Les annonces de la D23 : trop, c’est trop ! :)

Salut les sériephiles,

La D23 est toujours l’occasion pour Disney de sortir quelques annonces de son chapeau, mais cette année, ils avaient visiblement décidé de vider directement le chapeau sur la table. Je me méfie toujours depuis qu’ils m’ont annoncé le retour de Lizzie McGuire pour finalement l’annuler quelques mois après, cela dit.

Films, séries, suites, dates, castings, premières images… J’ai commencé à noter les choses qui m’intéressaient samedi matin pour écrire l’article. Rapidement, la liste s’est avérée beaucoup trop longue et j’ai procrastiné l’article. Le plus fou est sans doute l’écart entre certains projets qui arrivent presque tout de suite et ceux qu’on nous annonce tranquillement pour 2029. Merci Disney, j’avais justement besoin de savoir ce que je ferai dans trois ans, tiens (si d’ici là, vous n’annulez pas ou décalez pas…).

Évidemment, tout ne m’intéresse pas de la même manière. Il y a même quelques projets devant lesquels je reste franchement de marbre. Mais entre VisionQuest, les X-Men, Pixar, La Reine des Neiges, Star Wars et quelques surprises que je n’avais pas du tout vues venir, j’ai quand même eu beaucoup trop de raisons de m’enthousiasmer. Alors, ça mérite un article !

Pixar, entre valeurs sûres et vraie surprise

Commençons comme à la D23 par l’annonce du film Les Indestructibles 3, parce qu’il est difficile de fcacher mon impatience. Le film sortira apparemment en juin 2028, soit dans un peu moins de deux ans. On a le temps de le voir venir, mais j’ai tellement hâte car j’ai adoré les deux premiers. Je suis particulièrement amoureux du personnage de Violet et j’ai déjà hâte de retrouver toute la famille Parr. Par contre, vraiment, les temps d’attente entre chaque film sont juste dingues. Des premières images ont été montrées pendant la D23, mais je vais essayer de ne pas trop les chercher : deux ans, c’est déjà suffisamment long pour ne pas commencer immédiatement à se spoiler le film. Je sais juste que ça se concentrera davantage sur les enfants (les personnages ne vieillissent toujours pas)… et ça me va !

On a encore davantage le temps de voir venir pour Coco 2, puisque celui-ci est prévu pour novembre 2029. C’était déjà annoncé avant, mais ça me fait plaisir quand même ! Miguel, lui, aura grandi, puisqu’il sera désormais adolescent (c’est un choix) et le film nous ramènera évidemment dans le monde des morts. J’ai beaucoup aimé le premier, donc je suis content de retrouver cet univers, mais 2029 me paraît tellement loin que j’ai du mal à m’enthousiasmer concrètement pour le moment. On en reparlera quand la sortie ne sera plus située dans une autre vie ?

La vraie surprise Pixar pour moi est finalement venue d’un projet original : Ghost Market, qui sortira en mars 2028. Pixar qui joue avec les fantômes et une ambiance légèrement horrifique d’après le petit teaser que j’ai pu voir (ci-dessus), il ne m’en fallait pas beaucoup plus. C’est exactement le genre de projet un peu inattendu que j’ai envie de voir le studio développer entre deux suites de ses énormes succès. Disons que l’originalité leur permettra peut-être de se démarquer. Ceci étant dit, les fails de toutes les nouveautés récentes ne me rassurent pas des masses sur la question.

Le plus drôle dans tout ça ? Le projet qui m’enthousiasme le moins est justement leur prochaine nouveauté. Cela s’appelle Gatto et c’est prévu dès mars prochain. Le film est réalisé par Enrico Casarosa, déjà derrière Luca (que j’avais bien aimé, malgré son gaybait irritant). Un chat noir, Venise, Mark Ruffalo… Tout est réuni pour que j’aie envie d’y croire et pourtant, parmi les Pixar présentés, c’est clairement celui qui m’attire le moins pour l’instant. Je ne suis pas fan des chats, que voulez-vous – et on a déjà eu un film sur un chat noir il n’y a pas si longtemps (je m’étais endormi devant, oups). Ça changera peut-être complètement une fois en salle, et je le souhaite un peu, mais je ne vais pas commencer à me forcer à attendre impatiemment tous les films simplement parce qu’un logo Pixar est posé dessus. J’irai quand même, hein, on ne se refait pas !

Disney n’en a évidemment pas terminé avec Stitch

Vu le carton du premier film en live-action, personne ne sera surpris d’apprendre que Lilo & Stitch 2 arrivera au cinéma en mai 2028. J’aurais pu lever les yeux au ciel devant une suite aussi évidente si Disney n’avait pas immédiatement trouvé le moyen de m’avoir : Angel sera de la partie. Le grand public va donc enfin découvrir pourquoi cette créature rose envahit déjà les boutiques alors qu’elle n’était même pas dans le premier film… et j’ai hâte de le savoir car je fais partie du grand public qui ne sait pas trop d’où elle sort. Au-delà de ça, je n’avais pas tellement aimé le dessin-animé, mais le live-action m’a beaucoup plu… au point de me faire tomber dans la Stitch mania.

Et là, je sais donc déjà comment ça va finir. Deux ans de nouveaux produits Stitch et Angel, je vais pouvoir continuer à me plaindre que la Stitch mania soit partout à Disneyland Paris… juste avant d’acheter un truc. Ils vont encore prendre mes sous, c’est épuisant.

