ils n’ont pas été en contact depuis un moment.

En parallèle, Michaela et sa partenaire se rendent au lac pour retrouver la piste du Trio. Elles la retrouvent rapidement, puisqu’ils ont pris la décision d’agresser un couple qui n’avait rien fait dans les bois, juste pour le fun. Par contre, ça commence à diviser le Trio, parce qu’il y en a un qui regrette le tournant des événements. Ils ont bien compris qu’ils avaient ressuscité et il a envie de changer de vie pour devenir quelqu’un de bien, quand son partenaire n’a aucun problème à tenter de faire exploser Michaela et sa coéquipière lors d’une bonne scène de course poursuite.

Chez les Stone, Ben décide de rester en arrière un instant, mais ça fait que finalement, il n’y a que Grace et Cal qui s’en vont. Liv en profite en effet pour rester avec sa nouvelle amie parce qu’elle est sait qu’elle est censée aider sa nouvelle pote à résoudre ses Appels. Non, Liv, tu n’es personne dans la mythologie de cette série et des Appels, pardon. Quoique, au rythme où va la série, elle sera celle qui développera la technologie qui est derrière tout ça.

Je vois loin, mais comme la série sera probablement annulée, je peux dire ce que je veux, non ? En tout cas, Olive parvient rapidement à convaincre sa mère que ça vaut le coup de se séparer comme avant le fameux vol 828 et elle accompagne donc Angelina (il fallait bien que je retrouve son nom) dans son ancien collège où elle retrouve son ange de la mort. Yep, le collège a un joli vitrail avec un ange aux plumes de paon. Allez comprendre.

Comme Angelina a aussi enterré une capsule temporelle juste à côté, ça tombe bien, Liv l’aide à la déterrer. Personne ne vient s’occuper de ces adolescentes qui explosent un parterre du jardin, et Angelina peut ainsi retrouver une photo de son enfance devant un fastfood. Le lieu aura forcément un rôle à jouer, même si Liv ne s’en rend pas encore compte.

Elle emmène donc sa pote acheter des slushies dans ce fastfood, où la gamine perd sa photo… sur laquelle se trouve aussi un petit garçon en train de la regarder. Et Liv ne l’a pas vu ? Pardon ? Pete, le membre du Trio qui veut devenir un gentil, ne met pas longtemps à se reconnaître sur la photo. Ben oui, évidemment que le Trio finit devant ce fastfood et reçoit un Appel où ils entendent Cal leur dire d’aller la retrouver.

Après un petit roadtrip, Cal et sa mère arrive donc chez le petit-frère de celle-ci. Il n’est pas ravi de revoir Grace et il lui reproche de ne pas l’avoir aidé quelques années plus tôt quand il en avait vraiment besoin. Il lui claque donc la porte au nez, et j’ai trouvé la scène très marrante à voir. Bien sûr, le petit frère culpabilise de laisser sa sœur dans la merde alors il se retrouve à jouer au basket avec son neveu. Ce dernier finit par convaincre son oncle d’aller la retrouver pour se réconcilier avec.

Et hop, le Trio entend la voix de Cal et finit par se séparer, puisque Pete aperçoit la photo. Il est alors obsédé à l’idée de retrouver Angelina, et nous comprenons juste après pourquoi : il est également sur cette photo, à l’arrière-plan. Tout ça, on ne l’apprend que lorsqu’Angelina révèle que la photo est à elle et qu’elle est sur la photo qu’elle a fait tomber plus tôt.

Elle le révèle à Michaela qui, alors même qu’elle était encore en forêt quand elle a appris où était le Trio, est évidemment la première sur les lieux. On applaudit bien fort sa voiture, également, parce que l’airbag a vite été replié et les conséquences de l’explosion à laquelle Michaela et sa partenaire ont échappé de peu sont invisibles. Vraiment, cette série nous en fait un peu trop parfois.

Au-delà de ce détail, toutes les énormités de l’épisode, à commencer par la photo, sont justifiées par des Appels, alors on peut leur pardonner… même si on ne sait toujours pas exactement ce qu’ils sont censés être. Liv et Angelina qui arrivent sur place pour tout résoudre avec les explications sur la photo, ça tombait vachement bien, mais ça ne faisait pas non plus cheveux sur la soupe, contrairement à certains événements de l’épisode précédent. Quant à Angelina et Liv, c’est toujours un meilleur duo que celui qu’elle formait avec son mec l’an dernier (il est devenu quoi lui d’ailleurs ?).

Michaela refuse de leur laisser la photo qu’elles se sont données tant de mal à récupérer, et elle apparaît pour la première fois comme une adulte responsable, dis donc. Son but est très clairement de redevenir une flic professionnelle, et ça paie : sa capitaine lui laisse récupérer la photo et commence à ouvrir un peu son esprit à d’autres possibilités, parce qu’elle a vu la vidéo du Trio sortant du lac après trois mois. À ce sujet, Pete termine en prison alors que ses deux frères d’arme sont toujours en cavale.

Pendant ce temps, nous découvrons que Zaanvi est complètement débordée de travail… mais que fait-elle au juste ? Bon, on s’en fout, c’était vraiment juste pour lui donner une scène avant qu’elle ne prenne Zeke en consultation. Il est assez clair qu’elle est envieuse de découvrir que Zeke n’a plus d’Appel, ni de problèmes génétiques, ni de maladie.

Ben les interrompt toutefois pour leur apprendre le retour du Trio, et ça stresse énormément Saanvi. Pas pour les mêmes raisons que Ben, cela dit. Elle, elle a peur que le gouvernement remonte la piste de Vance en plus, quand Ben s’inquiète surtout pour la Major. Lol. Ben est vraiment à l’Ouest, et comme chaque fois qu’il stresse et déprime, il retire et jette ses lunettes sur le bureau face à lui. Bon, j’oublie de préciser qu’il le fait quand il comprend que partir à la recherche de Vance n’est vraiment pas jouable.

Il se résout donc à se rendre chez la femme de Vance pour lui apprendre que son mari est coincé à Cuba par les autorités… et ça se termine par un moment où il comprend qu’un des agents fédéraux étant passé le voir est probablement un allié de Vance, parce qu’il lui a dit « la vérité te libèrera », ce qui est aussi gravé sur l’alliance de sa femme. Ou sur la tombe de Vance.

LOL. La femme indique que seuls ceux qui sont assez potes avec Vance peuvent le savoir puisqu’ils sont allés visiter sa tombe et… bon. On parle d’agents fédéraux, de la NSA, etc. Je ne sais pas, ce sont des pros de la communication, c’est écrit sur la tombe du mec qu’ils traquent, EVIDEMMENT QU’ILS LE SAVENT.

On dirait en plus une formule de Charmed franchement – le pouvoir des trois nous libérera. Bon, Ben se rend donc sur la tombe de Vance, et il retrouve ainsi l’agent. Merveilleux. Ben boit les paroles de cet agent et lui annonce ainsi que Vance est encore en vie, ce qui est du grand n’importe quoi pour un secret aussi important. En plus, le plan de Ben est de faire un échange politique, et pour ça, il trahit tout les secrets mis en place depuis quelques temps.

Cela paie apparemment, puisqu’il reçoit un SMS lui assurant que Vance va être libéré. C’est plutôt une bonne chose pour lui, mais les passagers du vol 828 vont devoir faire face à plus embêtant désormais : la presse apprend que le vol 828 a été retrouvé dans l’océan. Aussitôt la presse débarque devant chez Ben pour avoir une interview et savoir ce qu’il en est, parce que les spéculations vont bon train sur ce que les passagers peuvent être.

Cela embête bien Ben, Angelina et Liv qui s’apprêtaient à rejoindre Grace, réconciliée avec son frère. Ils ne peuvent plus se le permettre et l’épisode s’arrête donc là pour eux. Il fallait toutefois un cliffhanger, et nous en aurons deux : Michaela qui se rend compte qu’il y a une enquête sur la Major d’une part, Ben qui se rend compte que sa main brille à nouveau d’autre part. Et pas que sa main : son empreinte sur le bout d’avion qu’il a touché et l’échantillon de sa brûlure prélevée sur sa main par Saanvi également.

Cette dernière ne se rend toutefois pas compte que quelque chose brille dans son labo au moment de s’en aller. Pour sa défense, elle a un nouveau sujet de jérémiade : Zeke pense qu’il n’a plus d’Appel et a pu vivre parce qu’il était allé au bout de ses Appels… sauf que Saanvi n’a plus d’Appel depuis qu’elle a tenté de se guérir. Elle ne pourra donc peut-être pas survivre, c’est con.

Le plus drôle reste encore qu’elle ne comprend pas comment Zeke a pu voir qu’elle était rongée par la folie alors que personne ne s’en était rendu compte. On nous vend une sorte de pouvoir omniscient de la part de Zeke là, alors que franchement, Saanvi, elle fait peur à voir tellement elle ne dort plus, quoi…

 

This is us – S05E13

Épisode 13 – Brotherly Love – 17/20
L’épisode aborde des sujets bien complexes et, à vrai dire, trop complexes pour que ma critique les aborde tous et leur fasse justice. Parlons-en en commentaire, et en attendant, célébrons la fluidité d’écriture de cet épisode qui rend plus simple que jamais des sujets de société encore parfois tabous ou juste jamais exploités. Une belle performance d’écriture, donc, emmenée par des acteurs qui savent ce qu’ils font et sont toujours excellents.

Spoilers

Kevin et Randall ont besoin de faire le point sur leur relation après la dispute de l’an dernier, et ça se fait enfin dans un épisode qui aura mis du temps à arriver.

It really doesn’t matter what color they are.

Après le cliffhanger de la semaine dernière, difficile de ne pas avoir envie de se jeter sur cet épisode, et pourtant, j’ai tenu une bonne partie de la journée, tout de même. Je suis fier de moi, j’ai réussi à bosser sans le faire, et maintenant, je regrette car le titre est très clair : Kevin et Randall doivent être vaccinés et ils vont se retrouver pour faire le point sur leur enfance.

Pourtant, l’intrigue repart une fois de plus dans le passé, avec un petit Randall qui s’imagine une vie entourée de parents noirs. Oh, c’est triste comme scène, surtout après ce qui a été dit la semaine dernière. La série change toutefois les acteurs enfants pour Kevin et Randall, inévitablement, et ça m’a quelque peu perturbé. L’avantage, c’est qu’on a ensuite un flashback de Jack en train d’utiliser sa télécommande pour arrêter la télévision, et ça, c’est un point du Bingo Séries du mois !