Je suis beaucoup moins convaincu par principe lorsqu’on arrive au prochain live action Disney, Raiponce, prévu pour mars 2028. Je n’ai toujours aucune envie particulière de revoir tous les classiques Disney avec de vrais acteurs, même quand j’adore le dessin animé original, parce que franchement, ça ne marche pas à tous les coups. J’ai eu des coups de coeur sur certains, c’est vrai, principalement grâce au casting (Emma Watson, Halle Bailey…). C’est bien mon espoir ce nouveau live action : ils ont choisi Kathryn Hahn pour jouer Gothel. Je suis fan d’avance de ce que ça va pouvoir donner… mais bon, c’est embêtant car c’est la méchante et elle n’a pas tant de scènes que ça. Ce sera toujours mieux que Gal Gadot qui a si mal joué qu’elle a gâché Blanche-Neige…

Autre retour beaucoup plus inattendu côté Disney, celui d’Oswald, qui aura droit à sa propre série sur Disney+. Jon Favreau prépare un projet mêlant animation et prises de vues réelles autour du fameux lapin de Disney et je suis vraiment curieux de voir ce que cela va donner. Il y a peu, je suis tombé dans le jeu Mickey Epic Rebrushed sur Switch (j’adore), alors je connais un peu Oswald et place particulière dans l’histoire du studio… Mais il y a plein de choses que je ne sais pas vraiment. Le remettre réellement sur le devant de la scène peut être très sympa, surtout qu’il est quand même mignon comme perso. La série arrivera dès février prochain, donc pour une fois l’attente ne sera même pas interminable entre la première fois que j’en entends parler et le premier épisode !

Sinon, forcément, Zootopie 3 est déjà en développement. Pas de date pour le moment, mais je ne vais certainement pas me plaindre : après le plaisir que j’ai eu à retrouver Judy et Nick, je serai là pour l’arrivée des oiseaux sur la métropole (je me demande ce que ça va donner et la raison de leur exclusion !). Même enthousiasme non dissimulé du côté de La Reine des Neiges 3, sauf que celui-ci commence déjà à se montrer… Et ça, ça me soule. Kristen Bell, Idina Menzel et Josh Gad ont chanté des extraits des chansons pendant la D23… Le film est dans DEUX ANS, calmez-vous en fait ? D’accord. Un an et demi, je sais, mais ça rend mieux de dire deux en majuscules.

Je ne comprends pas l’intérêt, la découverte des chansons fait vraiment partie du plaisir devant le film en ce qui me concerne. De même, quelques images ont été dévoilées, mais la bande-annonce est déjà tellement longue ! J’en ai regardé juste assez pour constater que ça avait l’air magnifique avant d’arrêter. Novembre 2027 est encore loin et je n’ai pas envie de connaître la moitié du film avant sa sortie ? Si on sait déjà tout ça plus d’un an avant… Franchement, il y a de l’abus, comme quand on avait des poupées Anna en reine avant la sortie du deuxième volet, quoi.

Je m’arrête là pour les annonces qui me touchent directement. Cela dit, le panel Disney était déjà très chargé, mais il y aussi des annonces sur L’Âge de glace (un jour, je regarderai ces films…), Bluey, le nouveau film Les Simpson, etc. Je ne vais pas mentir, c’est vertigineux ce nombre d’annonces et je ne suis pas du tout satisfait par ce que ça donne ces D23. C’est peut-être parce que je ne suis pas sur place, mais ça en fait tellement d’un coup : trop, c’est trop. J’avais l’impression d’être le matin de Noël, sauf que même à Noël, je suis rarement aussi gâté !

Ceci étant dit, l’article est loin d’être terminé !

VisionQuest, évidemment

Marvel pouvait annoncer beaucoup de choses, il y en avait une que j’attendais plus que toutes les autres : VisionQuest. Et le plus étonnant est qu’on y est presque puisque la série arrivera dès le 14 octobre prochain. Je suis tellement heureux !

À nouveau, je me suis retenu de voir toute la bande-annonce… mais j’ai beaucoup aimé les premières images, surtout parce qu’elles confirment ce que j’espérais du projet. On sent immédiatement que VisionQuest appartient à la même histoire que WandaVision et Agatha All Along, mais sans chercher à reproduire exactement l’ambiance de l’une ou de l’autre. C’est finalement ce qui me plaît énormément dans cette trilogie : les trois séries sont liées, elles prolongent les mêmes personnages et les mêmes événements, tout en ayant chacune leur identité vraiment distincte qui fait qu’on sait devant quelle série on est. Agatha n’est pas Wanda, mais les deux sont géniales. Maintenant, Vision peut vraiment avoir son propre projet. Certes, c’est celui des trois que j’aime le moins, mais j’ai bon espoir !

Et forcément, la présence de Tommy me touche particulièrement après tout ce qu’on a eu autour de Billy dans Agatha. Les deux garçons de Wanda et Vision ont sacrément grandi depuis WandaVision et pour l’instant, c’est un sans faute côté casting et respect des comics. Je suis beaucoup trop attaché à cette histoire familiale pour prétendre que je vais regarder la série avec distance. Dans un mois et demi, je sais déjà où je serai : en train de flipper que mes attentes trop élevées ruinent mon plaisir de découvrir la série.