J’étais bien content, je comptais sur cette série, on ne va pas se mentir ! En tout cas, l’intrigue de ce flashback est sympathique, avec Jack qui fait plaisir à ses fils en leur donnant l’occasion de rencontrer leur star de talk-show préféré. Un talk-show à la télévision ? C’est une bonne idée… mais ça pose tout de même un grand problème : on est dans les années où le tri du public se fait aussi en fonction de la couleur de la peau.

J’ai presque de la peine pour l’assistant qui se fait avoir et se retrouve à devoir placer Randall sur un des premiers rangs alors que c’est clairement ce qu’il est censé ne pas faire. Je veux dire, c’est un boulot de merde, et il ne peut pas exactement aller à l’encontre de celui-ci, surtout à cette époque. Il est plutôt victime du système lui-même si on en croit son regard. Enfin, j’espère.

Tout se passe finalement plutôt bien sur le plateau de tournage, mais Kevin ne peut s’empêcher d’envier la place de son frère avant d’être un enfant insupportable qui se croit tout permis. Randall se retrouve alors seul à parler avec une marionnette à qui il confie qu’il s’imagine parfois d’autres parents. C’est tout touchant, cette confession, et ça ne l’empêche pas de finir cette intrigue à manger avec son frère et son père, tout allant bien entre eux.

Nous retrouvons un autre flashback plus près du présent, avec Randall rendant visite à Kevin à la fac. Si Kevin a bien envie de faire la fête pendant le Spring Break de son frère, Randall reste fidèle à lui-même et souhaite continuer de travailler, mais il se laisse convaincre par son frère de faire la fête. Ce n’est pas la meilleure des idées, surtout quand Kevin propose aussitôt de l’alcool.

La fête se passe plutôt bien, en vrai, mais ça se passe uniquement dans la chambre de Kevin, qui explique plus tard à Randall qu’il n’avait pas le choix de boire pour se préparer à passer la soirée avec son frère. Randall le force finalement à sortir de la chambre pour aller à une fête, et dans le taxi, Kevin est un pur connard avec le chauffeur, noir, bien sûr. Là, on voit très bien où sont les problèmes de Kevin en tant que personnage, ce jeune white privileged qui ne se rend même pas compte de ce qu’il fait.

Il est insupportable, et Randall a beau essayer d’atténuer la situation et de lui faire prendre conscience de son attitude. Tout ça finit en combat entre les deux, un combat qui s’arrête bien vite quand Kevin sent son visage être menacé… Et qu’il se rend compte qu’il a perdu ses clés, aussi. Avant de se rendre compte que les clés étaient dans sa poche.

Il est insupportable, vraiment, mais il est marrant aussi ce Kevin adolescent bourré. Il finit par reconnaître qu’il était chiant avec le chauffeur de taxi, parce qu’il l’est avec tous, peu importe leur couleur. Bim. Le sujet du racisme pourrait être abordé par Kevin pour s’ouvrir un peu au monde, mais non, il préfère se renfermer sur lui-même et sur ce qui lui arrive : il raconte ainsi à Randall que sa vie est déprimante à Los Angeles.

Une fois encore, Kevin est envieux de son frère qui a tout, avec les études et Beth, alors qu’il n’a rien d’autres qu’une peinture ratée qu’il a peint lui-même et une succession d’auditions ratées. Les deux frères finissent ainsi par se réconcilier et passer une bonne soirée, mais en évitant le sujet qui fâche, encore et toujours.

Dans le présent, Beth décide d’être comme toujours aussi géniale que possible avec son mari, en le soutenant comme elle peut… et en se barrant le plus loin possible, avec les filles, de la maison où l’oncle Kevin s’apprête à arriver pour avoir une conversation qui a attendu bien trop longtemps. Elle assure que ça ne pourra pas être pire que la fin de saison dernière. Humph, ça le pourrait quand même, même si Kevin traverse le pays pour parler à son frère.

Quand il arrive, il faut d’abord évacuer le small talk, mais Kevin n’est clairement pas là pour ça – même s’il a encore sa carrière qui le freine dans cette conversation, avec un appel de De Niro à attendre pour savoir s’il pourra recommencer à tourner avec lui après l’avoir planté sans prévenir pour assister à l’accouchement de ses jumeaux.

Kevin commence donc par mettre les pieds dans le pas et lui annoncer qu’il a des choses à lui dire. Ah. Moment parfait pour la pub. Quand on les retrouve enfin après quelques flashbacks, les personnages sont assis dans le salon, et il est temps de parler enfin de la question qui fâche : Randall est noir, mai sil a grandi dans une famille de blancs qui était majoritairement colorblind.

La série n’est jamais totalement passée à côté de cette intrigue, et ça paraît plutôt naturel d’y arriver sur cette saison, contrairement à d’autres séries qui y vont lourdement après deux saisons de silence sur les questions raciales. C’est plutôt intéressant de les voir ainsi s’appuyer sur des histoires que nous avions déjà vu dans les épisodes précédents, notamment le bal de promo, pour avoir ensuite Kevin qui s’excuse d’avoir pu contribuer au malaise de Randall.