Il y a aussi eu de nouvelles choses autour d’Avengers: Doomsday, mais je vais volontairement passer mon tour. Le film sort en décembre, je connais déjà beaucoup trop de choses sur son casting et je n’ai aucune envie de commencer à disséquer des images supplémentaires. J’aime arriver devant un Avengers sans avoir l’impression d’avoir déjà vu la moitié des surprises sur Twitter, ça fait partie du vrai plaisir en salle en ce qui me concerne. J’ai tellement hâte d’y être ! On notera tout de même que Marvel a publié une liste de quinze films ou séries à voir avant – je suis surpris de l’absence de The Marvels et Spider-Man Brand New Day (c’était bien la peine de pondre un roman sur le sujet hier soir, tiens) : X-men, X2, Captain America: The First Avenger, Avenger, Infinity War, Endgame, Loki, Shang-Chi, Spider-man No way home, Black Panther: Wakanda Forever, Captain America: Brave New World, Deadpool & Wolverine (plus qu’à les revoir pour faire des articles dessus, ouais), Doctor Strange in the Multiverse of Madness, Thunderbolts*, les Quatre Fantastiques. Eh. C’est trop, pire que les révisions que je donne à mes élèves avant le contrôle de fin de chapitre, là.

En revanche, je dis, mais donnez-moi toutes les informations possibles sur les X-Men en fait ?! Je suis tellement fan de ce groupe de héros que je n’ai pas résisté à regarder le casting… et tant pis pour les spoilers. Sadie Sink sera Jean Grey, Kit Connor Cyclope, Christopher Abbott Charles Xavier, Samara Weaving Emma Frost (yes !!), Maya Boyd Tornade et surtout Inde Navarrette sera Malicia. Celle-là, elle m’a vraiment fait plaisir, parce que ça confirme la présence de ma préférée dans l’équipe. En plus, j’ai adoré l’actrice dans Obsession et je suis ravi de la retrouver dans un projet aussi énorme, qui plus est dans un rôle pareil. Le film est prévu pour mai 2028, donc malheureusement ce n’est pas encore pour demain, mais au moins les X-Men du MCU commencent enfin à avoir des visages. Après des années à attendre leur vraie arrivée chez Marvel Studios, ils sont vraiment là. Quant à Inde Navarrette… ça me fait une raison de plus de voir la nouvelle version de la série Lois & Clarke à côté de laquelle je suis bêtement passé, je suppose.

Star Wars est soudain très proche

J’ai eu à peu près la même réaction devant Vision que devant Star Wars: Starfighter… Comment ça, le film sort déjà en mai prochain ? Ryan Gosling dans un nouveau Star Wars réalisé par Shawn Levy, avec notamment Matt Smith, Mia Goth, Aaron Pierre et Amy Adams, ça suffisait déjà largement à attirer ma curiosité. Mais j’avais intégré le projet dans la catégorie des films dont on entend parler pendant des années avant de les voir réellement arriver. Finalement, moins d’un an à attendre, c’est pas si mal.

Je préfère là encore ne pas trop en savoir. Le casting m’inquiète un peu car j’ai pour la plupart du mal à les imaginer vivre dans une galaxie pas si lointaine. Je ne répéterais jamais assez mon point de vue : les castings gigantesques, les bandes-annonces analysées plan par plan et les dizaines de rumeurs pendant les mois précédant la sortie ont tendance à tuer une partie du plaisir.

Même surprise avec la saison 2 d’Ahsoka, prévue dès le 20 janvier. Ma première réaction a été de trouver ça extrêmement rapide, avant de me rappeler que la première saison date déjà de 2023 et que putain, on l’a attendu en fait ! J’avais tellement kiffé la première saison, mais je n’attendais plus la seconde. Cette industrie, c’est devenue n’importe quoi. Comme d’hab, j’ai regardé un petit morceau de la bande-annonce histoire de me donner envie. Là par contre, ça a eu un peu l’effet inverse quand j’ai constaté que je ne voyais pas beaucoup Sabine, mon perso préféré. On verra bien en janvier ce que ça donne. Au moins, mon planning séries se remplit peu à peu !

Et au milieu de tout ça…

Percy Jackson reviendra aussi beaucoup plus vite que je ne le pensais avec sa saison 3 en novembre. Finalement, c’est bien de caster des adolescents, ça force les productions à aller vite. Enfin, vite. À respecter le rythme de production des séries, en fait, c’est tout ! Je serai au rendez-vous, mais soyons clairs, au milieu de toutes les séries qui viennent d’être annoncées par Disney, ce n’est franchement pas le projet qui m’a fait le plus réagir pendant la D23. Je me rends compte aussi qu’il n’y a plus que Disney pour me faire cet effet – alors qu’avant, c’était ABC (hum, c’est déjà Disney) et la CW qui me hypaient !

Il y a également une série animée Kingdom Hearts en préparation, ce qui représente évidemment une annonce énorme pour les fans de la franchise, mais je ne vais pas prétendre être la personne la mieux placée pour en parler pendant dix paragraphes parce que je ne connais pas du tout. Camp Rock 3 qui vient de sortir (pas encore vu) était également de la fête, les Jonas Brothers sont venus chanter, et on pourrait continuer longtemps tellement Disney a multiplié les annonces dans tous les sens.

C’est d’ailleurs probablement ce que je retiens le plus de cette D23. Bien sûr, il y a énormément de suites car Disney sait parfaitement quelles franchises fonctionnent et n’a visiblement aucune intention de les laisser dormir, mais au milieu de tout ça, il y a quand même quelques projets inattendus comme Ghost Market ou la série autour d’Oswald. Bref, j’ai beaucoup trop de trucs à attendre et c’est peut-être aussi ce qui manque au milieu de toutes ces annonces : balancez du contenu pour l’après D23, genre dès aujourd’hui… parce que le résultat là, c’est que toute cette attente fait que je vais aller voir la concurrence et tester Lanterns cette semaine.