C’est bien beau ces beaux sentiments, mais ce n’est pas suffisant pour Randall. Il faut dire que les excuses de Kevin se font dans un sens, toujours en refusant d’écouter Randall et en étant clairement répétée. Et ça vient d’un personnage acteur, alors ça pose un grand problème. Je suis totalement du côté de Randall qui l’accuse de vouloir faire la bonne chose sans la comprendre, et je trouve ça vraiment bien écrit.

J’adore Kevin, mais sur ce coup-là, il n’est pas exceptionnel. C’est ce qui fonctionne avec cette série : les personnages ont aussi des défauts. Randall, par exemple, refuse tout de même de dialoguer à sa manière, exactement comme Kevin, et c’est embêtant. Il décide ainsi d’aller prendre l’air, et les deux personnages se retrouvent coincés en-dehors de la maison quand Kevin ne lui laisse pas d’espace. Quelle idée de laisser la porte se fermer sans prendre de clé !

Je l’ai vu venir, mais ça m’a fait rire cette situation avec Kevin qui rate son appel de De Niro parce que son portable est à l’intérieur. Le pauvre. Tout ce qui est en train de se passer rend Kevin encore plus susceptible de se vexer quand Randall essaie de lui montrer qu’il a des points à revoir sur son attitude générale envers son frère, et ce sont des points qui le font se sentir raciste soudainement.

Pfiou, je ne sais pas qui a écrit cet épisode, mais il est un très bon scénariste : l’épisode est hyper fluide, avec des avancées qui se font naturellement dans la conversation, aidée par ce qu’il se passe autour des personnages. Les deux personnages ne restent pas coincés trop longtemps car Randall a donné la clé à une voisine, et la réaction de la voisine vient prouver le point proposé par Randall juste avant : elle remarque aussitôt que Randall a été adopté et devait avoir des parents merveilleux. Il continue ainsi de devoir être reconnaissant de tout ce qu’il a eu, alors que c’est précisément ce qui le fait souffrir.

La voisine n’est pas trop cool avec Kevin non plus, cela dit, à lui reprocher ses choix de carrière pour qu’il revienne à l’humour. Cela faisait une respiration bien trouvée dans l’épisode, tout en faisant avancer les conversations. Bien sûr, Kevin ne comprend pas comment Randall ne peut être reconnaissant, et uniquement reconnaissant, envers ses parents après l’enfance quasi-parfaite qu’il a eu.

Il est alors temps pour Kevin d’ignorer volontairement son portable pour enfin parler à son frère. Et ça marche bien mieux une fois que Randall lui explique qu’il est à présent dans un groupe de parole qui lui a parlé pour la première fois d’un « ghost kingdom ». Les scénaristes n’avaient jamais pensé à nous montrer ça avant, mais ça marche dans cet épisode, avec des flashbacks montrant Randall s’enfermer dans ce monde imaginaire où ses parents sont la bibliothécaire noire et le présentateur météo noir. Voilà qui est fait. Cela souligne aussi l’importance de la représentation à l’écran, avec Randall qui ajoute cependant qu’il culpabilisait à chaque fois, parce qu’il aime aussi sa famille blanche.

Ainsi, il imagine toujours les Pearson dans ce ghost kingdom, y compris Rebecca. Ah, cela fait plaisir de revoir Mandy Moore, de dos pour cacher sa grossesse. Bien joué les scénaristes, une fois de plus.

La série s’en tire bien avec cet échange entre les frères qui leur permet finalement d’en revenir à la relation qu’ils ont toujours eu, celles de deux frères qui ont des différences de points de vue, mais sont capables de sympathiser. Et reconnaître que Kevin est meilleur pour la comédie que pour le drama. Le personnage peut-être, l’acteur de cette série, certainement pas.

Il est très bon dans le drama aussi, et il finit par reconnaître qu’il a bien eu un souci avec la couleur de son frère en grandissant, ayant l’impression que c’était ce qui expliquait certains des avantages de Randall. Il reconnaît enfin sa jalousie et son envie envers son frère, dans une scène toujours bien écrite. Je n’ai jamais douté que l’épisode en arriverait là, et en quarante minutes, il y a inévitablement des raccourcis pour en arriver là, mais ça marche bien dans l’ensemble. D’ailleurs, ça marche aussi pour Kevin et sa relation à De Niro qui n’en a pas grand-chose à faire de ce tournage reporté et du manque de professionnalisme de son collègue.

Et comment ne pas évoquer aussi les nièces de Kevin ravies de le retrouver, car c’est bien cool à voir, autant que la dernière scène de cet épisode où Randall s’imagine enfant avec ses parents biologiques. C’est beau comme rêve, c’était une jolie conclusion pour l’épisode.

 

Debris – S01E07

Épisode 7 – You Can Call Her Caroline – 16/20
Cet épisode est légèrement moins prenant, je trouve, mais c’est peut-être aussi parce que je l’enchaîne juste après le précédent qui avait de beaux moments de tension. Si l’intrigue m’a moins accroché dans cet épisode, elle n’en reste pas moins intéressante à suivre ; c’est juste que j’aurais aimé que plus d’attention soit portée au fil rouge. Malheureusement, ça ne peut pas être le cas à chaque fois, et il me faudra attendre impatiemment le prochain épisode, tout simplement.

Spoilers

Dans le Maine, un débris semble forcer des personnes à agir contre leur volonté, avant de leur faire oublier ce qu’elles ont fait.


I don’t think it wants us to be here.