Bref, trop, c’est trop… Mais pour une fois, ce n’est pas qu’une plainte.

Encore du Disneyland

Salut les sériephiles !

Après une journée de travail bien chargée, rien de tel qu’une escapade rapide à Disneyland Paris pour plonger dans l’ambiance de Noël, et tant pis pour le calendrier de l’Avent. J’ai profité de cette parenthèse pour assister à deux spectacles bien différents avant de rentrer savourer une création culinaire improvisée pour faire plaisir à l’IA (et finir la saison 3 d’Angel, faut se respecter !).

La soirée a commencé avec un petit détour vers le Château pour un spectacle spécialement organisé pour la réouverture de Notre-Dame de Paris. Même si le show ne durait que cinq minutes (grosse déception), il était chargé d’émotion parce que j’adore les chansons de ce dessin animé depuis toujours. Des projections lumineuses réussies sur le château, des chants sublimes, et une ambiance qui faisaient honneur au dessin-animé de mon enfance. Court, certes, mais intense et marquant.

Et puis, quel plaisir d’avoir eu l’occasion de le voir tôt (merci la fermeture du parc plus tôt car réservé pour une entreprise) et surtout d’avoir droit aux drones !! J’ai vraiment stressé en pensant à la fois arriver en retard et ne pas avoir droit aux drones à cause de la météo, mais finalement, ça valait le détour.

J’aurais adoré qu’ils en fassent un spectacle plus long. En fait, je trouve que ça mériterait vraiment de varier plus souvent les spectacles nocturnes, j’ai trop hâte d’être en janvier pour le prochain !

Ensuite, direction les Walt Disney Studios (on peut encore les appeler comme ça) pour une performance tout à fait différente, mais qui me donnait tout autant envie depuis son annonce : un « spectacle » mettant en scène Doctor Strange, Wanda et Agatha, cette fois pour un petit quart d’heure au-dessus du campus Avengers :

J’ai fait une vidéo en continu du spectacle, trop long pour le blog, désolé

Je trouve les interventions sur le campus souvent plutôt réussies : c’est rapide, amusant, ça plonge dans l’ambiance sans être trop contraignant et le seul défaut est qu’habituellement, on ne nous donne pas d’horaire.

Là, si. Certes, l’ensemble donnait une impression un peu cheap (et ça n’aidait pas d’avoir peu de monde pour y assister et personne pour reprendre avec Agatha le Down down down the road), comme si les moyens manquaient pour vraiment nous plonger dans cette ambiance fantastique, mais le plaisir était là. Voir ces personnages emblématiques interagir, avec quelques effets spéciaux bien choisis, suffisait à faire sourire. Cette fois, on retombe pas en enfance, mais les Mystères mystiques ont juste ce qu’il faut pour divertir et conclure efficacement une journée sur le parc.

Parce que oui, même si je n’y suis allé que pour une heure, j’ai quand même eu l’impression d’avoir fait toute la journée sur le parc. Et ça, c’est la magie de Disney.

Après tout ça, retour à la maison pour une dose de gourmandise et de détente devant la fin de la saison 3 d’Angel (et oui, je ne suis toujours pas fan de Connor, mais cette saison reste incroyablement bien construite et est passée trop vite). Pressé par le temps, j’ai un peu bâclé le défi du jour de mon calendrier de l’Avent. En théorie, je devais revisiter à ma sauce un plat emblématique de Disney (en proposant les sablés de Noël).

Finalement, j’ai revisité un classique de Noël bien simple en version rapide et originale : un chocolat viennois qui est devenu un milkshake banane-chocolat-pistache-chantilly, avec une bonne dose de gingembre et de miel tout de même.

Voici ma recette improvisée :

Deux bananes bien mûres pour la texture.

Du chocolat en poudre parce que je twistais un chocolat chaud.

De la glace à la pistache parce que c’est trop bon.

Un peu de lait parce que c’est un milkshake quand même.

Une cuillère à café de gingembre en poudre, une cuillère de miel, pour le côté Noël.

Le tout mixé en un rien de temps, et hop, un milkshake onctueux, sucré juste comme il faut, et avec une pointe de chantilly pour la touche finale. Et, en vrai, le miel dans le milkshake ? Hyper efficace, ça change.

Bref, cette soirée m’a rappelé que la magie de Noël, c’est souvent dans les petits moments qu’on la trouve : un spectacle court mais marquant, une recette improvisée qui réchauffe le cœur, ou un épisode de série qui clôture une journée. Pas besoin de toujours se prendre la tête !

Ce que je retiens de ma marche sur la Route des Sorcières (Agatha All Along)

Salut les sériephiles,

Avec ses derniers épisodes diffusés hier, Agatha All Along a su créer l’ambiance parfaite pour Halloween. J’avais inévitablement envie de revenir dessus aujourd’hui – et en plus, ça permet d’enfin parler de séries dans ces articles quotidiens. Incroyable, il m’aura fallu presque une semaine, je sais.

Attention, spoilers

Un spin-off qui prend vite son indépendance

En choisissant de mettre Agatha Harkness au centre, Marvel nous livre une série qui dépasse largement le simple spin-off de Wandavision. Pourtant, ça commence exactement comme ça puisque le premier épisode reprend les meilleurs éléments de la série d’origine, pour mieux les détourner et les expédier au plus vite. Le clin d’œil fonctionne et fait qu’on est bien moins perdu que ça en avait l’air et qu’on ne l’était à l’époque. J’ai particulièrement aimé ce passage par tous les rôles interprétés dans chaque épisode de la série d’origine, mais c’est pour mieux en arriver à une vraie indépendance d’Agatha.

Si l’ombre de Wanda plane sur l’ensemble de la saison 1 (et sa voix aussi), Agatha All Along se présente pourtant ensuite comme une fresque où chaque élément – de la couleur teintée de violet à la musique – contribue à une véritable réinvention de la sorcellerie moderne, ou en tout cas de la figure de la sorcière. J’ai beaucoup aimé cette réécriture, qui prend très vite son indépendance du MCU (sans jamais l’oublier) pour devenir autre chose. Evidemment, cette sorcellerie est inclusive, imprégnée de symboles, et centrée sur la quête personnelle d’Agatha – mais aussi sur celle de l’Ado qui l’accompagne, avec le mystère de son prénom (un secret de polichinelle, certes). De l’intro au final, le parcours est riche et complexe.

Down, down, down the road

La structure de la série n’aide pas toujours à en tirer le meilleur. J’aurais sûrement préféré quelque chose de plus linéaire, ou en tout cas de plus simple. Les scénaristes se gardent de côté des éléments de réponse pour les derniers épisodes, comme toujours désormais dans l’écriture des séries. Certes, les divers moments « mind-blown » fonctionnent très bien, mais il me semble que l’histoire aurait eu tout autant de pertinence sans ça – et ça aurait peut-être moins perdu aussi.

Côté structure, tout le monde comprend dès les premières notes de Down the Witches Road que cette chanson sera l’écho de chaque étape du chemin d’Agatha – et du notre ? Perso, ça fait un mois que j’écoute en boucle cette chanson et que je l’ai en tête. “La Route” devient alors un thème omniprésent, à la fois dans les titres des épisodes, mais aussi comme figure mystique et tragique qui conduit les personnages plus profondément vers eux-mêmes.

Contrairement à ce qu’on aurait pu attendre d’une structure plus linéaire, la série se plaît à multiplier les allers-retours entre passé et présent, entre les moments de Jugements et les interactions entre les sorcières. Si ce procédé ajoute à l’ambiance, il complexifie aussi parfois le récit, un mal typique des séries modernes qui veulent toujours tout dire sans laisser de place à la simplicité.

Un voyage visuel

L’esthétique, pourtant, est un point fort indéniable : chaque épisode a sa propre palette (voire sa propre décennie, comme dans Wandavision, d’ailleurs), et si le violet, couleur d’Agatha, domine en toile de fond, les tons évoluent pour correspondre aux Jugements successifs. La série ne se contente pas d’être une histoire fantastique, elle utilise chaque couleur, chaque variation de teinte, pour nous plonger dans une mythologie personnelle et unique. C’est presque une galerie où chaque tableau résonne différemment, ajoutant à l’immersion, surtout que chaque épisode se concentre aussi sur un des personnages. Là-dessus, le schéma est on ne peut plus classique : des personnages qui ne s’entendent pas se retrouvent embarqués dans la même aventure, sans vraiment avoir d’autres choix que de la vivre ensemble. Ils finissent (elles !) par former une véritable famille.

Inclusive ou vrai ratage ?

Ah oui, Marvel choisit vraiment de placer la série sous le signe de l’inclusivité. C’est dommage d’en avoir fait un argument de vente parce que tout le côté LGBT est finalement peu exploité et laisse sur sa faim. Je suis partagé : c’est top pour la représentation que ce ne soit pas la verrue au milieu de la figure de la sorcière ; mais ça ressemblait aussi beaucoup à du gaybait d’avoir Aubrey Plaza qui nous vend Agatha All Along comme la série la plus gay… alors que bon, elle sème juste des références discrètes à la communauté LGBT+.

Si j’adore les deux actrices et que j’avoue que l’épisode centré sur Billy (et donc sur son copain) était un vrai bonheur, ça n’empêche pas la série de se foirer dans les grandes lignes à mes yeux. Comment en 2024 se débrouille-t-elle pour finir sur les tropes vraiment peu bienvenus concernant la communauté ?

Le copain de Billy n’est vraiment qu’un accessoire qu’on ne revoit pas en conclusion – n’aurait-il pas dû avoir envie de le retrouver après une telle journée ? – et la relation Rio/Agatha n’est absolument pas explorée. Bordel, Agatha a flirté avec la mort, on veut en voir plus quand vous faites un flashback sur elle non ? Faites 22 épisodes ! Autant d’attente autour du couple Rio/Agatha pour juste quelques scènes où elles évoquent le passé sans le montrer et pour finir sur ce cliché horrible et répétitif de la lesbienne méchante ou morte ; ou les deux, merci bien. Merci aussi à l’avant-dernier épisode de proposer un baiser de la mort comme premier vrai baiser lesbien du MCU…

Il a le mérite d’exister (et il fait plaisir), mais c’est frustrant ; exactement comme tout ce qui tourne autour de Billy (dont le coming-out auprès des parents très religieux est évacué d’ailleurs). L’Enfer est pavé de bonnes intentions. Cela dit, tout cela permet de transformer la figure de la sorcière en un symbole moderne d’autonomie et de différence, tout en conservant les clichés habituels (la balade en balai et le rire maléfique de Rio, quel kiff !). Agatha n’est pas une héroïne classique, elle est une femme qui défie les normes et s’affirme avec toutes ses nuances – une facette qui parle aussi aux minorités et aux voix qui cherchent à se faire entendre – en passant sans cesse de l’humour au machiavélisme, de l’héroïne à l’anti-héroïne. Une sorcière ambiguë, comme elle est censée l’être.