Ouh le résumé de l’épisode triche sur certaines scènes qu’il remonte différemment, même si ça ne change pas grand-chose, ma foi. Quant à l’épisode, j’en aime beaucoup la première scène qui nous montre un couple en train de s’embrouiller pour un ferry en retard avant d’être encore plus intrigant. Il nous montre en effet un homme stressé recevant un SMS et s’apercevant que tous les gens autour de lui sont subitement figés.

Tous ? Non, il reste la femme du couple qui se lève et tend la main pour récupérer la main de l’homme, contenant probablement le débris. Le mystère est déjà prenant quand les premières notes du générique retentissent. Et je l’aime vraiment bien ce petit générique de SF des années 80, je trouve qu’il plonge bien dans l’ambiance de la série. Chacun ses goûts, je sais qu’il déplaît aussi.

Quoiqu’il en soi, après le générique, on en arrive pour la première fois il me semble à Bryan dans le bâtiment de son agence. Il a en effet rendez-vous avec Maddox qui veut le mettre au courant de ce qu’il sait sur les appels dans le Maine afin que Bryan puisse y mener l’enquête. Bien sûr, c’est là qu’aura lieu sa prochaine mission avec Finola, et pour l’instant, Bryan choisit de faire plutôt confiance à Finola qu’à son boss : il parle simplement d’une intuition, mais il avoue tout de même que Finola sait que son père est en vie car elle « agit différemment ».

Moui. Elle n’est pas ravie de l’apprendre quand Bryan lui explique qu’il ne peut laisser Maddox vulnérable face à sa boss car il refuse de penser qu’il puisse être un traitre. Pff. Bon, allez, c’est logique, c’est son boss qui lui a sauvé la vie et en qui il est censé avoir toute confiance après tout. Les scènes dans l’avion deviennent plus intéressantes maintenant qu’ils vont bosser en duo pour en savoir plus sur le complot qui se trame, franchement.

En attendant, nous partons donc dans le Maine, parce que ça tombe bien, c’est là qu’a eu lieu l’accident-suicide du début d’épisode. Et les scientifiques sont bien incapables de dire ce qu’il se passe sur la vidéo de surveillance qu’ils ont : l’homme se suicide devant des témoins qui ne se souviennent de rien et la femme qui récupère ce qui doit être le débris est retrouvée tout aussi amnésique.

Bon, en tout cas, l’homme, Liam, qui s’est suicidé était bien en présence d’un débris, c’est vite confirmé par les détecteurs de Finola et Bryan. C’est aussi confirmé par Luke, le frère de Liam, qui explique que son frère avait trouvé un bout de métal qu’il considérait être un bout d’OVNI. Ah, c’est qu’il devient difficile de cacher ce qu’il se passe dans le monde apparemment. Quant à Liam, il avait une petite fille, Caroline, qui ne sait pas encore qu’il est mort, mais ça ne l’empêchait pas d’agir très différemment durant de longues périodes après avoir trouvé le débris.

Finola s’intéresse à ces périodes, parce que ça lui rappelle ce qui lui est arrivée elle-même avec le faux petit garçon, mais aussi aux théories du complot sur les OVNI. Elle demande ainsi l’ordinateur de Liam à Luke, qui lui donne… et le retient un instant pour demander à Finola de lui expliquer comment annoncer la mort de Liam à Caroline. C’était louche, mais pas autant que la scène suivante qui nous montre les deux héros s’en aller de cette ferme où ils étaient, sans vérifier avant le lac près duquel le débris avait été trouvé.

Du moins, c’est ce qu’ils pensent. Peut-être qu’ils ont vérifié et oublié ? Avec les débris, tout est possible. Et ça embête bien Finola, surtout qu’elle se rend compte qu’elle n’a aucune envie de s’approcher du lac. On note aussi avant ça que Bryan se retranche une fois de plus dans le silence quand il est question de ses années en Afghanistan et après ça que Bryan semble moins affecté que Finola par le débris – ou plus, c’est selon. Elle, elle a l’impression que le débris lui parle.

Par contre, c’est Bryan qui n’arrive pas à dormir de la nuit quand ils se rendent à l’hôtel. Le lendemain, les personnages échangent autour du buffet de l’hôtel (un truc classique dans ce genre de déplacement, pourquoi on ne le voit jamais ?) et comprennent qu’ils doivent aller voir l’ex-femme de Liam. C’est en effet à elle qu’il a téléphoné dix minutes avant sa mort. La visite est intéressante : l’ex-femme explique qu’elle a obtenu la garde de sa fille après s’être battue énormément pour l’avoir.

Par contre, elle n’a pas été récupéré sa fille parce qu’elle aurait sa place là-bas – c’est là-bas qu’elle devrait être. Ah, nous revoilà donc à cette mystérieuse Caroline, que l’on retrouve au bord du lac dans lequel elle s’assoit sans hésiter. Ce ne doit pourtant pas être très agréable de s’asseoir dans une eau si froide !

Une fois dedans, il se passe un truc étonnant : plusieurs débris semblent venir à elle, sans la moindre difficulté. Il y a toutefois des difficultés qui se pointent pour Caroline : les agents fédéraux sont intrigués par ce qu’il se passe et reviennent voir Caroline… qui regarde gentiment la télévision, en théorie. Finola est tout de même intriguée par Caroline, surtout qu’elle s’enfuit ensuite pour se rendre à nouveau vers le lac alors que Liam affirme qu’il n’a aucun souvenir d’avoir été conseillé de se rendre dans un hôtel.