Un nouvel univers… venu des comics

Si en définitive, l’avant-dernier épisode Follow Me, My Friend, To Glory At The End est peut-être le plus marquant, ce n’est que le prélude au final où Agatha devient enfin ce qu’elle est dans les comics. Elle n’est pas une sorcière à “sauver” ni à condamner, mais une force de la nature qui apprend à s’accepter et qui se retrouve en position de guide alors que rien n’est vraiment réglé. Surtout, elle passe du statut de méchante dans Wandavision à celui d’héroïne dans Agatha All-Along, avec une véritable exploration de son origin story qui la rapproche finalement grandement de Wanda.

Les deux héroïnes ont en commun de juste vouloir vivre avec leur famille – de passer du temps avec leur(s) fils. Et les deux déraillent fortement pour cela, finissant par commettre des crimes pour cela. C’est d’ailleurs cette exploration de la culpabilité et de la rédemption qui donne à la série une profondeur unique. La magie n’est pas juste là pour faire joli, elle est un miroir de la transformation intérieure : Agatha sacrifie des sorcières pour continuer de vivre par crainte de croiser son fils mort ; Wanda sacrifie les habitants de Westview pour continuer à vivre par crainte de perdre Vision et de devoir à nouveau faire des deuils.

De nombreux parallèles sont possible entre les deux séries. C’est hyper riche et c’est ce qui fait que j’ai tant aimé Agatha aussi : les motifs sont nombreux. Entre la figure de la sorcière, les parallèles entre personnages (l’évolution de Billy qui devient littéralement sa mère bien malgré lui), les échos dans la structure, la réflexion apportée sur chaque Jugement (les décors, les costumes !) et l’écriture hyper condensée dans la chanson qui accompagne toute la série… Il y a beaucoup à dire et je sais qu’un article ne suffira pas à faire le tour. D’ailleurs, tout ça est un peu brouillon et je vous balance mes idées les unes après les autres, mais c’est parce que j’ai aimé, écoutez.

Et après ?

Évidemment, l’annonce que la série ne sera qu’une mini-série laisse un peu amer. Avec autant de pistes ouvertes, il y aurait eu de quoi explorer davantage le passé et les dilemmes d’Agatha, de creuser cette Route mystérieuse maintenant qu’elle existe, de suivre Billy et Agatha dans la quête de Tommy, de connaître davantage Jen (finale girl inattendue) et chacun des personnages (Sharon et Alice sont vraiment parties trop tôt).

Ce format court, malgré ses qualités, laisse comme je m’en doutais un goût de trop peu. La série aurait vraiment gagné en qualité avec davantage d’épisodes. C’est énervant comme il y a quatre ans : pourquoi proposer une série d’une telle qualité si c’est pour la laisser si vite aux oubliettes ? Un mois et puis s’en va ? Je n’ai pas eu ma dose, je ne regarde pas des séries juste pour un mois, moi ! Déjà que j’ai l’impression de ne pas avoir fait le tour de toutes les pistes ouvertes par la série-mère (Darcy !), je me retrouve à rester vraiment sur ma faim là.

Il n’y aucune suite officiellement annoncée pour les personnages de la série. On sait qu’on les retrouvera, on sait qu’il y a un projet de série autour de White Vision, on sait bien qu’il y a une équipe de Young Avengers qui se dessine… mais qu’est-ce que c’est frustrant !

En définitive, Agatha All Along pourrait marquer un tournant dans la façon de représenter la sorcellerie à l’écran, mais il faudra voir si elle parvient à laisser un vrai héritage avec cette diffusion si courte. C’est symptomatique depuis WandaVision, les mini-séries s’enchaînent et ne parviennent pas forcément à marquer suffisamment sur le long terme. Quand je pense que je croyais que WandaVision allait casser les séries avec toutes ses réflexions et son méta… pour que finalement tout continue d’aller de mal en pis derrière !

Quitter la Route… ou y rester ?

Je me dois de trouver une conclusion à cet article, et ce n’est pas évident. En bref, Agatha All-Along fut une simple série fantastique qui rendait très bien hommage à la figure de la sorcière, revisitée pour une génération qui cherche à casser les stéréotypes. Alors, même sans saison 2, c’est une œuvre à savourer, à revisiter. Les trois derniers épisodes sont très clairs là-dessus : on est passé à côté de beaucoup de choses dans les premiers épisodes, de petits moments (quand Agatha essaie de donner les vraies paroles aux sorcières qui ne la croient pas !) aux grosses révélations qu’on aurait pu deviner…

Si seulement on regardait encore la télévision en faisant des théories. C’est une série où chaque recoin est une invitation à l’introspection, où chaque détour est un peu plus down the road et où je me rends compte que j’ai vraiment basculé dans le piège du « temps de cerveau disponible » avec les séries. Par crainte des théories de fans qui dévoilent tout, les séries ne nous donnent plus de quoi avoir les réponses en amont, alors on devient paresseux intellectuellement. Comme WandaVision, Agatha All Along n’était pas comme ça, mais l’aphasie est devenue bien réelle alors je ne m’en suis rendu compte que trop tard.

Espérons davantage de séries comme celle-ci désormais… et en attendant, je sais déjà que je vais la revoir. Down, down, down the road…

Agatha All-Along – S01E09 – Maiden Mother Crone – 18/20

Le titre de l’épisode est on ne peut plus clair et montre les révélations apportées par cet épisode de fin. C’est tout simplement un excellent moyen d’apporter les réponses manquantes, même si, forcément, ça me questionne sur les choix scénaristiques. Il me semble qu’il aurait été possible d’avoir une narration plus claire et facile, tout en étant aussi jouissive. Cet épisode, en plus, se divise en deux grandes parties qui ne parviennent pas à apporter toutes les réponses et me laissent sur ma faim. Je veux une suite.