On en revient toujours au même : ce débris mystérieux contrôle totalement les personnages qui sont autour de lui, et c’est vraiment étonnant comme pouvoir. J’ai hâte d’en savoir plus un jour sur cet OVNI, mais ça m’inquiète, parce que les audiences de la série ne sont pas excellentes. Pourtant, vraiment, elle est très cool pour une série de ce genre, je trouve. Ce n’est toutefois pas leur meilleur épisode pour le moment, avec une Caroline qui révèle à Finola un tas d’informations intéressantes.

En fait, ce n’est pas le débris qui manipule tout le monde, c’est Luke, l’oncle de Caroline. Il est énervé par quelque chose, et Bryan en profite pour parler politique avec lui après avoir constaté qu’il avait le sac bleu dans lequel était le débris en début d’épisode. Bryan ne contourne toutefois pas le problème très longtemps : il finit par demander à Luke d’arrêter ce qu’il est en train de faire.

C’est vraiment prenant comme intrigue, ça : Luke confesse sans mal ce qu’il a fait, pensant probablement pouvoir effacer ensuite la mémoire de Bryan. Si Luke a demandé à son frère de se tuer, c’est parce qu’il s’est mis en travers de la mission ; et s’il n’a pas envie de faire du mal à sa nièce, il est prêt à le faire si elle ne lui ramène pas plus de débris. Oula. La scène joue sur l’intensité de ce qui est raconté, mais je la trouve drôlement bavarde et je n’ai pas réussi à accrocher totalement à cet échange entre Luke et Bryan, probablement parce que je n’aime pas tellement l’acteur.

Il nous raconte son passé de soldat et l’aide qu’on lui a apporté en lui tendant simplement la main, mais j’ai trouvé le tout plus ridicule que réussi. Luke refuse de prendre la main tendue de Bryan, lui efface la moyenne, puis efface la mémoire de tout le monde autour du lac. Tout le monde remballe donc les affaires, mais j’espère vraiment que Finola se souvient, elle, histoire d’avancer dans l’intrigue, et puis histoire de protéger cette pauvre Caroline de son oncle.

Ce dernier se rend compte que Caroline lui ment depuis un moment et cache des débris, et comme il vient d’en utiliser beaucoup – chaque morceau de débris disparaissant après utilisation pour contrôler les pensées des uns et des autres – Luke est bien forcé de partir à la recherche de ses débris. Il en retrouve tellement, par contre, que je me demande vraiment la taille du vaisseau.

Et aussi, il serait bon d’avoir des intrigues un peu plus internationales, non ? Bon, pour l’instant, on va rester dans le Maine, puisque Finola se rend compte au moment de monter dans l’avion qu’elle ne se souvient pas comment elle est arrivée là. Ah. J’aime beaucoup cette résistance qu’elle a développé au débris, mais il va falloir nous en dire plus. En attendant, Luke explose l’avion dans lequel les agents devaient monter.

Heureusement, Finola a eu la présence d’esprit de ne pas monter dedans, et elle est la première à repérer Luke à l’aéroport. Je ne sais pas exactement ce qu’il venait y faire, mais il en profite pour s’attaquer à Finola, sauvée de justesse par l’arrivée de flics qui s’entretuent sous l’influence de Luke. Encore et toujours. Finola est aussi sauvée par Bryan, qui n’hésite pas à tirer sur un flic qui allait s’en prendre à Finola. Le pauvre flic n’avait pourtant rien demandé.

Finalement, Finola ne réussit pas à totalement empêcher Luke de contrôler son esprit, et heureusement, Caroline débarque à temps pour tuer son oncle qui menaçait de forcer Bryan à se suicider. Elle peut ainsi conclure rapidement cette intrigue et être confiée à nouveau à sa mère, qui l’aimait beaucoup, mais pas assez pour lutter contre ce débris.

Pendant ce temps, du côté des américains, on continue d’interroger le terroriste arrêté il y a deux épisodes, en le torturant. C’est si fun le Patriot Act. Comme toujours, en revanche, cette partie de l’intrigue a du mal à me passionner, parce qu’on y retrouve Maddox supervisant une torture bien dégueulasse. La scène de torture est aussi ironiquement stressante pour nous, à cause d’un son de battement de cœur, en boucle.

La torture nous balance dans une scène de pure science-fiction, par contre : les américains auraient donc la possibilité de nous relier à une machine fournissant des images à partir de nos souvenirs. J’ai des doutes sur la faisabilité d’un truc pareil, par contre. Cela permet en tout cas à Maddox d’en apprendre plus sur Jones, et sur sa localisation. Il organise aussitôt un raid, et il demande à Bryan de se mettre sur le coup, avec Finola.

Le problème, c’est que la fin d’épisode est hyper intrigante, avec la sœur de Finola qui l’appelle et fait tout pour qu’elle revienne au plus vite à Londres. Elle utilise même un code de leur enfance qui lui permet de faire comprendre à sa sœur qu’elles sont sur écoute et ne peuvent pas tout se dire… et pour cause, elle est avec la boss de Finola qui surveille tout ça.

La fin d’épisode est franchement réussie, avec un bon travail du son pour nous lâcher un cliffhanger que l’on voit venir. Vivement le prochain épisode !