Spoilers

La vie d’Agatha est pleine de surprises éclairant les huit premiers épisodes d’une nouvelle lueur.


Oh, you walk this road alone, do you?

Comme trop souvent, je suis partagé. Bien sûr que j’enchaine sur ce dernier épisode, bien sûr que j’ai envie de faire durer le plaisir, bien sûr que je n’ai pas envie que ce soit la fin de la série. Et pourtant, une fois de plus, il faut me faire une raison.

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On sentait bien qu’il fallait que la série nous dévoile le dernier secret d’Agatha, celui qui était mal amené au début de la série : elle a été maman d’un petit garçon. L’épisode commence ainsi par une Agatha qui souffre lors de son accouchement, au beau milieu des bois. Soit. Qui est le père ? Mystère. Ce qui est sûr, c’est qu’au moment d’accoucher, Agatha aperçoit Rio et comprend ce qu’il en est.

Elle est déjà en relation avec Rio à ce moment-là et la voir ne l’enchante pas du tout. Elle comprend que Rio est là pour son bébé. La haine ressentie entre Agatha et Rio, qui semblait pleine d’amour depuis quelques épisodes, s’explique donc ainsi : Rio lui a pris son enfant, évidemment qu’Agatha la déteste. Pourtant, comme indiqué dans l’épisode précédent, Rio a bien laissé du temps à Agatha avec son bébé : il vit donc… mais son temps est compté, plus encore que le nôtre.

Agatha accouche donc, est ravie que ça se fasse sans sortilège, mais ensuite, elle doit le protéger et le faire vivre le plus longtemps possible. C’est pour cela qu’elle se retrouve à tuer les Sept de Salem : elle veut protéger son enfant. Elle gagne la confiance de sorcières qui la font pénétrer dans un cercle de protection, et bim, elle absorbe les pouvoirs de tout le monde. Dommage pour elles : faire confiance à une femme parce qu’elle avait un bébé était vraiment une mauvaise idée.

La Route

En tout cas, Agatha peut ainsi élever son fils pour qu’il l’aide dans ses méfaits : elle comprend que sa bouille d’ange est un vrai moyen pour elle d’obtenir ce qu’elle veut et de survivre plus longtemps. Elle se sert de lui pour commettre ses meurtres pendant des années. Bien sûr, il arrive un moment où Nicholas la questionne tout de même sur ce qu’ils font, ne comprenant pas pourquoi ils ne survivent pas AVEC les sorcières plutôt qu’en les tuant.

Agatha le fait taire, inévitablement, ce qui fait que son fils se met ensuite à chantonner. C’est ainsi que Nicholas et Agatha se retrouvent à inventer ensemble la mélodie de la Route – dont les paroles ne sont pas encore celles qu’on connaît et qu’on nous sort à chaque épisode ou presque. C’est un épisode d’origine qui clarifie vachement la série en tout cas. Le fils et la mère passent de très jolis moments ensemble.

Elle n’a pas tué son fils : elle a gagné plus de temps avec lui et a développé au mieux ses pouvoirs pour le protéger, tout en sachant très bien qu’elle a passé un marché avec la Mort et qu’elle ne pourrait pas le protéger éternellement. Peu à peu, le temps passe, la magie enchante les vies de la mère et du fils et les paroles de la chanson deviennent ce qu’elles sont depuis le départ pour nous. C’est vraiment une excellente chanson, quasiment la moitié du succès de la série reposait dessus tout de même (les paroles sont les titres des épisodes). Ces scénaristes sont forts.

En revanche, Agatha n’aime pas voir Nicholas développer des remords à tuer. Sa maladie se développe, il tousse de plus en plus, refuse de sacrifier de nouvelles sorcières – ou d’aider sa mère à le faire en tout cas – et c’est terrible. Ils finissent par s’endormir ensemble en chantant la chanson… et dans la nuit, Rio vient chercher Nicholas. Oh. Pauvre Agatha. Rio est pourtant pleine d’amour : elle demande même à Nicholas d’embrasser sa mère avant de dormir. Cela ne change pas le fait qu’au réveil, Agatha découvre que son fils est mort.

L’actrice aurait pu gérer la scène et je ne comprends pas trop le choix qui est fait d’un plan large qui casse un peu l’émotion ici, mais bordel, c’est une histoire hyper efficace. Elle n’a rien de foncièrement original, évidemment, mais elle fonctionne et c’est tout ce qu’on en attend après tout. La simplicité est trop souvent oubliée – et elle l’a été dans la série aussi d’ailleurs, parce qu’il aurait été tellement plus simple de commencer la série par-là. Il n’y a pas toujours besoin d’une grande révélation finale pour qu’une histoire soit bien.

Et alors qu’elle enterre son fils en chantonnant, elle est interrompue par une jeune femme, une sorcière, qui a entendu parler de la Route des Sorcières pouvant la récompenser de tout ce qu’elle veut. Agatha saisit aussitôt l’occasion pour réunir un couvent avec elle, leur apprendre la chanson et les mener sur la Route. En théorie. En pratique, elle les insulte et les traite de sorcières minables quand la porte de la Route ne s’ouvre pas pour elles.