PS : Merci l’accent de Finola pour le Bingo Séries !

Debris – S01E06

Épisode 6 – Supernova – 17/20
Je continue d’être bien trop passionné par cette série qui possède tous les ingrédients que j’aime dans la science-fiction, avec des personnages que l’on commence à mieux cerner avec cet épisode. Il y a une intrigue plus large qui se dévoile peu à peu, et j’ai hâte d’en savoir plus sur la destination visée par la série. C’est intrigant et prenant, que voulez-vous ?

Spoilers

Un groupe de jeunes se trouve en présence d’étranges cadavres qui vont attirer l’attention de nos agents.


They will die if we run further.

Comment ça, ça fait déjà deux semaines que je n’ai pas regardé cette série ? Je l’aime pourtant vraiment bien, et c’est avec plaisir que j’y reviens. Quitte à avoir du retard, je me suis dit que je pourrais attendre d’en avoir deux à regarder pour me faire une bonne soirée. Finalement, je ne sais pas si j’aurais la motivation de regarder les deux ce soir, mais bon, j’ai envie de voir le premier au moins.

Bref, ce début d’épisode 6 est très étrange, avec un adolescent qui dépouille une maison de ses plantes en bon état alors qu’il y a des cadavres un peu partout autour de lui. J’exagère, il y a deux ou trois corps, mais ceux-là sont liés à l’intrigue de la série puisqu’il s’agit de squelettes entourés d’étranges particules.

Comme d’habitude, je trouve ça intéressant comme intrigue, parce que c’est un peu original, au moins. La relation tendue entre Finola et Bryan est originale aussi, tellement on est habitué de voir le duo d’enquêteurs qui se drague et/ou se chamaille. Là, il y a une tension non exploitée et, malgré cela, Finola se confie tout de même à Bryan sur la vidéo envoyée par sa sœur lors de l’épisode précédent.

Une fois que c’est fait, elle appelle sa boss et on comprend mieux ce qu’il se passe : elle fait exprès de raconter des souvenirs concernant les lieux où son père était avant sa mort – la Grèce et, la prochaine fois, Chypre – à Bryan, afin que sa boss puisse vérifier ce qu’il raconte ensuite à son boss à lui.

Vraiment, cet espionnage permanent entre eux, j’ai hâte que ça se termine, mais je le trouve intéressant malgré tout. Bon, bien sûr, une fois que ceci est mis de côté, les personnages sont envoyés sur la scène de crime de début d’épisode, où ils découvrent que les cadavres squelettiques sont ceux de personnes âgées. Elles ont probablement été emmenées là par un groupe d’adolescents, mais il reste à comprendre pourquoi. Peut-être que le champ électromagnétique autour des cadavres, suffisamment puissant pour charger des portables en pleine forêt, explique cela, non ? Bon, non, et c’est pour ça que je ne suis pas enquêteur.

Bryan et Finola préfèrent faire un tour dans la forêt pour chercher une piste, et ils trouvent des arbres marqués à la craie. Chaque fois qu’ils sont séparés, cependant, Bryan et Finola semblent contacter leur boss respectif. Ainsi, Bryan se retrouve à devoir enquêter sur le père de Finola pour savoir s’il s’est rendu à Chypre. Cela tombe bien, dis donc. Et c’est prenant de voir une double enquête se dérouler en parallèle : il a à peine appris ça qu’il découvre qu’un nouveau senior a disparu.

Les méchants adolescents continuent donc de travailler, et on les retrouve au bord d’une route à faire d’étranges expériences avec un cerceau et une distance de toute évidence importante. La jeune femme semble épuisée chaque fois qu’elle est trop loin du débris, donc, et ça inquiète son copain de la voir si affaiblie. Il se rend donc à nouveau auprès d’une nouvelle personne âgée qu’il écoute, lui promettant de l’aider quand il explique n’avoir aucune envie de continuer à vivre dans cet état misérable de vieux monsieur. Peu ou prou. Peu importe, en fait.

Pour en revenir à l’intrigue concernant Bryan et Finola enquêtant l’un sur l’autre, on se rend compte rapidement que tout cela les dépasse complètement : Bryan reçoit encore un coup de fil au cours de l’épisode qui lui apprend que des agents de son agence à lui sont dans son appartement à elle. Et ça commence à ne plus trop lui convenir d’enquêter sur sa partenaire.

Pourtant, il n’hésite pas à recommencer – ils font une planque pour vérifier si les méchants de l’épisode vont revenir à leur voiture ou non – et lui poser plein de question sur son père. Il souhaite confirmer les informations fournies par son patron sur le possible voyage à Chypre. Il le fait avec une discrétion toute relative, parce qu’il culpabilise et parce qu’elle sait déjà ce qu’il en est de ce qu’est en train de faire son « partenaire ».

Finola finit par mettre les pieds dans le plat et lui demander pourquoi il lui pose toutes ces questions, et il lui avoue enfin la vérité. Finola a une sacrée poker face qui dure un bon moment, avant de balancer qu’elle savait qu’il savait. C’est plutôt intéressant comme scène, parce que les deux acteurs la gèrent à merveille. Le sujet est prenant, puisqu’il s’agit du fil rouge.