Quelle sorcière redoutable : Agatha pousse toutes les sorcières à s’attaquer à elles et elle récupère les pouvoirs de chacune d’entre elles. C’est terrible et terrifiant : on la voit recommencer le même manège, toujours au son de la chanson. C’est si entraînant ! Les siècles passent, puis les décennies ; les looks d’Agatha sont tous plus géniaux les uns que les autres, je chante en chœur avec toutes les sorcières assassinées, et d’un coup d’un seul, nous revoilà au début de la série. Oh bordel. C’est bien mené.

J’ai vraiment envie de revoir la série maintenant, pour voir à quel point les indices étaient là depuis le départ. Agatha, que tout le monde prenait pour une experte de la Route depuis le départ, était donc tout autant néophyte que nous ?

Billy

On peut en revenir à présent au cliffhanger de l’épisode précédent. Ce que Billy voit quand il se retourne ? Agatha, bien sûr. Elle revient sous la forme d’un fantôme on ne peut plus cliché qui se fait peu à peu à sa nouvelle vie – enfin, mort – et a toutes les réponses que Billy souhaite. Enfin, d’ailleurs, je crois qu’il ne souhaite pas vraiment les entendre : Agatha lui confirme que c’est lui qui a rendu réelle la Route. Par conséquent, c’est lui qui est responsable de la mort de Jen et Sharon (qui ?), mais aussi de Lilia (même si c’était son choix, lui rappelle Agatha) ou Alice (ah non, ça c’est Agatha). Agatha s’amuse bien, quand Billy, lui, culpabilise inévitablement de savoir que son esprit a tué des innocentes.

Bien sûr, Agatha lui annonce aussi qu’il a sauvé une vie dans tout ça : celle de Jen. Elle n’est pas morte du tout. Elle a récupéré sa magie et se réveille à proximité de Westview, sortant de terre et s’envolant. Et ça, c’est beau : Agatha avait prévu de tuer tout le monde le premier soir après tout. Ensuite, elle explique à Billy qu’il ferait mieux de s’habituer à tout ça, parce que c’est le prix que paie les sorcières.

Il n’approuve pas du tout cette idée et ce tribut. Ainsi, il décide contre toute attente de retourner chez Agatha pour faire face à nouveau à la Route. J’aime bien le fait qu’Agatha le hante, mais pas trop les effets spéciaux qui lui donnent son aspect fantomatique. Billy fait comme si elle n’existait toujours pas, mais prépare alors un rituel sur les planches menant à la Route. Il trace un pentagramme, installe quelques bougies et utilise finalement son carnet. Avec l’aide du talisman qui appartenait depuis toujours à Agatha – le médaillon avec les cheveux de Nicholas – il se met alors à réciter un sortilège pour bannir Agatha définitivement.

Elle n’en est pas ravie, évidemment, et vit cela comme une vraie trahison. Elle tente bien sûr de faire tout ce qu’elle peut pour empêcher Billy d’aller au bout. Cela lui permet de révéler, après un long temps, qu’elle n’ose pas affronter son fils et que c’est pour ça qu’elle ne souhaite pas aller dans l’au-delà. Oh. C’est plutôt mignon comme tournure des événements. J’ai du mal, cependant, à avoir plein d’empathie pour elle.

De manière surprenante, Agatha parvient alors à récupérer le médaillon des mains de Billy, qui est touché par ce qu’il vient d’apprendre. Il reconnaît enfin qu’il ferait une bonne équipe avec Agatha – un bon duo – même si l’un comme l’autre préfère tuer les couvents qu’ils ont. Billy transforme finalement les planches de la Route en un mémorial pour les trois sorcières mortes à cause d’eux, puis ils sortent ensemble du sous-sol pour retrouver Tommy. C’est un peu simple comme conclusion, mais eh, qu’est-ce que ça fonctionne bien !

Tommy ? Il est ressuscité, en théorie, dans le corps d’un ado sans famille, victime de harcèlement et noyé par d’autres ados. Il a bien besoin d’un frère. Et moi, j’ai bien besoin d’une suite à cette série ! Le générique de fin est vraiment cool, mais eh, je reste sur ma faim. Où est la scène post-générique ?

EN BREF

J’attendais cette série depuis son annonce et elle était clairement à la hauteur de mes attentes. Cela faisait un moment que je n’avais pas autant accroché à la structure d’une série, surtout chez Marvel, précisément parce que les séries n’ont plus des structures de séries. Ici, c’est tout le contraire, exactement comme avec WandaVision. Oh, elle a les défauts habituels des mini-séries, notamment des personnages qu’on n’arrive pas à connaître assez en si peu de temps pour s’y attacher totalement et une narration alambiquée parce qu’on est en 2024, mais ce sont peut-être ses seuls défauts.

Quel plaisir c’était de revenir chaque semaine découvrir un nouvel épisode de cette Route des Sorcières, quel plaisir c’était et c’est encore d’avoir cette chanson en tête et de voir tout ce qu’elle renfermait, quel plaisir enfin de se dire que tout ça fait partie du MCU mais en est pourtant à des kilomètres. Bien sûr, il est question de Wanda, bien sûr, c’est le MCU, mais tout de même, c’est la plus indépendante des séries du MCU pour l’instant… et ça fait du bien, je trouve.

Vous l’aurez compris, j’ai vraiment beaucoup aimé. Cela ne surpasse pas WandaVision, mais ce sera probablement l’un de mes plus grands coups de cœur de 2024. C’est déjà ça. Et maintenant, j’ai hâte de voir quelle suite sera faite à ce projet – il y a des pistes ouvertes avec Jen, Rio et bien sûr Tommy.

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