En plus, Bryan se met enfin à table et ne cache plus rien à Finola : il lui raconte tout ce qu’il a appris au cours des épisodes précédents, avant de terminer en expliquant qu’il espère pouvoir faire confiance à Finola désormais. Elle, elle préfère sortir de la voiture sans ajouter un mot, bien consciente qu’elle a menti sur son père aimant beaucoup Chypre.

Même si toute cette intrigue est prenante, il ne faut pas oublier que nous avons également une affaire en cours avec des adolescents… qui sont finalement très surprenants. En fait, ils ne sont pas si jeunes que ça : il s’agit au contraire de personnes âgées, rajeunies par le débris. On s’en rend compte un peu trop tard, par contre ! En effet, les agents font savoir qu’ils sont présents quand deux adolescents se rapprochent de la voiture. Enfin, ados… ils ont une bonne vingtaine, je pense.

Ce n’est toutefois pas l’intérêt de l’épisode : le fonctionnement du débris est vraiment intéressant, avec un effet rajeunissant sur ceux qui le touchent, grâce à une inversion biologique. Je ne suis pas sûr que ça passe vraiment côté scientifique ce qu’on nous avance là, mais l’épisode est vraiment sympathique. Les cadavres ? C’est qu’il y a un effet « boomerang biologique » peu agréable lorsqu’on s’éloigne trop du débris après avoir été rajeuni : on revieillit, avec un bonus d’âge qui fait que l’on meurt.

Eh, au moins, on peut charger des portables, c’est déjà ça ! Le couple-phare des ados de l’épisode est donc le couple qui a trouvé en premier le débris et ses propriétés magiques. Bizarrement, ils ne veulent pas se rendre, même lorsque deux d’entre eux sont capturés. La femme refuse d’être responsable de la mort de leurs amis, alors ils restent dans le périmètre.

Le couple espère vainement récupérer leurs amis et pouvoir continuer leurs expérimentations : plus il y a de personnes rajeunies par le débris, plus le périmètre où ils peuvent être s’agrandit. C’est donc intéressant de propager la jeunesse à d’autres… mais pour une raison ou une autre, les agents s’y opposent. Honnêtement, je n’ai pas trop compris nos héros dans cet épisode : tout le monde cherche la jeunesse éternelle, non ? On a là un débris hyper utile pour l’histoire de l’humanité, et ils refusent de le laisser au main d’un scientifique.

Le couple décide alors de se suicider, tout simplement. C’est beau comme intrigue de sortie : on comprend un peu mieux ce qu’il en est du marquage des arbres qui était en fait un moyen de marquer la frontière qu’ils pouvaient passer. C’est une belle scène finale pour ce couple qui regarde le paysage bien joli depuis une falaise, après avoir abandonné derrière eux le débris. Ils ont eu une vie ensemble, et c’est tout ce qu’ils souhaitaient. Ils ne veulent pas redevenir les personnes âgées qu’ils étaient, surtout qu’elle était malade.

C’était un bel épisode, mais il aurait pu être encore plus fort en émotions avec des petites images d’une vie partagée. Allez, ça aurait coûté trop cher pour la série.

En parallèle de tout ça, nous découvrons en plus que Bryan s’injecte un produit de manière régulière – mais cette fois-ci, c’est plus tôt que d’habitude. Finola n’est pas au courant de ce qu’il se passe, et ça m’énerve : il venait enfin de lui balancer une grosse partie des secrets, en théorie. Il ne le fait pas de tout l’épisode, préférant finir sur une nouvelle engueulade avec elle alors même qu’elle lui confie qu’ils peuvent se faire confiance.

Finola révèle donc que sa boss aussi a un plan étrange en tête avec cette histoire de Grèce et de Chypre, mais elle insiste pour expliquer à Bryan qu’il ne peut pas faire confiance à Maddox, bossant contre la coalition, peut-être avec des chinois. Bryan n’a pas trop envie d’entendre ça ou de la croire, mais il lâche en retour que l’appartement de Finola est surveillé. C’est déjà ça.

Sans trop de surprise, la série en revient également à l’intrigue Influx avec le terroriste arrêté dans l’épisode précédent. Il a un sacré pedigree résumé par le boss de Bryan. Maddox cherche à en savoir plus sur les intentions d’Influx, mais c’est sans succès : le terroriste refuse de parler, même quand il est question du père de Finola. C’est frustrant, surtout que je ne crois pas tellement aux théories de Maddox.

Le terroriste semble toutefois indiquer que George Jones est peut-être torturé… mais il a à peine dit ça qu’il s’endort de manière étrange. Nous n’en saurons pas plus pour l’instant. Dans un laboratoire, nous découvrons également que le téléphone portable du terroriste est en train d’être hacké par un scientifique qui galère dessus… mais qui finit par découvrir que le terroriste reçoit des appels depuis le Maine.

Maddox, lui, continue d’avoir des relations étranges avec des russes, si je ne me trompe pas sur l’accent. Pas vraiment les chinois, donc. Il obtient grâce à son premier contact de rencontrer une femme blonde qui lui donne l’accès à un débris elle aussi. Je ne comprends pas tellement ce qu’il manigance pour l’instant, mais si je suis honnête, je n’en ai pas grand-chose à faire, je trouve qu’il s’agit du point faible de la série pour le moment… Nous n’en savons pas assez sur lui pour être vraiment intéressé par ce qu’il fait !